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1 février 2026 7 01 /02 /février /2026 14:12
Union Européenne, affaires internationales... quelles réponses de La France Insoumise ?

Environ deux tiers des Français sont contre la sortie de l’union européenne mais seulement un tiers ont une image positive de son fonctionnement. Une explication probable de cette contradiction : la peur s’appuyant sur différentes raisons...[2].

 

 

Les Français veulent-ils que la France sorte de l’union européenne, oui ou non ?
a) Sondages récents sur le souhait de quitter ou rester dans l’UE Baromètre d’opinion publique européenne (déc. 2025) Question : Voulez-vous que votre pays reste membre de l’Union européenne ou la quitte ? 61 % des Français souhaitent que la France reste dans l’Union européenne. 27 % souhaitent que la France quitte l’Union européenne. 12 % ne savent pas / pas d’avis. Source : enquête publiée dans le Baromètre de l’Opinion publique européenne – Vague 4 (Décembre 2025
[0])
b) Sondage Odoxa – Challenges / BFM Business (mai 2024) Si on demande aux Français s’ils sont pour ou contre la sortie de la France de l’UE : 62 % sont opposés à une sortie de l’Union européenne. 65 % sont opposés à une sortie de l’euro (étroitement lié à l’appartenance à l’UE
[1]).

 

 

Sources : Midi Insoumis, Populaire et Citoyen | 

- La France Insoumise et l’union européenne.
Pour la France Insoumise, en 2027, l’Union européenne sera à la croisée des tournants. C’est l’année durant laquelle le nouveau budget pluriannuel de l’Union européenne et la nouvelle Politique agricole commune devront être adoptés et le marché carbone étendu aux particuliers pour le logement et le transport. 2027 sera l’année pour remettre en cause des politiques qui nuisent aux peuples européens et à la planète.

 

🔴 En effet, certaines règles européennes sont aujourd’hui incompatibles avec la mise en œuvre de notre programme :
Les traités de libre-échange s’opposent au protectionnisme écologique :

  • La concurrence libre et non-faussée empêche la constitution de pôles publics et la sortie des biens communs du marché ;
  • Le carcan budgétaire nous enferme dans l’austérité et réduit notre capacité à investir dans la bifurcation écologique et sociale ;
  • La libre-circulation des capitaux nous empêche de reprendre le pouvoir sur le secteur financier La politique agricole commune promeut un modèle contraire à une agriculture paysanne, biologique et respectueuse du bien-être animal ;
  • L’absence d’harmonisation sociale et la directive sur le travail détaché mettent en concurrence les travailleurs ;
  • L’impunité des paradis fiscaux européens menace nos recettes fiscales et le consentement à l’impôt ;
  • L’Europe de la défense nous enferme dans les velléités belliqueuses de l’OTAN ;
  • Le statut de la Banque centrale européenne (BCE) nous oblige à mettre l’État dans la main des marchés financiers pour nous financer

Nous avons une stratégie complète pour lever ces blocages avec une méthode de gouvernement fondée sur le respect de la volonté populaire et l’esprit de coopération internationale

 

▶️ Plan A – D’une part, nous proposons aux États et aux peuples européens la rupture concertée avec les traités actuels.
Cela passera par la négociation de nouveaux textes compatibles avec les urgences climatiques et sociales et soumis à un référendum du peuple français pour approbation. Nous proposerons notamment :

  • la récupération par les États de leur souveraineté budgétaire ;
  • la modification du statut de la BCE ;
  • la mise en place de règles d’harmonisation sociale et écologique à l’intérieur de l’Union ;
  • la mise en place d’un protectionnisme écologique ;
  • le droit pour les États de venir en aide à des entreprises ou à créer des monopoles publics dans des secteurs stratégiques ;
  • le droit à l’eau comme droit fondamental pour tous les Européens.

 

▶️ Plan B – D’autre part, nous appliquerons dans tous les cas immédiatement notre programme au niveau national en assumant la confrontation avec les institutions européennes.
Nous utiliserons pour cela tous les leviers pour faire valoir notre position au Conseil européen et désobéirons aux règles bloquantes à chaque fois que c’est nécessaire.

 

Ces deux stratégies s’alimentent mutuellement : c’est en agissant en éclaireur que nous pourrons entraîner les autres peuples européens !
Utiliser tous les leviers d’action face aux institutions européennes[4] et désobéir à chaque fois que c’est nécessaire pour mettre en œuvre notre programme.

 

🔴 Pour accéder à l'intégralité de tous nos leviers et méthodes d’action face aux institutions cliquez sur l'image ci-dessous 👇👇

 

Utiliser tous les leviers d’action face aux institutions européennes  La France est loin d’être démunie. Nous n’hésiterons pas à mobiliser si nécessaire tous nos leviers d’action :

 

🔴 On peut avoir des informations supplémentaires en consultant le plan : " notre stratégie pour l’Europe[5] ". Pour y accéder clique sur limage ci-dessous. 👇👇

 

Appliquer notre programme quoi qu’il en coûte Notre stratégie en Europe

 

 

- Pourquoi La France Insoumise préconise-t-elle plutôt la désobéissance aux traités plutôt qu’une sortie de l’UE ?
En voici les raisons :

▶️ – Les Français sont majoritairement hostiles à cette sortie comme nous l’avons vu précédemment ;

▶️ – Avec sortie ou sans sortie, de toutes façons, les responsables de La France Insoumise vont se heurter à des obstructions et du sabotage économique et financiers pour la mise en œuvre de leur programme : les forces du Capital et leurs valets médiatiques ne resteront pas passifs pour défendre leurs intérêts. La sortie de l’UE aggraverait encore ses difficultés. En restant dans l’UE La France Insoumise peut plus facilement organiser des alliances avec d’autres pays pour résister.

▶️ 3 – En sortant unitaire allemand de l’UE et en cas de difficultés économiques suite à cette sortie, l’opinion publique se retournerait immédiatement contre La France Insoumise en l’accusant de dogmatisme idéologique en refusant toute négociation ;

▶️ – La France peut-elle exercer des pressions significatives sur la gouvernance de l’UE ? Oui. Rappelons que la France est la deuxième puissance économique européenne avec un PIB égal à 16,4 % du PIB de l’UE après l’Allemagne, 23,7 % et devant l’Italie 12,2 % et l’Espagne 8,9 %. Quand on menace de sanctions, jusqu’à présent elles ont été plus théoriques qu’effectives car l’application de l’article 7 demandes un vote à l’unanimité pour ne citer qu’un exemple. 

 

 

- Quelle stratégie de La France Insoumise face à une reconfiguration géopolitique mondiale ?
La crise financière de 2008, la guerre en l’Ukraine opposant les pays de l’OTAN à la fédération de Russie, l’élection de Donald Trump ont précipité un mouvement en cours : la perte de l’hégémonie économique, financière, militaire et culturelle des États-Unis sur le monde et l’apparition d’un monde multipolaire s’incarnant notamment dans les Brics[6] et l’OCS[7].

 

Dans ce contexte instable, l’UE sans potentiel industriel et énergétique importants, se trouve en situation de rupture avec la fédération de Russie, en situation de dépendance et de conflit avec les USA, en situation de tension avec la Chine sur le plan commercial.

  • Comment un gouvernement dirigé par des insoumis fera-t-il face à cette situation complexe ?
  • Et quelles nouvelles relations devrait-on construire avec les pays d’Amérique du Sud et d’Afrique ?
  • Quelles mesures devra-t-on proposer pour restaurer et améliorer le droit international et le fonctionnement de l’ONU ?

 

🔴 La France Insoumise a déjà abordé avec son programme l’Avenir en commun et ses livrets thématiques ces questions.

Rappelons que le programme l’Avenir en commun et le livret indiquent que la France devrait sortir de l’OTAN. Ironie de l’histoire : l’OTAN va devoir faire face à une crise pouvant conduire à sa dislocation en raison d’une part d’une défaite probable face à la puissance militaire et économique de la fédération de Russie et d’autre part face à des contradictions internes comme en témoigne la décision de Trump d’annexer le Groenland[8] et de mettre sous tutelle américaine le Canada.

 

🔴 Pour des informations supplémentaires, reportez vous au livret " Pour une France indépendante souveraine et non alignée[9] ". Pour y accéder clique sur limage ci-dessous. 👇👇

 

Pour une France indépendante souveraine et non alignée

 

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21 décembre 2025 7 21 /12 /décembre /2025 13:33
Jean-Luc Mélenchon : « Nous sommes les plus forts à gauche »

Jean-Luc Mélenchon est ancien sénateur socialiste, ministre sous Lionel Jospin, il a fondé le Parti de gauche (PG) en 2008 puis La France insoumise (LFI) en 2016. L’ex-militant trotskiste et figure majeure de la gauche de la gauche s’est présenté trois fois à la présidentielle, obtenant 11 % en 2012, 19,5 % en 2017 et 22 % en 2022. Aujourd’hui, il copréside l’Institut La Boétie, un think tank adossé à LFI, aux côtés de la députée Clémence Guetté.

Alors que le gouvernement échappe à un vote budgétaire et que le PS choisit la négociation, le leader insoumis dénonce une « comédie démocratique » et acte la rupture avec les socialistes. Sa stratégie : refonder une gauche de rupture, préparer les municipales en autonomisant La France insoumise et affronter les grands débats sur l’immigration, le syndicalisme, l’Ukraine, la Chine et le Proche-Orient.

 

 

Sources : Politis | le 18 novembre 2025

- Politis : Le gouvernement de Sébastien Lecornu ne semble pas prêt à se soumettre au vote à l’Assemblée nationale sur son budget. De leur côté, les socialistes ont décidé de négocier[0]. Quel regard portez-vous sur cette séquence politique ?
Jean-Luc Mélenchon : Qui pouvait croire Sébastien Lecornu, la main sur le cœur, déclarant lors de son discours de politique générale : « Le gouvernement vous proposera, nous débattrons, vous voterez » ? Le renoncement au 49.3[1] était une comédie. J’ai alerté dès octobre : nombreux sont les articles constitutionnels avec le même effet. La preuve est faite. À nos yeux, ce pouvoir est illégitime : Macron n’a pas respecté[2] le résultat des législatives de 2024. Pour la classe médiatico-politique, ce viol de la démocratie est un événement comme un autre. Mais les insoumis s’opposeront toujours à un gouvernement constitué sur cette base.

 

Enfin, nous avons vu le Parti socialiste (PS) refuser la censure[3] et opérer un changement d’alliance. Il a sauvé ce gouvernement au mépris des engagements pris devant nos électeurs dans le programme commun du Nouveau Front populaire (NFP[[4])… Tout ça pour construire sa nouvelle alliance des centres dans l’assemblée actuelle. Tel est le tableau sans précédent dans notre pays.

 

 

- Politis : La séquence budgétaire acte-t-elle le retour des deux gauches irréconciliables ?
Jean-Luc Mélenchon : Les socialistes avaient déjà refusé six fois de voter la censure contre François Bayrou. En sauvant Lecornu[5], ils poursuivent avec méthode leur objectif : ils veulent prendre la tête d’un nouveau bloc réunissant les socialistes, les écologistes, le Modem et ce qu’ils appellent la « Macronie de gauche » de Gabriel Attal, même si c’est une étiquette sans contenu politique. Ils ont rompu avec nous pour le faire. Cette rupture n’a pas eu lieu en 24 heures mais au fil des mois avec des pics

  • Le premier : au moment des révoltes urbaines après la mort de Nahel[6] en juin 2023. Ils ont relayé la droite qui nous accusait d’être responsables des violences.
  • Le deuxième : ils nous ont éliminés de tout accord aux sénatoriales.
  • Le troisième : pendant l’été 2024, ils ont bloqué toutes les propositions de premier ministre pendant dix jours pour tenter d’imposer déjà Olivier Faure.
  • Après le 7 octobre 2023, ils se sont comportés comme des supplétifs de Netanyahou contre nous.

Tout ça a été terriblement démoralisant.

 

🔴 À quoi bon spéculer sur les deux gauches irréconciliables[7] ?

Mieux vaut se poser la question : que signifie « être de gauche » en 2025 ? La gauche est née de la question de la souveraineté populaire. Comment le PS la défend-il en soutenant un gouvernement battu aux élections ? Aujourd’hui, le PS, comme presque toute la social-démocratie européenne, adopte une stratégie de grande coalition à droite, ralliée à la politique de l’offre, dans la continuité du quinquennat de François Hollande. Avant même d’aborder ces débats budgétaires, le PS a proposé 22 milliards de coupes budgétaires !

 

Les insoumis l’assument : nous sommes voués aux humiliés, aux pauvres, aux opprimés, aux salariés, aux uberisés, aux gens qui vivent dans les cités populaires, à la jeunesse précarisée et à toutes les luttes contre les discriminations racialisées et sexistes. Et pour cela, le PS nous accuse de faire du clientélisme. Mais nous sommes nés pour être l’outil de ces luttes !

 

 

- Politis : Quelles sont les conséquences de cette rupture ?
Jean-Luc Mélenchon : Nous avons proposé une « nouvelle fédération » avant la chute de Bayrou[8]. C’est toujours notre ligne. Nous sommes prêts à discuter et à travailler avec ceux qui assument la ligne de rupture. Le rassemblement que nous avons réussi à construire, en 2022 et 2024, est majeur : pour la première fois de l’histoire de la gauche française, il y avait des candidats communs au premier tour des législatives. Pour nous, qui défendons la stratégie de la recomposition unitaire de la gauche, c’était une victoire décisive.

 

Cette formule avait dominé les recompositions de gauche dans le monde : Brésil, Chili, Uruguay, Espagne, Grèce, et Allemagne… Tout ça est fini ici aussi. Il faut inventer autre chose désormais car il est prouvé que le PS ne respecte aucun accord[9].

  • Il ne s’est pas contenté de rompre la recomposition unitaire de la gauche.
  • Il est devenu radioactif tant il est détesté en milieu populaire.
  • Et il a aggravé l’affaiblissement de la gauche tout entière en aidant la droite à construire un nouveau « cordon sanitaire » dont le seul but est de nous isoler et d’inclure le RN dans leur « arc républicain ».

 

 

- Politis : Pour les municipales, quelles sont vos ambitions ?

Jean-Luc Mélenchon : En 2020, nous avons fait le pari de soutenir toutes les listes citoyennes[10] qui surgissaient dans le pays. Ça n’a pas fonctionné. Entretemps, La France insoumise (LFI) a obtenu de très gros scores en 2022 dans les moyennes et les grandes villes. Notre mouvement s’est développé et s’est soudé partout. Nous serons présents avec près de 5 000 candidats dans 95 % des villes de 100 000 habitants et 75 % des villes de plus de 30 000 habitants. Le travail programmatique municipal est quasi bouclé. Les questions de la démocratie locale et des formes de la participation populaire vont être centrales dans nos campagnes. Le mouvement insoumis portera la tradition du municipalisme populaire[11].

 

C’est grâce à cette politique qu’ont été mis en place, dans les villes de gauche du siècle passé, les habitations à bon marché, les bibliothèques municipales, les piscines, l’information municipale, le quotient familial… Nous considérons que le local est la vitrine du projet national. Les villes insoumises seront des vitrines d’un modèle de bonheur populaire. Que pouvons-nous faire pour la garde des enfants, pour le logement, pour les écoles, les arts et les transports ? Nous voulons nous occuper de la vie simple de ces millions de gens abandonnés par tout le monde. Et ces classes populaires savent que nous sommes courageux, que nous ne lâchons rien.

 

 

- Politis : Localement, avec qui souhaitez-vous faire alliance ?
Jean-Luc Mélenchon : Les écologistes veulent bien bavarder mais ils refusent un accord national. Les communistes ne proposent rien si ce n’est la reconduction des sortants. Les socialistes ont dit qu’ils ne voulaient pas des insoumis ni au premier ni au deuxième tour. Comment comptent-ils gagner sans nous ? Avec la droite ? Ils doivent le comprendre : nous n’accepterons pas d’être convoqués entre le premier et le second tour pour porter leurs valises.

  • Toutefois, si nous sommes en tête au premier tour, nous proposerons à tous ceux qui veulent gagner avec nous, sans exclusive, de nous rejoindre.
  • Si nous ne sommes pas en tête, nous aurons des discussions exigeantes car les autres ne nous inspirent pas confiance.

 

 

- Politis : Vous appelez toujours à une présidentielle anticipée. En cas de campagne express, vous porterez-vous officiellement candidat ?

Jean-Luc Mélenchon : Il n’y a rien de décidé me concernant. Mais contrairement à ce qui peut se raconter dans la classe politico-médiatique, je ne suis pas un gourou à la tête d’une secte. D’autres candidatures dans nos rangs sont disponibles. La mienne a toujours été le résultat de discussions et d’un vote interne. La procédure sera simple : la coordination de notre mouvement proposera un nom qui sera ensuite soumis à un vote. Cette procédure sera respectée en cas de présidentielle, anticipée ou non. Mais contre la personnalisation de la Ve République, nous mènerons une campagne collective. Et le mouvement insoumis profitera de ses nombreuses figures connues dans l’opinion publique. 

 

🔴 Une chose est sûre : nous ne participerons à aucune primaire.
D’ailleurs, la possibilité qu’elle ait lieu diminue à très grande vitesse. Au fond, ce système n’a aucun sens. Si cette primaire était gagnée par une candidature insoumise, tous ses concurrents s’en iraient aussitôt. À New York, le vaincu Andrew Cuomo s’est présenté contre Zohran Mamdani[12]. À Seattle, même scénario. En 2017, Manuel Valls, François de Rugy, comme d’autres, n’ont pas soutenu Benoît Hamon. La seule chose qui intéresse les candidats actuels de ce type de processus, c’est la gloire sans le travail pour la mériter.

 

 

 

- Politis : À gauche, les offres politiques sont nombreuses. Comment combattre la dispersion des voix ?
Jean-Luc Mélenchon : Nous l’avons déjà fait deux fois, en 2017 et en 2022, malgré les candidatures écologiste, socialiste et communiste. Nous avons réussi à rassembler. Et en 2022, il n’a manqué que 420 000 voix pour accéder au second tour. Nous allons donc essayer une troisième fois de vaincre cette dispersion. Il faut comprendre que nous sommes dans une nouvelle époque. Le monde où les partis agglomèrent des électorats au coup de sifflet n’existe plus. Nous allons faire campagne, nous allons défendre un programme, nous mènerons le combat. Et nous n’avons peur de rien. 

 

🔴 Quand y a-t-il eu un candidat commun à la présidentielle à gauche ?
Deux fois seulement au siècle passé, en 1965 et en 1974. Lors de la prochaine présidentielle, toutes les forces politiques seront traversées par une question de fond : faut-il défendre la ligne de la rupture ou pas ? Ceux qui le veulent se rassembleront. De notre côté, nous pouvons nous accorder plus facilement avec l’écologie radicale comme avec les communistes. Il est plus difficile de s’entendre avec des socialistes de l’aile radicale puisqu’elle n’existe pas pour l’instant.

 

 

- Politis : Le récit politico-médiatique affirme très souvent qu’en cas de second tour face à l’extrême droite, vous perdrez. Comment comptez-vous inverser cette prédiction alors que le front républicain s’effrite, voire s’inverse, faisant de vous et votre mouvement la figure repoussoir numéro 1 ?
Jean-Luc Mélenchon : Cette petite musique sert à renforcer l’ennemi, elle cherche à nous disqualifier alors que nous sommes les plus forts à gauche. Ils peuvent bien affirmer que je suis « clivant ». C’est vrai heureusement. Mais qui a déjà recueilli 22 % des voix ? Aujourd’hui, dix-huit mois avant l’élection présidentielle, l’extrême droite nous devancerait de 20 points ? Comme en 2022 ! Mais dans l’élection, un seul point nous a finalement séparés ! Il serait donc bon de ne pas faciliter le travail des sondages manipulatoires. Ce qui comptera, c’est l’opiniâtreté et la discipline au combat. 

 

🔴 Chaque jour qui passe, nous continuons à aller dans les endroits où se trouvent les électeurs qui feront la différence.

Tout le temps. Sans pause, sans trêve. Si 1,5 million de gens en plus dans les quartiers populaires se mobilisent lors de la prochaine présidentielle, nous gagnerons. Nous sommes le mouvement du peuple. Nous savons qui nous voulons rassembler et pour qui nous faisons campagne. Et si ça ne marche pas, que les donneurs de leçon fassent mieux ! Les peuples ont les dirigeants qu’ils choisissent. Si les Français décident de passer au fascisme, au racisme, ce sera leur décision. Mais nous menons et nous mènerons de toutes nos forces le combat pour les en dissuader.

 

🔴 Nos concurrents se contentent de pleurnicher et de mendier le soutien de la caste médiatique.
Dans le pays, la vague dégagiste est levée. Les gens n’en peuvent plus. Après ce budget, ce sera encore pire, malgré les prétendues « grandes victoires » du PS qui sauvent le gouvernement Lecornu. Les gens vont s’en rendre compte. Aujourd’hui, qui a tenu bon ? Nous ! Et qui d’autre ? Je fais confiance à l’intelligence populaire… Mieux vaut faire ainsi que d’être embarqué avec des gens qui n’ont pas de parole, qui signent un programme et font le contraire le lendemain. Comment inspirer confiance en telle compagnie

 

 

- Politis : Vous êtes un partisan de la rupture avec la charte d’Amiens[13], qui affirme l’indépendance des syndicats à l’égard des partis politiques. Cette position agace les syndicats qui vous accusent parfois d’avoir une volonté hégémonique sur le mouvement social. Qu’avez-vous à leur répondre, et notamment dans la perspective de construire une grande mobilisation ?
Jean-Luc Mélenchon : Nous subissons une situation qui aggrave les difficultés de la gauche politique. C’est la faiblesse dans les entreprises, le syndicalisme est réprimé, le chômage est une menace qui effraie. Le rapport de force est dur à tenir pour les syndicalistes. Le mouvement insoumis ne peut avoir une assise ferme sans un mouvement syndical fort dans le pays. Mais pourquoi nous refuse-t-on par principe une coordination de l’action ? En restant chacun dans son couloir, nous ne pouvons pas gagner alors que les militants politiques sont souvent aussi syndicalistes.

 

🔴 Concernant le mouvement contre les retraites[14] en 2023, 91 % de la population était contre cette réforme.
Mais le mouvement social s’est soudainement arrêté. Pourquoi ? Cela n’a jamais été discuté. Des dirigeants syndicaux nous ont même appelé directement pour nous pousser à retirer tous nos amendements pour accélérer la discussion et aller au vote sur la mesure de l’âge de départ à 64 ans (article 7). La charte d’Amiens ne serait-elle valable que dans un sens ? Les syndicats auraient-ils le droit de nous dire ce que nous devrions faire, mais la réciproque ne serait pas vraie ? 

 

🔴 Encore récemment sur le décalage de trois mois de la réforme des retraites, notre combat parlementaire contre cette combine a été freiné par le comportement initial des syndicats.
Ils ont été trop prompts à soutenir la prétendue « suspension[15] » avant de se rendre compte de la réalité. Pourquoi le mouvement insoumis prétendrait-il diriger le mouvement syndical ? Nous voulons pouvoir donner notre avis sur l’action. Et, à chaque fois, nous sommes repoussés au nom de cette charte. Le jour où les syndicats appliqueront le programme de la charte d’Amiens, c’est-à-dire la grève générale révolutionnaire pour préparer la gestion coopérative de l’économie capitaliste, nous les suivrons sans condition. 

 

🔴 En attendant, nous avons besoin de coalition amicale dans l’action.
La séparation artificielle entre le mouvement syndical et les militants politiques est un boulet. Surtout quand les militants sont souvent les mêmes. Si nous avions été écoutés pendant la lutte sur les retraites, nous aurions pu expliquer pourquoi c’était une erreur d’aller au vote. Il était très important que la réforme des retraites n’ait pas de légitimité. Et, aujourd’hui, si elle n’en a aucune, c’est grâce à notre tactique.

 

- Politis : Aux États-Unis[16] comme en Europe[17], les frontières se durcissent, qu’elles concernent les personnes ou les marchandises. Comment l’analysez-vous ?
Jean-Luc Mélenchon : La question des frontières ne peut pas être séparée de la crise du capitalisme, le mode de production de tous ces territoires. Nous sommes partisans d’une conférence permanente sur les frontières. Et il existe un cadre pour cela : l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Les Russes en faisaient partie. Mais ils en ont été exclus. C’est une erreur. Le second élément décisif est la politique de Donald Trump. En durcissant les frontières douanières, il a tourné la page de 40 années de néolibéralisme fondamentaliste. 

