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8 mars 2026 7 08 /03 /mars /2026 13:25

Pour construire une démocratie vertueuse : instaurer comme condition d’éligibilité à toutes les élections le casier judiciaire vierge de toute condamnation pour atteinte à la probité ou crime. S’engager à démettre de ses fonctions tout membre du Gouvernement mis en examen pour atteinte à la probité ou crime.
Rendre inéligible à vie toute personne condamnée pour corruption
[2].

 

 

Le site Casier Politique[0] est une base de données des condamnations des personnalités politiques, classées par année, parti et infraction.
Ce site web est une initiative personnelle de Raphaël Jolive [artisan développeur, Ingénieur de recherche (Impact des systèmes & rayonnement)]
Pourquoi ?
Ils ne sont pas " tous " pourris, mais bien trop le sont.
Nous acceptons l'inacceptable.
En attendant de jouir un jour d'une véritable démocratie, nous devrions exiger que l'aristocratie élective qui gouverne soit irréprochable.
. Car enfin le trait le plus visible dans l'homme juste est de ne point vouloir du tout gouverner les autres, et de se gouverner seulement lui-même. Cela décide tout.
. Autant dire que les pires gouverneront
Comment ?
Le contenu de ce site est une extraction automatique de Wikipédia et Wikidata.
La liste des condamnations provient de la fusion :
. Des pages listées dans une catégorie wikipédia, filtrées sur les personnalités politiques françaises
. D'une requête SparQL sur Wikidata
Le contenu des pages Wikipédia est en suite récupéré :
L'info-box est parsée pour récupérer les partis dont cette personnalité a été membre
. Les blocs de texte contenant des mots clef en lien avec une condamnation sont conservés
. Ces blocs de texte sont parsé par un LLM pour en extraire la liste et les caractéristiques des condamnations
Le code source complet est mis à disposition sur Codeberg
[1].

 

 

Sources : Casier Politique |

- En attendant de jouir un jour d'une véritable démocratie, nous devrions exiger que l'aristocratie élective qui gouverne soit irréprochable.

Et ce n'est pas le cas !

 

🔴 Pour accéder à la base de données des condamnations des personnalités politiques, classées par année, parti et infraction, cliquez sur l'image ci-dessous 👇👇

 

Casier Politique Base de données des condamnations des personnalités politiques

 

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2 mars 2026 1 02 /03 /mars /2026 13:56
L’analyse de Jean-Christophe Sellin : « Comprendre et vaincre le fascisme »

« Pour l’antifascisme » : l’actualité de la mort de Quentin Deranque[0] en février 2026, amène à replacer ce décès tragique dans un contexte précis et une perspective historique.

 

 

Partout en France, les salles des meetings insoumis débordent avec un afflux ininterrompu de nouveaux militants et sympathisants. Parmi leurs motivations premières : rejoindre le seul mouvement qui fait bloc face à l’extrême droite et ses violences, et la seule organisation politique capable de battre le fascisme.

Ce renforcement de LFI s’effectue deux semaines après le début de l’instrumentalisation de la mort du militant identitaire Quentin, par l’extrême droite[0]. L’objectif de cette opération politicienne à l’initiative des fascistes et avec les faveurs de l’officialité médiatique ? Diaboliser LFI pour tenter de neutraliser l’alternative au système dominant, qui progresse chaque jour un peu plus, et tenter d’effacer les violences de l’extrême droite.

Qu’est ce le fascisme ? Comment le combattre ? Publication de analyse de Jean-Christophe Sellin, co-coordinateur du Parti de Gauche et auteur de « Comprendre et vaincre le fascisme ».

 

 

Sources : Jean-Christophe Sellin Midi Insoumis, Populaire et Citoyen | mis à jour le 05/03/2026

- Lyon, une histoire avec l’extrême droite
Ici, l’extrême droite est historiquement plus forte qu’ailleurs. En effet, depuis un siècle, une partie de la bourgeoisie lyonnaise et des notables locaux ont souvent flirté sinon épousé le fascisme.

  • Le PPF de Jacques Doriot y tient son congrès en 1942 pour appeler à l’extermination des Juifs[1] ; le parti antisémite, royaliste et catholique intégriste l’Action Française (qui a récemment formé Quentin Deranque) y regroupe aussi ses forces.
  • Klaus Barbie a sévi à Lyon, arrêtant et torturant Jean Moulin en 1943, déportant entre autres les enfants juifs d’Yzieu avec beaucoup de complicités locales.

 

- Lyon, c’est aussi le berceau de la droite intellectuelle nationaliste de l’après-guerre.
Les universités Lyon II et III sont le réacteur de l’extrême droite radicale à partir des années 1970.

Jean-Christophe Sellin, aux « AMFIS », été 2025.

▶️ Le GRECE (Groupement de Recherche et d’Études pour la Civilisation Européenne) y est créé[2]. Il regroupe des linguistes et professeurs de lettres comme Jean Haudry, Jean-Paul Allard, Jacques Marlaud, Bernard Notin, Jean Varenne et Pierre Vial, pour une conception racialiste blanche et la supériorité de l’identité européenne.

▶️ Haudry et Vial rentreront au Conseil scientifique du Front National.

▶️ Les négationnistes Roques et Faurisson sont, eux aussi, issus de ces laboratoires universitaires.

▶️ Bruno Gollnish, ancien numéro deux du FN, est aussi issu de l’institut d’études indo-européennes d’Haudry, qui tente de légitimer l’idée d’une race aryenne supérieure… Ça rappelle quelque chose.

 

🔴 Décidément, cela fait beaucoup de professeurs qui donnent une légitimité « scientifique » racialiste à des milliers d’élèves pendant des décennies.

  • À partir de 2015, les dirigeants locaux de Génération identitaire et du Front National de la Jeunesse se déclarent « complémentaires ». Une convergence qui se reproduit ensuite au niveau national avec une porosité sur les listes électorales du FN/RN, chez les assistants parlementaires, les entreprises de conseil et de communication.
  • En 2018, Lyon est choisi par Marion Maréchal pour y fonder l’Institut des Sciences Sociales et Politiques (ISSEP), établissement privé d’enseignement supérieur destiné à former les cadres de la « jeunesse conservatrice ».

 

Depuis des années, des bars, des salles de sport et des locaux fascistes organisaient la violence sinon la terreur dans le Vieux Lyon avec ciblages au faciès ou anti-LGBT, des attaques de réunions et des manifestations démocratiques. La présence de la Jeune Garde a fortement contribué à réduire ces locaux et ces exactions. C’est un constat[3].

 

 

- À quoi sert le fascisme ?
Le fascisme est un mouvement politique global et réactionnaire au service du capital, contre l’égalité et la citoyenneté.

  • Il veut domestiquer les classes populaires en s’attaquant aux conquêtes sociales et aux libertés démocratiques dans leur ensemble.
  • Il épouse la volonté de changement des masses pour la canaliser dans une variante radicale du conservatisme de droite.

 

🔴 Le fascisme ne se réduit pas nécessairement au racisme, même si, dans la période actuelle avec des réalités démographiques et géopolitiques nouvelles, l’utilisation du racisme est dominante pour diviser le peuple de manière perverse et artificielle.

▶️ Le fascisme représente un phénomène spécifique autonome et multiforme qui appelle une réponse politique précise et de haut niveau, car une puissante bataille idéologique et culturelle est à l’œuvre.

▶️ Des puissances médiatiques colossales comme les chaînes en continu de magnats industriels et de réseaux sociaux planétaires donnent une caisse de résonance au brouillage des repères, au retournement des principes et au renversement des paradigmes.

▶️ Les fascistes deviennent ainsi des victimes. Les colonisés sont caractérisés comme terroristes, l’Islam n’est plus une religion mais un mal de société et la France Insoumise est accusée de tous les maux. Voilà ce qui circule en boucle et en bandeau sur les médias Bolloré jusqu’au service public contaminé par la puanteur ambiante.

 

Ceux qui dédiabolisent l’extrême droite au sein du bloc bourgeois et diabolisent la France Insoumise sont des irresponsables. Irresponsables comme en décembre 1932 / janvier 1933 en Allemagne, comme le dit l’historien Chapoutot.

 

 

- Quand on est républicain, quand on est de gauche, l’antifascisme est un impératif.
C’est bien un impératif catégorique de remettre à l’ordre du jour un combat contre l’inacceptable en mettant des mots sur une réalité. En effet, toute une ambiance politico-médiatique nous explique que le fascisme n’existe plus, et que l’antifascisme serait un fantasme et une agitation stérile devant un ennemi qui n’existe plus.

 

🔴 Oui, il y a des fascistes aujourd’hui et des expériences fascistes sont menées actuellement : donc le fascisme existe et l’antifascisme se doit d’exister.

▶️ L’antifascisme est une volonté de combattre le fascisme et de l’empêcher d’accéder au pouvoir. Il prend sa source dans le combat contre les fascismes historiques de Mussolini, Hitler, Franco, Salazar, mais aussi des dictatures latino-américaines.

▶️ L’antifascisme, c’est d’abord un acte d’auto-défense de millions de gens pour la survie mais aussi une volonté de vivre dans un monde de liberté.

▶️ L’antifascisme est nourri et illustré par les récits des militant-e-s antifascistes et des centaines de milliers de réfugiés qui ont fui les dictatures et qui ont irrigué la société de leurs témoignages et de leurs expériences. Des enseignements objectifs en sont tirés.

 

🔴 Et le fascisme aux États-Unis, en Israël et en Inde nous confirme que le danger est bien contemporain et nous mord déjà la nuque.

▶️ Historiquement, le fascisme, c’est la destruction de toutes les libertés démocratiques (droit d’association, liberté de la presse, regroupement en syndicats indépendants du pouvoir, liberté de pensée et de création, liberté de conscience et de culte).

▶️ C’est aussi le racisme, et les discriminations liées au genre et à l’orientation sexuelle. Le fascisme, c’est la négation de l’égalité femme-homme et notamment du principe que les femmes doivent librement disposer de leur corps.

▶️ Le fascisme, c’est enfin la volonté de nier la lutte de classe et de réprimer des syndicalistes. Le FN/RN ne manque jamais une occasion de dénoncer les grèves, les blocages d’usine et les mouvements sociaux. Il ne vote jamais les avancées sociales et la taxation du capital à l’Assemblée nationale. Il est le chien de garde du système capitaliste.

 

 

🔴 Néanmoins, l’antifascisme ne peut se réduire à la lutte pour la démocratie dans la société telle qu’elle est, où souvent les droits et libertés ont déjà été grignotés ou attaqués. Ce serait une forme de statu quo insatisfaisant.

  • Jacques Chirac a certes battu Jean-Marie Le Pen au deuxième tour des présidentielles de 2002, mais en 1991, en stigmatisant les étrangers avec la formule « le bruit et l’odeur » et ayant mis en œuvre nombre de dispositions anti-immigrés, il avait préparé le terrain idéologique du fascisme.
  • Si l’antifascisme est né dans l’autodéfense ouvrière et démocratique, il se doit bien sûr de conforter cet aspect fondamental, mais il a surtout l’impératif d’être un mouvement large, pas seulement limité à quelques militants d’avant-garde antifas aguerris.

 

Il s’agit de lutter contre le fascisme dans tous ses aspects et pas seulement contre les fascistes.

 

 

- Un autre monde (sans le fascisme) est possible
Le mouvement antifasciste est le bien commun de toutes et tous ceux qui veulent faire vivre les droits et libertés démocratiques, le mouvement social, la solidarité, l’internationalisme contre chacune des politiques fascistes proposées ou en œuvre.

 

C’est aussi dans le positif que l’antifascisme doit se profiler, avec en perspective une société débarrassée de l’exploitation, de l’oppression et de la discrimination, donc du fascisme.

 

🔴 L’antifascisme à construire est un vaste mouvement social et culturel, populaire et intellectuel à la fois.

  • Il doit donner à voir une autre réalité des rapports sociaux et humains, s’appuyant sur les associations, les luttes, les coopératives, les espaces de convivialité et de solidarité, les lieux de création, l’éducation populaire pour se former aux enjeux historiques et politiques.
  • Il est urgent de serrer les rangs et de mener une bataille culturelle en rupture avec l’ordre capitaliste, raciste et patriarcal établi. L’antifascisme est une contre-culture par rapport à l’idéologie dominante et au vent mauvais qui souffle sur la planète.

 

🔴 Depuis quarante ans, le rapport de force n’est pas en faveur du camp social et démocratique.

Cette dégradation objective du rapport de forces entre les classes sociales, c’est plus de 20 % de la valeur ajoutée passés des poches du Travail à celles du Capital. Cela s’est traduit sur les salaires, les statuts, la protection sociale et la dégradation des services publics.

  • La bombe à fragmentation libérale a atomisé les individus, des territoires et des solidarités. La dégradation des politiques d’intérêt général a une incidence culturelle.
  • L’idée du bien commun et de l’engagement collectif perd du terrain, laissant la place à une forme de résignation et d’individualisme.

 

Dans cette situation, la première chose à faire est de reprendre confiance dans la possibilité collective d’agir et de regagner des positions politiques et idéologiques pour renverser le rapport de forces. Bien sûr, l’activité du mouvement social et la lutte de classe sont essentielles pour unifier les classes populaires et les citoyens. L’unité du peuple sur ses besoins sociaux, ses préoccupations écologiques et ses exigences démocratiques est le meilleur rempart au fascisme.

 

 

- Pour un front unique populaire
La politique du front unique populaire permet de penser les interactions sociales dans leurs diversités, d’apporter matériellement des conditions et des méthodes de luttes à même de détruire le capitalisme et toutes ses manifestations, de la plus anodine à la plus brutale. Lors des combats contre la classe dominante et les forces réactionnaires, la division est un facteur de défaite.

 

▶️ C’est une dimension stratégique : le peuple, peu importe son origine ou ses croyances réelles ou supposées, peu importe son genre et son orientation sexuelle, s’unifie dans l’action contre la logique du capitalisme en crise.

▶️ Il est plus que nécessaire d’unifier les opprimé-es, qu’ils et elles vivent dans des villes ou des campagnes. La manière dont les luttes communiquent entre elles, se coordonnent et se centralisent est un facteur de déstabilisation du bloc bourgeois au pouvoir.

▶️ S’organiser, c’est déjà résister. Résister, c’est indiquer que la peur peut changer de camp. Il est aussi essentiel de mener une bataille culturelle pour la sixième République et de renforcer les rangs des luttes contre le racisme et toutes les formes d’oppressions où qu’elles soient.

 

 

- L’objectif est de créer une alternative politique de gauche.
Les circonstances sont à chaque fois uniques et différentes. Elles impliquent un programme approprié aux réalités et à leurs développements. Pour autant, la complexité et l’ampleur de la tâche ne doivent pas paralyser. Bien au contraire.

 

🔴 Voici les tâches pour un front unique populaire :
• Former les militant-e-s et organiser des événements.
• Mettre en place des cadres de réflexions et d’action pour la laïcité.
• Participer aux initiatives nationales et locales pour l’égalité des droits, pour le droit des étrangers et la lutte contre les violences policières et pénitentiaires.
• Lancer et construire un front unique exemplaire antiraciste et antifasciste.
• Travailler nationalement comme localement et sur tous les plans aux conditions d’une autodéfense unitaire et démocratique.

 

Comme l’écrivait Daniel Guérin : « À partir du moment où le fascisme marche vers le pouvoir, le mouvement ouvrier ne dispose plus que d’une seule ressource : s’emparer avant lui du pouvoir.[5] »

 

 

🔴🔴🔴🔴🔴🔴🔴🔴🔴🔴🔴🔴🔴

 

Informations sur l’auteur :

Jean-Christophe SELLIN, co-coordinateur du Parti de Gauche Auteur de « Comprendre et vaincre le fascisme ». Professeur des écoles, responsable associatif, il a été élu du Conseil municipal de Toulouse, a été ancien élu conseiller régional des Midi-Prénées et a été co-fondateur du parti de gauche.

Il a été responsable de la coordination nationale de la « semaine nationale contre le racisme », organisée sous le haut parrainage du ministère de l’Éducation nationale de 1989 à 1992 en collaboration avec la Ligue de l’enseignement et de la formation permanente ainsi qu’avec SOS Racisme[4].

 

Revenir sur l’histoire du fascisme nous permet de comprendre le fascisme dans l’Histoire. Le fascisme puise certainement ses origines et son incubation dès la Révolution Française. Ce « fascisme à la française » s’est d’abord organisé contre l’égalité et de citoyenneté ; il est consubstantiel à la République, il se nourrit d’elle pour mieux la combattre. Ceci explique en partie la singularité du poids du Rassemblement National aujourd’hui Pendant deux cent ans, ce courant est en réalité réaction en mouvement perpétuel,...

 

 

 

 

 

 

 

- Par : Jean-Christophe SELLIN

Éditions : Un Monde Nouveau

Parution : 16 mai 2025

Nombre de pages : 128

Format : 13,30 cm x 19 cm

Poids : 142 gr

ISBN : 2820703607

Prix FNAC TTC : 11,90 €
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11 février 2026 3 11 /02 /février /2026 18:48
La France insoumise est prête pour tout changer... ! Mais comment faire ?

Comment faire ?
Clémence Guetté, Jean-Luc Mélenchon, Mathilde Panot et Manuel Bompard, ont pris le temps d'écrire, pour raconter ce qu'est la France insoumise, loin des caricatures. 

 

 

Il y a 10 ans, La France insoumise voyait le jour.
Le travail effectué depuis nous rend toutes et tous fiers.
C'est l'occasion de rendre hommage aux centaines de milliers d'insoumises et d'insoumis, qu'ils soient là depuis le premier jour ou entrés dans la lutte ces derniers mois. Ce mouvement est le vôtre. Il est l'outil de votre victoire future.
En 10 ans, nous avons amélioré notre score à chacune des élections auxquelles nous avons été candidats.
La gauche française, il y a 10 ans moribonde et dégoûtante, empêtrée dans les scandales, les trahisons et les déceptions, a trouvé un nouveau souffle. C'est déjà en cela une quasi-exception sur le continent.
En ne cédant rien sur notre programme de rupture, nous avons remis sur pied notre camp social.
Les dégoutés de la politiques, les révolutionnaires, les féministes, les écologistes, les travailleurs, les activistes, les jeunes, ont maintenant une force politique à laquelle ils peuvent faire confiance et qui ne les trahira pas. C'est notre fierté.
L'année prochaine aura lieu la plus grande bataille de notre histoire. L'élection présidentielle de 2027 sera celle de l'affrontement entre l'extrême droite et nous, pour qu'adviennent les jours meilleurs.

 

 

Sources : Jean-Luc Mélenchon |

Cette brochure collective décrit la forme du mouvement Insoumis, son mode d’organisation, ses pratiques. Elle analyse comment il s’insère dans l’accomplissement du processus historique populaire spécifique de notre époque et dans la réalité du capitalisme de notre temps.


🔴 Nous sommes prêts pour tout changer. Nous pouvons l'emporter...

 

Pour " SAVOIR COMMENT FAIRE " en accédant au document, cliquez sur l'image ci-dessous 👇👇

 

Cette brochure collective décrit la forme du mouvement Insoumis, son mode d’organisation, ses pratiques. Elle analyse comment il s’insère dans l’accomplissement du processus historique populaire spécifique de notre époque et dans la réalité du capitalisme de notre temps.

 

Notes :

[0] La Brochure 

 

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11 février 2026 3 11 /02 /février /2026 08:22
Sous catastrophe climatique, le vote contre l’extrême droite a mobilisé le Portugal

Ouf ! Même si cette fois ils n'ont pas gagné, partout dans le monde, les sociaux démocrates (socialistes) par leur trahison des engagements de gauche ont servi, par dégout, de point d'appui à la montée, à la victoire de l'extrême droite !

 

 

António José Seguro a été élu, dimanche 8 février 2026, président de la République du Portugal avec 67 % des voix, battant largement le candidat néofasciste avec lequel il s’est disputé le deuxième tour, André Ventura (33 %)[0].

 

 

Sources : L'Anticapitaliste | 

- L’extrême droite renforcée malgré sa défaite
Malgré la défaite de Ventura, l’extrême droite sort renforcée de cette élection. Après être devenu le deuxième parti national lors des élections législatives de mai 2025, elle parvient désormais à égaler, au second tour, le nombre de voix obtenues en mai par les partis au pouvoir, grâce aux votes d’électeurs.trices qui n’avaient jamais voté pour le parti d’extrême droite Chega et qui avaient soutenu les candidats présidentiels du gouvernement (PSD) et du parti Iniciativa Liberal. Selon les études réalisées à la sortie des urnes, un.e électeurs.trices sur trois du candidat ultralibéral au premier tour (arrivé troisième avec 16 % des voix) a opté pour Ventura au second.

 

🔴 Comme le montre l’expérience française, un gouvernement fondé sur le programme de la droite est le meilleur terreau pour la croissance électorale du néofascisme.

Malgré les différences politiques et de régime, rappelons qu’en 2017, face à Macron, Marine Le Pen a obtenu 34 % des voix au second tour ; en 2022, elle avait atteint 41 %, se préparant à disputer la majorité en 2027.

 

🔴 Que signifie cette victoire ?

Il s’agit avant tout d’une importante mobilisation du peuple qui rejette la proposition néofasciste. Il convient de souligner que les élections se sont déroulées alors que le Portugal est en « état de calamité », déclaré depuis début février. Des tempêtes dévastatrices ont fait une dizaine de morts et laissé une partie du pays inondée. Des approvisionnements essentiels (électricité, eau, télécommunications) sont à l’arrêt. Pour autant, le taux de participation est resté stable entre le premier et le second tour.

 

 

- Aucune illusion à gauche
À gauche, le soutien à Seguro ne s’est nourri d’aucun malentendu politique. Le nouveau président ne portait pas la voix d’un « camp de gauche » : sa carrière politique est marquée par l’adaptation de la social-démocratie au néolibéralisme et, en pleine campagne, après avoir annoncé son intention d’opposer un veto présidentiel au paquet de mesures sur le travail avancé par le gouvernement, le candidat s’en est lavé les mains, déléguant la promulgation de la nouvelle loi à un éventuel accord du gouvernement avec la centrale syndicale UGT (alignée sur le centre).

 

🔴 Seguro n’exprime même pas un supposé « camp constitutionnel »

Seguro a été en échec lorsqu’il a accepté, à la tête du PS et sous la troïka, des mesures de baisse des pensions et qu’il s’est opposé aux députéEs de gauche qui ont saisi le Tribunal constitutionnel et y ont fait annuler cette réduction. Il vient d’être élu grâce aux voix de nombreux partisans d’une révision régressive de la Constitution, issus de la même droite qui conclut des accords avec Chega au parlement (sur le travail et l’immigration) ou dans des collectivités locales comme celle de la capitale. Comme en France, beaucoup de ceux qui ont déclaré aujourd’hui leur soutien tactique à Seguro auraient voté pour Ventura si l’alternative avait été à gauche.

 

 ⁇ ️ Compte tenu du parcours de Seguro, sa victoire ne constituera pas un obstacle aux réformes libérales du gouvernement, qui poursuivra son chemin entre l’ambiguïté des socialistes et le soutien intermittent des néofascistes.

 

🔴 La réponse de la gauche devra venir des résistances sociales et des discussions qui évitent la marginalité politique.

La grève générale de décembre a indiqué la voie à suivre : plus de mobilisations dans les luttes et le terrain extraparlementaire, plus de convergence dans les solidarités contre la fascisation.

 

Notes :

[0] Présidentielle au Portugal : comprendre les résultats de l'élection en trois graphiques

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1 février 2026 7 01 /02 /février /2026 14:12
Union Européenne, affaires internationales... quelles réponses de La France Insoumise ?

Environ deux tiers des Français sont contre la sortie de l’union européenne mais seulement un tiers ont une image positive de son fonctionnement. Une explication probable de cette contradiction : la peur s’appuyant sur différentes raisons...[2].

 

 

Les Français veulent-ils que la France sorte de l’union européenne, oui ou non ?
a) Sondages récents sur le souhait de quitter ou rester dans l’UE Baromètre d’opinion publique européenne (déc. 2025) Question : Voulez-vous que votre pays reste membre de l’Union européenne ou la quitte ? 61 % des Français souhaitent que la France reste dans l’Union européenne. 27 % souhaitent que la France quitte l’Union européenne. 12 % ne savent pas / pas d’avis. Source : enquête publiée dans le Baromètre de l’Opinion publique européenne – Vague 4 (Décembre 2025
[0])
b) Sondage Odoxa – Challenges / BFM Business (mai 2024) Si on demande aux Français s’ils sont pour ou contre la sortie de la France de l’UE : 62 % sont opposés à une sortie de l’Union européenne. 65 % sont opposés à une sortie de l’euro (étroitement lié à l’appartenance à l’UE
[1]).

 

 

Sources : Midi Insoumis, Populaire et Citoyen | 

- La France Insoumise et l’union européenne.
Pour la France Insoumise, en 2027, l’Union européenne sera à la croisée des tournants. C’est l’année durant laquelle le nouveau budget pluriannuel de l’Union européenne et la nouvelle Politique agricole commune devront être adoptés et le marché carbone étendu aux particuliers pour le logement et le transport. 2027 sera l’année pour remettre en cause des politiques qui nuisent aux peuples européens et à la planète.

 

🔴 En effet, certaines règles européennes sont aujourd’hui incompatibles avec la mise en œuvre de notre programme :
Les traités de libre-échange s’opposent au protectionnisme écologique :

  • La concurrence libre et non-faussée empêche la constitution de pôles publics et la sortie des biens communs du marché ;
  • Le carcan budgétaire nous enferme dans l’austérité et réduit notre capacité à investir dans la bifurcation écologique et sociale ;
  • La libre-circulation des capitaux nous empêche de reprendre le pouvoir sur le secteur financier La politique agricole commune promeut un modèle contraire à une agriculture paysanne, biologique et respectueuse du bien-être animal ;
  • L’absence d’harmonisation sociale et la directive sur le travail détaché mettent en concurrence les travailleurs ;
  • L’impunité des paradis fiscaux européens menace nos recettes fiscales et le consentement à l’impôt ;
  • L’Europe de la défense nous enferme dans les velléités belliqueuses de l’OTAN ;
  • Le statut de la Banque centrale européenne (BCE) nous oblige à mettre l’État dans la main des marchés financiers pour nous financer

Nous avons une stratégie complète pour lever ces blocages avec une méthode de gouvernement fondée sur le respect de la volonté populaire et l’esprit de coopération internationale

 

▶️ Plan A – D’une part, nous proposons aux États et aux peuples européens la rupture concertée avec les traités actuels.
Cela passera par la négociation de nouveaux textes compatibles avec les urgences climatiques et sociales et soumis à un référendum du peuple français pour approbation. Nous proposerons notamment :

  • la récupération par les États de leur souveraineté budgétaire ;
  • la modification du statut de la BCE ;
  • la mise en place de règles d’harmonisation sociale et écologique à l’intérieur de l’Union ;
  • la mise en place d’un protectionnisme écologique ;
  • le droit pour les États de venir en aide à des entreprises ou à créer des monopoles publics dans des secteurs stratégiques ;
  • le droit à l’eau comme droit fondamental pour tous les Européens.

 

▶️ Plan B – D’autre part, nous appliquerons dans tous les cas immédiatement notre programme au niveau national en assumant la confrontation avec les institutions européennes.
Nous utiliserons pour cela tous les leviers pour faire valoir notre position au Conseil européen et désobéirons aux règles bloquantes à chaque fois que c’est nécessaire.

 

Ces deux stratégies s’alimentent mutuellement : c’est en agissant en éclaireur que nous pourrons entraîner les autres peuples européens !
Utiliser tous les leviers d’action face aux institutions européennes[4] et désobéir à chaque fois que c’est nécessaire pour mettre en œuvre notre programme.

 

🔴 Pour accéder à l'intégralité de tous nos leviers et méthodes d’action face aux institutions cliquez sur l'image ci-dessous 👇👇

 

Utiliser tous les leviers d’action face aux institutions européennes  La France est loin d’être démunie. Nous n’hésiterons pas à mobiliser si nécessaire tous nos leviers d’action :

 

🔴 On peut avoir des informations supplémentaires en consultant le plan : " notre stratégie pour l’Europe[5] ". Pour y accéder clique sur limage ci-dessous. 👇👇

 

Appliquer notre programme quoi qu’il en coûte Notre stratégie en Europe

 

 

- Pourquoi La France Insoumise préconise-t-elle plutôt la désobéissance aux traités plutôt qu’une sortie de l’UE ?
En voici les raisons :

▶️ – Les Français sont majoritairement hostiles à cette sortie comme nous l’avons vu précédemment ;

▶️ – Avec sortie ou sans sortie, de toutes façons, les responsables de La France Insoumise vont se heurter à des obstructions et du sabotage économique et financiers pour la mise en œuvre de leur programme : les forces du Capital et leurs valets médiatiques ne resteront pas passifs pour défendre leurs intérêts. La sortie de l’UE aggraverait encore ses difficultés. En restant dans l’UE La France Insoumise peut plus facilement organiser des alliances avec d’autres pays pour résister.

▶️ 3 – En sortant unitaire allemand de l’UE et en cas de difficultés économiques suite à cette sortie, l’opinion publique se retournerait immédiatement contre La France Insoumise en l’accusant de dogmatisme idéologique en refusant toute négociation ;

▶️ – La France peut-elle exercer des pressions significatives sur la gouvernance de l’UE ? Oui. Rappelons que la France est la deuxième puissance économique européenne avec un PIB égal à 16,4 % du PIB de l’UE après l’Allemagne, 23,7 % et devant l’Italie 12,2 % et l’Espagne 8,9 %. Quand on menace de sanctions, jusqu’à présent elles ont été plus théoriques qu’effectives car l’application de l’article 7 demandes un vote à l’unanimité pour ne citer qu’un exemple. 

 

 

- Quelle stratégie de La France Insoumise face à une reconfiguration géopolitique mondiale ?
La crise financière de 2008, la guerre en l’Ukraine opposant les pays de l’OTAN à la fédération de Russie, l’élection de Donald Trump ont précipité un mouvement en cours : la perte de l’hégémonie économique, financière, militaire et culturelle des États-Unis sur le monde et l’apparition d’un monde multipolaire s’incarnant notamment dans les Brics[6] et l’OCS[7].

 

Dans ce contexte instable, l’UE sans potentiel industriel et énergétique importants, se trouve en situation de rupture avec la fédération de Russie, en situation de dépendance et de conflit avec les USA, en situation de tension avec la Chine sur le plan commercial.

  • Comment un gouvernement dirigé par des insoumis fera-t-il face à cette situation complexe ?
  • Et quelles nouvelles relations devrait-on construire avec les pays d’Amérique du Sud et d’Afrique ?
  • Quelles mesures devra-t-on proposer pour restaurer et améliorer le droit international et le fonctionnement de l’ONU ?

 

🔴 La France Insoumise a déjà abordé avec son programme l’Avenir en commun et ses livrets thématiques ces questions.

Rappelons que le programme l’Avenir en commun et le livret indiquent que la France devrait sortir de l’OTAN. Ironie de l’histoire : l’OTAN va devoir faire face à une crise pouvant conduire à sa dislocation en raison d’une part d’une défaite probable face à la puissance militaire et économique de la fédération de Russie et d’autre part face à des contradictions internes comme en témoigne la décision de Trump d’annexer le Groenland[8] et de mettre sous tutelle américaine le Canada.

