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1 août 2021 7 01 /08 /août /2021 09:30
2022 : Nos pas ouvrent le chemin

Une élection présidentielle, c’est remettre l’ouvrage sur le métier. 
Qui, mieux que Jean-Luc Melenchon pouvait nous ouvrir les portes sur les coulisses de son engagement tant personnel que politique ? Personne.

 

Avec la série « 2022 : Nos pas ouvrent le chemin », nous vous proposons d’entrer dans les coulisses de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon, avec des images inédites. Vous y découvrirez, épisode après épisode, toute une partie du travail collectif réalisé pour faire vivre cette campagne et remporter la victoire en 2022.

 

 

Sources : Jean-Luc Melenchon | Mis à jour le 08/08/2021

- Ce premier épisode est consacré à son entrée en campagne, le 8 novembre 2020.

  • Pourquoi avoir choisi ce moment ?
  • Comment la pandémie du Covid-19 a impacté les décisions prises autour de cette campagne ?
  • Quel est le processus de mise à jour du programme « L’Avenir en commun » ?
  • Pourquoi construire cette campagne autour d’un site internet permettant de recueillir des parrainages citoyens ?
  • D’où vient l’idée d’affiches décalées avec des couleurs vives ?
  • C’est à toutes ces questions que cet épisode se propose notamment de répondre.

 

- Ce deuxième épisode est consacré au mois de décembre 2020.

Il revient sur le contexte politique expliquant les raisons de l’engouement autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon, mais aussi sur le déplacement sur l’île de la Réunion à l’occasion du 20 décembre, date anniversaire de l’abolition de l’esclavage sur l’île.

 

Cet épisode revient aussi sur le groupe parlementaire, grande spécificité de cette campagne et sur les prochaines étapes de la campagne présidentielle.

 

 

- Ce troisième épisode est consacré aux mois de janvier et de février 2021.
Il revient sur l'examen à l'Assemblée nationale du projet de loi sur le séparatisme attaquant la laïcité et la loi de 1905 et la lutte des députés insoumis pour sauvegarder la séparation des églises et de l'État. 

 

Cet épisode montre les coulisses de la préparation d'un discours de Jean-Luc Mélenchon à la tribune de l'Assemblée nationale et les coulisses du premier Forum Thématique consacré aux questions de démocratie et de libertés.

 

Enfin, ce troisième épisode offre des images inédites de la préparation et de l'émission Balance Ton Post de Cyril Hanouna à laquelle Jean-Luc Mélenchon a participé, et explique les raisons de sa participation.

 

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1 juillet 2021 4 01 /07 /juillet /2021 12:57
Jean-Luc Melenchon  : après l'union de la gauche, vite L'UNION POPULAIRE !
Jean-Luc Melenchon  : après l'union de la gauche, vite L'UNION POPULAIRE !
Jean-Luc Melenchon  : après l'union de la gauche, vite L'UNION POPULAIRE !
Jean-Luc Melenchon  : après l'union de la gauche, vite L'UNION POPULAIRE !
  • L’union populaire est une énergie de rassemblement : les électeurs vont choisir un programme, une sincérité, une crédibilité... C’est le cap de la campagne que nous engageons ... éclairage sur ce qu’est l’Union Populaire[3] ;
  • « Si les quartiers populaires votent, nous serons au second tour[2] »

 

 

" ...Au demeurant, les élections régionales et cantonales ont montré à la fois que les partisans affichés de l’union n’en voulaient pas, même aux conditions les plus avantageuses pour eux.

Par exemple quand nous avons proposé pour les six dernières listes à constituer aux régionales cinq têtes de liste à EELV contre une pour les insoumis. La réponse fut vindicative et insultante. Et dans la foulée EELV décidait de nous exclure de la liste de résistance en PACA. On connait l’immense succès de cette manœuvre.

EELV est évoqué ici car c’est le groupe politique qui a le plus berné les médias sur ses intentions « unitaires ». Mais l’observation s’étend a tout le champ de la gauche traditionnelle. Nulle part, quelle que soit la formule et la combinaison, l’union n’a été possible sauf dans les Hauts-de-France. Là, l’union s’est faite à notre initiative. Mais la dynamique n’a pas été au rendez-vous. Il faut dire que le militantisme EELV non plus.

Il est donc raisonnable de ne plus consacrer une minute à une illusion aussi morbide que cette prétendue « union de la gauche...[1] ».

 

Sources : Jean-Luc Melenchon | mis à jour le 12/09/2021

- Ouf ! L’insupportable suspens prend fin
On n’avait plus d’ongle à ronger, plus de cheveux à s’arracher, et plus de mains à se tordre d’angoisse. Ce matin trente juin, Éric Piolle annonçait sa candidature à l’élection présidentielle. Ce soir ce fut Yannick Jadot. Avant cela, David Cormand, influent ancien secrétaire national des Verts avait asséné : « une candidature commune d’EELV et du PS n’aurait pas de sens ». Avant-hier Olivier Faure avait non seulement répété qu’il y aura une candidature du PS mais qu’elle seule serait en « état-de-rassembler-bla bla bla ». Le contraire de ce avec quoi il avait réussi à berner pendant des mois (presque) tout le petit monde des commentateurs et autres choristes de l’unité à tout prix. Le contraire des réunions « pour la candidature commune » convoquées par Jadot lui-même et stoppées sans crier gare et sans question à ce sujet de qui que ce soit. Et puis, Anne Hidalgo vient de reprendre à zéro sa campagne de lancement : elle « réfléchit », « prépare un groupe pour un projet », réunit des soutiens de notables. Après avoir dit qu'on verrait bien en février prochain...

 

Ainsi se confirme en fait ce que tout le monde savait depuis des mois et des mois : il y aura une ou plusieurs candidatures issues du pôle écolo, dans et hors la primaire de ce parti. Et il y aura au moins une candidature du PS. Tout le monde le savait. Tout le petit monde ! Mais le feuilleton de cette comédie devait avoir lieu. Chacun joua de gré ou de force le rôle que lui assignait la petite galaxie du commentaire pllitique pourtant bien au courant de la situation réelle.


Pour ma part c’est en le sachant que j’ai pris ma propre décision d’être candidat en novembre dernier. Je ne m’en suis jamais caché. On me demanda seulement doctement si ce n’était pas « trop tôt », question de fond, on le sait bien !! Quand leur demandera-t-on si ce n'est pas, trop tard de se déclarer candidat seulement huit mois avant l'élection, sans programme et sans équipe ?

 


- Puis je fus rendu responsable de la « division »

Enfin commença la petite musique selon laquelle je serais « le problème à gauche » dont il faudrait « se débarrasser » selon les mots délicats de l’ancienne bras droit de Julien Dray devenue depuis l’égérie du club islamophobe, le « Printemps Républicain ».

  • Alors mesdames, messieurs, le problème c’est toujours moi ?
  • Pas les 3 ou quatre autres candidatures dans chaque famille et qui s’annoncent en concurrence assumées dans votre merveilleux espace fraternel de la gauche traditionnelle ?
  • Moi... et pas votre sectarisme venimeux qui vous a fait exclure tous ceux que vous pouviez aux deux tours des élections régionales ?

 


- Le problème ? Oui il y a en a un pour vous quand il s’agit de moi !

C’est que je cote deux fois plus que chacune de vos candidatures dans les sondages, même quand on m’inflige une abstention différentielle de trois ou quatre points de plus qu’à vous sans le dire ! Problème parce que l’annonce de Jadot provoque 14 retweets en tout et pour tout une demi-heure après son annonce de candidature sur TF1 quand j’avais provoqué 30 000 signatures de parrainage dans le même délai ! Je ne me vante pas : je sais bien que je suis encore loin du compte pour franchir la barre d’accès au deuxième tour.

  • Mais pourquoi refuser de m’aider ?
  • Pourquoi relayer la moindre infamie possible contre moi ?
  • Il y a un problème parce que j’ai un programme clair et charpenté dans le détail que tout le monde peut connaître. Et il a encore donné lieu déjà à quatre numéros d’une revue vendue à dix mille exemplaires de moyenne chacun depuis janvier. Et vous ?
  • Un problème parce que je dispose avec 23 parlementaires aguerris, connus de millions de Français de quoi faire un gouvernement en état de fonctionner. Et vous ?

 


- Le problème le voici : pourquoi avez-vous un problème avec moi ?

  • Mon rejet des manifs de flics factieux auxquelles vous avez participé ?
  • L’islamo-gauchisme dont Darmanin et Vidal m’accusent ?
  • Le complotisme dont m’accuse le CRIF et le Printemps Républicain ?
  • Êtes-vous devenus seulement le miroir des modes du bashing permanent qui tient lieu désormais d’info en continu à mon sujet ?
  • Avez-vous vu ces cent vingt mille tweeteurs exprimer à visage découvert leur lassitude d’être traités « d’ennemis de la République » et affichant leur soutien aux insoumis ?
  • Comprenez-vous le sens d’une telle vague sans précédent ?
  • Celle de la dignité de nos choix et de notre indignation d’être traités de cette façon odieuse ?

 


- Alors je fais un pari. Je vous crois.

Je crois que vous avez en tête mieux que vous même ou vos logos. Je crois que vous acceptez d’assumer que nos programmes ne sont pas les mêmes. Je ne parlerai pas pour vous. je m’en tiens à nous. Nous sommes le mouvement de la rupture avec les règles du jeu de ce monde qui épuise les êtres humains et la nature. La rupture ! Et vous ?

 

Puisque l’union de la gauche n’existera pas parce que les programmes sont faiblement compatibles et que nous le savons tous depuis des mois, tournons la page dans la dignité d’un divorce par consentement mutuel ! Sans casser la vaisselle ni accabler nos voisins de nos éclats de voix. À mes yeux, aujourd’hui le temps n’est plus celui de « l’union de la gauche » de François Mitterrand et Georges Marchais, l’un et l’autre d’heureuse mémoire pour maints d’entre nous. Mais désormais si loin de toute actualité, si pleine de piques, d’hypocrisie et de haines recuites depuis les mystifications de « l’ennemi de la finance » avec qui vous avez gouverné !

 

 

- Pour les Insoumis, pour moi, l’heure est à l’union populaire.

C’est à dire au rassemblement majoritaire du peuple. Comment ?

Avec le programme qui rend possible cette union et donc cette majorité. Faisons confiance à l'intelligence que nous sollicitons chacun de notre côté. Les électeurs vont choisir un programme, une sincérité, une crédibilité. C’est le cap de la campagne que nous engageons.

 

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- Qu'est ce que l'Union Populaire ? - #AMFIS2021

Jean-Luc Melenchon  : après l'union de la gauche, vite L'UNION POPULAIRE !
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19 juin 2021 6 19 /06 /juin /2021 13:05
Jean-Luc Mélenchon : « Il ne peut y avoir de réelle souveraineté populaire sans puissance »
Jean-Luc Mélenchon : « Il ne peut y avoir de réelle souveraineté populaire sans puissance »
Jean-Luc Mélenchon : « Il ne peut y avoir de réelle souveraineté populaire sans puissance »
Jean-Luc Mélenchon : « Il ne peut y avoir de réelle souveraineté populaire sans puissance »
Jean-Luc Mélenchon : « Il ne peut y avoir de réelle souveraineté populaire sans puissance »

La révolution citoyenne...

Jean-Luc Melenchon en 2017 : " Avec la force du peuple, tout est possible ![5] "

 

Jean-Luc Mélenchon a été invité par la revue Tlatelolco à écrire un texte de haute volée sur la notion de "puissance" comme objectif politique pour le peuple, quand elle s'applique à sa volonté d'agir pour le bien commun, pour sa souveraineté, pour sa liberté. Tlatelolco est une nouvelle revue de pensée critique latino-américaine qui rassemble quelques personnalités intellectuelles de la région pour repenser la démocratie en Amérique latine. Elle est dirigée par John M. Ackermann, professeur à l'Université nationale autonome du Mexique, né américain, naturalisé mexicain.


Sources : Jean-Luc Melenchon | mis à jour le 16/09/2021
- « Qu’est-ce que la puissance ?

La capacité de faire et, le cas échéant, de faire sans qu’une entrave puisse l’empêcher. La puissance est en ce sens un état de la souveraineté du peuple. Elle en est l’attribut autant que le moyen. Il n’est de souveraineté accomplie que dans la puissance sans entrave. Et il n’est de souveraineté qui ne soit un acte de puissance sur l’ordre des choses au sein duquel elle prend place. Ces principes ne sont pas si abstraits qu’il y parait. Ils proclament ce que l’expérience montre : la souveraineté du peuple est affaire de rapport de force. Elle n’est jamais octroyée, elle n’est jamais concédée. Les puissants ne s’y résignent jamais. Sans cesse recommencée, la lutte pour la souveraineté du peuple consiste à en conquérir puis à en maintenir la puissance. C’est d’ailleurs l’objet initial de la Révolution citoyenne dont je me réclame[1]. Elle ne triomphe qu’en acquérant les moyens de puissance du peuple qui lui permet de vaincre les entraves qui le retiennent hors du pouvoir sur son histoire. 

 

Si nous somme victorieux dans les urnes en 2022, on pourrait qualifier la ligne de conduite de notre gouvernement comme un programme de souveraineté élargie. Il travaillerait en effet à élargir le pouvoir du peuple aux domaines dont il est actuellement exclu et à lever partout les dominations le limitant. Je le répète : la souveraineté populaire désigne ici la capacité du peuple à disposer librement de tout ce qui concerne sa vie collective. 

 

 

- Capacité d’agir
À la volonté populaire, il faut donc faire correspondre les moyens de la réaliser. Ceux qui, comme moi, ont observé, pour apprendre d’eux, les gouvernements de la vague démocratique en Amérique latine savent que le déficit de puissance fut le principal obstacle à surmonter. 

 

Entrons donc à présent dans les aspects concrets que nos conceptions impliquent. Affirmons que les meilleurs programmes sont condamnés à rester une liste de vœux pieux sans les capacités disponibles pour le réaliser. Ces capacités sont la disponibilité populaire, le caractère collectif de la prise de décision, le niveau d’éducation et de qualification, le capital industriel accumulé, la qualité des services publics, la solidité de l’Etat, ses capacités de financement ou la sûreté du territoire. Il est impossible de faire l’impasse sur ces éléments. Combien de gouvernements de transformation sociale dans des pays que des impérialismes avaient maintenu dans une forme de sous-développement ont dû composer parce qu’ils trébuchaient face à la difficulté de réunir les moyens de réalisation d’une décision ? 

 

La France est dans une situation bien différente. Nous sommes la 6ème puissance économique du monde. Notre niveau d’éducation est très élevé. Les ouvriers, les techniciens, les ingénieurs français disposent de qualifications de pointe issues d’une extraordinaire accumulation de travail humain. L’Etat est ancien et bien établi. Il sait lever l’impôt et faire respecter la loi. Son armature et son maillage géographique permettent d’envisager bien des politiques de lutte contre la pauvreté ou de relocalisation des activités économiques et agricole. Cependant, nous devons avoir conscience aussi du recul de la puissance française. Elle est démantelée brique par brique par le néolibéralisme depuis au moins 20 ans :

  • Saccage des services publics ;
  • libre-échange ;
  • désindustrialisation et mise en concurrence des entreprises nationales ont sérieusement entamé dans bien des domaines nos capacités.

Cette impuissance croissante s’est cristallisée dans le krach sanitaire. Pour lutter contre l’épidémie, le pouvoir a eu recours à des solutions archaïques reposant sur des privations de libertés. La première raison d’une telle débâcle réside dans les politiques de réduction de budget dont l’hôpital public a souffert pendant des années.

 

Pendant cette crise, nous avons aussi découvert que nous dépendions désormais d’importations principalement asiatiques pour 80% de nos médicaments. Nous avons mis des semaines et des semaines avant d’avoir assez de masques car notre industrie textile a en partie disparue au fil des délocalisations et parce que le gouvernement libéral refaisait les réquisitions de ce qui en reste. La liste pourrait continuer encore longuement. Si nous arrivons aux commandes, il nous faudra bien assumer de reconstruire une certaine puissance en matière sanitaire par le pôle public du médicament, la fin du libre-échange sur des produits essentiels, les investissements massifs dans l’hôpital. Sans cela, aucun de nos objectifs de santé publique ne sera possible. 

 

 

- Puissance industrielle et bifurcation écologique 
Les parlementaires insoumis ont synthétisé toutes ces demandes dans la revendication centrale d’un retour à la planification [2]. L’échec du système de la main invisible et de l’équilibre spontané à partir du seul signal prix, est criant. Il a abouti à la destruction des forces productives et à l’impuissance à répondre aux besoins sociaux. La planification ambitionne de faire revenir les champs de la production, de l’échange et de la consommation dans le giron démocratique. Elle confie à la délibération la coordination entre les forces concourant à la production et à la distribution et l’anticipation sur le futur en fonction d’objectifs donnés. Elle peut se concevoir comme une appropriation collective du temps.

 

La planification est donc l’instrument naturel de la bifurcation écologique puisqu’elle s’occupe précisément de la viabilité de l’avenir. Mais elle n’est rien si elle ne peut s’appuyer sur une industrie forte, des infrastructures et des qualifications. Autant d’éléments qui font notre puissance ou notre impuissance. Ainsi, dans les grands chantiers à mettre place, il y a par exemple celui de l’eau. Le changement climatique modifie et dérègle le cycle de l’eau. Mais il est consubstantiel à l’existence même des sociétés humaines. Il doit donc concentrer toute notre attention. L’une des tâches consiste par exemple à rénover en profondeur notre réseau de canalisations. Il laisse s’échapper un litre sur cinq actuellement. Mais bien sûr, pour pouvoir remplacer les tuyaux, il faut avant cela les fabriquer.

 

Nous avons en France l’une des meilleures usines du monde pour cela, à Pont-à-Mousson. L’industriel qui la possède cherche à la vendre. Des chinois et un fond de pension américain sont sur les rangs. Est-ce du nationalisme de refuser ce passage sous contrôle étranger, prélude à la délocalisation ? Non, car la conservation de cette puissance industrielle est le préalable à la planification écologique. Tout comme la vente de la branche énergie d’Alstom à l’américain General Electric fut une catastrophe non seulement du point de vue du capitalisme français mais surtout de celui des grands défis d’intérêt général de notre peuple. 

 

 

- La liberté d’agir pour le bien commun
La notion de puissance a beaucoup à voir avec celle d’indépendance. Je suis un indépendantiste français convaincu. Non par nostalgie chauvine mais parce que je veux voir respecter les décisions démocratiques du peuple français. En premier lieu, cela suppose de lever toute menace extérieure qui contraindrait ses décisions ou l’empêcherait de se transformer en actes concrets. L’indépendance n’est rien d’autre en fait que notre liberté. C’est encore à la fois une condition de la puissance et un attribut de celle-ci. C’est pourquoi à mes yeux les questions de défense sont aussi centrales. Notre autonomie en matière militaire, c’est-à-dire notre capacité à défendre seuls l’intégrité de notre territoire est une condition incontournable de la démocratie effective. Cela implique la rupture avec l’alliance atlantique mais aussi une industrie nationale distincte des complexes américains ou d’autres Etats. Il ne faut pas confondre cette volonté d’indépendance avec du bellicisme ou du nationalisme. La liberté des français peut aussi être celle d’agir pour le bien commun. En mer, dans l’espace, dans le monde numérique, la France peut être la voix du droit civilisateur contre les compétitions guerrières. Elle peut défendre la non-exploitation des grands fonds ou des astres, la conception des grands écosystèmes océaniques ou forestiers comme bien communs de l’Humanité ou le recul des pratiques du capitalisme de surveillance sur la toile. Elle le peut grâce à sa puissance. 

 

- Aujourd’hui, la puissance est un objectif politique.

Elle est confisquée parce que le pouvoir populaire l’est tout autant. Elle ne sera pas restituée sans un profond bouleversement des priorités politiques du pays ni sans la refondation d’institutions capable de reconstituer la souveraineté populaire. C’est l’objet des révolutions citoyennes qui agitent notre époque. Aider à son accomplissement en France est le fil rouge de mon combat politique depuis plus de 10 ans[1]. C’est de nouveau l’horizon que je fixe pour l’élection présidentielle de 2022[3].

 

Mais que signifie réellement l’expression Révolution citoyenne ?

  • Elle n’est pas faite pour ranimer un folklore romantique qui signalerait une radicalité superficielle ;
  • Elle ne cherche pas non plus à marier les contraires pour amoindrir la charge symbolique d’un mot dans certains esprits ;
  • Elle donne à la fois le contenu de notre politique et son moyen.

Il s’agit d’une « révolution » puisque son programme change la nature de la propriété en mettant en avant la logique des biens communs et celle du pouvoir dans la cité et dans l’entreprise. Elle dite « citoyenne » car elle se fait par la voie démocratique à travers un processus constituant. La souveraineté populaire, l’autre nom de la démocratie, est à la fois l’objectif et le moyen de la révolution citoyenne.

 

C’est à sa puissance effective qu’est vouée son projet politique : l’harmonie entre les êtres humains et avec la nature, philosophie générale proposée par l’Avenir en Commun[4].

 

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La révolution citoyenne au coeur de la démarche politique de la France insoumise

Le 25 juin 2015, Jean-Luc Mélenchon tenait une conférence sur le thème : « Révolution citoyenne et mouvements citoyens – De Podemos aux assemblées citoyennes ». Il a expliqué comment la théorie de la Révolution citoyenne partait de l'augmentation du nombre d'être humains sur la planète pour définir un intérêt général humain, et comment découlait de cette analyse la nécessité de sortir du système capitaliste productiviste. Jean-Luc Mélenchon a réaffirmé que la 6e République n'était pas un slogan mais une stratégie révolutionnaire pour que le peuple retrouve sa souveraineté en refondant ses institutions.

 


 

Jean-Luc Mélenchon : « Il ne peut y avoir de réelle souveraineté populaire sans puissance »
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28 mai 2021 5 28 /05 /mai /2021 18:36

Cet article est reposté depuis Rue du Blogule Rouge Insoumis.

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6 mai 2021 4 06 /05 /mai /2021 13:34
2022 : gagner en rognant aussi sur le vote RN... c'est nécessaire,... et c'est possible !
2022 : gagner en rognant aussi sur le vote RN... c'est nécessaire,... et c'est possible !
2022 : gagner en rognant aussi sur le vote RN... c'est nécessaire,... et c'est possible !

... et ce, n'en déplaise à Olivier Faure du PS[0bis] !

- car Marine Le Pen : c'est l’autre candidate des riches[1bis]...

- Pour commencer, gagner, c'est d'abord une question de conviction et de choix politique...

- Jean-Luc Melenchon appelle le camp de l’égalité à faire bloc face à l’extrême droite[0] et à une mobilisation populaire contre l'abstention !

 

 

Individuellement, il faut commencer par y croire pour mener bataille. Si on capitule avant, ce sera compliqué... or la solution est là qui fait que gagner c'est possible en 2022 !
- Résultat 1er tour présidentielles 2017 : 7 059 951 voix pour J.L. Melenchon
- Pour être au second tour il a manqué 600 000 voix
- Si 1 électeur sur 10 de J.L. Melenchon en 2017 arrive a gagner 1 voix, on à gagné ! C'est possible, il y a eu 10 millions d'abstentionnistes...