 

🔴 Nous vivons donc un moment où l’ancien monde se disloque.
Les États-Unis n’en sont plus les maîtres. Car la première industrie manufacturière mondiale, c’est la Chine. Tout s’est brouillé : des communistes vous expliquent qu’ils sont pour le libre-échange, et des capitalistes qu’ils sont pour la production nationale. Le monde s’est renversé et il n’y a pas de projet alternatif sur la table. Dans ce contexte, le rôle de la France est important. En effet, c’est la seule nation d’Europe où une gauche radicale peut accéder au pouvoir dans un pays central du capitalisme.

 

 

- Politis : En France, l’obsession de la droite et de l’extrême droite porte sur l’expulsion des étrangers. Si vous arrivez au pouvoir, que faites-vous de cette question, notamment en ce qui concerne les obligations de quitter le territoire (OQTF[18]) et les centres de rétention administrative ?
Jean-Luc Mélenchon : Avant d’expulser, nous devons nous préoccuper du reste.

  • D’où viennent tous ces gens ? Notre premier but, c’est qu’ils n’aient pas besoin de partir de chez eux.
  • Deuxièmement, nous ne pouvons pas considérer l’expulsion comme une politique d’immigration. Cette idée est un fantasme.

La Grande-Bretagne a serré tous les écrous. Résultat : 660 000 personnes de plus. Il faut être raisonnable. 

 

🔴 D’abord, il faut rendre la vie moins inhumaine pour les gens qui sont arrivés sur notre territoire : nous devons faciliter les régularisations.
Car l’État produit de l’illégalité en refusant de mettre à jour les papiers dans les délais, en infligeant des conditions d’obtention des renouvellements qui sont une honte et qui, en plus, n’aboutissent pas. Il faut que ce système cesse. Mais il faut surtout un renversement complet de notre compréhension du monde. Cette nouvelle lecture est délicate car le système politico-médiatique a chauffé à blanc l’opinion publique en martelant que l’immigration est un danger, qu’elle est la cause des homicides, des viols et de toutes ces choses abominables. Pour nous, l’immigration reste un atout.

 

 

- Politis : Depuis octobre 2023, les insoumis se mobilisent beaucoup sur l’impérialisme et le colonialisme israélien[19] en Palestine. Considérez-vous aussi que la Russie est un État impérial, compte tenu des différentes invasions des pays limitrophes ?
Jean-Luc Mélenchon : L’usage des mots, et notamment celui d’impérialisme, n’est pas si simple. Je ne sais pas s’il s’applique à Israël. Je me contente des faits : envahir le voisin est inacceptable et nous le combattons. Nous ne pouvons pas laisser violer les frontières et régler les conflits par la force. Le mouvement insoumis se réfère toujours au droit international[20], c’est la base sur laquelle notre internationalisme se vit. Cependant, avoir relégué la Russie après la chute de l’URSS est une erreur absolue. Cette erreur a été commise sous la pression des États-Unis qui avaient intérêt à affaiblir l’Europe

 

🔴 C’est pourquoi en 2008 et en 2014, quand l’Otan a décidé que la Géorgie et l’Ukraine pourraient y entrer, nous avons réagi en disant : « Si vous faites ça, ce sera la guerre ! »
Parce que la Russie ne pourra jamais accepter d’être encerclée. Le principal problème que nous avons avec la Russie, c’est que la question des frontières, après l’effondrement de l’Empire soviétique, n’a jamais été discutée nulle part. La Crimée était un territoire russe avant que le Parti communiste de l’URSS ne décide de la rattacher à l’Ukraine. Et cette question des frontières se posera encore de bien des façons aux limites de l’ancien empire soviétique.

 

🔴 Pour le moment, il faut que les Russes évacuent l’Ukraine.
Et je voudrais pointer du doigt ceux qui, de manière irresponsable, n’ont pas voulu discuter des garanties mutuelles de sécurité. Si vous ne vous accordez pas sur des garanties mutuelles de sécurité entre ennemis, avec qui voulez-vous les discuter ? Cela concerne l’Union européenne (UE). Elle doit exiger l’interdiction des missiles de moyenne portée parce que nous en sommes la cible. Et il faut résoudre ces questions :

  • qui déminera la mer Noire ?
  • Qui déminera l’Ukraine ?
  • Qui garantira la sécurité des centrales nucléaires ?

Enfin, la liquidation de la guerre avec la Russie ne se limite pas aux relations entre l’Ukraine et la Russie, elle implique aussi les frontières polonaises et hongroises.

 

 

 

- Politis : En ce qui concerne la Chine, vous avez été accusé de complaisance avec ce régime. Que répondez-vous ? Et comment qualifieriez-vous ce régime ?
Jean-Luc Mélenchon : De quoi ne suis-je pas accusé par les agents des États-Unis et de Netanyahou ? La Chine est un régime d’économie mixte. L’article 1 de sa Constitution dit qu’il s’agit d’« une dictature démocratique populaire ». En quoi ça consiste ? Je suppose qu’il s’agit, pour eux, de la « dictature du prolétariat ». Je vous renvoie au texte de Marx sur le sujet pour le vérifier. Néanmoins, il ne faut pas être stupide et croire qu’une police politique contrôle 1,4 milliard de personnes. Aucun pays n’en serait capable. Le nationalisme chinois est le plus puissant liant de ce pays.

 

🔴 La seule question que nous devons nous poser, c’est de savoir ce que nous voulons faire avec la Chine.
Et moi, je vous réponds : nous ne ferons pas la guerre aux Chinois. Par ailleurs :

  • la Chine a proposé un traité mondial de désarmement nucléaire. Je suis pour ; 
  • Elle a proposé un traité mondial pour une monnaie commune. Je suis pour ;
  • La Chine a proposé une organisation internationale de l’intelligence artificielle. Je suis pour.

C’est le seul pays à proposer ça. Est-ce que cela fait de moi un « agent » chinois ? Si nous gouvernons la France, nous le ferons avec des partenaires. Il faut une coopération active avec la Chine.

 

 

- Politis : Vous avez dénoncé le génocide à Gaza. Qu’en est-il des Ouïgours[21] ?

Jean-Luc Mélenchon : Le mot de génocide est d’une très grande gravité. La qualification génocidaire concernant Gaza vient d’organismes internationaux. J’étais présent lorsque la Cour internationale de justice de l’ONU à La Haye a présenté les cinq critères qui font passer d’un crime de guerre à un génocide[22]. Quatre de ces points étaient présents dans les actes du gouvernement de Netanyahou et son intention génocidaire était affirmée. Il faut toujours peser les mots pour savoir quoi faire, en proportion. S’agissant des Ouïghours, nous n’approuvons aucun mauvais traitement des minorités ethniques quand il s’en présente. Mais que disent les institutions internationales ? L’ONU n’accuse pas la Chine de génocide… Voilà pourquoi je dis que ce n’en est pas un. Nous ne voterions donc pas davantage aujourd’hui le texte de la droite évoquant un génocide sur lequel nous nous sommes abstenus. Le droit international reste notre boussole constante.

 

 

- Politis : Ces dernières semaines, Emmanuel Macron a rencontré deux fois Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne. Comment analysez-vous la position du président de la République depuis la reconnaissance de la Palestine[23] et le cessez-le-feu, régulièrement violé par Israël ?
Jean-Luc Mélenchon : Emmanuel Macron a pris du temps, mais il a fini par rallier notre position répétée chaque semaine à l’Assemblée nationale durant les séances de questions d’actualité au gouvernement. Le point de départ pour arrêter le génocide[24], c’est de montrer à Netanyahou que tout ne lui est pas permis. Il croyait se débarrasser des Palestiniens. Résultat : les États sont de plus en plus nombreux à reconnaître un État palestinien. Les trois quarts des pays du monde et presque la moitié de l’Union européenne le reconnaissent

 

🔴 Macron a bien fait de recevoir Mahmoud Abbas.
Néanmoins, nous devons interroger : pourquoi ne fait-on pas voter les Palestiniens ? Une élection est moins compliquée à organiser qu’une guerre. Gaza va être soumise à un nouveau mode d’administration sans que les Palestiniens se prononcent sur le sujet[25]. Nous voilà revenus à l’époque du colonialisme le plus vulgaire. La reconnaissance de l’État palestinien est une étape. Mais cette guerre serait instantanément stoppée si les États-Unis et l’Europe n’armaient pas Netanyahou. Le président de la République devrait donc mettre fin à la coopération commerciale et militaire avec lui. Quand nous gouvernerons notre pays, aucune livraison d’armes ne lui sera autorisée.

 

🔴 Et puis la guerre n’est pas finie : le Liban est bombardé comme Gaza.
Et la France ne fait rien ! Le Liban doit rester autonome et indépendant. C’est une nation amie. Il faut aider l’armée libanaise à être une armée régulière capable de défendre ses frontières. Après ça, vous pourriez me demander : « Comptez-vous armer l’Ukraine ? » D’abord, c’est déjà fait. Ensuite, ce n’est pas la même chose. Être protagoniste d’une guerre avec un pays nucléaire, ce n’est pas pareil que d’aider à défendre une frontière au Moyen-Orient.

 

 

- Politis : Israël aussi a la bombe nucléaire. Grâce à la France d’ailleurs…
Jean-Luc Mélenchon : Je ne crois pas que Netanyahou ait les moyens, ou l’envie, de mener une guerre nucléaire avec la France. Mais nous demandons la dénucléarisation de toute la zone, de l’Iran à Israël, en passant par le Liban, la Syrie et les pays du Golfe. L’humanité entière a intérêt à en revenir au traité de non-prolifération nucléaire.

 

Notes :

[0La députée Sandrine Runel défend la ligne des socialistes sur le budget de la Sécu, affirme vouloir continuer de négocier avec le gouvernement

[1Lecornu : sans 49.3 mais avec un chèque en blanc au RN

[2« Macron refuse de prendre acte du résultat des urnes »

[3À l’Assemblée, Sébastien Lecornu dit merci aux socialistes

[4Programme partagé du NFP

[5Lecornu II sauvé, le PS piégé

[6Mort de Nahel : la République en faute

[7Européennes : à gauche, deux salles, deux ambiances

[8À l’Assemblée, Bayrou victime d’obsolescence programmée

[9100 ans de trahisons socialiste

[10Aux municipales, comment gauche et quartiers populaires ferraillent pour exister

[11La difficile résistance d’une certaine idée du communisme municipal

[12Zohran Mamdani : New York ravive l'espoir

[13En finir avec Amiens

[14Retraites : une réforme contre le peuple

[15Retraites : la victoire en trompe-l’oeil du PS...

[16Budget record pour l’ICE : Trump déploie sa machine anti-immigration

[17Immigration : comment l’Europe se durcit

[18Droit des étranger·es : l’engrenage des OQTF pour « menace à l’ordre public »

[19L’éternel déni de la question coloniale

[20Le droit international piétiné

[21Ouïgours en Chine : Alerte génocide ?

[22Génocide à Gaza : le vivre, le dire, le voir

[23Palestine : à l'ombre de la reconnaissance

[24« Face au génocide, filmer ou photographier devient une manière de résister »

[25Le plan Trump pour Gaza : la Bible et le dollar

 

 

Pour en savoir plus :

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11 décembre 2025 4 11 /12 /décembre /2025 15:00
Pourquoi Jean-Luc Mélenchon va gagner en 2027... ?
Pourquoi Jean-Luc Mélenchon va gagner en 2027... ?

Oui, la victoire de Mélenchon est désormais le scénario le plus probable !

 

 

Écrit avant l’audition de Jean-Luc Mélenchon par la commission d’enquête sur l’entrisme islamiste, audition où le chef de file de la FI s’est montré magistral (de l’aveu même de ses adversaires)[0], cet article examine le scénario très plausible d’une présidentielle 2027 où le candidat insoumis passerait non seulement le premier tour, mais serait élu à la présidence. Alors que les éditocrates annoncent déjà sa défaite face à Jordan Bardella, les données électorales, la recomposition du champ politique et la sociologie du pays racontent une autre histoire. Bloc macroniste en miettes, « gauche raisonnable » sans base populaire, appareil insoumis rodé comme aucun autre, jeunesse massivement à gauche : la plupart des curseurs se déplacent dans son sens. Loin des fantasmes médiatiques et des sondages d’opinion commandités par les oligarques qu’il menace, cet article défend une idée simple : la victoire de Mélenchon est désormais le scénario le plus probable.

 

 

Sources : Manuel Cervera-Marzal |

- Jean-Luc Mélenchon constitue, pour l’ordre établi, une menace d’une rare intensité.
Les grandes fortunes, dont l’influence s’exerce bien au-delà de leurs entreprises, voient dans ses propositions fiscales et sociales une remise en cause frontale de leurs intérêts.

  • Bernard Arnault ou Vincent Bolloré comprennent parfaitement qu’un gouvernement appliquant la lutte contre les oligopoles, la taxation massive des dividendes et la démocratisation des médias porterait atteinte à des positions héritées depuis des décennies.
  • Les forces de l’ordre savent également que Mélenchon est l’un des rares responsables politiques à dénoncer explicitement les violences policières et à proposer des mécanismes institutionnels pour les prévenir et les sanctionner.
  • Les tenants du productivisme et ceux qui profitent de l’écocide redoutent la planification écologique des insoumis, pensée pour rompre avec l’impunité climatique.
  • Enfin, les partisans du macronisme – qu’il s’agisse des élites politiques qui ont bénéficié du quinquennat ou de ceux qui profitent de la casse sociale menée au nom de la raison – identifient en lui le seul adversaire capable de renverser l’ordre qu’ils ont patiemment construit.

 

 

- Le candidat qui dérange
C’est pour ces raisons qu’il est depuis dix ans la cible de tentatives de disqualification systématiques : tantôt présenté comme un chef autoritaire, tantôt comme un agent d’influence poutinien, tantôt comme un antisémite qui s’ignore, il est aujourd’hui attaqué sur un tout autre terrain. On ne conteste plus ses idées, son programme, ni même sa stratégie. On affirme simplement qu’il serait battu d’avance au second tour face à Jordan Bardella.

 

Cet argument révèle moins la faiblesse supposée de Mélenchon qu’il ne dévoile la vacuité doctrinale de ses rivaux, incapables d’articuler une critique de fond et condamnés à répéter les prophéties de cabinets de sondage appartenant à des groupes possédés par des milliardaires ou par des individus dont l’accointance avec l’extrême droite est dûment documentée. Ces instituts se sont lourdement trompés pour les législatives de 2024 – sur 31 sondages réalisés, 31 donnaient le Rassemblement national vainqueur, devant le Nouveau Front Populaire.

  • Aucun d’entre eux n’a présenté le début d’une excuse.
  • Aucun n’a procédé à la moindre réforme de ses « méthodes » (les guillemets s’imposent à la lecture de la récente enquête d’Hugo Touzet, qui dévoile le vide abyssal sur lequel repose leurs données).

Il serait naïf, et coupable, de leur accorder une autorité prédictive sur une configuration aussi inédite qu’un duel entre la gauche radicale et l’extrême droite.

 

 

- Une progression électorale continue mais sous-estimée
Pour comprendre pourquoi l’hypothèse d’une victoire de Jean-Luc Mélenchon en 2027 est la plus probable, il faut revenir à la réalité des dynamiques électorales. En trois candidatures présidentielles, Mélenchon a constamment progressé, en nombre absolu de voix comme en pourcentage. De 11 % en 2012, il est passé à près de 20 % en 2017 puis 22 % en 2022, manquant le second tour d’un cheveu : 420 000 voix. Cette trajectoire ascendante résulte certes de facteurs exogènes – l’affaissement historique du Parti socialiste, la crispation identitaire du Parti communiste, l’absence de cohérence au sein d’EELV – mais aussi d’un travail stratégique extrêmement structuré. En 2017 comme en 2022, la majorité des électeurs se déclarant plus à gauche ou plus à droite que Mélenchon ont pourtant voté pour lui. Pour de vastes pans de l’électorat, Mélenchon est devenu le point d’agrégation, la figure centrale autour de laquelle se recompose l’espace de la gauche.

 

Ce phénomène, observé ailleurs en Europe, répond à une double dynamique :

  • le discrédit des partis de gouvernement incapables de proposer une issue sociale à la crise économique ;
  • et la montée de nouvelles mobilisations syndicales, féministes, écologistes, populaires et antiracistes dont les revendications infusent aujourd’hui l’agenda politique.

La France insoumise a capté cette énergie, elle a construit un corpus doctrinal et programmatique compatible avec ces attentes.

 

Février 2025 (source : page Facebook de Jean-Luc Mélenchon)

 

- Le spécialiste de la remontada
À cette évolution structurelle s’ajoute un phénomène récurrent des campagnes mélenchonistes : sa montée en puissance tardive. Ce qu’il a lui-même théorisé sous le nom de « tortue sagace », et que les fans de football qualifient de " remontada ". Historiquement, Jean-Luc Mélenchon réalise l’essentiel de sa progression dans les six derniers mois précédant l’élection. Les courbes de 2017 et de 2022 montrent des hausses de quinze points sur cette période – ce que ne fait aucun autre candidat. Dans le dernier mois, il peut engranger presque dix points. Les ressorts sont connus : ses talents de débatteur, sa capacité à créer des contrastes nets lors des grands rendez-vous télévisés, l’inventivité et l’ampleur de ses meetings, et le recours au porte-à-porte de ses nombreux groupes d’action produisent une dynamique cumulative unique en France.

  • Déjà en 2017, chaque débat majeur lui apportait deux à trois points.
  • En 2022, malgré une concurrence accrue due à la candidature de Fabien Roussel, les tendances furent similaires. Les meetings ont été des dispositifs de mobilisation massifs et spectaculaires, de l’hologramme aux meetings olfactifs, répliquant une mécanique parfaitement maîtrisée.

 

🔴 Cette montée tardive s’explique aussi par la sociologie de son électorat.

Les jeunes, les classes populaires, les abstentionnistes intermittents, n’apparaissent dans les sondages qu’à partir du moment où ils commencent à s’intéresser aux débats. Leur intensité participative est faible hors période électorale. Les enquêtes d’opinion les sous-représentent systématiquement. Ainsi, les mêmes enquêtes surestiment l’extrême droite et sous-estiment le vote insoumis. Rien d’étonnant donc à ce que Mélenchon démarre bas : son électorat est, en dehors des échéances électorales, statistiquement invisible. De là découle une évidence analytique : les sondages de décembre 2025 ne nous apprennent rien sur les dynamiques de mars-avril 2027.

 

▶️ Mélenchon est aujourd’hui placé à 13% par les sondeurs. A la même période, pour les deux précédentes présidentielles (c’est-à-dire 18 mois avant les scrutins de 2017 et de 2022), il était mesuré à 8% – soit cinq points de moins. Si sa trajectoire des dix-huit prochains mois suit la même courbe ascendante qu’en 2017 et 2022, il finira à environ 26% en mai 2027, un score synonyme de qualification assurée pour le second tour.

 

▶️ Au même (ca)niveau que les sondages erronés, il convient de rappeler les fausses prophéties journalistiques, qui sont moins des prévisions fondées sur des faits que l’expression de désirs à moitié avoués. Après l’épisode des perquisitions au siège de la France insoumise, en octobre 2018, les grands médias ont répété durant deux ans que la carrière politique de l’intéressé était définitivement enterrée ; à la présidentielle suivante, il surclassait une nouvelle fois le reste de la gauche. La même « mort » lui avait été annoncée lorsqu’avant la présidentielle de 2017 il avait émis l’hypothèse d’une sortie de l’UE.

 

 

- La fragmentation du bloc macroniste, une fenêtre d’opportunité historique
Un autre élément, rarement analysé à sa juste mesure dans les prévisions actuelles, concerne la conjoncture politique, et plus précisément l’état d’effritement avancé du bloc central construit autour d’Emmanuel Macron depuis 2017. Ce bloc, qui avait rassemblé une partie de la droite, le centre et l’aile gestionnaire du Parti socialiste, n’a jamais constitué une force idéologiquement unifiée. Il reposait sur la conjonction improbable entre un rejet momentané des partis traditionnels, l’adhésion des élites économiques à un projet néolibéral décomplexé et la personnalisation extrême du pouvoir autour de la figure d’un président jeune, disruptif et au capital symbolique alors intact. Or ce capital s’est plus que dégradé. Il s’est abaissé à un niveau record dans l’histoire du pays : 11% de confiance en novembre 2025. Et contrairement à l’idée que cette usure serait simplement le produit d’une décennie d’exercice du pouvoir, tout indique que la fragmentation actuelle résulte aussi d’un calcul stratégique du président sortant.

 

▶️ Il est désormais établi – par une série d’enquêtes journalistiques convergentes – qu’Emmanuel Macron a souhaité et encouragé, directement ou indirectement, la victoire du Rassemblement national lors des législatives de 2024. La dissolution a été décidée dans des conditions qui, de l’aveu même de certains proches du président, avaient moins pour objectif de clarifier la situation parlementaire que de provoquer un choc politique dont le RN sortirait vainqueur. Les appels passés à des candidats pour qu’ils retirent leur candidature dans certaines circonscriptions stratégiques, la passivité assumée de la majorité présidentielle face aux triangulaires défavorables au camp progressiste, et les consignes contradictoires envoyées aux fédérations locales ont construit un scénario où le RN devenait le maillon d’une stratégie de long terme. L’hypothèse la plus plausible est désormais la suivante : Macron ne souhaite pas qu’un héritier naturel s’impose à la tête de son camp, que ce soit Édouard Philippe, Gabriel Attal, Gérald Darmanin ou François Bayrou. Il sait que toute figure trop solide, trop autonome, qui s’installerait à l’Elysée, serait susceptible de lui fermer la porte d’un retour. En favorisant l’éparpillement et l’affaiblissement de son propre bloc, il laisse ouverte la possibilité d’une recomposition ultérieure (en 2032) où il reviendrait comme recours face à une droite extrême arrivée au pouvoir mais en situation d’échec.

 

▶️ Dans ce contexte, l’extrême centre est plus fragmenté que jamais.

  • Édouard Philippe, malgré une image d’homme d’État, n’a ni parti structuré ni base militante ;
  • Gabriel Attal est prisonnier de son identification au macronisme ;
  • Gérald Darmanin mise sur un électorat réactionnaire qui lui préfère déjà le RN ;
  • et François Bayrou ne dispose plus d’aucun crédit depuis son passage à Matignon.

Aucun de ces prétendants n’est en mesure d’incarner un pôle suffisamment large pour empêcher leur dispersion et forcer ses rivaux à se retirer. Le bloc central se présentera désuni en 2027, s’annihilant mutuellement et rendant extrêmement improbable la présence d’un candidat macroniste au second tour. Ajoutons à cela que tout candidat de ce camp portera le fardeau de son prédécesseur, désormais désavoué par ses soutiens les plus fidèles et, surtout, par les segments de la population qui constituèrent pourtant sa base électorale en 2017 et 2022. Cette absence d’un pôle centriste crédible et unifié constitue une des données les plus déterminantes pour l’élection à venir : elle ouvre mécaniquement un espace pour un duel Mélenchon–Bardella (ou Mélenchon – Le Pen).

 

 

- Une concurrence inconsistante
Du côté de la gauche, les candidatures alternatives – Glucksmann, Tondelier, Ruffin, Autain – ou celles de fossiles que certains rêvent encore de ressusciter – Hollande, Cazeneuve, Royal, Duflot – bénéficieront d’une visibilité et d’une bienveillance médiatique certaines. Les grands groupes de presse, appartenant à des puissances économiques hostiles à LFI, ont tout intérêt à fabriquer une « gauche raisonnable », rassurante pour les marchés, inoffensive pour les oligarques, et docile sur les sujets européens et géopolitiques. Ce scénario n’est pas nouveau :

  • on l’a vu en 2017 avec Benoît Hamon, porté un temps comme incarnation d’une social-démocratie combative avant de s’effondrer ;
  • en 2022, avec Yannick Jadot ou Christiane Taubira, dont les dynamiques médiatiques n’ont jamais trouvé de traduction populaire.

Les raisons sont les mêmes : ces candidatures manquent d’un programme structuré, d’un appareil militant robuste, d’une cohérence idéologique, et surtout de l’ancrage social nécessaire pour dépasser un public composé essentiellement de diplômés urbains. Elles ne disposent pas de l’infrastructure indispensable pour mener une campagne présidentielle dans la durée : pas de réseau territorial significatif, pas de corpus doctrinal travaillé, pas de capacité de mobilisation numérique ou physique. Même portées artificiellement par les médias mainstream, ces figures ne parviennent pas à transformer l’essai dans la durée. 