 

🔴 Pour des informations supplémentaires, reportez vous au livret " Pour une France indépendante souveraine et non alignée[9] ". Pour y accéder clique sur limage ci-dessous. 👇👇

 

Pour une France indépendante souveraine et non alignée

 

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18 janvier 2026 7 18 /01 /janvier /2026 15:07
La Rochelle insoumise pour une VILLE SOLIDAIRE entre en campagne des municipales 2026

En 2026, pour les municipales, à La Rochelle en respect à notre stratégie nationale[5], nous souhaitions une liste d’union autour des forces de gauche porteuses du programme du NFP... élargie au Collectif Assemblée citoyenne[0]

 

Mais elle a été empêchée par la candidature autoproclamée de la tête de liste du PS[1] derrière qui se sont couchés, les écologistes[6], le PCF et le Collectif Assemblée citoyenne[4].

 

Aujourd’hui, les insoumis rochelais et citoyens qui les ont rejoint sont en campagne rassemblés autour de leur binôme tête de liste, Veronique Behar Bonnet, et Nino Salaün pour construire une ville solidaire[8] !

 

 

Sources : Eric Durand | mis à jour le 25/02/2026

- C'est dans ce contexte que les militants-es et rochelais de La France Insoumise, réuni.es le 20 novembre, ont décidé à l’unanimité de constituer une liste pour les élections municipales 2026.

Décryptage :

 

  • Pendant plus d’un an, LFI a participé aux discussions entre toutes les organisations politiques du nouveau Front Populaire de 2024 rejointes ensuite par le Collectif Assemblée Citoyenne[0].
  • Nous l'avons régulièrement demandé mais il n’a jamais été possible d’aborder réellement les questions de programme. Pour La France Insoumise, il est prioritaire de s'accorder d'abord sur un programme avant de se partager les places[3].
  • Dès la fin de l’été 2025, le Parti Socialiste a affiché sa candidate et démarré sa campagne sans consultation[1]. Comment faire confiance à un parti qui permet à Macron de se maintenir et à Lecornu de présenter son budget de misère ?

 

 

RÉSULTAT : La France Insoumise constitue une liste à La Rochelle, une liste ouverte aux militantes et militants de syndicats, d’associations, de collectifs et à toutes celles et ceux qui partagent le programme du NFP et de l'avenir en commun[2] appliqué localement.

 

 

 

- Pour un communalisme municipal, pour un programme de rupture, l'action est engagée à La Rochelle.

 La liste La Rochelle insoumise et populaire pour une VILLE SOLIDAIRE entre en campagne rassemblée autour de Veronique Behar Bonnet

  • Pas par dogmatisme, mais pour appliquer notre programme.
  • Un programme qui permettra de changer la vie des gens de #larochelle.

 

 

🔴 Un engagement pris, un engagement qui sera tenu, en signant cet appel qui va être rendu public !

Candidat·es aux élections municipales sur La Rochelle, avec 155 autres candidats insoumisnous nous engageons pour le RIC et la révocabilité des élu·es en signant l'appel ci dessous ouvert à tous nos candidats de France :

  • Comme candidat·es aux élections municipales, nous nous engageons à soutenir le vote d’un vœu en début de mandat installant le RIC dans notre commune ;
  • Nous nous engageons également à ce que ce vœu propose de reconnaître que notre mandat peut être révocable par les citoyen·nes.

 

▶️ Pour signer la pétition, cliquez sur l'image ci-dessous 

👇👇

 

Candidat·es aux élections municipales, nous nous engageons pour le RIC et la révocabilité

 

 

- Retrouvez la boîte à outils programmatique insoumise pour les municipales et les réponses de La Rochelle insoumise et Populaire à 10 questions rochelaises !

Objectif : porter la révolution citoyenne en commençant la planification écologique, en fortifiant l’entraide et en construisant la nouvelle France.

 

▶️ Pour accéder à la boîte à outils programmatique insoumise cliquez sur l'image ci-dessous 👇👇

 

Boîte à outils programmatique municipales 2026

 

🔴 La traduction rochelaise de la boite programmatique pour permettre de changer la vie des gens de La Rochelle. 👇👇

 

 

▶️ La réponse de La Rochelle insoumise et Populaire à 10 questions rochelaises[7]. Pour accéder au document cliquez sur l'image ci-dessous 👇👇

 

10 QUESTIONS LA ROCHELLE INSOUMISE ET POPULAIRE

 

 

▶️ ▶️ Faites mieux  pour La Rochelle avec le PROGRAMME INTÉGRAL de La Rochelle insoumise et Populaire[11]. Pour accéder au document cliquez sur l'image ci-dessous 👇👇

 

PROGRAMME La Rochelle Insoumise et Populaire - FAIRE MIEUX POUR LA ROCHELLE !

 

 

▶️ Et si vous voulez comparer les programmes des 8 candidat.es thème par thème c'est ICI : filtrez par sujet et découvrez les propositions de chaque liste[9].

 

 

- La campagne rochelaise des municipales est lancée : présence sur le terrain, réunions publiques à venir, et initiatives locales se multiplient.

 

🔴 L'équipe de campagne mobilisée

Réunion de lancement de campagne pour la liste La Rochelle insoumise et populaire !

 

 

🔴 Le meeting : On vous attend nombreux pour nous donner la force de tout changer !

En ce 25 février, plus de 400 citoyen.nes mobilisé.es autour de Veronique Behar Bonnet et la liste de La Rochelle insoumise et populaire avec le soutien du député LFI Eric Coquerel.

Précarité et écologie étaient au cœur du programme insoumis dévoilé par Véronique Bonnet à la salle des fêtes de Villeneuve-les-Salines ce mercredi 25 février[10].

 

La Rochelle insoumise pour une VILLE SOLIDAIRE entre en campagne des municipales 2026
La Rochelle insoumise pour une VILLE SOLIDAIRE entre en campagne des municipales 2026
La Rochelle insoumise pour une VILLE SOLIDAIRE entre en campagne des municipales 2026
La Rochelle insoumise pour une VILLE SOLIDAIRE entre en campagne des municipales 2026
La Rochelle insoumise pour une VILLE SOLIDAIRE entre en campagne des municipales 2026
La Rochelle insoumise pour une VILLE SOLIDAIRE entre en campagne des municipales 2026
La Rochelle insoumise pour une VILLE SOLIDAIRE entre en campagne des municipales 2026
La Rochelle insoumise pour une VILLE SOLIDAIRE entre en campagne des municipales 2026

🔴 Les insoumis.es seront jusqu’au bout de la campagne sur le terrain pour convaincre les abstentionnistes et appeler à un sursaut Républicain dans le territoire de La Rochelle ! 

Lancement de la campagne le 18/01/2026 au marché de la Pallice, collage...... !
Lancement de la campagne le 18/01/2026 au marché de la Pallice, collage...... !
Lancement de la campagne le 18/01/2026 au marché de la Pallice, collage...... !
Lancement de la campagne le 18/01/2026 au marché de la Pallice, collage...... !
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La Rochelle insoumise pour une VILLE SOLIDAIRE entre en campagne des municipales 2026
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7 janvier 2026 3 07 /01 /janvier /2026 09:17
L'AFPS ALERTE : une proposition de loi sur l'antisémitisme arrive à l'Assemblée nationale pour porter atteinte à la liberté d’expression

Sous prétexte de lutter contre les formes " renouvelées de l’antisémitisme ", une proposition de loi (PPL575[0]) visant à porter atteinte à la liberté d’expression va être mise à l’ordre du jour de l'Assemblée nationale au cours de la semaine 12 janvier 2026

 

Cette Proposition de Loi présentée par la députée Caroline Yadan est une très sérieuse menace pour la liberté d’expression, pour le mouvement de solidarité avec le peuple palestinien et plus globalement pour l’ensemble des organisations concernées par la défense des Droits humains.

 

 

Sources : Association France Solidarité Palestine | mis à jour le 21/01/2026

- L’ensemble de la proposition de loi s’avère incompatible avec le droit à la liberté d’expression et présente des risques pour la cohésion de la société française


La PPL est porteuse d’une assignation identitaire des Français juifs au soutien de l’État d’Israël et de sa politique. Elle est ainsi dangereuse pour les Français juifs qu’elle prétend protéger.
• Le texte se réfère à des délits majeurs sur la base de critères contestables, vagues et imprécis :
il constitue de ce fait une grave menace pour la liberté d’expression.
Le texte introduit de nouveaux délits qui constituent des ingérences entravant de manière grave le débat public légitime relatif à des conflits d’actualité.

 

 

- Ce texte constitue une réponse inadaptée et dangereuse à la montée de l’antisémitisme en France. Les parlementaires doivent donc s’y opposer et la rejeter.
La situation au Proche-Orient, notamment en Israël et dans le Territoire Palestinien Occupé, dont Gaza, divise profondément la société française. Dans notre démocratie, les opinions doivent pouvoir s’exprimer dans toute leur diversité, dans le respect des lois existantes, en particulier sans assignation identitaire et raciste d’où qu’elle vienne.

 

▶️ L’augmentation des actes antisémites en France rapportée par le ministère de l’Intérieur, ainsi que la montée de la violence et de tous les types d’actes et de comportements racistes en France est alarmante. Elle doit trouver des réponses dans la mobilisation citoyenne comme elle doit faire l’objet d’une réponse politique sérieuse, et non être instrumentalisée pour réprimer les critiques de la politique israélienne, en particulier avec une utilisation inadéquate de la définition dite “ IHRA ” de l’antisémitisme.

 

▶️ Par les critères contestables et imprécis qu’elle introduit sur des délits existants et par l’introduction de nouveaux délits relatifs à l’expression d’opinions, cette loi s’avère incompatible avec le droit à la liberté d’expression, protégée tant au niveau conventionnel que constitutionnel.

 

▶️ Par l’assignation identitaire des Français juifs dont elle est porteuse, cette PPL les expose alors qu’elle prétend les protéger, et présente des risques majeurs pour la cohésion de la société française

 

 

- Les réponses proposées par cette PPL ne répondent pas au problème posé, bafouent les principes de la République, et ne peuvent qu’aggraver les fractures au sein de la société française.

 

🔴 Lire l’analyse détaillée de la PPL n°575 en cliquant sur l'image ci-dessous 👇  ou en accédant au téléchargement[1]

 

Proposition de loi (PPL) n°575 « visant à lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme » : UNE RÉPONSE INADAPTÉE À LA MONTÉE DE L’ANTISÉMITISME ET DANGEREUSE POUR LA LIBERTÉ D’EXPRESSION

 

 

- URGENT : mobilisons nous pour que cette loi ne passe pas.
L'AFPS nationale et les groupes locaux organisent une riposte en s'adressant aux députés lors de rendez-vous.

  • L'AFPS propose également une action que chaque citoyen peut faire en son nom, et vous met  disposition une proposition de lettre type (elle est en Word donc modifiable) a adresser à votre député-e.

 

🔴 Pour accéder au modèle de lettre cliquez sur l'image ci-dessous 👇 ou en accédant au téléchargement[2]

 

ob_1c1452_modele-lettre-ppl575

 

▶️ Attention il reste moins 5 jours pour le faire.

 

Notes :

[0Une proposition de loi visant à porter atteinte à la liberté d’expression (PPL N°575)

[1] Lire l’analyse détaillée de la PPL n°575 👇

[2] Proposition de lettre type (elle est en Word donc modifiable) a adresser à votre député-e. 👇

L'AFPS ALERTE : une proposition de loi sur l'antisémitisme arrive à l'Assemblée nationale pour porter atteinte à la liberté d’expression
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31 décembre 2025 3 31 /12 /décembre /2025 13:08
Arnaque politique & sociale, dérive dans le respect du droit : pour tout savoir sur le FN/RN, c'est là !
Arnaque politique & sociale, dérive dans le respect du droit : pour tout savoir sur le FN/RN, c'est là !

Les élections municipales 2026 arrivent... et nous sommes à un peu plus d'un an des présidentielles... nous avons besoin d’une campagne longue pour bâtir une majorité d’adhésions autour d’un programme.

Et pour gagner, il faut à la fois :

  • ramener des millions de dégoûté.es à la politique ;
  • pour y arriver, pratiquer la clarté face aux électeurs-trices... notamment sur le " qui dit quoi et qui fait quoi ", et en premier lieu en ce qui concerne le RN !

 

 

🔴 Le RN est dans la dérive croissante.... La condamnation de Marine Le Pen en 2025 a provoqué une déferlante de menaces de mort contre les juges siégeant à son procès... confirmant que le RN est bien le parti des « brebis galeuses » – comme l’avait minimisé Jordan Bardella le 3 juillet 2024[0] (la démonstration en est faite ICI)...

 

🔴 Élus et cadres du RN ont laissé pulluler messages nauséabonds et illégaux (haineux, antisémites, racistes et islamophobes dans les groupes Facebook « La France avec Jordan Bardella » et « Résistance PATRIOTE !!!! » (la démonstration en est faite ICI)...

 

🔴 Politiquement, le RN entretient une « guerre des pauvres » pour diviser le peuple, dont le vote pour lui est une forme de manifestation... et chaque jour qui passe le démontre un peut plus : le RN est la roue de secours du système... 👇

 

 

Sources : Eric DURAND | mis à jour le 08/03/2026

- Les discours et les actes   

 

1er ARTICLE SUR LE COMPORTEMENT POLITIQUE DU RN : 

👉 LE RN C'EST DISCOURS DE GAUCHE... ET POLITIQUE DE DROITE PAR LES ACTES... C'EST ÇA L'EXTRÊME DROITE ! "

 

   2ième ARTICLE SUR : 

👉 " LE RN PAR LES ACTES : LA STRATÉGIE DU DOUBLE-LANGAGE EST  UNE ARNAQUE "

 

  3ième ARTICLE SUR : 

👉 LE #RN PAR LES ACTES : LA STRATÉGIE DU DOUBLE LANGAGE EST UNE ARNAQUE (SUITE) !

 

4ième ARTICLE SUR : 

👉 LE RN A PERDU LES LÉGISLATIVES 2024... L'ARNAQUE CONTINUE (SUITE) !

 

Arnaque politique & sociale, dérive dans le respect du droit : pour tout savoir sur le FN/RN, c'est là !
Arnaque politique & sociale, dérive dans le respect du droit : pour tout savoir sur le FN/RN, c'est là !
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21 décembre 2025 7 21 /12 /décembre /2025 13:33
Jean-Luc Mélenchon : « Nous sommes les plus forts à gauche »

Jean-Luc Mélenchon est ancien sénateur socialiste, ministre sous Lionel Jospin, il a fondé le Parti de gauche (PG) en 2008 puis La France insoumise (LFI) en 2016. L’ex-militant trotskiste et figure majeure de la gauche de la gauche s’est présenté trois fois à la présidentielle, obtenant 11 % en 2012, 19,5 % en 2017 et 22 % en 2022. Aujourd’hui, il copréside l’Institut La Boétie, un think tank adossé à LFI, aux côtés de la députée Clémence Guetté.

Alors que le gouvernement échappe à un vote budgétaire et que le PS choisit la négociation, le leader insoumis dénonce une « comédie démocratique » et acte la rupture avec les socialistes. Sa stratégie : refonder une gauche de rupture, préparer les municipales en autonomisant La France insoumise et affronter les grands débats sur l’immigration, le syndicalisme, l’Ukraine, la Chine et le Proche-Orient.

 

 

Sources : Politis | le 18 novembre 2025

- Politis : Le gouvernement de Sébastien Lecornu ne semble pas prêt à se soumettre au vote à l’Assemblée nationale sur son budget. De leur côté, les socialistes ont décidé de négocier[0]. Quel regard portez-vous sur cette séquence politique ?
Jean-Luc Mélenchon : Qui pouvait croire Sébastien Lecornu, la main sur le cœur, déclarant lors de son discours de politique générale : « Le gouvernement vous proposera, nous débattrons, vous voterez » ? Le renoncement au 49.3[1] était une comédie. J’ai alerté dès octobre : nombreux sont les articles constitutionnels avec le même effet. La preuve est faite. À nos yeux, ce pouvoir est illégitime : Macron n’a pas respecté[2] le résultat des législatives de 2024. Pour la classe médiatico-politique, ce viol de la démocratie est un événement comme un autre. Mais les insoumis s’opposeront toujours à un gouvernement constitué sur cette base.

 

Enfin, nous avons vu le Parti socialiste (PS) refuser la censure[3] et opérer un changement d’alliance. Il a sauvé ce gouvernement au mépris des engagements pris devant nos électeurs dans le programme commun du Nouveau Front populaire (NFP[[4])… Tout ça pour construire sa nouvelle alliance des centres dans l’assemblée actuelle. Tel est le tableau sans précédent dans notre pays.

 

 

- Politis : La séquence budgétaire acte-t-elle le retour des deux gauches irréconciliables ?
Jean-Luc Mélenchon : Les socialistes avaient déjà refusé six fois de voter la censure contre François Bayrou. En sauvant Lecornu[5], ils poursuivent avec méthode leur objectif : ils veulent prendre la tête d’un nouveau bloc réunissant les socialistes, les écologistes, le Modem et ce qu’ils appellent la « Macronie de gauche » de Gabriel Attal, même si c’est une étiquette sans contenu politique. Ils ont rompu avec nous pour le faire. Cette rupture n’a pas eu lieu en 24 heures mais au fil des mois avec des pics

  • Le premier : au moment des révoltes urbaines après la mort de Nahel[6] en juin 2023. Ils ont relayé la droite qui nous accusait d’être responsables des violences.
  • Le deuxième : ils nous ont éliminés de tout accord aux sénatoriales.
  • Le troisième : pendant l’été 2024, ils ont bloqué toutes les propositions de premier ministre pendant dix jours pour tenter d’imposer déjà Olivier Faure.
  • Après le 7 octobre 2023, ils se sont comportés comme des supplétifs de Netanyahou contre nous.

Tout ça a été terriblement démoralisant.

 

🔴 À quoi bon spéculer sur les deux gauches irréconciliables[7] ?

Mieux vaut se poser la question : que signifie « être de gauche » en 2025 ? La gauche est née de la question de la souveraineté populaire. Comment le PS la défend-il en soutenant un gouvernement battu aux élections ? Aujourd’hui, le PS, comme presque toute la social-démocratie européenne, adopte une stratégie de grande coalition à droite, ralliée à la politique de l’offre, dans la continuité du quinquennat de François Hollande. Avant même d’aborder ces débats budgétaires, le PS a proposé 22 milliards de coupes budgétaires !

 

Les insoumis l’assument : nous sommes voués aux humiliés, aux pauvres, aux opprimés, aux salariés, aux uberisés, aux gens qui vivent dans les cités populaires, à la jeunesse précarisée et à toutes les luttes contre les discriminations racialisées et sexistes. Et pour cela, le PS nous accuse de faire du clientélisme. Mais nous sommes nés pour être l’outil de ces luttes !

 

 

- Politis : Quelles sont les conséquences de cette rupture ?
Jean-Luc Mélenchon : Nous avons proposé une « nouvelle fédération » avant la chute de Bayrou[8]. C’est toujours notre ligne. Nous sommes prêts à discuter et à travailler avec ceux qui assument la ligne de rupture. Le rassemblement que nous avons réussi à construire, en 2022 et 2024, est majeur : pour la première fois de l’histoire de la gauche française, il y avait des candidats communs au premier tour des législatives. Pour nous, qui défendons la stratégie de la recomposition unitaire de la gauche, c’était une victoire décisive.

 

Cette formule avait dominé les recompositions de gauche dans le monde : Brésil, Chili, Uruguay, Espagne, Grèce, et Allemagne… Tout ça est fini ici aussi. Il faut inventer autre chose désormais car il est prouvé que le PS ne respecte aucun accord[9].

  • Il ne s’est pas contenté de rompre la recomposition unitaire de la gauche.
  • Il est devenu radioactif tant il est détesté en milieu populaire.
  • Et il a aggravé l’affaiblissement de la gauche tout entière en aidant la droite à construire un nouveau « cordon sanitaire » dont le seul but est de nous isoler et d’inclure le RN dans leur « arc républicain ».

 

 

- Politis : Pour les municipales, quelles sont vos ambitions ?

Jean-Luc Mélenchon : En 2020, nous avons fait le pari de soutenir toutes les listes citoyennes[10] qui surgissaient dans le pays. Ça n’a pas fonctionné. Entretemps, La France insoumise (LFI) a obtenu de très gros scores en 2022 dans les moyennes et les grandes villes. Notre mouvement s’est développé et s’est soudé partout. Nous serons présents avec près de 5 000 candidats dans 95 % des villes de 100 000 habitants et 75 % des villes de plus de 30 000 habitants. Le travail programmatique municipal est quasi bouclé. Les questions de la démocratie locale et des formes de la participation populaire vont être centrales dans nos campagnes. Le mouvement insoumis portera la tradition du municipalisme populaire[11].

 

C’est grâce à cette politique qu’ont été mis en place, dans les villes de gauche du siècle passé, les habitations à bon marché, les bibliothèques municipales, les piscines, l’information municipale, le quotient familial… Nous considérons que le local est la vitrine du projet national. Les villes insoumises seront des vitrines d’un modèle de bonheur populaire. Que pouvons-nous faire pour la garde des enfants, pour le logement, pour les écoles, les arts et les transports ? Nous voulons nous occuper de la vie simple de ces millions de gens abandonnés par tout le monde. Et ces classes populaires savent que nous sommes courageux, que nous ne lâchons rien.

 

 

- Politis : Localement, avec qui souhaitez-vous faire alliance ?
Jean-Luc Mélenchon : Les écologistes veulent bien bavarder mais ils refusent un accord national. Les communistes ne proposent rien si ce n’est la reconduction des sortants. Les socialistes ont dit qu’ils ne voulaient pas des insoumis ni au premier ni au deuxième tour. Comment comptent-ils gagner sans nous ? Avec la droite ? Ils doivent le comprendre : nous n’accepterons pas d’être convoqués entre le premier et le second tour pour porter leurs valises.

  • Toutefois, si nous sommes en tête au premier tour, nous proposerons à tous ceux qui veulent gagner avec nous, sans exclusive, de nous rejoindre.
  • Si nous ne sommes pas en tête, nous aurons des discussions exigeantes car les autres ne nous inspirent pas confiance.

 

 

- Politis : Vous appelez toujours à une présidentielle anticipée. En cas de campagne express, vous porterez-vous officiellement candidat ?

Jean-Luc Mélenchon : Il n’y a rien de décidé me concernant. Mais contrairement à ce qui peut se raconter dans la classe politico-médiatique, je ne suis pas un gourou à la tête d’une secte. D’autres candidatures dans nos rangs sont disponibles. La mienne a toujours été le résultat de discussions et d’un vote interne. La procédure sera simple : la coordination de notre mouvement proposera un nom qui sera ensuite soumis à un vote. Cette procédure sera respectée en cas de présidentielle, anticipée ou non. Mais contre la personnalisation de la Ve République, nous mènerons une campagne collective. Et le mouvement insoumis profitera de ses nombreuses figures connues dans l’opinion publique. 

 

🔴 Une chose est sûre : nous ne participerons à aucune primaire.
D’ailleurs, la possibilité qu’elle ait lieu diminue à très grande vitesse. Au fond, ce système n’a aucun sens. Si cette primaire était gagnée par une candidature insoumise, tous ses concurrents s’en iraient aussitôt. À New York, le vaincu Andrew Cuomo s’est présenté contre Zohran Mamdani[12]. À Seattle, même scénario. En 2017, Manuel Valls, François de Rugy, comme d’autres, n’ont pas soutenu Benoît Hamon. La seule chose qui intéresse les candidats actuels de ce type de processus, c’est la gloire sans le travail pour la mériter.

 

 

 

- Politis : À gauche, les offres politiques sont nombreuses. Comment combattre la dispersion des voix ?
Jean-Luc Mélenchon : Nous l’avons déjà fait deux fois, en 2017 et en 2022, malgré les candidatures écologiste, socialiste et communiste. Nous avons réussi à rassembler. Et en 2022, il n’a manqué que 420 000 voix pour accéder au second tour. Nous allons donc essayer une troisième fois de vaincre cette dispersion. Il faut comprendre que nous sommes dans une nouvelle époque. Le monde où les partis agglomèrent des électorats au coup de sifflet n’existe plus. Nous allons faire campagne, nous allons défendre un programme, nous mènerons le combat. Et nous n’avons peur de rien. 

 

🔴 Quand y a-t-il eu un candidat commun à la présidentielle à gauche ?
Deux fois seulement au siècle passé, en 1965 et en 1974. Lors de la prochaine présidentielle, toutes les forces politiques seront traversées par une question de fond : faut-il défendre la ligne de la rupture ou pas ? Ceux qui le veulent se rassembleront. De notre côté, nous pouvons nous accorder plus facilement avec l’écologie radicale comme avec les communistes. Il est plus difficile de s’entendre avec des socialistes de l’aile radicale puisqu’elle n’existe pas pour l’instant.

 

 

- Politis : Le récit politico-médiatique affirme très souvent qu’en cas de second tour face à l’extrême droite, vous perdrez. Comment comptez-vous inverser cette prédiction alors que le front républicain s’effrite, voire s’inverse, faisant de vous et votre mouvement la figure repoussoir numéro 1 ?
Jean-Luc Mélenchon : Cette petite musique sert à renforcer l’ennemi, elle cherche à nous disqualifier alors que nous sommes les plus forts à gauche. Ils peuvent bien affirmer que je suis « clivant ». C’est vrai heureusement. Mais qui a déjà recueilli 22 % des voix ? Aujourd’hui, dix-huit mois avant l’élection présidentielle, l’extrême droite nous devancerait de 20 points ? Comme en 2022 ! Mais dans l’élection, un seul point nous a finalement séparés ! Il serait donc bon de ne pas faciliter le travail des sondages manipulatoires. Ce qui comptera, c’est l’opiniâtreté et la discipline au combat. 

 

🔴 Chaque jour qui passe, nous continuons à aller dans les endroits où se trouvent les électeurs qui feront la différence.

Tout le temps. Sans pause, sans trêve. Si 1,5 million de gens en plus dans les quartiers populaires se mobilisent lors de la prochaine présidentielle, nous gagnerons. Nous sommes le mouvement du peuple. Nous savons qui nous voulons rassembler et pour qui nous faisons campagne. Et si ça ne marche pas, que les donneurs de leçon fassent mieux ! Les peuples ont les dirigeants qu’ils choisissent. Si les Français décident de passer au fascisme, au racisme, ce sera leur décision. Mais nous menons et nous mènerons de toutes nos forces le combat pour les en dissuader.

 

🔴 Nos concurrents se contentent de pleurnicher et de mendier le soutien de la caste médiatique.
Dans le pays, la vague dégagiste est levée. Les gens n’en peuvent plus. Après ce budget, ce sera encore pire, malgré les prétendues « grandes victoires » du PS qui sauvent le gouvernement Lecornu. Les gens vont s’en rendre compte. Aujourd’hui, qui a tenu bon ? Nous ! Et qui d’autre ? Je fais confiance à l’intelligence populaire… Mieux vaut faire ainsi que d’être embarqué avec des gens qui n’ont pas de parole, qui signent un programme et font le contraire le lendemain. Comment inspirer confiance en telle compagnie

 

 

- Politis : Vous êtes un partisan de la rupture avec la charte d’Amiens[13], qui affirme l’indépendance des syndicats à l’égard des partis politiques. Cette position agace les syndicats qui vous accusent parfois d’avoir une volonté hégémonique sur le mouvement social. Qu’avez-vous à leur répondre, et notamment dans la perspective de construire une grande mobilisation ?
Jean-Luc Mélenchon : Nous subissons une situation qui aggrave les difficultés de la gauche politique. C’est la faiblesse dans les entreprises, le syndicalisme est réprimé, le chômage est une menace qui effraie. Le rapport de force est dur à tenir pour les syndicalistes. Le mouvement insoumis ne peut avoir une assise ferme sans un mouvement syndical fort dans le pays. Mais pourquoi nous refuse-t-on par principe une coordination de l’action ? En restant chacun dans son couloir, nous ne pouvons pas gagner alors que les militants politiques sont souvent aussi syndicalistes.

 

🔴 Concernant le mouvement contre les retraites[14] en 2023, 91 % de la population était contre cette réforme.
Mais le mouvement social s’est soudainement arrêté. Pourquoi ? Cela n’a jamais été discuté. Des dirigeants syndicaux nous ont même appelé directement pour nous pousser à retirer tous nos amendements pour accélérer la discussion et aller au vote sur la mesure de l’âge de départ à 64 ans (article 7). La charte d’Amiens ne serait-elle valable que dans un sens ? Les syndicats auraient-ils le droit de nous dire ce que nous devrions faire, mais la réciproque ne serait pas vraie ? 

 

🔴 Encore récemment sur le décalage de trois mois de la réforme des retraites, notre combat parlementaire contre cette combine a été freiné par le comportement initial des syndicats.
Ils ont été trop prompts à soutenir la prétendue « suspension[15] » avant de se rendre compte de la réalité. Pourquoi le mouvement insoumis prétendrait-il diriger le mouvement syndical ? Nous voulons pouvoir donner notre avis sur l’action. Et, à chaque fois, nous sommes repoussés au nom de cette charte. Le jour où les syndicats appliqueront le programme de la charte d’Amiens, c’est-à-dire la grève générale révolutionnaire pour préparer la gestion coopérative de l’économie capitaliste, nous les suivrons sans condition. 

 

🔴 En attendant, nous avons besoin de coalition amicale dans l’action.
La séparation artificielle entre le mouvement syndical et les militants politiques est un boulet. Surtout quand les militants sont souvent les mêmes. Si nous avions été écoutés pendant la lutte sur les retraites, nous aurions pu expliquer pourquoi c’était une erreur d’aller au vote. Il était très important que la réforme des retraites n’ait pas de légitimité. Et, aujourd’hui, si elle n’en a aucune, c’est grâce à notre tactique.

 

- Politis : Aux États-Unis[16] comme en Europe[17], les frontières se durcissent, qu’elles concernent les personnes ou les marchandises. Comment l’analysez-vous ?
Jean-Luc Mélenchon : La question des frontières ne peut pas être séparée de la crise du capitalisme, le mode de production de tous ces territoires. Nous sommes partisans d’une conférence permanente sur les frontières. Et il existe un cadre pour cela : l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Les Russes en faisaient partie. Mais ils en ont été exclus. C’est une erreur. Le second élément décisif est la politique de Donald Trump. En durcissant les frontières douanières, il a tourné la page de 40 années de néolibéralisme fondamentaliste. 

 

🔴 Nous vivons donc un moment où l’ancien monde se disloque.
Les États-Unis n’en sont plus les maîtres. Car la première industrie manufacturière mondiale, c’est la Chine. Tout s’est brouillé : des communistes vous expliquent qu’ils sont pour le libre-échange, et des capitalistes qu’ils sont pour la production nationale. Le monde s’est renversé et il n’y a pas de projet alternatif sur la table. Dans ce contexte, le rôle de la France est important. En effet, c’est la seule nation d’Europe où une gauche radicale peut accéder au pouvoir dans un pays central du capitalisme.

 

 

- Politis : En France, l’obsession de la droite et de l’extrême droite porte sur l’expulsion des étrangers. Si vous arrivez au pouvoir, que faites-vous de cette question, notamment en ce qui concerne les obligations de quitter le territoire (OQTF[18]) et les centres de rétention administrative ?
Jean-Luc Mélenchon : Avant d’expulser, nous devons nous préoccuper du reste.

  • D’où viennent tous ces gens ? Notre premier but, c’est qu’ils n’aient pas besoin de partir de chez eux.
  • Deuxièmement, nous ne pouvons pas considérer l’expulsion comme une politique d’immigration. Cette idée est un fantasme.