- Mais pas que, sachant qu'une partie de la population, résidant dans des territoires de la périphérie des villes et dans d'anciens bassins industriels touchés par la crise, les processus de délocalisation et de désaffiliation sociale, véritable « électorat de la crise » se sont réfugiés, par rejet politique de cette " gôche " libérale dans le vote FN/RN, sans pour autant en partager l'idéologie et ne sont donc pas politiquement totalement perdus.

 

Sources : Durand Eric | mis à jour le 05/08/2021
- L'extrême-droite, c'est : partout la même idéologie de la violence et du refus de la différence

La logique de l'extrême droite est « l’éloge de la force », l'idée que le peuple devrait se soumettre à une loi naturelle, celle du plus fort, celle de la compétition et de la « sélection naturelle ». A leurs yeux,  les êtres humains ne sont pas égaux, il existe une hiérarchie naturelle entre les Hommes et la normalité serait les forts dominant les faibles.  Cela permet alors à l’extrême droite de justifier le racisme, le sexisme, le colonialisme, les inégalités ou l'exploitation. L'autre face de cette idéologie est de se considérer comme faisant partie d'un même groupe social en retenant une définition ethnique et identitaire, chez nous, de la nation française.

 

Le Pen sait parler à ces gens lorsqu'elle lorsqu'elle s'en prend aux immigrés, à la population de religion musulmane, aux féministes, aux LGBTQIA+, aux antifa, aux « communistes », aux progressistes… ces catégories étant considérées par les  militant.es d’extrême droite comme les ennemis de la nation, et responsables de l'affaiblissement du pays. Leur croyance d’être mis en danger par ces catégories rend légitime à leurs yeux le fait de nier le processus démocratique. 

 

 

- L'extrême-droite, c'est : partout la même idéologie contre la démocratie
La démocratie suppose d'accepter que l’on puisse penser différemment.

Penser différemment vient aussi parfois de nos différences.

  • La démocratie suppose donc d’accepter également cette  différence chez l'autre, d'accepter l’autre pour ce qu'il est, pour ce qu'il croit ou pour ce qu'il pense et donc de le considérer comme un semblable ;
  • À partir du moment où l'on nie à l'autre la qualité d'égal ou son appartenance à la communauté, sa voix n'a plus d'importance.
  • Voilà pourquoi l’extrême droite, à chaque fois qu’elle l’a pu, s’est sentie légitime d’imposer sa vision par la violence, quitte à commettre des atrocités, l’autre étant nié dans son humanité.
  • Tout comme elle n’hésite pas à contourner les processus démocratiques, considérant la nation en danger, persuadée de détenir la vérité et quitte à soumettre une majorité par la force. 

 

 

- L'extrême-droite, c'est : partout le mensonge, la falsification et la manipulation comme méthode
La falsification des faits, des réalités sociales, historiques et scientifiques sont des méthodes qu’affectionne l’extrême droite. Théoriser un complot permet de construire de toute pièce des ennemis. Et puisque ce sont des ennemis, ils leur sont forcément hostiles, la démonstration est imparable ! Les faits importent peu ! Aux USA, Donald Trump a opéré de la sorte, en inventant le « complot démocrate » et la falsification des résultats électoraux.

 

Il faut constater que ces méthodes à l'heure d'internet font des ravages. L’extrême droite (en France, comme partout dans le monde) a très bien compris la puissance d'internet dans la lutte politique. Elle y est très organisée, agit de manière efficace et insuffle le doute chez toute une frange de la population, désabusée et délaissée depuis tant d’années par les pouvoirs politiques de gouvernement.

 

  • Sur les réseaux sociaux, fakes news et thèses conspirationnistes sont légions.  Nous voilà donc devant notre écran abreuvés d’informations manipulées, sans détenir les outils permettant à tout à chacun.e de vérifier, croiser les sources… Comme la rumeur se propageait comme une traînée de poudre dans un village, à l’heure d’internet et des réseaux sociaux, l’échelle est d’autant plus grande qu’elle en devient encore plus inquiétante et dangereuse. C’est le fameux « y’ pas de fumée sans feu ! ». Le phénomène de « bulle de filtre[1] » et l'absence de contradiction sur les réseaux font prospérer les thèses confusionnistes. Voilà comment, aux USA, parmi les électeurs républicains, certains se sont laissés convaincre de la réalité de la fraude électorale. L’élection leur aurait été volée. Et ce alors même que la plupart des responsables républicains se sont désolidarisés de leur candidat, D. Trump, et ont reconnu les résultats.
  • Et dans ce contexte, la manipulation de la violence à des fins politiques n'est pas à écarter[3bis].

 

 

- Une conception de l'extrême-droite que l'on retrouve en France
Nous retrouvons ce même logiciel idéologique au sein de l’extrême droite française. On y retrouve la même définition ethnique et  identitaire de la nation, le refus de l'égalité entre les êtres humains et la condamnation des mouvements sociaux ou politiques qui se battent pour l'égalité. Celle-ci jouit de tribunes médiatiques et politiques et adoptent les mêmes méthodes que leurs homologues américains.

 

Hier elle s'attaquait aux prétendus complots « judéo-maçonique », aux « judéo-bolchñeviques », aux juifs, aux immigrés bretons, italiens ou polonais, aux communistes, aux homosexuels ou aux tziganes. Aujourd'hui, elle s'en prend volontiers aux arabes, noirs, musulmans, gens du voyage, immigrés, antifascistes, syndicalistes, féministes et autres défenseurs des droits de l'Homme. Le multiculturalisme serait une hérésie, des mariages mixtes jusqu'aux prénoms qui devraient se limiter à ceux du calendrier des saints chrétiens. L’ennemi serait terré dans l’ « idéologie gay », dans l’« idéologie intersectionnelle », ou chez le « lobby juif » etc...

 

  • Elle falsifie l'Histoire en prétendant par exemple que les communistes étaient du côté de la collaboration, en réhabilitant la mémoire du Maréchal Pétain, en saluant le rôle positif de la colonisation, en qualifiant de génocide la guerre civile de Vendée entre républicains et monarchistes ou lorsqu'elle remet en cause l'existence même de la Shoah.
  • Elle se fait reine des fakes news[2], n'hésitant pas à manipuler et à mentir sur les chiffres de l'immigration ou des réfugiés[3], sujet qui les obsède, et créer du fantasme, un sentiment de peur, un sentiment identitaire qui nous séparerait.
  • On remarquera aussi que cette extrême droite française a toujours soutenu Donald Trump et s'est fait le relais de ses thèses de fraudes électorales, à commencer par Marine Le Pen elle-même. Ceci alors même que Donald Trump était déjà lâché par son propre camp aux Etats-Unis.
  • Sur un autre plan, rappelons nous les émeutes de novembre 2005, et posons nous la question : l’émeute n'est-elle pas aussi, de plus en plus utilisée à des fins d'action politique non conventionnelle ?

 

 

- Dénoncer l’extrême droite pour ce qu'elle est vraiment : le parti de l'ordre injuste des puissants
Les événements du capitole aux USA[4] ont ravivé le débat sur la manière de lutter contre l’extrême droite, en particulier sur les réseaux sociaux.

 

Certes, il faut dénoncer ses méthodes de manipulation de l’opinion publique. Mais surtout il faut l'attaquer sur son projet profondément inégalitaire de la société. Projet que l’on retrouve aussi dans la logique capitaliste qui prône la compétition et voit dans les inégalités la résultante naturelle de cette compétition.  

 

Combattre l’extrême droite, c'est :

  • d'abord mener la bataille culturelle en déconstruisant les préjugés, les raccourcis et mensonges véhiculés par celle-ci. Il ne faut pas leur abandonner le terrain sur leurs thématiques de prédilection que sont les questions identitaires, la définition de la nation, les enjeux liés aux réfugiés, les problématiques de sécurité, les questions liées au terrorisme etc. et leur laisser le monopole des définitions et des solutions. D'où la nécessité d'investir ces thématiques et leur apporter la contradiction ;
  • surtout dénoncer sa véritable fonction : un parti qui défend les intérêts des puissants.
    • Leur autoritarisme et leurs revendications pour plus de répression envers les mouvements sociaux, envers celles et ceux qui se battent pour plus d’égalité et qui remettent en cause les politiques néolibérales, n'est pas quelque chose d’anodin.
    • L’extrême droite est l'idiote utile du système, elle divise les gens sur leurs différences plutôt que de les unir dans la défense de leurs intérêts ;
    • En instaurant du « diviser pour mieux régner », elle participe au maintien de l'exploitation et à défense des intérêts des puissants ;
    • Elle est d’ailleurs son ultime recours, dans le cas où les partis traditionnels de l'ordre établi serait amené à disparaître ;
    • Dans l'histoire, la bourgeoisie et les grands propriétaires capitalistes ont toujours choisi de soutenir l’extrême droite plutôt que les forces de progrès ;
    • N'oublions pas que la bourgeoisie allemande[5] et française[6] dans les années 30, s’est liée aux ligues fascistes et à Hitler face à la montée des communistes et du Front populaire, considérés comme une menace pour leurs intérêts.
  • Il est essentiel de s'adresser à l'électorat d’extrême droite :
    • Ne faisons pas l’erreur d’y voir un ensemble homogène animé d’une même haine de l’autre ;
    •  Beaucoup sont des victimes de la mondialisation, du déclassement en quête d'un État plus protecteur ;
    • L’extrême droite ne défend pas leurs intérêts, et c'est en replaçant au centre du débat politique les thématiques sociales liées à la précarité, aux inégalités et au partage des richesses, que nous ferrons la démonstration que sur ces questions, l’extrême droite a choisi son camp : celui des puissants.

- Commençons par remettre les pendules à l'heure

🔴 Qui a commencé à instrumentaliser le FN ?

Affaiblir ses adversaires pour se renforcer, trouver un moyen de les diviser.... ce n'est pas nouveau.

  • En fin stratège, François Mitterrand a eu recours à cette tactique en 1985, alors que sa cote de popularité était au plus bas. Pour disperser les forces de la droite, pourquoi ne pas favoriser l'essor du Front national ? A l'époque, le mouvement d'extrême droite fondé par Jean-Marie Le Pen ne pèse quasiment rien. Mais il apparaît comme un moyen efficace de tourmenter la droite... [6bis] ;
  • Quand le PS faisait monter le FN… " Le PS a un objectif : que le FN obtienne des scores de plus en plus élevés. Alors, que les élus socialistes ne viennent pas nous donner des leçons de morale quand nous, nous cherchons à faire baisser le niveau d’influence électorale du FN en abordant les problèmes de fond qui contribuent à ce vote » "[6ter] ;
  • Aujourd'hui, c'est Macron qui poursuit la méthode par exemple en instrumentalisant Orban, la laïcité, le communautarisme, pour fracturer la droite, renouveler le duel avec le Rassemblement National qui est son assurance vie et celle du néolibéralisme en France.

 

🔴 Qui a trahi ses engagements et a fait fuir les électeurs vers l'abstention ou le vote RN/FN ?

De " Mon adversaire c'est la finance "... à la Loi ElKhomri

  • Ce fut l’une des phrases les plus marquantes de la campagne présidentielle de 2012 : “ Mon véritable adversaire, c’est le monde de la finance ”[7]. Prononcée par le candidat Hollande lors du célèbre discours du Bourget, elle fut par la suite régulièrement répétée pendant son quinquennat, synonyme de l’un de ses plus cinglants renoncements ;
  • De son côté, la Loi El Khomri/Valls[8], obéissait aux exigences de Bruxelles et des traités européens en appliquant la politique de l’offre (baisse du « coût du travail », flexibilisation du marché du travail)… Chacun avait compris qu'elle allait pourrir nos vies comme les autres lois du même genre adoptées depuis 30 ans, qu'elle ne créerait aucun emploi et augmenterait la précarité.  dont chacun avait compris qu'elle allait pourrir nos vies. Malgré la lutte de masse, elle a été imposée à coup de 49.3 constituant le summum des trahisons du septennat Hollande.
  • Le résultat ne s'est pas fait attendre. Avec 7 citoyens sur 10 opposés à la loi El Khomri, 3 mois de luttes syndicales et le succès de la grosse manifestation à Paris, des initiatives en province le 14 juin[9] en pleine compétition européenne de football, des milliers de policiers et gendarmes mobilisés en permanence, certains très fatigués qui « pètent les plombs », d’autres qui matraquent à tout va, des députés socialistes totalement discrédités par leur attitude de « petits toutous » qui avalent sans problème le 49-3, la cote de François Hollande à 11% de satisfaits et celle de Valls à 14%... le résultat de cette démarche suicidaire pour l’avenir politique de tous les futurs candidats socialistes est connu.

 

🔴 Au final, Hollande à suscité un tel rejet à gauche, que non seulement il n'a pas été réélu, mais nous en subissons encore politiquement les conséquences aggravées par la politique à Macron

Une enquête menée sur 2041 personnes du 7 au 10 juillet 2020, montre que les français s’auto-positionnent de moins en moins à gauche sur un axe Gauche-Droite. En effet, seuls 13% des français se définissent comme de gauche dans cette étude[10] (dans la même enquête produite en juin 2019, seulement 15% des Français déclaraient se reconnaître dans la notion de " Gauche "[11], soit - 2% en un an) ;

 

🔴 L'analyse ne serait pas complète sans aborder l'évolution du vote FN/RN dans les campagnes

Car ce courant protestataire est désormais enraciné dans ces campagnes où longtemps le FN a été rejeté. Mais attention : ce vote n’est que partiellement paysan. Même si nous assistons à une paupérisation des campagnes qui sont notamment repeuplées par des urbains pauvres chassés des villes (par le coût du logement, la réduction des services et des équipements, la faible priorité aux transports locaux peuvent favoriser la paupérisation des campagnes[10ter]).... résultat des politiques de la droite, de Hollande.., qu'il alimente, ce vote est d’abord celui des " rurbains" , comme on les appelle, ces habitants des villes qui ont du se replier vers les campagnes pour trouver un univers moins dispendieux et qu’ils espéraient accueillant. Ceux là, dont certains ont récemment habillé de jaune leur dépit, " forment les plus imposants bataillons d’électeurs lepénistes, souligne Nicolas Bay, élu RN et expert ès-élections, avec aussi les petits éleveurs ", alors que les céréaliers et gros propriétaires, qui eux profitent grassement de la PAC, demeurent fidèles à la droite[10bis].

 

 

- Cependant, il n'en demeure pas moins vrai que l'on peut gagner en partant à la reconquête de l'électorat populaire ou qu'il soit géographiquement

Pour gagner, il faut faire reculer le fatalisme, la résignation, le vote RN/FN protestataire contre la " gôche " à partir du programme l'Avenir en Commun[11bis] sachant :

  • qu'une partie des électeurs des milieux populaires (ouvriers, employés, chômeurs, petits boulots, bas de la hiérarchie des revenus) s'est réfugiée dans la grève des urnes (commencée sous l'ère Sarkozy[12]) atteignant son paroxysme aux élections européennes de 2019 et municipales de 2020 (le taux d’abstention pour ce second tour s’est élevé à 58,4 %, du jamais-vu dans ces élections) ;
  • qu'une partie de la population, résidant dans des territoires de la périphérie des villes et dans d'anciens bassins industriels touchés par la crise, les processus de délocalisation et de désaffiliation sociale, véritable « électorat de la crise » se sont réfugiés, par rejet politique de cette " gôche " libérale dans le vote FN/RN, sans pour autant en partager l'idéologie ;
    • que tous ne sont pas convaincus par les thèses ethnicisâtes de Marine Le Pen (Ainsi, en 2017, 39 % du vote ouvrier se dirigeait en faveur de Marine Le Pen, 25 % de Jean-Luc Mélenchon et 6 % de Benoît Hamon et 4 % pour l'ensemble de l’extrême gauche)[13] ;
    • que les ruptures économiques et sociales qui ont touché de plein fouet ces milieux entraînent des phénomènes de... rupture politique et de rupture personnelle ;
    • que les acteurs de ces ruptures ne vivent pas forcément leurs évolutions politiques comme des reniements ou des trahisons ;
    • que nombre des électeurs disent, à juste titre, que ce n'est pas eux qui ont changé mais que c'est la gauche qui a changé et les a abandonnés (le septennat Hollande en constituant le pire des témoignages). Au fond, derrière leur vote passé de gauche et le vote actuel frontiste de rejet, reste une volonté pérenne de « voter social »..... ils ne sont donc pas " perdus " pour ceux qui portent un programme social et populaire...., il y a là un potentiel de gens qu'il faut convaincre de faire un autre choix.

 

 

Cet électorat populaire qui n'a aucun intérêt dans Le Pen et ses projets, est essentiel pour espérer peser dans le jeu politique et remporter une victoire : il pèse près de 20 % du corps électoral potentiel[13]... et on peut en convaincre, l'Avenir en Commun en mains.

 

 

2022 : gagner en rognant aussi sur le vote RN... c'est nécessaire,... et c'est possible !
2022 : gagner en rognant aussi sur le vote RN... c'est nécessaire,... et c'est possible !

Notes :

[0] J’appelle le camp de l’égalité à faire bloc face à l’extrême droite

[0bis] Mais pourquoi Olivier Faure du PS a t-il peur, en 2022, d'une baisse du FN/RN ?

[1] https://www.bilan.ch/opinions/david-delmi/comment-les-reseaux-sociaux-nous-enferment-dans-des-bulles-de-filtres

[1bisMarine Le Pen: l’autre candidate des riches

[2https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/02/12/a-l-extreme-droite-les-fake-news-se-partagent-a-la-pelle-avant-les europeennes_5422458_823448.html

[3https://www.liberation.fr/checknews/2018/10/18/y-a-t-il-250-000-ou-420-000-entrees-legales-d-immigres-par-an_1682354

[3bis] Sociologie de l'émeute | Cairn.info

[4VIDÉO. Etats-Unis : des manifestants pro-Trump envahissent le Capitole

[530 janvier 1933, Hitler n'est pas tombé du ciel, il a été porté au pouvoir par les magnats de l'industrie et de la finance

[6] La droite versaillaise et décomplexée, sans parler de la droite nationaliste, a toujours été prête à choisir « Plutôt Hitler que le Front populaire ». Si le slogan n’est pas avérée sous la plume ou dans la bouche d’un grand patron ou d’un dirigeant d’une des droites françaises de l’entre-deux-guerres, un intellectuel centriste écrivait en 1938 : « On ne comprendra rien au comportement de cette fraction de la bourgeoisie française si on ne l’entend murmurer à mi-voix : « Plutôt Hitler que Blum », propos tenus par deux députés de Meurthe-et-Moselle. Arrivé au pouvoir dans un moment d'euphorie en juin 1936. C’était dans le numéro d’octobre 1938 de la revue Esprit (Lendemains d'une trahison), sous la signature d’Emmanuel Mounier, qui n’avait pas fait preuve d’un antinazisme primaire.

[6bis] Mitterrand et le bon usage du FN

[6ter] François MITTERRAND et le FRONT NATIONAL 33 ans après…

[7Finance : petit rappel des engagements du candidat Hollande

[8] Loi El-Khomri

[9] Paris 14 juin, j'y étais, j'ai vu, j'accuse...

 [10]  LE POSITIONNEMENT DES FRANÇAIS SUR UN AXE GAUCHE-DROITE

[10bis] La percée de Marine Le Pen dans nos campagnes

[10terEN FRANCE, LES PAUVRES S'EN VONT AUSSI À LA CAMPAGNE

[11] En juin 2019, seulement 15% des Français déclaraient se reconnaître dans la notion de " Gauche "

[11bis] Programme l'Avenir en Commun

[12] Les quartiers populaires en grève des urnes

[13Les partis de gauche au défi de récupérer l’électorat populaire

 

Pour en savoir plus :

- Mais de pourquoi Olivier Faure du PS a t-il peur, en 2022, d'une baisse du FN/RN ?

- Marine Le Pen: l’autre candidate des riches

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4 mai 2021 2 04 /05 /mai /2021 13:47
Après le 1er mai 2021, il y a urgence à refonder la police !

Les images de la violence à l'encontre de la CGT le 1er mai, ont fait le tour de France soulevant l'indignation du monde ouvrier et d'une partie du monde politique, notamment de gauche.
Syndiqué CGT, j'apporte moi aussi mon soutien à la CGT et aux camarades blessés à Paris.
La lutte sociale et les revendications du 1er Mai ont toujours besoin d’un mouvement de masse.

Mais, aujourd'hui, il faut aller au fond du pourquoi et du comment... (interrogations déjà soulevées lors du mouvement citoyen des gilets jaunes dont les victimes ont été nombreuses, et précédemment lors de la main contre la manif du 14 juin 2016 à Paris contre la Loi Valls/ El Khomri auquel j'ai participé et ou à l'issue, j'accuse " Gazer, mutiler, soumettre : la police au service du néolibéralisme autoritaire, je l'ai vue à l'œuvre ! "[1].

 

Sources : Eric Durand | mis à jour le 05/05/2021

- Partant du principe que la violence divise, fait peur, dissuade de participer à l'action, casse les mouvements populaires de masse

  • Qui sont les violents, au service se qui ?
  • Pourquoi le Préfet Lallement est incapable d'assurer, ou ne veut pas assurer... et sur ordre de qui la sécurité des manifestations pour permettre aux citoyens de défiler tranquillement ? D'ailleurs, en 2016, un CRS ne dénonçait-il pas déjà la responsabilité du gouvernement dans les violence[2] ;
  • N'est-on pas face à des groupuscules (Black bloc ou autres d'extrême droite) manipulés pour se mettre au service du système en utilisant la violence en complicité de fait avec des forces de police qui " laissent faire " parce-qu' elles n'ont pas d'ordre d'agir, amenant la CGT à La CGT-police a critiquer la gestion du maintien de l'ordre [3]  ;
  • Mais pas que : le syndicat de police Alliance s'interrogeait en 2016, sur les consignes de non-intervention reçues face aux casseurs et accusait le gouvernement de vouloir décrédibiliser les mouvements sociaux [4] et la situation n'a fait que j'aggraver depuis ; 
  • Par ailleurs, gardien de la paix au renseignement territorial, secrétaire général de la CGT police, Alexandre Langlois, affirmait en 2016 « Tout est mis en place pour que ça dégénère » [5] ;
  • N'est-on pas face à une instrumentalisation des forces de maintien de l'ordre pour casser les luttes sociales ? Ou dit autrement n'assistons nous pas à une « politique néolibérale du désordre » liée à la transformation de notre modèle social [6] ? 
  • OUI, comme en 2016, en 2018/2019, ce 1er mai 2021 confirme que " Les casseurs sont instrumentalisés par le pouvoir " [7] ; 

 


- Alors, forces de l’ordre ou forces aux ordres

Les policiers dans le piège des politiques méritent mieux que ce rôle de rempart contre le changement, qu’on essaye de leur faire jouer. En la matière je vous invite à consulter le Rapport de la Mission civile sur les actions de maintien de l’ordre depuis le début des manifestations contre la loi travail de 2016, qui confirme la dangereuse dérive que nous vivons sous l'ère de la monarchie républicaine macronienne [8].