 

🔴 En face, Mélenchon s’appuie sur un appareil qui, depuis 2016, a acquis une solidité sans équivalent dans le champ politique français.

LFI n’est plus le mouvement « gazeux » des premiers temps, ni le parti en manque d’implantation territoriale qui enjambait à contre-cœur les élections municipales de 2020 : c’est désormais une organisation structurée, dotée d’un groupe parlementaire nombreux, d’équipes d’assistants rodées à la production législative et communicationnelle, d’un outil intellectuel – l’Institut La Boétie – capable de produire des notes doctrinales et programmatiques de haute qualité (outil que d’autres, à gauche, tentent d’imiter), d’un réseau de cadres formés, d’une stratégie numérique maîtrisée, et d’une capacité logistique impressionnante. L’élaboration du programme L’Avenir en commun, travaillée depuis dix ans et enrichie par des consultations régulières avec experts, ONG, associations et professionnels, a donné naissance à un document cohérent, reconnu y compris par ses adversaires comme le plus complet, le mieux chiffré, le plus sérieux de l’offre politique française. Cette base programmatique, pensée pour durer, assortie d’une quarantaine de livrets thématiques, confère à Mélenchon une longueur d’avance que ses concurrents auront du mal à combler.

 

🔴 Dans ces conditions, la qualification de Mélenchon pour le second tour apparaît comme un scénario très probable.

L’impopularité et la fragmentation du centre, l’absence d’assise populaire de la gauche décaféinée et le savoir-faire accumulé par les insoumis offrent à leur leader un boulevard.

Reste la question du second tour lui-même.

 

- Un second tour inédit et une dynamique démographique favorable
Les sondeurs affirment que Mélenchon serait écrasé par Bardella. Mais ces prédictions n’ont aucune validité scientifique. Les instituts se trompent régulièrement sur des élections simples, dans des configurations connues et maintes fois répétées. Ils seront encore plus démunis face à un duel totalement inédit : jamais dans l’histoire de la Ve République un candidat de gauche radicale n’a affronté un candidat d’extrême droite au second tour. Les comportements électoraux dans une telle situation ne relèvent d’aucune loi préexistante.

  • On peut craindre que les électeurs LR basculent massivement vers le RN : c’est déjà le cas aujourd’hui.
  • On peut anticiper qu’une partie des dirigeants macronistes se rallient à Bardella ou appelle à « faire barrage à Mélenchon » ; ce qui revient au même. Mais les électeurs centristes sont moins alignés sur leurs élites qu’on ne le croit. Une part d’entre eux demeure attachée à l’État de droit, à la séparation des pouvoirs, à l’indépendance de la justice et aux libertés individuelles. Pour ces électeurs, Mélenchon représente, malgré la longue liste de reproches qu’ils lui adressent, une menace moins grande que l’arrivée au pouvoir d’un parti ouvertement illibéral.
  • Quant à l’électorat social-démocrate ou libéral-libéral (culturellement et économiquement), celui qui se reconnaît dans Glucksmann, il peut détester Mélenchon, il peut le vouer aux gémonies lors des diners de famille et des afterworks entre collègues, mais dans l’isoloir, seul avec lui-même, face au risque d’un basculement autoritaire, il se comportera rationnellement : il votera pour la gauche, fût-elle bruyante, radicale, populiste ou même « poutinienne » ; il le fera par prudence autant que par intérêt.

 

🔴 Mélenchon devra impérativement recentrer son discours, peut-être aussi son programme, pour conquérir au second tour les orphelins de Glucksmann et de Macron. Ce recentrage, il l’a déjà amorcé.

Le « bruit et la fureur » de 2010 se sont progressivement atténuées. Le dialogue a été renoué avec des représentants du patronat, l’attache a été prise avec des gradés de l’armée, des collaborations peu visibles mais bien réelles sont à l’œuvre avec un bataillon de hauts fonctionnaires. Mélenchon et ses lieutenants misent désormais sur le sérieux institutionnel, la compétence technique et la respectabilité étatique, tout en conservant la capacité à incarner la radicalité impulsée par les mouvements sociaux et désirée par leur électorat populaire. Concilier ces deux registres n’est pas chose facile. L’art de préserver l’ambiguïté n’est pas donné à tout le monde. Mais cet art caractérise la trajectoire politique du leader insoumis, ex-militant mitterrandien, ex-sénateur socialiste et ex-ministre de Jospin d’un côté, mais aussi tribun de la révolution citoyenne, théoricien du dégagisme et désormais pourfendeur des violences policières et du génocide à Gaza. La faculté caméléonesque de Jean-Luc Mélenchon – chacun voit en lui ce qu’il veut y voir – est un atout considérable.

 

Enfin, si la victoire de Mélenchon apparait plus probable que jamais, cela tient aussi au fait que la France ne s’est pas droitisée, en tout cas pas dans les proportions que la droite tente de nous faire croire. Les jeunes générations penchent massivement à gauche, et les valeurs de tolérance et d’égalité progressent y compris chez les segments les plus âgés dont le vote va pourtant à Macron ou Fillon. Mélenchon est le seul candidat dont la base s’appuie sur les classes d’âge en expansion démographique. Le temps joue pour lui.

 

 

- Une France politiquement de droite mais sociologiquement de gauche

Depuis plusieurs décennies, un paradoxe travaille la France : le pays vote majoritairement à droite mais sa population pense de plus en plus à gauche. Si l’on se limite aux résultats électoraux et aux sondages mis en scène sur les plateaux télé, on croit assister à une inexorable droitisation du pays. Mais dès qu’on quitte ce regard myope pour observer les évolutions de long terme des valeurs – génération par génération, en suivant des dizaines d’enquêtes accumulées depuis les années 1980 – le décor se renverse. Sous la surface d’un paysage institutionnel et médiatique monopolisé par la droite, on voit se déployer une lente et puissante dynamique de « gauchisation par le bas » : l’attachement à l’égalité, à la redistribution, à la protection sociale, à la tolérance, aux libertés publiques progresse doucement mais surement. C’est l’enseignement principal du livre que le politiste Vincent Tiberj a consacré au mythe de la droitisation[1].

 

🔴 Sur le plan socio-économique, les données longitudinales produites par mon collègue montrent qu’une majorité de Français restent durablement favorables aux services publics et à la protection sociale.

Si l’on construit un indice de préférences sociales allant de 0 (libéralisme pur, marché roi) à 100 (égalitarisme maximal), la moyenne ne bascule dans la moitié la plus libérale que sur une courte période, au milieu des années 1980, au moment du tournant austéritaire et de la contre-offensive idéologique menée contre le bref épisode social du début du mitterrandisme. Depuis le début des années 2000, la courbe remonte nettement : les préférences redistributives se renforcent, l’adhésion à l’État social se stabilise à un niveau élevé et la demande de régulation augmente après chaque crise financière ou sociale. Autrement dit, malgré quarante ans de propagande néolibérale, la population n’a pas intériorisé la doxa du « trop d’impôts », « trop de fonctionnaires », « trop d’État ». Elle reste, en moyenne, plus proche d’un imaginaire social-démocrate que du catéchisme patronal.

 

 

- Extension du domaine progressiste
Sur le plan culturel, le mouvement est encore plus spectaculaire. L’indice d’ouverture sur les questions de mœurs et de libertés publiques qu’a créé Vincent Tiberj montre une progression continue depuis la fin des années 1970 : ce qui semblait minoritaire, voire scandaleux, à l’époque (égalité femmes-hommes, droits des minorités sexuelles, lutte contre l’antisémitisme et le racisme) est devenu, pour une large majorité, un horizon de normalité.

  • L’exemple le plus parlant est celui de l’homosexualité. Au début des années 1980, moins d’un tiers des personnes interrogées considéraient que c’était une manière acceptable de vivre sa vie ; aujourd’hui, cette proportion frôle les 90 %.
  • De même, sur les questions d’immigration, un indice de tolérance élargie montre une progression régulière de l’acceptation des étrangers et de leurs descendants. La part de ceux qui estiment qu’« il y a trop d’immigrés » baisse, tandis que progresse celle de ceux qui voient dans l’immigration un facteur d’enrichissement culturel et jugent légitime la revendication d’égalité des droits. Loin de la fable d’un pays saisi par une obsession identitaire, une majorité silencieuse accepte la diversité, rejette les politiques ouvertement discriminatoires et se montre réceptive à un discours d’hospitalité encadrée plutôt qu’à la rhétorique de la forteresse assiégée. Ces données sont confirmées par les travaux d’une autre politiste de renom, Nonna Mayer.

 

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Juin 2025 (page Facebook de Jean-Luc Mélenchon)

 

🔴 D’où vient alors cette impression oppressante d’une France « passée à droite » ?
D’abord d’une droitisation « par le haut ». Le petit monde des responsables politiques, des fast thinkers et des grands groupes médiatiques exerce une guerre psychologique : il martèle, sondage après sondage, chronique après chronique, que le camp de l’égalité serait minoritaire, ringard, coupé du réel. Les sondages les plus anxiogènes – sur l’« insécurité culturelle », le « sentiment de submersion migratoire », la supposée lassitude face au féminisme ou au « wokisme » – sont commandés, mis en forme et commentés par des groupes qui ont tout intérêt à naturaliser l’idée d’une France droitisée. Cette mise en scène produit un effet d’optique : une minorité réactionnaire, mieux équipée médiatiquement, crie très fort et apparaît comme majoritaire, tandis qu’une majorité plus ouverte, plus égalitaire, moins bruyante, est reléguée à l’arrière-plan.

  • L’extrême droite et l’extrême centre se servent de ce récit pour s’octroyer une légitimité démocratique ;
  • la gauche molle s’en empare pour justifier ses renoncements ;
  • et certains militants radicaux s’y réfugient pour expliquer leurs échecs sans avoir à interroger leur stratégie.

 

 

- Majorité électorale et minorité sociale
Le cœur du paradoxe réside dans ce que les politistes appellent l’« abstention différenciée ». Le résultat des scrutins ne reflète pas ce que pense l’ensemble de la société, mais ce que pense une fraction socialement privilégiée et générationnellement située.

  • Les bourgeois et les baby-boomers sont les fractions sociales les plus politisées au sens traditionnel du terme, c’est-à-dire les plus assidues pour se rendre aux urnes.
  • Les générations plus jeunes, plus diplômées, plus précaires, plus tolérantes, plus égalitaristes, s’éloignent massivement du vote sans forcément décrocher de la politique. Elles se mobilisent sur les réseaux, sur les places publiques, sur les rond-point, dans les mobilisations féministes, écologistes ou antiracistes, mais boudent des élections perçues comme inutiles et/ou déconnectées de leurs préoccupations.

Comment leur donner tort lorsqu’on voit comment le président traite le résultat des urnes en 2024, et lorsqu’on se souvient du sort qui a été fait au « non » du referendum de 2005 ? Résultat : la majorité électorale ne représente plus qu’une minorité sociale. Les partis qui dominent l’offre politique se calent sur les peurs et les intérêts de ce segment restreint. Les classes populaires, quant à elles, se réfugient dans l’abstention intermittente ou systématique. On obtient ainsi une configuration où des valeurs globalement de gauche cohabitent avec des institutions verrouillées par différentes nuances de droite.

 

🔴 Sur cet arrière-plan paradoxal, la possibilité d’une victoire mélenchoniste prend une autre portée.
Elle ne serait pas le triomphe improbable d’une gauche « extrême » sur un pays massivement droitisé mais la résolution d’un paradoxe devenu intenable : celui d’une France sociologiquement de gauche mais politiquement gouvernée par la droite.

  • En rassemblant les cohortes les plus jeunes, les classes populaires encore prêtes à voter, les secteurs attachés à l’État social et aux libertés publiques, Mélenchon a compris cette réalité que les élites préfèrent ne pas voir.
  • Sa victoire en 2027 serait moins une rupture qu’un rattrapage.
  • Pour la première fois depuis longtemps, les valeurs majoritaires – égalité, protection sociale, tolérance, démocratie – trouveraient enfin leur traduction dans les urnes.

 

Février 2024 (source : page Facebook de Jean-Luc Mélenchon)

 

- Transformer l’essai
Au regard de ces éléments – progression constante de Mélenchon depuis quinze ans, savoir-faire inégalé pour les campagnes, les débats et les meetings, sous-évaluation systématique de son électorat par les sondeurs, usure du pouvoir, impopularité et fragmentation du bloc central, absence d’alternative crédible à gauche, supériorité organisationnelle, faculté caméléonesque du candidat, dynamique démographique favorable et gauchisation par le bas du pays – un constat s’impose : la victoire de Jean-Luc Mélenchon le 25 avril 2027 n’est pas seulement possible ; elle constitue le scénario le plus plausible.

 

Je ne le dis ni par volontarisme ni par militantisme, mais par analyse froide des tendances qui travaillent en profondeur la société française. Les seules certitudes auxquelles s’accrochent ses opposants – les sondages prématurés et les emballements médiatiques – relèvent de la panique plus que de la raison. Les faits, eux, dessinent un autre horizon. Mélenchon a déjà approché la victoire. Les conditions politiques, sociologiques et historiques sont plus alignées que jamais pour qu’il l’atteigne.

 

 

🔴🔴🔴🔴🔴🔴🔴🔴🔴🔴

 

 

- On passe à l'action...

Vérifiez si vous êtes bien inscrits sur les listes électorales...
📌 Ne laissez personne décider à votre place
👉 C'est ici : https://jevoteilsdegagent.fr/

 

Dès maintenant, assurez-vous d’être bien inscrit·es sur les listes électorales pour pouvoir voter !  En 2022, 10,6 millions de Français·es étaient non-inscrit·es ou mal-inscrit·es sur les listes électorales, soit 21 % des électeur·rices (source : Insee).

 

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8 décembre 2025 1 08 /12 /décembre /2025 16:46
À l’Assemblée, le 6 décembre 2025, J-L Mélenchon se pose en défenseur de la laïcité républicaine

Jean-Luc Mélenchon éparpille façon puzzle l’indigence des députés de droite et d’extrême droite. Une éclatante démonstration de force pour Jean-Luc Mélenchon et le mouvement insoumis. 

 

 

Ce samedi 6 décembre, Jean-Luc Mélenchon acceptait de se présenter devant la « commission d’enquête » anti-LFI destinée à faire croire à l’existence de liens entre la France insoumise et des groupes terroristes.

Le chef de file de LFI a voulu balayer toutes les accusations d’antisémitisme et de complaisance envers les réseaux religieux portées contre son mouvement politique.

 

 

Sources : Martine Orange | 

- Cette audition du 6 décembre était attendue de pied ferme.

  • Par la droite, qui avait suivi l’idée de Laurent Wauquiez, chef de file du parti Les Républicains (LR) à l’Assemblée nationale, de créer cette commission d’enquête sur les liens supposés entre les représentants et des réseaux soutenant l’action terroriste ou propageant l’idéologie islamiste.
  • Et par les Insoumis, déterminés à démonter les accusations de complaisance envers les mouvements islamistes radicaux, portées par leurs adversaires politiques.

 

🔴 D’emblée, Jean-Luc Mélenchon décide de planter le décor.
« Nous avions décidé de vous boycotter. D’abord parce que l’intitulé de la commission était insupportable, on y mettait en cause notre parti », reconnaît-il dans son propos liminaire. Avec Marine Tondelier, présidente des Écologistes, il est le seul responsable politique à avoir été convoqué par cette commission.

 

Puis le chef de file explique les raisons qui l’ont incité à se présenter finalement : « Votre commission a déjà produit les documents qui nous innocentent absolument. Aucun responsable des services de renseignement ne dit qu’il y a un lien entre nous et les islamistes. »

 

▶️ En face, le président de la commission d’enquête, Xavier Breton (LR), et le rapporteur, Matthieu Bloch (LR), marchent sur des œufs. Ils prennent toutes les précautions oratoires pour rappeler que « cette commission n’est pas un tribunal », « ne vise pas un parti politique en particulier ». Son seul objet serait donc de lutter contre « l’entrisme islamiste » en France.

 

 

- Mais qu’est-ce que l’entrisme islamiste ? Quelle définition juridique lui donner pour le qualifier et le sanctionner ?
À cette question posée par le rapporteur, le ministre de la justice, Gérald Darmanin, auditionné après l’Insoumis, coprésident de l’institut La Boétie, est incapable de répondre précisément. Il parle :

  • de la nécessité d’élargir les moyens de renseignement ;
  • de pouvoir suivre les personnes suspectes, de créer une nouvelle catégorie de fiché·es S ;
  • de mettre sous contrôle les associations, y compris sportives, soupçonnées de prosélytisme islamiste ;
  • d’analyser les candidatures des élections municipales.

Autant de moyens qui permettraient selon lui d’établir les faits et, après, d’imposer des sanctions et des mesures de prévention. Mais rien qui permette d’écrire une loi, même s’il a le projet de déposer un texte au printemps.

 

🔴 Ce flou juridique pèse sur toute l’audition de Jean-Luc Mélenchon

Il joue sur du velours tout au long de ses interventions, partant dans de grandes digressions historiques et philosophiques.  Déterminé à se montrer sous son meilleur jour, le chef de file de La France insoumise (LFI) avait décidé d’abandonner le ton vindicatif et les formules provocatrices dont il fait souvent usage. Il n’est là qu’en tant que simple « intellectuel », soucieux de défendre « la laïcité républicaine », rappelant que son parti n’accepterait jamais « l’entrisme religieux ».

 

▶️ « Nous avons avant tout besoin de science et de compréhension de ce que nous affrontons. C’est ça que les terroristes espèrent, qu’on s’entretue entre nous, c’est aussi vieux que la guerre de religion entre catholiques et protestants ! », souligne-t-il. Aujourd’hui, l’islamophobie – il en revendique le terme – a saisi les esprits en France, installant un climat délétère dans le pays. Il s’attarde sur l’inquiétante confusion en train de s’ancrer entre islam, islamisme, et terrorisme islamiste, alors que des millions de musulmanes et de musulmans vivent aujourd’hui en France.

 

▶️ « Je reconnais l’existence de cette menace terroriste et il faut tout faire pour la combattre […]. Mais pourquoi ne s’inquiéter que des Frères musulmans ? », s’interroge-t-il, en référence à un rapport commandé par Gérald Darmanin, alors ministre de l’intérieur, et rendu public par son successeur, Bruno Retailleau, au printemps. Avant de s’étonner que personne ne s’attarde sur « l’ingérence extérieure » des Émirats arabes unis, « visant à provoquer un débat public contre le Qatar [principal soutien financier des Frères musulmans – ndlr] ».

 

Lors de son audition, Gérald Darmanin enfonce pourtant le clou, parlant d’un projet d’entrisme « salafo-frériste », avec le soutien d’ingérences extérieures portées notamment par le Koweït et la Turquie. Il se félicite de l’aide apportée par l’Arabie saoudite et les Émirats dans ce combat.

 

 

- Confusion et amalgames
Au fur et à mesure des questions adressées à Jean-Luc Mélenchon, la confusion qui règne dans le débat public, relayée par les médias et les partis de droite et d’extrême droite s’inspirant du trumpisme, devient de plus en plus patente. Naturellement, on parle du voile.

  • Pourquoi Jean-Luc Mélenchon, farouche adversaire du voile en 2015, a-t-il changé d’avis depuis ?
  • Pourquoi le député Thomas Portes était-il en Égypte à la frontière de Gaza aux côtés d’Abu Amir Eleiwa, qui dirige une association proche des Frères musulmans, le 6 octobre 2023, veille du massacre du 7- Octobre ?
  • Pourquoi LFI a-t-elle participé à la manifestation du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), dissous en 2020, durant laquelle des « slogans antisémites » fusèrent, selon une question de la commission ?

 

▶️ Balayant toutes les accusations antisémites dont LFI fait l’objet, Jean-Luc Mélenchon évite toute ambiguïté : « Je veux que chaque juif du plus modeste village de ce pays sache que, s’il a un problème, les Insoumis seront à ses côtés pour le défendre. »

 

▶️ Avant de rappeler que les membres de droite de la commission, lors des manifestations contre le mariage pour toutes et tous, avaient aussi côtoyé des intégristes islamistes sans qu’il leur en soit fait reproche. Et de porter l’estocade : « Si vous voulez interroger des gens qui ont des liens avec les terroristes, interrogez des membres du Rassemblement national », en se référant à certaines auditions passées de responsables du renseignement.

 

Que reste-t-il de ces auditions ? Pas grand-chose.

Juste l’impression d’une commission d’enquête mal conçue, mal ficelée, élaborée pour n’être que la caisse claire du débat politique que veulent installer la droite et l’extrême droite.

 

Martine Orange

 

🔴 🔴 🔴 🔴 🔴 🔴 🔴 🔴 🔴 

 

 

- Face à la commission d’enquête anti-LFI, leçon d’histoire de la pensée républicaine !

Jean-Luc Mélenchon est intervenu à l’occasion d’une audition devant la commission d'enquête sur les liens existants entre les représentants de mouvements politiques et des organisations et réseaux soutenant l’action terroriste ou propageant l’idéologie islamiste, le 6 décembre 2025.

 

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1 octobre 2025 3 01 /10 /octobre /2025 20:36
Depuis 2023, plus de 100 mobilisations citoyennes dans les rues de La Rochelle en soutien au peuple palestinien

En 2025, dans la continuité de 77 ans d'histoire ponctuée de conflits[0], cette nouvelle guerre génocidaire à Gaza, dont les enjeux sont multiples, dure depuis plus de 24 mois.

Notre responsabilité est importante dans la trajectoire de la résistance internationale et les rochelais assument.

Depuis 2023, plus de 100 mobilisations citoyennes dans les rues de La Rochelle en soutien au peuple palestinien
Depuis 2023, plus de 100 mobilisations citoyennes dans les rues de La Rochelle en soutien au peuple palestinien

77 ans après la Nakba[2] (la grande catastrophe) qui a vu l'expulsion de 800 000 Palestiniens de leur terre ancestrale vers le Liban, la Syrie, l'Egypte, Gaza et la Cisjordanie... Israël plonge dans la dérive totale pour l'accomplissement du projet sioniste, celui du " grand Israël[1] ".
Résultat : après deux ans de guerre 65 000 morts reconnus, mais combien sous les gravats... Dix fois plus selon des experts militaires qui ont répondu à la commission d'enquête mandatée par l'ONU, terrible estimation reprise par Francesca Albanese, la rapporteuse spéciale de l'ONU pour la Palestine... et plus de 167.000 ont été blessés à Gaza (les civils représentent plus de 80 % des victimes).

Affaiblis par la famine, privés d’aide humanitaire, tués par les frappes de l'armée israélienne et harassés par les déplacements forcés successifs, les Gazaouis désespérés n’entrevoient aucun avenir. Seuls un cessez-le-feu immédiat, un accès humanitaire sans entrave, la libération de tous les otages et des personnes détenues de manière arbitraire par Israël, et la reconnaissance d'un état palestiniens pourront mettre fin aux souffrances des civils... et solidairement, toutes les semaines les rochelais sont mobilisés...

 

 

Sources : Eric Durand | mis à jour le 08/02/2026

-  Les rochelais rassemblés autour du collectif pour la paix en Palestine de Charente-Maritime ne se tairont pas !
Nous continuons à dénoncer le génocide en cours du peuple palestinien et nous exigeons le respect du droit international en Palestine et la liberté des Peuples à disposer d'eux-mêmes.

 

🔴 L’enjeu des mobilisations pour nous

  • La première raison est évidente, il s’agit d'enjeux humanitaires et humains, avec les centaines de milliers de morts causées par la guerre, et la menace raciste et fasciste incluse dans ce conflit basé sur un nettoyage ethnique et une idéologie suprémaciste. Nous voulons à tout prix arrêter ce génocide par tous les moyens dont nous disposons. Cela permet de se battre concrètement contre le fascisme et le racisme là-bas, mais aussi ici, car il y a partout des répercussions à cette guerre et l’augmentation du racisme et de l’islamophobie en France explique en partie le changement de paradigme diplomatique de la France par rapport à la situation sur place.
  • La deuxième raison est un enjeu plus global, nous nous inscrivons dans un soutien inconditionnel au peuple palestinien et à la résistance. Ce n’est pas parce que nous soutenons la résistance aux massacres subis par les Palestinien·nes que nous défendons le projet politique du Hamas. Mais nous considérons que c’est aux Palestinien·nes de choisir leur direction, de se donner les moyens d’en changer, et que notre soutien inconditionnel est la meilleure façon de les y aider.