La Grande-Bretagne a serré tous les écrous. Résultat : 660 000 personnes de plus. Il faut être raisonnable. 

 

🔴 D’abord, il faut rendre la vie moins inhumaine pour les gens qui sont arrivés sur notre territoire : nous devons faciliter les régularisations.
Car l’État produit de l’illégalité en refusant de mettre à jour les papiers dans les délais, en infligeant des conditions d’obtention des renouvellements qui sont une honte et qui, en plus, n’aboutissent pas. Il faut que ce système cesse. Mais il faut surtout un renversement complet de notre compréhension du monde. Cette nouvelle lecture est délicate car le système politico-médiatique a chauffé à blanc l’opinion publique en martelant que l’immigration est un danger, qu’elle est la cause des homicides, des viols et de toutes ces choses abominables. Pour nous, l’immigration reste un atout.

 

 

- Politis : Depuis octobre 2023, les insoumis se mobilisent beaucoup sur l’impérialisme et le colonialisme israélien[19] en Palestine. Considérez-vous aussi que la Russie est un État impérial, compte tenu des différentes invasions des pays limitrophes ?
Jean-Luc Mélenchon : L’usage des mots, et notamment celui d’impérialisme, n’est pas si simple. Je ne sais pas s’il s’applique à Israël. Je me contente des faits : envahir le voisin est inacceptable et nous le combattons. Nous ne pouvons pas laisser violer les frontières et régler les conflits par la force. Le mouvement insoumis se réfère toujours au droit international[20], c’est la base sur laquelle notre internationalisme se vit. Cependant, avoir relégué la Russie après la chute de l’URSS est une erreur absolue. Cette erreur a été commise sous la pression des États-Unis qui avaient intérêt à affaiblir l’Europe

 

🔴 C’est pourquoi en 2008 et en 2014, quand l’Otan a décidé que la Géorgie et l’Ukraine pourraient y entrer, nous avons réagi en disant : « Si vous faites ça, ce sera la guerre ! »
Parce que la Russie ne pourra jamais accepter d’être encerclée. Le principal problème que nous avons avec la Russie, c’est que la question des frontières, après l’effondrement de l’Empire soviétique, n’a jamais été discutée nulle part. La Crimée était un territoire russe avant que le Parti communiste de l’URSS ne décide de la rattacher à l’Ukraine. Et cette question des frontières se posera encore de bien des façons aux limites de l’ancien empire soviétique.

 

🔴 Pour le moment, il faut que les Russes évacuent l’Ukraine.
Et je voudrais pointer du doigt ceux qui, de manière irresponsable, n’ont pas voulu discuter des garanties mutuelles de sécurité. Si vous ne vous accordez pas sur des garanties mutuelles de sécurité entre ennemis, avec qui voulez-vous les discuter ? Cela concerne l’Union européenne (UE). Elle doit exiger l’interdiction des missiles de moyenne portée parce que nous en sommes la cible. Et il faut résoudre ces questions :

  • qui déminera la mer Noire ?
  • Qui déminera l’Ukraine ?
  • Qui garantira la sécurité des centrales nucléaires ?

Enfin, la liquidation de la guerre avec la Russie ne se limite pas aux relations entre l’Ukraine et la Russie, elle implique aussi les frontières polonaises et hongroises.

 

 

 

- Politis : En ce qui concerne la Chine, vous avez été accusé de complaisance avec ce régime. Que répondez-vous ? Et comment qualifieriez-vous ce régime ?
Jean-Luc Mélenchon : De quoi ne suis-je pas accusé par les agents des États-Unis et de Netanyahou ? La Chine est un régime d’économie mixte. L’article 1 de sa Constitution dit qu’il s’agit d’« une dictature démocratique populaire ». En quoi ça consiste ? Je suppose qu’il s’agit, pour eux, de la « dictature du prolétariat ». Je vous renvoie au texte de Marx sur le sujet pour le vérifier. Néanmoins, il ne faut pas être stupide et croire qu’une police politique contrôle 1,4 milliard de personnes. Aucun pays n’en serait capable. Le nationalisme chinois est le plus puissant liant de ce pays.

 

🔴 La seule question que nous devons nous poser, c’est de savoir ce que nous voulons faire avec la Chine.
Et moi, je vous réponds : nous ne ferons pas la guerre aux Chinois. Par ailleurs :

  • la Chine a proposé un traité mondial de désarmement nucléaire. Je suis pour ; 
  • Elle a proposé un traité mondial pour une monnaie commune. Je suis pour ;
  • La Chine a proposé une organisation internationale de l’intelligence artificielle. Je suis pour.

C’est le seul pays à proposer ça. Est-ce que cela fait de moi un « agent » chinois ? Si nous gouvernons la France, nous le ferons avec des partenaires. Il faut une coopération active avec la Chine.

 

 

- Politis : Vous avez dénoncé le génocide à Gaza. Qu’en est-il des Ouïgours[21] ?

Jean-Luc Mélenchon : Le mot de génocide est d’une très grande gravité. La qualification génocidaire concernant Gaza vient d’organismes internationaux. J’étais présent lorsque la Cour internationale de justice de l’ONU à La Haye a présenté les cinq critères qui font passer d’un crime de guerre à un génocide[22]. Quatre de ces points étaient présents dans les actes du gouvernement de Netanyahou et son intention génocidaire était affirmée. Il faut toujours peser les mots pour savoir quoi faire, en proportion. S’agissant des Ouïghours, nous n’approuvons aucun mauvais traitement des minorités ethniques quand il s’en présente. Mais que disent les institutions internationales ? L’ONU n’accuse pas la Chine de génocide… Voilà pourquoi je dis que ce n’en est pas un. Nous ne voterions donc pas davantage aujourd’hui le texte de la droite évoquant un génocide sur lequel nous nous sommes abstenus. Le droit international reste notre boussole constante.

 

 

- Politis : Ces dernières semaines, Emmanuel Macron a rencontré deux fois Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne. Comment analysez-vous la position du président de la République depuis la reconnaissance de la Palestine[23] et le cessez-le-feu, régulièrement violé par Israël ?
Jean-Luc Mélenchon : Emmanuel Macron a pris du temps, mais il a fini par rallier notre position répétée chaque semaine à l’Assemblée nationale durant les séances de questions d’actualité au gouvernement. Le point de départ pour arrêter le génocide[24], c’est de montrer à Netanyahou que tout ne lui est pas permis. Il croyait se débarrasser des Palestiniens. Résultat : les États sont de plus en plus nombreux à reconnaître un État palestinien. Les trois quarts des pays du monde et presque la moitié de l’Union européenne le reconnaissent

 

🔴 Macron a bien fait de recevoir Mahmoud Abbas.
Néanmoins, nous devons interroger : pourquoi ne fait-on pas voter les Palestiniens ? Une élection est moins compliquée à organiser qu’une guerre. Gaza va être soumise à un nouveau mode d’administration sans que les Palestiniens se prononcent sur le sujet[25]. Nous voilà revenus à l’époque du colonialisme le plus vulgaire. La reconnaissance de l’État palestinien est une étape. Mais cette guerre serait instantanément stoppée si les États-Unis et l’Europe n’armaient pas Netanyahou. Le président de la République devrait donc mettre fin à la coopération commerciale et militaire avec lui. Quand nous gouvernerons notre pays, aucune livraison d’armes ne lui sera autorisée.

 

🔴 Et puis la guerre n’est pas finie : le Liban est bombardé comme Gaza.
Et la France ne fait rien ! Le Liban doit rester autonome et indépendant. C’est une nation amie. Il faut aider l’armée libanaise à être une armée régulière capable de défendre ses frontières. Après ça, vous pourriez me demander : « Comptez-vous armer l’Ukraine ? » D’abord, c’est déjà fait. Ensuite, ce n’est pas la même chose. Être protagoniste d’une guerre avec un pays nucléaire, ce n’est pas pareil que d’aider à défendre une frontière au Moyen-Orient.

 

 

- Politis : Israël aussi a la bombe nucléaire. Grâce à la France d’ailleurs…
Jean-Luc Mélenchon : Je ne crois pas que Netanyahou ait les moyens, ou l’envie, de mener une guerre nucléaire avec la France. Mais nous demandons la dénucléarisation de toute la zone, de l’Iran à Israël, en passant par le Liban, la Syrie et les pays du Golfe. L’humanité entière a intérêt à en revenir au traité de non-prolifération nucléaire.

 

Notes :

[0La députée Sandrine Runel défend la ligne des socialistes sur le budget de la Sécu, affirme vouloir continuer de négocier avec le gouvernement

[1Lecornu : sans 49.3 mais avec un chèque en blanc au RN

[2« Macron refuse de prendre acte du résultat des urnes »

[3À l’Assemblée, Sébastien Lecornu dit merci aux socialistes

[4Programme partagé du NFP

[5Lecornu II sauvé, le PS piégé

[6Mort de Nahel : la République en faute

[7Européennes : à gauche, deux salles, deux ambiances

[8À l’Assemblée, Bayrou victime d’obsolescence programmée

[9100 ans de trahisons socialiste

[10Aux municipales, comment gauche et quartiers populaires ferraillent pour exister

[11La difficile résistance d’une certaine idée du communisme municipal

[12Zohran Mamdani : New York ravive l'espoir

[13En finir avec Amiens

[14Retraites : une réforme contre le peuple

[15Retraites : la victoire en trompe-l’oeil du PS...

[16Budget record pour l’ICE : Trump déploie sa machine anti-immigration

[17Immigration : comment l’Europe se durcit

[18Droit des étranger·es : l’engrenage des OQTF pour « menace à l’ordre public »

[19L’éternel déni de la question coloniale

[20Le droit international piétiné

[21Ouïgours en Chine : Alerte génocide ?

[22Génocide à Gaza : le vivre, le dire, le voir

[23Palestine : à l'ombre de la reconnaissance

[24« Face au génocide, filmer ou photographier devient une manière de résister »

[25Le plan Trump pour Gaza : la Bible et le dollar

 

 

Pour en savoir plus :

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11 décembre 2025 4 11 /12 /décembre /2025 15:00
Pourquoi Jean-Luc Mélenchon va gagner en 2027... ?
Pourquoi Jean-Luc Mélenchon va gagner en 2027... ?

Oui, la victoire de Mélenchon est désormais le scénario le plus probable !

 

 

Écrit avant l’audition de Jean-Luc Mélenchon par la commission d’enquête sur l’entrisme islamiste, audition où le chef de file de la FI s’est montré magistral (de l’aveu même de ses adversaires)[0], cet article examine le scénario très plausible d’une présidentielle 2027 où le candidat insoumis passerait non seulement le premier tour, mais serait élu à la présidence. Alors que les éditocrates annoncent déjà sa défaite face à Jordan Bardella, les données électorales, la recomposition du champ politique et la sociologie du pays racontent une autre histoire. Bloc macroniste en miettes, « gauche raisonnable » sans base populaire, appareil insoumis rodé comme aucun autre, jeunesse massivement à gauche : la plupart des curseurs se déplacent dans son sens. Loin des fantasmes médiatiques et des sondages d’opinion commandités par les oligarques qu’il menace, cet article défend une idée simple : la victoire de Mélenchon est désormais le scénario le plus probable.

 

 

Sources : Manuel Cervera-Marzal |

- Jean-Luc Mélenchon constitue, pour l’ordre établi, une menace d’une rare intensité.
Les grandes fortunes, dont l’influence s’exerce bien au-delà de leurs entreprises, voient dans ses propositions fiscales et sociales une remise en cause frontale de leurs intérêts.

  • Bernard Arnault ou Vincent Bolloré comprennent parfaitement qu’un gouvernement appliquant la lutte contre les oligopoles, la taxation massive des dividendes et la démocratisation des médias porterait atteinte à des positions héritées depuis des décennies.
  • Les forces de l’ordre savent également que Mélenchon est l’un des rares responsables politiques à dénoncer explicitement les violences policières et à proposer des mécanismes institutionnels pour les prévenir et les sanctionner.
  • Les tenants du productivisme et ceux qui profitent de l’écocide redoutent la planification écologique des insoumis, pensée pour rompre avec l’impunité climatique.
  • Enfin, les partisans du macronisme – qu’il s’agisse des élites politiques qui ont bénéficié du quinquennat ou de ceux qui profitent de la casse sociale menée au nom de la raison – identifient en lui le seul adversaire capable de renverser l’ordre qu’ils ont patiemment construit.

 

 

- Le candidat qui dérange
C’est pour ces raisons qu’il est depuis dix ans la cible de tentatives de disqualification systématiques : tantôt présenté comme un chef autoritaire, tantôt comme un agent d’influence poutinien, tantôt comme un antisémite qui s’ignore, il est aujourd’hui attaqué sur un tout autre terrain. On ne conteste plus ses idées, son programme, ni même sa stratégie. On affirme simplement qu’il serait battu d’avance au second tour face à Jordan Bardella.

 

Cet argument révèle moins la faiblesse supposée de Mélenchon qu’il ne dévoile la vacuité doctrinale de ses rivaux, incapables d’articuler une critique de fond et condamnés à répéter les prophéties de cabinets de sondage appartenant à des groupes possédés par des milliardaires ou par des individus dont l’accointance avec l’extrême droite est dûment documentée. Ces instituts se sont lourdement trompés pour les législatives de 2024 – sur 31 sondages réalisés, 31 donnaient le Rassemblement national vainqueur, devant le Nouveau Front Populaire.

  • Aucun d’entre eux n’a présenté le début d’une excuse.
  • Aucun n’a procédé à la moindre réforme de ses « méthodes » (les guillemets s’imposent à la lecture de la récente enquête d’Hugo Touzet, qui dévoile le vide abyssal sur lequel repose leurs données).

Il serait naïf, et coupable, de leur accorder une autorité prédictive sur une configuration aussi inédite qu’un duel entre la gauche radicale et l’extrême droite.

 

 

- Une progression électorale continue mais sous-estimée
Pour comprendre pourquoi l’hypothèse d’une victoire de Jean-Luc Mélenchon en 2027 est la plus probable, il faut revenir à la réalité des dynamiques électorales. En trois candidatures présidentielles, Mélenchon a constamment progressé, en nombre absolu de voix comme en pourcentage. De 11 % en 2012, il est passé à près de 20 % en 2017 puis 22 % en 2022, manquant le second tour d’un cheveu : 420 000 voix. Cette trajectoire ascendante résulte certes de facteurs exogènes – l’affaissement historique du Parti socialiste, la crispation identitaire du Parti communiste, l’absence de cohérence au sein d’EELV – mais aussi d’un travail stratégique extrêmement structuré. En 2017 comme en 2022, la majorité des électeurs se déclarant plus à gauche ou plus à droite que Mélenchon ont pourtant voté pour lui. Pour de vastes pans de l’électorat, Mélenchon est devenu le point d’agrégation, la figure centrale autour de laquelle se recompose l’espace de la gauche.

 

Ce phénomène, observé ailleurs en Europe, répond à une double dynamique :

  • le discrédit des partis de gouvernement incapables de proposer une issue sociale à la crise économique ;
  • et la montée de nouvelles mobilisations syndicales, féministes, écologistes, populaires et antiracistes dont les revendications infusent aujourd’hui l’agenda politique.

La France insoumise a capté cette énergie, elle a construit un corpus doctrinal et programmatique compatible avec ces attentes.

 

Février 2025 (source : page Facebook de Jean-Luc Mélenchon)

 

- Le spécialiste de la remontada
À cette évolution structurelle s’ajoute un phénomène récurrent des campagnes mélenchonistes : sa montée en puissance tardive. Ce qu’il a lui-même théorisé sous le nom de « tortue sagace », et que les fans de football qualifient de " remontada ". Historiquement, Jean-Luc Mélenchon réalise l’essentiel de sa progression dans les six derniers mois précédant l’élection. Les courbes de 2017 et de 2022 montrent des hausses de quinze points sur cette période – ce que ne fait aucun autre candidat. Dans le dernier mois, il peut engranger presque dix points. Les ressorts sont connus : ses talents de débatteur, sa capacité à créer des contrastes nets lors des grands rendez-vous télévisés, l’inventivité et l’ampleur de ses meetings, et le recours au porte-à-porte de ses nombreux groupes d’action produisent une dynamique cumulative unique en France.

  • Déjà en 2017, chaque débat majeur lui apportait deux à trois points.
  • En 2022, malgré une concurrence accrue due à la candidature de Fabien Roussel, les tendances furent similaires. Les meetings ont été des dispositifs de mobilisation massifs et spectaculaires, de l’hologramme aux meetings olfactifs, répliquant une mécanique parfaitement maîtrisée.

 

🔴 Cette montée tardive s’explique aussi par la sociologie de son électorat.

Les jeunes, les classes populaires, les abstentionnistes intermittents, n’apparaissent dans les sondages qu’à partir du moment où ils commencent à s’intéresser aux débats. Leur intensité participative est faible hors période électorale. Les enquêtes d’opinion les sous-représentent systématiquement. Ainsi, les mêmes enquêtes surestiment l’extrême droite et sous-estiment le vote insoumis. Rien d’étonnant donc à ce que Mélenchon démarre bas : son électorat est, en dehors des échéances électorales, statistiquement invisible. De là découle une évidence analytique : les sondages de décembre 2025 ne nous apprennent rien sur les dynamiques de mars-avril 2027.

 

▶️ Mélenchon est aujourd’hui placé à 13% par les sondeurs. A la même période, pour les deux précédentes présidentielles (c’est-à-dire 18 mois avant les scrutins de 2017 et de 2022), il était mesuré à 8% – soit cinq points de moins. Si sa trajectoire des dix-huit prochains mois suit la même courbe ascendante qu’en 2017 et 2022, il finira à environ 26% en mai 2027, un score synonyme de qualification assurée pour le second tour.

 

▶️ Au même (ca)niveau que les sondages erronés, il convient de rappeler les fausses prophéties journalistiques, qui sont moins des prévisions fondées sur des faits que l’expression de désirs à moitié avoués. Après l’épisode des perquisitions au siège de la France insoumise, en octobre 2018, les grands médias ont répété durant deux ans que la carrière politique de l’intéressé était définitivement enterrée ; à la présidentielle suivante, il surclassait une nouvelle fois le reste de la gauche. La même « mort » lui avait été annoncée lorsqu’avant la présidentielle de 2017 il avait émis l’hypothèse d’une sortie de l’UE.

 

 

- La fragmentation du bloc macroniste, une fenêtre d’opportunité historique
Un autre élément, rarement analysé à sa juste mesure dans les prévisions actuelles, concerne la conjoncture politique, et plus précisément l’état d’effritement avancé du bloc central construit autour d’Emmanuel Macron depuis 2017. Ce bloc, qui avait rassemblé une partie de la droite, le centre et l’aile gestionnaire du Parti socialiste, n’a jamais constitué une force idéologiquement unifiée. Il reposait sur la conjonction improbable entre un rejet momentané des partis traditionnels, l’adhésion des élites économiques à un projet néolibéral décomplexé et la personnalisation extrême du pouvoir autour de la figure d’un président jeune, disruptif et au capital symbolique alors intact. Or ce capital s’est plus que dégradé. Il s’est abaissé à un niveau record dans l’histoire du pays : 11% de confiance en novembre 2025. Et contrairement à l’idée que cette usure serait simplement le produit d’une décennie d’exercice du pouvoir, tout indique que la fragmentation actuelle résulte aussi d’un calcul stratégique du président sortant.

 

▶️ Il est désormais établi – par une série d’enquêtes journalistiques convergentes – qu’Emmanuel Macron a souhaité et encouragé, directement ou indirectement, la victoire du Rassemblement national lors des législatives de 2024. La dissolution a été décidée dans des conditions qui, de l’aveu même de certains proches du président, avaient moins pour objectif de clarifier la situation parlementaire que de provoquer un choc politique dont le RN sortirait vainqueur. Les appels passés à des candidats pour qu’ils retirent leur candidature dans certaines circonscriptions stratégiques, la passivité assumée de la majorité présidentielle face aux triangulaires défavorables au camp progressiste, et les consignes contradictoires envoyées aux fédérations locales ont construit un scénario où le RN devenait le maillon d’une stratégie de long terme. L’hypothèse la plus plausible est désormais la suivante : Macron ne souhaite pas qu’un héritier naturel s’impose à la tête de son camp, que ce soit Édouard Philippe, Gabriel Attal, Gérald Darmanin ou François Bayrou. Il sait que toute figure trop solide, trop autonome, qui s’installerait à l’Elysée, serait susceptible de lui fermer la porte d’un retour. En favorisant l’éparpillement et l’affaiblissement de son propre bloc, il laisse ouverte la possibilité d’une recomposition ultérieure (en 2032) où il reviendrait comme recours face à une droite extrême arrivée au pouvoir mais en situation d’échec.

 

▶️ Dans ce contexte, l’extrême centre est plus fragmenté que jamais.

  • Édouard Philippe, malgré une image d’homme d’État, n’a ni parti structuré ni base militante ;
  • Gabriel Attal est prisonnier de son identification au macronisme ;
  • Gérald Darmanin mise sur un électorat réactionnaire qui lui préfère déjà le RN ;
  • et François Bayrou ne dispose plus d’aucun crédit depuis son passage à Matignon.

Aucun de ces prétendants n’est en mesure d’incarner un pôle suffisamment large pour empêcher leur dispersion et forcer ses rivaux à se retirer. Le bloc central se présentera désuni en 2027, s’annihilant mutuellement et rendant extrêmement improbable la présence d’un candidat macroniste au second tour. Ajoutons à cela que tout candidat de ce camp portera le fardeau de son prédécesseur, désormais désavoué par ses soutiens les plus fidèles et, surtout, par les segments de la population qui constituèrent pourtant sa base électorale en 2017 et 2022. Cette absence d’un pôle centriste crédible et unifié constitue une des données les plus déterminantes pour l’élection à venir : elle ouvre mécaniquement un espace pour un duel Mélenchon–Bardella (ou Mélenchon – Le Pen).

 

 

- Une concurrence inconsistante
Du côté de la gauche, les candidatures alternatives – Glucksmann, Tondelier, Ruffin, Autain – ou celles de fossiles que certains rêvent encore de ressusciter – Hollande, Cazeneuve, Royal, Duflot – bénéficieront d’une visibilité et d’une bienveillance médiatique certaines. Les grands groupes de presse, appartenant à des puissances économiques hostiles à LFI, ont tout intérêt à fabriquer une « gauche raisonnable », rassurante pour les marchés, inoffensive pour les oligarques, et docile sur les sujets européens et géopolitiques. Ce scénario n’est pas nouveau :

  • on l’a vu en 2017 avec Benoît Hamon, porté un temps comme incarnation d’une social-démocratie combative avant de s’effondrer ;
  • en 2022, avec Yannick Jadot ou Christiane Taubira, dont les dynamiques médiatiques n’ont jamais trouvé de traduction populaire.

Les raisons sont les mêmes : ces candidatures manquent d’un programme structuré, d’un appareil militant robuste, d’une cohérence idéologique, et surtout de l’ancrage social nécessaire pour dépasser un public composé essentiellement de diplômés urbains. Elles ne disposent pas de l’infrastructure indispensable pour mener une campagne présidentielle dans la durée : pas de réseau territorial significatif, pas de corpus doctrinal travaillé, pas de capacité de mobilisation numérique ou physique. Même portées artificiellement par les médias mainstream, ces figures ne parviennent pas à transformer l’essai dans la durée. 

 

🔴 En face, Mélenchon s’appuie sur un appareil qui, depuis 2016, a acquis une solidité sans équivalent dans le champ politique français.

LFI n’est plus le mouvement « gazeux » des premiers temps, ni le parti en manque d’implantation territoriale qui enjambait à contre-cœur les élections municipales de 2020 : c’est désormais une organisation structurée, dotée d’un groupe parlementaire nombreux, d’équipes d’assistants rodées à la production législative et communicationnelle, d’un outil intellectuel – l’Institut La Boétie – capable de produire des notes doctrinales et programmatiques de haute qualité (outil que d’autres, à gauche, tentent d’imiter), d’un réseau de cadres formés, d’une stratégie numérique maîtrisée, et d’une capacité logistique impressionnante. L’élaboration du programme L’Avenir en commun, travaillée depuis dix ans et enrichie par des consultations régulières avec experts, ONG, associations et professionnels, a donné naissance à un document cohérent, reconnu y compris par ses adversaires comme le plus complet, le mieux chiffré, le plus sérieux de l’offre politique française. Cette base programmatique, pensée pour durer, assortie d’une quarantaine de livrets thématiques, confère à Mélenchon une longueur d’avance que ses concurrents auront du mal à combler.

 

🔴 Dans ces conditions, la qualification de Mélenchon pour le second tour apparaît comme un scénario très probable.

L’impopularité et la fragmentation du centre, l’absence d’assise populaire de la gauche décaféinée et le savoir-faire accumulé par les insoumis offrent à leur leader un boulevard.

Reste la question du second tour lui-même.

 

- Un second tour inédit et une dynamique démographique favorable
Les sondeurs affirment que Mélenchon serait écrasé par Bardella. Mais ces prédictions n’ont aucune validité scientifique. Les instituts se trompent régulièrement sur des élections simples, dans des configurations connues et maintes fois répétées. Ils seront encore plus démunis face à un duel totalement inédit : jamais dans l’histoire de la Ve République un candidat de gauche radicale n’a affronté un candidat d’extrême droite au second tour. Les comportements électoraux dans une telle situation ne relèvent d’aucune loi préexistante.

  • On peut craindre que les électeurs LR basculent massivement vers le RN : c’est déjà le cas aujourd’hui.
  • On peut anticiper qu’une partie des dirigeants macronistes se rallient à Bardella ou appelle à « faire barrage à Mélenchon » ; ce qui revient au même. Mais les électeurs centristes sont moins alignés sur leurs élites qu’on ne le croit. Une part d’entre eux demeure attachée à l’État de droit, à la séparation des pouvoirs, à l’indépendance de la justice et aux libertés individuelles. Pour ces électeurs, Mélenchon représente, malgré la longue liste de reproches qu’ils lui adressent, une menace moins grande que l’arrivée au pouvoir d’un parti ouvertement illibéral.
  • Quant à l’électorat social-démocrate ou libéral-libéral (culturellement et économiquement), celui qui se reconnaît dans Glucksmann, il peut détester Mélenchon, il peut le vouer aux gémonies lors des diners de famille et des afterworks entre collègues, mais dans l’isoloir, seul avec lui-même, face au risque d’un basculement autoritaire, il se comportera rationnellement : il votera pour la gauche, fût-elle bruyante, radicale, populiste ou même « poutinienne » ; il le fera par prudence autant que par intérêt.

 

🔴 Mélenchon devra impérativement recentrer son discours, peut-être aussi son programme, pour conquérir au second tour les orphelins de Glucksmann et de Macron. Ce recentrage, il l’a déjà amorcé.

Le « bruit et la fureur » de 2010 se sont progressivement atténuées. Le dialogue a été renoué avec des représentants du patronat, l’attache a été prise avec des gradés de l’armée, des collaborations peu visibles mais bien réelles sont à l’œuvre avec un bataillon de hauts fonctionnaires. Mélenchon et ses lieutenants misent désormais sur le sérieux institutionnel, la compétence technique et la respectabilité étatique, tout en conservant la capacité à incarner la radicalité impulsée par les mouvements sociaux et désirée par leur électorat populaire. Concilier ces deux registres n’est pas chose facile. L’art de préserver l’ambiguïté n’est pas donné à tout le monde. Mais cet art caractérise la trajectoire politique du leader insoumis, ex-militant mitterrandien, ex-sénateur socialiste et ex-ministre de Jospin d’un côté, mais aussi tribun de la révolution citoyenne, théoricien du dégagisme et désormais pourfendeur des violences policières et du génocide à Gaza. La faculté caméléonesque de Jean-Luc Mélenchon – chacun voit en lui ce qu’il veut y voir – est un atout considérable.

 

Enfin, si la victoire de Mélenchon apparait plus probable que jamais, cela tient aussi au fait que la France ne s’est pas droitisée, en tout cas pas dans les proportions que la droite tente de nous faire croire. Les jeunes générations penchent massivement à gauche, et les valeurs de tolérance et d’égalité progressent y compris chez les segments les plus âgés dont le vote va pourtant à Macron ou Fillon. Mélenchon est le seul candidat dont la base s’appuie sur les classes d’âge en expansion démographique. Le temps joue pour lui.

 

 

- Une France politiquement de droite mais sociologiquement de gauche

Depuis plusieurs décennies, un paradoxe travaille la France : le pays vote majoritairement à droite mais sa population pense de plus en plus à gauche. Si l’on se limite aux résultats électoraux et aux sondages mis en scène sur les plateaux télé, on croit assister à une inexorable droitisation du pays. Mais dès qu’on quitte ce regard myope pour observer les évolutions de long terme des valeurs – génération par génération, en suivant des dizaines d’enquêtes accumulées depuis les années 1980 – le décor se renverse. Sous la surface d’un paysage institutionnel et médiatique monopolisé par la droite, on voit se déployer une lente et puissante dynamique de « gauchisation par le bas » : l’attachement à l’égalité, à la redistribution, à la protection sociale, à la tolérance, aux libertés publiques progresse doucement mais surement. C’est l’enseignement principal du livre que le politiste Vincent Tiberj a consacré au mythe de la droitisation[1].

 

🔴 Sur le plan socio-économique, les données longitudinales produites par mon collègue montrent qu’une majorité de Français restent durablement favorables aux services publics et à la protection sociale.

Si l’on construit un indice de préférences sociales allant de 0 (libéralisme pur, marché roi) à 100 (égalitarisme maximal), la moyenne ne bascule dans la moitié la plus libérale que sur une courte période, au milieu des années 1980, au moment du tournant austéritaire et de la contre-offensive idéologique menée contre le bref épisode social du début du mitterrandisme. Depuis le début des années 2000, la courbe remonte nettement : les préférences redistributives se renforcent, l’adhésion à l’État social se stabilise à un niveau élevé et la demande de régulation augmente après chaque crise financière ou sociale. Autrement dit, malgré quarante ans de propagande néolibérale, la population n’a pas intériorisé la doxa du « trop d’impôts », « trop de fonctionnaires », « trop d’État ». Elle reste, en moyenne, plus proche d’un imaginaire social-démocrate que du catéchisme patronal.

 

 

- Extension du domaine progressiste
Sur le plan culturel, le mouvement est encore plus spectaculaire. L’indice d’ouverture sur les questions de mœurs et de libertés publiques qu’a créé Vincent Tiberj montre une progression continue depuis la fin des années 1970 : ce qui semblait minoritaire, voire scandaleux, à l’époque (égalité femmes-hommes, droits des minorités sexuelles, lutte contre l’antisémitisme et le racisme) est devenu, pour une large majorité, un horizon de normalité.

  • L’exemple le plus parlant est celui de l’homosexualité. Au début des années 1980, moins d’un tiers des personnes interrogées considéraient que c’était une manière acceptable de vivre sa vie ; aujourd’hui, cette proportion frôle les 90 %.
  • De même, sur les questions d’immigration, un indice de tolérance élargie montre une progression régulière de l’acceptation des étrangers et de leurs descendants. La part de ceux qui estiment qu’« il y a trop d’immigrés » baisse, tandis que progresse celle de ceux qui voient dans l’immigration un facteur d’enrichissement culturel et jugent légitime la revendication d’égalité des droits. Loin de la fable d’un pays saisi par une obsession identitaire, une majorité silencieuse accepte la diversité, rejette les politiques ouvertement discriminatoires et se montre réceptive à un discours d’hospitalité encadrée plutôt qu’à la rhétorique de la forteresse assiégée. Ces données sont confirmées par les travaux d’une autre politiste de renom, Nonna Mayer.