 

Dans ce schéma, sur Paris, le préfet de police Lallement est loin de chercher à calmer le jeu et de faire respecter les droits et libertés démocratiques

  • Didier Lallement, qui, en 2015, ambitionne le poste de préfet de police de Paris, est nommé à ce poste le 20 mars 2019. Il est décrit par son entourage professionnel comme un « préfet impitoyable » et autoritaire, choisi par le gouvernement pour « une reprise en main musclée de la préfecture de police » [17]
  • Fin avril 2019, un rapport de l'Observatoire girondin des libertés publiques (qui regroupe différentes associations, telles que la Ligue des droits de l'homme, le Syndicat des avocats de France, Médecins du monde ou Greenpeace), qualifie de « politique d'intimidation » les stratégies de maintien de l'ordre de Didier Lallement à l'égard des manifestations, dont celles des Gilets jaunes, lorsqu'il était préfet de Gironde[18]. Le rapport dénonce notamment l'usage de sommations « purement formelles », la mise en place de pelotons voltigeurs à motos (dissous en 1986 après l'affaire Malik Oussekine), ainsi que l'usage jugé abusif des nasses, ce qui aurait entraîné des traitements dégradants et des problèmes de santé chez certains manifestants[19].
  • Le 8 mars 2020, à l'occasion de la journée des droits des femmes, la police réprime à Paris une marche féministe. Les violences sont dénoncées non seulement par les féministes et des personnalités politiques de gauche. Le sénateur de Paris Philippe Dominati (LR), émet des doutes sur la doctrine du maintien de l’ordre de Didier Lallement[20].
  • En décembre 2020, une enquête pour « faux témoignage » est lancé par le parquet de Nanterre contre le préfet de police de Paris ainsi que cinq hauts magistrats, suite à des signalements du président de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les obstacles à l’indépendance du pouvoir judiciaire, le député LFI Ugo Bernalicis. Il est soupçonné d’avoir tenu des propos mensongers lors de son audition devant la commission d’enquête, lorsqu'il a déclaré ne pas avoir «trouvé les organisateurs» de manifestations policières illégale en juin sur la place de l'arc de triomphe[21] [22].

 

👉 En conclusion, pour la France insoumise, le préfet Lallement doit partir, son limogeage est demandé[23] [24].

 

 

- D'un autre côté

  • La sécurité et la lutte contre la violence ne sont-elles pas le " cheval de bataille politique de la droite et de l'extrême droite " (SONDAGE. Pour 86% des Français, la lutte contre l'insécurité serait importante dans leur vote en 2022 ) [9] ?
  • Que leur resterait-il comme raison d'être s'il n'y avait pas de violence, y compris lors de mouvements sociaux ?
  • Ne contribue t-il pas en catimini à l'organisation, l'instrumentalisation de cette violence pour pouvoir ensuite faire la " propagande " en jouant sur la détresse du peuple [10]? 
  • La police infiltrée par l'extrême droite[11] œuvre n'agit-elle pas pour entretenir l'insécurité et la peur au bénéfice de " l'enjeu majeur " pour le RN de Le Pen [12] ?
  • Tout en remettant en cause le droit de manifester (elle n'est pas à une contradiction prêt) ! [13]

 

👉 Sur la manifestation parisienne du 1er mai de cette année réaction de la CGT :

Invité à commenter ces faits sur le plateau de Public Sénat le 3 mai, le secrétaire général Philippe Martinez pointait de son côté l’extrême droite[25] rappelant que les affrontements place de la Nation ont fait “ 21 blessés dont 4 graves ” selon un bilan du syndicat[26].

 

Précisant : “ Le mode opératoire ”, avec “ quelque chose de prémédité ” et les “ slogans racistes, homophobes, xénophobes ” entendus place de la Nation sont “caractéristiques de cette violence d’extrême droite”, a estimé Philippe Martinez mercredi. “ On est en train d’analyser les images, les photos, certains sont connus sur les réseaux sociaux pour leur appartenance, leur soutien au milieu d’extrême droite effectivement ”, a-t-il assuré.... et c'est la raison pour laquelle la CGT exige la révocation du préfet Lallement après les violences[26].

 

✍️ En définitive, j'accusais à l'issue de la manif du 14 juin 2016[1], le gouvernement Hollande, Valls, Cazeneuve d'utiliser les vieilles ficelles inventées par la droite hier au pouvoir :
- en se servant des forces de l'ordre à des fins de provocation ;
- en laissant entrer les casseurs et en laissant faire la casse en ne donnant pas d'ordres ;
pour ine-fine interdire l'expression du mouvement social et tenter de passer sa loi en force...
j'ai maintenu cette accusation ayant vécu de l'intérieur le mouvement des gilets jaunes,.... et le 1er mai 2021 la valide malheureusement.

 

 

- Les insoumis ne laisserons pas faire : RÉSISTANCE et force de proposition !
Dans ce contexte dangereux pour notre démocratie, la France insoumise entend refonder la police et notamment :

  • réécrire le code de déontologie et insister sur son importance lors de la formation des forces de police, et rétablir les missions de défense des libertés et de la République supprimées par Manuel Valls en 2014[14] ;
  • refaire la police républicaine (point 12)[15] ;
  • A votre disposition le #2 des « Livrets de la France insoumise » aborde les thèmes de la sécurité et la sûreté[16] ;

 

Et Jean Luc Melenchon confirme la volonté politique de la France insoumise de refonder la police 

Notes :

[1] J'accuse " Gazer, mutiler, soumettre : la police au service du néolibéralisme autoritaire, je l'ai vue à l'œuvre ! "

[2Responsabilité du gouvernement dans les violences : un CRS donne raison à Mélenchon.

[3La CGT-police critique la gestion du maintien de l'ordre

[4syndicat policier majoritaire Alliance : Un syndicat de policiers dénonce les consignes reçues pendant les manifs

[5CGT police : « Tout est mis en place pour que ça dégénère »

[6N'assistons nous pas à une « politique néolibérale du désordre » liée à la transformation de notre modèle social

[7" Les casseurs sont instrumentalisés par le pouvoir", accuse la CGT Police

[8Forces de l’ordre ou forces aux ordres : les policiers dans le piège des politiques méritent mieux que ce rôle de rempart contre le changement, qu’on essaye de leur faire jouer : Rapport de la Mission civile sur les actions de maintien de l’ordre depuis le début des manifestations contre la loi travail, dangereuse dérive 

[9SONDAGE. Pour 86% des Français, la lutte contre l'insécurité serait importante dans leur vote en 2022

[10Dominique Martin, Membre du Bureau politique du Front National explique à des militants comment faire la "propagande" en jouant sur la détresse du peuple

[11] Radicalisation policière : le poids de l’extrême droite dans les forces de l’ordre

[12] « La sécurité est un sujet majeur » : Marine Le Pen fait sa rentrée, ce dimanche, à Fréjus

[13] Etat d'urgence : Marine Le Pen pour l'interdiction des manifestations

[14] Réécrire le code de déontologie et insister sur son importance lors de la formation des forces de police, et rétablir les missions de défense des libertés et de la République supprimées par Manuel Valls en 2014

[15] Refaire la police républicaine

[16] Livrets de la France insoumise

[17] Lallement, le nouveau préfet qui fait flipper les flics

[18] Bordeaux : la politique de maintien de l'ordre dénoncée par un rapport de l'OGLP

[19] Maintien de l’ordre: à Bordeaux, la «politique d’intimidation» du préfet

[20] Le préfet Lallement dans la tourmente

[21] Enquête pour "faux témoignage" : ce qui est reproché au préfet Didier Lallement

[22] Le préfet Didier Lallement et plusieurs hauts magistrats visés par une enquête pour « faux témoignage »

[23] Communiqué du groupe parlementaire de La France insoumise en date du 9 janvier 2020.

[24] Pour en savoir plus

[25] Violences du 1er-Mai contre la CGT: Philippe Martinez cible " l'extrême droite "

[26] La CGT exige la révocation du préfet Lallement après les violences du 1er Mai

 

Pour en savoir plus :

- Un syndicat de policiers dénonce les consignes reçues pendant les manifs

- Oui, le port du matricule est obligatoire pour les policiers et les gendarmes

 

 

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17 avril 2021 6 17 /04 /avril /2021 23:37

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2022 : Faut-il s’inquiéter des décisions du PCF ?
2022 : Faut-il s’inquiéter des décisions du PCF ?

Plus que jamais d'actualité !

 

Georges Marchais, dans “ le défi démocratique[1] “, n’écrivait-il pas en 1973 : « C’est avec l’immense majorité des Français que nous croyons possible et nécessaire de mener cette bataille (l’Union populaire) » et plus loin : « Il n’est pas nécessaire que nous soyons d’accord sur toutes choses. Il suffit que nous souhaitions, les uns et les autres, un changement démocratique, une société plus juste et plus libre. »

 

Aujourd'hui, la décision du PCF, c'est pour les uns, afin d'exister, pour d'autres, c'est un repli identitaire, et selon moi le PCF n'a que faire des présidentielles ou il sait que seul, il ne fera rien en ne passant pas d'accord global avec la FI (présidentielles/législatives) comme le propose Jean-Luc Melenchon[2]. Il se réserve pour les législatives ou il fera cause commune avec le PS, ce qui n'aurait pas été possible en cas d'accord FI/PCF. En définitive, pour les présidentielles, le PCF a écarté l'idée d'une possible victoire en rassemblant le peuple sur un programme qui a déjà fait 19,6% en 2017, l'Avenir en commun[3] et peut importe, si cela fait le jeu du couple Macron/Le Pen.... mais permet, ultérieurement, de ressouder la gauche traditionnelle autour du PS....  et de lui permettre aussi d'exister en tant que parti

 

-  Dans les faits au fur et à mesure que les jours avancent

On aurait pu s'attendre à la présentation d'un plan pour éviter que le RN, les républicains ou LREM et autres libéraux de " gôche " ne soient au second tour en 2022, ce serait plus utile au pays !

  • Mais NON !  Fabien Roussel se trompe de complètement combat !


Ce choix est le fruit de négociations d'appareils pour exister :

  • en 2021, il fait le choix de se mettre au service du parti socialiste ce qui lui permet de crier VICTOIRE par une augmentation du nombre de ces élus régionaux et départementaux... et en remerciement (Une VICTOIRE à la PYRRHUS !)  ;
  • et à titre de remerciement, en 2022, il œuvre pour le PS et la " gôche " libérale,... et en attend des partages de candidatures pour les législatives qui suivront (politique politicienne rejetée par les concitoyens et alimente la grève des urnes).

 

Mais comment s'en étonner :

  • quand le PCF a refusé toutes les propositions qui lui ont été faites par Jean-Luc Melenchon (à titre d'exemple[4]) ;
  • quand le PCF fait (à titre d'exemple), pour les régionales le choix, en Nouvelle Aquitaine, de s'allier avec le socialiste Alain Rousset qui se vante d'avoir voté Macron au 1er tour de 2017[5]  ;

  • ou pour les régionales, participe à la mise à l'écart de la France insoumise en Région PACA[6] et rejoint le clan de ceux qui, pour exister, n'ont d'autre adversaire que Jean-Luc Melenchon et la France insoumise[7

 

📣 Un seul commentaire de synthèse : Olivier Faure, sort de ce corps !

 

 

-  Sur le fond

Nous sommes face au fruit de calculs politiciens et, comme le démontre Elsa Focillon, à un repli identitaire[8].

  • Pour les uns, c'est pour exister !
  • Pour d'autres, c'est un repli identitaire voire d’opportunisme[12] pour d'autres encore !

Selon moi le PCF n'a que faire des présidentielles ou il sait que seul, il ne fera rien en ne passant pas d'accord global avec la France insoumise (présidentielles/législatives) comme l'a proposé Jean-Luc Melenchon à de nombreuse reprises[9], et renouvelé, une fois encore, le 4 juillet 2021[10].

 

En fait, le PCF ne peut tout à la fois :

  • signer un accord politique avec la France insoumise (englobant les présidentielles et les législatives 2022) ;
  • faire cause commune avec le PS pour les régionales de 2021, dans de nombreuses régions ou, à cette occasion, en participant à la mise à l'écart de la France insoumise en PACA[11] ;

car la finalité vise à privilégier l'intérêt de l'appareil politique, du parti, et dans ce cadre il se réserve pour les législatives ou il fera cause commune avec le PS.

 

En définitive, pour les présidentielles, le PCF a écarté l'idée d'une possible victoire en rassemblant le peuple sur un programme qui a déjà fait 19,6% en 2017, l'Avenir en commun (alors que les programmes du PCF et de LFI sont compatibles, comme le démontrent des communistes[13]) et peut importe, si cela fait le jeu du couple Macron/Le Pen.... mais permet, ultérieurement, de ressouder la gauche traditionnelle autour du PS.... 

 

le clan de ceux qui, pour exister, n'ont d'autre adversaire que Jean-Luc Melenchon et la France insoumise
le clan de ceux qui, pour exister, n'ont d'autre adversaire que Jean-Luc Melenchon et la France insoumise
le clan de ceux qui, pour exister, n'ont d'autre adversaire que Jean-Luc Melenchon et la France insoumise
le clan de ceux qui, pour exister, n'ont d'autre adversaire que Jean-Luc Melenchon et la France insoumise

le clan de ceux qui, pour exister, n'ont d'autre adversaire que Jean-Luc Melenchon et la France insoumise

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5 mars 2021 5 05 /03 /mars /2021 12:09
« S'il existe encore un barrage pseudo-républicain en France, c'est désormais contre la gauche antilibérale »
« S'il existe encore un barrage pseudo-républicain en France, c'est désormais contre la gauche antilibérale »
« S'il existe encore un barrage pseudo-républicain en France, c'est désormais contre la gauche antilibérale »
« S'il existe encore un barrage pseudo-républicain en France, c'est désormais contre la gauche antilibérale »
« S'il existe encore un barrage pseudo-républicain en France, c'est désormais contre la gauche antilibérale »
« S'il existe encore un barrage pseudo-républicain en France, c'est désormais contre la gauche antilibérale »

" C’est bien le signe que la possibilité d’un effondrement du pouvoir et de l’ouverture d’un espace important pour la gauche anti-libérale (dont la France insoumise est la principale force) est prise sérieusement en compte. "

 

Stefano Palombarini est économiste et maître de conférences à l’Université Paris VIII. Il a publié “ La Rupture du compromis social italien ” (éditions du CNRS, 2001) et, avec Bruno Amable, “ L’Économie politique n’est pas une science morale ” (Raisons d’Agir, 2005) et “ L’illusion du bloc bourgeois ” (Raisons d’agir, 2017).

Ayant été, avec Bruno Amable, le premier à avoir saisi le bloc bourgeois qui se constituait en 2017 autour d’Emmanuel Macron, nous avons été l’interviewer pour savoir si cette lecture était encore valable aujourd’hui, ou s’il fallait réanalyser les rapports de force politiques.

 

Sources : #POSITIONS | mis à jour le 20/06/2021

- Positions : M. Palombarini, vous êtes à notre sens, avec votre co-auteur Bruno Amable, celui qui dès 2017 a compris et démontré les fondations historiques et sociales de la séquence Macron, résumées autour d’un concept désormais hégémonique : le bloc bourgeois. Pourtant dans votre essai vous qualifiez ce bloc “d’illusion”. 2022 arrive à grands pas et l’espace semble soit plus ouvert que jamais à gauche soit totalement fermé, est-on donc en train d’assister à la dissipation de l’illusion ou à sa solidification ?

Stefano Palombarini : Ce que nous avons appelé bloc bourgeois est une alliance sociale agrégée par un projet politique. Il faut se remémorer la situation qui était celle de la France au moment où Emmanuel Macron a émergé dans le paysage politique. François Hollande, président porté au pouvoir par le bloc de gauche, était très impopulaire. Alain Juppé, sur une ligne ouvertement néolibérale, avait été battu aux primaires par François Fillon qui incarnait une ligne plus conservatrice et catholique. C’était une conjoncture parfaite pour réunir les classes bourgeoises auparavant liées à la droite et à la gauche, et Macron a su en profiter en proposant un programme de réformes institutionnelles légitimé par l’engagement européen. Mais il ne faut pas oublier que ce programme était accompagné d’un discours qui se voulait progressiste en termes de droits et de libertés individuelles. Il faut souligner aussi qu’autour des classes privilégiées, socialement très minoritaires et directement favorisées par son programme, Macron avait réuni une partie des classes moyennes séduites par les promesses d’une promotion sociale rendue possible par la perspective de “ modernisation ” du capitalisme français, sans quoi il n’aurait pas été présent au deuxième tour[1]. 

 

  • Aujourd’hui, la situation est bien différente, même si le noyau dur du programme macroniste, la réforme néolibérale, n’a pas changé. Dorénavant, Macron s’adresse ouvertement au bloc de droite : le volet progressiste de son programme a été enterré sous les violences policières qu’il a systématiquement couvertes et les lois liberticides qu’il a fait approuver[2] [2bis]. Le projet du bloc bourgeois était donc bien une illusion, disparue en très peu de temps. Maintenant, il n’est pas impossible qu’une partie peut-être majoritaire des classes bourgeoises qui provenaient de la gauche restent solidaires du pouvoir dans sa dérive droitière.

 

Mais, ce qui est plus délicat, et rend la situation du Président très fragile, est la transformation de la promesse de promotion sociale en menace de dégradation pour les classes moyennes. Les sondages évoquent une stabilité de Macron au niveau qui était le sien en 2017 ; mais il faut s’en méfier, principalement en raison du fait que la droite n’a pas encore de candidat désigné. C’est dans cet espace que joue désormais le Président. Ma conviction est que si la droite présente un candidat solide et capable de la rassembler, le soutien à Macron s’effondrera rapidement, éventuellement au point de le convaincre à ne pas se représenter. Les hypothèses favorables à Macron, c’est une droite qui se divise sur des candidatures fragiles, ou bien qui décide que le candidat le mieux en mesure de la représenter est Macron lui-même. C’est donc sur le bloc de droite qu’il faut raisonner pour analyser les perspectives du Président : le bloc bourgeois ne correspond plus à son projet.

 

 

- Positions :  Pour être présent au second tour, comme vous l’avez dit, Macron a dû rassembler une partie importante des classes intermédiaires convaincues que le clivage gauche/droite était dépassé. C’est ce qu’on peut qualifier de “populisme d’en haut” contrairement au “populisme d’en bas” plutôt acquis à la dynastie Le Pen. Pensez-vous que ce moment populiste est derrière nous et donc que Macron pour se faire réélire devra réactiver le clivage gauche/droite et se positionner en candidat conservateur de droite républicaine alors qu’il a surgit au centre gauche technocratique ou bien peut-il encore tenter le dépassement des clivages traditionnels ?

Cet affaiblissement de l’attachement aux principes républicains a comme conséquence politique importante l’intégration complète du Rassemblement national dans l’espace de la droite

Stefano Palombarini : J’essaie pour ma part de limiter l’utilisation du terme populiste, qui est vraiment polysémique. Il peut faire référence à des phénomènes totalement différents, voire contradictoires :

  • soit à une simple rhétorique anti-élites, soit à la minoration du rôle des corps intermédiaires et à une verticalisation du pouvoir ;
  • soit à l’idéal d’une démocratie directe qui limite le pouvoir des élus ;
  •  soit à la tentative de construire l’unité politique des classes populaires.

Dans le “ moment populiste ” vécu en France mais aussi ailleurs, il y a un peu de tout cela, et c’est surtout la conséquence d’une crise politique qui tarde à trouver une solution. Macron est-il un populiste ? Oui, mais dans une acception particulière du terme, celle qui fait référence à la mission messianique dont il se sent investi, et qui l’amène à enjamber dans ses décisions non seulement le parlement, mais aussi son propre parti et son gouvernement.

 

Cette attitude, qu’il faudrait pour éviter toute confusion appeler autoritaire[3] plutôt que populiste, ne va pas changer, on s’en doute, dans la période qui vient. Maintenant, pour les raisons que j’ai indiquées, il va être obligé de se resituer sur l’axe gauche/droite, ce qu’il a déjà fait en réalité. Je crois que quasiment personne ne l’imagine plus autrement que comme un président de droite. Cela change complètement la donne du problème politique auquel il est confronté. Comme artisan et représentant du bloc bourgeois, il parlait au nom d’une alliance sociale minoritaire mais relativement homogène. A droite, il se retrouve dans un espace large mais fragmenté. Il suffit de réfléchir aux adjectifs que vous utilisez pour qualifier la “droite conservatrice et républicaine”. Macron n’est pas un conservateur, car son objectif essentiel demeure la transformation complète et néolibérale du capitalisme français[4].

 

Mais sur cela, il y a au moins trois positions différentes et difficilement conciliables à droite :

  • Il existe certes une droite néolibérale, qui pense essentiel le pilotage public pour élargir la logique marchande à l’ensemble de la vie sociale, et qui estime que l’Etat à un rôle important à jouer pour garantir au capital un rapport de force favorable dans le conflit qui l’oppose au travail ;
  • Mais il y a aussi une droite ultralibérale, dont la base est constituée essentiellement par des patrons de Pme et des indépendants, qui demande simplement une coupe sensible des dépenses publiques qui puisse garantir une baisse généralisée des impôts ;
  • Et il y a enfin une droite plus populaire et conservatrice, hostile à tout bouleversement des rapports sociaux qui existent, mais attachée à la protection sociale et aux services publics que l’Etat français a été en mesure de lui offrir jusqu’ici.

 

L’autre adjectif que vous utilisez pour qualifier la droite, “ républicaine ”, devient à l’évidence de plus en plus problématique. Dans la tentative de dépasser les contradictions d’ordre socio-économiques que je viens d’évoquer, la droite, toute la droite, du Rassemblement national à Macron, essaie de déplacer le débat sur des thèmes identitaires, et n’hésite pas, pour ce faire, à prendre beaucoup de libertés avec les “ valeurs républicaines ” qu’elle dit vouloir renforcer. Le débat en cours à l’Assemblée nationale sur la loi qui change de nom chaque mois, mais qui n’a pour objectif que de stigmatiser les musulmans français et les immigrés, en est une preuve évidente[5]. Cet affaiblissement de l’attachement aux principes républicains a comme conséquence politique importante l’intégration complète du Rassemblement national dans l’espace de la droite.

 

S’il existe encore un barrage pseudo-républicain en France, c’est désormais contre la gauche antilibérale.

 

 

- Positions : Il se dessine alors un retournement d’alliance dans ce que vous décrivez. Le “ front républicain ” était une alliance entre la gauche et la droite de pouvoir contre l’extrême-droite, le front national. Le néo “ front républicain ” serait alors une alliance entre Macron et Le Pen contre une gauche antilibérale menaçante. Ceci normaliserait le RN dans le camp de droite classique et recentrerait LREM au centre gauche, on aurait là une américanisation (Républicains/Démocrates) de l’espace politique. C’est intéressant, mais pensez-vous réellement que cette situation est tenable en l’état, tant que Marine le Pen sera à la tête de cette nouvelle “ droite extrême ” ?

Stefano Palombarini : La normalisation du Rassemblement national est déjà dans les faits. Ses thèmes privilégiés sont centraux dans le débat public, et par rapport au discours diffusé tous les jours par des médias importants comme Cnews ou Valeurs actuelles, le parti de Marine Le Pen semble même sur des positions modérées[6]. Cela ne veut pas dire que RN, Les républicains et LREM sont destinés à s’allier et encore moins à se fondre dans un seul parti.