 

👉🇵🇸🚩 Le soutien de #Macron au gouvernement Israélien coupable de crimes de guerre est insupportable.
A La Rochelle le
28 OCTOBRE 2023 comme à Marseille, Paris, Londres, partout en France et dans le monde, des millions de voix s’élèvent pour la paix en #Palestine.

Depuis 2023, plus de 100 mobilisations citoyennes dans les rues de La Rochelle en soutien au peuple palestinien
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👉🇵🇸🚩 « Stop au génocide, levée du blocus »
Plus d'enfants sont morts à Gaza que dans toutes les zones de conflit du monde.

 ❌ Malgré les tornades et la pluie, on est là aujourd'hui 4 novembre 2023 à # La Rochelle pour appeler à un cessez-le-feu immédiat à Gaza.

Depuis 2023, plus de 100 mobilisations citoyennes dans les rues de La Rochelle en soutien au peuple palestinien
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👉🇵🇸🕊️ Aujourd'hui 11 Novembre 2023, à La Rochelle on est plus de 400 dans la rue pour appeler à un #CessezLeFeu immédiat à #Gaza. 

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👉🇵🇸🚩 Aujourd'hui 18 novembre 2023, partout en France (100 000 personnes), et y compris à # La Rochelle 👇, aux côtés de plus d'une centaine d'organisations, les insoumis marchent pour que se taisent les bombes, que soient libérés les otages, contre la guerre, pour la paix au Proche-Orient, pour la fin des massacres à Gaza via un cessez-le-feu immédiat. #CessezLeFeu #PourLaPaix #Palestine #Gaza

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 👉🇵🇸🚩  Aujourd'hui, 24 novembre 2023, à La Rochelle nouvelle marche rochelaise pour la Paix, la Justice en Palestine et un cessez-le-feu permanent.

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 👉🇵🇸🚩 A La Rochelle aujourd'hui, 2 décembre 2023, plus de 150 rochelais, comme partout en France, comme partout dans le monde, les peuples veulent le cessez-le-feu permanent, la paix et la fin de la colonisation en Palestine.

Depuis 2023, plus de 100 mobilisations citoyennes dans les rues de La Rochelle en soutien au peuple palestinien
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👉🇵🇸🚩 A l'appel du #CollectifpourlaPaixenPalestine17 on ne lâche rien !
 Présent•es à la manifestation pour un cessez-le-feu immédiat et permanent en #Palestine de ce samedi 16 décembre 2023, pour continuer d'exprimer notre soutien au peuple palestinien, demander un cessez-le-feu immédiat, la levé du blocus à Gaza et l'arrêt des politiques israéliennes d'apartheid et de colonisation !

Depuis 2023, plus de 100 mobilisations citoyennes dans les rues de La Rochelle en soutien au peuple palestinien
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👉🇵🇸🚩 A l'appel du#CollectifpourlaPaixenPalestine17 on ne lâche rien !
Le samedi
23 décembre 2023 nous sommes présent•es à la manifestation pour un cessez-le-feu immédiat et permanent en #Palestine !

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👉🇵🇸🚩 Cet après-midi du 6 JANVIER 2024, " place des petits bancs ", nouveau rassemblement #rochelais pour la PAIX en Palestine, à l'appel du #CollectifpourlaPaixenPalestine17 : on ne lâche rien !

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👉🇵🇸🚩 Cet après midi, 13 janvier 2024 un nouveau rassemblement a eu lieu " Place de la Motte rouge " à l'appel du #CollectifpourlaPaixenPalestine17 : pour les palestiniens, on ne lâche rien !
👉 Le " die in " (symbolisation des morts et des mortes) s'est tenu sur le port, avec en fond sonore le vacarme des bombardements israéliens, suivi d'une minute de silence.

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👉🇵🇸🚩 Cet après midi, 20 janvier 2024 un nouveau rassemblement a eu lieu " Place de la Motte rouge " à l'appel du #CollectifpourlaPaixenPalestine17 : pour les palestiniens, on ne lâche rien !

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👉🇵🇸🚩 Pour la PAIX en Palestine, le samedi 27 janvier 2024, à La Rochelle on ne lâche rien, répondant à l'appel du #CollectifpourlaPaixenPalestine17 pour la Palestine !

Depuis 2023, plus de 100 mobilisations citoyennes dans les rues de La Rochelle en soutien au peuple palestinien

👉🇵🇸🚩 Pour la PAIX en Palestine, le samedi 3 FÉVRIER 2024, à La Rochelle, on est là à l'appel du #CollectifpourlaPaixenPalestine17 pour la Palestine !

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👉🇵🇸🚩 Le 10 FÉVRIER 2024, toujours présents à la manifestation rochelaise de soutien & solidarité avec le peuple palestinien à l'appel du #CollectifpourlaPaixenPalestine17 pour la Palestine ! 

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👉🇵🇸🚩 “ Il faut que, pas un jour ne passe, qui puisse donner l’impression que vous soyez complices ou silencieux.  A bas le silence ! Ça ne peut être que celui des cimetières, nous sommes les vivants ! ”
Nouvelle mobilisation à La Rochelle place de la motte rouge le 9 mars 2024 pour réclamer un Cessez-le-feu immédiat et permanent à Gaza.

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👉🇵🇸🚩 #PALESTINE #GAZA : poursuivons l'exigence d'un cessez le feu permanent !
📍  Le samedi 16 mars 2024, les rochelais disent haut et fort " STOP GÉNOCIDE GAZA " !
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👉🇵🇸🚩 Cet après midi du 22 MARS 2024 à La Rochelle, nouvelle manifestation pour la #Palestine : le massacre et le génocide doivent s'arrêter. Cessez-le-feu immédiat et durable !

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👉🇵🇸🚩 “ Il faut que, pas un jour se passe, qui puisse donner l’impression que nous soyons complices ou silencieux.  A bas le silence ! Ça ne peut être que celui des cimetières, nous sommes les vivants ! ”
Aujourd'hui 13 avril 2024, nouvelle mobilisation à La Rochelle place de la motte rouge et dans les rues, pour réclamer un Cessez-le-feu immédiat et permanent à Gaza, pour une paix juste et durable entre palestiniens et israéliens.

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👉🇵🇸🚩 Nous n’arrêtons pas la mobilisation populaire, malgré la volonté politique de faire taire les porteurs de la parole de la Paix.
Nous nous sommes retrouvés le samedi
20 avril 2024, au pied de la Grande roue - Place du Commandant de la Motte Rouge pour défiler à La Rochelle malgré l'interdiction préfectorale d'accéder au port.

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👉🇵🇸🚩 Israël lance son offensive dans le sud de #Gaza en bombardant Rafah : STOP !
On s'est retrouvé le samedi 11 MAI 2024 Place de la Motte rouge à LA ROCHELLE... 

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👉🇵🇸🚩 Une centaine d'étudiants et personnes de mouvements associatifs et politiques rassemblés devant la Bibliothèque Universitaire de La Rochelle le 14 MAI 2024, à l'appel du comité jeunes pour le #CessezLeFeu en #Palestine...

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👉🇵🇸🚩 Un minimum de 40 000 civils tués à #Gaza, sous nos yeux !
Les rochelais poursuivent la mobilisation pour exiger le cessez-le-feu, la reconnaissance de l’État de Palestine, des sanctions contre le gouvernement #Netanyahou en se retrouvant le 8 juin 2024 à la Grande roue - Place du Commandant de la Motte Rouge de La Rochelle

Depuis 2023, plus de 100 mobilisations citoyennes dans les rues de La Rochelle en soutien au peuple palestinien
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👉🇵🇸🚩 Pour la Palestine, le Liban... la paix au Moyen-Orient, nouvelle mobilisation le samedi 2 NOVEMBRE 2024 à La Rochelle

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👉🇵🇸🚩 Israël l'agresseur, doit arrêter de bombarder et de massacrer la population libanaise. Pour la Palestine, le Liban... le Moyen-Orient, le samedi 9 NOVEMBRE 2024 à La Rochelle
👉 54 ème fois dans les rues de La Rochelle.  Et aussi longtemps qu'il le faudra !

Depuis 2023, plus de 100 mobilisations citoyennes dans les rues de La Rochelle en soutien au peuple palestinien

👉🇵🇸🚩 Mobilisation rochelaise le 23 NOVEMBRE 2024 pour la Palestine, le Liban... le Moyen-Orient

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👉🇵🇸🚩 Le samedi 21 DÉCEMBRE 2024, de 17H00 à 18H30 à l'appel du #CollectifpourlaPaixenPalestine17, nouvelle mobilisation sur le port et dans les rues de La Rochelle

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👉🇵🇸🚩 Le samedi 4 JANVIER 2025, à l'appel du #CollectifpourlaPaixenPalestine17, nouvelle mobilisation à La Rochelle, pour la paix au Moyen-Orient

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👉🇵🇸🚩 Le samedi 11 JANVIER 2025, à l'appel du #CollectifpourlaPaixenPalestine17, nouvelle mobilisation à La Rochelle, pour la paix au Moyen-Orient avec une partie en marche silencieuse car " se taire c'est dire autrement " !

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👉🇵🇸🚩 Pour la PAIX en Palestine, le samedi 18 JANVIER 2025, à La Rochelle on ne lâche rien, répondant à l'appel du #CollectifpourlaPaixenPalestine17 pour la Palestine !

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👉🇵🇸🚩 Le samedi 1er FÉVRIER 2025, à l'appel du #CollectifpourlaPaixenPalestine17, nouvelle mobilisation à La Rochelle

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👉🇵🇸🚩 Le samedi 15 FÉVRIER 2025, à l'appel du #CollectifpourlaPaixenPalestine17, nouvelle mobilisation à La Rochelle...

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👉🇵🇸🚩 Le samedi 1er MARS 2025, nouvelle mobilisation à La Rochelle, à l'appel du #CollectifpourlaPaixenPalestine17...

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👉🇵🇸🚩 Le samedi 15 MARS 2025, à l'appel du #CollectifpourlaPaixenPalestine17, nouvelle mobilisation à La Rochelle...

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👉🇵🇸🚩 Le samedi 22 MARS 2025, à l'appel du #CollectifpourlaPaixenPalestine17, une centaine de citoyens mobilisés à La Rochelle !

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👉🇵🇸🚩 Le samedi 19 AVRIL 2025, à l'appel du #CollectifpourlaPaixenPalestine17, nouvelle mobilisation à  La Rochelle - Place des petits bancs...

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👉🇵🇸🚩 Le samedi 26 AVRIL 2025, à l'appel du #CollectifpourlaPaixenPalestine17, sous la pluie, nouvelle mobilisation à La Rochelle 

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👉🇵🇸🚩 Nous continuons à dénoncer le génocide en cours du peuple palestinien !
🚩 Le samedi 3 MAI 2025 à l'appel du #CollectifpourlaPaixenPalestine17, 78éme mobilisation à La Rochelle

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👉🇵🇸 🚩 Le #CollectifpourlaPaixenPalestine17 ne se tait pas ! 

Le samedi 10 MAI 2025, nouvelle mobilisation à La Rochelle à l'appel du #CollectifpourlaPaixenPalestine17

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👉🇵🇸🚩 Le samedi 17 MAI 2025, à l'appel du #CollectifpourlaPaixenPalestine17, nouvelle mobilisation à La Rochelle...

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👉 🇵🇸🚩 Le samedi 24 MAI 2025, à l'appel du #CollectifpourlaPaixenPalestine17, nouvelle manifestation à La Rochelle contre l'offensive terrestre massive de l'armée israélienne sur tout le territoire de Gaza. 

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👉 🇵🇸📢 La France doit agir immédiatement pour empêcher la destruction totale du peuple Palestinien. 
📌 Nouvelle mobilisation le samedi 31 MAI 2025 à La Rochelle à l'appel du #CollectifpourlaPaixenPalestine17

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👉 🇵🇸🚩 23 JUILLET 2025, RASSEMBLEMENT CITOYEN SPONTANÉ ET PACIFIQUE à La Rochelle
En plein été, le gouvernement israélien élimine les Palestiniens en les affamant, à #Gaza des enfants meurent de faim chaque jour sous les yeux du monde.En plein été, le gouvernement israélien élimine les Palestiniens en les affamant.

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👉 🇵🇸🚩 Les rochelais à l'appel du #CollectifpourlaPaixenPalestine17 refusent de regarder ailleurs et poursuivent la mobilisation le samedi 2 AOÛT 2025 à La Rochelle.

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👉 🇵🇸🚩 Les rochelais à l'appel du #CollectifpourlaPaixenPalestine17 refusent de regarder ailleurs et poursuivent la mobilisation le samedi 30 AOÛT 2025 à La Rochelle.

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 👉 🇵🇸🚩 Le samedi 6 SEPTEMBRE 2025 à place des Petits Bancs à La Rochelle une centaine de citoyens mobilisés pour exprimer notre solidarité

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👉 🇵🇸🚩 Le samedi 20 SEPTEMBRE 2025 après midi à La Rochelle manifestation de soutien au peuple palestinien

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👉🇵🇸🚩 Pour la 100ème fois " Gaza ! Gaza ! La Rochelle est avec toi ! ". Le samedi 27 SEPTEMBRE 2025 après midi à  La Rochelle nouvelle manifestation de soutien au peuple palestinien 

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👉🇵🇸🚩 URGENT - Flottilles arrêtées : rassemblements dans tout le pays pour la protection de la flottille de la liberté !
Les équipages de la Global Sumud Flotilla ont été arrêtés par l'armée de Netanyahu dans les eaux internationales ce soir.
📍 Mobilisation le 2 octobre 2025, Statue Duperré sur le port de La Rochelle, pour demander la libération immédiate des équipes et la fin du génocide à Gaza.

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👉🇵🇸🚩 Le samedi 4 OCTOBRE 2025 sur le port et dans les rues de La Rochelle, nous manifestons notre soutien au peuple palestinien !
📍  Pour la fin du génocide à Gaza ;
📍  Pour des sanctions immédiates contre Israël ;
📍  Pour la libération immédiate de la #GlobalSumudFlotilla ;
📍  Pour ouvrir Gaza !

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👉🇵🇸🚩 Le lundi 6 OCTOBRE 2025 les parlementaires insoumis et les autres français détenus illégalement par Israël sont enfin libres ! 

⚡ Gloire à elles et eux. Et honte à la France qui les laisse sans aucune solution pour les rapatrier.

📍  Stop au génocide à Gaza, les rochelais vont poursuivre la mobilisation !

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👉🇵🇸🚩 Le samedi 11 OCTOBRE 2025 dans les rues de La Rochelle, nous restons mobilisés et manifestons notre soutien au peuple palestinien !
📍  Après la reconnaissance de l’État de Palestine, l’urgence demeure :
▪️ Retrait des troupes israéliennes de la bande de Gaza, libération de toutes les personnes détenues, dans le cadre d’un cessez-le-feu immédiat et durable.
▪️ Réouverture immédiate de tous les points de passage, et la reprise massive de l’aide humanitaire à Gaza sous le contrôle de l’ONU et des ONG internationales, et l’accès de Gaza aux soignants et journalistes internationaux.
▪️ Arrêt par la France de toute coopération militaire : livraison d’armes, munitions, équipements militaires à Israël, et interdiction de leur transit sur son territoire.
▪️ Reprise immédiate des opérations pour faire sortir des Palestinien-nes de Gaza, notamment des étudiants, des universitaires, des artistes, et leur accueil en France.
▪️ L'engagement par la France de sanctions diplomatiques contre Israël, la remise en cause des accords commerciaux, universitaires et de recherche avec Israël.
▪️ La mise en œuvre par la France des mandats de la CPI et l’ouverture d’enquêtes sur les Franco-israéliens susceptibles d’avoir commis des crimes de guerre.
▪️ La suspension de l’Accord d’Association entre l’Union européenne et Israël.

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👉🇵🇸🚩 Le samedi 18 OCTOBRE 2025 nous restons mobilisés  dans les rues de La Rochelle à l'appel du #CollectifpourlaPaixenPalestine17 , et manifestons notre soutien au peuple palestinien !

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👉🇵🇸🚩 Une nouvelle fois " Gaza ! Gaza ! La Rochelle est avec toi ! ". Le samedi 25 OCTOBRE 2025 après midi à La Rochelle nouvelle manifestation de soutien au peuple palestinien  : La Rochelle ne se taira pas !

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👉🇵🇸🚩 Une nouvelle fois " Gaza ! Gaza ! La Rochelle est avec toi ! ". Le samedi 1er NOVEMBRE 2025 après midi à  La Rochelle nouvelle manifestation de soutien au peuple palestinien  : La Rochelle ne se taira pas !

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👉🇵🇸🚩 Une nouvelle fois " Gaza ! Gaza ! La Rochelle est avec toi ! ". Le samedi 8 NOVEMBRE 2025 après midi à  La Rochelle nouvelle manifestation pour soutenir les droits du peuple palestinien :
 
         ▪️ L'auto-détermination du peuple palestinien qui doit être l’acteur de son propre destin et le              droit au retour des réfugiés palestiniens
         ▪️ La fin de l’occupation, de la colonisation, de l’apartheid
         ▪️ Des sanctions contre Israël
         ▪️ Un cessez-le-feu définitif et la fin du génocide

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👉🇵🇸📢🚩 Ce samedi 15 NOVEMBRE 2025 à #LaRochelle nouvelle manifestation de soutien au peuple palestinien  : #CessezLeFeu #PourLaPaix #Palestine #goodvibesazaGenocide

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👉🇵🇸🚩 Ce samedi 22 NOVEMBRE 2025 à #LaRochelle nouvelle manifestation de soutien au peuple palestinien  : #CessezLeFeu #PourLaPaix #Palestine #goodvibesazaGenocide

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👉🇵🇸📢🚩 Ce samedi 29 NOVEMBRE 2025 à #LaRochelle, sous une pluie battante et drue, nouvelle manifestation de soutien au peuple palestinien  : contre le génocide, contre le plan colonial de Trump, pour la libération de la Palestine #CessezLeFeu #PourLaPaix #Palestine #goodvibesazaGenocide

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👉🇵🇸🚩 Ce samedi 13 DÉCEMBRE 2025 à #LaRochelle, nouvelle manifestation de soutien au peuple palestinien  : contre le génocide, contre la colonisation de la Cisjordanie, pour la libération de la Palestine #CessezLeFeu #PourLaPaix #Palestine #goodvibesazaGenocide

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👉🇵🇸🚩 Ce samedi  27 Décembre 2025  marche des lumières pour le peuple Palestinien : Stop au génocide toujours en cours et à la colonisation de la Cisjordanie, tous ensemble pour la PAIX !

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👉🇵🇸🚩 Ce samedi 03 Janvier 2026 à #LaRochelle, nous poursuivons notre soutien au peuple palestinien et dénonçons l'agression du Vénézuela par Trump !

⚡ Le Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens (CNPJDPI) dénonce l'impunité d’Israël, impunité des colons : il faut que cela cesse !
👉 Pour les droits du peuple palestinien, nous exigeons :

▪️ un cessez-le-feu pérenne, le retrait de l’armée israélienne et l’ouverture de tous les points de passage à l’aide humanitaire
▪️ La fin de l’occupation, de la colonisation et de la politique d’apartheid
▪️ Le droit au retour des réfugiés palestiniens
▪️ Le retrait immédiat de l’armée israélienne du Liban, et la pérennisation du cessez-le-feu
▪️ La libération des plus de 9.000 prisonniers politiques palestiniens/otages détenus au mépris du droit international, depuis des dizaines d’années pour beaucoup d’entre eux, et des milliers de Palestiniens de Gaza enlevés, disparus, ou transférés dans des centres de détention et de torture
▪️ Un soutien matériel et politique à l'UNRWA, l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens, honteusement attaquée par Israël
▪️ Un soutien sans ambiguïté à la Cour Pénale Internationale, et l’engagement d’appliquer ses décisions sans restriction ni réserve
▪️ La protection des journalistes palestiniens et l’ouverture de Gaza à la presse internationale
▪️ La fin de l’impunité de l’État d’Israël, et des sanctions tant qu’il ne respecte pas le droit international :
o la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël,
o Un embargo sur toutes les livraisons d’armes, de munitions et de composants militaires àdestination d’Israël,
o des sanctions diplomatiques,
▪️ L’engagement de poursuites contre les franco-israéliens, notamment les soldats et les colons, impliqués dans des crimes de guerre
▪️ La construction d’un avenir de paix entre les peuples palestinien et israélien fondé sur l’égalité des droits
▪️ Le respect de la liberté d’expression, de manifestation, de réunion., en particulier en France, où la solidarité avec le peuple palestinien est constamment attaquée
▪️ La lutte contre le racisme sous toutes ses formes dont l’antisémitisme, le refus de toute instrumentalisation de cette lutte et de tout amalgame.
#CessezLeFeu #PourLaPaix #Palestine #goodvibesazaGenocide

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👉🇵🇸🚩 Ce samedi 10 Janvier 2026 à #LaRochelle, nous poursuivons notre soutien au peuple palestinien !

⚡ Le Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens (CNPJDPI) dénonce l'impunité d’Israël, impunité des colons : il faut que cela cesse !

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👉🇵🇸🚩 À #LaRochelle on ne lâche rien comme en témoigne notre mobilisation en soutien au peuple palestinien ce samedi 17 Janvier 2026.

 

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👉🇵🇸🚩 On est là, on est la... ce samedi 31 Janvier 2026 à #LaRochelle, nous poursuivons notre soutien au peuple palestinien !

 

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👉🇵🇸🚩 On est là, même sous la pluie on est la, ce samedi 07 février 2026 à #LaRochelle, nous poursuivons notre soutien au peuple palestinien !

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🔴 🔴 🔴 🔴 🔴 🔴 🔴 🔴 🔴 

 

 

🇵🇸  Nous, à La Rochelle, on ne lâchera pas ! Alors que Netanyahu affirme que l’armée israélienne " restera dans la majeure partie de Gaza " et que le plan de paix de Trump ne prévoit pas la création d’un État palestinien[3], rejoignez nous, ensemble on peut imposer à Macron de faire respecter le droit international. 

 

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26 août 2025 2 26 /08 /août /2025 10:56
Il est temps de faire le bilan Macron.... et, vu le résultat, il doit partir ! #BloquonsTout

Le pouvoir ne tiendra sa politique d'austérité à l'encontre des plus pauvres et au service des plus riches que tant que nous serons " à genoux ", résignés..., le #10septembre levons nous !

 

 

Y a-t-il encore quelqu’un pour défendre le bilan d’Emmanuel Macron dont le RN[0] et le PS[1], qui nont pas voté les censures déposées contre le gouvernement Bayrou, portent la responsabilité.
En huit ans d’exercice du pouvoir, Emmanuel Macron aura fait vivre à la France une période de libéralisme inégalitaire et antisocial.
STOP ! Il faut une élection présidentielle anticipée comme le demande LFI
[2].

 

 

Sources : Eric Durand |
🔴 Alors le bilan..... 👇

 

- Comment a évolué la pauvreté en France ?

La France compte 5,4 millions de pauvres si l’on fixe le seuil de pauvreté à 50 % du niveau de vie médian[3] et 9,8 millions si l’on utilise le seuil de 60 %, selon les données 2023 (dernière année disponible) de l’Insee. Dans le premier cas, le taux de pauvreté est de 8,4 % et, dans le second, de 15,4 %. Quel que soit le seuil utilisé, la pauvreté augmente en France depuis le milieu des années 2000.... depuis l’arrivée de Macron !

 

Pour en savoir plus cliquez sur l'image ! 👇

 

Comment évolue la pauvreté en France ?  La France compte 5,4 ou 9,8 millions de pauvres, selon la mesure adoptée. La part de la population pauvre a augmenté depuis le milieu des années 2000.

 

 

- Comment a évolué le nombre de riches et la répartition des richesses en France ?

Près de 3 millions de millionnaires en France : les ultra-riches toujours plus nombreux[6]. Les 10 % les plus riches captent un quart de l’ensemble des revenus. Les 10 % les plus pauvres captent quant à eux 3 % de l’ensemble des revenus, un chiffre qui stagne depuis plus de 20 ans.

Depuis 2019, la fortune des milliardaires français a augmenté de plus de 24 milliards d’euros au total, soit 13 millions d’euros par jour.

  • Une personne parmi les 1% les plus riches gagne en 6 jours ce qu’une personne parmi les 50% les plus pauvres gagne en 1 an.
  • Les 1 % des Français⸱es les plus riches ont ponctionné près de 20 milliards d’euros au pays du Sud en 2023 – soit près de 2,3 millions d’euros par heure – par l’intermédiaire d’un système financier largement plus favorable aux pays riches du Nord.