 

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Juin 2025 (page Facebook de Jean-Luc Mélenchon)

 

🔴 D’où vient alors cette impression oppressante d’une France « passée à droite » ?
D’abord d’une droitisation « par le haut ». Le petit monde des responsables politiques, des fast thinkers et des grands groupes médiatiques exerce une guerre psychologique : il martèle, sondage après sondage, chronique après chronique, que le camp de l’égalité serait minoritaire, ringard, coupé du réel. Les sondages les plus anxiogènes – sur l’« insécurité culturelle », le « sentiment de submersion migratoire », la supposée lassitude face au féminisme ou au « wokisme » – sont commandés, mis en forme et commentés par des groupes qui ont tout intérêt à naturaliser l’idée d’une France droitisée. Cette mise en scène produit un effet d’optique : une minorité réactionnaire, mieux équipée médiatiquement, crie très fort et apparaît comme majoritaire, tandis qu’une majorité plus ouverte, plus égalitaire, moins bruyante, est reléguée à l’arrière-plan.

  • L’extrême droite et l’extrême centre se servent de ce récit pour s’octroyer une légitimité démocratique ;
  • la gauche molle s’en empare pour justifier ses renoncements ;
  • et certains militants radicaux s’y réfugient pour expliquer leurs échecs sans avoir à interroger leur stratégie.

 

 

- Majorité électorale et minorité sociale
Le cœur du paradoxe réside dans ce que les politistes appellent l’« abstention différenciée ». Le résultat des scrutins ne reflète pas ce que pense l’ensemble de la société, mais ce que pense une fraction socialement privilégiée et générationnellement située.

  • Les bourgeois et les baby-boomers sont les fractions sociales les plus politisées au sens traditionnel du terme, c’est-à-dire les plus assidues pour se rendre aux urnes.
  • Les générations plus jeunes, plus diplômées, plus précaires, plus tolérantes, plus égalitaristes, s’éloignent massivement du vote sans forcément décrocher de la politique. Elles se mobilisent sur les réseaux, sur les places publiques, sur les rond-point, dans les mobilisations féministes, écologistes ou antiracistes, mais boudent des élections perçues comme inutiles et/ou déconnectées de leurs préoccupations.

Comment leur donner tort lorsqu’on voit comment le président traite le résultat des urnes en 2024, et lorsqu’on se souvient du sort qui a été fait au « non » du referendum de 2005 ? Résultat : la majorité électorale ne représente plus qu’une minorité sociale. Les partis qui dominent l’offre politique se calent sur les peurs et les intérêts de ce segment restreint. Les classes populaires, quant à elles, se réfugient dans l’abstention intermittente ou systématique. On obtient ainsi une configuration où des valeurs globalement de gauche cohabitent avec des institutions verrouillées par différentes nuances de droite.

 

🔴 Sur cet arrière-plan paradoxal, la possibilité d’une victoire mélenchoniste prend une autre portée.
Elle ne serait pas le triomphe improbable d’une gauche « extrême » sur un pays massivement droitisé mais la résolution d’un paradoxe devenu intenable : celui d’une France sociologiquement de gauche mais politiquement gouvernée par la droite.

  • En rassemblant les cohortes les plus jeunes, les classes populaires encore prêtes à voter, les secteurs attachés à l’État social et aux libertés publiques, Mélenchon a compris cette réalité que les élites préfèrent ne pas voir.
  • Sa victoire en 2027 serait moins une rupture qu’un rattrapage.
  • Pour la première fois depuis longtemps, les valeurs majoritaires – égalité, protection sociale, tolérance, démocratie – trouveraient enfin leur traduction dans les urnes.

 

Février 2024 (source : page Facebook de Jean-Luc Mélenchon)

 

- Transformer l’essai
Au regard de ces éléments – progression constante de Mélenchon depuis quinze ans, savoir-faire inégalé pour les campagnes, les débats et les meetings, sous-évaluation systématique de son électorat par les sondeurs, usure du pouvoir, impopularité et fragmentation du bloc central, absence d’alternative crédible à gauche, supériorité organisationnelle, faculté caméléonesque du candidat, dynamique démographique favorable et gauchisation par le bas du pays – un constat s’impose : la victoire de Jean-Luc Mélenchon le 25 avril 2027 n’est pas seulement possible ; elle constitue le scénario le plus plausible.

 

Je ne le dis ni par volontarisme ni par militantisme, mais par analyse froide des tendances qui travaillent en profondeur la société française. Les seules certitudes auxquelles s’accrochent ses opposants – les sondages prématurés et les emballements médiatiques – relèvent de la panique plus que de la raison. Les faits, eux, dessinent un autre horizon. Mélenchon a déjà approché la victoire. Les conditions politiques, sociologiques et historiques sont plus alignées que jamais pour qu’il l’atteigne.

 

 

🔴🔴🔴🔴🔴🔴🔴🔴🔴🔴

 

 

- On passe à l'action...

Vérifiez si vous êtes bien inscrits sur les listes électorales...
📌 Ne laissez personne décider à votre place
👉 C'est ici : https://jevoteilsdegagent.fr/

 

Dès maintenant, assurez-vous d’être bien inscrit·es sur les listes électorales pour pouvoir voter !  En 2022, 10,6 millions de Français·es étaient non-inscrit·es ou mal-inscrit·es sur les listes électorales, soit 21 % des électeur·rices (source : Insee).

 

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8 décembre 2025 1 08 /12 /décembre /2025 16:46
À l’Assemblée, le 6 décembre 2025, J-L Mélenchon se pose en défenseur de la laïcité républicaine

Jean-Luc Mélenchon éparpille façon puzzle l’indigence des députés de droite et d’extrême droite. Une éclatante démonstration de force pour Jean-Luc Mélenchon et le mouvement insoumis. 

 

 

Ce samedi 6 décembre, Jean-Luc Mélenchon acceptait de se présenter devant la « commission d’enquête » anti-LFI destinée à faire croire à l’existence de liens entre la France insoumise et des groupes terroristes.

Le chef de file de LFI a voulu balayer toutes les accusations d’antisémitisme et de complaisance envers les réseaux religieux portées contre son mouvement politique.

 

 

Sources : Martine Orange | 

- Cette audition du 6 décembre était attendue de pied ferme.

  • Par la droite, qui avait suivi l’idée de Laurent Wauquiez, chef de file du parti Les Républicains (LR) à l’Assemblée nationale, de créer cette commission d’enquête sur les liens supposés entre les représentants et des réseaux soutenant l’action terroriste ou propageant l’idéologie islamiste.
  • Et par les Insoumis, déterminés à démonter les accusations de complaisance envers les mouvements islamistes radicaux, portées par leurs adversaires politiques.

 

🔴 D’emblée, Jean-Luc Mélenchon décide de planter le décor.
« Nous avions décidé de vous boycotter. D’abord parce que l’intitulé de la commission était insupportable, on y mettait en cause notre parti », reconnaît-il dans son propos liminaire. Avec Marine Tondelier, présidente des Écologistes, il est le seul responsable politique à avoir été convoqué par cette commission.

 

Puis le chef de file explique les raisons qui l’ont incité à se présenter finalement : « Votre commission a déjà produit les documents qui nous innocentent absolument. Aucun responsable des services de renseignement ne dit qu’il y a un lien entre nous et les islamistes. »

 

▶️ En face, le président de la commission d’enquête, Xavier Breton (LR), et le rapporteur, Matthieu Bloch (LR), marchent sur des œufs. Ils prennent toutes les précautions oratoires pour rappeler que « cette commission n’est pas un tribunal », « ne vise pas un parti politique en particulier ». Son seul objet serait donc de lutter contre « l’entrisme islamiste » en France.

 

 

- Mais qu’est-ce que l’entrisme islamiste ? Quelle définition juridique lui donner pour le qualifier et le sanctionner ?
À cette question posée par le rapporteur, le ministre de la justice, Gérald Darmanin, auditionné après l’Insoumis, coprésident de l’institut La Boétie, est incapable de répondre précisément. Il parle :

  • de la nécessité d’élargir les moyens de renseignement ;
  • de pouvoir suivre les personnes suspectes, de créer une nouvelle catégorie de fiché·es S ;
  • de mettre sous contrôle les associations, y compris sportives, soupçonnées de prosélytisme islamiste ;
  • d’analyser les candidatures des élections municipales.

Autant de moyens qui permettraient selon lui d’établir les faits et, après, d’imposer des sanctions et des mesures de prévention. Mais rien qui permette d’écrire une loi, même s’il a le projet de déposer un texte au printemps.

 

🔴 Ce flou juridique pèse sur toute l’audition de Jean-Luc Mélenchon

Il joue sur du velours tout au long de ses interventions, partant dans de grandes digressions historiques et philosophiques.  Déterminé à se montrer sous son meilleur jour, le chef de file de La France insoumise (LFI) avait décidé d’abandonner le ton vindicatif et les formules provocatrices dont il fait souvent usage. Il n’est là qu’en tant que simple « intellectuel », soucieux de défendre « la laïcité républicaine », rappelant que son parti n’accepterait jamais « l’entrisme religieux ».

 

▶️ « Nous avons avant tout besoin de science et de compréhension de ce que nous affrontons. C’est ça que les terroristes espèrent, qu’on s’entretue entre nous, c’est aussi vieux que la guerre de religion entre catholiques et protestants ! », souligne-t-il. Aujourd’hui, l’islamophobie – il en revendique le terme – a saisi les esprits en France, installant un climat délétère dans le pays. Il s’attarde sur l’inquiétante confusion en train de s’ancrer entre islam, islamisme, et terrorisme islamiste, alors que des millions de musulmanes et de musulmans vivent aujourd’hui en France.

 

▶️ « Je reconnais l’existence de cette menace terroriste et il faut tout faire pour la combattre […]. Mais pourquoi ne s’inquiéter que des Frères musulmans ? », s’interroge-t-il, en référence à un rapport commandé par Gérald Darmanin, alors ministre de l’intérieur, et rendu public par son successeur, Bruno Retailleau, au printemps. Avant de s’étonner que personne ne s’attarde sur « l’ingérence extérieure » des Émirats arabes unis, « visant à provoquer un débat public contre le Qatar [principal soutien financier des Frères musulmans – ndlr] ».

 

Lors de son audition, Gérald Darmanin enfonce pourtant le clou, parlant d’un projet d’entrisme « salafo-frériste », avec le soutien d’ingérences extérieures portées notamment par le Koweït et la Turquie. Il se félicite de l’aide apportée par l’Arabie saoudite et les Émirats dans ce combat.

 

 

- Confusion et amalgames
Au fur et à mesure des questions adressées à Jean-Luc Mélenchon, la confusion qui règne dans le débat public, relayée par les médias et les partis de droite et d’extrême droite s’inspirant du trumpisme, devient de plus en plus patente. Naturellement, on parle du voile.

  • Pourquoi Jean-Luc Mélenchon, farouche adversaire du voile en 2015, a-t-il changé d’avis depuis ?
  • Pourquoi le député Thomas Portes était-il en Égypte à la frontière de Gaza aux côtés d’Abu Amir Eleiwa, qui dirige une association proche des Frères musulmans, le 6 octobre 2023, veille du massacre du 7- Octobre ?
  • Pourquoi LFI a-t-elle participé à la manifestation du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), dissous en 2020, durant laquelle des « slogans antisémites » fusèrent, selon une question de la commission ?

 

▶️ Balayant toutes les accusations antisémites dont LFI fait l’objet, Jean-Luc Mélenchon évite toute ambiguïté : « Je veux que chaque juif du plus modeste village de ce pays sache que, s’il a un problème, les Insoumis seront à ses côtés pour le défendre. »

 

▶️ Avant de rappeler que les membres de droite de la commission, lors des manifestations contre le mariage pour toutes et tous, avaient aussi côtoyé des intégristes islamistes sans qu’il leur en soit fait reproche. Et de porter l’estocade : « Si vous voulez interroger des gens qui ont des liens avec les terroristes, interrogez des membres du Rassemblement national », en se référant à certaines auditions passées de responsables du renseignement.

 

Que reste-t-il de ces auditions ? Pas grand-chose.

Juste l’impression d’une commission d’enquête mal conçue, mal ficelée, élaborée pour n’être que la caisse claire du débat politique que veulent installer la droite et l’extrême droite.

 

Martine Orange

 

🔴 🔴 🔴 🔴 🔴 🔴 🔴 🔴 🔴 

 

 

- Face à la commission d’enquête anti-LFI, leçon d’histoire de la pensée républicaine !

Jean-Luc Mélenchon est intervenu à l’occasion d’une audition devant la commission d'enquête sur les liens existants entre les représentants de mouvements politiques et des organisations et réseaux soutenant l’action terroriste ou propageant l’idéologie islamiste, le 6 décembre 2025.

 

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14 novembre 2025 5 14 /11 /novembre /2025 14:59
Retraites : la victoire en trompe-l’oeil du PS...

L’Assemblée nationale a adopté le décalage de l’application de la réforme des retraites Borne. Une « première victoire d’étape[0] », s’est félicité le PS... !

 

 

Il aura donc fallu près de trois ans pour passer au vote. Pour la première fois, mercredi 12 novembre, les députés ont pu se prononcer dans l’hémicycle sur la très impopulaire réforme des retraites[1] décalant l’âge minimum de départ à 64 ans. Et ils et elles ont voté à une large majorité pour la « suspension[2] » de la réforme Borne qui avait été entérinée par un 49-3 aux airs de coup de force en février 2023.
L’article 45 bis du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) – qui gèle l’âge minimum de départ à la retraite à 62 ans et neuf mois (plutôt que 63 ans) jusqu’au 1 janvier 2028 et maintient le taux plein à 170 trimestres cotisés (et non 171) – a été adopté à 255 voix pour et 146 contre
[2].
Une « victoire » obtenue grâce à l’alliance, apparemment baroque, entre le Rassemblement national (RN), le Parti socialiste (PS) et Les Écologistes qui ont voté pour, mais aussi grâce aux troupes macronistes (EPR) et MoDem qui se sont majoritairement abstenues pour laisser passer le texte. Une défaite cuisante pour ceux qui avaient déployé, des mois durant, des trésors d’inventivité manœuvrière pour s’éviter un vote défavorable sur la mesure phare du second quinquennat d’Emmanuel Macron. 
Mercredi, le MoDem s’est lui aussi partagé entre quelques votes favorables – au nom d’une ligne de « compromis » avec le PS – et beaucoup d’abstentions – une position « un peu facile », concédait, sourire aux lèvres, le bayrouiste Jean-Paul Mattéi au sortir de l’hémicycle.
Le troisième groupe du dit « socle commun », Horizons, a en revanche clairement fait sécession et voté à l’unanimité contre la suspension. Un nouvel aveu éclatant de la prise de distance des soutiens d’Édouard Philippe vis-à-vis du camp macroniste. La droite Les Républicains (LR) s’est, elle, divisée en trois blocs, avec une majorité de votes contre, dont celui du président du groupe, Laurent Wauquiez.

 

 

Sources : Médiapart | 

- La gauche divisée
Après plusieurs heures de discussions, les députés écologistes ont majoritairement suivi le PS et voté pour.
Mais là encore, quatre députés se sont abstenus, à commencer par la cheffe de file sur le budget de la Sécurité sociale (PLFSS) Sandrine Rousseau, les ex-Insoumis Alexis Corbière et Clémentine Autain, ainsi que Benjamin Lucas-Lundy, représentant de Génération·s.
 

À l’inverse, leur collègue de banc François Ruffin a assumé ne pas faire la fine bouche. « Nous prenons, comme toujours ! Nous grattons ce que nous pouvons gratter pour les gens sans attendre le grand soir. Notre devoir, nous, à gauche, c’est d’ouvrir ensemble un chemin de victoire, que les travailleurs retrouvent un peu d’espoir ! », a lancé le député de la Somme, sous les applaudissements nourris des bancs socialistes[2].

 

🔴 La réalité 👇

 

 

En définitive, seuls les Insoumis et les communistes (à l’exception de l’ancien socialiste Emmanuel Maurel) se sont clairement opposés au décalage de la réforme Borne. Dans le groupe de La France insoumise (LFI), ils étaient toutefois pas moins de onze députés à être absents au moment du vote de la mesure portée par le PS. Contactés, Ugo Bernalicis, retenu à domicile par une angine, et Aurélien Taché, lui aussi absent, ont toutefois indiqué qu’ils auraient voté contre la suspension.

 

Fondateur du parti antispéciste REV (Révolution écologique pour le vivant) et apparenté au groupe, Aymeric Caron est le seul à avoir assumé s’abstenir sur la suspension : « Il me semble illisible pour les électeurs et les électrices de justifier un vote contre une mesure qui est objectivement un très très léger mieux », justifie-t-il auprès de Mediapart.

 

 

- Toute la séance a été marquée par des passes d’armes entre Insoumis et socialistes, engagés dans une intense bataille de communication sur le bien-fondé du décalage en question.
Les premiers ont dénoncé une « arnaque ».

  • « Voter pour le décalage c’est voter pour la retraite à 64 ans ! Et nous n’acceptons pas que ce décalage se fasse au prix de coupes sur le dos des malades », a lancé Mathilde Panot[3].
  • « J’ai rarement vu une avancée sociale consistant à faire payer les malades… Et ce que les députés ont voté aujourd’hui, c’est un calendrier de départ à la retraite à 64 ans », a abondé son collègue Hadrien Clouet[4].

 

🔴 Une position qui a déclenché la colère des socialistes, qui n’ont pas caché leur incompréhension à l’égard de l’attitude de LFI : « Je n’imaginais pas cela imaginable : voir un parti de gauche, LFI, voter contre la suspension de la réforme Borne… Au nom du “grand soir”, il ne faudrait surtout pas accepter une évolution immédiate et positive pour des millions de futurs retraités », s’est insurgé Olivier Faure sur le réseau social X. « Je préfère une amélioration tout de suite que des incantations pour demain », a embrayé son collègue Jérôme Guedj.

 

Quoiqu’il se soient dits « très fiers », les mêmes ont néanmoins pris soin de ne pas verser dans un triomphalisme clinquant à l’égard de cette « première victoire d’étape contre le totem de la macronie ». « Nous allons continuer de nous battre pour des moyens supplémentaires pour l’hôpital ou pour supprimer les franchises médicales », a ainsi promis le président du groupe, Boris Vallaud. Emboîtant le pas du Parti socialiste, la CFDT s’est également félicitée dans un communiqué « du premier coup d’arrêt donné à une réforme des retraites qu’elle a combattue depuis fin 2022 ».

 

 ⁇ ️ (NDLR) Pour la CGT, les députés ont voté le " décalage " de l’application de la réforme des retraites et pas la " suspension ". Fidèle au mandat donné par les salarié·es, la CGT continuera à se battre jusqu'à l'abrogation de la réforme des retraites et portera ses propositions pour financer le retour de la retraite à 60 ans[5].

 

 

- Questions sur le financement
Mais la victoire des socialistes est bel et bien en trompe l’oeil.
Il y a d’abord la question du financement de cette concession qui leur a été faite par Sébastien Lecornu. Tel que voté ce 12 novembre, le coût du décalage de la réforme des retraites s’élèvera en effet à 300 millions pour l’année 2026 et à 1,9 milliard d’euros pour 2027. Pour compenser, il fait peu de doute que l’exécutif va revenir à la charge pour que l’impact du décalage de l’application de la réforme Borne sur les comptes de la Sécurité sociale soit nul.

 

🔴 D’où les questions nourries au moment des débats venues des rangs de la gauche...

  • « Comment allez-vous financer ? », a lancé Sandrine Rousseau d'EELV à l’endroit des ministres présents aux bancs de l’Assemblée.
  • « À qui allez-vous faire les poches ? », a surenchéri Hadrien Clouet de LFI[7].
  • « Lorsque nous avons été reçus le 14 octobre par le président de la République à l’Élysée, il nous a proposé un décalage de trois mois de la réforme payé par les retraités et les assurés sociaux. Qui a tort, qui a raison dans cette histoire ? », a aussi questionné le communiste Stéphane Peu du PCF.
  • Et Sandrine Rousseau de relancer : « Comptez-vous passer par décret pour faire adopter le doublement des franchises médicales, la hausse des franchises buccodentaires, la réforme des affections de longue durée, des indemnités journalières et des arrêts maladie ? Car si tel était le cas vous feriez payer un simple décalage de trois mois de la réforme des retraites à tous les plus fragiles de la société… »

 

🔴 En réponse à ces questions, le gouvernement s’est montré peu prolixe.

  • « On n’a pas encore décidé », a d’abord maladroitement répondu le ministre du travail et des solidarités, Jean-Pierre Farandou, qui a ensuite précisé qu’il « faudra être très attentif au bout des discussions de la partie dépenses du PLFSS à retrouver des équilibres ».
  • « Nous nous sommes engagés à ne pas utiliser le 49-3, je ne suis donc pas celle dans cet hémicycle qu’il faut interroger », a pour sa part botté en touche la ministre chargée des comptes publics, Amélie de Montchalin. Elle a tout de même rappelé la position initiale du gouvernement, qui était de financer le décalage de l’application de la réforme Borne par « une taxe sur les complémentaires santé en 2026 et la sous-indexation renforcée des pensions de retraite en 2027 ».

 

🔴 La plus convaincue sur la question du financement, mercredi 12 novembre, était en fait Sandrine Runel, la rapporteuse socialiste du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS).
Selon elle, la question des moyens ne se pose plus, vu ce qui a été voté précédemment : « Le vote par l’Assemblée de la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) sur les revenus du capital dans la partie recettes du PLFSS rapportera 2,7 milliards d’euros. » Dès lors, selon elle, il n’y a pas de jeu de « dupes », car la mesure serait financée si le budget était voté en l’état.

 

 ⁇ ️ Mais là encore : est-ce une victoire réelle quand on sait que le programme du Nouveau Front populaire (NFP), sur lequel les député·es socialistes ont été élu·es il y a moins de dix-huit mois, demandait :

  • d’une part, « l’abrogation immédiatement des décrets d’application de la réforme d’Emmanuel Macron passant l’âge de départ à la retraite à 64 ans  » ;
  • et, d’autre part, « réaffirmer l’objectif commun du droit à la retraite à 60 ans » ?   Deux phrases très éloignées, sur le fond, de ce qui a été voté mercredi 12 novembre.

 

 ⁇ ️ (NDLR…la " suspension " de la réforme des retraites n’est qu’un gain minime aux yeux du grand public ; seule une minorité estime qu'il s’agit d’une victoire importante[6])

 

Les Français, le système de retraites et les divisons à gauche

 

🔴 Par ailleurs, cette menue concession obtenue par le PS succède à de lourdes défaites sur la fiscalité du grand capital.

  • Rappelons cette phrase  d’Olivier Faure en guise de menace de censure au gouvernement Lecornu : « Il faut taper sur les ultrariches et sur les superhéritages. » Ce qui n’a pas été le cas jusqu’ici.
  • La taxe Zucman et sa version « light » proposée par le PS ont été rejetées en bloc.
  • Et aucun impôt sur le patrimoine prenant en compte dans son champ les titres de sociétés possédées par des milliardaires n’a été voté jusqu’ici.

Autrement dit, les Bernard Arnault, Vincent Bolloré et consorts pourraient sortir quasiment indemnes du vote du budget 2026. Rien qui permette, à ce stade, au PS de sabler le champagne.

 

Pauline Graulle, Dan Israel et Mathias Thépot

 

Retraites : la victoire en trompe-l’oeil du PS...
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3 novembre 2025 1 03 /11 /novembre /2025 08:17
Jean-Luc Mélenchon : « Nous ne  sommes plus sur la défensive, ce  pays est à nous tous »

Budget, relations avec le Parti socialiste, « dégagisme » qui frappe toute autorité, hégémonie des thèmes de l’extrême droite dans le « bloc bourgeois »… Pour Mediapart, le fondateur de La France insoumise analyse la décomposition politique du pays et en appelle à une présidentielle anticipée.

Quand nous le rencontrons jeudi 30 octobre au siège de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon accuse le coup. Pour la première fois de son histoire, le parti de Marine Le Pen a fait adopter le matin même[0] un de ses textes à l’Assemblée nationale, avec les voix de la droite traditionnelle : une proposition de résolution pour dénoncer l’accord de 1968 avec l’Algérie.

Malgré la conjoncture, la bascule du débat public vers l’extrême droite et la fracturation de la gauche, le triple candidat à la présidentielle croit toutefois en la possibilité d’une refondation politique. Pour mettre fin au « chaos Macron », il plaide toujours pour une présidentielle anticipée : « C’est une course de vitesse pour nous face au Rassemblement national. Mais je suis optimiste. »

Face au moment qu’il définit comme « dégagiste », le leader de LFI estime que les Insoumis ont « gagné la confiance populaire » en maintenant leur stratégie, malgré les attaques[1]. Lui entend laisser aux autres les « intrigues politiciennes » pour développer son concept de « nouvelle France » : « Une façon de dire : nous ne sommes plus sur la défensive, ce pays est à nous tous », détaille-t-il.

 

 

Sources : Médiapart par Sarah Benhaïda, Mathieu Dejean et Ellen Salvi | mis à jour le 04/11/2025
- Mediapart :  Quelle lecture faites-vous du vote de la résolution du Rassemblement national (RN) dénonçant l’accord France-Algérie de 1968, grâce à ses alliés actifs de droite et tacites du centre ?
Jean-Luc Mélenchon : Ses auteurs m’inspirent un profond dégoût. Pour la France, le lien avec le Maghreb est un lien familial et culturel. La guerre sans fin avec l’Algérie est aussi une déchirure de notre peuple. Quelle tristesse ! Le racisme que tout cela contient, c’est avant tout une stratégie organisée pour diviser notre peuple. Il s’agit d’empêcher une majorité sociologique de devenir une majorité politique en « essentialisant » sa diversité.

 

Le vote montre combien la droite traditionnelle est assujettie au RN. C’est devenu un groupuscule, idéologiquement tétanisé, incapable de proposer à notre pays un nouveau projet tiré de son travail. Elle s’est donc vouée à épouser les thèmes du RN, dont le récit est désormais hégémonique dans le bloc bourgeois. La droite traditionnelle espère sauver comme ça les débris de ses appareils politiques. Mais comme le bloc libéral s’effondre, le RN a les mains libres. Son objectif n’est pas d’unir les droites, mais de les absorber.

 


- Mediapart : Comment lutter contre ce mouvement ?
Jean-Luc Mélenchon : En étant plus puissants qu’eux donc en menant la bataille, en ne reculant jamais, en essayant sans arrêt d’impliquer le plus grand nombre par l’éducation populaire. Les Insoumis ne sont pas une avant-garde révolutionnaire, mais un mouvement d’éducation populaire politique. Il faut éduquer tout le temps, par l’exemple, le discours, la lutte. Être englobants, insoumis, positifs.

 


- Mediapart : Jeudi, à l’Assemblée, toute la gauche a été qualifiée de « parti de l’étranger », « parti de l’Algérie ». D’ordinaire, c’est LFI qui a droit à ce genre de qualificatifs… Comment réagissez-vous ?
Jean-Luc Mélenchon : J’ai du mal à en parler parce que je ne veux pas donner prise à l’idée de régler des comptes personnels. Mais c’est odieux. On l’a déjà vu au moment des révoltes urbaines[2]. On m’a reproché à grands cris de ne pas appeler au calme. Les Insoumis appelaient à la justice. Sinon ? Le calme dans l’injustice ?

 

Pour beaucoup, la parole des Insoumis a une autorité morale. Donc elle est attendue par des milliers de jeunes esprits. À eux et aux autres, LFI montre la sortie par le haut de la situation de violence : la justice et l’abrogation de la loi « permis de tuer[3] ». On refuse le rôle de chien de garde de la bonne société qui a peur du peuple.

 

🚩 On fera avec ceux qui veulent tenir parole.

 

La gauche politicienne ne se rend même pas compte de la responsabilité qu’elle a prise en aidant la droite et ses médias à nous ostraciser. Droite et extrême droite avaient intérêt à déplacer la ligne de démarcation républicaine entre la gauche traditionnelle et nous, les Insoumis, pour pouvoir faire sa jonction avec le RN. Tout est devenu plus difficile. Non seulement nous devons porter le programme pour convaincre les gens, mais aussi réparer la démoralisation due aux tactiques honteuses de nos ex-partenaires et à leur dénigrements.

 

Pour gagner ceux qui ne votaient plus, il faut mériter la confiance populaire au contact du terrain. Nous faisons largement notre part. Les autres passent leur temps à des intrigues politiciennes. Ils ne respectent ni le programme signé ni les accords électoraux.

 

Et voici Carole Delga [la présidente socialiste du conseil régional d’Occitanie – ndlr] dans une partielle [une législative organisée en septembre dans la 5ᵉ circonscription des Français de l’étranger – ndlr] refusant même le vote de deuxième tour à gauche si c’est LFI ! Que faut-il faire pour leur plaire :

  • Déchirer le programme ?
  • Dire que la police ne tue pas ?
  • Proposer des coupes budgétaires comme eux et des combines avec Macron ?


- Mediapart : Mais la gauche peut-elle l’emporter aux prochaines échéances électorales si elle est désunie ?
Jean-Luc Mélenchon : Ce sera plus difficile, sans aucun doute. Mais seule l’union sur un programme de rupture écologique et sociale peut gagner ! À preuve, notre score de 2022, notre victoire de 2024 et tous les exemples à l’étranger. Nous avons fait une offre de fédération. Nous sommes des partenaires exigeants mais loyaux et constants. Certes, l’ancienne gauche rejette le programme partagé après avoir bien profité des candidatures communes. Mais on fera avec ceux qui veulent tenir parole.

 

🔴 Cela vaut pour toutes les élections. Pour la présidentielle, « la gauche » n’a été unie que deux fois : 1965 et 1974. En 2022, il nous a manqué 420 000 voix pour le deuxième tour. Il nous faut donc les gagner. On y travaille. Le deuxième tour suivant sera alors un autre monde politique.

🔴 La réalité, c’est la tripartition du champ politique. Pour gagner, nous avons besoin de plus d’un million de voix supplémentaires dans la jeunesse et les quartiers populaires abstentionnistes. Là se trouvent plusieurs millions de désorientés et de dégoûtés contre la caste politico-médiatique. Un dégagisme croissant les anime et il s’agit d’en faire une force politique positive tournée vers un nouvel idéal écologique et social : la VIe République.

 

Nous avons gagné du terrain. Nous sommes sérieux, constants, disciplinés, nos élus sont bosseurs, nous ne sommes pas dévorés par la lutte des ego. Dans les moments difficiles, sous les coups les plus durs, les menaces de mort, les insultes, tous les médias contre nous, nos alliés nous abandonnant, nous avons tenu bon. Alors les Insoumis ont gagné la confiance populaire.

 


- Mediapart : Pensez-vous que le précédent des législatives partielles divisées et sans report de vos alliés à gauche peut se reproduire ?
Jean-Luc Mélenchon : Nous verrons bien. Il est possible que les socialistes fassent ce choix. À Paris et dans d’autres villes, ils ne veulent d’Insoumis ni au premier ni au deuxième tour. Pourtant, en 2022, à notre initiative, c’est la première fois de l’histoire de la gauche qu’il y a eu des candidatures uniques au premier tour des législatives. On est allé chercher le PS, qui avait réuni 1,75 % des voix à la présidentielle de 2022.