Simplement, ce sont des partis qui se situent dans le même espace politique, ce qui a deux implications majeures :

  • d’une part, il faut s’attendre à une mobilité grandissante de l’électorat entre ces partis ;
  • d’autre part, la gauche antilibérale est leur ennemi commun.

Il n’y a pas de complot, par exemple, qui expliquerait la concentration systématique des attaques du pouvoir contre Mélenchon qui, si on croit les sondages, ne représente pas le principal danger pour Macron à la prochaine présidentielle. De même, il est réducteur de penser que Marine Le Pen est préservée car elle est une adversaire facile à battre au deuxième tour.

 

La réalité, c’est que dans la recomposition en cours, les différences entre les programmes politiques de RN, LR et LREM sont en train de se réduire à grande vitesse, alors que la distance avec la gauche de gauche s’accroît. Le débat politique ne fait que refléter cette réalité. Pour ce qui est des qualités personnelles de Marine Le Pen, elles sont connues : même ses électeurs savent qu’elle a hérité de la direction d’un grand parti de masse sans avoir les qualités pour remplir un rôle de gouvernement. Je ne sais pas s’il faut se réjouir de cela. Certes, son profil personnel est un obstacle pour le RN, qui pourrait avec des dirigeants d’une autre épaisseur monter encore plus haut. Mais, je ne crois pas que ce soit un obstacle suffisamment important pour empêcher une victoire de Le Pen à la présidentielle. Si elle gagne, on se retrouvera avec une présidente d’extrême droite et totalement incompétente ; ce qui, il faut l’admettre, n’est pas une perspective réjouissante.

 

 

- Positions :  Face à ce nouvel espace conservateur et réactionnaire comment voyez-vous la recomposition des forces progressistes ? De la gauche en générale pour 2022 ?

Stefano Palombarini : je vois cette recomposition comme… difficile ! J’allais dire improbable, mais il faut garder un peu d’optimisme. Il n’y a qu’à regarder les tensions qui traversent la gauche pour se rendre compte du fait que la perspective d’une recomposition, dans la période courte qui nous sépare de la présidentielle, est hautement incertaine. Les affrontements au sein de la gauche sont multiples, ils se développent dans le politique, mais aussi dans les champs intellectuel, académique et médiatique, et ils répondent à des logiques différentes, car chaque fois c’est une forme spécifique de pouvoir qui est en jeu. On peut cependant, tout en ne leur donnant pas une lecture unitaire qui serait erronée, interpréter ces affrontements à partir d’une contradiction structurelle qui mine l’unité de la gauche.

 

Vous allez peut-être imaginer que je vais parler de la question européenne, comme je l’avais fait avec Bruno Amable dans l’Illusion du bloc bourgeois il y a quatre ans, mais non. Certes, la gauche demeure divisée sur l’UE et l’euro, mais beaucoup moins qu’à l’époque. Les inconditionnels de l’Union européenne sont désormais avec Macron.

 

Toute la gauche est sur des positions critiques, même si variées ; et il faut voir aussi que la dimension contraignante des traités budgétaires est moins forte aujourd’hui qu’il y a quelques années. Bien évidemment, à la sortie de la crise on pourrait voir la Commission demander à nouveau l’austérité, et à ce moment la fracture de la gauche sur la perspective d’une possible rupture serait réactivée. Mais aujourd’hui je ne pense pas que le facteur principal des divisions à gauche soit la question européenne.

 

La contradiction principale vient de la montée en puissance des thèmes d’extrême-droite dans la structuration du débat politique. Cela contraint la gauche à mettre au cœur de son discours sa propre définition de la laïcité ou de l’identité républicaine, à se battre contre le fait que les immigrés, les musulmans ou d’autres minorités soient érigées en bouc émissaires, à dénoncer l’utilisation autoritaire des forces de police, à défendre les libertés menacées. Il est évidemment souhaitable et indispensable que la gauche ne lâche rien sur ces thèmes. Mais il faut voir aussi que cela revient à accepter une structuration du débat politique impulsée par la droite.

 

Une gauche hégémonique :

  • effacerait toute marge de débat sur ces questions, tant il serait évident que la traduction des principes républicains ne laisse pas de doute lorsqu’il s’agit de savoir s’il faut admettre ou pas la liberté de recherche à l’Université, s’il faut respecter les droits des migrants, si le fait d’être croyant d’une religion ou une autre, d’avoir une origine ou une autre, change quoi que ce soit dans la dignité d’un citoyen ;
  • imposerait des clivages d’un autre type, connectés aux questions sociales et économiques : quelles perspectives pour la protection sociale, le droit du travail, quel avenir pour le système de retraite, quelle évolution de la fiscalité et ainsi de suite. C’est autour de ces thèmes qu’une opposition massive, populaire et émancipatrice au macronisme pourrait se construire.

 

Mais voilà : l’hégémonie est à droite et à l’extrême droite.

D’où la contradiction et la difficulté que j’évoquais. Se situer sur le terrain défini par la droite est dans une certaine mesure un positionnement obligé, mais accepter que les clivages politiques soient ceux que la droite impulse rend très improbable un renversement des rapports de force. Et il faut voir la difficulté de tenir ensemble le combat nécessaire sur les thèmes privilégiés et imposés comme dominants par la droite, et le combat tout autant nécessaire pour mettre au premier plan d’autres thèmes. Dans les différents champs que j’évoquais, politique, médiatique, académique, intellectuel, toute proposition d’un chemin possible pour mener simultanément ces deux combats, risque fort de trouver moins d’écho des positions qui en privilégient l’un en minorant l’autre. Comme ce qui détermine les stratégies dans ces différents champs est l’accumulation d’une forme spécifique de pouvoir, il est plus rentable pour les acteurs politiques, médiatiques, académiques ou intellectuels de choisir un combat et d’y consacrer toutes leurs forces.

 

Maintenant, il ne faut pas non plus sombrer dans le pessimisme. Je suis par exemple très admiratif de la capacité qu’a montré Bernie Sanders de s’opposer à la dérive autoritaire, raciste et identitaire de Trump tout en arrivant à propulser sur le devant de la scène ses propres thèmes, qui s’adressent à la working class, sans distinctions d’origine, de religion ou de couleur. Ce n’est pas simple donc, mais on peut y arriver.

 

 

- Positions : Si comme vous l’avez dit le débat se structure autour de thèmes culturels et identitaires, c’est-à-dire par l’hégémonie de droite, quelle pourrait être la meilleure réponse pour une gauche offensive, et surtout sur quelles classes ou quel bloc appuyer ses réponses ?

Stefano Palombarini : C’est une question un peu piège, car elle prend les choses dans le mauvais ordre. Il ne faut pas commencer par identifier une base sociale et ensuite partir à la recherche du discours qui peut la séduire car cela ne mène nulle part. Certes, d’un point de vue théorique il y a des choses qu’on peut exclure. Reconstruire l’ancien bloc de gauche à l’identique est par exemple impossible, compte tenu de l’adhésion d’une partie de la bourgeoisie de gauche au macronisme.

 

De même, s’imaginer réunir l’ensemble des classes populaires dans un seul bloc est hors de portée, tant elles sont traversées par des contradictions non seulement d’ordre culturel ou idéologique, mais qui portent aussi sur leurs attentes économiques. J’écoutais Bruno Amable dans une émission récente dire des choses très pertinentes au sujet de la gauche et du combat contre le néolibéralisme. Si on veut parler à une partie importante de la population, il faut rester sur des questions très concrètes : le nombre de lits à l’hôpital, la protection sociale, le système de retraites, la discipline des licenciements, le droit aux allocations chômage, les normes de sécurité au travail. Le rôle de la gauche, si elle veut exister, c’est d’abord élaborer un programme cohérent qui montre la possibilité réelle, sur ces questions, d’une réponse strictement opposée à celle de Macron et du reste de la droite ; et ensuite arriver à faire connaître ce programme.

 

 

👉   Sur le premier point, il faut dire que la France insoumise est pratiquement le seul mouvement à avoir fait le boulot.

L’Avenir en commun peut être certainement critiqué et il est susceptible d’amélioration ; mais il existe.

 

Pour ce qui est de se faire écouter, d’arriver à faire connaître le programme au-delà des cercles militants, c’est plus compliqué. Certes, les médias dominants, y compris publics, préfèrent laisser toute la place à des questions politiquement sans relief, comme celle du séparatisme, au lieu de comparer les programmes des partis sur les thèmes qui conditionnent directement les conditions de vie des Français. Mais, après tout, quand ils protègent les dominants, les médias dominants font leur boulot. La gauche aurait besoin, pour les contrer, d’une présence forte et diffuse sur le territoire, et on peut sur ce point mesurer à quel point elle paie la disparition des vieilles structures, tant décriées, des anciens partis politiques.

 

Pour revenir à votre question : quelle base sociale ?

Ma réponse est :

  • si la gauche est en mesure de porter et de faire connaître un projet cohérent et crédible radicalement alternatif au néolibéralisme, fondé sur les principes de solidarité et de dignité du travail, sur la prise en compte de l’impératif de la soutenabilité écologique, et qui donne des réponses précises aux questions concrètes que j’évoquais, elle trouvera une écoute très large au sein de la population.

Le profil du bloc, on l’examinera une fois qu’il existera, ce n’est pas de là qu’il faut partir. Et vous savez, un analyste se doit de rester très modeste. Une chose est d’analyser un bloc qui existe, ou qui a existé, les raisons pour lesquelles il s’est consolidé ou il est entré en crise. C’est une chose complètement différente de faire exister une alliance qui n’est pas encore là : c’est tout l’art du politique d’y arriver, et ce n’est pas mon métier. Sur la période à venir, tout ce que mon rôle me permet de faire, c’est de souligner les contradictions qui minent certains projets. Comme je le disais, la reconstruction à l’identique de l’ancien bloc de gauche et l’émergence d’un bloc populaire exactement spéculaire au bloc bourgeois me paraissent deux perspectives également illusoires. Mais cela ne veut pas dire qu’un bloc de gauche renouvelé, au profil encore impossible à définir, ne puisse se former dans les prochaines années.

 

 

- Positions :  Pour terminer, un pronostic pour le premier tour de 2022 ?

Stefano Palombarini : C’est très compliqué, car il est difficile de prévoir dans quelle mesure les effets sociaux de la crise économique se feront sentir avant l’élection.

 

On voit cependant que le pouvoir est en pleine panique.

Il sait que ses réformes sont impopulaires, et que les aides qu’il a prévu pour atténuer les conséquences sociales de la récession ne pourront pas être prolongées indéfiniment. Il réagit à la perspective d’un effondrement possible par la multiplication de provocations d’extrême droite, comme celles dont sont protagonistes tous les jours Darmanin, Blanquer, Vidal et compagnie, et par une attitude concrète d’extrême droite sur le maintien de l’ordre et les libertés publiques[5] [7].

 

J’ai du mal à imaginer qu’une telle stratégie puisse fonctionner. Les thèmes que Macron propulse dans le débat favorisent Marine Le Pen qui sera donc avec toute probabilité au second tour.

 

Mais l’autre place est à prendre.

C’est sur cela qu’il y a davantage d’incertitude. Si dans les mois qui viennent la droite se trouve un candidat solide, un conservateur capable de convaincre qu’il saura réformer mais sans la brutalité de Macron et en offrant plus de garanties que Le Pen, ses perspectives seront excellentes. Mais pour l’instant, la droite manque d’un candidat vraiment à la hauteur. D’un autre côté, avec la souffrance sociale destinée à augmenter, il y aurait un vrai espace pour une gauche capable d’orienter différemment le débat, et de montrer qu’une telle souffrance n’est pas simplement l’effet de la crise, mais aussi des politiques et des réformes néolibérales qui en accentuent les effets.

 

 

  • Mais soyons clairs : il y a désormais un vrai barrage contre une telle gauche, auquel participent macronistes, droite LR et extrême droite, soutenus par l’ensemble des médias dominants, de France Inter à Cnews.
  • C’est vraiment étonnant de voir un front si large se rassembler contre des forces qui sont minoritaires dans les sondages ; mais c’est bien le signe que la possibilité d’un effondrement du pouvoir et de l’ouverture d’un espace important pour la gauche anti-libérale est prise sérieusement en compte.

 

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En France, un barrage pseudo-républicain, est désormais en construction contre la gauche antilibérale avec en fond le vieil adage de 1936 " Plutôt Hitler que le Front populaire " mis au gout du jour " Plutôt Le Pen que L'Avenir en commun avec Melenchon "

 

Face au rassemblement des droites et de l'extrême droite, voire du PS, L'ALTERNATIVE EXISTE :

c'est RASSEMBLER LE PEUPLE AUTOUR DE L'AVENIR EN COMMUN !

 

 

« S'il existe encore un barrage pseudo-républicain en France, c'est désormais contre la gauche antilibérale »
« S'il existe encore un barrage pseudo-républicain en France, c'est désormais contre la gauche antilibérale »
« S'il existe encore un barrage pseudo-républicain en France, c'est désormais contre la gauche antilibérale »
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22 février 2021 1 22 /02 /février /2021 00:01
Loi sur le " séparatisme " : seul le groupe France insoumise s'oppose unanimement à ce texte stigmatisant
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Séparatismes : Le macronisme nous fait courir le risque d’accélérer “ l’archipélisation ” d’un pays toujours plus divisé[1]

 

Le faux débat Le Pen/Darmanin et la névrose anti-musulmans s'inscrivent dans cette stratégie dangereuse pour notre démocratie[1ter]

 

Quand les nazis accusaient les juifs de séparatisme... exactement ce que disent Darmanin et Le Pen vis à vis des musulmans[1bis]

 

Dans le film de propagande nazie « Le péril juif » (1940), la Bête immonde accusait les Juifs de séparatisme du fait qu’ils ne se mettraient pas « au service d’objectifs communs ». Le film pointait l’incompatibilité entre les valeurs aryennes et les pratiques cultuelles juives qui étaient présentées comme des lois... Exactement ce que disent Darmanin et Le Pen[1bis].

Dans le même temps, Darmanin, est pointé du doigt pour le caractère antisémite de l'ouvrage qu'il a publié en février dernier, intitulé « le Séparatisme islamiste - Manifeste pour la laïcité » et qui s’inscrit dans le cadre de la loi sur le séparatisme[6].

A noter : 1ére lecture du texte gouvernemental, vote unanime honteux au Sénat contre la tenue des groupes de parole comme prétexte à dissolution des organisations qui les pratiquent avec le soutien des sénateurs du PCF et EELV ![7]...

 

Sources : l'Ère du peuple | mis à jour le 25/07/2021

- Pour une fois, le rouleau compresseur médiatique du covid qui dure depuis un an en écrasant tout le reste de l’actualité a du bon
Le débat parlementaire contre le séparatisme n’intéresse personne et ne sort pas des murs de l’Assemblée. Le pays se voit donc épargné des heures de meurtrières tirades infamantes contre les musulmans. Quel moment lamentable.  Mais dans l’hémicycle, c’est une torture. On « débat » actuellement sous le régime du « temps programmé ». Mais il faut beaucoup se taire. Car nous n’avons que 3H35 de temps de parole attribuées pour la discussion de 51 articles et 400 alinéas. La droite LR, pour sa part, dispose de 9h heures. LREM 7h45 (temps de parole du ministre et des rapporteurs en plus). Le modem 3H15. L’UDI 2H25 Le PCF 3h30 et le PS 4h20. Les présidents de groupe ont droit à une expression personnelle supplémentaire d’une heure. Nous devons donc subir le flot des interventions des autres sans broncher pour conserver un temps de parole sur chacun des articles les plus sensibles. Les non-inscrits (50 minutes) ont été purement et simplement privés de temps parole avant même la fin de la discussion de l’article 1. Ce n’est pas normal ni souhaitable.

 

 

- Je ne reviens pas ici sur le contenu des débats

Nos interventions sont en ligne en vidéo. Pour ma part j’ai bénéficié de la présence de 8000 auditeurs présents sur Facebook et YouTube en permanence pendant mon discours sur la motion de rejet du texte. Près de 400 000 personnes ont regardé la vidéo depuis. Mes camarades, Alexis Corbière, Ugo Bernalicis, Éric Coquerel, Jean Hugues Ratenon ont fait de magnifiques interventions. Alexis et moi avons parlé au milieu d’un hourvari permanent de cris et hurlements. À leur banc, les ministres participaient activement à la tactique de déstabilisation des orateurs par leur rires et bavardages. Cela, le téléspectateur ne le voit pas ni ne l’entend. Ils nous voient seulement forcer la voix pour dominer le vacarme et parfois ils s’en étonnent auprès de nous : « pourquoi criez-vous ? ».

 

 

- Certes on a vu pire

Le 2 février, Mathilde Panot avait été grossièrement insultée en séance[2]. L’alcool avait fait son œuvre, semble-t-il, chez certains marcheurs. Jaurès avait droit aussi à ces interruptions permanentes et on a même vu une occasion où un député est monté à la tribune pour le frapper tandis qu’il parlait[3]. Heureusement, nous n’en sommes pas là. Puis la réplique du ministre (Darmanin) et celle du rapporteur (de Rugy) se fit sur un mode très personnel, politicien et offensant. On a vite vu où serait l’angle des éléments de langage. Comme je défends la liberté du culte, et que je l’ai déjà fait contre la fermeture des lieux de culte, je serai un « porte-parole du cléricalisme ». Ni plus ni moins. Que j’ai félicité la conférence des évêques de France pour avoir dit que la loi de 1905 était « une loi de liberté » fait ricaner des bancs d’ignorants qui ne savent rien de la bataille de l’époque ou le pape avait appelé a ne pas appliquer cette loi[4]. Face au public d’un beuglant, quelle musique s’entend ?

 

 

- En fait, je n’attends rien de Darmanin et De Rugy, et surtout pas de la culture historique républicaine

Les deux procèdent par amalgames, insinuations et contrepèteries sur fond d’une culture contre-républicaine qu’ils ne peuvent me cacher. L’un nous rebat les oreilles avec son grand-père musulman et l’autre avec la chouannerie. Leur mépris pour les autres et leurs railleries à deux sous sont une honte visible. Car pour le reste, à l’honneur des collègues, dans les échanges entre députés, personne n’est aussi vulgaire et agressif dans les prises de parole. Nous n’avons jamais répliqué dans le même registre quand bien même admettez que ces deux-là auraient pourtant de quoi faire parler… Mais c’est désolant de voir des esprits hier si libres, répéter sur tous les tons les absurdités cuisinées de longue main dans l’extrême droite. Ainsi de madame Caroline Fourest désormais murée dans un fanatisme qui lui interdit de partager les principes qu’elle défendait hier : l’État chez lui, l’Église chez elle et la liberté de culte pour tous. La liberté de conscience est à ce prix.

 

 

- La société n’a pas à être laïque.... l’espace public ne l’est donc pas.

Cependant la société peut être de culture laïque. C’est même souhaitable. C’est à dire être à la fois respectueuse de l’engagement de chacun et refusant un point de vue imposé par le culte majoritaire ou un pouvoir. Par contre l’État est les services publics le sont par nécessité et sans exception. Je ne sais pas ce qu’il faudrait ajouter à cela. C’est en tous cas la position historique de l’école de pensée dans la tradition de 1905. La traduction de ces principes est très concrète.

  • Par exemple : elle exclut la police des habillements dans l’espace public et, à l’inverse, la présence des élus en écharpe dans les manifestations religieuses.

 

 

- Dans le débat...

  • Nous avons donc été dans un premier temps assimilé à des défenseurs des religion et même du cléricalisme quand nous refusions la police du vêtement contre le port du voile ;
  • Puis nous fumes repeints en « laïcards » ennemi des religions. Par les mêmes !!!! au moment où nous demandions que les élus ne cautionnent pas, par leur présence, les manifestations religieuses. Et dans chacune de ces postures contradictoires ce furent les mêmes lazzis, les mêmes moqueries. Le débat semblait patauger dans la mauvaise foi. Mais tout autant dans la bêtise la plus crasse. Les mêmes qui meuglaient en cadence contre le foulard dans l’espace public ne trouvaient rien à redire à la qualité de chanoine de Latran du président de la République ou à la participation des élus à des cérémonies comme celle de reconnaissance à la vierge pour la délivrance de la peste de 1630 !!! Au contraire, ils se posèrent soudain en défenseur de l’Église. Mais qui l’attaquait ? Personne. Au point qu’un de ces brillants amis des Lumières, l’instant d’avant, se risqua à dire que nous n’avions pas à discuter pour savoir si la vierge avait ou non protégé la ville de la peste ! Non ce n’étaient pas des républicains qui parlaient mais des croisés. Les brillantes plumes fermaient la marche de cette croisade. Dans Le Figaro une nouvelle fois la technique de prétendus « anciens cadres » de LFI , évidemment anonymes compte tenu du risque qu’il y a nous critiquer, viennent dire que Coquerel parle comme il le fait par électoralisme. Car, bien-sûr, il est bien connu qu’il n’y a aucun calcul électoral dans la propagande contre les musulmans. Nous parlons des 500 communes sans école publique ? Des élus dans les manifestations religieuses ? C’est que nous serions gênés par la question de l’islam, psalmodie Marianne. Le journal est désormais converti à l‘intérêt du débat sur les certificats de virginité et la lutte contre la polygamie et reste sans voix sur la question du Concordat ou des immeubles de rapport. Dommage que Macron ne soit pas imam d’honneur de la mosquée du Caire, on aurait été mieux compris dans ces colonnes-là.

 

Le résultat des simagrées du pouvoir est simple :

  • moins de liberté pour les associations ;
  • un serment pour tous ceux qui touchent des subventions ;
  • une latitude plus grande pour les préfets de dissoudre, contrôler et ainsi de suite.

Où est le terrorisme islamiste là-dedans ? Nulle part évidemment. On finit par se demander si c’était vraiment le sujet. La « démocratie défaillante » en France défaille un peu plus. Mais qui a la liberté de le dire à part la presse étrangère ?

 

 

- 1er février 2021 : Jean-Luc Mélenchon s’exprime sur la loi séparatisme à l’Assemblée nationale
Il intervention contre le projet de loi dit de renforcement « des principes républicains » et a dénoncé une loi inutile et dangereuse qui va semer de la division dans le peuple français en stigmatisant les musulmans. 

 

Après avoir rappelé que le gouvernement a réussi à mettre d'accord contre cette loi tous les cultes, le député insoumis a interpellé la majorité sur les défis qui sont devant nous. La pandémie, le dérèglement climatique, les 800 plans sociaux, les 10 millions de pauvres, l'augmentation du gaz, des péages, de l'électricité, les millions de personnes à l'aide alimentaire... Alors que le Parlement va discuter pendant deux semaines du voile, de la polygamie, des certificats de virginité, du contenu des cantines scolaires ou de la mixité dans les horaires des piscines. 

 

Il a enfin dénoncé ensuite l'hypocrisie du gouvernement, a a parlé des différents séparatismes qui existent bel et bien dans notre pays dont il n'est pourtant pas question dans cette loi : le séparatisme social des riches, le séparatisme religieux du Concordat, le séparatisme institutionnel de l'Union européenne.