Sous Macron, les 500 personnes les plus riches de France ont doublé leurs fortunes[7] !

 

Pour en savoir plus cliquez sur l'image ! 👇

 

Comment évolue la répartition de la richesse en France ?  Les 10 % les plus riches captent un quart de l’ensemble des revenus. Les 10 % les plus pauvres captent quant à eux 3 % de l’ensemble des revenus, un chiffre qui stagne depuis plus de 20 ans.

 

 

- Plus personne dans la rue avant la fin de l'année : la promesse d'Emmanuel Macron

Macron à dit, Macron a dit ! 👇

 

 

Macron à fait ! 👇

Le nombre de personnes sans-domicile fixe (SDF) en France est passé du simple au double en l'espace de dix ans (donc essentiellement Sous Macron),), selon les plus récentes estimations publiées cette année par la Fondation Abbé Pierre[8] :

  • Entre 2012 et 2023, le nombre de SDF en France a ainsi augmenté d'environ 130 %. La dernière enquête « sans-domicile » de l'Insee en 2012 estimait à 143 000 le nombre de personnes privées de domicile. Aujourd'hui, on peut estimer que ce chiffre s'élève au moins à 330 000[8].

 

L’année 2024 a été « presque blanche » en matière de politique du logement, malgré des signaux « au rouge », dont le nombre record de 735 morts de la rue, alerte lundi 3 février la Fondation pour le logement des défavorisés, qui dénonce « l’attentisme » du gouvernement de Macron[9].

 

Pour en savoir plus cliquez sur l'image ! 👇

 

Les SDF, une population qui a plus que doublé en dix

 

2159 enfants, dont 503 de moins de trois ans, ont dormi dehors dans la nuit du 18 au 19 août en France. Ce chiffre, révélé par l’UNICEF et la Fédération des acteurs de la solidarité, illustre une réalité insoutenable : jamais depuis l’après-guerre notre pays n’avait connu une telle explosion du sans-abrisme . Depuis 2022, le nombre d’enfants contraints de dormir à la rue a bondi de 30 %[17].

 

 

- Macron a mené une politique économique qui a insécurisé notre pays

La politique économique réactionnaire et dangereuse d'Emmanuel Macron · Une dangereuse politique de classe. Le retour de l'obsession de la dette qui a-t-il détruit l'économie française[9bis].

 

Pour en savoir plus cliquez sur l'image ! 👇

 

Les ménages les plus aisés se sont donc constitué une épargne supplémentaire ce qui permet de financer sans pro- blème le surcroît de la dette publique

 

 

- Macron : 8 ans de réformes destructrices pour l’éducation

Depuis son élection en 2017, Emmanuel Macron a enchaîné les déclarations sur l’Éducation nationale. Au fil du temps et de ses Ministres, de nombreuses réformes ont vu le jour, bouleversant – négativement – le système éducatif de notre pays et mettant de côté nombre de jeunes

  • Sélection, renforcement des inégalités sociales, attaque du cadre national des épreuves, tant de conséquences qui se regroupent autour d’un seul et même projet de société[10].

 

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Macron : 8 ans de réformes destructrices pour l’éducation

 

 

- Macron a gavé les entreprises et fait exploser la dette

En dix ans, la politique de l’offre et les baisses de prélèvements ont plombé les finances publiques de 454 milliards d’euros. Sans cela, la dette pèserait 93,8 % du PIB, et non 109 % comme aujourd’hui, a calculé Vincent Drezet, porte-parole d’Attac[11].

 

Quoi qu’en dise le premier ministre, François Bayrou, le niveau de dépense publique est resté, depuis 2008, globalement stable, pandémie exceptée. La hausse de la dette s’explique donc pour beaucoup par la baisse des recettes.... et la hausse des cadeaux aux entreprises qui ont explosé à +1470% d’augmentation en 40 ans[12] sans contrepartie.

 

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+1470% d’augmentation des aides publiques consacrées à nos (grandes) entreprises en 40 ans

 

 

- Comment Macron a sacrifié la santé des Français

Force est de constater que les deux premières années du dernier quinquennat ont contribué à affaiblir notre système de santé publique. Ce bilan repose sur trois principales défaillances :

  • la poursuite du démantèlement de l’hôpital public (La suppression de 5 700 lits d’hospitalisation en pleine épidémie du covid invite à relativiser « l’effort de guerre » et le « quoiqu’il en coûte ») ;
  • la détérioration des conditions de travail des soignants ;
  • ainsi que les difficultés accrues d’accès aux soins pour les citoyens.

 

Une telle période a permis de percer à jour le logiciel de gouvernance d’Emmanuel Macron, pour qui les limites de la démocratie sanitaire commencent là où la prétendue rationalité du chiffre s’impose.... résultat la santé n’aura plus rien de « public », puisque seules les personnes suffisamment aisées, ou ne souffrant pas de pathologies impliquant une prise en charge trop onéreuse, pourront y avoir accès[13].

 

Pour en savoir plus cliquez sur l'image ! 👇

 

Comment Macron a sacrifié la santé des Français. À l’heure du bilan du quinquennat, il est difficile de ne pas évoquer la question de la santé publique.

 

 

- Écologie et climat : le bilan catastrophe d'Emmanuel Macron

Emmanuel Macron accumule les décisions anti-climat au gré de son mandat. L’ONU l’avait consacré “ champion de la terre ” en 2018 pour ses discours vibrants. Champion des promesses, c’est sûr, mais pas des actes. Le mépris du président pour l’écologie transparaît dans un bilan catastrophique. Comment s’y prend-il pour toujours faire le contraire de ce qu’il dit[14] ?

Traduisons-le : 

  • Le monde après-Covid : E. Macron arrive à faire pire qu’avant ;
  • Glyphosate : la grande trahison d’Emmanuel Macron ;
  • Réchauffement climatique : Emmanuel Macron aggrave le retard français ;
  • CETA : quand E. Macron juge “bon” un accord climaticide ;
  • Charbon, hydrocarbures… quand E. Macron travestit la réalité ;
  • Mercosur : Emmanuel Macron prêt à signer un accord d’ici la fin de l’année, mais sous conditions[15] ;
  • Loi Duplomb : Emmanuel Macron promulgue le texte après la censure partielle du Conseil constitutionnel[16]...

 

Pour en savoir plus cliquez sur l'image ! 👇

 

Ecologie et climat : le bilan catastrophe d'Emmanuel Macron

 

 

🔴 Face à ce bilan deux solutions complémentaires.....

 

👉 la mobilisation du peuple #BloquonsTout #10septembre2025... 

" Bloquons tout " et le gouvernement sera obligé d'écouter les gens : retraites, Gaza, salaires, éducation nationale, hôpitaux, Ukraine, santé, chômage, et surtout, 6e Réublique, ISF... !

 

Pour en savoir plus cliquez sur l'image ! 👇

 

NOUS APPELONS CHAQUE DÉPUTÉ À FAIRE SON DEVOIR : VOTER LA MOTION DE CENSURE CONTRE CE PLAN INJUSTE ET DANGEREUX.

 

 

👉 et la mobilisation politique pour le faire partir ! 👇

 

Il est temps de faire le bilan Macron.... et, vu le résultat, il doit partir ! #BloquonsTout

 

🔴 Pour signer la pétition cliquez sur l'image 👇

 

Macron destitution

 

Notes :
[0] Le RN a perdu les législatives 2024... l'arnaque continue (suite) !
[1] Voilà pourquoi je déteste le Parti Socialiste !

[2La France insoumise lancera une procédure de destitution d'Emmanuel Macron le 23 septembre, annonce Jean-Luc Mélenchon

[3] Le niveau de vie médian partage la population en deux groupes de même taille : une moitié a un niveau de vie supérieur, l’autre inférieur.

[4Comment évolue la pauvreté en France ?

[5] Comment évolue le nombre de riches en France ?

[6Près de 3 millions de millionnaires en France : les ultra-riches toujours plus nombreux

[7] Sous Macron, les 500 personnes les plus riches de France ont doublé leurs fortunes

[8Les SDF, une population qui a plus que doublé en dix

[9] Crise du logement : une année « blanche » et des chiffres alarmants

[9bisMacron a mené une politique économique qui a insécurisé notre pays

[10Macron : 8 ans de réformes destructrices pour l’éducation

[11] Les cadeaux de Macron ont creusé la dette

[12+1470% d’augmentation des aides publiques consacrées à nos (grandes) entreprises en 40 ans

[13Comment Macron a sacrifié la santé des Français

[14Ecologie et climat : le bilan catastrophe d'Emmanuel Macron

[15] Mercosur : Emmanuel Macron prêt à signer un accord d’ici la fin de l’année, mais sous conditions

[16] Loi Duplomb : Emmanuel Macron promulgue le texte après la censure partielle du Conseil constitutionnel...

[17Enfants à la rue : le bilan accablant du macronisme

 

Pour en savoir plus :
L’injustice de la pauvreté face aux richesses imméritées issues du colonialisme

- Elles sont ou les oppositions à Macron ? Seul le groupe LFI a accepté d’examiner la proposition de destitution du Président Macron en Commission des Lois de l’Assemblée nationale le 11/10/2023

 

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14 juin 2025 6 14 /06 /juin /2025 17:45
Face à l'extrême droite, la gauche de rupture se fédère en Europe...
Face à l'extrême droite, la gauche de rupture se fédère en Europe...
Face à l'extrême droite, la gauche de rupture se fédère en Europe...

Ce Congrès a marqué une étape essentielle dans la construction d’une gauche de rupture féministe, écologiste, ancrée dans les luttes sociales aux côtés des syndicats et de la société civile, déterminée à faire face à l’extrême droite et à ses discours de haine

 

 

L'Alliance de la gauche européenne a été fondée le 29 août 2024[1] pour fédérer les forces écologistes et féministes de gauche afin d'agir concrètement contre le capitalisme, de résister à l'extrême droite sur le terrain et de se mobiliser pour remporter de nouvelles victoires et former des gouvernements à travers l'Europe.
L'Alliance a tenu son premier congrès au Palais des congrès d'Alfandega à Porto (Portugal) les 13 et 14 juin
[0]. Les dirigeants et délégués de tous les partis membres se sont réunis pour adopter des décisions et des orientations pour le travail de l'Alliance de la gauche européenne et partager leur vision commune pour renforcer la gauche en Europe. Les alliés politiques d'Europe et d'ailleurs, ainsi que les syndicats, la société civile et les militants, sont invités à rencontrer l'Alliance de la gauche européenne et à rejoindre nos idées et nos forces pour un avenir meilleur.

 

 

Sources : Eric Durand | mis à jour le 11/12/2025

- Histoire de cette force politique
L'Alliance de la gauche européenne pour les peuples et la planète a été fondée par 7 partis européens : L'Alliance rouge-verte du Danemark, le Bloc de gauche du Portugal, La France Insoumise (LFI) de France, le Parti de gauche de Suède, l'Alliance de gauche de Finlande, La Gauche ensemble de Pologne et Podemos d'Espagne. 

 

🔴 Origines
Mis à part La Gauche ensemble, ces partis fondateurs sont tous membre du mouvement Maintenant le peuple (MLP) lancé en 2018[2]. L'Alliance rouge-verte, LFI, le Bloc de gauche et l'Alliance de gauche étaient d'autre part membres du Parti de la gauche européenne (PGE[3]) jusqu'à la fondation de l'Alliance[4].
 

Les raisons de sa création se trouvent derrière les divergences au sein du PGE sur la question de la guerre en Ukraine et les tensions issues de la surreprésentation des partis communistes dans les organes décisionnaire du parti.

 

En amont des élections européennes de juin 2024, ces tensions se sont exacerbées. Le 16 février 2024, en marge de la conférence de MLP à Copenhague, la majorité des membres du mouvement se sont accordé pour quitter le PGE et créer un nouveau parti européen après les élections " Maintenant le peuple "[2].

 

🔴 Fondation
Le 29 aout 2024, l'Alliance de la gauche européenne pour les peuples et la planète demande son admission en tant que parti politique européen auprès de l’Autorité pour les partis politiques européens et les fondations politiques européennes. Le 27 septembre 2024, l'Alliance est officiellement admise en tant que parti politique européen.

 

Forte de 18 députés européens à la suite des élections européennes, l'Alliance de la gauche européenne est le principal parti politique du Groupe de la gauche au parlement européen (GUE/NGL[4]), devant le Parti de la gauche européenne et ses 16 députés. Malgré ses divergences avec le PGE[5], l'Alliance n'a pas l'intention de quitter leur groupe parlementaire commun. 

 

 

- Le Congrès fondateur de la " european left alliance " s'est tenu à Porto les 13 et 14 juin 2025[0].
Des partis politiques de gauche, écologistes et féministes de toute l’Europe unissent leurs forces, pour les peuples et la planète !

  • Lors du congrès, les 7 membres fondateurs sont rejoint par deux nouveaux membres associés, le parti basque " Euskal Herria Bildu[6] " et le " Parti socialiste de gauche[7] " norvégien.
  • Sont également présent d'autres partis de gauche européens, comme " Die Linke[8], " Sinistra Italiana[9] ", " Dei Lenk[10] ", " Mozemo[11] ", " Budoucnost[12] " et " Demos[13] ", qui auraient été approchés pour rejoindre l'Alliance. Celle-ci nourrit en effet l'ambition de s'élargir, notamment en accueillant de nouveaux partis d'Europe centrale et de l'est.
  • Le 11 décembre 2025 " Sinistra Italiana[14] " rejoint l’European Left Alliance ! En moins d’un an, l’ELA rassemble déjà les forces de gauche de toute l’Europe pour construire une gauche de rupture et déterminée à faire reculer l’extrême droite et le néolibéralisme.

 

🔴 L'Alliance de la gauche européenne annonce aussi lors du congrès :

  • la création d'une fondation européenne tournée vers la réflexion intellectuelle et programmatique ;
  • le lancement d’une grande initiative citoyenne collective européenne contre le génocide à Gaza, visant à suspendre l'accord d'association entre l'UE et Israël,  qui marquera la première action d’une stratégie globale d’ELA : être résolument tourné vers l’action.

 

🔴 Ces partis politiques de gauche se rassemblent pour :

  • Agir pour stopper le génocide du peuple palestinien à Gaza ;
  • Taxer les riches et financer l’avenir ;
  • Combattre les autocrates et les impérialistes ;
  • Construire un front féministe et antiraciste européen contre l’extrême droite ;
  • Mettre en œuvre une transition écologique fondée sur la justice sociale ;
  • Unifier la gauche européenne, de l’Est à l’Ouest et du Nord au Sud

European left alliance ', est un outil politique pour changer les sociétés, résister aux fascistes et aux capitalistes, construire la révolution citoyenne et raviver l’espoir d’un avenir meilleur !

 

 

- Discours d’ouverture de Manon Aubry le 13 juin 2025
Très fière d’ouvrir le 1er congrès fondateur de l’Alliance de Gauche Européenne !
Depuis notre coalition " Maintenant le Peuple ", nous avons maintenant construit notre parti européen.
Avec un objectif : battre l’extrême-droite et les libéraux qui détruisent nos vies !

 

 

 

Notes :

[0Premier congrès de l'Alliance de la gauche européenne : Pour une gauche plus forte face à l'extrême droite

[1L'Alliance de la gauche européenne pour les peuples et la planète a été fondée par 7 partis européens le 29 août 2024 

[2Maintenant le peuple ! Alliance européenne de partis rouges verts au sein du PGE

[3] Parti de la gauche européenne

[4Groupe de la gauche au parlement européen (GUE/NGL)

[5] Parti de la gauche européenne

[6] Euskal Herria Bildu, en français : « Réunir le Pays basque »

[7Parti socialiste de gauche norvégien

[8] Die Linke, en français « La Gauche », est un parti politique allemand

[9] Sinistra Italiana - Sinistra Ecologia Libertà, abrégé en (SI-SEL) est un parti politique fondé le 19 février 2017 à Rimini

[10La Gauche (en luxembourgeois : Déi Lénk) est un mouvement politique luxembourgeois de gauche à gauche radicale fondé en 1999 par des dissidents du Parti communiste luxembourgeois (KPL) et d'autres personnes des courants politiques, syndicaux et associatifs de gauche

[11Nous pouvons! (croate : Možemo!) est un parti politique croate de gauche et écologiste. Il a été formé le 10 février 2019[1] par des mouvements locaux afin de se présenter aux élections législatives nationales et aux élections européennes

[12Budoucnost (lit. « Futur ») est un mouvement politique de gauche fondé en République tchèque en mai 2020

[13Le Parti Démocratie et Solidarité (roumain : Partidul Democrației și Solidarității), également connu sous son abréviation et son nom court Demos

[14La Gauche italienne est un parti politique fondé le 19 février 2017 à Rimini.

 

Pour en savoir plus :

Manon Aubry : « La mobilisation en Europe continuera jusqu’à ce que cesse le martyre des Palestiniens »

- Organiser la gauche de rupture : La France Insoumise et le cycle des luttes en France

 

Face à l'extrême droite, la gauche de rupture se fédère en Europe...
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13 février 2025 4 13 /02 /février /2025 09:13
Communiqué de LFI tirant les enseignements du non-vote des censures par le PS

« Nous constatons avec regret que le PS a confirmé son changement d’alliance[2»

Nous aspirons au rassemblement avec toutes celles et ceux qui se retrouvent autour du contenu du programme du NFP, dans une exigence de clarté, de respect mutuel et de fidélité à la parole donnée.

 

 

Le refus du PS, se déclarant pourtant inscrit dans l’opposition, de voter la censure (main dans la main avec le RN)[0], a permis le passage en force des budget de la Sécurité sociale venant après le budget de l’État avec leurs conséquences dramatiques.

En refusant de censurer pour la 5e fois en un mois, le PS a confirmé une nouvelle orientation politique, renouant avec le hollandisme et rompant avec celle du Nouveau Front Populaire[0(seul Euskal Herria Bai député du parti basque " Euskal Herria Bai " mais apparenté socialiste la voté une nouvelle fois).

 

 

Sources : Eric Durand | mis à jour le 16/02/2025

-  Déclaration de la coordination nationale et de l’intergroupe parlementaire de la France insoumise 👇 

 

 

Notes :

[0Aujourd’hui, une nouvelle fois, le PS main dans la main avec le RN n’ont pas censuré le gouvernement Bayrou.

[1Déclaration de la coordination nationale et de l’intergroupe parlementaire de la France insoumise

[2« Nous constatons avec regret que le PS a confirmé son changement d’alliance »

 

Pour en savoir plus :

Quelle est la durée de vie d’un engagement du Parti socialiste ? Les dernières déclarations d’Olivier Faure reçu à l’Elysée par Emmanuel Macron le 6 décembre 2024, donnent la réponse sans détours : pas plus de quelques mois au gré des opportunités.

- Jean-Luc Mélenchon : regrette également la « relation toxique » avec le PS dans le cadre du NFP

- Jean-Luc Mélenchon : « Nous devons tourner la page d'une alliance toxique avec les socialistes » 👇

 

https://www.20minutes.fr/politique/4138389-20250212-identite-nationale-gouvernement-cherche-alliance-extreme-droite-assure-jean-luc-melenchon

https://www.20minutes.fr/politique/4138389-20250212-identite-nationale-gouvernement-cherche-alliance-extreme-droite-assure-jean-luc-melenchon

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30 janvier 2025 4 30 /01 /janvier /2025 21:25
2025 : L’Avenir en commun réactualisé... nous sommes prêt·es à gouverner !

« L’Avenir en commun » est « le programme d’une nouvelle France : celle du peuple éliminé de tout pouvoir aujourd’hui, et celle qui peut naître à partir de ses exigences », écrivent Jean-Luc Mélenchon, Clémence Guetté et Hadrien Clouet[1

C’est une étape qui marque le début de la campagne présidentielle pour nous […] nous voulons montrer que nous sommes prêts », déclare Jean-Luc Mélenchon devant la presse[0        

 

 

Dans une ambiance studieuse, le mardi 28 janvier 2025, les insoumis ont franchi une étape centrale dans la vie de leur mouvement et leur préparation des futures échéances électorales. Le programme actualisé « L’Avenir en commun », édition 2025, a été présenté publiquement en conférence de presse au siège de LFI. « L’affirmation d’un sérieux » a introduit Jean-Luc Mélenchon, rappelant le caractère unique du programme insoumis « sans équivalent » dans le pays et validé par plus de 7 millions d’électeurs aux élections présidentielles. Un socle et une matrice puissants, capables d’unir des personnes de toutes convictions anticapitalistes.   

 

 

Sources : La France insoumise | mis à jour le 18/02/2025

- « L’Avenir en commun », le programme de LFI, présente 831 mesures pour une « nouvelle France »
« L’Avenir en commun » prend sa source dans le programme de Jean-Luc Mélenchon lors de l’élection présidentielle de 2012, « L’ère du peuple ».

  • En 2017, complété et solidifié, il devient « L’Avenir en commun », qui sera également le programme de LFI pour la présidentielle de 2022.
  • Sur sa base, furent rédigés les programmes de la NUPES et du Nouveau Front Populaire pour les élections législatives de 2022 et 2024.

 

🔴 La source de ce programme ? La société elle-même. Associations, syndicats, collectifs, scientifiques… Ils sont nombreux à avoir contribué à la rédaction de « L’Avenir en commun ». 

 

Le travail sur la version actualisée du programme a commencé il y a tout juste un an : 143 mesures ont été ajoutées et 120 précisées.

 

 

- Présentation du programme L'Avenir en commun - édition 2025
Revivez la présentation du programme actualisé " L'Avenir en commun ", le 28 janvier 2025, avec Jean-Luc Mélenchon, Clémence Guetté, Manuel Bompard, Mathilde Panot, Eric Coquerel, Aurélie Trouvé et Hadrien Clouet          

     

- Table des matières de « L’Avenir en commun » :  CLIQUEZ sur chaque image pour en savoir plus !  👇

 

Introduction programme la France insoumise 2025

 

programme la France insoumise 2025 Faire la révolution citoyenne

 

programme la France insoumise 2025 L’harmonie des êtres humains entre eux

 

programme la France insoumise 2025 L’harmonie des êtres humains avec la nature

 

programme la France insoumise 2025 Ordonner le monde

 

🔴  Pour en savoir plus autour du programme

 

▶️ Cliquez pour savoir " Comment a été conçu le programme "

 

▶️ Cliquez pour accéder aux Réponses aux associations et collectifs "

 

▶️ Cliquez pour accéder au Simulateur d’impôt "

 

▶️ Cliquez pour accéder au " Simulateur d’héritage "

 

▶️ Cliquez pour accéder aux " Adaptations "

 

▶️ Cliquez pour accéder au " Chiffrage du programme "

 

 

🔴  CLIQUEZ sur l'image pour  👇 accéder à l'intégralité du dossier programme

 

Programme La France insoumise 2025
Programme La France insoumise 2025

 

🔴  CLIQUEZ ICI pour télécharger le programme

 

 

- Clémence Guetté face aux streameur·ses ! - Émission Spéciale Programme

Nous sommes prêts ! Clémence Guetté Vice-présidente de l'Assemblée nationale et députée LFI-NFP face aux streameur·ses. Échange autour du projet politique insoumis avec Wissam, Cassandre, Mouffette, Travata et Jonathan Ruff-Zahn Cofondateur de Tsedek.

 

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20 janvier 2025 1 20 /01 /janvier /2025 20:30
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La question des retraites figurait sans aucun doute parmi les sujets les plus attendus du discours de politique générale de François Bayrou. Dès les premières minutes, le 14 janvier, le Premier ministre a donc abordé ce chapitre. Il a promis de le « remettre en chantier », mais a surtout insisté sur les déficits qu’entraînerait notre système. « Sur les plus de 1 000 milliards de dette supplémentaires accumulés par notre pays ces dix dernières années, les retraites représentent 50 % de ce total », s’est insurgé le chef du gouvernement.

Ses propos posent plusieurs problèmes : d’abord, la méthode de chiffrage choisie par François Bayrou est discutable. Ensuite, ce discours alarmiste participe à alimenter la « politique des caisses vides ». C’est ce qu’explique l’économiste Michaël Zemmour (Michael Zemmour, né en 1983, est un économiste, enseignant-chercheur à l’université Lyon 2 et chercheur associé à Sciences Po. Il travaille sur les systèmes et les financements de protection sociale et des services publics, et sur les politiques de redistribution, notamment des retraites).