 

Comme ils avaient touché le fond sur leur ligne sociale-libérale, on s’est dit : ils sont ralliés à la ligne de rupture. Donc c’est la fin de l’ère de la compétition, l’ère de l’émulation commence. J’ai même proposé qu’on fasse un groupe unique à l’Assemblée. Heureusement qu’ils ont dit non !

 


- Mediapart : Les quartiers populaires se sont mobilisés pour vous en 2022, puis en faveur du Nouveau Front populaire (NFP) en 2024. Pensez-vous qu’ils vont à nouveau faire cet effort alors que le résultat du vote de 2024 a été méprisé ?
Jean-Luc Mélenchon : Oui, je le pense. Mais commençons par dire que c’est notre vocation de représenter les milieux populaires. On nous accuse de clientélisme, mais alors les mouvements socialiste et communiste ont fait du clientélisme depuis un siècle ! Oui, nous voulons représenter les prolétaires, les ubérisés, les filles qui ont fait des études et sont méprisées, les garçons qui sont paumés et veulent s’en sortir. C’est le peuple français. Mais ce n’est pas seulement celui du passé. La nouvelle France y est en nombre.

 

🚩 Il ne suffira pas de dire : “ Vous avez vu ? La gauche est unie. ” Les gens sont beaucoup plus exigeants que cela !

 

Dans les familles qui viennent des pays qui ont été colonisés, on en est à la deuxième ou troisième génération française. Et tous ces gens ont une culture politique faite de luttes de libération et contre le colonialisme. Ils ont une conscience politique. Ils calculent, réfléchissent. Leur culture familiale est politisée. Voilà pourquoi ils reviendront. Parce qu’ils comprennent tout. Et qu’ils ne se laissent plus instrumentaliser par la vieille gauche qui les a manipulés.

 

Ils ont bien vu le danger en 2024. À ce moment-là, bien des gens m’ont dit : « Nous, on va s’en aller parce que c’est trop dangereux pour nos enfants. » Pour moi, c’est un crève-cœur terrible d’entendre ça. Qui sont les vrais républicains français ? Nous ! Pas nos adversaires qui les menacent. C’est une bataille. Il ne suffira pas de dire : « Vous avez vu ? La gauche est unie. » Les gens sont beaucoup plus exigeants que cela !

 


- Mediapart : Depuis les européennes de 2024, vous avez conçu le concept de « nouvelle France ». Pensez-vous que ce contre-récit soit plus efficace dans la lutte contre l’extrême droite que la logique de dénonciation ?
Jean-Luc Mélenchon : Un contre-récit ? Pourquoi pas, on est en phase d’élaboration. L’intuition est venue en 2024 qu’une idée était mûre désormais. La première fois, c’était sur un parking où il y avait un meeting, à Évry en Essonne, où je me trouvais avec Antoine Léaument et Farida Amrani, députés insoumis du département. Antoine a dit ceci : « Il y en a marre des fascistes qui disent : “ On est chez nous ”, parce que nous, ici, on est chez nous. » Gros applaudissements.

  • Et Antoine continue : « Parce que nous, on est nés ici. » Applaudissements.
  • Et puis il se met à crier : « On est chez nous ! » Et à ce moment-là, tout le monde se met à crier : « On est chez nous ! » D’habitude, c’est un slogan facho. Mais là, tout d’un coup, cela prenait un sens républicain pour une assemblée bigarrée et racisée. Voilà le peuple français, le peuple républicain.

J’ai fait toute la campagne ensuite de 2024 sur ce thème, la « nouvelle France », partout où je suis passé. « Quand je suis né, une personne sur dix avait un grand-parent étranger. C’est un sur trois aujourd’hui », et j’ai commencé à dire : « Nous sommes la nouvelle France. »

 

 ⁇ ️ La nouvelle France, c’est sa composition sociale, c’est son nombre, c’est le fait qu’elle est massivement instruite, connectée et urbanisée, même en milieu rural… Positive, tournée vers le futur. Un autre récit est possible. On ne demande plus la faveur d’être acceptés. On s’approprie nos droits.

 ⁇ ️ Ici arrive aussi la question féministe. C’est en quelque sorte une bombe dans la bombe. Nous en sommes à la première ou deuxième génération de femmes qui pensent en dehors des concepts qui étaient majoritaires avant des libertés aussi importantes que l’accès à la contraception, à l’IVG, et toutes les questions qui faisaient d’une aptitude biologique un destin social. Au total, ce n’est plus seulement une question de refus des discriminations. C’est une appropriation du futur.

 ⁇ ️ Le concept de nouvelle France est une façon de dire : nous ne sommes plus sur la défensive, ce pays est à nous tous. C’est donc aussi la bataille contre le sexisme et le retour du virilisme. Et contre le racisme. C’est un changement complet de la matrice. La phase où nous étions au fond de la tranchée est terminée, cette fois-ci, c’est nous qui sommes à l’offensive. Et ça englobe le déploiement de la France des nouvelles frontières : mer, espace, numérique et culture.

 


- Mediapart : On a assisté ces dernières semaines, au moment de la condamnation puis de l’incarcération de Nicolas Sarkozy, à une bascule du débat public[4], avec des prises de parole dans tous les sens, des remises en question de l’État de droit, une forme de trumpisation des discours… Est-ce que ce climat général vous inquiète ? Que reflète-t-il, selon vous ?
Jean-Luc Mélenchon : Oui, cela m’inquiète. Mais il faut voir le fond de tout cela. C’est une expression du dégagisme actuel. Tout ce qui constitue l’ordre établi est mis en cause. Tout et dans tous les sens. D’où l’importance d’ouvrir une issue politique globale positive. Un processus très profond travaille la société partout depuis des années. La France est dans la phase du dégagisme ouvert, inaugurée par les Gilets jaunes. Réponse ? Macron organise un débat public, puis en met le rapport aux archives ! Rien de plus !

 

🚩 Dans toute cette période, personne ne s’est interrogé sur le rôle de la prison. […] Ce régime est barbare, il ne règle rien, pour personne.

 

Depuis, le Gilet jaune est un fantôme qui hante la société politique française. Le dégagisme sans réponse frappe Emmanuel Macron lui-même à son tour. Notre succès en est une autre expression. LFI, qui travaille à faire partir Macron, a plus de monde dans ses rangs que jamais : il y a plus de 110 000 inscrits dans un groupe d’action et plus de 450 000 dans la liste de soutiens.

 


- Mediapart : C’est votre interprétation des discours entendus ces dernières semaines ?
Jean-Luc Mélenchon : C’était un tel flot contradictoire ! Voilà pourquoi je me suis mis en retrait sur Sarkozy. J’avais expliqué, au moment de la condamnation de Marine Le Pen[5], qu’une justice sans appel n’est plus une justice. Aussitôt, on a dit que je m’entendais avec elle ! Mais j’avais tort en partie. Car il y a des cas où l’exécution provisoire est une nécessité absolue, quand un prévenu met les autres en danger.

 

Mais je n’ai pas aimé non plus l’ambiance d’hallali des dernières semaines. Pour moi, la justice n’est pas la vengeance. Et d’un autre côté, je n’ai pas non plus aimé les discours des autres en mode : « La prison, ce n’est pas pour nous. »

 

Dans toute cette période, personne ne s’est interrogé sur le rôle de la prison. Ugo Bernalicis et Danièle Obono ont décidé de se rendre à la Santé pour parler des 190 % d’occupation. Ce régime est barbare, il ne règle rien, pour personne. Mais on le leur a reproché !

 

- Mediapart : Une taxe sur les multinationales, une autre sur les « superdividendes »… Les amendements portés par LFI et adoptés à l’Assemblée ces derniers jours ont créé un vent de panique dans le camp présidentiel. Cette semaine a-t-elle marqué la fin du pas de deux entre le PS et les macronistes ?
Jean-Luc Mélenchon : C’est la deuxième fois que nous faisons adopter des éléments centraux du contre-budget insoumis à l’Assemblée sans y avoir la majorité. Nous faisons la preuve que notre vision du parlementarisme a une réalité constructive : l’an passé, nous avions déjà dégagé 26 milliards avec l’impôt sur les multinationales comme aujourd’hui. Mais aussi 12 milliards avec celui sur les superprofits et 13 milliards avec la taxe Zucman intégrale. C’est une goutte d’eau encore dans les fortunes accumulées.

 

Aujourd’hui, nous arrivons à une caricature de la politique de l’offre soutenue par tous les libéraux, de Faure à Attal. Elle se limite à un exercice comptable. Le centre veut 40 milliards d’économies. Comment ? Par des coupes budgétaires. Le Rassemblement national, 60 milliards. Et les sociaux-démocrates du PS, 20 milliards. Les trois sont sur une ligne comptable : des coupes pour seul projet.

 

Le pacte entre socialistes et macronistes a été préparé par un discours opposant notre « tout le programme, rien que le programme » en 2024 et la méthode dite du « compromis ». Mais nous ne sommes pas à l’Assemblée pour « nous entendre » ! Nous y sommes pour prendre des décisions, après avoir été élus avec mandat sur un programme clairement énoncé. On propose, on vote, et on applique la décision prise. Mais Lecornu va-t-il respecter le vote acquis par la taxe sur les multinationales ?

 

 

- Mediapart : Vous parlez de budget réduit à un « exercice comptable ». Les débats se cristallisent autour de la question de la dette et de la nécessité d’avoir un budget à l’équilibre. Ne faudrait-il pas abandonner cette vision comptable pour proposer un autre modèle économique ?
Jean-Luc Mélenchon : La France est victime d’une méthode absurde : la financiarisation de la dette des États et des agences de notation rendues juges des nations. Depuis, la peur de la dette fournit un argument d’affolement. Or, la dette n’est une catastrophe que si on aggrave la situation par des coupes budgétaires. Car alors on tue la croissance, et donc les recettes fiscales pour le budget suivant. Et son déficit est mécaniquement accru.

 

Nous pensons qu’il faut augmenter les recettes car la priorité, c’est que le pays puisse investir. S’il dépense, la machine se relancera. Avec plus de production, il y aura plus de recettes fiscales et donc moins de déficit. Avec notre méthode, et nos recettes nouvelles, on gagne deux points de PIB en 2026, on réduit le déficit de 27 milliards et on baisse le chômage d’un point.

 

🚩 En un an, on peut remettre d’aplomb les comptes de la Sécurité sociale, qui est le cœur de notre contre-modèle.

 

Certes, personne ne peut relancer l’économie d’un pays dans le sens diamétralement opposé à celui du monde entier en l’espace d’un mandat présidentiel ! Mais il faut planifier et agir vite. En un an, on peut remettre d’aplomb les comptes de la Sécurité sociale, qui est le cœur de notre contre-modèle. Et révolutionner par extension bien d’autres sujets.

 

Actuellement, les économies envisagées dans le domaine de la santé se limitent à des coupes budgétaires. Personne n’annonce de lutte pour combattre l’épidémie de diabète, les maladies cardiovasculaires, le nombre de morts au travail – deux par jour –, la flambée des cancers, les nitrites dans l’alimentation… et par ce biais, de faire des économies. Car ces malheurs évitables coûtent des milliards.

 

Le début du changement de régime économique, c’est la fin du système de la maltraitance écologique et sociale des populations. Il faut changer de paradigme. Notre ligne d’action, c’est la relance écologique et sociale, la politique du carnet de commandes plein et de la visibilité économique planifiée.

 

 

- Mediapart : La taxe Zucman, dont le PS avait fait un « casus belli », a été rejetée vendredi par l’Assemblée…
Jean-Luc Mélenchon : Le sursis accordé par le PS à Sébastien Lecornu au prix de la fracturation de la gauche tourne une fois de plus au ridicule du PS, et permet encore le sauvetage de Macron. Il a révélé l’extrême amateurisme du PS dans la négociation sur les sujets techniques les plus élémentaires.

 

La taxe Zucman, la suspension de la réforme des retraites, le prétendu impôt sur la fortune, tout a tourné à la farce. Seule une élection présidentielle anticipée ramènera la dignité du débat, le sérieux des choix et permettra une refondation politique du pays. Comment imaginer prolonger encore deux ans cette agonie politique ?

 

 

- Mediapart : Le groupe parlementaire LFI a déposé cette semaine une proposition de loi pour abroger un projet de loi du gouvernement qui va restreindre les découverts bancaires des particuliers à partir de novembre 2026, conformément à une directive européenne. Pourquoi ce texte est-il inacceptable, selon vous ?
Jean-Luc Mélenchon : Macron a détourné une directive européenne pour assimiler les découverts bancaires à des crédits à la consommation. Cela n’a rien à voir. Onze millions de Français seront pris à la gorge chaque mois. Clémence Guetté lance une pétition officielle sur le site de l’Assemblée pour obtenir l’abrogation[6].

 

Le système redoute une nouvelle crise des subprimes. La dette privée est plus importante et dangereuse que la dette publique. Le risque d’effondrement revient, comme en 2008. La crise était partie du divorce d’un Américain qui ne pouvait plus payer la traite de sa maison. Aujourd’hui, entre les cryptomonnaies, la bulle financière sur l’IA, l’explosion des cours boursiers sans aucun rapport avec l’activité réelle, et la titrisation des dettes des entreprises, nous nous dirigeons vers une explosion pire que celle de 2008.

 

 

- Mediapart : À 17 000 kilomètres de Paris, en Kanaky-Nouvelle-Calédonie[7], une autre mobilisation se réveille pour contrer les nouvelles tentatives de passage en force sur ce dossier. Un nouveau soulèvement est-il possible ?
Jean-Luc Mélenchon : C’est presque une certitude. Les conditions économiques, culturelles et sociales sont pires qu’en 2024. Face à des personnes qui n’ont plus aucune perspective, aucun espoir, autour de qui tout est détruit, l’État français répond : « On ne reconstruira pas tant que vous ne vous tenez pas tranquille. » C’est la vieille logique coloniale. La paix d’abord et ensuite, nous verrons pour les droits. Ça n’a jamais marché.

 

Le peuple français a reconnu qu’en Nouvelle-Calédonie un peuple colonisait l’autre. Alors aucune solution n’est possible sans l’accord des Kanak. Si le FLNKS [Front de libération nationale kanak et socialiste – ndlr] vous dit non, alors c’est non. Ce n’est pas aux Kanak de justifier pourquoi ils ne sont pas d’accord. Donc, il faut trouver autre chose. Mais pas repousser de force les élections. Concrètement, ça veut dire qu’il faut discuter sans trêve ni pause, tout le temps.

 

🚩 L’éjection de Valls du gouvernement dit que Macron va de nouveau passer en force en Kanaky-Nouvelle-Calédonie.

 

Manuel Valls, ce n’est pas ma tasse de thé, mais il connaît le dossier. C’est un rocardien. Il a été aussi loin qu’il pouvait et il a convaincu les indépendantistes de « l’indépendance-association[8] ». Du point de vue des Kanak, c’est un signal fort. L’éjection de Valls du gouvernement dit que Macron va de nouveau passer en force.

 

C’est lui le grand coupable de tout ce gâchis. Et c’est lui qui continue avec la même méthode, assisté de Sébastien Lecornu, qui partage sa brutalité. N’est-ce pas lui qui avait envoyé le Raid en Guadeloupe au moment des révoltes de 2021 ? Les chefs macronistes sont des violents, de plus en plus isolés, et ils montrent dans les situations difficiles un sentiment de toute-puissance très puéril.

 

 

- Mediapart : Ce qui repose la question du régime de la Cinquième…
Jean-Luc Mélenchon : Bien sûr. Cette crise est inéluctable. Emmanuel Macron, avec une désinvolture active, met le feu à tous les endroits délicats dont la plupart des hommes d’État veulent éviter qu’ils s’embrasent en même temps. Nous allons avoir une crise nationale, à partir de la Kanaky, de la Corse et des Caraïbes. Avec ça, une crise sociale et sanitaire avec la dévastation de la Sécurité sociale, et une crise économique, vu l’état dans lequel Macron a mis le pays.

 

Tout cela fusionne en un processus unique dans lequel des masses de gens deviennent dégagistes faute de confiance envers toute autorité. C’est une course de vitesse pour nous face au RN. Mais je suis optimiste. Car même les dominants du pays comprennent que tout ça va trop loin et que ce n’est pas La France insoumise qui est responsable de « la bordélisation », au contraire. On a dit que j’étais l’ingénieur du chaos, juste parce que nous appliquons une stratégie qui se traduit par des victoires électorales et parlementaires. C’est Macron le chaos. Qui d’autre en Europe a refusé de reconnaître le résultat d’élections législatives ?

 

Nous sommes la solution au chaos en demandant son départ et avec notre offre de VIe République. Même à droite, il y a des gens raisonnables qui en parlent. Il y a ceux pour qui il ne faut pas toucher au président de la République et donc aux institutions… mais justement, pour la stabilité de la démocratie, il faut vite mettre cet homme hors d’état de nuire, car il va tout détruire dans la pagaille. Tout le monde voit qu’il fait n’importe quoi au service des ultrariches. Mieux vaudrait que le changement de République se fasse dans la paix civile et par un processus démocratique.

 

Sarah Benhaïda, Mathieu Dejean et Ellen Salvi

 

 

🔴🔴🔴🔴🔴🔴🔴🔴🔴🔴🔴🔴

 

 

- Tiens au fait : quel est ce nouveau peuple dont parle Mélenchon ?

Plongez au cœur des réflexions stratégiques de la gauche avec Julien Talpin, chercheur et coordinateur du livre de l'Institut La Boétie, " Nouveau peuple, la Nouvelle Gauche ".

  • Ce débat, enregistré à Toulouse, aborde la question centrale de l'unification des classes populaires hétérogènes face à la désindustrialisation et à la précarité. Comment transformer des "classes populaires au pluriel" en un "peuple" uni et conscient de ses intérêts communs ? La réponse passe par la lutte collective (Gilets Jaunes, mobilisations sociales) et le travail d'organisation.
  • L'analyse se concentre ensuite sur le tournant programmatique et politique de La France insoumise (LFI) ces sept dernières années. Un tournant marqué par la centralité de l'antiracisme, de la lutte contre les violences policières, et de l'islamophobie. La présence de LFI sur des mobilisations comme la marche contre l'islamophobie de 2019, les révoltes après la mort de Nahel, et la situation à Gaza, marque une rupture avec l'ancienne gauche qui avait invisibilisé les questions raciales.

 

Le succès électoral de LFI dans les quartiers populaires (69% pour Mélenchon en 2022) prouve la pertinence de cette approche.

 

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9 octobre 2025 4 09 /10 /octobre /2025 13:01
Quand les patrons rêvent de l’union des droites

Le patronat passe-t-il à l’extrême droite[0] ?

 

 

Après lui avoir accordé un soutien inconditionnel, le monde patronal a définitivement tourné le dos à Emmanuel Macron. Au-delà de l’instabilité politique et institutionnelle, il lui reproche d’avoir permis de relancer le débat sur la politique de l’offre. Il prône un rapprochement rapide entre le RN et le reste de la droite pour diriger le pays.

 

 

Sources : Médiapart | mis à jour le 24/11/2025

-  Macron était leur candidat.
Celui dans lequel ils avaient placé tous les espoirs dès 2016, qui allait enfin faire « les réformes nécessaires » à la France. Certains d’entre eux avaient même participé personnellement au financement de sa campagne. Désormais, ils lui ont tous tourné le dos. L’enthousiasme et l’élan qu’Emmanuel Macron avait suscités à ses débuts se sont transformés en un ressentiment et un rejet tenaces à l’égard du président de la République.

 

Figurant autrefois parmi les plus fidèles soutiens d’Emmanuel Macron, Alain Minc a résumé publiquement le sentiment général du monde des affaires : « Emmanuel Macron est le plus plus mauvais président de la Ve République.[1] » En privé, les jugements se font encore plus durs. « Macron ? Un irresponsable », tranche un patron de grand groupe. « Il n’y a rien à attendre de lui. Il est en dessous de tout », poursuit un autre, qui lui reproche le « chaos qu’il a créé ».

 

La rupture était déjà en germes après l’annonce de la dissolution de juin 2024. « Une décision inexplicable, totalement déconnectée. » Sortant de sa réserve, Bernard Arnault, le patron de LVMH érigé en statue du commandeur du monde des affaires, avait alors critiqué vivement le coup de poker du président, allant jusqu’à lui reprocher de ne l’avoir pas informé avant de prendre une telle décision. La nomination de Michel Barnier à Matignon avait un peu calmé leurs craintes : la gauche n’accédait pas au pouvoir. Tous les dangers de voir remettre en cause la politique de l’offre menée au cours des huit dernières années étaient écartés.

 

Sa chute puis le « calamiteux » gouvernement de François Bayrou avaient ravivé l’énervement. La confiance demandée par Bayrou, avec l’accord d’Emmanuel Macron, et qui a provoqué sa démission – « une faute inexcusable » –, a marqué la rupture définitive. « Depuis, ils ne veulent plus entendre parler de Macron. Ils le haïssent », constate un conseiller de plusieurs patrons du CAC 40.

 

 

-  L’intolérable débat sur la politique de l’offre
Le monde des affaires a mille reproches à faire à Emmanuel Macron : « son irresponsabilité », le fait de « nourrir une instabilité politique et institutionnelle alors que l’économie est en train de caler », de « renforcer l’inquiétude dans le pays ». Pourtant, il y en a un qui écrase tous les autres, c’est la façon dont il a laissé mener le débat sur le déficit et l’endettement, ranimant des questionnements sur la politique de l’offre.

 

D’un coup, les possibles remises en cause des « acquis » obtenus par le patronat durant ses mandats ont paru possibles. Les questions sur le partage de la valeur, le pouvoir d’achat et l’équité fiscale ont surgi de partout, obtenant un soutien massif de l’opinion. Alors que depuis plus de trente ans, le monde des affaires tenait l’agenda économique, il a soudain mesuré qu’il était en train de perdre la main. « On a perdu le narratif économique », reconnaît un conseiller patronal. Et cela, pour le patronat, c’est impardonnable.

 

À les entendre, cette perte ne leur incombe pas, même si beaucoup considèrent que Patrick Martin, le patron du Medef, est « trop faible », « trop mou ». Elle incombe à Emmanuel Macron lui-même, qui « n’a pas su tenir ses troupes », qui n’est pas intervenu « pour cadrer le débat ». « Par calcul personnel, il a laissé Bayrou s’enfoncer. Il ne s’est pas soucié du reste. L’économie, les entreprises, il n’en a rien à foutre », s’énerve un patron.

 

Notes :

[0Le patronat passe-t-il à l’extrême droite ?

[1] Alain Minc : " Emmanuel Macron est le pire président de la Ve et j’ose espérer qu’il n’en est pas le fossoyeur "

 

Pour en savoir plus :

Chez Les Républicains, l’idée d’une alliance avec le RN fait son chemin

- Votes avec la droite et les Macronistes, pro-patronat, lobbies… StreetPress analyse le RN à l’Assemblée

- ReSPUBLICA : Vers l’union de toutes les droites ?

- Au Parlement européen, l’alliance droite-extrême droite force les autres groupes à réviser leurs stratégies

 

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18 septembre 2025 4 18 /09 /septembre /2025 07:23
Du FN au RN : le parti des donneurs de leçons... est devenu celui des plus condamné.es de France !

Le RN ne se contente pas d'être une arnaque politique économique et sociale (la démonstration en est faite ICI)...

 

Le RN est dans la dérive croissante.... La condamnation de Marine Le Pen en 2025 a provoqué une déferlante de menaces de mort contre les juges siégeant à son procès[0]... confirmant que le RN est bien le parti des « brebis galeuses » – comme l’avait minimisé Jordan Bardella le 3 juillet 2024[0bis]

 

Juillet 2025 : Le RN et ses alliés menacés par une nouvelle affaire de détournements financiers au Parlement européen[54]

 

 

Selon Mme Marine Le Pen, Mr Jordan Bardella et autres Cadres actuels, le FN/RN est IRREPROCHABLE depuis leurs créations !...
Selon elles ou eux, je cite, " notre FN/RN, il n'y PAS PLUS HONNETE que nous comme parti politique Français " !...
Voici la liste non-exhaustive des condamnations de membres du Front National et du assemblement national. Cette liste a été réalisée en effectuant des recherches sur internet  et grâce au travail de certains internautes, Il est possible que certains jugements aient évolués sans qu’ils n’en soient trouvés la trace.

 

Du FN au RN : le parti des donneurs de leçons... est devenu celui des plus condamné.es de France !

Sources : Eric Durand | mis à jour le 09/03/2026
- Voici ci-dessous la liste judiciaire de toutes les poursuites à l'égard du FN et ensuite à l'égard du RN (même si ça été un peu plus " calme " !...).
Je n'ai rien inventé, chacun d'entre nous peut accéder à toutes ces informations !... si j'avais Mr Bardella et Mme Le Pen en face de moi, je poserais qu'une seule question !... C'est quoi pour vous un parti politique irréprochable ?...

 

🔴 Liste des condamnations effectives :

 ⁇ ️ Le Front National 1992-1996 : condamné pour avoir vendu une investiture ;

 ⁇ ️ Robert Lagier, Mario d’Ambrosio et Pierre Giglio 1995 : trois colleurs d’affiches du Front National ont été condamnés pour le meurtre d’Ibrahim Ali-Abdallah[6] ;
 ⁇ ️ Le Front National 2002 : condamné pour avoir utilisé de manière dévalorisante l’image d’une personne ; condamné pour avoir utilisé sur son site les clichés protégés de l’AFP[2] ;

 ⁇ ️ Le Front National 2008 : condamné pour avoir utilisé sans autorisation, en la détournant, la célèbre photo du « Che au béret et à l’étoile »[3] ;
 ⁇ ️ Le Front National 2007-2013 : condamné à rembourser plus de 6,3 millions d’euros de dettes majorées de près de 600 000 € d’intérêts à Fernand Le Rachinel[4].
 ⁇ ️ Le Front National 2009 : condamné à détruire ses tracts[1] ;

 ⁇ ️ 2009 : quatre membres du Front National, dont les noms n’ont pas été révélés, ont été condamnés pour coups et blessures après avoir attaqué un homme noir une fois le repas patriotique organisé par le FN terminé ;
 ⁇ ️ Le Front National 2010 : condamné à retirer ses affiches litigieuses[5] ;
 ⁇ ️ Alexandre Gabriac, 2007 : mis en examen pour ses liens étroits avec un commando d’extrême-droite ayant tenté de cambrioler un stand de tir à Saint-Andéol-le-Château, dont l’aventure s’est terminée par le meurtre du Gendarme ; 

 ⁇ ️ Ambrosse, 2009 : condamné pour apologie de crime contre l’humanité, injures à caractère raciste et violences volontaires ayant entraîné une incapacité de travail supérieure à 8 jours ;
 ⁇ ️ Alexandre Simonnot, 2006-2010 : condamné pour avoir détruit un préservatif géant à l’occasion de la journée mondiale contre le Sida[7] ;
 ⁇ ️ Antoinette Martinet, 1997 à 1998 : conseillère municipal FN à Maisons-Laffite, reconnue coupable de provocation à la haine, la violence et la discrimination (1 mois de prison avec sursis, 30 000 francs de dommages et intérêts, et 5 ans d’interdictions de droits civiques)[8].
 ⁇ ️ Claude Jaffres, 1997 : conseiller régional FN, reconnu coupable d’abus d’autorité et usurpation de fonction (1 an d’emprisonnement avec sursis, 2 ans de privation de ses droits civiques, civils et familiaux). Il s’est fait passer pour un policier avec 3 membre du DSP et a contrôlé des jeunes gens lors du congrès du FN à Strasbourg[9] ;
 ⁇ ️ Bruno Gollnisch, 2004-2007 : condamné en première instance et par le Conseil d’État pour contestation de l’existence de crime contre l’humanité (négationnisme), la Cour de Cassation va pourtant casser sans renvoi l’arrêt de la cour d’appel ;

 ⁇ ️ Bruno Gollnisch, 2008-2011 : condamné pour incitation à la haine raciale, le Parlement européen lève son immunité[10] ;

 ⁇ ️ Alexandre Gabriac : jeune candidat du FN dans le canton de Grenoble, mimant le salut nazi[10bis], chef des Jeunesses nationalistes, sera écroué durant deux mois pour avoir organisé une manifestation interdite à Paris en 2012[10ter] ;

 ⁇ ️ Bruno Gollnisch, 2025 : condamné, dans l'affaire des Attachés Parlementaires et complicité de détournements de fonds Européens (4 500 000€)[11] ; 
 ⁇ ️ Bruno Mégret (Fondateur du MNR et membre du FN), 1998 : ancien délégué général du FN, condamné pour avoir tenu des propos sur l’inégalité des races[12] ;

 ⁇ ️ Bruno Mégret et Catherine Mégret, 2002-2007 : condamnés pour détournement de fonds publics, après avoir envoyé aux frais de la commune de Vitrolles plusieurs milliers de lettres appelant à parrainer sa candidature pour l’élection présidentielle[13] ;
 ⁇ ️ Catherine Mégret, 1998-2001 : et sa Mairie de Vitrolles furent condamnés pour discrimination et incitation à la discrimination[14] ;

 ⁇ ️ Cédric Bégin,1999-2002 : condamné pour détention sans autorisation de munitions et d’armes, condamné pour incitation à la haine raciale[15] ;
 ⁇ ️ 
Christophe Klein,1999-2002 : condamné pour provocation à la discrimination raciale[15] ;
 ⁇ ️ 
Claude Jaffrès,1997 : condamné pour abus d’autorité et usurpation de fonction[16] ;
 ⁇ ️ 
Daniel Simonpieri (FN puis UMP), 2011 : condamné pour favoritisme, fausses factures et emploi fictif. Condamné pour harcèlement moral[19].
 ⁇ ️ 
Denis Monteillet,1995 : candidat FN aux municipales condamné pour avoir inscrit plusieurs personnes de son voisinage sur la liste présentée par son parti au municipales sans les avoir prévenues. Le Conseil d’Etat a annulé les élections des conseillers municipaux FN pour « liste irrégulière »[16] ;
 ⁇ ️ 
Emilien Bonnal,1985 : ex-candidat FN aux cantonales et municipales, a été reconnu coupable de meurtre, alors qu’il collait des affiches pour le FN, pour avoir tué Abdallah Moktari, 23 ans qui l’avait insulté,  et est condamné à 8 ans de prison[20] ;
 ⁇ ️ 
Francis Watez,1995 : avocat et conseiller municipal FN, condamné pour incitation à la discrimination raciale pour avoir collé des affiches proclamant : « Musulmans, Barbaresques, Algériens, terroristes ou non, tous dehors » et « Refuser l’intégration de ces sauvages est un devoir national ». (2 ans d’inéligibilité et 50 000 F d’amende)[38] ;
 ⁇ ️ 
François Nicolas-Schmitt, 1997 : condamné pour détournement de fonds[16] ;
 ⁇ ️ 
Gilles Lacroix,1997-1997 : condamné pour complicité de violence en réunion, avec arme et préméditation et pour complicité de destruction de biens ;
 ⁇ ️ 
Georges Theil, 2001 : condamné pour contestation de crimes contre l’Humanité. 2004-2006, et de nouveau condamné pour contestation de crimes contre l’humanité[21] ;
 ⁇ ️ 
Jacky Codvelle, 1990 : tête de liste FN aux municipales de 1989, condamné pour avoir mis le feu à la voiture du député du Rhône et maire PS de la ville, Jean Jacques Queyranne pour fêter le 14 juillet[38] ;
 ⁇ ️ 
Jacques Bompard, 2008-2010 : maire d’Orange, condamné à 5 ans d’inéligibilité pour prise illégale d’intérêt[18] ;
 ⁇ ️ 
Jacques Coutela, 2011 : mis en examen pour incitation à la haine raciale suite à son apologie d’Anders Behring Breivik, auteur des attentats d’Oslo[22] ;
 ⁇ ️ 
Jean Holtzer, 1990 : ex-candidat FN aux cantonales a été reconnu coupable de vol à main armé pour avoir braqué une banque (8 ans fermes). Cet ancien avocat général avait un jour réclamé la peine de mort pour une histoire identique[23] ;
 ⁇ ️ 
Jean-Claude Poulet, 1992 : avocat et conseiller municipal FN, condamné pour avoir battu sa femme pendant quinze ans pour « la stimuler au travail… Il fallait que je la stimule assez fréquemment »[38] ;
 ⁇ ️ 
Jean-Marc Maurice : 2004 à 2009- 2010 à 2011, 6 condamnations. Condamné pour outrage à agent dépositaire de l’autorité publique, vol, escroquerie, banqueroute, travail dissimulé et non déclaré, abus de bien sociaux[24] ;
 ⁇ ️ 
Jean-Marie Le Chevallier : condamné pour subornation de témoin dans l’affaire du meurtre de son directeur de cabinet[25] ;
 ⁇ ️ 
Jean-Yves Douissard,1999-2002 : condamné pour incitation à la haine raciale[15] ;