 

Il a fait valoir que l'État est indifférent aux religions et que c'est le gage de notre liberté. Puis il a dénoncé l'amalgame insupportable entre islam et islamisme. Il a pris à partie l'Assemblée en demandant aux députés quand les musulmans avaient manqué à l'appel de la patrie et a conclu son discours en disant que la France est grande parce qu'elle fait France de tout bois et que l'amour de la République, comme tout amour, ne vaut rien sous la menace.

 

- 16 février 2021 : l'Assemblée adopte, en première lecture, le projet de loi relatif aux " Principes Républicains "

Ce texte qui s'attaque officiellement au " séparatisme ", mais constitue une loi de stigmatisation inutile des musulmans. Les députés France insoumise qui n'ont eu de cesse que de défendre la laïcité et la République Sociale, de dénoncer la suspicion généralisée ont unanimement voté contre[5].

 

A noter qu'à l'image des élus RN qui se sont abstenus, plus divisés, huit élus du groupe communiste se sont abstenus, 7 ont voté contre et 1 pour[5] [5bis].

 

 

- Loi sécurité globale : les macronistes votent définitivement cette nouvelle loi de la honte anti républicaine.
Après que députés et sénateurs se soient accordés sur la proposition de loi dite de " Sécurité globale, à l’Assemblée Nationale, la majorité macroniste vient de faire adopter définitivement en seconde lecture cette loi de la honte. Les députés du groupe insoumis ont voté contre, mais ils étaient bien seuls à s'y opposer (6 député(es) PS sur 29 ont voté contre, les 23 autres absent(es) ; 2 député(es) PCF ont voté contre, les 14 autres absent(es)[8].

 

Ainsi, Macron et sa clique adoptent une nouvelle loi, qui accroitra l’arbitraire policier et entraine notre pays dans une dérive autoritaire Ils n’ont écouté ni l'opposition de la France insoumise, ni les alertes des organisations de défense des droits de l’homme. Petit à petit, ils détruisent les libertés publiques. C’est ainsi que meurent les démocraties.

 

En 2022, avec Jean-Luc Mélenchon, nous abrogerons cette loi scélérate et restaurerons les libertés publiques ![9] "

 

 

- 23 juillet 2021 (2ème lecture), Jean-Luc Mélenchon, à l’Assemblée nationale, s’oppose à la loi sur le « séparatisme » qu’il dénonce comme « une loi contre républicaine » qui vise uniquement les musulmans.

Le président du groupe « La France insoumise » a critiqué un texte qui introduit une notion fumeuse de « séparatisme » quand les séparatismes réels comme le Concordat d’Alsace-Moselle ou le statut de Charles X en Guyane. Il a dénoncé la manière qu’avait eu Emmanuel Macron de s’afficher à Lourdes, mais aussi le fait qu’avant les élections régionales, le CRIF et le Consistoire israëlite de France avaient appelé à ne pas voter pour les insoumis.

 

Jean-Luc Mélenchon a rappelé que durant l’année 2020, les actes anti-musulmans avaient augmenté de 50%. Il a, enfin, dénoncé le fait qu’en plein pandémie, on ait débattu de polygamie (déjà interdite), des certificats de virginité (déjà interdits), du voile, du burkini, des drapeaux étrangers et des youyous dans les mariages.

Loi sur le " séparatisme " : seul le groupe France insoumise s'oppose unanimement à ce texte stigmatisant

Notes :

[1] Séparatismes : Le macronisme nous fait courir le risque d’accélerer “ l’archipélisation ” d’un pays toujours plus divisé

[1bis] QUAND LES NAZIS ACCUSAIENT LES JUIFS DE SÉPARATISME…

[1terLe Pen et Darmanin : faux débat et névrose anti-musulmans

[2] Scandale : Mathilde Panot insultée en plein hémicycle par un député LREM

[3] Un député de droite monte même à la tribune et frappe Jaures tandis qu'il...

[4] Le pape Pie X condamne la loi, considérant qu'il s'agit d'une rupture

[5] Analyse du scrutin n° 3421, deuxième séance du 16/02/2021 : scrutin public sur l'ensemble du projet de loi confortant le respect des principes de la République (première lecture).

[5bis] Loi contre le séparatisme : Colère des militants communistes face à l’abstention de certains de leurs députés

[6Gérald Darmanin accusé d’antisémitisme pour son livre sur « le séparatisme islamiste »

[7] Loi séparatisme 1ére lecture : les sénateurs adoptent un « amendement UNEF » permettant de dissoudre les associations faisant des réunions non mixtes racisées

[8] Analyse du scrutin n° 3658 Première séance du 15/04/2021 https://www2.assemblee-nationale.fr/scrutins/detail/(legislature)/15/(num)/3658

[9] Loi sécurité globale : les macronistes votent une nouvelle loi de la honte

 

Pour en savoir plus :

- Face à toutes les haines : la laïcité... “ L’Eglise chez elle, et l’État chez lui ”

- Religion et politique : un couple infernal à séparer de toute urgence !

- Jean-Luc Mélenchon : " Nous combattons l'islam politique...avec les musulmans "

- Séparatisme : Mélenchon dénonce la «mise en scène» politicienne de Macron

- Patrick Le Hyaric : « Séparatisme » : une entorse inquiétante à la loi de 1905

- Jean-Luc Mélenchon, invité ce samedi de l'émission "On n'est pas couché" de Laurent Ruquier, réagit après l'attaque terroriste de Paris.

- Jean-Luc Melenchon : De quoi la lutte contre l’« islamo-gauchisme » est le nom ?

- Laïcité, "séparatisme", République : décryptage du projet de loi par Alexis Corbière, député France insoumise

- A Corbière : Une République sociale, démocratique et laïque : combat que nous mènerons jusqu'au bout !

- Jean-Luc Melenchon : Vous stigmatisez les musulmans avec une loi inutile et dangereuse

- Débat parlementaire contre le séparatisme : un moment lamentable

- CGT : Le 16 février 2021, le texte de loi « confortant le respect des principes de la République » était adopté par l’Assemblée nationale. Présenté comme le texte des libertés, il est dans les faits uniquement répressif.

- Lettre unitaire ouverte aux sénatrices et sénateurs sur le « projet de loi confortant les principes républicains »

- Mina Idir, secrétaire départementale PCF dans le Vaucluse : « Que dire de ma colère quand je vois que notre secrétaire national parle comme l’extrême droite et valide leurs propos, les reprend », dénonce avec véhémence Mina Idir.

- Contrôler le culte au nom de la laïcité ou le paradoxe de la loi française sur " le séparatisme "

- 2ième lecture assemblée nationale :

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16 février 2021 2 16 /02 /février /2021 11:41
On en parle : partage de la valeur ajoutée entre salaires et profits
On en parle : partage de la valeur ajoutée entre salaires et profits

Où sont passés les salariés dans la répartition des richesses créées ?

Ce n'est pas le coût du travail qui est un problème mais celui du capital[4] !

Comment la baisse tendancielle du taux de profit explique le capitalisme d'aujourd'hui[5]

 

La création de richesses brutes d’une entreprise est appelée la valeur ajoutée (VA). Cette richesse créée est répartie sous trois formes : salaires pour les travailleurs, profits et dividendes pour les propriétaires du capital, et enfin l’impôt, prélevé par l’État. La lutte syndicale dans l’entreprise se cristallise autour de la question de partage de la valeur ajoutée entre le capital et le travail, c’est à dire autour de la répartition de la richesse créée à l’entreprise : salaire ou dividende ?

 

Sources : CGT - CGT Métallurgie - Regards.fr | mis à jour le 04/04/2021

- La part des salaires dans la Valeur ajoutée
Ces dernières années, la part du total des salaires dans le total de la valeur ajoutée, au niveau macroéconomique, a beaucoup évolué. Cette part salariale est restée stable dans les années 1960, et jusqu’à la crise du milieu des années 1970 qui la fait brusquement augmenter. Puis intervient au début des années 1980 un retournement de tendance qui conduit à une baisse régulière puis à une relative stabilisation à un niveau historiquement très bas. Le partage de la valeur ajoutée devient plus favorable au capital à partir des années 2000, cette situation s’explique par la transformation du rapport de forces entre classes sociales à cette période et la financiarisation de notre économie.


Ainsi, la part des salaires dans la valeur ajoutée des entreprises est de 65,8 % en 2006 contre 74,2 % en 1982, soit un recul de 8,4 points. Selon la Commission européenne, la part des salaires dans l’ensemble de l’économie est passée de 66,5 % en 1982 à 57,2 % en 2006, soit une baisse de 9,3 points.

 

 

- La part des dividendes a beaucoup augmenté

Elle est passée de 4,6 % en 1998 à 9,5 % en 2013, soit un doublement en quinze ans. Cette augmentation s’est faite dans un premier temps au détriment des salariés. Entre 1998 et 2008, la baisse de la part de la rémunération des salariés (-5,9 points de pourcentage) est venue compenser l’augmentation des dividendes (+4,7 points de pourcentage).

 

Depuis la crise financière e 2008, la part des salaires dans la valeur ajoutée est remontée à 59% (+6 points). Pas parce que les salaires ont beaucoup augmenté mais parce que la valeur créée par l’entreprise était plus faible du fait de la crise, et que la part des salaires restant stable, relativement son poids a été plus élevée. Ceci s’explique clairement par les effets de la conjoncture économique : en général, lors d’une récession, les profits (- 10,2 % en 2009) baissent plus que les salaires (- 1,2 %).

 

 

- Une situation contrastée
Néanmoins, la situation n’est pas la même pour tous. Entre 1996-2006, on constate une envolée des très hauts salaires en France, les 0,1 % les mieux rémunérés avaient vu leur salaire mensuel brut progresser (inflation déduite) de 19 374 à 24 000 euros, un gain de 28 % soit 5 426 euros. Pour la plupart des 60 % des salariés les moins bien payés, le gain n’avait pas dépassé les 130 euros. Par ailleurs, entre 2009 et 2014, les dividendes ont augmenté de 58% et les grandes entreprises françaises se sont fortement financées auprès des marchés financiers, par le biais d’émissions d’actions. En conséquence, elles ont consacré jusqu’à la crise de 2008 une part croissante de leurs profits à rémunérer leurs actionnaires sous forme de dividendes ; et ce, au détriment de l’investissement et de l’emploi.


Pour l'année 2018 par exemple, les entreprises du CAC 40 ont gâté leurs actionnaires. Elles ont versé 46,8 milliards d’euros de dividendes, soit 48% de leurs résultats sur l’exercice écoulé. Ce chiffre est supérieur à celui de 2017 (45,1 milliards).

 

 

- Quelle est la tendance en Europe ?
D’après une estimation de la Confédération européenne des syndicats (CES), si la part des salaires dans le PIB de l’Union européenne était restée identique à ce qu’elle était au début des années 90, les salariés auraient gagné, en moyenne, 1764 € de plus en 2017. De fait, la part des salaires dans le PIB est en déclin dans tous les pays de l’UE depuis le milieu des années 1970. Les salaires comptaient pour 72 % du produit intérieur brut en 1975, leur part est tombée à moins de 63 % en 2017.
Le travail est à l’origine de la création des richesses. C’est un formidable atout pour l’économie française. Les salaires et les cotisations sociales sont primordiaux pour vivre, se soigner, bien vieillir.
Chaque augmentation de salaires gagnée améliore l’économie du pays et la pérennité de la sécurité sociale.

 

 

- Une autre vue qui représente les dividendes versés dans les entreprises en jours de travail de 1981 à 2012

En un seul coup d’œil, la dégradation produite par trente années de contre-réformes libérales se révèle dans sa brutalité : en 1981, les dividendes versés aux actionnaires représentaient 10 jours de travail par salarié dans les sociétés non financières, en 2012, ils en représentent 45 jours. Dit autrement, un salarié travaille 45 jours par an, soit 9 semaines, uniquement pour payer les dividendes des actionnaires[2].

 

Les modifications dans la répartition capital/travail sont observées depuis bien longtemps. Ainsi des études[3] sur la part des salaires dans la valeur ajoutée montrent une forte diminution de ceux-ci aux profits de la rémunération du capital. On sait aussi que la part des dividendes versés aux actionnaires est passée de 4% de la masse salariale en 1980 à 13% aujourd’hui (en 2012). Dans un livre très remarqué, Le capital au XXIème siècle, Thomas Piketty présente la dynamique de la répartition des revenus et des patrimoines depuis le XVIIIème siècle et démontre que le capitalisme contemporain est un capitalisme de rentiers.

 

La force du graphique produit par la CGT est sans doute de rendre cette réalité accessible à tous.

 

 

- Et les insoumis, ils en disent quoi ?
Ce n’est pas le coût du travail qui pose problème, mais le coût du capital ! 

Depuis 2009, les dividendes des actionnaires du #CAC40 ont augmenté trois fois plus vite que les salaires des employés. Ce n’est pas le coût du travail qui pose problème, mais le coût du capital[1] !

 

 

 

Le 7 mars 2018, Adrien Quatennens, député France insoumise, était l'invité de David Pujadas sur LCI. Au programme : "super riche, super profit : chance ou scandale ?"

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19 janvier 2021 2 19 /01 /janvier /2021 14:37

Cet article est reposté depuis Rue du Blogule Rouge Insoumis.

-  Quelle leçon tirer de l'article ci-dessous ?
👉 Jean-Luc Melenchon, c'est " Le choix de la raison ".
Cet article interpelle venant d'un insoumis qui a su répondre aux questions liées à " la personne ", les dépasser, pour inefine affirmer en le démontrant que Jean Luc Melenchon, c'est " Le choix de la raison " 👇

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17 janvier 2021 7 17 /01 /janvier /2021 14:21
Crédit photo : afp.com/PHILIPPE HUGUEN

Crédit photo : afp.com/PHILIPPE HUGUEN

Non, le Brexit n’est pas né uniquement de la colère du peuple contre les élites, mais d’une stratégie d’un pan de la finance, emmené par les hedge funds, désireux de quitter l’UE pour dérégulariser davantage. C’est la thèse d’un essai sombre, qui annonce l’avènement d’un « libertarianisme autoritaire ».

 

Sources : Midi Insoumis, Populaire et Citoyen | modifié le 02/08/2021

- Le feuilleton du Brexit s’est souvent apparenté à une pièce de théâtre shakespearienne, avec coups de bluff, trahisons en série et jusqu’à l’assassinat d’une députée

Mais l’essai que viennent de publier deux sociologues français, Marlène Benquet et Théo Bourgeron[1] Quand la City de Londres faisait campagne pour le Brexit ", braque les projecteurs sur un personnage qui ne semblait être, jusqu’à présent, qu’un second couteau du drame en cours : ces hedge funds, fonds de capital-investissement et de trading à haute fréquence, qui prospèrent « aux marges les moins régulées du secteur financier ».

 

En choisissant de s’intéresser, non pas aux ressorts psychologiques des électeurs du Brexit, ou à leurs conditions socioéconomiques, mais aux « intérêts patronaux » de ceux qui l’ont provoqué, La Finance autoritaire (Raisons d’agir) déplace la focale. Elle se penche sur les intérêts économiques des classes dominantes, et ceux, en particulier, de la City de Londres, moins monolithique qu’elle n’est souvent décrite. « Le Brexit est la répercussion d’une opposition économique, devenue conflit institutionnel et politique, entre deux fractions du patronat financier », écrivent Benquet, chargée de recherche au CNRS, et Bourgeron, post-doctorant à Dublin.

 

 

- Ces deux universitaires vont plus loin

Ils font du Brexit « le premier exemple significatif du basculement d’un pays du néolibéralisme vers le libertarianisme autoritaire », une dynamique également à l’œuvre, selon eux, dans les États-Unis de Trump ou au Brésil de Bolsonaro. Le Brexit a souvent été narré comme « l’histoire d’un mauvais calcul stratégique », le résultat d’un aventurier opportuniste nommé David Cameron, désireux d’asphyxier le UKIP de Nigel Farage sur sa droite. Mais ce récit manquerait peut-être l’essentiel : la bataille à laquelle se sont livrés, au cours de l’année 2016, deux pans de la finance, l’une « historique » (banques, assurances, etc.), l’autre, alternative, autour des fonds spéculatifs.

 

La principale différence entre ces deux acteurs de la City, pour reprendre la terminologie marxiste maniée par les deux auteurs, est liée à leur « mode d’accumulation » :

  • les premiers s’enrichissent avant tout sur les marchés boursiers ;
  • les seconds interviennent sur des marchés de gré à gré, c’est-à-dire non organisés.

Benquet et Bourgeron opposent une « première financiarisation » à une « seconde financiarisation », encore moins régulée. Les deux forces se trouvent désormais « en concurrence pour la négociation d’un régime politique d’accumulation institutionnalisant leur droit à accumuler ».

 

 

- L’une des pièces maîtresses de leur raisonnement est un travail de compilation inédit

A partir des chiffres publiés par la Commission électorale du Royaume-Uni, ils ont analysé l’origine des 349 lignes de dons accordés par 313 donateurs distincts aux plateformes en faveur du maintien (remain) ou du divorce (leave) – soit 33 millions de livres (37 millions d’euros environ) dépensées en cinq mois.

 

Alors que les médias ont souvent écrit que la City tremblait devant la perspective d’un Brexit, ils observent que 57 % des recettes de la campagne en faveur du " leave " (partir) proviennent du secteur financier, contre 36 % pour celle du " remain " (rester). En affinant les recherches, ils découvrent que les " hedge funds " (fonds spéculatifs) ont consacré près de 90 % de leurs ressources au leave.

 

👉 Au total, la campagne du leave est financée à 94 % par des acteurs de ce qu’ils nomment « la seconde financiarisation ».

 

La presse britannique a déjà souligné, ces dernières années, le rôle discret joué dans la campagne par certains gestionnaires de hedge funds, Arron Banks, mécène du Ukip et cofondateur de la plateforme Leave.EU, étant sans doute le plus connu (Mediapart avait publié son portrait ici). Des journalistes, à l’instar de Peter Geoghegan (Democracy for sale, 2020), ont publié des essais ultradocumentés sur l’opacité des financements de la campagne du leave (Mediapart en a parlé en 2019).

 

..............................................

 

- Quels enseignements en tirer ? Regardons ce qu'en dit la France insoumise (extrait)[2]

Partant du constat que le Brexit est une sortie néolibérale de l’Union européenne, et donc la pire envisageable, les citoyens et citoyennes que nous sommes doivent tirer les leçons de cet épisode :

  • 1- La Commission européenne confirme qu’elle ne sait, ne peut, ni ne veut négocier. Elle est soumise à des impératifs idéologiques si puissants qu’elle ne sait faire preuve d’aucune souplesse. On peut sans risque affirmer que ce qui lui importe essentiellement dans cette négociation Brexit c’est d’imposer un accord qui se voudrait punitif pour ne pas donner l’exemple à ceux des autres peuples qui pourraient être taraudés par l’idée de la quitter ;
  • 2- Le Brexit est une sortie néolibérale de l’Union européenne, et donc la pire envisageable. Cela confirme que sortir de l’UE pour sortir de l’UE n’est pas un programme. Car dans cette affaire, une seule certitude demeure : avant comme après, les Britanniques subiront la même politique néolibérale, au moins aussi féroce, voire pire. L’important consiste bien pour nous à se fixer des objectifs politiques et sociaux de justice sociale, environnementale et fiscale, et de les appliquer. Dès lors que, ces objectifs étant fixés, l’UE est un obstacle, il faut la combattre comme telle ;
  • 3- Instaurer un rapport de forces est la condition nécessaire au changement. L’UE est obstacle au changement, il faut instaurer avec elle un rapport de forces et ne pas imaginer que la négociation soit réellement possible avec l’UE telle qu’elle est.

 

- Jean-Luc Melenchon : Vous tuez l'idée européenne
On ne tuera jamais si bien et si efficacement l’idée européenne qu’en la traitant comme on est en train de le faire... 

 

  • Les propositions de la France insoumise :

« L’Avenir en commun, en Europe aussi ! » : Ce document programmatique pour les élections européennes est proposé par l’espace du programme de La France insoumise, coordonné par Charlotte Girard et Boris Bilia[3].

« L’Avenir en commun, sortir des traités européens » : Plan A : Proposer une refondation démocratique, et appliquer un « plan B » en cas d’échec des négociations[4]

 

Notes :

[1] Quand la City de Londres faisait campagne pour le Brexit

[2France insoumise : Brexit ou le jeu de dupes 

[3] « L’Avenir en commun, en Europe aussi ! »

« L’Avenir en commun, en Europe aussi ! » téléchargeable

[4] « L’Avenir en commun, Sortir des traités européens »

 

Pour en savoir plus :

- Ce que contient l'accord post-Brexit entre l'UE et le Royaume-Uni

- Les eurodéputés de La France insoumise pointent les impasses actuelles de la construction européenne. Ils s'opposent au dumping social et écologique et à l'évasion fiscale.

- Brexit, pas touche au marché unique

- Accord de Brexit: les paradis fiscaux ont de beaux jours devant eux ! (Fabien Roussel - PCF)

- Manon Aubry, députée européenne France insoumise : " Avec l'accord Brexit, le Royaume-Uni pourra tranquillement  inonder gratuitement le marché Drapeau de l'Union européenne sans en respecter toutes les normes sociales, fiscales & environnementales. La porte ouverte au dumping ! "

- C'est la faute à l'Europe, c'est la faute à l'Europe..... STOP !

- Brexit : Bruxelles prête à de la créativité, pas à une atteinte au marché unique !

- Europe : Le Pen et le FN/RN rejoignent la niche. Jusqu’au bout

- Brexit : 40% des camions qui reviennent du Royaume-Uni sont... vides, n'ayant bien souvent pas de marchandises à ramener

- Younous Omarjee, député européen France insoumise, tenait une conférence de presse sur la Réserve d'ajustement au Brexit, aux côtés de Pascal Arimont, son rapporteur (Cet instrument devrait tempérer les effets socioéconomiques du retrait britannique dans les régions impactées)

La cause du Brexit est parfaitement claire : le peuple est stupide et les élites devraient le dissoudre

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13 janvier 2021 3 13 /01 /janvier /2021 16:31
Mais pourquoi Olivier Faure du PS a t-il peur, en 2022, d'une baisse du FN/RN ?

OUI, Olivier Faure, « les dérives sont possibles à gauche » quand, par exemple, nombre de militants ou responsables du PS ont rejoint la République en Marche, la majorité de Macron, et quand une partie de votre électorat lui fait allégeance ! 

 

...Par contre on s'attendrait à ce qu'un possible affaiblissement du vote FN/RN satisfasse la " gauche "... enfin le PS... et bien NON, au contraire il s'en inquiète !

 

... Le fait que Le Pen rejoigne la niche Europe " jusqu'au bout " en est-il l'une des raisons[1ter] ?