 

 

Sources : Alternatives Economiques Propos recueillis par Audrey Fisné-Koch | mis à jour le 24/01/2025

- AT : Chaque année, le Conseil d’orientation des retraites (COR) évalue la situation économique du système des retraites. Or, ses dernières estimations sont loin des chiffres évoqués par François Bayrou[1]. Pourquoi ?

Michaël Zemmour : Les partenaires sociaux, les présidents successifs de ce conseil – même s’ils n’ont pas la même sensibilité –, les économistes ou encore les journalistes ont tous une grille de lecture commune sur les retraites qui est fournie par le COR.


Mais le raisonnement de François Bayrou ne correspond pas du tout au cadre comptable de ce conseil. Ce dernier montre qu’il y a effectivement un déficit modéré du système de retraite [Un solde de - 0,2 % du PIB en 2024 et - 0,8 % du PIB en 2070, d’après le rapport annuel 2024, NDLR.]. Mais la convention retenue n’équivaut pas aux chiffres avancés par le 1er ministre. Toute comptabilité est conventionnelle, mais celle employée par François Bayrou est particulièrement fantaisiste. Le financement de notre système de retraite est mixte, c’est-à-dire qu’il est très majoritairement financé par les cotisations mais aussi par l’Etat.

 

Les cotisations employeur de l’Etat sont particulièrement élevées (beaucoup plus que dans le privé). Pas parce que les retraites du public sont très élevées  –  elles sont comparables à celles du privé en moyenne –, mais parce que l’Etat doit compenser deux phénomènes :

  • la baisse (relative) du nombre de fonctionnaires ;
  • et le gel du point d’indice.

C’est donc parce qu’il a fait de sévères économies budgétaires sur la masse salariale du public (et non parce qu’il dépense sans compter !) que l’Etat doit cotiser (par fonctionnaire) un montant très élevé pour les retraites.
 

 

Par ailleurs, l’Etat concourt par différents mécanismes de solidarité aux financements de l’ensemble des retraites. Le raisonnement utilisé par François Bayrou, qui avait circulé il y a quelque temps déjà sans être reconnu par les économistes spécialistes de la retraite, consiste à dire que tout ce qui n’est pas financé par des cotisations, c’est de la dette. C’est absurde.

 

 

- AT : Pourquoi choisit-il de présenter le déficit du système de cette façon ?
Michaël Zemmour : Cela correspond à une dramatisation du déficit, dont l’objectif est de forcer à faire des économies, ce qu’on appelle « la politique des caisses vides ».

 

Objectivement, les retraites ne sont pas à l’origine du creusement de la dette ces dernières années, sauf à considérer que c’est une dépense particulièrement illégitime, mais elle ne l’est pas plus que les dépenses d’éducation ou les dépenses militaires. Ce discours sur la « dette cachée » des retraites vient complètement brouiller cette légitimité. C’est un élément qui n’est pas très favorable à ce que des solutions émergent.

 

 

- AT : Justement, pour aboutir à des solutions, François Bayrou a, dans un premier temps, demandé une mission flash à la Cour des comptes pour dresser un état des lieux du système des retraites. Que peut-on dire cette méthode ?

Michaël Zemmour : Rappelons qu’il y a deux instances dont le suivi du financement et des paramètres des retraites est le métier :

  • le Conseil d’orientation des retraites, que j’ai déjà évoqué, qui a une vraie expertise dans le domaine, qui rend un rapport annuel et qui est un lieu de dialogue social[2].
  • Et le comité de suivi des retraites (CSR), qui faisait des recommandations au gouvernement sur la base du rapport du COR, mais qui n’a pas été renouvelé depuis le mois de juin.

 

La Cour des comptes écrit aussi sur les retraites – elle peut le faire sur tous les sujets –, mais en l’occurrence c’est un peu étonnant de la mettre en avant comme base de discussion, surtout si l’on veut encourager la discussion sociale. La Cour des comptes n’est pas un haut lieu du diagnostic social partagé. On peut voir ce choix comme une forme de contournement et peut-être de défiance vis-à-vis des instances qui existent. Ça laisse perplexe.

 

 

- AT : Dans un deuxième temps, le Premier ministre propose que les partenaires sociaux négocient pendant trois mois pour trouver un « accord d’équilibre et de meilleure justice » au sujet des retraites. Est-ce une avancée ?
Michaël Zemmour : Depuis l’élection d’Emmanuel Macron, les partenaires sociaux ont été particulièrement maltraités et ignorés. De leur point de vue, être remis au centre du jeu est un point positif. Néanmoins, cette discussion ressemble très fortement au cadre de négociation qui était posé pour l’assurance chômage : il laissait préjuger à l’avance qu’il n’y aurait pas d’accord parce que le patronat avait tout intérêt à ne pas en trouver, sachant que le gouvernement trancherait derrière.

 

🔴 Pour les retraites, c’est pareil : on ne voit pas très bien pourquoi le patronat, favorable à la réforme[3], changerait de position. Il s’est toujours opposé à l’augmentation des ressources du financement, les cotisations par exemple.

 

Le choix de ne pas arrêter la réforme de 2023 pendant les débats est un grand changement par rapport à ce que l’on a connu avec les négociations pour l’assurance chômage. Les conditions ne sont pas très propices à une évolution possible de la réforme car le temps joue en sa faveur, elle continue de s’appliquer. L’âge légal et la durée de cotisation progressent rapidement[4].

 

🔴 Au fond, si un accord devait s’appliquer dans les prochains mois sans mise en pause, le changement ne porterait plus que sur un tiers de la réforme : savoir si on s’arrête à 63 ans ou si on va jusqu’à 64 ans (et sans plus discuter de la durée de cotisation portée à 43 ans de manière accélérée)

 

 

- AT : « Pas de totem, pas de tabou, pas même celui de l’âge », a dit le chef du gouvernement. Mais il a tout de même fixé une règle d’or : « ne pas dégrader l’équilibre financier ». Peut-on aboutir à une réforme plus juste, sans augmenter les recettes ?

Michaël Zemmour : La raison pour laquelle les gouvernements précédents n’ont trouvé aucun accord, c’est parce qu’ils refusaient d’affecter le moindre centime supplémentaire au système des retraites. Ils imposaient même l’idée que baisser les ressources était nécessaire. Si la proposition des partenaires sociaux doit réellement être à budget constant, ils ne vont pas pouvoir discuter de grand-chose.

 

D’autant que, face à un risque social qui augmente – plus de chômage, plus de maladies, plus de retraités –, cela paraît assez naturel de mettre des recettes supplémentaires. C’est le cas pour n’importe quelle assurance. Si l’assurance contre les intempéries fait face à davantage d’intempéries, on ne trouve pas absurde de se poser la question d’augmenter les cotisations.

 

Ne pas augmenter les recettes pour les retraites est une position relativement extrême. L’espace de négociation qui est, par ailleurs, réclamé par l’ensemble des organisations syndicales consiste justement à dire qu’il ne faut pas exclure des recettes supplémentaires du pilotage du système de retraites dans le futur.

 

Si François Bayrou les exclut une par une – ou dit que les recettes qui existent déjà ne sont pas des vraies recettes –, cela ferme une porte qui n’a même pas été tout à fait ouverte.

 

 

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *

 

 

- Manuel Bompard, député La France insoumise des Bouches-du-Rhône, était l'invité de BFMTV ce mardi 14 janvier 2025.

Réforme des retraites: " François Bayrou a donné un droit de veto au Medef ", affirme Manuel Bompard[5]

 

Réforme des retraites: "François Bayrou a donné un droit de veto au Medef", affirme Manuel Bompard (LFI)

 

- Retraites : quelle voie de réforme est possible ? - Le débat économique

Le débat éco entre Thomas Porcher, membre des Economistes Atterrés et professeur à la Paris School of Business et Dominique Seux, éditorialiste à France Inter et aux Echos porte sur l’avenir de la réforme des retraites.

 

Notes :

[1].Notre système de retraite verse chaque année quelque 380 milliards d’euros de pensions. [...] Les employeurs et les salariés privés et publics versent à peu près 325 milliards par an. Restent 55 milliards, versés par le budget des collectivités publiques, au premier chef de l’Etat, à hauteur de quelque 40 ou 45 milliards.

[2] Les organisations professionnelles et syndicales en sont membres.

[3Pour le MEDEF les 64 ans, est un « socle »

[4] Avec la réforme Touraine adoptée sous le mandat de Hollande l’âge légal de départ augmente progressivement de 3 mois par année de naissance jusqu’à atteindre 64 ans pour les générations nées à partir de 1968. Quant à la durée de cotisation, elle continue elle aussi de progresser jusqu’à 43 annuités requises. 

[5Réforme des retraites: "François Bayrou a donné un droit de veto au Medef", affirme Manuel Bompard (LFI)

 

Pour en savoir plus :

- Retraités : le Gouvernement sauvé par le RN et le PS veut les taxer

La mystification de la retraite par points défendue par le Parti Socialiste

- « Les concessions budgétaires au groupe PS sont un écran de fumée » – L’analyse d’Eric Coquerel après le vote du budget au Sénat

 

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10 janvier 2025 5 10 /01 /janvier /2025 20:42
Municipales 2026 : quelle stratégie, programme et arguments de La France Insoumise ?
Municipales 2026 : quelle stratégie, programme et arguments de La France Insoumise ?
Municipales 2026 : quelle stratégie, programme et arguments de La France Insoumise ?

En 2026, aux municipales, nous souhaitions des listes d’union.

Mais elles sont empêchées par ceux qui ne veulent pas du NFP.

Il y aura partout des listes insoumises : prêtes aux municipales, pour l’union ou pour être proposées au vote[1], pour un communalisme insoumis !

 

 

Dix ans après la fondation de la France insoumise, ces municipales seront la nouvelle étape de la construction de notre mouvement politique, cela fera dix ans que nous existons !
Si le Nouveau Front Populaire a pu remporter les élections législatives, c’est d’abord parce que nous avons su mettre en mouvement une partie du peuple qui avait renoncé à venir aux urnes. Nous l’avons enclenché lors des élections européennes où nos progrès ont été impressionnants dans la jeunesse et dans les quartiers populaires. Cette dynamique s’est confirmée lors des élections législatives : ce sont dans les bureaux de vote où la progression insoumise a été la plus forte aux élections européennes qu’ont été observés les progrès les plus importants du Nouveau Front Populaire aux élections législatives.
Des marges de progression existent encore et les élections municipales en sont un nouvel " outil " servant à accélérer notre implantation locale et des cadres d’auto-organisation populaires à tous les niveaux de représentations politiques.

Retrouvez ci-dessous la stratégie adoptée par l'Assemblée représentative de la France insoumise du 14 décembre 2024[2] pour les élections municipales et validée par 93.9 % des insoumis par vote[3]

Pour accéder à l'intégrale du texte texte d’orientation stratégique cliquez ici 👉 [4]

 

 

Sources : La France Insoumise | mis à jour le 10/07/2025

- Préparer les élections municipales pour présenter des listes dans le plus grand nombre de communes

Nos groupes d’action ont consolidé leur ancrage ces dernières années et encore plus ces derniers mois.

  • Nous avons constitué un réseau d’élu·es militant·es dans le cadre de l’Association nationale du réseau des élu·es insoumis·es et citoyen·nes.
  • Nous avons été en tête dans un grand nombre de communes lors des dernières élections européennes : notre liste a, par exemple, dépassé les 20 % à Audincourt, Avignon, Marseille, Montpellier, Strasbourg, Lille, Saint-Étienne, Grenoble, Audincourt ; les 30 % à Choisy-le-Roi, Givors, Grande-Synthe, Vitry-sur-Seine, Vernouillet, Montreuil, Cergy, Saint-Ouen, Bagnolet, Montataire, Nanterre, Dreux, Sarcelles, Bethoncourt ; les 40 % à Argenteuil, Bondy, Villiers-le-Bel, Sevran, Creil, Vaulx-en-Velin, Aubervilliers ; les 50 % à Saint-Denis, Bobigny, Trappes, La Courneuve…

 

Sur ces bases, nous nous donnons l’objectif :

  • de conquérir des mairies et des présidences d’exécutifs locaux et de constituer des groupes d’élu·es insoumis·es et citoyen·nes dans les conseils municipaux et dans les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) ;
  • d’investir un maximum de conseils municipaux, jusqu’aux plus petits villages.
  • Notre objectif est aussi de faire élire un maximum de conseillers consulaires.

C’est aussi de cette façon que nous permettrons l’entrée de la France insoumise au Sénat, après en avoir été empêchée par les directions nationales du Parti socialiste et du Parti communiste en 2023. Nous appelons largement les insoumis·es à se porter candidat·es aux élections municipales afin de permettre une présence dans un maximum de communes, y compris les plus petites, en déposant ou en participant à des listes complètes ou partielles dans les communes de moins de 1 000 habitant·es où le mode de scrutin autorise le panachage.

 

Pour atteindre ces objectifs, nous invitons les insoumis·es à réunir les conditions permettant de constituer des listes insoumises dans le plus grand nombre possible de communes (et de pays en vue des élections consulaires), en s’appuyant sur une démarche d’union populaire et en encourageant des collectifs et luttes locales dans les quartiers populaires, la jeunesse, comme partout où les secteurs populaires se mobilisent pour défendre leurs revendications sociales, écologistes, démocratiques. Notre objectif est de rendre la commune à ses habitant·es et de porter un programme de rupture à l’échelle municipale.

 


- Nous proposerons un accord national à nos partenaires du Nouveau Front Populaire

Dans tous les cas, nous travaillerons là où c’est possible à des accords locaux ou départementaux avec une ou plusieurs composantes du NFP. Dans certaines communes, cela pourra conduire à la constitution de listes communes dès le premier tour avec une ou plusieurs composantes du Nouveau Front Populaire. Cela nécessitera des garanties programmatiques claires et publiques (voir Annexe 1 👇) et que la représentativité de la France insoumise soit assurée. Pour les élections consulaires, un travail sera mené avec les groupes d’action des Français·es de l’étranger pour établir la liste des garanties programmatiques ainsi que le calendrier.

 

Fort·es de nos expériences précédentes, nous abordons cette possibilité sans naïveté. Ces dix dernières années, aux côtés des habitant·es, nous avons fait l’expérience des conséquences des politiques conduites par les notables de la droite, et, parfois, de la gauche d’avant, dont certain·es ont ouvert leurs majorités à des composantes du macronisme.
D’autres s’inscrivent dans la lignée de la démarche de rupture avec le NFP exprimée par François Hollande ou Raphaël Glucksmann, qui s’efforcent déjà au quotidien de marginaliser la France insoumise pour mieux s’opposer à nos idées. D’autres encore soutiennent le projet de grande coalition avec les macronistes.
Il est évident qu’une alliance sera impossible dans ces cas de figure.

 

La « droite républicaine » et le Rassemblement National conduisent, au plan local, des politiques violentes, racistes, discriminatoires et anti-écologiques. C’est pourquoi, en tout état de cause, au second tour, nous chercherons à rassembler les listes issues du Nouveau Front Populaire pour battre la droite et l’extrême droite, hormis si l’hégémonisme ou les renoncements programmatiques nous obligent à garantir seul·es notre représentation au sein des conseils municipaux et consulaires.

 

Nous proposerons par ailleurs aux forces du Nouveau Front Populaire une coordination nationale particulière dans les communes dirigées par le RN et le parti d’Éric Ciotti afin de réunir les meilleures conditions possibles pour y défendre notre programme dès le premier tour. Face au danger de l’extrême droite, nous pourrons envisager des fusions ou des désistements au second tour.

 

 

- Définir les marqueurs programmatiques pour un mouvement communaliste

La France insoumise est un mouvement communaliste, c’est-à-dire qui réaffirme la commune comme premier échelon de la démocratie pour un pouvoir démocratique s’exerçant au plus près des besoins des habitant·es. Nous voulons restaurer la démocratie communale et tourner le dos à la dépolitisation de la fonction d’élu·e local·e, transformé·e en gestionnaire de l’austérité. Mouvement de la Révolution citoyenne, nous voulons oeuvrer à l’implication du peuple à chaque étape de nos campagnes et dans l’exercice des responsabilités. Six ans après l’abstention de masse des dernières élections municipales, nous savons que la participation populaire est la condition pour nous ouvrir les chemins de la victoire. Afin qu’elles puissent reprendre leur destin en main, nous souhaitons favoriser la participation dans les conseils municipaux des classes populaires et de tou·tes celles et ceux qui sont engagé·es et portent des luttes syndicales, citoyennes ou associatives.

 

Témoins du clientélisme et partageant le dégoût qu’il engendre chez les habitant·es, nos candidat·es s’engageront à lutter contre le népotisme et la corruption locale et à garder, dans leur mandat, un lien constant et transparent avec le peuple, à l’image de nos parlementaires. Partisan·es de la rupture, nous nous adresserons dans la clarté aux électeur·rices en définissant des garanties programmatiques ambitieuses et non-négociables qui devront être intégrées à l’ensemble des programmes défendus par les listes municipales soutenues par la France insoumise (voir Annexe 1 👇). Pour les élections consulaires, un travail sera mené avec les groupes d’action des Français·es de l’étranger pour établir la liste des garanties programmatiques ainsi que le calendrier.

 

Pour nous donner les moyens de nos ambitions, la Coordination de la France insoumise, en lien avec les boucles départementales, conduira un travail de ciblage visant à identifier nos possibilités de conquête, d’implantation et de consolidation. C’est là que nous concentrerons nos forces. En parallèle, en lien avec l’Association nationale du réseau des élu·es insoumis·es et citoyen·nes, tenant compte du travail des Rencontres Nationales des Quartiers Populaires et des militant·es et élu·es dans les territoires ruraux :

  • elle travaillera à la mise à disposition dès le premier trimestre 2025 d’une boîte à outils afin d’inspirer et d’enrichir les programmes de nos listes élaborées localement ;
  • elle proposera des outils, tutoriels et fiches pratiques d’organisation d’une campagne municipale ouverts à tou·tes les insoumis·es (législation, financement, constitution de listes, démarches administratives déclaratives, points de vigilance, astuces, méthodes d’implication citoyenne, charte éthique des candidat·es insoumis·es…) afin de faciliter l’engagement de primo-candidat·es et d’assurer notre présence dans un maximum de petites et moyennes communes ;
  • enfin, elle proposera aux chef·fes de file insoumis·es des communes prioritairement ciblées par notre mouvement un cycle de formation au cours de l’année 2025. Les boucles départementales sont invitées à contribuer à ce travail de formation à destination de tou·tes les insoumis·es.

 

 

🔴 ANNEXE 1 - GARANTIES PROGRAMMATIQUES MUNICIPALES SUR LA BASE DUN PROGRAMME DE RUPTURE
1 - Commencer la révolution citoyenne dans les communes

  • Instaurer un référendum d’initiative citoyenne municipal et s’engager à convoquer des référendums locaux pour les grands projets structurants pour la commune.
  • Faciliter l’exercice du droit de propositions des élu·es de l’opposition comme de la majorité (ordre du jour du conseil municipal, droit d’amendement, motions…).


2 - Gérer les communes par des régies publiques

  • Lancer dès l’accession aux responsabilités municipales une revue générale de toutes les délégations de services publics au secteur privé (DSP) et de tous les partenariats publics privés (PPP) afin de déterminer un plan de retour en régie publique, en commençant par les communs essentiels comme l’eau, la production d’énergies renouvelables, les transports en commun, la restauration scolaire ou la gestion des déchets. Les régies publiques devront permettre aux usager·es et aux agent·es de siéger dans les conseils d’exploitation ou d’administration.
  • Garantir de cette façon des services publics communaux pour couvrir les besoins essentiels de l’existence : se loger, se nourrir, boire, se déplacer, se cultiver, se soigner…


3 - Installer la règle verte communale

  • Refuser d’accorder des permis et des autorisations pour des activités polluantes et écocides.
  • Réduire la tarification des transports en commun pour faire la gratuité en commençant par les moins de 25 ans, les privé·es d’emploi et les usager·es disposant de faibles revenus.
  • Faire un moratoire sur les zones à faibles émissions (ZFE) en attendant de déployer des mobilités alternatives.
  • Développer des « mines urbaines » municipales : déchetteries, recycleries, ateliers de réparations...


4 - Instaurer es communes zéro chômeur pour le droit à l'emploi

  • Développer une politique locale de garantie d’emploi notamment en faisant entrer les communes ou intercommunalités dans le dispositif « territoires zéro chômeur de longue durée », en tenant compte des bilans tirés, notamment par les syndicats et actionner tous les leviers pour favoriser l’emploi local de qualité : commande publique, fonction publique…


5 - Tuer la spéculation immobilière

  • Mettre sous contrôle le marché du logement en augmentant la part de logement public, en appliquant partout où c’est possible l’encadrement des loyers et en développant l’accession à la propriété non spéculative (via les offices fonciers solidaires, l’habitat coopératif, etc.), notamment par l’exercice du droit de préemption.
  • Mettre fin au clientélisme dans l’attribution des logements sociaux en transformant le « quota du maire » en quota du conseil municipal, soumis à discussion après élaboration d’une grille claire de critères.
  • Fixer l’objectif de communes zéro sans abri, zéro passoire thermique, zéro habitat insalubre.


6 - Passer à une alimentation 100 % bio et locale dans les cantines et les rendre gratuites

  • Organiser la conversion de tous les repas des cantines scolaires en bio et produits locaux, avec introduction d’options végétariennes quotidiennes. Instaurer progressivement la gratuité en commençant par renforcer la progressivité des tarifs pour les petits revenus et la gratuité immédiate pour les familles en dessous du seuil de pauvreté.
  • Participer parallèlement à la conversion de l’offre agricole locale en bio, par exemple par la mise en place de zones agricoles protégées.


7 - Favoriser l'école publique et laïque

  • Réaffirmer le rôle central de l’École de la République dans la construction de la citoyenneté.
  • Appliquer strictement la loi pour les subventions de fonctionnement aux établissements scolaires privés et refuser tout financement public pour la construction d’établissements scolaires privés ou leur rénovation ainsi que pour les associations confessionnelles.


8 - Faire des communes activement antiracistes, féministes et inclusives

  • Créer des observatoires communaux ou intercommunaux des discriminations, en collaboration avec les associations et les habitant·es, capables de mener des actions de testing et former l’ensemble des agent·es de la collectivité sur ces enjeux.
  • Constituer la municipalité partie civile des plaintes des victimes de racisme, sexisme et LGBTIphobie, soutenir le présence de centres de planification familiale.
  • Combattre le validisme. Renforcer les moyens en faveur d’un accueil digne des exilé·es.


9 - Des communes engagées pour la paix

  • Défendre la paix dans le monde et la justice pour les peuples. Par exemple, faire voter par le conseil municipal une motion pour soutenir le cessez-le-feu immédiat et permanent à Gaza et au Liban, la reconnaissance de l’État de Palestine, et demander un embargo sur les exportations d’armes au gouvernement de Netanyahou.

 

 

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- Retrouvez la boîte à outils programmatique insoumise pour les municipales !

Objectif : porter la révolution citoyenne en commençant la planification écologique, en fortifiant l’entraide et en construisant la nouvelle France.

 

 ⁇ ️ La boîte à outils programmatique insoumise pour les municipales n’a pas vocation à remplacer le programme de chaque liste soutenue par la France insoumise dans les communes.
 ⁇ ️ Les insoumis·es ont adopté à l’occasion de leur Assemblée représentative de décembre 2024[3], 9 garanties programmatiques (voir Annexe 1 ☝️ ci-dessus) qui constituent les points de programme qui doivent absolument être présents dans un programme municipal pour qu’il soit soutenu par la France insoumise.
 ⁇ ️ La présente boîte à outils a vocation à lister, thème par thème, les mesures qui peuvent constituer un programme de rupture complet et couvrant tous les domaines de l’action publique municipale. Elle est à la disposition des insoumis·es pour les aider et les guider dans le travail programmatique local, qu’elle ne remplace pas.

 

Pour accéder à la boîte à outils programmatique insoumise cliquez sur l'image ci-dessous 👇👇

 

Boîte à outils programmatique municipales 2026

 

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- Retrouvez le kit argumentaires programmatiques pour un communalisme insoumis !

Objectif : Ce document, à destination des insoumis·es engagé·es dans les municipales, est complémentaire de la boîte à outils programmatique ci-dessus, publiée fin mars 2025.

 

Ce kit argumentaires choisit une vingtaine de mesures parmi les 407 de la boîte à outils programmatique. Elles sont parmi les plus structurantes, les plus emblématiques de ce que serait une politique municipale insoumise et donne quelques arguments pour les comprendre, les défendre et se préparer à les déployer.