 ⁇ ️ Jean-Yves Le Gallou, 1991-1998 : président du groupe FN au conseil régional d’Ile-de-France, condamné pour provocation à la haine raciale[27] ;

 ⁇ ️ Joël Klein, 2004 : ancien conseillé régional FN, condamné par le tribunal correctionnel de Lyon à six mois de prison ferme et 10.000 euros d’amendes pour contestation de crimes contre l’humanité, conformément au réquisitoire du procureur. Le 14 octobre 2004, lors d’une interview à TV8 Mont-Blanc enregistrée dans les couloirs du conseil régional de Rhône-Alpes, Georges Theil avait dénoncé “le fantasme” des chambres à gaz[38] ;

 ⁇ ️ Robert Lagier 1995-1998 : Le 21 février 1995, en pleine campagne présidentielle, Ibrahim Ali, un jeune Marseillais originaire des Comores était tué d'une balle dans le dos par trois hommes qui collaient des affiches pour le FN. Le meurtrier, Robert Lagier a été condamné en juin 1998 à 15 de réclusion criminelle. Des peines de dix ans et de deux ans de prison avaient été prononcées à l'encontre des deux autres colleurs d'affiches qui l'accompagnaient, l'un pour avoir aussi tiré et l'autre pour avoir porté une arme de poing[40] ;

 ⁇ ️ Patrick Bassot : élu FN dans le Vaucluse 2012, a été condamné à 3.500 € d’amende pour « incitation à la discrimination, à la haine et à la violence à l’encontre des immigrés »[31] ;

 ⁇ ️ Marcel Mazières : candidat FN aux élections municipales de 1995 à Aix, reconnu coupable de 5 000 F d’amende, 5 000 F de dommages et intérêts et affichage du jugement pendant un mois à la porte du lycée. Il a en effet envoyé au professeur de philosophie de son fils une lettre anonyme. Extrait : ” vous transformez nos classes en goulag politique, votre aspect physique est disgracieux et, apprenant que vous êtes homo, cela est risible. “[38] ;

 ⁇ ️ Marc Georges : ex-député FN, reconnu coupable de blessure par balle d’un jeune homme (18 mois de prison ferme)[38] ;

 ⁇ ️ Marie Thérèse Philippe 1997 : élue FN de Pontoise, reconnu coupable en novembre 1997 de posséder dans sa voiture, entre les deux tours d’élections municipales partielles avec ses quatre colleurs d’affiches, un pistolet à grenailles[38] ;

 ⁇ ️ Pierre Van Dorte,1989 : conseiller municipal FN, condamné pour avoir tiré à l’aide de son fusil à pompe sur un groupe de jeunes d’origines maghrébine en blessant au dos l’un d’eux parce qu’il faisait trop de bruit[35]. Le FN lui paye ses 15 000F de caution. 15 mois avec sursis ;

 ⁇ ️ Pascal-Bernard de Leersnyder : conseiller régional FN, reconnu coupable de violence sur mineur pour avoir appris l’allemand au fils de sa compagne à coup de poing (jusqu’au sang) et pour lui avoir plongé la tête dans les WC (“Il n’était pas digne de la salle de bains”). 13 mois de prison dont 10 fermes[38] ;

 ⁇ ️ Katherine d’Herblais : conseillère régionale en picardie du FN, doit 400 000 F de préjudice a un garde chasse devant se réfugier dans une voiture pour protéger sa carotide après que ses deux dogues allemands égorgèrent 48 brebis et en blessèrent une centaine d’autres [38] ;

 ⁇ ️ Guillaume d’Herbais (beau-frère de Jean-Marie Le Chevallier) : reconnu coupable d’abus de biens sociaux condamné à 2 ans de prison[38] ;

 ⁇ ️ Marc Lyoen : responsable FN, reconnu coupable d’emploi de clandestins[38] ;

 ⁇ ️ Roger Fabrègues : candidat municipal FN, reconnu coupable de trafic de drogue (23/07/1999). Il avait profité d’un voyage au Maroc pour importer du haschisch(2 ans de prison). Il a fait appel[38] ;

 ⁇ ️ Eric Delcroix, 1996 : candidat FN, reconnu coupable de “contestation de crimes contre l’humanité” en 1996. Auteur de la Police de la pensée contre le révisionnisme, un ouvrage révisionniste et antisémite[38] ;

 ⁇ ️ Xavier Voute, 1997 : conseiller municipal à Paris condamné à 3000 F d’amende pour avoir aspergé de gaz lacrymogène des militants de Ras l’Front (mouvement anti-FN)[39] ;

 ⁇ ️ Philippe Bernard, 2004-2008 : ancien secrétaire départemental du FN dans le Nord, a écopé en 2013 de deux ans de prison ferme et cinq ans d'inéligibilité pour escroquerie et abus de confiance dans une affaire de financement électoral[17] ;

 ⁇ ️ Sylvain Ferrua,1996 : condamné pour proxénétisme 1 ans avec sursis et 50000 F d’amende[38] ;

 ⁇ ️ Louis de Noëll, 1997 : Secrétaire départemental du FN, reconnu coupable de détournement de fond (?/10/1997). Il avait utilisé de l’argent de la société dont il est le gérant pour s’acheter un appartement à Paris, un autre à Perpignan et une villa sur la mer. 1 an avec sursis et 50 000F d’amende[38] ;

 ⁇ ️ Le Front National 2012 : La Cour de cassation a rejeté les pourvois du RN et de proches de Marine Le Pen dans ce dossier dit aussi « des kits de campagne », utilisés par les candidats frontistes lors des législatives de 2012, rendant ainsi définitive les condamnations. En appel, le RN avait été condamné à une amende de 250.000 euros pour recel d’abus de biens sociaux[26] ;

 ⁇ ️ Raynald Liekens,1984-1987 : condamné à perpétuité pour le meurtre d’une juive. Il a déclaré : « Elle était plus gentille avec moi que personne ne l’avait été jusque-là. Mais, quand j’ai appris qu’elle était juive, j’ai décidé de la tuer car les juifs sont les ennemis de la race blanche »[36] ;

 ⁇ ️ Patrick Binder, 2004-2005 : condamné pour injures racistes en public[32] ;

 ⁇ ️ Tanguy Deshayes, 2008-2009 : tête de liste du Front national aux municipales à Paris en 2007, mis en examen pour menaces de mort, il a confirmé en être l’auteur et a été condamné par le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand à six mois de prison avec sursis et à mille euros d’amende[41]. Quelques années auparavant il avait été condamné pour bagarre ainsi que pour port d’arme[41bis]  ;

 ⁇ ️ Yannick Lecointre, 2010-2011 : candidat du FN sur le canton de Thiron-Gardais, a été condamné pour trafic de drogue (transport, détention, acquisition, cession et emploi non autorisés de stupéfiants)[43] ;

 ⁇ ️ Patrick Binder, 2010-2011 : condamné pour injure publique et provocation à la haine raciale[32bis] ;

 ⁇ ️ Richard Jacob, 2013-2014 : ancien élu FN à la mairie d'Auxerre il est condamné pour outrage, rébellion pour des violences à l'encontre de partisans du mariage gay[37] ;

 ⁇ ️ Tanguy Deshayes, 2008-2016 : tête de liste FN aux élections municipales de Paris, mis en examen pour menaces de mort, il a confirmé en être l’auteur, et a été condamné par le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand à six mois de prison avec sursis et à mille euros d’amende[42] ;

 ⁇ ️ Philippe Vardon, 2014-2018 : condamné à une amende de 750 € pour des violences suite à un coup de poing[33] ;

 

🚩 Jean-Marie Le Pen... :

 ⁇ ️ Redressement de 1,4 Millions de Francs), reconnu coupable d’apologie de crime de guerre dont la déportation pour l’édition d’un disque sur lequel on peut entendre « un hymne du parti nazi » et « Vive Hitler » ;

 ⁇ ️ reconnu coupable d’antisémitisme insidieux ;

 ⁇ ️ reconnu coupable de banalisation d’actes jugés constitutifs de crimes contre l’humanité (11/10/1989) pour avoir qualifié les chambres à gaz de « point de détail » de la 2ème guerre mondiale ;

 ⁇ ️ reconnu coupable de captation d’héritage, 5000F à verser ;

 ⁇ ️ reconnu coupable d’agression d’un candidate socialiste, 3 mois avec sursis, 20 000F d’amende, 2 ans d’inéligibilité ;

 ⁇ ️ reconnu coupable d’avoir tenu des propos sur l’inégalité des races avec B.Megret. Condamné à verser 10 000F a L’UEJF (Union des Etudiants Juifs de France) et à publier à ses frais le jugement dans 3 hebdomadaires (30 000F par publication)... (listage de ses nombreuses condamnations par la justice[48])

 

Du FN au RN : le parti des donneurs de leçons... est devenu celui des plus condamné.es de France !
Du FN au RN : le parti des donneurs de leçons... est devenu celui des plus condamné.es de France !

🚩 Marine Le Pen...

 ⁇ ️ 2008-2011 : à la suite d'une plainte en diffamation déposée par l'ancien membre du FN Christian Baeckeroot pour des faits datant de 2008, Marine Le Pen et Louis Aliot sont condamnés pour diffamation le 27 janvier 2011, par la cour d'appel de Versailles, à verser 5 000 € de dommages intérêts à Christian Baeckeroot et 4 500 € en frais de procédures. Le pourvoi en cassation formé par Marine Le Pen, Louis Aliot et Jean-Marie Le Pen est rejeté le 11 octobre 2011 et la Cour de cassation fixe en plus à 2 000 € les frais de procédure dus à Christian Baeckeroot[28] ;

 ⁇ ️ 2023 : Marine Le Pen est condamnée à 500 € d'amendes avec sursis pour diffamation envers la Cimade, qu'elle accusait d'organiser une « filière d’immigration clandestine en provenance des Comores » à Mayotte. Le 11 septembre 2024, la peine est confirmée en appel[29] ;

 

 ⁇ ️ 2025 arrive à un niveau jamais atteint à la suite d'une plainte pour détournements de fonds Européens (l'affaire des assistants parlementaires européens) pour un montant évalué à 4 100 000 €
Le 31 mars, le tribunal correctionnel de Paris a condamné Marine Le Pen à une peine d'inéligibilité de cinq ans avec exécution immédiate et quatre ans d’emprisonnement, dont deux ferme aménageable sous bracelet électronique[30].

  • Le RN est en outre condamné à 2 millions d'euros d'amende, dont 1 million ferme[30bis].
  • Le Parlement européen a réclamé au parti d'extrême droite et aux personnes condamnées lors de ce procès des assistants parlementaires du RN le paiement de dommages-intérêts. La note s'élève à plus de 3,5 millions d'€[44].
  • et dans le même temps, le Conseil d'État a définitivement invalidé 55.000 d'€ de dépenses de campagne de Jordan Bardella lors des élections européennes de 2019[46].

Conformément au droit, Marine Le Pen a fait appel. Elle est donc, à ce jour, de nouveau " présumée innocente "...

 ⁇ ️ 2025 : après sa condamnation à cinq ans d'inéligibilité fin mars, Marine Le Pen est destituée de son poste de conseillère départementale du Pas-de-Calais[34]. décision validée par le tribunal administratif de Lille, mais Marine Le Pen va faire appel[34bis].

 

👉 Toujours dans cette affaire de détournements de fonds publics européens pour un montant évalué à 4 100 000€), Marie-Christine Arnautu, Marie-Christine Boutonnet, Myléne Troszczynski, Catherine Griset, Louis Aliot, Nicolas Bay[52], Fernand Le Rachinel, Dominique Bilde, Thierry Legier, Julien Odoul (déjà condamné pour injures raciales), Yann Le Pen (encore la Famille Le Pen), Wallerand de St Just et Charles Van Houtte, toutes et tous, ont été condamnés (ées) pour complicités dans ce système de détournement sciemment organisé par Marine Le Pen[30ter]... (" une institution "...)

 ⁇ ️ et dans le même temps...,

  • comme Marine Le Pen Louis, Aliot, Julien Odoul et Bruno Gollnisch, ont fait appel, soit fin mars 2025, 13 personnes sur les 25 condamnés et donc, jusqu'à " preuve du contraire ", ils et elles sont de nouveau présumés(ées) innocents(es) tant que ce second procès n'aura pas cours... mais à n'en pas douter de nouvelles sanctions définitives sont à venir lors de ce second procès ;
  • et les 12 autres, en ne faisant pas appel, ils reconnaissent la réalité des actes qui leur sont reprochés et la justice de leur condamnation.

 ⁇ ️ 2025 : Andréa Kotarac, porte parole du RN était lui aussi payé comme assistant au Parlement européen lors de la campagne présidentielle de 2022[45]sera t'il poursuivi ? Affaire à suivre...

 ⁇ ️ Marine Le Pen, Décembre 2025 : condamnée définitivement par la Cour de cassation à 500 € d’amende avec sursis pour diffamation envers la Cimade. En 2022, la cheffe du RN avait accusé l’association d’aide aux migrants d’organiser « la filière d’immigration clandestine en provenance des Comores » et d’être, « parfois », « complices des passeurs »[60].


 

- En conclusion :

  • J'imagine que toutes ces Personnes le savent... Quand ce procès en appel sera effectif, ce vol de fonds Européens a été documenté et prouvé et donc, TOUTES LES CONDAMNATIONS SERONT MAINTENUES.
  • Le problème pour tous ces justiciables n'est pas de savoir s'ils ou elles seront innocentés (ées), ça ils et elles le savent, mais de savoir QUELLES NOUVELLES PEINES SERONT A PURGER (dont l'inéligibilité pour 5 ans de Marine Le Pen) !...

🔴 Une autre question se pose : cela leur servira t-il de leçon ?...
L'avenir le dira, mais j'en doute... le RN, fruit du FN, est une arnaque et restera une arnaque qui viole, instrumentalise le peuple et la République !

 

 

- Et c'est reparti !

🔴 Liste des soupçons, procédures lancées et condamnations effectives :

 ⁇ ️ Franck Allisio, 2025 : La justice a ouvert une enquête contre Franck Allisio président du groupe RN de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur pour détournement de biens publics[49] ;

 ⁇ ️ Laurent Jacobelli, 2025 : député et porte-parole du RN, 500 € d’amende requis pour outrage, injure à caractère raciste et diffamation pour des évènements remontant à octobre 2023[50] ;

 ⁇ ️ Romain Brument, 2025 : conseiller métropolitain et conseiller d’arrondissement RN dans les 13e-14e de Marseille, condamné à 4 mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Marseille. Son ex-épouse a décrit des violences physiques et psychologiques récurrentes. Il n’a pas fait appel de son jugement[51] ;

 ⁇ ️ Sébastien Chenu, fin juin 2025 : député du RN, il est condamné aux prud'hommes à verser plus de 10 000 € à son ancienne assistante parlementaire, Caroline Varlet, pour un licenciement sans cause réelle et sérieuse. Son CDD a été requalifié en CDI, et le temps partiel a été requalifié en temps complet. Il a indiqué avoir déjà fait appel de la décision[53].

 ⁇ ️ Juillet 2025 : Le parquet européen a annoncé avoir ouvert une enquête sur le RN et ses alliés pour détournements financiers au Parlement européen. Le groupe Identité et démocratie, dont faisait partie le Rassemblement national, aurait utilisé illégalement 4,3 millions d’euros de crédits de fonctionnement, selon un rapport confidentiel révélé par « Le Monde » et ses partenaires, qui dénonce des appels d’offres et des dons réalisés en infraction avec les règles de l’institution[54].

 ⁇ ️ Juillet 2025 : Le 16 juillet, le Tribunal de l’Union européenne rejette le recours des héritières de Jean-Marie Le Pen contre une décision exigeant de l’ancien leader du Front national qu’il rembourse environ 300 000 € pour des frais de mandat indus au Parlement européen[55]

 ⁇ ️ Jordan Bardella, Octobre 2025 : Champagne, chauffeur privé… il est encore retoqué sur ses frais de campagne aux Européennes. La justice a confirmé que le contribuable n’avait pas à rembourser une partie des dépenses de la tête de liste du Rassemblement national lors du scrutin de 2024. Plusieurs centaines de milliers d’euros de coûts « excessifs » ou « sans finalité électorale »[56].

 ⁇ ️ David Rachline, Décembre 2025 : ancien vice-président du RN, Maire de Fréjus, poursuivi pour prise illégale d'intérêt et soupçonné de corruption, démissionne de la vice-présidence du RN[57].

  • Déjà mis en cause dans deux enquêtes pour « prise illégale d’intérêts » et « corruption », David Rachline est poursuivi dans une nouvelle affaire, soupçonné d’avoir favorisé l’attribution de contrats à une société de sécurité détenue par l’un de ses intimes[57bis].

 ⁇ ️ Jordan Bardella, Décembre 2025 : il est visé par une plainte déposée au PNF pour favoritisme et détournement de fonds publics.
Après des révélations du Canard Enchaîné, l'association AC Corruption a déposé une plainte auprès du Parquet National Financier. Elle concerne la rémunération de Pascal Humeau, engagé comme " média-traineur " du président du Rassemblement national[58].
 Le parquet national financier confirme " analyser " la plainte pour détournement de fonds publics citant Jordan Bardella[58bis].

 ⁇ ️ Jean-Michel Moulun, Décembre 2025 : Après avoir reconnu l’assassinat d’une septuagénaire, Jean-Michel Moulun, ancien boxeur, ex-candidat du FN aux municipales d'Hautmont en 2014, a été condamné mercredi 11 décembre à la prison à perpétuité par la cour d’assises de Montpellier[59].

 ⁇ ️ Franck Sinisi, Janvier 2026 : Franck Sinisi, ancien conseiller municipal FN (aujourd’hui RN) à Fontaine (Isère) a été interpellé et placé en garde à vue mardi 13 janvier. Il est suspecté d’avoir déposé des os de porcs et du saucisson devant la mosquée de la commune en septembre dernier[61].

 ⁇ ️ Marie-France Lorho, Janvier 2026 : Le tribunal correctionnel de Marseille a condamné ce lundi 26 janvier Yann Bompard, maire d’Orange (Vaucluse), à une peine de cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire et à 18 mois de prison avec sursis pour avoir occupé un emploi fictif de collaborateur parlementaire. Poursuivie des mêmes chefs, la députée RN Marie-France Lorho écope, elle, de 18 mois de prison avec un sursis simple, de 10 000 € d'amende et cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire[62].

 ⁇ ️ Franck PralonbFévrier 2026 : candidat RN et tête de liste aux élections municipales 2026 à Vernon (Eure), il se retire de la course après avoir produit " un document inexact ", selon ses termes, pour s'inscrire sur les listes électorales. Deux plaintes ont été déposées : une plainte par l'assureur du candidat et une autre par la Ville de Vernon pour faux[63].

 ⁇ ️ Stéphane RavierFévrier 2026 : le sénateur ancien maire RN d'arrondissement de Marseille, a été condamné ce mardi à trois mois de prison avec sursis, accompagnés d'un an d'inéligibilité ainsi que d'une amende de cinq mille euros. La justice a considéré qu'ils avaient sciemment méconnu les règles de la commande publique et ne pouvaient se prévaloir de leur incompétence en la matière[64]. 

 ⁇ ️ Sandrine D'AngioFévrier 2026 : la nièce de Stéphane Ravier, qui avait succédé à son oncle au poste de maire du 7e secteur de Marseille en 2017, a été condamnée à cinq mille euros d'amende, dont deux avec sursis, et un an d'inéligibilité. Sandrine d'Angio figure sur la liste du député RN et candidat à la mairie de Marseille, Franck Allisio[64].  

 ⁇ ️ Eric BernardFévrier 2026 : Menaces de mort contre Jean-Luc Mélenchon et des élus LFI « On a fait un groupe de commando et on va en abattre (…) Ils vont crever ». Eric Bernard, un militant d’extrême droite condamné. Déjà condamné par le passé, notamment pour détention d’armes, il est à nouveau condamné à deux mois d’emprisonnement, aménagés sous bracelet électronique[65].  

 ⁇ ️ Emmanuel TachéFévrier 2026 : Le conseil des prud'hommes a condamné, jeudi 19 février, le député RN de la 16ème circonscription des Bouches-du-Rhône, Emmanuel Taché à verser près de 135 000 euros à son assistant parlementaire, Nicolas Tellier. Ce n'est pas la première fois qu'Emmanuel Taché se fait rattraper par la justice.

  • Au mois de septembre dernier, l'élu d'extrême droite a été sommé d'abandonner la particule " de La Pagerie " qu'il avait accolée à son patronyme. La justice avait estimé que cela entachait le nom de la vraie famille Tascher de La Pagerie.
  • Le tribunal de Lille lui avait également ordonné de verser 5000 euros de dommages et intérêts aux trois requérantes, descendantes de la véritable lignée Tascher de la Pagerie, ainsi qu'à publier la condamnation sur ses réseaux sociaux[66].

 

Notes :

[0Condamnation de Marine Le Pen : un suspect de 76 ans arrêté pour avoir menacé la juge

[0bis] Législatives 2024 : quand les « brebis galeuses » du RN forment un troupeau

[1] Le FN condamné à détruire des tracts montrant un projet de mosquée

[2JUSTICE : Jean-Marie Le Pen et le FN condamnés pour avoir utiliser des photos de l'AFP sur leurs sites Internet

[3] Photo du Che: le FN condamné à payer

[4Le FN condamné définitivement à payer 6,2 millions

[5] Le Pen condamné à retirer des affiches de sa campagne

[625 ans après, vibrant hommage à Ibrahim Ali tué par des colleurs d'affiches du Front national

[7] Un élu FN condamné pour destruction d'un préservatif géant

[8RACISME : Antoinette Martinet, élue municipale (FN) à Maisons-Laffitte (Yvelines), condamnée à un mois de prison avec sursis pour « provocation à la haine raciale »

[9Les quatre faux policiers du Front national, dont Claude Jaffres, conseiller général d'Auvergne, condamnés à un an de prison avec sursis

[10Propos anti-islam: le Parlement européen lève l'immunité de Bruno Gollnisch

[10bisJeune candidat du Front national dans le canton de Grenoble, mimant le salut nazi

[10terAlexandre Gabriac : le chef des Jeunesses nationalistes, sera écroué durant deux mois pour avoir organisé une manifestation interdite à Paris en 2012

[11Bruno Gollnisch a été condamné à trois ans de prison, dont deux avec sursis et un an ferme ce lundi 31 mars lors du procès des assistants parlementaires européens du Rassemblement National.

[12Jean-Marie Le Pen et Bruno Mégret ont été condamnés, mercredi 25 novembre, par le tribunal de grande instance de Nanterre pour leurs propos sur l'« inégalité des races »

[13La cour d'appel d'Aix-en-Provence a confirmé, mercredi 28 novembre, la condamnation de Catherine et Bruno Mégret (MNR)

[14Catherine Mégret de nouveau condamnée : sa prime à la naissance a été jugée «discriminatoire»

[15Un élu FN condamné pour provocation raciale

[16Claude Jaffrès, conseiller régional FN d'Auvergne condamné en 1997 pour abus d'autorité et usurpation de fonction

[17Philippe Bernard, ancien secrétaire départemental du Front national dans le Nord, a été condamné à deux ans de prison ferme et cinq ans d'inéligibilité pour escroquerie

[18Jacques Bompard, le maire d’Orange, condamné à 5 ans d’inéligibilité pour prise illégale d’intérêt

[19L'ex-maire de Marignane (Bouches-du-Rhône) Daniel Simonpieri, condamné en 2011 à un an de prison avec sursis et cinq ans d'inéligibilité dans une affaire de favoritisme

[20En septembre 1985, Abdallah Mokhtari, vingt-trois ans, était tué par un policier municipal, membre actif du Front national, condamné vendredi à huit ans de prison

[21Georges Theil condamné à trois reprises

[22Départementales: le FN désigne de nouveau Coutela, malgré son "apologie de Breivik"

[23Et l'ancien magistrat candidat RN aux cantonales et aux législatives devint braqueur...

[24Arras : Jean-Marc Maurice (FN) condamné à 1 an de prison pour abus de biens sociaux

[25Jean-Marie Le Chevallier condamné à un an de prison avec sursis

[26Affaire des kits de campagne : En pleine campagne des législatives, le RN définitivement condamné

[27Le 4 avril 1991, Jean-Yves Le Gallou, président du groupe FN au conseil régional d’Ile-de-France, est condamné à 6 000 francs d’amende pour « provocation à la haine raciale »

[28] Plainte en diffamation déposée par l'ancien membre du FN Christian Baeckeroot : MARINE LE PEN ET LOUIS ALLIOT DÉFINITIVEMENT CONDAMNÉS

[29Marine Le Pen condamnée en appel à 500 euros d’amende pour diffamation envers la Cimade

[30] L'affaire des assistants parlementaires d'eurodéputés du FN (25 personnes concernées)

[30bisLe RN est en outre condamné à 2 millions d'euros d'amende, dont 1 million ferme

[30terProcès du FN : la liste complète des sanctions prononcées à l’encontre de Marine Le Pen et des 23 autres prévenus

[31Le conseiller général frontiste, Patrick Bassot, condamné

[32Le leader régional du FN condamné pour injures racistes

[32bisPatrick Binder condamné pour haine raciale 

[33L'élu FN Philippe Vardon condamné à une amende de 750 € pour des violences suite à un coup de poing

[34Marine Le Pen est destituée de son poste de conseillère départementale du Pas-de-Calais

[34bisCondamnation de Marine Le Pen : la justice confirme la déchéance de son mandat de conseillère départementale

[35Coups de feu sur un fils d'immigrés à Gennevilliers Un élu du Front national est inculpé et écroué

[36A la cour d'assises des Alpes-Maritimes Réclusion à perpétuité pour Reynald Liekens

[37Propos homophobes et violences : huit mois de prison et deux ans d'inéligibilité pour Richard Jacob

[38La vérité sur le Front National !

[39VIOLENCES : Xavier Voute a été condamné pour avoir aspergé de gaz lacrymogène quatre militants du mouvement Ras l'Front

[40Vingt ans après, le meurtre raciste du jeune Marseillais d'origine comorienne Ibrahim Ali reste une plaie ouverte

[41Le Parisien Tanguy Deshayes, militant FN, a été condamné par le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand à six mois de prison avec sursis et à mille euros d’amende

[41bis] Tanguy Deshayes, tête de liste du Front national aux municipales à Paris en 2007, a avoué avoir envoyé une lettre de menaces de mort à un éleveur du Puy-de-Dôme pour des raisons politiques.

[42Le Parisien Tanguy Deshayes, militant FN, a été condamné par le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand à six mois de prison avec sursis et à mille euros d’amende

[43Yannick Lecointre a été condamné, le 15 juillet 2010, pour transport, détention, acquisition, cession et emploi non autorisés de stupéfiants

[44] Condamnation du RN: le Parlement européen réclame 3,5 millions de dommages-intérêts

[45Andréa Kotarac, porte parole du RN était lui aussi payé comme assistant au Parlement européen...

[46Le Conseil d'État a définitivement invalidé 55.000 euros de dépenses de campagne de Jordan Bardella lors des élections européennes de 2019

[47Procès des assistants parlementaires du RN : seulement 13 condamnés sur 25 ont fait appel, dont Marine Le Pen et Louis Aliot

[48] Mort de Jean-Marie Le Pen : on a listé ses nombreuses condamnations par la justice

[49] La justice a ouvert une enquête contre Franck Allisio président du groupe RN de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur pour détournement de biens publics

[50Procès du député RN Laurent Jacobelli : 500 euros d’amende requis pour outrage, injure à caractère raciste et diffamation pour des évènements remontant à octobre 2023

[51Romain Brument, conseiller métropolitain et conseiller d’arrondissement RN dans les 13e-14e, s’est vu infliger 4 mois de prison avec sursis devant le tribunal correctionnel de Marseille

[52Nicolas Bay perd son mandat régional après sa condamnation dans l'affaire des assistants du RN

[53Le député RN Sébastien Chenu condamné à verser plus de 10 000 € pour licenciement abusif

[548 Juillet 2025 : Le parquet européen annonce avoir ouvert une enquête sur l'ancienne famille politique du RN au Parlement européen, soupçonnée de diverses irrégularités financières au Parlement européen

[55Le recours des héritières de Jean-Marie Le Pen contre une décision exigeant de l’ancien leader du Front national qu’il rembourse environ 300 000 € pour des frais de mandat indus au Parlement européen, a été rejeté, mercredi 16 juillet, par le Tribunal de l’Union européenne

[56La justice a confirmé que le contribuable n’avait pas à rembourser une partie des dépenses de la tête de liste du RN lors du scrutin de 2024.

[57David Rachline, maire de Fréjus, poursuivi pour prise illégale d'intérêt et soupçonné de corruption, démissionne de la vice-présidence du RN

[57bisDavid Rachline, maire RN de Fréjus, de nouveau poursuivi par la justice, cette fois pour favoritisme

[58Jordan Bardella visé par une plainte déposée au PNF pour favoritisme et détournement de fonds publics. [58bisLe parquet national financier confirme "analyser" la plainte pour détournement de fonds publics citant Jordan Bardella

[59«Elle était sûre d’elle et arrogante» : un ancien boxeur, ex-candidat du FN aux municipales, condamné pour avoir décapité son ancienne employeuse 

[60Marine Le Pen condamnée par la Cour de cassation pour diffamation envers la Cimade, une association d’aide aux migrants

[61Un ancien élu d’extrême droite soupçonné d’avoir déposé des os de porcs devant une mosquée en Isère

[62] Emploi fictif : la députée RN du Vaucluse Marie-France Lorho est condamnée à dix-huit mois de prison avec sursis et rendue inéligible.

[63À Vernon, le candidat RN produit un " document inexact " et fait l'objet de deux plaintes : une plainte par l'assureur du candidat et une autre par la Ville de Vernon pour faux.