 

 

Rappel des propos d'Olivier Faure (premier secrétaire du Parti socialiste)[1bis] :
C'est la grande crainte d'Olivier Faure " que les électorats de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen opèrent un rapprochement dans le futur. "

Le patron du Parti socialiste l'a exprimée, mardi 12 janvier[1], à l'occasion de son passage sur BFM TV : selon lui, il est possible que s'opère, à un moment, une « fusion » des électorats de La France insoumise et du Rassemblement national. Et ce, alors même qu'il estime pourtant que Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen sont « à l'opposé » sur les questions ayant trait au racisme. Le patron des socialistes s'est refusé à « mettre sur le même plan » les deux leaders politiques, et ce sur des questions aussi variées que la stratégie vaccinale anti-Covid, l'Europe, le protectionnisme ou encore les récentes sorties de Donald Trump.
« Je ne pense pas que celles et ceux qui dirigent les Insoumis soient en volonté et en situation un jour de rejoindre Marine Le Pen, et l'inverse pareillement », a-t-il insisté. « Je crains en revanche qu'il y ait à un moment une fusion des électorats, à force de laisser penser que l'adversaire, ce serait principalement le social-démocrate ou même le libéral », s'est-il inquiété en dénonçant une « forme de confusion organisée ». « Il y a des ennemis dans la République, il y a des adversaires et je ne les mélange pas », a ajouté Olivier Faure en rappelant être « intervenu à plusieurs reprises sur la République », car « les dérives sont possibles » à gauche.

 

Sources : Eric Durand | modifié le 28/03/2021

- Remettre les pendules à l'heure, qui a instrumentalisé le FN ?

Affaiblir ses adversaires pour se renforcer, trouver un moyen de les diviser.... ce n'est pas nouveau

  • En fin stratège, François Mitterrand a eu recours à cette tactique en 1985, alors que sa cote de popularité était au plus bas. Pour disperser les forces de la droite, pourquoi ne pas favoriser l'essor du Front national ? A l'époque, le mouvement d'extrême droite fondé par Jean-Marie Le Pen ne pèse quasiment rien. Mais il apparaît comme un moyen efficace de tourmenter la droite... [2] ;
  • Quand le PS faisait monter le FN… " Le PS a un objectif : que le FN obtienne des scores de plus en plus élevés. Alors, que les élus socialistes ne viennent pas nous donner des leçons de morale quand nous, nous cherchons à faire baisser le niveau d’influence électorale du FN en abordant les problèmes de fond qui contribuent à ce vote » "[3].
  • Et aujourd'hui, c'est Macron qui poursuit la méthode par exemple en instrumentalisant Orban, la laïcité, le communautarisme, pour fracturer la droite, renouveler le duel avec le Rassemblement National qui est son assurance vie et celle du néolibéralisme en France.

 

 

- Remettre les pendules à l'heure, qui a trahi ses engagements et a fait fuir les électeurs vers l'abstention ou le vote RN/FN ?

De " Mon adversaire c'est la finance "... à la Loi ElKhomri

  • Ce fut l’une des phrases les plus marquantes de la campagne présidentielle de 2012 : “ Mon véritable adversaire, c’est le monde de la finance [4]. Prononcée par le candidat Hollande lors du célèbre discours du Bourget, elle fut par la suite régulièrement répétée pendant son quinquennat, synonyme de l’un de ses plus cinglants renoncements ;
  • De son côté, la Loi El Khomri/Valls[5], obéissait aux exigences de Bruxelles et des traités européens en appliquant la politique de l’offre (baisse du « coût du travail », flexibilisation du marché du travail)… Chacun avait compris qu'elle allait pourrir nos vies comme les autres lois du même genre adoptées depuis 30 ans, qu'elle ne créerait aucun emploi et augmenterait la précarité.  dont chacun avait compris qu'elle allait pourrir nos vies. Malgré la lutte de masse, elle a été imposée à coup de 49.3 constituant le summum des trahisons du septennat Hollande.
  • Le résultat ne s'est pas fait attendre. Avec 7 citoyens sur 10 opposés à la loi El Khomri, 3 mois de luttes syndicales et le succès de la grosse manifestation à Paris, des initiatives en province le 14 juin[5bis] en pleine compétition européenne de football, des milliers de policiers et gendarmes mobilisés en permanence, certains très fatigués qui « pètent les plombs », d’autres qui matraquent à tout va, des députés socialistes totalement discrédités par leur attitude de « petits toutous » qui avalent sans problème le 49-3, la cote de François Hollande à 11% de satisfaits et celle de Valls à 14%... le résultat de cette démarche suicidaire pour l’avenir politique de tous les futurs candidats socialistes est connu.

 

Au final, Hollande à suscité un tel rejet à gauche, que non seulement il n'a pas été réélu, mais nous en subissons encore politiquement les conséquences aggravées par la politique à Macron :

  • Une enquête menée sur 2041 personnes du 7 au 10 juillet 2020, montre que les français s’auto-positionnent de moins en moins à gauche sur un axe Gauche-Droite. En effet, seuls 13% des français se définissent comme de gauche dans cette étude[7] (dans la même enquête produite en juin 2019, seulement 15% des Français déclaraient se reconnaître dans la notion de " Gauche "[8], soit - 2% en un an) ;
  • une partie des électeurs des milieux populaires (ouvriers, employés, chômeurs, petits boulots, bas de la hiérarchie des revenus) s'est réfugiée dans la grève des urnes (commencée sous l'ère Sarkozy[6]) atteignant son paroxysme aux élections européennes de 2019 et municipales de 2020 (le taux d’abstention pour ce second tour s’est élevé à 58,4 %, du jamais-vu dans ces élections) ;
  • une autre partie, résidant dans des territoires de la périphérie des villes et dans d'anciens bassins industriels touchés par la crise, les processus de délocalisation et de désaffiliation sociale, véritable « électorat de la crise » se sont réfugiés, par rejet politique de la "gôche " dans le vote FN/RN, sans pour autant en partager l'idéologie, tous ne sont pas convaincus par les thèses ethnicistes de Marine Le Pen. Ainsi, en 2017, 39 % du vote ouvrier se dirigeait en faveur de Marine Le Pen, 25 % de Jean-Luc Mélenchon et 6 % de Benoît Hamon et 4 % pour l'ensemble de l’extrême gauche[9bis]. Les ruptures économiques et sociales qui ont touché de plein fouet ces milieux entraînent des phénomènes de rupture politique et de rupture personnelle. Les acteurs de ces ruptures ne vivent pas forcément leurs évolutions politiques comme des reniements ou des trahisons. Nombre des électeurs disent que ce n'est pas eux qui ont changé mais que c'est la gauche qui a changé et les a abandonnés (le septennat Hollande en constituant le pire des témoignages). Au fond, derrière leur vote passé de gauche et le vote actuel frontiste de rejet, reste une volonté pérenne de « voter social »....ils ne sont donc pas " perdus " pour ceux qui portent un programme social et populaire.... , il y a là un potentiel de gens qu'il faut convaincre de faire un autre choix
  • Or, cet électorat est essentiel pour espérer peser dans le jeu politique et remporter une victoire : il pèse près de 20 % du corps électoral potentiel[9bis], or on peut en convaincre une partie, programme en main.

 

Question : doit-on les abandonner dans ce " refuge " temporaire ou leur démontrer qu'il y a une alternative à la " gauche " néolibérale et à l'extrême droite ?... Evidemment que NON,... sauf pour Olivier Faure et le PS !

 

 

- Olivier Faure n'a pas d'alternative au libéralisme à proposer et, en mai 2017, souhaitait déjà la réussite de Macron !

« Plus jamais Macron ? » Dans son édition du 6 février 2020, L’Obs y allait fort mais son titre de « une[10] » en forme d’interrogation reflétait le divorce qui s’est opéré entre le président de la République et l’électorat de " gauche", enfin pas la " gauche " libérale

 

Olivier Faure, a beau nous chanter les louanges du retour de la gauche plurielle[10bis] :

  • L'alternative ce ne sera pas Anne Hidalgo, ambiguë sans ambiguïté selon Jean-Luc Melenchon [10quad], (n'en déplaise à O. Faure[10ter]) qui, adepte et soutien du social libéralisme d'Hollande, (elle appelait à voter Macron " sans ambiguïté " en 2017), et dont on peut synthétiser sa politique en quelques mots : à Paris " Macron en rêve, Hidalgo le fait ! ". Aujourd'hui, personne ne sera dupe face à sa plateforme " Idées en commun "... , après avoir fait " Paris en commun " et pompé jusqu'au nom du programme de la France insoumise " l'Avenir en Commun ",... sans le contenu. 
  • L'alternative ne sera pas, non plus, Olivier Faure qui voulait que Macron réussisse et que le PS participe à la majorité Macronnienne... (cliquez sur les 2 images pour afficher les originaux en ligne sur twitter)
2017 - PS - Olivier Faure soutient Macron
Déclaration 9 mai 2017
2017 - PS - Olivier Faure soutient Macron
Déclaration 9 mai 2017

 

 

- Pour rassurer Olivier Faure, deux exemples de nature à lever toute ambiguïté

  • La France Insoumise et le RN/FN ont deux conceptions diamétralement opposées du peuple : un populisme démocratique, soucieux l'amélioration de la gouvernance et respectueux des institutions républicaines du côté de la France insoumise,... ou un populisme réactionnaire consistant à monter les perdants de la crise contre ceux qui sont encore plus perdants du côté du FN/RN ? [9] " 
  • La France insoumise n'a pas le même programme que le RN/FN de Le Pen (Avenir en commun 2017).

 

 

 

- Pour conclure

Olivier Faure parle des électorats.
En effet, par exemple, dans les ex bassin minier des pans entiers des électorats PS et PCF sont bel et bien devenus les bases populaires du F/RN. LFI n’existait pas. Qu’il balaie donc ses écuries et se demande comment la politique du quinquennat Hollande/Valls/Macron a conforté le FN dans toutes les communes minières.

 

Un des enjeux avec l’abstention est aussi la reconquête de cet électorat qui ne se fera que sur rassemblement autour de nos causes communes portées par un programme social avancé, l'Avenir en commun.


Personne, absolument personne, n'a autant combattu les idées infectes de l'extrême droite, des RN/FN et de ceux qui s'en rapprochent (notamment certains courants des LR, et certaines pratiques de LREM), que Jean-Luc Mélenchon, le PG, le PCF tous ceux et toutes celles qui rejoignent nos combats communs.
Quant au PS rappelons-nous de son attitude qui jouait le Pen comme pion central d'un échiquier et qui n'ont pas suivi J.L. Mélenchon quand dans les années 90, il demandait des sanctions voire l'interdiction du FN...


Tout ceci pour dire que tous les libéraux ont tellement peur de la victoire de nos idées portées par l'Avenir en commun que les pires saloperies vont pleuvoir et qu'il nous faut savoir ne rien laisser passer et mesurer l'ensemble des expressions publiques sans concession pour ces idées et ceux qui aimeraient que nous changions de stratégie, 2022 constituant une nouvelle étape dans la stratégie de la révolution citoyenne[11].

 

Mais pourquoi Olivier Faure du PS a t-il peur, en 2022, d'une baisse du FN/RN ?
Mais pourquoi Olivier Faure du PS a t-il peur, en 2022, d'une baisse du FN/RN ?
Mais pourquoi Olivier Faure du PS a t-il peur, en 2022, d'une baisse du FN/RN ?
Mais pourquoi Olivier Faure du PS a t-il peur, en 2022, d'une baisse du FN/RN ?
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19 décembre 2020 6 19 /12 /décembre /2020 15:19
On en parle : annulation dette publique, inflation, échelle mobile des salaires...
On en parle : annulation dette publique, inflation, échelle mobile des salaires...
On en parle : annulation dette publique, inflation, échelle mobile des salaires...
On en parle : annulation dette publique, inflation, échelle mobile des salaires...

Coronavirus : E. Macron appelle à « annuler » les dettes des pays africains[1]...

 

...et en France, J.L. Mélenchon est le seul à vouloir abattre le mur de la dette, notamment pour financer la bifurcation écologique[5]et [5bis]...

 

ainsi, l'argument de l'impossibilité ne tient pas, Macron le proposant pour l'Afrique... !

 

 

En Préambule... (Extrait de " Pourquoi et comment annuler la dette des États européens ? "[4])

Peu de gens le savent parce qu’ils n’en entendent jamais parler. Mais la dette publique des États est moins importante que la dette privée. Cela se vérifie dans chaque pays, dans l’Union européenne et d’une façon générale dans le monde. Cette dette est évidemment la plus incertaine car les débiteurs peuvent disparaitre d’un jour sur l’autre par la faillite ou la mort. D’énormes secteurs de dettes privées sont ainsi à la merci de n’importe quel évènement privé parfois minuscule. Ce fut le cas des dettes immobilières en subprime aux États-Unis : un divorce raté de trop ruina d’un coup de longues chaînes de gens, par centaines de milliards comme par un effet de boule de neige. Idem pour la dette des étudiants qui reste une bombe à retardement aux USA.

 

Pourtant, c’est à l’État que les libéraux font leur reproche. Les arguments pleuvent. Les libéraux reprochent par exemple à la dette des États de peser sur le marché financier et de faire monter les taux pour l’emprunt et l’investissement privé. Ils lui reprochent de générer des remboursements qui créent des impôts, ce qu’ils ont en horreur. En effet ils pensent que l’argent privé doit rester dans les mains des « investisseurs » privés, plutôt qu’en impôts utilisés par l’État. Pour eux l’argent est toujours mieux utilisé et placé par le privé et plus efficacement que par le public. Pour finir, ils répandent le bruit, rabâché sur les plateaux de télé, qu’à partir d’un certain niveau, la dette publique étouffe l’économie. Par exemple on entend dire régulièrement qu’au-delà de 100% de dette par rapport à la richesse produite pendant un an (PIB) par le pays c’est la catastrophe (Mauvaise plaisanterie[3] ). Cela n’a jamais été prouvé. Mais par contre on connaît au moins un pays endetté à plus de 200 % et qui n’en est pourtant loin d’en être mort : le Japon[2].

 

 

Sources : Eric DURAND | mis à jour le 15/02/2021

- On nous dit : en 2017, Jean-Luc Mélenchon faisait le pari de l'inflation
" Les dangers de l'inflation "... c'est, en effet, quand nous débattons de " la dette " et des propositions de J.L. Melenchon en la matière, l'un des arguments que l'on nous ressort régulièrement.

 

Alors, oui, en 2017, il souhaitait que la Banque centrale européenne rachète toutes les dettes souveraines afin que les États «puissent à nouveau respirer ». Quitte à ce qu'il y ait de l'inflation ce « qui nous permettra d'une part de dévaloriser la capital dû et de permettre à tous les pays de retrouver de la respiration pour repartir de l'avant[6». Plus d'un an auparavant, en avril 2013, Jean-Luc Mélenchon avait défendu exactement la même position, dans l'émission " Des paroles et des actes sur France 2, face à l'économiste Jacques Attali ".

 

Or, la position de Jean-Luc Mélenchon risquait d'engendrer une hyperinflation (une hausse extrêmement rapide des prix) qui toucherait le pouvoir d'achat des plus modestes. Le rachat de la totalité des dettes souveraines pouvant se traduire par une inflation largement supérieure à 4 à 5 points.

 

Mais en France, face à ce risque, nous n'étions pas sans arme :

  • d'un côté nos concitoyens vivant d'allocations et autres aides, auraient bénéficié d'une revalorisation systématique ;
  • et pour les salariés,  le blocage des prix[6bis] et l'instauration ou la négociation d'une échelle mobile des salaires avec les organisations syndicales aurait permis d'y faire face

 

 

- En 2022, pour Jean-Luc Melenchon : coronavirus oblige, « Il faut annuler la dette »

Comment annuler la dette pour redémarrer l’économie : " Plutôt que de racheter aux banques privées des titres de dettes des États , la BCE les achèterait directement aux États. Elle les stockerait en dette perpétuelle à intérêt négatif[7] (c’est le cas des emprunts de long terme aujourd’hui). Les États retrouveraient leur capacité de financement pour de nouveaux emprunts et l’ancienne dette fondrait petit à petit, au fil de l’inflation dans les coffres de la Banque Centrale Européenne. Et ne serait jamais payée. Car bien sûr ces dettes ne seront jamais payées " déclare J.L. Melenchon le 15 décembre 2020[8].

 

  • Décryptage de la solution Melenchon (par Antoine Léaument pour LE BON SENS)
    • Pour faire face à la crise économique provoquée par la crise sanitaire du coronavirus, le gouvernement a décidé de creuser la dette, pour ultérieurement tenter de faire payer toute ou partie de la facture au peuple par une austérité renforcée et une baisse des dépenses publiques. Celle-ci va maintenant dépasser les... 115% du PIB selon le discours libéral (en réalité TAUX D'ENDETTEMENT de la France en 2020 : 👉 14,5 % du Pib annuel ! EXPLICATIONS 👉 [3]).
    • En tout état de cause, elle est devenue impayable, sauf à vouloir y consacrer tous les moyens de l'État pendant les cent prochaines années ce qui est impensable alors qu'il nous faut engager au plus vite la transition écologique et développer de nouveau nos services publics. C'est pourquoi Jean-Luc Mélenchon propose de l'annuler. EXPLICATIONS 👉 [9].

 

 

- Revenons à l’échelle mobile des salaires : " une revendication oubliée " selon Albert Ricchi[10]

En bref : L'échelle mobile des salaires consiste à augmenter les salaires en fonction de l'augmentation des prix afin de conserver le pouvoir d'achat des salariés face à l'inflation[11].

 

➡️ Explication...

Si ne pas être au chômage constitue une chance pour beaucoup, travailler donne de moins en moins la possibilité de vivre décemment, en particulier pour les salariés les moins qualifiés, en CDD, contrats d’intérim, CNE, travail à temps partiel subi, etc.

 

➡️ Aujourd’hui :

  • la France compte plus de 7 millions de pauvres (10 millions en 2020[12]), au sens des critères retenus par l’union européenne - 60% du revenu médian, soit environ 780 € par mois - et 2 540 000 personnes sont payées au SMIC[13] ;
  • 30 % des salariés à temps plein (hors intérim) touchent un salaire inférieur à 1,3 SMIC (moins de 1 630 € bruts par mois[13]). Moins mal lotis, mais loin d’être aisés, près de la moitié de l’ensemble des salariés, soit 8,5 millions de personnes, touchent entre 1,3 et 2 fois le SMIC (soit entre 1 630 € et 2 500 € bruts par mois)[13] ;

 

 

🔴   Depuis la suppression de l’échelle mobile des salaires au début des années 80, le niveau réel des salaires baisse régulièrement.

Un tel dispositif indexant les salaires sur l’indice des prix et visant à maintenir le pouvoir d’achat des salariés était une vieille revendication du mouvement syndical mais elle ne semble plus aujourd’hui d’actualité, ni pour les organisations syndicales, ni pour les partis politiques...

 

Chaque année, c’est à peu près le même scénario qui se produit :

  • les pouvoirs publics et le patronat proposent, dans les secteurs public et privé, un pourcentage d’augmentation des salaires inférieur à l’indice des prix ;
  • les organisations syndicales soumettant, quant à elles, un pourcentage supérieur.

 

Puis, dans un second temps, souvent après quelques manifestations ou grèves, les pouvoirs publics et le patronat, faisant mine de reculer, proposent un pourcentage d’augmentation supérieur à celui proposé initialement mais cependant toujours inférieur à l’inflation ! Ce scénario se reproduit ainsi, cahin-caha, depuis le début des années 80, alors que la protection du pouvoir d’achat des salariés devrait dépendre d’un mécanisme précis, s’appliquant de façon automatique chaque année, au même titre que l’indexation de certains avantages sociaux ou prestations familiales.

 

C’est le 13 juin 1982, sous la présidence de François Mitterrand, que la gauche a opéré un tournant historique [Jacques Delors (PS) était ministre des Finances, dans le deuxième gouvernement de Pierre Mauroy (PS)][14]. Voulant lutter contre l’inflation, le blocage des salaires et des prix fut imposé de juin à novembre. Ainsi, dans la fonction publique, l’Etat bloqua les salaires qui avaient suivi l’évolution des prix les années précédentes. Il incita ensuite les employeurs du secteur privé à faire de même, en les invitant à faire évoluer les salaires en fonction non de la hausse réelle des prix, mais du taux d’inflation " prévu " par le gouvernement.

Pour avoir accès à l'original, cliquer sur l'image
  • Les clauses d’indexation des salaires sur les prix furent une à une retirées des conventions collectives dans les années qui suivirent. Elles étaient de fait considérées comme illégales depuis une ordonnance d’Antoine Pinay en 1959, mais après mai 1968, elles réapparaissaient dans certaines conventions ;
  • Puis les lois Auroux ont réaffirmé leur interdiction dans le Code du travail, article L.141-9 : " Sont interdites, dans les conventions ou accords collectifs de travail, les clauses comportant des indexations sur le salaire minimum de croissance ou des références à ce dernier en vue de la fixation et de la révision des salaires prévus par ces conventions ou accords. " ;
  • En 1983, Jacques Delors, ministre de l’Economie et des Finances, décida de deux plans d’austérité[15] et le pouvoir d’achat des salariés commença à diminuer régulièrement, l’échelle mobile des salaires ayant été supprimée sans pour autant que le chômage diminue.
  • Enfin, la réforme des 35 heures, (mesure mise en place par le gouvernement Lionel Jospin à partir de l’année 2000 et obligatoire pour toutes les entreprises à compter du 1er janvier 2002, par deux lois votées en 1998 et 2000), a eu, de part ses modalités de mise en œuvre, contestées par la CGT pour conséquences de brider le pouvoir d'achat des milieux les plus populaires et d'entraîner une « smicardisation » de nombres de salariés (notamment dans la masse des entreprises ou ils ne sont pas syndicalement organisés, voire dans un syndicat de collaboration de classe) car la loi n'avait pas tranché cette question de la compensation salariale, renvoyant le sujet à la négociation[15bis].

 

➡️ Aujourd’hui

Outre la revalorisation annuelle du SMIC[16]), les salaires évoluent en pratique :

  • soit à l’occasion d’une négociation individuelle entre l’employeur et le salarié ;
  • soit au cours de négociations conclues entre les partenaires sociaux.

 

Lorsqu’un accord est conclu, un avenant s’ajoute à la convention collective et s’applique à tous les employeurs concernés, après parution d’un arrêté ministériel. Des accords peuvent également être prévus dans le cadre de l’entreprise. Ils se superposent alors aux conventions collectives, ce qui signifie qu’ils ne peuvent en aucun cas prévoir des salaires inférieurs à ceux déjà fixés par la convention collective.

 

Si les salaires les plus bas sont automatiquement réévalués en fonction du SMIC, ces augmentations n’entraînent pas, par contre, la réévaluation des salaires supérieurs à cette rémunération minimale. En effet, la loi interdit la réévaluation automatique des salaires en fonction du SMIC ou de tout autre indice. Cette pratique, renouvelée chaque année, tasse de plus en plus les grilles hiérarchiques vers le bas...

 

Mais la situation des salariés est aussi aggravée par un indice officiel des prix à la consommation qui ne reflète pas la réalité.

- Aujourd’hui, en vue des négociations salariales 2007, les directions d’entreprise s’appuient sur le chiffre officiel de l’inflation, environ 1,5%, pour négocier comme d’habitude a minima. En réalité, la hausse des loyers autorisée par le tout nouvel indice de référence des loyers (IRL) est de 3,19% et l’augmentation des prix des produits alimentaires se situe entre 1,7% et plus de 3,6%[13] !

- En fait, même si les prix des produits manufacturés restent maîtrisés (diminution de 0,10%), la mesure de l’inflation ne concerne que les prix à la consommation. Cet indice ne dit donc rien, par exemple, de la fiscalité, et gageons qu’entre impôts directs et indirects, la fiscalité augmentera de plus de 1,5%[13] !