 

Les 18 fiches proposées sont :

 

 ⁇ ️ Une commune qui met en place le RIC ;

 ⁇ ️ Une commune de l’intervention populaire permanente ;
 ⁇ ️ Une commune où le peuple décide du budget ;
 ⁇ ️ Une commune contre la corruption ;
 ⁇ ️ Une commune qui prépare la bifurcation écologique ;
 ⁇ ️ Une commune du chauffage écologique et abordable ;
 ⁇ ️ Une commune qui s’adapte au changement climatique ;
 ⁇ ️ Une commune qui fait la cantine bio, locale et gratuite ;
 ⁇ ️ Une commune qui rend accessible les transports en commun ;
 ⁇ ️ Une commune qui lutte contre la précarité ;
 ⁇ ️ Une commune qui lutte contre la spéculation immobilière ;
 ⁇ ️ Une commune contre les déserts médicaux ;
 ⁇ ️ Une commune contre la pauvreté ;
 ⁇ ️ Une commune qui refuse le racisme, le sexisme et les LGBTIphobies

 ⁇ ️ Une commune pour la culture populaire ;
 ⁇ ️ Une commune pour la paix ;
 ⁇ ️ Une commune refuge ;
 ⁇ ️ Une commune pour la vie associative ;

 

Pour accéder au kit arguments programmatiques insoumis cliquez sur l'image ci-dessous 👇👇

 

KIT ARGUMENTAIRES MUNICIPALES Retrouvez les arguments programmatiques pour un communalisme insoumis.

 

 

- Pour un communalisme municipal, pour un programme de rupture, nous serons présents dans 500 villes pour changer la vie des gens.

Revivez la Convention Municipales du 23 novembre 2025 qui lance notre campagne pour les élections municipales prévues du 15 au 22 mars 2026.

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7 janvier 2025 2 07 /01 /janvier /2025 17:36
Le 11 juillet 2024

Le 11 juillet 2024

« Nous voulons négocier » – Le PS tue le NFP en négociant avec Bayrou, Valls, Retailleau et Darmanin[a]

 

 

La tentative de discussion avec l’Élysée a galvanisé le PS, réunifié autour de la rupture stratégique avec Jean-Luc Mélenchon. Chez les Écologistes, en revanche, les zigzags de la direction ont brouillé les lignes. Et au PCF, la crise est ouverte avec Fabien Roussel.

 

 

Sources : Mathieu Dejean et Pauline Graulle le 10 décembre 2024 | mis à jour le 15/01/2025

- Emmanuel Macron aura au moins réussi une chose : semer la zizanie à gauche.
En invitant toutes les forces politiques ayant « indiqué se placer dans une logique de compromis » à une réunion à l’Élysée mardi 10 décembre – à l’exception de La France insoumise (LFI) et du Rassemblement national (RN) –, le président de la République a mis un nouveau coup de boutoir dans la fragile alliance du Nouveau Front populaire (NFP).

 

En fin d’après-midi, les dirigeants des trois partis de gauche – Parti socialiste (PS), Parti communiste français (PCF) et Les Écologistes – sont sortis bredouilles de leur rendez-vous avec le chef de l’État. « Il faut… arrêter les réunions à l’Élysée », a même conclu la présidente du groupe écologiste à l’Assemblée nationale[0], Cyrielle Chatelain, estimant que deux options s’offraient désormais à Emmanuel Macron : nommer un premier ministre issu de la force arrivée en tête aux législatives de juin ou s’exposer à une nouvelle motion de censure.

 

Un épilogue aux airs de retour à la case départ, après une semaine de tensions à gauche sur la meilleure manière d’aborder l’après-censure, laissant les partis jusqu’ici coalisés dans le NFP éparpillés façon puzzle. Au lendemain de la chute de Michel Barnier, les socialistes ont été les premiers à accepter de se rendre à une réunion à l’Élysée pour discuter d’un accord de non-censure d’un gouvernement de gauche, entraînant derrière eux Les Écologistes et le PCF. De quoi ouvrir un gouffre au sein du NFP, LFI excluant toute logique de compromis avec le pouvoir.

 

Ces derniers jours, les passes d’armes entre les différents responsables de gauche se sont multipliées.

  • « Qu’allez-vous faire dans cette galère ? Vous êtes sur le point de vous asseoir à la table des négociations avec Gabriel Attal et Laurent Wauquiez ! », exhortait mardi le député LFI Paul Vannier[1],
  • tandis que Jean-Luc Mélenchon regrettait que le PS, le PCF et les Écologistes fassent une « coalition pour négocier avec les droites[2] ».
  • Un peu plus tôt, le communiste André Chassaigne, président du groupe de la gauche démocrate et républicaine (GDR) à l’Assemblée, et l’Insoumis Éric Coquerel s’invectivaient sur BFM, le premier accusant le second d’être « favorable au chaos »[3].

 

 

- Crise ouverte au PCF…
L’annonce de la réunion élyséenne de mardi, en présence du parti Les Républicains (LR), a également fracturé l’intérieur des mouvements de gauche. Le matin même, le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, a provoqué un tollé en semblant faire de l’abrogation de la réforme des retraites une monnaie d’échange avec le pouvoir. « Si, nous, on reste bloqués sur l’abrogation […], on n’avancera pas[4] », a déclaré l’ancien député, qui fait l’objet d’une enquête[5] du Parquet national financier (PNF).

 

« On dirait le clergé décadent négociant les évangiles », a réagi le député communiste Nicolas Sansu[6], qui s’était déjà ému la veille d’une première salve de déclarations de Fabien Roussel s’éloignant de l’abrogation[7]. En catastrophe, le groupe GDR a annulé sa conférence de presse hebdomadaire à la suite des remous provoqués par cette déclaration – et ce n’est pas la seule[8] qui pose problème en interne.

Huit député·es du groupe GDR et une douzaine de sénateurs et sénatrices communistes se sont retrouvé·es dans la foulée au Sénat et en visioconférence avec le secrétaire national du PCF pour faire le point dans une ambiance tendue. Ni le député Stéphane Peu ni le sénateur Pascal Savoldelli n’ont défendu Fabien Roussel. « Unanimement, nous avons dit qu’il fallait arrêter de remettre en cause l’idée de l’abrogation de la réforme des retraites. On veut préserver l’unité du NFP quoi qu’il arrive », rapporte Nicolas Sansu. « Fabien s’est fait recadrer mais évidemment, il en fera bien ce qu’il veut », raconte un autre participant lassé de la godille politique de son chef de file.

 

De quoi creuser encore le fossé entre le secrétaire national et le groupe à l’Assemblée, composé quasiment pour moitié d’ultramarins rétifs à toute concession aux macronistes. Dans l’autre moitié, communiste « pur jus », là aussi, ça grince : « Fabien Roussel a parlé d’un accord de non-censure d’un gouvernement qui va jusqu’à LR, mais on n’en a jamais parlé dans le groupe », rapporte la députée PCF Elsa Faucillon, qui ne « voi[t] pas comment le groupe communiste à l’Assemblée survivrait » si la Place du Colonel-Fabien actait un accord dans le dos des parlementaires.

 

En dehors des député·es communistes, des cadres du PCF rapportent aussi, à la veille d’une « conférence nationale » (un mini-congrès) qui aura lieu samedi, une ambiance interne explosive. « Quand on dit qu’il y a une ligne rouge, il ne faut pas la dépasser. Quelque part, Fabien la dépasse, et je ne suis pas d’accord avec ça », déplore Raphaëlle Primet, coprésidente du groupe communiste au conseil de Paris. Le courant unitaire du PCF, Alternative communiste, a quant à lui publié une lettre ouverte au secrétaire national l’appelant à « passer le relais » : « Fabien, permets-nous de te le dire avec gravité : cette voie [celle du “terrain d’entente avec Emmanuel Macron” – ndlr] est une trahison.[9] »

 

 

- … et remous chez les Écologistes
Chez Les Écologistes, c’est aussi avec des yeux ronds que bien des militant·es ont observé les variations stratégiques de Marine Tondelier. Le 1 décembre, elle publiait un appel à une candidature commune de la gauche en 2027 avec Lucie Castets[10]. Mais quelques heures avant la motion de censure, la voilà qui appelait unilatéralement à des discussions avec l’ensemble des partis ayant participé au front républicain aux législatives, provoquant la perplexité de responsables du NFP.

 

L’aile gauche du parti, en particulier, n’est pas convaincue. L’appel de l’ancienne ministre de l’écologie Cécile Duflot, directrice de l’ONG Oxfam, à une « coalition climat et sociale qui doit aller des Écologistes au bloc central », sans le RN ni LFI[11], a remis de l’huile sur le feu, certains écologistes craignant que les négociations avec Emmanuel Macron ne débouchent sur une séparation avec LFI. « Ce n’est pas à une ONG de se positionner pour souhaiter une coalition allant de LR au PCF, en excluant le RN et LFI qui, par ce fait, sont assimilés, quoi que vous en disiez. Le périmètre partidaire ne vous regarde pas », a répliqué la sénatrice écologiste Raymonde Poncet[12].
 

La liste de onze propositions prioritaires faisant office de base de discussion n’a également pas fait l’unanimité chez les Écologistes. De même que les réactions, plutôt optimistes, de Marine Tondelier et Cyrielle Chatelain à leur première rencontre avec Emmanuel Macron le 9 décembre. Marine Tondelier s’était dite « satisfaite de plusieurs choses[13] » et Cyrielle Chatelain avait répondu positivement à la proposition de « nouvelle méthode » faite par Emmanuel Macron.

 

« C’est une chose de dire à Macron qu’en cas de premier ministre NFP, on s’engage à ne pas utiliser le 49-3, et qu’on ne peut pas appliquer tout le programme ; ç’en est une autre de discuter d’une plateforme programmatique. Il y a eu un recadrage après leur première réunion », rapporte le député Hendrik Davi, qui siège dans le groupe écologiste à l’Assemblée.

 

Membre du bureau exécutif des Écologistes, Alain Coulombel se dit toutefois convaincu de la solidité des dirigeantes du parti : « On ne va pas renouveler l’expérience Emma Cosse, qui disait qu’elle n’entrerait jamais au gouvernement, pour finalement le faire. » Les tensions internes au NFP ont cependant été jugées suffisamment préoccupantes pour que deux petits partis proches des Écologistes, L’Après de Clémentine Autain et Alexis Corbière, et Génération·s publient, ce 10 décembre, des communiqués appelant à ne pas « tomber dans le piège d’Emmanuel Macron[14] ».

 


- Au PS, démelenchonisation express et unité retrouvée
Il n’y a guère que le PS que la période semble galvaniser. « Parfait accord autour de la délégation qui rencontrera le président de la République ! », triomphait le député Pierre Pribetich, proche de François Hollande, au sortir de la réunion hebdomadaire du groupe à l’Assemblée, mardi matin. À l’autre bout du spectre socialiste, le « fauriste » Laurent Baumel se félicitait lui aussi de l’unité retrouvée à la faveur de l’échappée en solitaire du PS au lendemain de la motion de censure : « On est dans une phase de désinféodation de Jean-Luc Mélenchon, et là-dessus, comme sur le fait que personne ne participera à une coalition avec la droite, tout le monde est d’accord », soulignait l’ancien frondeur.

 

Au point que, fait inédit au moins depuis le calamiteux congrès de Marseille[15] (Bouches-du-Rhône), un communiqué signé par tous les représentants des courants socialistes, y compris par les ennemis jurés du premier secrétaire, a été publié lundi pour fixer dans le marbre les « exigences [des socialistes] pour construire un nouveau chemin [...] permettant de trouver une issue à cette situation de blocage préjudiciable aux Françaises et aux Français ».

 

La semaine dernière n’a pourtant pas été un fleuve tout à fait tranquille pour le PS. Les hésitations d’Olivier Faure, sur France Info[16], où il a semblé évoquer des « concessions réciproques », dans un accord comprenant la droite de Laurent Wauquiez, ont fait tordre le nez à certains de ses proches. Il a clarifié le lendemain.
 

Quelques jours plus tard, la formule absconse de Boris Vallaud à la question d’un journaliste de LCP lui demandant si la présence de Bruno Retailleau au gouvernement pouvait constituer une ligne rouge a aussi pu laisser songeur : « Bruno Retailleau qui mène la politique de Bruno Retailleau, ce n’est pas possible pour nous[17] », a ainsi éludé le président du groupe socialiste, dans une vidéo abondamment relayée - et moquée - par certains Insoumis. « Il ne voulait surtout pas avoir l’air d’entrer dans la discussion en demandant la tête d’untel ou d’untel », déminait, mardi, son entourage, glissant que dans le fond, « bien sûr, Retailleau, c’est no way ».

 

Autrement troublantes, les nuances sémantiques entre les député·es du même groupe. Jérôme Guedj, revendiquant une « suspension » de la réforme des retraites, son collègue Arthur Delaporte revendiquant, lui, « l’abrogation » de la loi Dussopt... De là à voir se dessiner en creux les fissures qui pourraient vite réapparaître dans le parti ? « La stratégie du PS est bonne, mais mal exécutée : les gens parlent trop, ils se font les porte-parole de Macron », commente un écologiste.

 

Mardi matin, Laurent Baumel ne disait, dans le fond, pas vraiment autre chose : « En réalité, s’il y a cette impression un peu brouillonne, c’est qu’on n’est pas tous carrés sur ce que signifie concrètement nouer un “accord de non-censure”. Pour certains, comme moi, cela signifie une vraie reparlementarisation : ne pas censurer un gouvernement, quel qu’il soit, dès lors qu’il n’utilise pas le 49-3. Pour d’autres, la censure dépendra des avancées qu’on peut obtenir. Mais là-dessus, le débat devient complexe, y compris au PS, car il y a une infinité de nuances. »

 

En attentant, le parti d’Olivier Faure a décidé d’une politique de petits pas. Quelques heures avant la réunion à l’Élysée, un membre de l’équipe dirigeante du groupe à l’Assemblée se montrait combatif : « Il faut arracher tout ce qu’on peut arracher sur les retraites, la revalorisation des salaires… Les macronistes n’ont jamais été aussi faibles, Marine Le Pen est à poil. Et on a réussi à isoler les Insoumis et à fédérer autour de notre ligne les communistes et les Verts », résumait-il, se fiant un peu vite aux déclarations de dirigeants de partis pas forcément en phase avec leur propre base.

 

 

- Analyse radicalement inverse pour Jean-Luc Mélenchon.
« Je continue à avoir l’espoir qu’ils [le PS, les écologistes et les communistes - ndlr] n’aient pas la bêtise d’aller au bout de cette démarche [...]. Je parle au nom de millions de gens de toutes opinions, mais aussi de socialistes, de communistes, d’écologistes qui ne veulent pas participer à cette mascarade », a-t-il lancé lundi soir, lors d’un meeting à Redon (Ille-et-Vilaine), convaincu d’être à la fin le seul et unique rassembleur....  En tout état de cause " La négociation du PS avec le gouvernement Macron-Bayrou n'engage que lui " déclarait-il le 6 janvier 2025[18].

 

🔴  Et pour mémoire : Le 8 juin 2023, les forces de gauche ont prêté serment de continuer à lutter contre la retraite à 64 ans et pour la retraite à 60 ans.

 

« Nous faisons le serment d’agir sans relâche pour rassembler une majorité qui mettra fin à cette réforme injuste » – Le serment du 8 juin

 

Notes :

[a« Nous voulons négocier » – Le PS tue le NFP en négociant avec Bayrou, Valls, Retailleau et Darmanin

[0] Nomination d'un Premier ministre: " Il faut arrêter les réunions à l'Élysée ", déclare Cyrielle Chatelain, députée EELV

[1] " Qu’allez-vous faire dans cette galère ? Vous assoir à la table des négociations avec Attal et Wauquiez… J’appelle mes camarades socialistes, écologistes et communistes à ne pas tomber dans le piège tendu par le Président de la République. "

[2] Jean-Luc Mélenchon : " Le PS/ PCF / EELV  en coalition pour négocier avec les droites : retour vers le passé. Tristesse. "

[3Consultations à l'Élysée: échange tendu entre Éric Coquerel (LFI) et André Chassaigne (PCF) après l'annonce d'une nouvelle réunion

[4] Retraites : Réforme des retraites "Il faut trouver un terrain d'entente sinon on n'avancera pas", dit Fabien Roussel

[5Le Parquet national financier a ouvert une instruction, vendredi, concernant les soupçons d’emploi fictif du candidat PCF à la présidentielle lorsqu’il était assistant parlementaire

[6Sansu Nicolas : N'a t il pas lu le communiqué  du Pcf ? On dirait le clergé décadent négociant les évangiles... Ça suffit. Abrogation abrogation

[7] Sansu Nicolas : " J’apprends à la télé qu’on lâcherait l’abrogation de la réforme des retraites Macron contre une conférence sociale !!! Pas ça ! Les députés GDR n’ont jamais proposé ça ! "

[8] Ce n’est pas la seule déclaration de Fabien Roussel qui pose problème en interne comme en atteste la réaction du député Pouria Amirshahi

[9] 1000 communistes de carte ou de cœur adressent une lettre ouverte à Fabien Roussel

[10Lucie Castets et Marine Tondelier appellent à une candidature commune à gauche pour 2027.

[11] Cécile Duflot : « Mon option est la constitution d’une coalition climat et sociale qui doit aller des écologistes au bloc central »

[12Ce n'est pas à une ONG à se positionner pour souhaiter une coalition allant de LR au PCF, en excluant le RN et LFI qui par ce fait sont assimilés quoi que vous en dites

[13Marine Tondelier s’était dite « satisfaite de plusieurs choses »

[14L’Après : « Ne tombons pas dans les pièges de Macron » !

[15Congrès du PS : malgré l’accord, rien ne sera simple pour Olivier Faure

[16"Je suis prêt à entrer en discussions", avance Olivier Faure avant sa venue à l'Elysée

[17Gouvernement Bayrou: pour Boris Vallaud (PS), Bruno Retailleau "ne peut pas rester" pour faire une nouvelle loi immigration

[18] 06 janvier 2025 Jean-Luc Mélenchon : La négociation du PS avec le gouvernement Macron-Bayrou n'engage que lui

 

Pour en savoir plus :

- Le 11 juillet 2024 : Olivier Faure : J’ai fait le choix du rassemblement de la gauche depuis que je suis Premier secrétaire, et je n’en bougerai pas.

- 6 janvier 2025 : " Nous voulons une négociation " Olivier Faure s'exprime à la sortie des négociations pour le budget à Bercy

- 7 janvier 2025 : Le PS est " ouvert au compromis " avec le gouvernement sur la question budgétaire, affirme son Premier secrétaire Olivier Faure.

- 08 janvier 2025 Jean-Luc Mélenchon :  Aucun accord de non censure du PS et de EELV ne nous concernera jamais.

- Jean-Luc Mélenchon : La nuit des longues fourchettes 

- Jean-Luc Mélenchon : Le jour des petites cuillères... L’annonce des socialistes avait été noyée dans l’habituel flot de paroles confuses qu’est la manière socialiste elle-même

- Jean-Luc Mélenchon : L’après Bayrou est servi

- Censure : lâché par Bayrou, le PS s’enfonce dans la crise

 

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6 janvier 2025 1 06 /01 /janvier /2025 14:14
La bande (très) organisée de Jean-Luc Mélenchon

Nous nous préparons à exercer le pouvoir. La victoire est au bout de nos efforts !

 

 

Juillet 2024, dans un salon d'hôtel proche de la Bastille. Le cadre est agréable mais l'ambiance est crispée. Les représentants du Nouveau Front populaire ne parviennent pas à s'accorder sur un nom à proposer pour Matignon. La nuit s'étire, les nerfs lâchent, et le bras droit de Jean-Luc Mélenchon, Manuel Bompard, tente un coup auprès des socialistes : « On se revoit demain et je vous fais une proposition avec plusieurs noms. » Le lendemain, le coordinateur de La France insoumise met quatre noms de premiers-ministrables sur la table des négociations : Jean-Luc Mélenchon, Mathilde Panot, Clémence Guetté et lui-même[0]. Aucun n'est suffisamment consensuel pour être accepté, mais cette proposition en dit déjà beaucoup. Elle suffit à elle seule à signaler aux autres qui compte en terre Insoumise.

 

 

Sources : LA TRIBUNE DIMANCHE |

- Cing mois plus tard, c'est 4 ce même trio redoutable et soudé que Jean-Luc Mélenchon a demandé de lancer la machine de la campagne présidentielle et de plaider a nouveau pour la destitution du président.
Il est convaincu qu'Emmanuel Macron ne tiendra pas les trente mois qui lui restent et veut être prêt pour ce jour potentiel où tout basculerait.

  • La députée du Val-de-Marne Clémence Guetté planche sur une nouvelle version du programme des Insoumis, « L'avenir en commun », qui sera présentée fin janvier.
  • Manuel Bompard organise depuis le 15 décembre la collecte des 500 signatures et va lancer une campagne pour inciter les jeunes des quartiers a s'inscrire sur les listes électorales.
  • Quant a Mathilde Panot, elle motive les 71 députés du groupe LFI a l'Assemblée nationale pour que ces derniers soient prêts a faire campagne.

 

🔴 Ces trois-la partagent plusieurs points communs :

  • ils sont trentenaires ;
  • ils ont grandi politiquement ensemble au Mouvement pour la VIe République, lancé par Jean-Luc Mélenchon en 2016[1] ;
  • ils fument ;
  • ils consacrent la quasi-intégralité de leur vie au combat politique ;
  • ils se disent « en colère » et veulent « prendre le pouvoir avec une ambition révolutionnaire pour le pays ».
  • Mais, surtout, leur proximité avec Jean-Luc Mélenchon et l'ossature politique dont ils disposent leur ont permis de gravir tous les échelons de la sphère Insoumise pour accéder aux postes clés. 

🔴 A chacun d'entre eux, le tribun de la gauche a délégué une partie de son pouvoir :

  • à Manuel Bompard la tête du mouvement Insoumis et sa circonscription de Marseille ;
  • à Clémence Guetté la co-présidence de l'Institut La Boétie, qui reçoit nombre d'universitaires, de sociologues, et donne a LFI une certaine respectabilité intellectuelle dans les sphères de la gauche radicale ;
  • à Mathilde Panot la présidence du groupe parlementaire à l'Assemblée nationale.

 

Tous trois vouent aussi à leur chef un culte sans faille : « C'est un dirigeant politique extraordinaire, qui peut vous parler de l'Antiquité, des australopithèques ou du congrès des Verts », loue Clémence Guetté. Manuel Bompard a plus de pudeur, mais ses yeux noirs pétillent quand il parle de « Jean-Luc, sa pensée philosophique et stratégique ». Mathilde Panot, elle, questionne : « Vous connaissez beaucoup de gens de sa génération qui parlent comme ça des questions de transidentité ? J'aime la personne, son envie de protéger, de transmettre, son humour corrosif, sa manière de ne jamais baisser les bras, c'est une forme d'exemple. »

 

 

- « Manu », le joueur d'échecs

Manuel Bompard, 38 ans, qui a dirigé deux campagnes de Jean-Luc Mélenchon, est le matheux de la bande, celui qui déroule des démonstrations pointues sur l'électorat Insoumis, « un fin et brillant stratège » pour ses partisans, un « stalinien » pour ses détracteurs, qui l'accusent de « mener les basses œuvres de Jean-Luc Mélenchon ». De l'avis de tous, un infatigable bosseur qui en chaine les plateaux télé et radio, des « matchs de catch », comme il les appelle. « On vit dans une bulle médiatique très hostile a notre égard, assure le député des Bouches-du-Rh6éne. L'idée pour nous est de faire avancer nos idées dans ce terrain miné. Je le vis comme un  jeu d'échecs. »

 

Celui que tout le monde surnomme « Manu » chez les Insoumis avait vu Jean-Luc Mélenchon pour la première fois dans une librairie parisienne après avoir lu son livre " En quête de gauche[2] ", critique du socialisme et de la campagne de Ségolene Royal, paru en 2007. C'est François Delapierre, intime de Jean-Luc Mélenchon décédé en 2015, qui avait repéré ce jeune militant malin. Depuis, il a monté tous les échelons jusqu'à devenir directeur de la campagne présidentielle de 2017, avec un budget de 12 millions d'euros a gérer.

 

 

- Clémence Guetté, l'idéologue

A 33 ans, Clémence Guetté est l'un des nouveaux visages de La France insoumise. Une intellectuelle discrète et bûcheuse. Jean-Luc Mélenchon lui avait proposé de devenir secrétaire générale du groupe parlementaire a l'Assemblée nationale. Un poste de l'ombre mais hautement stratégique au Palais-Bourbon, où elle se retrouve, à 26 ans, à manager une quinzaine de personnes. En 2019, elle devient responsable du programme, qu'elle actualise sans cesse depuis.