[64Le sénateur d'extrême droite Stéphane Ravier condamné à trois mois de prison et un an d'inéligibilité

[65" Il voulait commettre un assassinat politique " ou simple " coup de sang " ? : l’auteur des menaces de mort contre Mélenchon et d’autres élus LFI condamnè

[66Le député RN Emmanuel Taché condamné à verser près de 135 000 euros à son ancien assistant parlementaire, Nicolas Tellier

 

Pour en savoir plus :

👉 Actualité, crime et extrême droite

Mort de Jean-Marie Le Pen : on a listé ses nombreuses condamnations par la justice

- 2004, Marine Le Pen dénonçait les détournements de fonds publics par les partis politiques

- Assistants parlementaires fictifs du RN : Jordan Bardella perd un procès contre « Libération »

- Avec leur imprimerie, Pascal Markowsky député RN du 17 et l'eurodéputée Séverine Werbrouck multiplient et surfacturent des commandes payées avec l’argent du contribuable... résultat : leur société a fait plus de 40 000 euros de marge

- Le Conseil d'État a définitivement invalidé 55.000 euros de dépenses de campagne de Jordan Bardella lors des élections européennes de 2019

Bons SNCF détournés, accident avec une voiture de service : Matthieu Valet, un commissaire à casseroles sur la liste RN

- Résultat de la condamnation du RN en 2025 : L’eurodéputée Malika Sorel quitte la délégation du Rassemblement national au Parlement européen

- Le député (ex-RN) Daniel Grenon condamné à une amende de 3 000 euros pour propos discriminatoires envers les binationaux maghrébins fait appel de sa condamnation

- Des juges d’instruction enquêtent depuis juillet 2024 sur des prêts accordés par des particuliers au parti du Rassemblement national (RN), a indiqué le 14 mai 2025 le parquet de Paris

- Le financement de la campagne de Jordan Bardella aux européennes de 2024 dans le viseur des autorités (Une partie de ces prêts pourrait contrevenir au code électoral)

La mairie de Perpignan, fief du RN Louis Aliot, perquisitionnée pour des marchés publics présumés irréguliers

- La députée RN Caroline Parmentier, épinglée pour des propos racistes et pétainistes, rendait aussi hommage à un nazi

- Dans le cadre de l’information judiciaire ouverte concernant des soupçons de financement illégal de plusieurs campagnes électorales, les juges saisissent de l’argent chez des imprimeurs proches du RN

- Entre 2019 et 2021, Jordan Bardella a touché 133 000 € du Parlement européen pour apprendre à sourire

- Dans la boucle WhatsApp du candidat RN de Grasse, du racisme, de l’islamophobie… et un député RN, le député des Alpes-Maritimes Lionel Tivoli

Affaire Epstein : Le Pen et le RN financés par le milliardaire pédocriminel ?

Le 17 février 2026, Serge Laplanche, militant #RN de longue date bien connu à Châteauroux, ancien candidat FN aux législatives en 1993, a ouvert le feu sur des policiers, dans le quartier Beaulieu, avant de se retrancher chez lui et d'être interpellé par les forces spéciales du Raid...

Pourquoi Marine Le Pen et Louis Aliot sont mentionnés dans le dossier Epstein ?

- Municipales 2026 : quel parti est le plus concerné par l’antisémitisme ?

 

 

🔴🔴🔴🔴🔴🔴🔴

 

 

-  Appli : « Les Jours » recensent toutes les casseroles des députés RN
Racisme, antisémitisme, condamnations judiciaires… Cette trombinoscope expose les brebis galeuses du Rassemblement national à l’Assemblée nationale. 

 

👉 Pour en savoir plus clique sur l'image 👇

 

Appli : « Les Jours » recensent toutes les casseroles des députés RN Racisme, antisémitisme, condamnations judiciaires… Notre trombinoscope expose les brebis galeuses du Rassemblement national à l’Assemblée nationale.

 

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26 août 2025 2 26 /08 /août /2025 10:56
Il est temps de faire le bilan Macron.... et, vu le résultat, il doit partir ! #BloquonsTout

Le pouvoir ne tiendra sa politique d'austérité à l'encontre des plus pauvres et au service des plus riches que tant que nous serons " à genoux ", résignés..., le #10septembre levons nous !

 

 

Y a-t-il encore quelqu’un pour défendre le bilan d’Emmanuel Macron dont le RN[0] et le PS[1], qui nont pas voté les censures déposées contre le gouvernement Bayrou, portent la responsabilité.
En huit ans d’exercice du pouvoir, Emmanuel Macron aura fait vivre à la France une période de libéralisme inégalitaire et antisocial.
STOP ! Il faut une élection présidentielle anticipée comme le demande LFI
[2].

 

 

Sources : Eric Durand |
🔴 Alors le bilan..... 👇

 

- Comment a évolué la pauvreté en France ?

La France compte 5,4 millions de pauvres si l’on fixe le seuil de pauvreté à 50 % du niveau de vie médian[3] et 9,8 millions si l’on utilise le seuil de 60 %, selon les données 2023 (dernière année disponible) de l’Insee. Dans le premier cas, le taux de pauvreté est de 8,4 % et, dans le second, de 15,4 %. Quel que soit le seuil utilisé, la pauvreté augmente en France depuis le milieu des années 2000.... depuis l’arrivée de Macron !

 

Pour en savoir plus cliquez sur l'image ! 👇

 

Comment évolue la pauvreté en France ?  La France compte 5,4 ou 9,8 millions de pauvres, selon la mesure adoptée. La part de la population pauvre a augmenté depuis le milieu des années 2000.

 

 

- Comment a évolué le nombre de riches et la répartition des richesses en France ?

Près de 3 millions de millionnaires en France : les ultra-riches toujours plus nombreux[6]. Les 10 % les plus riches captent un quart de l’ensemble des revenus. Les 10 % les plus pauvres captent quant à eux 3 % de l’ensemble des revenus, un chiffre qui stagne depuis plus de 20 ans.

Depuis 2019, la fortune des milliardaires français a augmenté de plus de 24 milliards d’euros au total, soit 13 millions d’euros par jour.

  • Une personne parmi les 1% les plus riches gagne en 6 jours ce qu’une personne parmi les 50% les plus pauvres gagne en 1 an.
  • Les 1 % des Français⸱es les plus riches ont ponctionné près de 20 milliards d’euros au pays du Sud en 2023 – soit près de 2,3 millions d’euros par heure – par l’intermédiaire d’un système financier largement plus favorable aux pays riches du Nord.

Sous Macron, les 500 personnes les plus riches de France ont doublé leurs fortunes[7] !

 

Pour en savoir plus cliquez sur l'image ! 👇

 

Comment évolue la répartition de la richesse en France ?  Les 10 % les plus riches captent un quart de l’ensemble des revenus. Les 10 % les plus pauvres captent quant à eux 3 % de l’ensemble des revenus, un chiffre qui stagne depuis plus de 20 ans.

 

 

- Plus personne dans la rue avant la fin de l'année : la promesse d'Emmanuel Macron

Macron à dit, Macron a dit ! 👇

 

 

Macron à fait ! 👇

Le nombre de personnes sans-domicile fixe (SDF) en France est passé du simple au double en l'espace de dix ans (donc essentiellement Sous Macron),), selon les plus récentes estimations publiées cette année par la Fondation Abbé Pierre[8] :

  • Entre 2012 et 2023, le nombre de SDF en France a ainsi augmenté d'environ 130 %. La dernière enquête « sans-domicile » de l'Insee en 2012 estimait à 143 000 le nombre de personnes privées de domicile. Aujourd'hui, on peut estimer que ce chiffre s'élève au moins à 330 000[8].

 

L’année 2024 a été « presque blanche » en matière de politique du logement, malgré des signaux « au rouge », dont le nombre record de 735 morts de la rue, alerte lundi 3 février la Fondation pour le logement des défavorisés, qui dénonce « l’attentisme » du gouvernement de Macron[9].

 

Pour en savoir plus cliquez sur l'image ! 👇

 

Les SDF, une population qui a plus que doublé en dix

 

2159 enfants, dont 503 de moins de trois ans, ont dormi dehors dans la nuit du 18 au 19 août en France. Ce chiffre, révélé par l’UNICEF et la Fédération des acteurs de la solidarité, illustre une réalité insoutenable : jamais depuis l’après-guerre notre pays n’avait connu une telle explosion du sans-abrisme . Depuis 2022, le nombre d’enfants contraints de dormir à la rue a bondi de 30 %[17].

 

 

- Macron a mené une politique économique qui a insécurisé notre pays

La politique économique réactionnaire et dangereuse d'Emmanuel Macron · Une dangereuse politique de classe. Le retour de l'obsession de la dette qui a-t-il détruit l'économie française[9bis].

 

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Les ménages les plus aisés se sont donc constitué une épargne supplémentaire ce qui permet de financer sans pro- blème le surcroît de la dette publique

 

 

- Macron : 8 ans de réformes destructrices pour l’éducation

Depuis son élection en 2017, Emmanuel Macron a enchaîné les déclarations sur l’Éducation nationale. Au fil du temps et de ses Ministres, de nombreuses réformes ont vu le jour, bouleversant – négativement – le système éducatif de notre pays et mettant de côté nombre de jeunes

  • Sélection, renforcement des inégalités sociales, attaque du cadre national des épreuves, tant de conséquences qui se regroupent autour d’un seul et même projet de société[10].

 

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Macron : 8 ans de réformes destructrices pour l’éducation

 

 

- Macron a gavé les entreprises et fait exploser la dette

En dix ans, la politique de l’offre et les baisses de prélèvements ont plombé les finances publiques de 454 milliards d’euros. Sans cela, la dette pèserait 93,8 % du PIB, et non 109 % comme aujourd’hui, a calculé Vincent Drezet, porte-parole d’Attac[11].

 

Quoi qu’en dise le premier ministre, François Bayrou, le niveau de dépense publique est resté, depuis 2008, globalement stable, pandémie exceptée. La hausse de la dette s’explique donc pour beaucoup par la baisse des recettes.... et la hausse des cadeaux aux entreprises qui ont explosé à +1470% d’augmentation en 40 ans[12] sans contrepartie.

 

Pour en savoir plus cliquez sur l'image ! 👇

 

+1470% d’augmentation des aides publiques consacrées à nos (grandes) entreprises en 40 ans

 

 

- Comment Macron a sacrifié la santé des Français

Force est de constater que les deux premières années du dernier quinquennat ont contribué à affaiblir notre système de santé publique. Ce bilan repose sur trois principales défaillances :

  • la poursuite du démantèlement de l’hôpital public (La suppression de 5 700 lits d’hospitalisation en pleine épidémie du covid invite à relativiser « l’effort de guerre » et le « quoiqu’il en coûte ») ;
  • la détérioration des conditions de travail des soignants ;
  • ainsi que les difficultés accrues d’accès aux soins pour les citoyens.

 

Une telle période a permis de percer à jour le logiciel de gouvernance d’Emmanuel Macron, pour qui les limites de la démocratie sanitaire commencent là où la prétendue rationalité du chiffre s’impose.... résultat la santé n’aura plus rien de « public », puisque seules les personnes suffisamment aisées, ou ne souffrant pas de pathologies impliquant une prise en charge trop onéreuse, pourront y avoir accès[13].

 

Pour en savoir plus cliquez sur l'image ! 👇

 

Comment Macron a sacrifié la santé des Français. À l’heure du bilan du quinquennat, il est difficile de ne pas évoquer la question de la santé publique.

 

 

- Écologie et climat : le bilan catastrophe d'Emmanuel Macron

Emmanuel Macron accumule les décisions anti-climat au gré de son mandat. L’ONU l’avait consacré “ champion de la terre ” en 2018 pour ses discours vibrants. Champion des promesses, c’est sûr, mais pas des actes. Le mépris du président pour l’écologie transparaît dans un bilan catastrophique. Comment s’y prend-il pour toujours faire le contraire de ce qu’il dit[14] ?

Traduisons-le : 

  • Le monde après-Covid : E. Macron arrive à faire pire qu’avant ;
  • Glyphosate : la grande trahison d’Emmanuel Macron ;
  • Réchauffement climatique : Emmanuel Macron aggrave le retard français ;
  • CETA : quand E. Macron juge “bon” un accord climaticide ;
  • Charbon, hydrocarbures… quand E. Macron travestit la réalité ;
  • Mercosur : Emmanuel Macron prêt à signer un accord d’ici la fin de l’année, mais sous conditions[15] ;
  • Loi Duplomb : Emmanuel Macron promulgue le texte après la censure partielle du Conseil constitutionnel[16]...

 

Pour en savoir plus cliquez sur l'image ! 👇

 

Ecologie et climat : le bilan catastrophe d'Emmanuel Macron

 

 

🔴 Face à ce bilan deux solutions complémentaires.....

 

👉 la mobilisation du peuple #BloquonsTout #10septembre2025... 

" Bloquons tout " et le gouvernement sera obligé d'écouter les gens : retraites, Gaza, salaires, éducation nationale, hôpitaux, Ukraine, santé, chômage, et surtout, 6e Réublique, ISF... !

 

Pour en savoir plus cliquez sur l'image ! 👇

 

NOUS APPELONS CHAQUE DÉPUTÉ À FAIRE SON DEVOIR : VOTER LA MOTION DE CENSURE CONTRE CE PLAN INJUSTE ET DANGEREUX.

 

 

👉 et la mobilisation politique pour le faire partir ! 👇

 

Il est temps de faire le bilan Macron.... et, vu le résultat, il doit partir ! #BloquonsTout

 

🔴 Pour signer la pétition cliquez sur l'image 👇

 

Macron destitution

 

Notes :
[0] Le RN a perdu les législatives 2024... l'arnaque continue (suite) !
[1] Voilà pourquoi je déteste le Parti Socialiste !

[2La France insoumise lancera une procédure de destitution d'Emmanuel Macron le 23 septembre, annonce Jean-Luc Mélenchon

[3] Le niveau de vie médian partage la population en deux groupes de même taille : une moitié a un niveau de vie supérieur, l’autre inférieur.

[4Comment évolue la pauvreté en France ?

[5] Comment évolue le nombre de riches en France ?

[6Près de 3 millions de millionnaires en France : les ultra-riches toujours plus nombreux

[7] Sous Macron, les 500 personnes les plus riches de France ont doublé leurs fortunes

[8Les SDF, une population qui a plus que doublé en dix

[9] Crise du logement : une année « blanche » et des chiffres alarmants

[9bisMacron a mené une politique économique qui a insécurisé notre pays

[10Macron : 8 ans de réformes destructrices pour l’éducation

[11] Les cadeaux de Macron ont creusé la dette

[12+1470% d’augmentation des aides publiques consacrées à nos (grandes) entreprises en 40 ans

[13Comment Macron a sacrifié la santé des Français

[14Ecologie et climat : le bilan catastrophe d'Emmanuel Macron

[15] Mercosur : Emmanuel Macron prêt à signer un accord d’ici la fin de l’année, mais sous conditions

[16] Loi Duplomb : Emmanuel Macron promulgue le texte après la censure partielle du Conseil constitutionnel...

[17Enfants à la rue : le bilan accablant du macronisme

 

Pour en savoir plus :
L’injustice de la pauvreté face aux richesses imméritées issues du colonialisme

- Elles sont ou les oppositions à Macron ? Seul le groupe LFI a accepté d’examiner la proposition de destitution du Président Macron en Commission des Lois de l’Assemblée nationale le 11/10/2023

 

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31 juillet 2025 4 31 /07 /juillet /2025 13:06
Dans deux groupes Facebook, de l’antisémitisme, du racisme… et des députés RN

Élus et cadres du parti d’extrême droite ont laissé pulluler messages nauséabonds et illégaux dans le groupe Facebook « La France avec Jordan Bardella[0] ».

En Janvier 2026, découverte de « Résistance PATRIOTE !!!! », un autre groupe Facebook où se partagent messages haineux, antisémites et islamophobes, et dont font partie six députés du Rassemblement national, parmi lesquels Mélanie Disdier, eurodéputée[9].

Et, en mars 2026, apparait à La Rochelle  compris[13],  que plus de 10 % des listes investies par le RN aux élections municipales accueillent des personnes ayant diffusé des propos antisémites, racistes, complotistes, violents[12]

 

 

Jusqu’à ce que Les Jours mettent leur nez dans le groupe Facebook privé « La France avec Jordan Bardella », ses quelque 11 500 membres étaient invités à chanter les louanges du président du Rassemblement national (RN), à commenter les actualités du parti et, surtout, à la retenue. Jusqu’à la semaine dernière, ce groupe était géré par plusieurs cadres, ex-candidats et collaborateurs parlementaires de la formation lepéniste. Pour l’intégrer, il fallait simplement indiquer si l’on était adhérent du parti d’extrême droite ou non. Une fois à l’intérieur, les règles paraissaient claires : « Il est formellement interdit de harceler les membres du groupe, de discriminer les opposants politiques et journalistes sur leur origine, couleur, religion, orientation
sexuelle, apparence physique. Tout membre se donnant [sic] à de la discrimination sera sanctionné. »

Sauf que la stricte modération annoncée était à géométrie très variable. Si les partisans d’Éric Zemmour s’en voyaient, par exemple, quasi systématiquement exfiltrés lorsqu’ils proposaient l’union des droites, les appels à la haine et à la violence, les propos antisémites, homophobes, islamophobes et racistes étaient, eux, nettement moins régulés. Les Jours ont découvert qu’ils étaient légion sous la plume de ces militants et sympathisants d’extrême droite. Et qu’au milieu de tout cela, neuf députés du RN en étaient membres. Sans jamais réagir. Enfin, jusqu’à ce que nous les contactions dans le cadre de cette enquête et que plusieurs d’entre eux ne quittent « La France avec Jordan Bardella ». Puis qu’à leur tour, les administrateurs du groupe paniquent, allant jusqu’à le renommer en « Pour la France » afin d’effacer tout lien avec le RN. Avant de courageusement s’en carapater, sans demander leur reste ni répondre à nos questions.

Le pôle national de lutte contre la haine en ligne a ouvert une enquête sur des propos postés sur un groupe Facebook, dont faisaient partie des cadres et élus du Rassemblement National, notamment neuf députés[8].

 

 

Sources : Les Jours | mis à jour le 12/03/2026
- Les neuf députés avaient l’obligation légale de signaler les dizaines et dizaines de propos illicites postés sur le groupe.
Aucun ne semble l’avoir fait ! Il y avait pourtant de quoi s’émouvoir bien avant que Les Jours ne s’en mêlent. Sous le post d’un administrateur qui partage, il y a quelques mois, un visuel de Marine Le Pen et Jordan Bardella, on lit par exemple ce type de commentaires[1] : « Il y a que ça pour redresser ma France et virer tous ces sionistes qui vivent sur le cul des Français. »

 

🔴 Le 8 avril dernier, sous une publication relative à un Gabriel Attal critiquant le RN, l’homophobie est débridée.

Un premier réagit : « Attal… c’est comme anal… tout dans le cul… » Un deuxième complète : « Une salope le Attal ». « Comment un homosexuel peut-il dire des propos indignes contre la plus sérieuse des femmes politiques françaises ?, s’interroge un troisième. Marine Le Pen est 10 millions de fois supérieure à cet individu mal dans sa peau. » Le lendemain, sous une vidéo de salariés du « média » d’extrême droite Frontières hués par des collaborateurs de La France insoumise (LFI), un contributeur rédige : « Il nous manque un mec à petite moustache. Tout serait fini très vite. Désolé j’ai oublié son prénom. » La référence à Adolf Hitler est sans équivoque. À l’instar de l’antisémitisme qui transpire de cet autre commentaire, en date du 6 mai, il y a moins d’un mois : « Déjà, les sionistes dehors ! Vous n’avez pas à commander le peuple ! Et toute la merde planétaire que vous avez fait rentrer pour hybrider la France, elle dégage avec vous ! » Aucun des auteurs de ces posts n’a été exclu du groupe, aucun de ces messages n’a été modéré. Et malgré les tentatives précipitées des administrateurs pour effacer leurs traces, tous sont encore visibles à ce jour. 

 

 

 

- Quant aux neuf députés identifiés par Les Jours, ils ont rejoint « La France avec Jordan Bardella » entre septembre 2023 et janvier 2024, avec leur profil Facebook personnel.
Il s’agit, dans l’ordre chronologique, de :

  • Nicolas Dragon (député de l’Aisne),
  • Christian Girard (Alpes-de-Haute-Provence),
  • René Lioret (Côte-d’Or),
  • Caroline Colombier (Charente),
  • Nathalie Da Conceicao Carvalho (Essonne),
  • Pascal Markowsky (Charente-Maritime) – bien connu des lecteurs et lectrices des Jours[2],
  • Pascale Bordes (Gard),
  • Laurence Robert-Dehault (Haute-Marne),
  • et Monique Griseti (Bouches-du-Rhône).

Aucun de ces députés n’a répondu à nos questions, à l’exception de Nicolas Dragon dont la réaction, reçue, après la publication de cette enquête, est à lire ci-dessous. En recevant nos demandes d’entretien, Caroline Colombier, Pascal Markowsky et Pascale Borde se sont enfuis du groupe Facebook.

 

🔴 À l’exception de René Lioret et Pascal Markowsky qui ont « liké » et/ou commenté des posts, aucun n’a interagi sur « La France avec Jordan Bardella ».

Mais tous, s’ils en ont eu connaissance, avaient l’obligation légale de signaler les dizaines et dizaines de propos illicites relevés par Les Jours, au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale[3]. Ce qu’aucun ne semble avoir fait. À noter que trois de ceux-là, Christian Girard, Caroline Colombier et Pascal Markowsky, étaient déjà membres du groupe ouvertement raciste dont Les Jours avaient révélé l’existence, aux côtés de douze autres députés du RN (lire l’épisode 12, « Racisme et appels au meurtre : 15 députés RN dans un groupe Facebook privé nauséabond[4] »). Après nos articles, ce groupe-ci avait fait l’objet de signalement et de plainte en justice (lire l’épisode 16, « RN : une plainte déposée contre onze membres du groupe Facebook privé raciste[5] »).

 

 

- Parmi les dix-huit administrateurs du groupe, on trouve des cadres, des excandidats et des collaborateurs parlementaires du RN
À l’époque où ces élus intègrent « La France avec Jordan Bardella », les posts et commentaires racistes sont si nombreux qu’il paraît difficile de les manquer. Deux de nos neuf députés, Nicolas Dragon et Christian Girard, en sont par exemple membres quand, le 29 septembre 2023, un certain Phi Lippe publie sur le mur du groupe une image barrée du texte suivant : « J’adore les transports en commun, ça me rappelle l’Afrique. Île-de-France bientôt baptisée Île d’Afrique. » Celle-ci recueille 56 réactions positives. Le lendemain, sous un visuel raciste vilipendant « l’invasion de punaises de lit » due à l’immigration, l’internaute Charles G. propose de les renommer « les africanaises de lit ».

 

🔴 Trois jours plus tard, René Lioret, alors conseiller régional de Bourgogne-Franche- Comté, intègre à son tour « La France avec Jordan Bardella », imité dans la foulée par la députée Caroline Colombier.
Quelques jours passent et, le 12 octobre, sous une publication relative à l’islam :

  • un utilisateur écrit : « Le grand remplacement ? ?  L’argent de la CAF pour la guerre ? ?  » ;
  • un autre annonce qu’il « faut anéantir l’islam » ;
  • un dernier se fait menaçant : « Je propose à mes compatriotes d’être vigilants, attentifs et s’entraîner. »

Alors que Nathalie Da Conceicao Carvalho et Pascal Markowsky viennent de rejoindre le groupe, le même Charles G., qui s’excitait contre les punaises de lit, écrit à propos de musulmans en train de prier : « La valise ou le cercueil… au choix. » En décembre 2023, les députées Pascale Bordes et Laurence Robert-Dehault, tout juste membres, ont le loisir de lire ce texte publié sur le mur du groupe par un « contributeur star », c’est-à-dire très actif et mis en valeur : « La France est devenue une fosse à purin où toute la merde des autres cultures est venue polluer la nôtre. »

Aucun de ces messages n’entraînera de réaction de ces élus. Pas plus que des modérateurs.

 

 

 

🔴 Guillaume Bres, le fondateur de « La France avec Jordan Bardella », qui indique sur le réseau social « travailler » pour le parti d’extrême droite, n’en est pas à son coup d’essai.
Cet ancien candidat suppléant du RN aux départementales 2021 en Savoie a l’habitude de ces espaces numériques : il se vante partout d’être le responsable d’un autre groupe Facebook, sobrement intitulé « Jordan Bardella », qui affiche plus de 80 000 membres. Sur ce groupe-ci, la modération, dont la page Facebook officielle du RN est partie prenante, est chirurgicale.

 

À l’inverse, donc, de « La France avec Jordan Bardella », que Guillaume Bres lance pourtant en août 2023 avec tous les atours d’un groupe officiel, puisque ce dernier s’entoure de plusieurs membres du parti pour réguler les ardeurs de ses bientôt 11 500 brebis. Parmi les dix-huit administrateurs du groupe figuraient par exemple :

  • Kylian Couteau et Sandrine Démaret, respectivement collaborateur et collaboratrice parlementaires des députés José Beaurain (Aisne) et Marc de Fleurian (Pas-de-Calais) ;Michel Massy, le responsable communication du RN sur l’île de la Réunion ;
  • Michel Massy, le responsable communication du RN sur l’île de la Réunion ;
  • Rémi Garnier, conseiller régional d’Auvergne-Rhône-Alpes et élu municipal à Saint-Baldoph, en Savoie ;
  • Gérôme Corblin, ancien candidat aux départementales de 2021 en Savoie ;
  • ou encore Nathalie Germain, cadre du parti en Isère et ex-candidate à la mairie de Bourgoin-Jallieu en 2020 ainsi qu’aux législatives de 2022.

 

🔴 Jusqu’à ce qu’ils quittent tous leurs fonctions d’administrateurs et, pour certains, le groupe, en recevant nos questions, ces modérateurs de renom forment donc une petite armée aussi aveugle qu’inefficace.
Et lorsqu’enfin, ils sévissent contre les membres les plus problématiques, à l’image du « Phi Lippe » précité, dégagé après nombre de messages racistes, ils ne prennent pas la peine d’effacer leurs posts, les laissant à la vue de tous. À l’été 2024, plusieurs des chefs s’agacent cependant du nombre de dérapages. Le couperet tombe : à partir de cette date, seuls les administrateurs seront autorisés à poster sur le mur de « La France avec Jordan Bardella ». Les simples membres, eux, ne peuvent plus qu’y réagir. Mais cette nouvelle règle n’empêchera nullement les propos haineux rédigés en commentaires par ces sympathisants et militants du RN qui n’auront de cesse franchir les limites de la loi, en toute impunité.

 

 

🔴 Le racisme est donc extrêmement présent sur le groupe, confinant parfois aux appels à la violence et au meurtre.
En avril 2024, un membre estime que les attaques au couteau sont « toujours réalisé[es] par la même faune ». Ce même mois, sous un article traitant d’un viol par une personne en situation irrégulière sur le territoire français, l’une propose « une révolution méchante contre ces étrangers », un autre de « le castrer sans anesthésie », quand un troisième écrit « toujours les mêmes sales races qui se croient tout permis ». Un dernier appelle à prendre les armes : « Équipez-vous, ça vous servira dans ces cas-là. » Quelques mois plus tard, sous une publication liant immigration et délinquance, un membre inscrit : « Autorisation de tir à vue. » Les Jours sont également tombés sur le photomontage d’une femme en burqa disant à E.T. l’extraterrestre : « On est pareil », lequel répond : « Non, moi j’ai compris qu’il fallait que je rentre chez moi. » Fin 2023, un militant se présentant sur son profil Facebook comme travaillant pour le RN à Arras partage le détournement raciste d’un album de Tintin intitulé Allocs en stock. Aucun ne sera évincé.

 

🔴 En mars 2024, Rachida Dati est visée par une succession de commentaires racistes sous un post évoquant ses déboires judiciaires.
Francine M. écrit : « Déjà comme ministre de la Culture française, ils auraient pu choisir quelqu’un qui a la même culture que la France. » Pierre H. enchérit : « On peut dire ce que l’on veut, je persiste et signe, c’est dans leurs gènes, il y a rien à faire. » « Leur origine ressort, c’est dans le sang », conclut Louis M. qui, loin d’être sanctionné, obtient même le like d’un des administrateurs.

 

 

🔴 En mai, c’est au tour de l’ancienne garde des Sceaux, Christiane Taubira, d’être ciblée
Elle est sous le feu de remarques nauséabondes : « Taubira s’est décrochée de son arbre pour dire de telles conneries », demande un membre quand, plus tard, l’un d’entre eux partage l’image d’un singe tenant une banane, accompagné d’un mot : « Tobira ».

 

🔴 L’antisémitisme, pourtant grand repoussoir d’un RN un brin tatillon sur son passé, n’est pas plus contrôlé.
Outre les exemples évoqués plus haut, il se révèle particulièrement véhément après l’attaque terroriste du Hamas en Israël, le 7 octobre 2023.

  • Le 1 décembre, l’administrateur Guillaume Bres publie un article sur Élisabeth Borne. L’ancienne Première ministre, dont le père fut rescapé des camps d’Auschwitz et de Buchenwald, récolte cette insulte : « La sioniste de merde ».
  • Le mois suivant, un autre estime que « la France est dirigée par les juifs sionistes », à l’image de celui qui entendra, plus tard, « virer tous ces sionistes qui vivent sur le cul des Français ».
  • Quelques semaines après, un troisième parle des « riches mondialistes des USA chapeautés par ceux d’Israël ».

À cet instant, neuf députés de la nation en sont membres. Aucun ne réagit. Pas plus que les cadres du RN chargés de la modération.

 

Ces derniers expulseront toutefois une femme qui écrit, à propos des accointances nazies des fondateurs du RN[6] : « Tout le monde sait que les SS du RN étaient des patriotes qui voulaient nous protéger de l’invasion US et russe. » Mais laissent tranquille cet homme qui, sous le même post, rédige : « Ils nous font chier avec leurs histoire de SS qui ont fondé le Front national, bientôt ils vont nous reprocher que Charles Martel a arrêté les Arabes à Poitiers. »

 

 

- Un nom « La France avec Jordan Bardella » peut en cacher un autre.
C’est le cas du groupe Facebook privé intitulé « Résistance Patriote !!!![10] », qui rassemble plus de 23 600 adhérents. Renommé ainsi en février 2025, cet espace numérique s’appelait jusqu’à cette date « CONTRE l’invasion migratoire et L’_I_S_L_A_M ». Sachant cela, peu de doutes quant à l’obédience et aux opinions politiques de ses membres. D’autant moins que pour l’intégrer, il faut se soumettre à cette simple question : « Que pensez-vous de l’islam ? » Pour deviner la tonalité de la réponse attendue, il suffit enfin de jeter un œil à la bannière du groupe sur laquelle est écrit : « J’ai entendu une voix, celle de Charles Martel », accompagnée du logo de Reconquête!, le parti d’Éric Zemmour.

 

🔴 Sur ce groupe privé où se côtoient des partisans du polémiste multicondamné et d’autres, bien plus nombreux, du Rassemblement national (RN), les publications racistes, antisémites, islamophobes ainsi que les appels à la haine et à la violence sont quasi quotidiens depuis sa création en 2017, et s’entremêlent avec des posts en faveur du RN.