- Enfin, même pour la consommation, quand un nouveau produit est mis en vente, l’augmentation de prix par rapport au produit ancien n’est pas intégré dans l’indice.

- L’indice des prix calculé par l’INSEE est d’autant plus fantaisiste qu’il n’a jamais intégré l’augmentation des prix camouflée par les « arrondis » opérés nettement à la hausse après le passage à l’euro et par un blocage ou une diminution de salaires liés au passage aux 35 heures dans la plupart des entreprises.

 

➡️  En ayant négligé le problème de la défense du pouvoir d’achat, tous les gouvernements successifs, depuis 1983, ont une lourde part de responsabilité dans les difficultés que rencontrent aujourd’hui des millions de personnes...

 

➡️   Afin d’enrayer l’érosion continue du pouvoir d’achat des salariés, il est donc urgent de réintroduire un système d’indexation des salaires à l’indice des prix, car l’inflation, même si elle est plus faible aujourd’hui que dans les années 80, touche en priorité les salariés et les couches sociales les plus fragiles.

 

 

- Echelle mobile des salaires, nous ne partons pas de rien

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Pour accéder au projet de loi législatif, cliquer sur l'image

Retrouvez le projet de Loi déposé par les députés communistes à l'Assemblée Nationale le 26 juin 2013

 

" Mesdames, Messieurs,

L’échelle mobile des salaires consiste à augmenter les salaires en fonction de l’augmentation des prix afin de conserver le pouvoir d’achat des salariés face à l’inflation.

 

Cette mesure de bon sens a été introduite en France en juillet 1952 sous la présidence de Vincent Auriol, par le Gouvernement Pinay.

 

Elle a malheureusement été supprimée en 1982 par Jacques Delors et Pierre Mauroy, qui marquait le début du tournant libéral de la rigueur et de la construction européenne.... "

 

Pour lire la suite, cliquez sur l'image 👉 

 

Notes :

[1] Coronavirus : Emmanuel Macron appelle à son tour à «annuler» les dettes des pays africains !

[2] L'endettement à 250 %, souci mineur du Japon

[3] 2020 : La dette à nouveau agitée pour que le peuple ait peur et se taise...

[4] Pourquoi et comment annuler la dette des États européens ?

[5En France, J.L. Mélenchon est le seul à vouloir abattre le mur de la dette, notamment pour financer la bifurcation écologique

[5bisComment annuler la dette pour redémarrer l’économie

[6] 2017 : Dette publique Jean-Luc Mélenchon faisait le pari de l'inflation

[6bis] Jean-Luc Mélenchon : LE BLOCAGE DES PRIX C’EST POSSIBLE TOUT DE SUITE !

[7] Coronavirus : J.L. Melenchon, transformer la dette,... en dette perpétuelle...

[8] Ce n'est pas à la jeune génération de payer la dette. Il faut mettre un terme à cette comédie ! Il faut annuler la dette publique détenue par la BCE.

[9Décryptage de la solution Melenchon (par Antoine Léaument pour LE BON SENS)

[10] L’échelle mobile des salaires : une revendication oubliée par Albert Ricchi 

[11] Échelle mobile des salaires

[12] PLUS DE 10 MILLIONS DE PAUVRES EN FRANCE EN 2020 : LES PRÉVISIONS ALARMANTES DU SECOURS CATHOLIQUE

[13] Chiffres 2007

[14] 13 juin 1982 : le blocage des prix et des salaires

[15] Tournant de la rigueur

[15bis] « Bosser moins, mais tous et mieux ! » : les 35 heures ont 20 ans

[16] Salaire minimum interprofessionnel de croissance

 

Pour en savoir plus :

- « Echelle mobile » ou « indexation » des salaires en France ? [article]

- Il faut envisager la dette de l’État comme un outil au service d’une politique d’investissement public ambitieuse, estime l’économiste Eric Berr

- Pour l’après-Covid, plus de 100 économistes demandent à la BCE d’annuler les dettes publique

- Mélenchon : " Mes solutions pour nous libérer d'un futur enchainé au remboursement sans fin de la dette "

- 150 économistes proposent comme Mélenchon l’annulation de la dette détenue par la BCE

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4 décembre 2020 5 04 /12 /décembre /2020 14:16
Radicalisation policière : le poids de l’extrême droite dans les forces de l’ordre
Radicalisation policière : le poids de l’extrême droite dans les forces de l’ordre

Et si on s'intéressait au syndicalisme d’extrême droite dans la Police[23] !

Et dans le même temps, elle s'infiltre dans la justice, dans l'armée...

 

 

Préambule :

Les policiers titulaires et stagiaires qui composent la police sont des fonctionnaires de l'État. Elle naît le 14 août 1941 , sous le régime de Vichy, par un décret signé par Pétain, texte d'application de la loi du 23 avril 1941 portant création de la Police nationale[0].

Le 14 mai 1941, à Paris, plus de 6 000 juifs étrangers sont arrêtés par la police française lors d’une opération présentée à l’origine comme un vaste contrôle d’identité. La plupart vont mourir en déportation[1bis].

Introduction :

Le site Quartiers libres avait, 2017, publié un article très complet sur le poids et l’influence des idées d’extrême droite dans l’esprit et la pratique des membres des forces de l’ordre. Je le reproduis ci dessous en le complétant

Le syndicalisme d’extrême droite dans la police : dans le numéro d’octobre de Ripostes Syndicales, (bulletin téléchargeable d’infos du groupe de travail sur l’antifascisme de Solidaires), on peut lire un intéressant dossier qui présente différentes initiatives de l’extrême droite, passées et présentes. Ce panorama est plus significatif, à notre sens, que le symbole du Punisher sur certains uniformes policiers, et ce d’autant moins que ce personnage Marvel, aux méthodes certes expéditives, est également à ses heures chasseur de nazis[6].

2019,.. quand, le 26 septembre 2019, un rassemblement de policiers s’est tenu devant le siège de la France insoumise à l’appel du syndicat Alliance, cette mobilisation constitue pour le chercheur Christian Mouhanna « une première » et « un symptôme inquiétant ». « Cela signifie que la police n’accepte plus aucune critique et veut s’immiscer dans le jeu politique. Ils peuvent ne pas être d’accord mais vouloir faire pression comme ça, c’est assez insupportable », développe-t-il[10].

 

Sources : Quartiers libres | mis à jour le 11/09/2021

- Les forces de l’ordre, et plus spécifiquement la police nationale, sont souvent résumées comme un appendice des institutions, « le bras armé de l’État »

Cette description commune dans les milieux militants empêche de voir les dynamiques politiques propres aux forces de l’ordre. L’analyse du comportement des forces de l’ordre à l’aune des décisions du gouvernement du moment ne permet pas à elle seule d’expliquer l’augmentation des violences policières que nous subissons.

 

Il existe évidemment un contexte, celui du monopole de la violence délivré à l’État, associé à celui des orientations sécuritaires et racistes des gouvernements qui tous deux permettent et couvrent les violences policières que nous connaissons aujourd’hui, mais cela ne peut pas être la seule explication aux comportements policiers actuels.

 

Violence légitime de l’État et poids des politiques gouvernementales, masquent les multiples dynamiques politiques qui travaillent chaque policier et qui s’articulent autour du nationalisme, du " républicanisme ", des valeurs d’ordre et du sécuritaire. Thématiques qui forment aujourd’hui l’ossature de nombreux mouvements d’extrême droite en France.

 

Cette influence idéologique de l’extrême droite dont on voit les manifestations concrètes dans les votes des forces de l’ordre[1] et que traduit la surreprésentation du Front National dans des bureaux de vote à proximité de casernes de gendarmes par exemple mais aussi et surtout dans les oppositions de plus en plus affichées et franches à l’encontre des autres institutions (syndicats, justice, gouvernement, partis institutionnels).

 

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Source : Cevipof

 

- De plus en plus de policiers revendiquent un rôle politique au sein même de l’exercice de leur métier
Bien sûr de par sa fonction au sein de la société : garantes de l’ordre et de l’application des lois et détentrices du monopole de la violence d’état, les forces de l’ordre sont plus sujettes à attirer des gens qui ont ce type de convictions. Il ne faut donc pas s’étonner de la surreprésentation d’un vote de droite et d’extrême droite en son sein et de l’intérêt que lui ont porté les mouvements et les militants d’extrême droite. Les faits divers policiers regorgent d’exemple de ces histoire d’amour entre fafs et policiers comme en témoigne l’affaire des trafiquants d’armes d’extrême droite qui ont fournis les armes au terroriste du 13 novembre grâce a la protection que leur offrait leur amis des forces de l’ordre[2]. Si les liens d’amitiés entre militants d’extrême droite et policiers sont monnaie courante, la police est aussi travaillée plus en profondeur par les organisations de l’extrême droite radicale.

Claude Hermant, militant nationaliste, trafiquant d’armes et indic de police.

 

 

- L’extrême droite a toujours été présente et active politiquement dans la Police comme en témoigne l’histoire du PNFE
Organisation  néonazie (1985) dont la devise « France d’abord, blanche toujours » résume son programme et sa vison du monde. Le PNFE (Parti National Français et Européen[3]) a privilégié un recrutement au sein des policiers membres du syndicat policier d’extrême droite FPIP[4] – Fédération Professionnelle Indépendante de la Police. Le PNFE dans les années 1980 va être à l’origine d’une campagne d’attentats et de violences qui culmine avec un attentat à la bombe contre un foyer de travailleurs immigrés(1988) qui fait un mort et douze blessés[5]. Le terrorisme d’extrême droite a frappé en France et a recruté prioritairement dans la Police. Les campagnes de recrutement de l’extrême droite à destination des forces de l’ordre ne sont pas nouvelle et continuait comme avec l’Œuvre Française (aujourd’hui dissoute) qui elle privilégiait par exemple le recrutement de militaires. 

 

Attentat du PNFE foyer Sonacotra, en 1988.

 

- Même le FN s’est un temps doté de son relais policier officiel avec  la création du syndicat Front National Police (FNP)
Reconnu en 1995 par le ministère de l’Intérieur, le FNP[7] fut le premier syndicat mis en place par le Front national il réalisa 7,4 % des voix aux élections professionnelles de 1995. Il siégea à l’instance paritaire de la police nationale. En 1998 le syndicat est invalidé par la Cour de cassation[8] sur réquisition des autres syndicats policiers. Le tribunal lui reproche son objectif de « diffuser l’idéologie d’un parti politique » et le fait que son président doit statutairement « être informé de l’appartenance politique de ses adhérents ».

 

Le taux de syndicalisation étant très élevé au sein de la police et sachant que les syndicats jouent un grand rôle dans les promotions, après la dissolution du FNP de nombreux policiers ouvertement d’extrême droite se sont syndiqués auprès d’une grande centrale plutôt qu’un syndicat minoritaire d’extrême droite.

 

 

- Tout cela a concouru a faire basculer vers l’extrême droite la majorité des policiers aujourd’hui

Les ingrédients sont donc réunis pour que l’on assiste à une droitisation des forces de l’ordre dans ses convictions mais surtout dans ses pratiques. Une radicalisation des forces de l’ordre qui se transforme en problème politique et qui accentue le danger physique pour les classes populaires et le mouvement social. Face à nous nous n’avons plus sous l’uniforme seulement un gardien de l’ordre établi mais aussi très souvent des acteurs politiques qui rêvent d’un autre monde, bien à plus à droite. 

 

La dangerosité des forces de l’ordre dans le maintien de l’ordre capitaliste n’est plus à démontrer : elles ont largement fait leur preuve tout au long de leur histoire.

 

 

- Cependant l’histoire nous enseigne que leur dangerosité est démultipliée lorsqu’elles se posent en tant qu’acteur politique

En 1958, le coup d’État qui a permis l’avènement du pouvoir gaulliste[9] dans le cadre des nouvelles institutions de la Vème République s’est appuyé sur l’armée et la police[9bis]. Si la séquence militaire de ce coup d’État gaulliste est relativement bien connu au travers du rôle de l’armée le 13 Mai à Alger avec la prise du Gouvernement Général et la création d’un Comité de Salut Public, le rôle joué par les forces de police est lui moins connu. 

 

Manifestation policière, le 13 mars 1958.

 

 

Le 13 mars 1958[11], une manifestation de policiers a eut lieu à l’appel des syndicats contre les attaque du FLN. De cette manifestation un cortège « sauvage » marchent vers l’assemblée nationale aux cris de « Les députés au poteau ! », « À bas les députés ! » ou encore « Vendus, salauds ! Nous foutrons une grenade au Palais Bourbon »[9bis]. Ce dérapage contrôlé des forces de l’ordre par les réseaux gaullistes permettra de mettre la pression sur l’assemblée nationale qui s’auto-sabordera quelques semaines plus tard permettant ainsi le passage de la IVeme République vers la Veme, régime fabriqué sur mesure par de Gaulle.

 

Le nouveau régime sera marqué par l’accentuation de la torture y compris en métropole dans les commissariats et par le massacre colonial du 17 octobre 1961 à Paris et sa banlieue et celui à l’encontre des opposants communistes en février 1962 à Charonne[12]. Cette séquence nous enseigne que la police alors acquise au gaullisme a contribué à renverser la 4eme République et a gagner en retour le droit de mener « son combat » contre le FLN en important en métropole les techniques contre-insurrectionnelles pratiquées en Algérie. Les policiers français en métropole ont pu alors se livrer à des violences de très haute intensité sur « leur » ennemi de l’époque : les populations algériennes acquises à l’indépendance et leurs soutiens. Ces violences ont structuré les rapports policiers/population bien au-delà de la guerre d’Algérie en particulier pour les enfants de l’immigration dans les années 70/80 où les crimes racistes et policiers étaient nombreux.

 

 


- Au regard de l’histoire et des discours policiers actuels se posent la question de qui est considéré aujourd’hui comme l’Ennemi de la police ?

Le tiercé dans le désordre de la haine policière : la jeunesse des quartiers populaires, le militant de la gauche extra-parlementaire, de la France insoumise, les populations immigrées et/ou étrangères.

 

La banalisation des crimes policiers du quotidien dans les quartiers populaires (viol de Théo, meurtre d’Adama Traore …) mais aussi à l’encontre des migrants comme la violente répression à l’encontre du mouvement social contre la loi travail[13] (et les gilets jaunes en 2018/2019[14] [14bis]) ont provoqué ces dernières années  des morts mais aussi des milliers de blessés, des mises en examen, des incarcérations. Cette répression et l’entrain qu’ont mis les policiers a l’exercer témoigne de cette radicalisation dans la violence des forces de l’ordre tout autant que de la sous traitance gouvernementale par la terreur policière des questions sociales et raciales en France. Les forces de l’ordre comme sous-traitant politique, fonction qui n’est pas nouvelle pour les quartiers populaires mais qui le devient pour tout le reste la société.

 

Deux événements ont marqué symboliquement cette irruption policière comme acteur politique. Le 18 mai 2016 un rassemblement est organisé à l’appel de syndicats de police comme Alliance et le FPIP contre « la haine anti-flics ». Ce rassemblement dont l’impact a été masqué médiatiquement par l’affaire de la voiture brûlée du Quai Valmy a été un moment clé. On a assisté lors de ce rassemblement de policier au coming out de l’extrême droite policière : Marion Maréchal Le Pen et Gilbert Collard, les deux députés Front National ont participé à ce rassemblement sans la moindre opposition des policiers dits républicains et au contraire ont reçu un accueil chaleureux et ont multiplier les selfies avec les policiers présents[15]. De nombreux policiers à visage découvert dans le cadre d‘un rassemblement officiel ont affiché leurs sympathies frontistes.

 

G. Collard et M. M. Le Pen à la manif syndicat Alliance
M. M. Le Pen syndicat FPIP

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- Les manifestations policières illégales d’octobre 2016 dans lesquelles se mêlaient de multiples revendications matérielles et politiques sont la séquence politique la plus importante.

Lors de ces nuits d’octobre 2016, des policiers, cagoulés et armés dans des manifestations sauvages ont organisé un coup de pression politique. Ces manifestations ont débordé les syndicats et ont été un moyen d’expression et surtout de critiques à l’encontre de leur hiérarchie, de la justice et du gouvernement. Des slogans type « les francs-mac en prison » qui appartiennent au registre de l’extrême droite classique comme la présence avérée de militants d’extrême droite ont témoigné, si besoin en était, de la radicalisation politique de la Police nationale. Alliance, syndicat classé pourtant bien à droite, par la voix de son secrétaire générale a parlé d’infiltration et de manipulation de l’extrême droite, reconnaissant par là une radicalisation de la base policière.

 

À gauche, le même slogan du FN à 20 ans d’intervalle : Jean-Marie Le Pen (avec Marion Maréchal bébé) en 1992, et Wallerand de Sain-Just en 2015. À droite, un visuel du FN pour les réseaux sociaux.

 

- Le discours véhiculé et entretenu dans les réseaux sociaux communautaires des forces de l’ordre les présentent comme le dernier rempart de la France face aux racailles, aux islamistes, aux gauchiste, au laxisme…

Nombreux sont les policiers qui sur ces forums et fb parlent de guerre civile avec les thématiques de Grand Remplacement et de la présence d’un ennemi intérieur dont ils seraient les seuls à pouvoir venir a bout. Des policiers n’hésitent plus à menacer publiquement de mort des militants politiques ou de simple journaliste comme en témoigne les menaces et violences qu’ont subi entre autre les journalistes Nnoman Cadoret[16] et Gaspard Glanz (Taranis News)[17]. 

 

Ces dernières séquences traduisent une accélération de l’autonomisation et de la radicalisation politique de fractions importante des forces de l’ordre. Face au fantasme d‘une faiblesse et d’un laxisme des institutions républicaines, l’idée d’une rupture politique avec le « cadre républicain démocratique » existant fait tranquillement son chemin dans la police.

 

Les différentes législations d’exception (Etat d’urgence, loi sur la légitime défense…) et le large consensus de soutien inconditionnel qui émane de la classe politique conforte cette dynamique d’une autonomisation et radicalisation politique des forces de l’ordre, en particulier dans la Police Nationale.

 

  • C’est cette autonomisation et radicalisation politique qui permet l’augmentation de la répression violente du mouvement social comme celle des quartiers populaires.
  • Ce n’est donc plus seulement à l’aune de la couleur politique des pouvoirs en place que le comportement des forces de l’ordre doit se comprendre mais aussi à celui des dynamiques politiques internes de l’institution et de l’hégémonie de plus en assumée de la radicalité politique d’extrême droite au sein de la police. Ce simple constat doit permettre à chacun et chacune de se prémunir des dangers qui en découlent et des risques que nous courrons face à la radicalisation policière.

 

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- Comment régler le moindre dysfonctionnement quand on est à ce point dans le déni ?

UNITÉ SGP POLICE @UNITESGPPOLICE le 05/12/2020

Le 4 décembre, Emmanuel Macron a annoncé le lancement en janvier prochain d’une plateforme nationale de signalement des discriminations et a aussi évoqué l’existence de « policiers violents »[18].

 

Les policiers disposent d'un droit syndical mais l'essence même de leur métier les empêche d'interrompre leurs activités. Selon la loi du 29 septembre 1948, « toute cessation concertée du service peut être sanctionnée »[19].

 

Cette réaction au propos d'E. Macron, ici " d'Unité CGP Police " est surtout totalement illégale et anti-républicaine :  " Nous sommes violents, n’interpellez plus ! Nous sommes racistes, ne contrôlez plus ! Blocage total !!! "

 

 

 

 

 

 

 

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- Face aux appels aux meurtres, que fait le gouvernement ?

Page Facebook " Hors service " qui appelle au meurtre
  • Suite aux manifestations du 5 décembre contre la Loi dite de " Sécurité globale ", le 6 décembre, l’association pro-police " Hors service ", a publié sur sa page facebook un appel à " ouvrir le feu " sur les manifestants et de ne plus les épargner[20] !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Le 9 décembre 2020, des membres de cette organisation policière " Hors service " menacent Jean-Luc Melenchon de mort, qui déclare : " J'ai saisi le commandant qui assure la sécurité de l'assemblée nationale. Je vous informe. Quelle autre protection ? Jlm "
Appel au meurtre contre les " premiers de cordée " par L. Boussières

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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- Face aux factieux qui ne respectent rien, que fait le gouvernement ?

Pour voir la vidéo, cliquez sur l'image
  • Après avoir agressé le siège insoumis[22], les factieux d'Alliance Police attaquent le domicile de la maire de Rennes la nuit du 17 décembre. Le préfet Lallement félicite ses petits, Darmanin et Le Pen apprécient.
  • Comment prétendre faire respecter la loi et l'uniforme quand ceux qui sont censés le faire font ça ? Il faut se réveiller avant qu'il ne soit trop tard

 

 

 

 

 

Pour voir la vidéo, cliquez sur l'image

 

  • Nouvelle manifestation illégale des factieux de  Rennes :
  • RAPPEL : Article R434-29  du code de Sécurité Intérieur : « Le policier est tenu à l’obligation de neutralité. Il s’abstient, dans l’exercice de ses fonctions, de toute expression ou manifestation de ses convictions religieuses, politiques ou philosophiques."

 

 

 

 

 

 

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- L'extrême droite infiltre t-elle aussi la justice ?

On peut légitimement se poser la question !

En effet, la cour d’appel de Grenoble a, le 16 décembre 2020, prononcé la relaxe générale dans l’affaire de la très médiatique opération anti-migrants montée par Génération identitaire dans les Alpes en 2018[21].

 

Une banderole de Defend Europe lors d'une opération anti-migrants dans les Alpes, le 21 avril 2018. Photo Romain Lafabregue. AFP

 

 

- L'extrême droite infiltre aussi l'armée

Croix gammées, saluts nazis, insignes et tatouages faisant référence au IIIe Reich, voici un ensemble d’ignominies qui devraient ne figurer que dans les livres d’Histoire, et qui pourtant existent dans les rangs des militaires français. C’est ce que montre une enquête de Médiapart[24], publiée le mardi 16 mars 2021, qui vient compléter une première investigation menée en juillet 2020[25] par le journal en y rajoutant plus de 50 nouveaux cas de néonazis dans l’armée.

 

  • Le gouvernement : une réaction sans action

L’enquête de Médiapart interpelle : comment le gouvernement a-t-il pu laisser passer de telles horreurs au sein même de l’armée ? Les preuves étaient pourtant là, directement accessibles sur les réseaux sociaux. Si des journalistes peuvent les voir, peut-on croire que ce n’est pas le cas de la Direction du renseignement et de la sécurité de la Défense (DRSD) ?

 

La ministre des Armées, Florence Parly, s’est exprimée sur les révélations de Médiapart. La ministre a jugé « très graves » les faits montrés par le site d’informations, désignant ces comportements comme « totalement inadmissibles ». Elle a également indiqué que « toutes les idéologies néfastes, nauséabondes, révisionnistes, extrémistes sont proscrites dans les armées ». En effet, dans l’armée française qui est républicaine, le code du soldat institué en 1999 stipule que le militaire doit « servir la France et les valeurs universelles dans lesquelles elle se reconnaît ». Il n’y a donc pas de place pour l’idéologie nazie, interdite en France.

 

Ces révélations n’ont pas tardé de faire réagir. Le groupe parlementaire insoumise à l’Assemblée nationale, a appelé à agir « pour mettre fin à toutes les petites lâchetés et à la complaisance dont bénéficie parfois l’extrême-droite jusque dans la majorité » tout en précisant que « l’armée française doit être républicaine ou bien elle n’est plus l’armée des Français.[26] »

 

Et ça continue !

Trois sous-officiers, dont un chauffeur du ministère des Armées, ont été interpellés en janvier 2021 dans le cadre du démantèlement d’un réseau de trafic d’armes présumé et l'un d'entre eux, chauffeur du ministère des Armées mis en examen pour trafic d’armes, destinées à l’ultradroite et « association de malfaiteurs »[27].

 

- Et pour finir, retour sur plus de 70 ans d'Histoire de la police en France.
Alors que plus d'un jeune sur deux dit ne pas avoir confiance en la police et que les mouvements sociaux semblent sur le point de s'intensifier en 2021, Michel Kokoreff, sociologue et professeur à l'université Paris 8 publie " Violences policières  : généalogie d’une violence d’État " aux éditions Textuel. Il propose une généalogie des violences policières depuis la seconde guerre mondiale.

 

Peut-on parler d’une escalade de la violence, ces violences sont-elles systématiques ou ne sont-elles le fait que de quelques policiers

Du massacre de Charonne, aux émeutes de 2005 en passant par mai 68 ou les manifestations des Gilets jaunes, le sociologue identifie des continuités et des ruptures dans les pratiques policières.

A travers son approche sociologique, fruit d'un travail de plus de vingt ans d'observation des pratiques policières et des banlieues. 

Son constat est sans appel, les Français qui ont une bonne image de la police sont ceux qui ne sont pas en contact avec cette police au quotidien, et les violences policières sont un phénomène " récurrent et ancien ". 

 

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- Adrien Quatennens député France insoumise : « Nous voulons refonder la police de fond en comble »

[7] Syndicats Front national

[8En avril 1998 le syndicat est invalidé par la Cour de cassation

[9] 13 mai 1958, le coup d'état à l'origine de la Ve République

[9bisQuand les forces de l'ordre défient le palais Bourbon (13 mars 1958). Les policiers manifestants, l'arène parlementaire et la transition de régime

[10] Manifestation de policiers devant le siège de FI : « Une première » et « un symptôme inquiétant » pour le chercheur Christian Mouhanna

[11] Quand les forces de l'ordre défient le palais Bourbon (13 mars 1958)

[12] 8 février 1962, Charonne à Paris : un crime d'État pour l'exemple

[13] Paris 14 juin, j'y étais, j'ai vu, j'accuse...

[14] FRANCE : « GILETS JAUNES, HISTOIRE D’UNE RÉPRESSION D’ETAT », UN DOCUMENTAIRE POUR COMPRENDRE

[14bis] Le syndicat France Police reconnaît qu'il lui était demandé d'« écraser » le mouvement des Gilets Jaunes.

[15] Manif contre la «haine anti-flics» à Paris: voici ce qu'on a vu et entendu

[16] Nnoman Cadoret : https://www.facebook.com/nnomansland/videos/1888902958053281

[17] Gaspard Glanz (Taranis News) : http://www.lesinrocks.com/2017/06/news/gaspard-glanz-de-taranis-news-se-dit-victime-dun-harcelement-judiciaire/

[18] En colère après une annonce de Macron, des syndicats appellent les policiers à cesser les contrôles

[19] Loi n° 48-1504 du 28 septembre 1948 relative au statut spécial des personnels de police.

[20Que sait-on de l’association pro-police Hors service, qui appelle à «ouvrir le feu» ?

[21] Opération anti-migrants dans les Alpes : les identitaires relaxés en appel

[22] Rassemblés devant le siège de LFI à l’appel du syndicat Alliance, des policiers ont fustigé l’attitude « inadmissible » du chef de file du parti. Mardi, Jean-Luc Mélenchon a, en effet, qualifié les forces de l’ordre de « barbares ».

[23] Et si on s'intéressait au syndicalisme d’extrême droite dans la Police !

[24] Une filière néonazie au sein de l’armée française

[25] Des néonazis font carrière dans l’armée française

[26] Néonazis dans les armées : après la consternation nous exigeons l’éradication

[27Un chauffeur du ministère des Armées mis en examen pour trafic d’armes, destinées à l’ultradroite

 

Pour en savoir plus :

- En France, l’extrême droite s’arme… pour ressusciter les milices d’Hitler ?

- Les policiers et militaires votent de plus en plus pour le FN

- Ces policiers qui votent Le Pen

- Extrême droite : l'Allemagne veut faire le ménage dans la police

- Policiers en colère Attention danger... En plein état d'urgence, des centaines de policiers en armes ont défilé dans 25 villes, en toute illégalité

- À Perpignan, le RN a aussi conquis la bourgeoisie

- Quand l’extrême droite prolifère dans la police

- La symbolique fasciste à la mode dans la police

- Racisme : quand des policiers gardois se lâchent sur Facebook

- Des syndicats de police qui appellent à désobéir au président de la République

- Forces de l’ordre ou forces aux ordres : les policiers dans le piège des politiques méritent mieux que ce rôle de rempart contre le changement, qu’on essaye de leur faire jouer.

- Quand la France exportait en Argentine ses méthodes de torture et de répression expérimentées en Indochine et en Algérie

- À l’approche des quatre années de mandat, nous continuons notre " bilan du quinquennat et du danger que le Président fait peser sur la République, aujourd'hui sur : la police "

- Le syndicat de police " Syndicat France Police – Policiers en colère " appelle à tirer sur le peuple

- La police nationale : terreau de plus en plus fertile à l’extrême droite ?

- Quand la BAC de Nancy était noyautée par un violent groupuscule raciste

Ce qu'en dit la France insoumise :

- Pour une police républicaine, il faut faire cesser les violences et le racisme qui s’y perpétuent

- Violences policières : les propositions de la France insoumise

- Insigne d’extrême droite porté par des policiers : scandale au conseil municipal de Pierrefitte

- La loi de sécurité globale : vers l’État policier

- Jean-Luc Melenchon : Sécurité, il faut refonder la police

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22 novembre 2020 7 22 /11 /novembre /2020 11:55
Nathalie Sarles, députée LREM, pointe du doigt la dérive autoritaire et la suppression des libertés individuelles qui découlent de ce texte[18]
Nathalie Sarles, députée LREM, pointe du doigt la dérive autoritaire et la suppression des libertés individuelles qui découlent de ce texte[18]

Nathalie Sarles, députée LREM, pointe du doigt la dérive autoritaire et la suppression des libertés individuelles qui découlent de ce texte[18]

Jean-Luc Melenchon : " Si je suis élu en 2022, cette loi sera abrogée ![A] "

 

20 mai 2021 : Le Conseil Constitutionnel censure l’article 24 de la loi Sécurité globale qui interdisait de filmer les policiers[B].

 

20 novembre 2020 ! Éric Dupond-Moretti, garde des sceaux, sur le projet de Loi "sécurité globale" déclare : " Dans le droit pénal français, on ne peut pas poursuivre des gens pour une intention mais pour un acte ou pour un fait ".
Stupéfiant ! Éric Dupond-Moretti explique que le Projet de Loi "sécurité globale" est, en l'état, contraire au droit pénal, mais qu'il n'a pas pu le faire entendre au gouvernement et qu'il espère que le sénat l'amendera
[
T].

Entre tyrannie et absurdie, Macron conduit notre pays au chaos. Vivement la fin !

 

Sources : La Sociale | mis à jour le 20/05//2021

- La loi dite « sécurité globale » que le gou­ver­ne­ment est en train de faire voter est révélatrice d’une orientation déjà bien engagée depuis des décennies

On se sou­vien­dra des « lois anticasseurs[C] » de feu Marcelin, de la loi « sécurité liberté[D] » de Peyrefitte, des très nombreuses lois antiterroristes, de l’ins­ti­tu­tion­na­li­sa­tion de l’état d’urgence, etc. Toutes ces lois mettent progressivement en pièces les libertés publiques fon­da­men­ta­les, dans l'indifférence de la classe politique et de la plus grande partie de nos concitoyens. En fait, on étrangle la liberté, lentement, un clic après l’autre, la corde se resserre. La loi présentée au Parlement en cet automne (proposition 3452[E]) ne présente donc pas une grande nouveauté, mais fait de nouveaux pas vers l’ins­tau­ra­tion d’un État policier, c’est-à-dire d’un État où le pouvoir exécutif et sa police peuvent agir sans contre-pouvoir et sans contrôle de quelque ins­ti­tu­tion républicaine que ce soit.

 

 

- Typique de l’état d’esprit de ce genre de loi et des classes dirigeantes et de leur « Parlement » croupion, l’exposé des motifs définit… un champ indéfini de la loi

Il s’agit en effet de répondre à la menace que font peser toutes les formes d'insécurité, « depuis les invincibilités dans les transports jusqu’aux violences graves sur les personnes en passant par les trafics - notamment de stupéfiants - en bas des immeubles, les violences urbaines ou les rixes entre bandes. » Le législateur écarte d’emblée ce fait majeur que la première insécurité » qui touche tous les Français est l'insécurité sociale, la dégradation de la santé publique, les menaces sur les retraites, la précarité de l’emploi et le chômage galopant.... Voilà un premier point qui méri­te­rait à lui seul toute une réflexion.

 

 

- La notion d'insécurité est elle-même peu définie.

L'impolitesse, stricto sensu, est une incivilité, mais on se souvient aussi que le ministre des transports, Jean-Baptiste Djebbari, avait qualifié d'invincibilité le meurtre d’un chauffeur de bus par une bande de voyous[F]. Concernant les violences graves sur les personnes le législateur a-t-il en vue les violences exercées contre les manifestants Gilets jaunes, gazés, éborgnés, amputés par des forces de police déchaînées[G], à qui un ministre de l’intérieur, qui connaît bien les méthodes des voyous, avait lâché la bride.

 

Deuxième remarque concernant l’exposé des motifs. On n’y parle pas seulement de l’autorité de l’État ni de l’ordre public. Désormais, selon les normes du jargon à la mode, les « acteurs de la sécurité » sont considérés à l’égal des agents de l’État, ainsi les 165 000 agents privés de sécurité. C’est parfaitement révélateur de la pri­va­ti­sa­tion en cours des fonctions dites « régaliennes ». Et les députés LREM ajoutent : « toutes ces forces échangent et coo­pè­rent entre elles. Or, ce sont leur articulation et les conditions de leur col­la­bo­ra­tion qui font une partie importante de la qualité de la coproduction de sécurité dans notre pays et donc, de la sécurité de toutes et tous.[H] »

 

 

- La sécurité est donc bien une sorte de PPP (partenariat public/privé) d’un nouveau genre.

Demain ce sera le tour de la justice - ici le « cheval de Troie » est l’informatique, puisque l’on teste des programmes d’aide à la décision (IA)[I]. Dans la défense, les choses sont déjà bien engagées, même si officiellement des opérations de guerre ne sont pas encore sous-traitées à des agences privées. Le cadre « sécurité globale » permet donc maintenant de déléguer des tâches de maintien de l’ordre à des sociétés privées de sécurité qui doivent être « articulées » aux forces de l’ordre étatiques et municipales.

 

De là découle l’objectif de la loi : « savoir être inventif et innovant afin de renforcer le continuum de sécurité, tout en respectant pleinement les identités et les missions de chacun des acteurs qui y contribuent. » Là encore le vocabulaire, propre à l’époque, est entièrement issu du monde de LREM, c’est-à-dire le monde du marketing - car la victoire de LREM a été le triomphe des commerciaux sur les énarques et, plus anciennement, les ingénieurs de la Ve république encore jeune. Mais le mot important est « continuum[J] ».

 

Ceux qui attendaient que soient réglés les graves problèmes posés par l’usage incontrôlé d’armes létales contre les manifestants ou par les abus de pouvoir de la police en seront pour leurs frais : ce qui est visé est « une sécurité plus efficace, en traitant également la question du recours à de nouveaux moyens tech­no­lo­gi­ques pour les forces ». Efficacité et technologie, là encore les mots clés sont clairs et foin des considérations de droit et de liberté. Le maintien de l’ordre n’est pas au service de la liberté, mais il devient une fin en soi, ce qui est carac­té­ris­ti­que de l’État policier.

 

D’ailleurs dans ce texte, la liberté et les libertés sont à peine évoquées sinon sous l’angle (on y revient) des restrictions à apporter à la liberté de la presse[K]. Ou encore, concernant la possibilité de filmer par drones les manifestations, le texte « prévoit d’autoriser les services de l’État concourant à la sécurité intérieure et à la défense nationale et les forces de sécurité civile à filmer par voie aérienne pour des finalités précises, ce en fixant les garanties qui assurent le respect des libertés publiques. » Il s’agit bien de limiter « pour des finalités précises », les libertés publiques. Et tout est à avenant.

 

 

- Le premier titre commence par un élargissement des pouvoirs des polices municipales.

Pour l’instant, il ne s’agit que d’une expérimentation qui n’a donc pas valeur pour l’ensemble du territoire et ne concerne que les communes employant plus de vingt agents dans leur police municipale. Là encore, c’est un mouvementent en cours depuis longtemps, l’armement des polices municipales a été un tournant[L]. Cela s’inscrit dans le désengagement de l’État central et de la mise en place d’un véritable plan « police partout ». Jadis, les élégantes « auber­gi­nes » venaient coller des papillons sur les pare-brise des voitures mal garées. Désormais des patrouilles patibulaires, à qui ne manque que le casque intégral pour avoir l’air de tortues ninjas, font régner l’ordre sur la voie publique. On étend leur champ d’inter­ven­tion à toutes sortes de délits réels ou supposés, notamment ceux concernant le trafic de drogue. Pour la répression du trafic de drogue, il est possible que ce ne soit pas très efficace et contribue à semer la pagaille, mais l’effet « police partout » est la seule chose vraiment recherchée.

 

Concernant les sociétés privées de sécurité, les pouvoirs de leur agents sont étendus. Ainsi sous certaines conditions, ils peuvent retenir (c’est-à-dire arrêter) une personne suspecte d’un délit. Si de nouvelles dis­po­si­tions réglementaires encadrent les activités de ces sociétés, c’est seulement pour prendre en compte l’extension de leurs pouvoirs et de leurs domaines de compétence.

 

 

Eric Coquerel, député France insoumise " Je m'oppose à la privatisation de la sécurité publique, via le renforcement des compétences de la sécurité privée et de son utilisation de la sous-traitance.... "

 

- Le titre III du projet de loi porte sur la vidéosurveillance et la captation d’images.

On peut résumer d’un mot ce que propose celui qu’on appelle encore « le législateur » : « en avant vers le modèle chinois ! » On commence par étendre à des « agents individuellement désignés et dûment habitabilités » la possibilité d’exercer des missions de surveillance réservées jadis aux forces publiques.

  • La légalisation de dispositifs de vidéosurveillance aujourd’hui plus ou moins légaux est actée ainsi que la possibilité de la surveillance par drones. Là encore, tout était anticipé dans la pratique : la surveillance des plages par drones a été mise en œuvre dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire. La loi « sécurité globale » vient ainsi pour entériner extension indéfinie de la surveillance policière déjà mise en œuvre sous couvert d’état d’urgence, de lutte contre le terrorisme, etc. Un article d’une tartuferie singulière d’ailleurs nous prévient : « Le public est informé par tout moyen approprié de la mise en œuvre de dispositifs aéroportés de cap­ta­tion d’images et de l’autorité responsable, sauf lorsque les circonstances l’inter­di­sent ou que cette information entrerait en contradiction avec les objectifs poursuivis. » (art. L242-3[M]).

 

  • Vient ensuite le très controversé article 24[N] qui modifier article 35 de la loi 1881 sur la liberté de la presse[O] : « Est puni d’un an d'emprisonnement et de 45 000 euros d’amende le fait de diffuser, par quelque moyen que ce soit et quel qu’en soit le support, dans le but qu’il soit porté atteinte à son intégrité physique ou psychique, l’image du visage ou tout autre élément d’identification d’un fonctionnaire de la police nationale ou d’un militaire de la gendarmerie nationale lorsqu’il agit dans le cadre d’une opération de police. » Autrement dit, filmer et diffuser des images de policiers en train de tabasser des manifestants peut coûter un an de prison[P] ! Poutine et Xi Jinping ont fait des émules.

On nous objectera que c’est seulement si on filme un policier « dans le but qu’il soit porté atteinte à son intégrité physique ou psychique », mais la formulation est si vague qu’elle per­met­tra s’envoyer tout audacieux sous les verrous pour un an.

 

  • Une autre modification n’est pas moins inquiétante : « II. - L’arti­cle 35 quin­quies de la loi du 28 juillet 1881 sur la liberté de la presse ne font pas obstacle à la com­mu­ni­ca­tion, aux autorités administratives et judiciaires compétentes, dans le cadre des pro­cé­du­res qu’elles diligentent, d’images et éléments d’iden­ti­fi­ca­tion d’un fonctionnaire de la police nationale ou d’un militaire de la gendarmerie nationale. » Autrement dit : les journalistes devront communiquer les images qui pourraient être diffusées et la police est investie d’un droit de censure ces images.

 

  • L’arti­cle 25 dont on a beaucoup moins parlé est tout aussi inquiétant[Q]. Il modifie ainsi le code de la sécurité intérieure : « “Art. L. 315 - 3. - Le fait qu’un fonctionnaire de la police nationale ou un militaire de la gendarmerie nationale porte son arme hors service, dans des conditions définies par arrêté du ministre de l’Intérieur, ne peut lui être opposé lors de l’accès à un établissement recevant du public. » ” On a bien lu : “ hors service ”. Un policier n’est plus un citoyen ordinaire qui accomplit un office public. En tant qu’homme privé (ce qu’il est « hors ser­vice »), il possède un droit exorbitante du droit commun. Tout cela confirme bien notre diagnostic : marche forcée vers l’État policier.

 

Les dispositions par­ti­cu­liè­res concernant la SNCF et la RATP et per­met­tant d’assu­rer la surveillance des ces réseaux sont étendues à la route, c’est-à-dire d’abord aux sociétés privées exploitant les autoroutes en attendant la pri­va­ti­sa­tion des routes nationales qui est maintenant possible légalement et techniquement[R].

 

L’arti­cle 30 nous indi­que que l’achat de pétards du 14 juillet sera soumis à un examen de compétence (c’est inclus dans le code l’envi­ron­ne­ment). Et enfin le coût de cette loi sera financé par une hausse des taxes sur tabac et les alcools…

 

D’autres points méritaient d’être analysés.... car la situation est à un tel point grave, que Nathalie Sarles, députée LREM, pointe du doigt la dérive « vers un État autoritaire » et la suppression des libertés individuelles qui découlent de ce texte[U].

 

 

- La défenseure des droits, nommé par Macron, en la personne de Claire Hédon, s’exprime sans ambages dans un communiqué en date du 5 novembre[S]

La Défenseure des droits, Claire Hédon, considère en effet que cette proposition de loi « sou­lève des ris­ques consi­dé­ra­bles d’atteinte à plu­sieurs droits fon­da­men­taux, notam­ment au droit à la vie privée et à la liberté d’infor­ma­tion. »

  • Elle est par­ti­cu­liè­re­ment préoccupée par les restrictions envisagées concernant la diffusion d’images des agents des forces de sécurité dans l’exercice de leur fonction.
  • Elle demande à ce que ne soient, à l’occa­sion de ce texte, entravés ni la liberté de la presse ni le droit à l’infor­ma­tion.
  • Elle tient en effet à rappeler l’impor­tance du caractère public de l’action des forces de sécurité et consi­dère que l’infor­ma­tion du public et la publication d’images relatives aux interventions de police sont légitimes et nécessaires au fonctionnement démo­cra­ti­que, comme à l’exer­cice de ses propres missions de contrôle du com­por­te­ment des forces de sécurité.

 

Dans son avis, la Défenseure des droits souligne également les points suivants comme étant susceptibles de porter atteinte à des droits fondamentaux : 

  • La possibilité pour les policiers municipaux et les agents de la ville de Paris de consulter les images des caméras de vidéo protection — habilitation jusque-là strictement encadrée — porterait une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée. Ces images étant de nature à permettre l’identification des personnes, cette disposition serait contraire à nos engagements européens comme à nos obligations constitutionnelles ;
  • L’exploitation en temps réel des images des caméras-piéton des policiers, sans objectif explicite dans le texte, est susceptible de porter une atteinte disproportionnée au respect de la vie privée.
  • Enfin, le recours aux drones comme outil de surveillance ne présente pas les garanties suffisantes pour préserver la vie privée. En effet, les drones permettent une surveillance très étendue et particulièrement intrusive, contribuant à la collecte massive et indistincte de données à caractère personnel. 
  • " La Défenseure des droits suivra avec la plus grande vigilance la suite des discussions parlementaires.”

 

Ine fine, comme le dit la chro­ni­queuse Anne-Sophie Chazaud, ce serait une faute cri­mi­nelle de lais­ser à l’extrême gauche mono­pole de la lutte contre cette loi.

Intervention de Jean-Luc Mélenchon le 24 novembre 2020 contre la proposition de loi « sécurité globale ». Le texte de l'intervention est disponible ici https://www.youtube.com/watch?v=Q5cajKqWUuE&feature=emb_logo à la lecture.

 

- 20 mai 2021 : Le Conseil Constitutionnel censure l’article 24 de la loi Sécurité globale qui interdisait de filmer les policiers[B]

Une victoire !

Le Conseil constitutionnel censure l’article 24 de la #LoiSecuriteGlobale contre laquelle nous nous sommes mobilisés. Cette loi liberticide n’apporte rien pour la sûreté publique, ni n’améliore les conditions de travail des fonctionnaires de police.

  • Heureusement, la France Insoumise est là pour défendre les libertés face à Macron, Darmanin et autres ! 
  • Le chaos, c'est eux ! Les républicains, c'est nous ! 

 

 

 

 

 

Notes :

[A] Jean-Luc Melenchon en 2022 : " Si je suis élu en 2022, cette loi sera abrogée ! "

[B] Loi « sécurité globale » : Le Conseil constitutionnel censure l'ex-article 24 qui prévoyait de punir la diffusion d'images de policiers

[CLa première Loi Anti casseur

[D] JUIN 1980 : LA DÉFENSE DES LIBERTÉS

[E] Proposition de loi nº 3452 relative à la sécurité globale

[F] Jean-Baptiste Djebbari, avait qua­li­fié d’inci­vi­lité le meur­tre d’un chauf­feur de bus

[G] Gilets jaunes : près de 400 enquêtes visent les forces de l’ordre

[H] RAPPORT DE LA MISSION PARLEMENTAIRE

[I] Genetec lance Citigraf : un nouveau système d’aide à la décision pour la sécurité publique

[J] Définitions : continuum

[K] L’article 24 « risque d’entraîner sur le terrain des comportements attentatoires à la liberté de la presse »

[L] « Pourquoi il ne faut pas armer les policiers municipaux » par Madjid Messaoudene

[M] TITRE III VIDÉOPROTECTION ET CAPTATION D’IMAGES

[N] arti­cle 24 qui modi­