Parmi les membres du groupe figurent par exemple trois députés et trois eurodéputés RN :

  • Mr. Philippe Lottiaux - Var (4e circonscription) - député du groupe RN ;
  • Mr. Lionel Tivoli - Alpes-Maritimes (2e circonscription) - député du groupe RN; 
  • Mr. Timothée Houssin, est le député RN de la 5 e circonscription de l' Eure ;
  • Mme. Mélanie Disdier, conseillère municipale de Caudry depuis 2003, conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais de 2004 à 2010 puis des Hauts-de-France de 2015 à 2024. Elle est élue députée européenne RN en 2024 ;
  • Mr. Jean-Paul Garraud, ancien député UMP de la 10e circonscription de la Gironde de 2002 à 2012, tête de liste aux élections municipales à Libourne en 2008 et 2014, et conseiller régional d'Aquitaine de 2010 à 2015, il est élu député européen sur la liste du RN en 2019 et en 2024 ;
  • Mme. Julie Rechagneux, candidate RN à la Mairie de Bordeaux pour 2026, en 2024, elle est élue députée européenne sur la liste du RN.

 ⁇ ️ Le député LFI Thomas Portes a annoncé saisir la justice[11]

 

 

 - Homophobie systématique dès qu’il s’agit de Gabriel Attal, sexisme pour Sandrine Rousseau. Avec Macron et les élus LFI, les appels au meurtre sont fréquents
L’une des cibles préférées du groupe reste le président de la République, Emmanuel Macron, traité à plusieurs reprises « d’enculé », de « pourriture », de « crapule ». Et là encore, la modération paraît variable.

  • En mars 2024, l’auteur d’un commentaire le qualifiant de « crevure qui encule les Français » sera dégagé du groupe, mais pas celui qui écrit qu’il « mérite une balle cette saloperie »…
  • Pas de sanction non plus pour l’internaute qui estime à son sujet que « c’est une merde qu’on doit écraser ».

 

🔴 Les insultes visant Emmanuel Macron ont parfois des relents homophobes.

Au printemps 2024, en réaction à un photomontage du président de la République en tenue militaire accompagné de la mention « Allez gamin, montre que t’en as ! », un contributeur indique : « Il en a plus souvent aux fesses que devant ! ! » Un second : « Il en n’a que quand ses copains de couleur, bien baraqués, les lui prêtent. » Il y a deux mois, une photo du locataire de l’Élysée recueille cette insulte : « Macron petit PD. »

 

🔴 Les attaques ciblant Gabriel Attal, autre bouc émissaire régulier du groupe, sont, elles, systématiquement homophobes.
En plus de celles précitées, on peut lire sous une photo de lui postée le 11 janvier 2024 : « C’est vraiment la cage aux folles. » Le 28 janvier suivant, un photomontage détournant l’affiche du film Tais-toi ! et figurant l’ancien Premier ministre maintenu par Jordan Bardella est publiée : « Mais oui tais-toi Tatal », réagit un membre. « Tenu comme ça, Attal va mouiller son caleçon », grince un deuxième. Certaines responsables politiques, comme la députée éco-féministe Sandrine Rousseau, font l’objet d’un sexisme  décomplexé : « Elle est pas finie… et elle a dû être bercée trop près du mur ! Honte à cette tache », « finie à l’urine », « pauvre femme, les parents ne connaissaient pas la contraception »...

 

 

🔴 Quant aux élus LFI, ils essuient indifféremment insultes et appels au meurtre.

  • En octobre dernier, l’administrateur en chef Guillaume Bres lui-même qualifie Jean-Luc Mélenchon de « merde de gauchiste ».
  • Il y a un mois et demi, sous un visuel expliquant que LFI menace la liberté de la presse, deux internautes se lâchent : « Il faut absolument éradiquer ce parti, et toutes ces racailles islamistes qui le dirigent, » écrit le premier. 
  • Et aucune pitié contre ces larves. « Il faut éradiquer ces merdes »,précise le second.

 Aucun ne sera sanctionné. Pas plus que celui qui, en avril dernier, appelait Adolf Hitler à la rescousse dans les jardins de l’Assemblée nationale. En revanche, lorsqu’un certain Yannick C. a le malheur de poster « RN et Reconquête doivent s’unir », il est excommunié manu militari de « La France avec Jordan Bardella ».

 

🔴 Et aussi...

En octobre 2023, à une membre qui demande pourquoi le RN et le parti de Zemmour ne s’allieraient pas – et qui sera virée pour cette question –, l’une des administratrices explique : « Le créateur de groupe ainsi que la plupart des administrateurs font partie du Rassemblement national. […] Nous sommes très rigoureux sur la tenue du groupe et revendiquer une union de droite n’est pas dans la ligne politique. […] Merci de comprendre que nous respectons scrupuleusement la politique du Rassemblement national. » Un mois plus tard, sous une publication relative à l’immigration, un membre commente en toute impunité : « Quand viendra le moment, on saura se débarrasser des sauvages. » Tandis qu’un autre prévient : « Défendez-vous contre les envahisseurs. » À cet instant, huit députés sur les neuf épinglés en sont déjà membres. Aucun ne réagit à ces propos. Par respect scrupuleux de la politique du RN ?

 

 ⁇ ️ Mise à jour du 3 juin 2025 à 12 h 16.
Si Nicolas Dragon reconnaît avoir été membre du groupe, il assure, au lendemain de la publication de notre enquête, ne pas savoir comment, peut-être « sur proposition de quelqu’un par le biais d’une invitation à rejoindre tel groupe comme [il] en reçoi[t] des dizaines et des dizaines par semaine ». « Je n’étais pas au courant de ce qui se dit ou se partage sur ce groupe, je n’y vais jamais tout simplement, je n’ai pas le temps disponible pour le faire, nous explique le député de l’Aisne, qui est le seul des neuf députés à avoir répondu aux « Jours ». Je vais donc quitter ce groupe, compte tenu de ce que j’ai pu découvrir. Je ne crois pas que des élus ou cadres du Rassemblement national approuvent cela, ou laissent faire, bien au contraire. » Il nous indique enfin avoir signalé les propos au dernier administrateur disponible. Les 18 précédents, qui s’étaient illustrés par leur modération a minima, s’en étant en effet carapaté en recevant nos questions.

 

 ⁇ ️ Mise à jour du 3 juin 2025 à 18 h 42.
À la suite de notre enquête, le député Thomas Portes (La France Insoumise) a saisi Laure Beccuau, la procureure de la République de Paris, au titre de l’article 40 du code de procédure pénale[7]. Dans ce signalement, consulté par « Les Jours », l’élu dénonce les « propos islamophobes, antisémites, homophobes, racistes, appels à la haine, à la violence, voire au meurtre » publié dans le groupe Facebook « La France avec Jordan Bardella » qui, « en très grande majorité, n’ont fait l’objet d’aucune modération », ajoute-t-il, s’appuyant sur nos révélations avant de lister les neuf députés RN qui en étaient membres. Leur présence dans ce groupe « sans qu’ils n’en dénoncent les dérives, peut être analysée comme une abstention fautive ou une tolérance de fait à l’égard de discours manifestement haineux », estime-il. Thomas Portes enjoint enfin la procureure de la République de Paris de « faire cesser ces agissements, en poursuivre les auteurs, et évaluer les responsabilités encourues, notamment par les représentants élus ayant eu connaissance de ces faits sans les dénoncer ».

 

 

 - En mars 2026, apparait à La Rochelle  compris,  que plus de 10 % des listes investies par le RN aux élections municipales accueillent des personnes ayant diffusé des propos antisémites, racistes, complotistes, violents[12]

Malgré ses prétendus contrôles, le parti dirigé par Marine Le Pen et Jordan Bardella voit à nouveau son image écornée par des posts problématiques sur le réseau social Facebook à l’occasion des élections municipales. En effet, le compte public de Guy Perrenot, 40e sur la liste Rassemblement La Rochelle, contient plusieurs contenus qui apparaissent, soit raciste, soit homophobe, soit islamophobe, soit sexiste, soit antivax[13].

 

Notes :

[0« Les arabes dehors », « la France est dirigée par les juifs sionistes »… Neuf députés RN identifiés dans un groupe Facebook raciste, antisémite et homophobe

[1] Dans un groupe Facebook, de l’antisémitisme, du racisme… et neuf députés RN

[2Patron de PME et député RN de Charente-Maritime : dans la série « RN, la dernière marche »

[3] article 40 du Code de procédure pénale

[4Racisme et appels au meurtre : 15 députés RN dans un groupe Facebook privé nauséabond

[5] RN : une plainte déposée contre onze membres du groupe Facebook privé raciste

[6Les anciens SS ont reconstruit l'extrême droite française après 1945

[7Le député LFI Thomas Portes saisit la justice après une enquête du média Les Jours sur des députés RN soupçonnés d'être sur un groupe Facebook raciste 

[8] Le pôle national de lutte contre la haine en ligne a ouvert une enquête sur des propos postés sur un groupe Facebook, dont faisaient partie des cadres et élus du Rassemblement National, notamment neuf députés

[9Six députés et eurodéputés RN dans un nouveau groupe Facebook raciste et antisémite

[10] Six députés et eurodéputés RN dans un nouveau groupe Facebook raciste et antisémite

[11Le député LFI Thomas Portes a annoncé saisir la justice

[12Plus de 10 % des listes investies par le RN aux élections municipales 2026 accueillent des personnes ayant diffusé des propos antisémites, racistes, complotistes, violents…

[13] Municipales 2026 à La Rochelle : homophobes, racistes, antivax… Les publications gênantes d’un candidat RN

 

Pour en savoir plus :

Sur Facebook, les cadres du RN frayent toujours avec le racisme et l’antisémitisme

Janvier 2026 : Un ancien élu FN soupçonné d’avoir déposé des os de porcs devant une mosquée en Isère

- Municipales 2026 : quel parti est le plus concerné par l’antisémitisme ?

 

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3 juillet 2025 4 03 /07 /juillet /2025 20:13
Des primaires à " gôche " pour les présidentielles 2027 : un coup de com et grosse ficelle !

Ces gens font tout cela dans l’unique but de contourner LFI et les engagements programmatiques que cela implique, car l'union ne peut exister qu’autour et à partir d’un programme de rupture avec le néolibéralisme tout simplement parce que c’est ce qu’attend le peuple français.

 

 

L’unité à « géométrie variable » de Faure et Tondelier selon les caprices et les plans de carrière n’en est pas une. C’est juste une nouvelle fois un « coup de com » comme l’a dit Jadot. Et une opportunité pour exister dans la cour des grands pour diverses personnes très égotiques.

 

 

Sources : Jean-Luc Mélenchon | mis à jour le 07/07/2025
- La primaire de la « gôche » a déjà un contre modèle.

À New York, le mistigri des primaires de division s’est étalé au grand jour. Un cas d’école. À peine élu candidat commun dans une primaire démocrate[0][0bis], Zohran Mamdani le démocrate est déjà repeint en « ultra-gauche, antisémite, wokiste »… et tutti quanti par ses propres « camarades » démocrates. Il a donc le malheur de voir son concurrent battu, Andrew Cuomo, décider de se présenter quand même à l’élection[0]. Comme l’avaient fait en France :

  • Valls après son échec devant Benoît Hamon,
  • et aussi De Rugy et compagnie aux primaires présidentielles françaises de la gôche en 2016.

Les « unionistes », « unitaires » et autres émouvants clubs mondains de la gôche nous convoquaient en espérant notre absence.

 

🔴 Grosse ficelle bien identifiée par les observateurs.

Du coup cela n’intéresse personne. Ni les millions d’électeurs insoumis pris pour des nigauds par cette gôche, ni ceux qui adhèrent à la ligne Glucksmann que cette équipée rêve de lui subtiliser.

Tout le monde semble se moquer de cet épisode :

  • Ainsi l’appel de Lucie Castets la veille de cet événement provoque 23 retweets. Cette primaire est une manœuvre dont Jadot a reconnu l’avoir tenté en son temps à la présidentielle de 2017 « pour faire porter le mistigri de la division à LFI » a-t-il  reconnu « Mais ça n’a pas marché » a-t-il rappelé.
  • Maintenant il craint plutôt que cela ne crée une illusion dangereuse : ce serait l’idée que LFI puisse faire partie de cette coalition.
  • Et même pire ; que LFI puisse gagner la primaire et avoir le candidat commun à son issue. Supposons que ce soit le cas.

 

🔴 Quelqu’un peut-il croire que Jadot, Meyer Rossignol, Carole Delga, Jerôme Guedj et toute la droite du PS et des Verts se rangeraient derrière la candidature LFI ?

Bien sûr que non. Aussitôt tous ces gens s’enfuiraient avec mille mauvaises paroles et la campagne serait immédiatement ruinée pour la malheureuse candidature commune. Ces gens font tout cela dans l’unique but de contourner LFI et les engagements programmatiques que cela implique. Leur dénominateur commun : « pas de LFI ».

 

La preuve avec la nomination de Lucie Castets. À peine étions-nous vainqueurs de la législative de 2024, Olivier Faure klaxonnait : « pas Mélenchon ». Pourquoi ?

  • Pas d’explication de l’homme qui avait pourtant annoncé : « le premier ministre viendra du groupe le plus nombreux à l’Assemblée ».
  • Et quand LFI proposa quatre autres noms, ce fut…. le refus d’en parler. Le PS nous saoula et bloqua la discussion cinq jours avec la candidature de Faure présentée et défendue par Faure, puis Tondelier après son refus d’Huguette Bello sortit du chapeau celui de Cécile Duflot.
  • La proposition de Lucie Castets fut arrachée en dernière minute sur une liste proposée par Olivier Faure. Personne ne la connaissait ni ne l’avait rencontré avant cela dans le groupe qui devait décider. Il s’agissait de débloquer la situation avant que Macron ne parle au 20h pour lui couper la possibilité de nous rendre responsable de l’enlisement politique.

Les LFI serrèrent les dents et jouèrent le jeu. On voit ce que cela a donné.

 

Même sketch sectaire au moment de proposer un nom de candidat pour la présidence de l’assemblée nationale. Et ainsi de suite.

  • De nouveau aujourd’hui c’est : n’importe qui tout sauf LFI.
  • Ainsi Tondelier a commencé immédiatement avec son rejet public de ma candidature (que je ne propose pas) « la pire au second tour » répète-t-elle[1], forte de son immense expérience des campagnes présidentielles et de ses scores à 5 %. La presse Bolloré et consort s’est empressée de diffuser. 

 

🔴 Certes cette « unitaire » a réussi à faire oublier son refus de la liste commune aux européennes.

C’était notre décision de le laisser croire. La « hype » médiatique dont elle a disposé ensuite fit nos affaires : une amnistie générale donnant au NFP un air soudé.

  • Mais à présent, ce n’est plus le cas. Elle et ses chers amis du PS devront d’abord revoir leur copie. Ils avaient beaucoup brodé sur un thème commun « aux municipales, pas de LFI ni au premier ni au deuxième tour ». C’était le refrain d’Emmanuel Grégoire, l’actuel candidat du PS aux municipales à Paris.
  • À présent, les gesticulations de l’arrogance butte sur la réalité : à ce prix-là, comment comptent-ils voir une mairie de gauche ? La question est posée à Paris (17 % LFI sondage) , à Lyon (15 % LFI), à Marseille (20 % LFI), et ainsi de suite ? Oui comment ?

Mettez les patins avant d’entrer dans la salle d’attente, chers amis ! 

 

 

- L’unité à « géométrie variable » de Faure et Tondelier selon les caprices et les plans de carrière n’en est pas une.

C’est juste une nouvelle fois un « coup de com » comme l’a dit Jadot. Et une opportunité pour exister dans la cour des grands pour diverses personnes très égotiques. Le huis clos entre eux va être passionnant.

  • Surtout quand la solennelle « discussion sur le programme » commence par effacer les deux programmes que PS et Verts avaient signé avec  LFI. Tout le monde connaît la suite.
  • Le programme de cette équipe, s’il y en a un et si la primaire a lieu, sera une copie diminuée de « l’Avenir en commun » comme à chaque fois.

 

Pour le reste, la liste des pré-candidats à cette primaire fait autant envie que la guerre des « TO » au congrès du PS. Le décor n’est même pas planté encore, mais nous avons déjà foule pour y jouer un rôle. Trois candidatures EELV, l’officielle plus Rousseau et Piolle, à quoi il faut ajouter Olivier Faure, Jérôme Guedj, Autain, Ruffin et Ségolène Royal (la seule qui sache de quoi il s’agit).

 

C’est un secret de polichinelle que la droite de la gôche finira en rangs serrés derrière Glucksmann[3] si un seul de ces noms l’emporte. Que restera-t-il alors de ce cortège ? Ce qu’il en resta dans le passé après les deux « bing bang de la gauche » déjà organisés par Clémentine Autain dans le passé, des assises des comités antilibéraux et de son candidat José Bové en 2007, de la primaire populaire et de sa candidature Taubira. La vie est ailleurs.

 

Des primaires à " gôche " pour les présidentielles 2027 : un coup de com et grosse ficelle !
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21 juin 2025 6 21 /06 /juin /2025 12:53
Ugo Palheta sociologue, maître de conférences à l’université de Lille et chercheur au Cresppa-CSU.

Ugo Palheta sociologue, maître de conférences à l’université de Lille et chercheur au Cresppa-CSU.

Sociologue spécialiste des extrêmes droites, Ugo Palheta analyse dans son dernier ouvrage l’accélération du processus de « fascisation » en France. Comment le fascisme gagne la France est une version largement remaniée et augmentée d’un premier opus, la Possibilité du fascisme, paru en 2018. Ugo Palheta y note une progression des thèses racistes et xénophobes, tout en réfutant l’inéluctabilité d’une victoire prochaine du Rassemblement national[0]. À condition de « renouer avec l’antifascisme ». Il appelle à un sursaut et à un débat stratégique au sein de la gauche.

 

 

Sources : l'Humanité |
- Diego Chauvet : Qu’est-ce qui a changé depuis « la Possibilité du fascisme » paru en 2018 pour justifier cette nouvelle édition ?
Ugo Palheta : Le changement tient surtout à l’amplification de dynamiques que j’avais identifiées à l’époque, et pour commencer la progression électorale du Rassemblement national (RN). En 2018, on croyait encore que le RN avait atteint un plafond de verre. Après le débat raté de Marine Le Pen face à Emmanuel Macron en 2017 et les mauvais scores du parti aux législatives qui avaient suivi, beaucoup pensaient que l’extrême droite était durablement affaiblie. En réalité, elle a depuis poursuivi une dynamique de renforcement. Aujourd’hui, elle constitue le seul bloc en expansion dans un paysage politique tripolaire, aux côtés du pôle néolibéral-autoritaire (Macronie-LR) et du pôle de gauche. Autre amplification majeure : le durcissement autoritaire de l’État.

 

Cela avait commencé sous Nicolas Sarkozy et François Hollande, mais cela a pris une ampleur inédite avec Emmanuel Macron :

  • répression brutale des mobilisations (gilets jaunes, quartiers populaires, Sainte-Soline…)[1]
  • surarmement de la police ;
  • interdictions croissantes de manifester[2] ;
  • marginalisation du Parlement…
  • Ce basculement s’accompagne de la banalisation et de la radicalisation du racisme d’en haut[3].

Non seulement les politiques anti-immigrés ont été considérablement durcies par les droites au pouvoir, mais les partis et médias dominants n’ont cessé de construire l’islam et les musulmans comme ennemi de l’intérieur[4]. Les deux meurtres récents visant explicitement des musulmans nous rappellent une fois de plus que ce racisme tue.

 

 

- Diego Chauvet : Pourquoi le discours sécuritaire et xénophobe de la droite et du centre ne siphonne-t-il pas l’électorat de l’extrême droite  ?
Ugo Palheta : En fait, ces stratégies ne neutralisent pas l’extrême droite. Au contraire, elles banalisent ses idées et les rendent hégémoniques. Prenons 2007 : Nicolas Sarkozy a capté une partie de l’électorat du Front national, mais ça n’a été que provisoire. En reprenant les thèmes de l’extrême droite, les partis traditionnels déplacent le centre du débat public vers ses obsessions[5] : immigration, islam, insécurité. Être hégémonique pour une force politique, c’est, notamment, parvenir à imposer les termes du débat, donc que les autres forces débattent ou légifèrent à partir de ce qui fait « problème » pour vous. Ainsi, quand la droite ou le centre gauche reprennent les obsessions de l’extrême droite, ils contribuent à bâtir les conditions de son hégémonie. À court terme, ils peuvent grappiller des points aux élections mais, à moyen et long terme, c’est l’extrême droite qui rafle la mise.

 

 

- Diego Chauvet : Vous notez également une part de responsabilité de la gauche. Quelle est-elle ?
Ugo Palheta : Le premier problème, c’est que la gauche dite de gouvernement a elle-même mené des politiques destructrices socialement :

  • austérité sous François Mitterrand (la « rigueur »)[6] ;
  • privatisations massives sous Lionel Jospin[7]
  • politique de l’offre sous François Hollande[8].

Ces choix ont généré précarité, insécurité sociale, concurrence généralisée. Mais, si cette insécurité sociale a pu favoriser l’extrême droite, c’est que les politiques néolibérales, de droite comme de gauche, se sont accompagnées de discours et de politiques anti-immigrés et plus tard islamophobes. Si bien que les incertitudes et les peurs croissantes (de la précarité, du déclassement, etc.) ont été politisées selon un schéma xénophobe et raciste, orientées vers des boucs émissaires fournis notamment par toute l’histoire coloniale de ce pays : immigrés, musulmans, quartiers populaires.

 

🔴 La gauche n’a pas troqué les immigrés contre la classe ouvrière.

Elle a durci son discours et ses politiques d’immigration au moment même où elle abandonnait les travailleurs. Mais il y a eu aussi des reculs idéologiques : outre l’acceptation de l’idée qu’il y aurait « trop d’immigrés », tout le discours historique de gauche autour de l’exploitation et de la lutte des classes a disparu dans ces années au profit d’une rhétorique vaguement « citoyenniste » ou contre l’exclusion, qui ne désignait plus aucun ennemi et épargnait ainsi la bourgeoisie. Or ce vide a été comblé par les récits identitaires de l’extrême droite : la nation menacée, l’islam contre la République, l’étranger comme ennemi intérieur.

 

 

- Diego Chauvet : Vous évoquez un basculement de l’État social vers un État pénal. En quoi cela relève-t-il d’une fascisation plutôt que d’un simple durcissement sécuritaire ?
Ugo Palheta : On parle souvent de « dérive », mais cela atténue la portée du phénomène. Mon hypothèse, c’est que ce qui se cherche ou se prépare n’est pas juste un État capitaliste démocratique un peu plus répressif, mais un État d’exception :

  • suspension de l’État de droit[9] ; 
  • dissolution d’organisations[10],
  • écrasement de toute contestation, etc...

En outre, certains groupes – Roms, migrants, musulmans – subissent d’ores et déjà un traitement d’exception. Ce qui commence à la marge finit par s’appliquer à tous, sous la forme d’un État policier[12].

 

🔴 Cette évolution repose aussi sur une alliance renforcée entre autoritarisme et pouvoir économique.

Des secteurs entiers du capital – industries fossiles, sécurité, armement, Big Tech, agrobusiness – parient désormais sur des stratégies autoritaires. Bien sûr, ce durcissement a pour objectif d’imposer la refonte néolibérale des rapports sociaux et de relancer l’accumulation du capital, mais il a aussi des visées banalement électorales : si, dès 2017, Macron a opéré un virage autoritaire et raciste[11], c’était pour capter l’électorat de droite, élargir sa base sociale et ainsi se maintenir au pouvoir en 2022. 

 

 

- Diego Chauvet : Cette fascisation ne résulte-t-elle pas d’une stratégie réussie de la part du RN ?
Ugo Palheta : Le RN a mené une stratégie bien pensée de respectabilisation (dite « dédiabolisation »), mais certaines conditions ont favorisé leur succès.

  • D’abord, cette stratégie n’aurait jamais fonctionné à ce point sans un haut niveau de complicité politique et médiatique, acceptant l’idée même que le RN d’aujourd’hui n’aurait plus rien à voir avec le FN d’autrefois.
  • En outre, le RN prospère sur un terreau d’instabilité et d’incertitudes produit par des politiques néolibérales, face à une gauche impuissante ou carrément complice là encore.

Dans ce contexte, un électorat s’est structuré à partir des années 1980, composé pour l’essentiel de gens qui n’ont jamais été politisés à gauche et qui sont imprégnés profondément par des rhétoriques de droite et d’extrême droite (mêlant refus du prétendu « assistanat » et refus de l’immigration).

 

Pour revenir au FN-RN, Marine Le Pen a cherché à se démarquer des déclarations antisémites et négationnistes de son père (qu’elle avait toujours acceptées jusque-là), tout en conservant l’essentiel de son idéologie. Elle a aussi habilement ajouté plusieurs notes à sa gamme ethno-nationaliste, par exemple en instrumentalisant la cause des femmes à des fins racistes (les immigrés et les musulmans seraient responsables de la persistance du patriarcat et des violences de genre) ou encore la lutte contre l’antisémitisme, prétendant que les ennemis des juifs seraient aujourd’hui les musulmans et la gauche.

 

 

- Diego Chauvet : Faut-il considérer la progression de l’extrême droite comme inéluctable ? Peut-on encore infléchir cette dynamique ?
Ugo Palheta : Le récit de l’inéluctabilité est lui-même un facteur de défaite. En juillet 2024, l’ensemble des sondages donnaient le RN largement gagnant[13]. Pourtant, ce n’est pas ce qui s’est passé. Certes, il a progressé, mais c’est la gauche qui a obtenu une majorité relative grâce notamment à une forte mobilisation militante[14]. Cela montre que la mécanique peut être brisée. « Ceux qui luttent peuvent perdre, mais ceux qui ne luttent pas ont déjà perdu », écrivait Brecht.

 

Un certain volontarisme est nécessaire, même si l’action en elle-même ne suffit pas : nous avons aussi besoin d’un débat stratégique sérieux pour savoir comment employer nos forces, quelles alliances sont nécessaires pour vaincre et changer la société. Ce livre ne propose donc pas un constat désespéré ou une énième lamentation. Il vise à réveiller les consciences, mais surtout à comprendre comment nous en sommes arrivés là et, à partir de là, à définir une stratégie.

 

 

- Diego Chauvet : Justement, quel est cet antifascisme avec lequel vous appelez à renouer ?
Ugo Palheta : D’abord, cela suppose de refuser la normalisation du RN, sa banalisation. Employer le terme de fascisme, c’est rompre avec un récit anesthésiant et nommer clairement le danger. On le voit avec Netanyahou, Poutine ou Trump, l’extrême droite, ce ne sont pas que des discours, ce sont des actes : massacres (jusqu’au génocide à Gaza), arrestations et expulsions arbitraires, assassinats ciblés, etc.

 

🔴 Renouer avec l’antifascisme, c’est donc d’abord défendre notre camp social, qui inclut l’antiracisme, le féminisme, l’écologie sociale, toutes les luttes contre les dominations.

Cette autodéfense est concrète : face aux agressions d’extrême droite, mais aussi pour protéger les droits fondamentaux des plus vulnérables. Mais l’antifascisme ne peut se limiter à la défense. Il doit redevenir un moteur politique, un point de ralliement. L’été dernier, un front commun a brièvement émergé à partir du ciment que constitue l’antifascisme et il faut prolonger cette dynamique : parce que l’extrême droite s’en prend à tout le monde, il nous faut l’unité des mouvements d’émancipation contre elle.

 

🔴 Le problème, c’est que cela est resté cantonné aux élections.

Le Nouveau Front populaire n’a pas donné lieu à des campagnes de terrain durables, faute de volonté commune et de travail collectif. Or la gauche est forte quand elle fait vivre les luttes, toutes les luttes : dans les quartiers, les villages, les universités et bien sûr les lieux de travail.

 

🔴 Il faut enfin livrer une bataille culturelle.

Pas seulement démonter les mensonges du RN, mais convaincre qu’une politique alternative est possible.

  • Beaucoup partagent nos idées mais n’y croient plus.
  • Il faut restaurer cette confiance, mais aussi articuler les propositions d’urgence à un horizon positif.
  • Ne pas se contenter de dire non aux politiques néolibérales ou répressives, mais formuler le projet d’une société libérée de l’exploitation, du racisme, du patriarcat.

C’est ce que le mouvement ouvrier a longtemps su faire : relier les luttes immédiates à un projet global de transformation.

 

 

🔴🔴🔴🔴🔴🔴🔴🔴🔴🔴🔴🔴🔴

 

 

Comment le fascisme gagne la France De Macron à Le Pen

 

Informations sur l’auteur :

Ugo Palheta, sociologue, maître de conférences à l'université de Lille, est l'auteur de plusieurs ouvrages, parmi lesquels Défaire le racisme, affronter le fascisme (avec Omar Slaouti, La Dispute, 2022) ou La Nouvelle Internationale fasciste (Textuel, 2022). Il est également codirecteur de la revue en ligne Contretemps et anime un podcast sur les extrêmes droites intitulé " Minuit dans le siècle ".

 

- Par : Ugo Palheta

Éditions : La découverte

Collection :  Cahiers libres

Parution : 15 Mai 2025

Nombre de pages : 380

Disponibilité : chez l'éditeur La découverte

Format : 140 mm x 205 mm

ISBN : 9782348088209

ISBN numérique : 9782348088384

Prix numérique TTC : 14,99€

Prix papier TTC : 20,90€

 

 

Notes :

[0] François-Xavier Demoures : « Il faut arrêter cette spirale qui nous fait croire que Marine Le Pen a déjà gagné » 

[1] Violences d'État : à Sainte-Soline, la fuite en avant

[2Au prétexte de la participation de collectifs pro-palestiniens, une « marche nocturne féministe radicale » interdite par le préfet de police

[3] « C’est rempli de Mamadou », « La cage aux folles », « Les cocottes » : la gauche vent debout contre des propos racistes, sexistes et homophobes attribués à Emmanuel Macron

[4] Rapport sur la « menace » des Frères musulmans : le document déclassifié qui agite les passions 

[5] Grand remplacement, identité, sécurité, islam... : les thèmes de l'extrême droite sont partout  

[6Le « tournant de la rigueur » de 1983 : un moment décisif, vraiment ?

[7Le gouvernement Jospin est celui qui a le plus privatisé que la droite

[8Chez Hollande, la politique de l’offre est une constante

[9] Une remise en cause de l'etat de droit désormais assumée

[10C'est au tour d'Urgence Palestine et de La Jeune Garde d'être menacées de dissolution, mais..... Le Conseil d'Etat annule la dissolution des Soulèvements de la Terre

[11Dérive autoritaire et violences policières : la presse étrangère interloquée 

[12Le ministre de l'Intérieur lance une chasse aux migrants dans les gares avec 4 000 policiers et gendarmes

|13SONDAGE EXCLUSIF - Législatives 2024 : le RN plus fort que jamais, la gauche stagne, le camp Macron recule

[14Avec 182 députés élus ou réélus au second tour, dimanche 7 juillet 2024, le Nouveau Front populaire est sorti victorieux des élections législatives devant le camp présidentiel et le Rassemblement national.

 

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  • Retraité SNCF, engagé politiquement depuis l'âge de 15 ans, militant du PCF de 1971 à 2008, adhérent au Parti de Gauche et à la France Insoumise depuis leur création, ex secrétaire de syndicat, d'Union locale et conseiller Prud'homme CGT  de 1978 à 2022.
  • Retraité SNCF, engagé politiquement depuis l'âge de 15 ans, militant du PCF de 1971 à 2008, adhérent au Parti de Gauche et à la France Insoumise depuis leur création, ex secrétaire de syndicat, d'Union locale et conseiller Prud'homme CGT de 1978 à 2022.

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