 

Plutôt que par le terme « intellectuelle », qu'elle juge potentiellement prétentieux, Clémence Guetté préfère se définir comme celle « chargée des batailles idéologiques » et affirme être « matérialiste », d'après la philosophie marxiste qui considère que l'histoire a pour moteur la lutte des classes. Sous une apparence affable, elle porte aussi une forme de radicalité : « L'humiliation sociale, je l'ai vécue dans ma chair, dit-elle. J'ai décidé de mettre mon énergie en politique afin de canaliser cette colère. Si un jour je ne suis plus en colère, je ne ferai plus de politique. »
Le 19 juillet, elle a franchi une nouvelle étape en se faisant élire vice-présidente de l'Assemblée nationale. « Elle a une autorité naturelle, admet l'une de ses adversaires macronistes. Elle est douée, cette fille. »

 

 

- Mathilde Panot, « cheffe de meute »

Dans son bureau de l'Assemblée nationale, où s'empilent des dossiers dans un certain désordre, Mathilde Panot gère ce qu'elle appelle le « collectif humain », le troisième groupe de l'Assemblée nationale. « Mathilde est une cheffe de meute, décrit Manuel Bompard. Une fois qu'on s'est mis d'accord, on tape sur un clou et on se met tous a taper sur le même. » Elle occupait déjà ce rôle lors de la précédente législature, après avoir vu faire Jean-Luc Mélenchon, qui lui avait passé la main en octobre 2021. Les députés Insoumis sont accusés par tous leurs opposants d'organiser la bordélisation de I'hémicycle. « L'image que nous avons est terrifiante, je l'admets, estime-t-elle. Les liens de haine sont difficiles a défaire. » A l'Assemblée nationale, Mathilde Panot a la réputation d'être sévère, elle qui politise les relations humaines jusqu'à dire bonjour ou non en fonction de l'appartenance politique.
Avec la présidente de l'institution, Yaél Braun-Pivet, le climat est exécrable.

 

 

- Transmission intellectuelle
Quand Jean-Luc Mélenchon avait lancé « faites mieux ![3] » au soir du premier tour de la présidentielle de 2022, c'est sans doute à eux trois que le message était particulièrement destiné. « Ce n'est pas un trio dans le sens ou ils ne seraient pas prêts a rouler les uns pour les autres, corrige l'un des purgés de LFI. Jean-Luc Mélenchon a un _fonctionnement en étoile. Il ne crée pas de collectif, il met des gens en concurrence. » Avec ces trois-la, le patriarche tisse une transmission intellectuelle autour de discussions philosophiques, scientifiques et bien sûr politiques. Le premier ouvrage qu'il a conseillé à Manuel Bompard, c'est " Socialisme utopique et socialisme scientifique[4] " de Friedrich Engels.

 

  • Récemment ils ont discuté du livre de Vincent Tiberj " La droitisation françaises - Mythe et réalités[5] " .
  • Il y a deux ans, pour Noél, le septuagénaire avait offert a Mathilde Panot les " Mémoires d'Hadrien[6] ", de Marguerite Yourcenar.
  • Avec Clémence Guetté, il a beaucoup discuté autour de l'ouvrage " Où va le bloc bourgeois ?[7] ", de l'économiste et chercheur Stefano Palombarini, reçu par |'Institut La Boétie.

Lorsqu'elle est allée 4a New-York début octobre pour un déplacement sur la planification écologique, Jean-Luc Mélenchon voulait tout savoir. A deux reprises, il l'a appelée : « Comment ça se passe ? »

 

🔴 Comme leur chef, Manuel Bompard, Mathilde Panot et Clémence Guetté attendent le nouveau gouvernement de Francois Bayrou au tournant.

Autant ils ont présenté des dizaines de fois des motions de censure sans aucune chance d'aboutir, autant, cette fois, ils peuvent être de ceux qui enverront valser le gouvernement Bayrou après avoir renversé celui de Michel Barnier. Ce qu'ils veulent, c'est une présidentielle anticipée. Et autant dire que pour eux la candidature de Jean-Luc Mélenchon relèverait de la plus pure « évidence ».

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20 novembre 2024 3 20 /11 /novembre /2024 21:52
Des Etats-Unis à la France : Après la victoire de Trump, quelles leçons pour la gauche ?
Des Etats-Unis à la France : Après la victoire de Trump, quelles leçons pour la gauche ?

La précondition pour pouvoir gagner est d’affirmer clairement un programme de rupture, partant des besoins des classes populaires et se donnant les moyens politiques et économiques de les concrétiser.

Ce qui importe c’est comment les électrices et électeurs ressentent le projet dont le NFP est porteur.

 

 

La victoire de Trump est porteuse de leçons pour la gauche à condition de dépasser le niveau superficiel de l’analyse qui met l’accent sur le personnage et son comportement. Loin de s’y réduire, sa victoire, comme les autres montées de l’extrême droite, pose des questions qui, pour ne pas être nouvelles, sont plus que jamais d’actualité.

 

 

Sources : Pierre Khalfa |

- Il parait difficile dans le flot de commentaires qui a suivi la victoire de Trump d’y ajouter un point de vue tant soit peu original.

Néanmoins, il parait nécessaire d’y revenir pour essayer d’aller au-delà de l’écume de l’évènement. Il faut pour cela distinguer trois niveaux de réflexions.

 

🔴 Le premier, le plus superficiel, concerne les méthodes employées par Trump lors de la campagne électorale : tout a été dit sur le sujet : invectives, mensonges, démagogie, violence des propos. Trump a fait du Trump en portant à l’incandescence un discours de haine. Mais ce constat n’explique strictement rien.

  • Pourquoi cela a-t-il marché en 2024 et pas lors de l’affrontement avec Biden ?
  • Qu’est-ce qui lui a permis, non seulement de remporter les swings states, mais aussi, résultat a priori inconcevable, largement le vote populaire ?

 

🔴 Le deuxième niveau de réflexion a été parfaitement résumé par Bernie Sanders : « Cela n’a rien d’étonnant que le parti démocrate, qui a abandonné la classe ouvrière, voie que la classe ouvrière l’a abandonné ». Et d’ajouter : « nous n’avons même pas présenté de législation visant à augmenter le salaire minimum, malgré le fait que quelque 20 millions de personnes dans ce pays travaillent pour moins de 15 dollars de l’heure. Aujourd’hui, en Amérique, nous n’avons pas présenté de loi qui faciliterait l’adhésion des travailleurs aux syndicats. Nous ne parlons pas des régimes de retraite à prestations définies pour que nos personnes âgées puissent prendre leur retraite en toute sécurité. Nous ne parlons pas de la hausse du plafond de la sécurité sociale afin de prolonger sa solvabilité et d’augmenter les prestations. En fin de compte, si vous êtes un travailleur moyen, pensez-vous vraiment que le parti démocrate va se battre pour vous, qu’il va s’attaquer à des intérêts particuliers puissants et se battre pour vous ? Je pense que la réponse écrasante est non, et c’est ce qui doit changer ».

 

🔴 En fait donc Trump a bénéficié du décalage entre une bonne santé affichée de l’économie américaine et ce que vivait concrètement une grande partie des salarié.es des États-Unis. Comme l’explique Romaric Godin[1], « la croissance a changé de nature. Elle ne reflète plus aussi clairement le bien-être social […] l’accélération de la croissance a un coût social croissant ». Ainsi, la croissance économique s’est accompagnée d’une hausse importante des dépenses contraintes des ménages et des denrées alimentaires, alors même que le discours officiel de l’administration Biden était focalisé sur la maitrise de l’inflation. Pire même, la croissance économique a généré plus d’inégalités sociales rendant encore plus illusoire le « rêve américain » de promotion sociale et entretenant ainsi le cauchemar du déclassement. Dans cette situation, la désignation par Trump de boucs-émissaires a joué à plein.

 

 

- C’est là où la campagne menée par Harris a été catastrophique.
Non seulement elle n’a absolument pas tenu compte de cette situation, ni proposé de remèdes pour y faire face, mais elle a mené une campagne centrée sur la personnalité de Trump, pensant ainsi profiter d’un rejet de l’électorat. Si ce n’est sur la question de l’avortement, il est difficile de savoir ce qu’Harris a proposé pendant cette campagne. Elle est apparue, de fait, comme la candidate de la continuité, alors même qu’une majorité voulait un changement. Multipliant de plus les apparitions avec des vedettes de la chanson et des stars d’Hollywood, elle est apparue comme déconnectée des réalités sociales d’une partie même de son électorat. Enfin, son incapacité à prendre en compte la sensibilité de la communauté arabo-musulmane et son soutien sans fard à la politique israélienne lui a aliéné des votes dans un certain nombre d’États clefs, alors même qu’elle ne pouvait pas concurrencer Trump sur ce soutien et que la communauté juive était elle-même très divisée sur le sujet. Bref une campagne électorale tournée vers la droite, comme le montre les « signaux » envoyés notamment quand on l’a vue valoriser le port d’armes.

 

 

- Dans cette situation, Trump a réussi à dessiner une vision du futur pour les États-Unis
Une vision certes détestable, mais qui face au vide de la campagne d’Harris, a pu occuper l’espace de l’imaginaire collectif.

 

🔴 C'est là le troisième niveau de réflexion. Il faut revenir ici sur les transformations profondes qui se sont produites dans les sociétés occidentales ces dernières décennies.

  • Une révolution anthropologique est en cours qui remet en cause des centaines de siècles de rapports d’oppression et les représentations sociales correspondantes, que ce soit sur la place des femmes, de l’homosexualité ou des minorités discriminées et plus globalement sur la conception de la famille. Il serait naïf de croire qu’un tel processus puisse se faire sans résistance. En ce sens Trump représente probablement la forme la plus construite et la plus décomplexée de la contre-révolution dont l’objectif clairement assumé est celui d’un retour en arrière.
  • Il ne s’agit pas seulement d’une réaction conservatrice, le backlash, mais d’une volonté d’imposer un nouvel imaginaire social. Ce dernier fait certes la part belle aux masculinistes blancs mais est loin de s’y réduire au vu du résultat beaucoup moins important que prévu d’Harris chez les femmes et les minorités.
  • La victoire sans appel de Trump tient à la conjonction qu’il a réussi à opérer entre cet imaginaire dont on peut penser qu’il reste minoritaire aux États-Unis - comme le montrent les résultats d’un certain nombre de référendums sur l’avortement dans des États ayant voté Trump – avec l’angoisse du déclassement social d’une partie de l’électorat démocrate qui a ainsi basculé. Les caractéristiques individuelles du personnage étaient en symbiose avec le récit qu’il entendait imposer : homme fort, providentiel, volontariste capable de résoudre rapidement le problèmes.

 

 

- Quelles leçons peut-on en tirer pour la gauche en France ?
La première est que la précondition pour pouvoir gagner est d’affirmer clairement un programme de rupture, partant des besoins des classes populaires et se donnant les moyens politiques et économiques de les concrétiser. En ce sens, les tentatives à gauche des revenants du néolibéralisme, les Cazeneuve, Hollande, Delga, etc. qui, n’ayant rien appris ni rien oublié, rêvent de détruire le NFP et fantasment sur le retour à la domination d’une offre politique centriste, ne peuvent que mener à la catastrophe face à l’extrême droite. La débâcle d’Harris, après d’autres du même type, prouve une nouvelle fois que la gauche néolibérale est incapable de répondre aux défis du moment.

 

 

🔴 Cependant, cette précondition pour indispensable qu’elle soit, n’est pas suffisante.

Comme dans le cas de Trump, la force de l’extrême droite est de développer une vision du futur nourrissant un imaginaire social s’appuyant sur les angoisses diverses de l’électorat. Face au ressentiment qui nourrit l’extrême droite, le pire serait d’essayer de la battre sur son propre terrain en s’emparant de ses thèmes, croyant ainsi la cantonner alors que cela ne fait que la légitimer. Le laminage de la droite dite républicaine par le RN et l’épisode de la déchéance de nationalité par Hollande sont là en France pour nous le rappeler. Il faut au contraire être capable de porter l’espoir d’une société désirable en mettant en avant la recherche de l’égalité, l’exigence de la solidarité, la nécessité de la justice sociale et écologique, l’impératif de la démocratie.

 

 

🔴  Et de même que le profil de Trump correspond au projet politique qu’il porte, de même, la gauche doit adopter des comportements qui correspondent à son projet d’émancipation, la morale politique et le réalisme stratégique correspondant dans ce casLa question du programme effectif, c’est-à-dire le détail des mesures préconisées, pour importante qu’elle soit, n’est pas la plus décisive. Ce qui importe c’est comment les électrices et électeurs ressentent le projet dont le NFP est porteur. Ainsi, quand on propose un projet de rupture :

  • il faut rassurer et non pas inquiéter par des propos et des comportements brutaux, ce d’autant plus quand la société en question est angoissée quant à son avenir et que l’extrême droite essaie de se banaliser.
  • De plus, l’exigence démocratique ne peut être renvoyée à des jours meilleurs. Elle doit imprégner le rapport que les partis politiques entretiennent avec les classes populaires et avec leurs propres militant.es et adhérent.es.
  • Enfin une politique de gauche ne peut donner à voir simplement une concurrence entre les différentes forces politiques. Même s’il est naturel que chaque parti défende ses positions, la recherche permanente de l’hégémonie est un obstacle à la construction commune qui ne peut reposer que sur le respect de la diversité.
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6 novembre 2024 3 06 /11 /novembre /2024 13:56
Victoire de Trump : Trump a fait du Trump, Harris a fait du Hollande !

Élection de Donald Trump : " seule une gauche radicale et populaire peut l’emporter contre l’extrême droite "[2] !

La leçon à en tirer pour la gauche française se tient là, en écho à la victoire du Nouveau Front Populaire aux dernières élections législatives : " on ne peut combattre l’extrême droite et la droite fascisante qu’avec un programme de gauche, avec des propositions de rupture, avec des alternatives qui changeront réellement et profondément la vie des gens "[3].

 

 

Les USA ne pouvaient pas choisir la gauche : il n’y en avait pas. Quand il n’y a plus de gauche, il n’y a pas de limite à droite. Quand il n’y a pas de bataille de programme, l’élection devient un casting. La victoire de Trump est la conséquence imparable de cette situation. Le monde va monter en tension. Prudence et détermination. La France peut ouvrir un autre chemin. Un contre modèle. Non alignement, droit international, justice sociale, planification écologique. Sinon quoi[1] ?

 

 

Sources : Bastien Lachaud | mis à jour le 27/06/2025

- La victoire de Donald Trump, c’est celle de la fusion aboutie entre le capitalisme le plus prédateur et l’extrême-droite la plus débridée[0].
Une classe dominante prête à tout pour maintenir sur pied un système à bout de souffle et continuer à s’enrichir, qui attise la haine et dupe le peuple à grand coup de vérités alternatives et de racisme décomplexé propagé à l’infini par les chaines d’informations et les réseaux sociaux. 

 


- C’est aussi et d’abord la défaite du camp démocrate, qui a renoncé depuis longtemps à incarner une alternative à ce modèle.
On ne peut pas gagner une élection sans projet de transformation et sans autre idée que celle de faire « barrage » pour mieux continuer comme avant. On ne peut pas vaincre le capitalisme, l’impérialisme, le racisme, le patriarcat, la régression sociale et écologique, en renonçant à contester leur discours, et en transigeant avec celui-ci. 

 


- Cette élection est lourde de conséquences.

  • Pour des millions de personnes aux Etats-Unis, immigrés, minorités, femmes, les plus pauvres qui subiront de plein fouet les politiques régressives du trumpisme.
  • Pour le monde, quand l’élection de Trump ouvre la voie à la poursuite du génocide à Gaza, à la montée des tensions au Proche-Orient et dans la zone Asie-Pacifique.
  • Pour la planète elle-même, avec l’arrivée au pouvoir d’une administration climatosceptique au cœur du système capitaliste. 

 


- Pour nous, Français, insoumis, l’heure est comme toujours au combat.
Aux côtés des victimes du trumpisme aux Etats-Unis, vers lesquelles se tournent nos pensées, nos cœurs, notre solidarité d’internationalistes. Dans le monde, où nous avons la tâche de faire entendre une voix non-alignée, attachée au multilatéralisme, au règlement pacifique des conflits, à l’effort commun de l’humanité face au changement climatique et aux défis planétaires auxquels elle fait face. En France même, où notre devoir est de nous battre, pour refuser le face-à-face stérile mortifère entre une extrême-droite et un extrême-centre qui partagent le même socle, et incarner une alternative démocratique, sociale, écologiste et humaniste, pour en finir avec leur monde failli et ouvrir un autre chemin.

 

 

- Si tu te dégonfles, tu te Trump
Jean-Luc Mélenchon est revenu sur le résultat des élections présidentielles aux États-Unis le 6 novembre 2024.

 

 

- Deux visions de députés France insoumise/Nouveau Front Populaire

 

Les leçons des élections étasuniennes sont édifiantes.

 

Ce n’est pas Trump qui a gagné. C’est Harris qui a perdu, alors qu’elle avait en face d’elle un candidat d’une telle médiocrité qu’il lui garantissait le succès. Sa défaite est d’autant plus impardonnable.

 

 

🔴 L'alternative est là par les actes : 

Victoire pour la gauche de rupture à New York !
Félicitations à Zohran Kwame Mamdani qui réalise un score délirant au premier tour de la primaire démocrate pour la mairie de  New York et s’assure de l’emporter !
Face à l’extrême droite, seule une gauche claire, populaire et déterminée peut gagner.

 

In the words of Nelson Mandela: it always seems impossible until it’s done.

 

Notes :

[0Dossier Etats-Unis. « Trump et le trumpisme »

[1] Jean-Luc Mélenchon : Les USA ne pouvaient pas choisir la gauche : il n’y en avait pas.

[2] Élection de Donald Trump : seule une gauche radicale et populaire peut l’emporter contre l’extrême droite

[3Plongée au cœur des élections américaines, jour de vote et nuit de résultats !

 

Pour en savoir plus :

- Manuel Bompard : Kamala Harris perd (47 % pour elle – en recul de 4 points par rapport à 2020, et 50 % pour Trump – en progression de 6 points) chez les électeurs qui gagnent moins de 50 000 dollars par an. Elle ne devance Donald Trump que chez les électeurs ayant un revenu supérieur à 100 000 dollars par an

- Élection de Donald Trump : Trump a fait du Trump, Harris a fait du Hollande !

Les bourses européennes dans le vert avec la victoire de Trump

L’extrême droite de Donald Trump et Marine Le Pen

Trump ou le triomphe logique de la guerre des races néolibérale

Trump : la masculinité toxique a gagné

- « It’s the economy, stupid ! » : le véritable sens de la victoire de Donald Trump

- Le trumpisme " pas si loin d’une version américaine du fascisme " (Michael Walzer : « Il sera très difficile pour les progressistes de gagner des élections à l’avenir »)

- L’élection de Trump et des Républicains à sa botte - Le monde change de base comme à l’avènement d’Hitler en 1933

- Où en sont les « socialistes » aux États-Unis ?

- Investiture de Trump – Retour sur la candidature de Kamala Harris, une Démocrate trop Républicaine

 

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6 septembre 2024 5 06 /09 /septembre /2024 13:20
La gauche n’a pas de problème avec les sous-préfectures

Métropoles à gauche, ruralité au RN ?

Sébastien Rome :

- effectue ici un retour[0] en 2012 : " Le vote rural et le RN : la faute à Mélenchon ? "

- bat en brèche cette théorie fumeuse... notamment développée par F. Ruffin

 

 

La France des métropoles serait à gauche et la France rurale, périurbaine, des villes moyennes serait RN. Vous connaissez la chanson. Pour une gauche majoritaire dans le pays, il faut établir le bon diagnostic. Je vous soumets ici quelques idées et résultats qui invitent à abandonner la lecture simpliste métropole versus campagne. Et non, la France des sous-préfectures ne vote pas RN.

 

 

Source : Sebastien Rome député LFI | mis à jour le 13/09/2024

- Tribunes, ateliers aux universités d’été, déclarations publiques : une question prend de plus en plus de place : est-ce que la France hors des « métropoles », c’est-à-dire les petites et villes moyennes, les villages, vote principalement pour le Rassemblement national ?
Mais également : existe-t-il une opposition binaire entre une France des villes et une France des champs comme la fable d’Esope le décrivait au VIe siècle avant J.C ?
La réalité du réseau urbain français est plus complexe et ne ressemble pas à la fable du poète grec, où l’opulence du rat des villes impliquent l’insécurité permanente quand la tranquillité du rat des champs a pour corolaire la pauvreté. Il semblerait que pour certains, nous en sommes toujours là plus de deux millénaires après. Sur ce sujet, la récente analyse et typologie des espaces ruraux[1] démontre que certaines campagnes sont en déclin quand d’autres sont dynamiques et prospères, encore d’autres sont très attractives car dans des zones touristiques mais pauvres. Je ne reviens pas plus sur cet aspect laissant le soin d’explorer via le lien au-dessus la diversité des ruralités françaises.

 

 

🔴  Essayons donc de sortir de la carricature binaire et poursuivons en regardant quels sont les ressorts du vote dans les habitants des sous-préfectures, des villes moyennes en déprise et de la ruralité et surtout s’ils votent plus RN.

 

 

- Pour cela commençons par les travail de Olivier Bouba-Olga et Vincent Grimault, qui, dans un article pour Alternatives économiques, nous expliquent vraiment les différences de vote RN entre les villes et les campagnes[2].

Par un travail remarquable, ils démontrent le facteur explicatif du vote. « Le fait de montrer que le vote dépend de caractéristiques sociales plus que du lieu de vie permet d’invalider les interprétations en termes de gradient d’urbanité [plus on s’éloigne du centre-ville de la métropole, plus on vote RN], très souvent reprises, plus ou moins consciemment, dans les médias. »

L’écart des résultats, en données brutes, entre l’urbain et le péri-urbain ou le rural est de 11 points en défaveur pour la gauche. Dit autrement, si on regarde le pourcentage des résultats entre les villes et les campagnes, on a un écart de 11 points. Cela plaide pour une interprétation géographique du vote. Il y aurait un vote des quartiers différents de celui des clochers selon la nouvelle formule de François Ruffin[3].

 

Mais quand on observe le résultat des élections législatives au regard de la composition sociale de ces différents territoires (urbain, rural sous influence urbaine, rural autonome), on obtient une autre compréhension de la situation sociale du pays. Le vote des ouvriers, des employés, des cadres des villes et des champs varie assez peu selon leurs lieux de vie.

  • Ainsi, l’écart brut qui était de 11 points entre l’urbain et le rural tombe à 1 point pour le rural et à 3 points pour le rural sous influence urbaine (« périurbain »).
  • L’écart d’un point dans le rural n’est pas significatif. Cela veut dire que les ruraux ne votent pas différemment que les urbains mais selon leurs classes sociales.
  • Par contre, l’écart de 3 points dans le péri-urbain quand on neutralise l’effet de la composition sociale a une signification. Chez les habitants des zones péri-urbaines, il semble y avoir une légère influence du lieu de vie selon Olivier Bouba-Olga[4].

 

 

- Je propose ici d’expliquer cette influence géographique du vote par l’organisation sociale dans l’espace qui s’est mis en place en France selon le triptyque suivant :

triangle travail-foncier-mobilité

 

🔴 On sait que le niveau de diplôme est la corrélation la plus efficace dans l’explication du vote[5]. Plus on est diplômé, moins on vote RN. Avec un CAP/BEP, on a bien plus de probabilité de voter RN. Ces diplômes impliquent une position sociale, un éventail de professions et des revenus qui ne sont pas les mêmes que lorsque l’on a un diplôme du supérieur, c’est un truisme. On accède alors à un logement en rapport avec ce revenu selon le prix du foncier. Ce logement implique une mobilité insérée dans un réseau de transports collectifs/publics ou un réseau routier de transports privés/individualisés. Le crédit fait le lien entre ces trois éléments

 

🔴 On retrouve là la base du capitalisme actuel fait de réseaux, de spéculation et de dépréciation foncière, de l’exploitation du travail et du non-travail, où le système bancaire est central. Pour le dire schématiquement :

  • quand on a de très bons revenus, on vit soit en centre-ville, soit dans la banlieue chic ;
  • quand on est très pauvre, on vit soit dans les HLM, soit dans les centres anciens des villes (ou villages) en déprise ;
  • quand on a un salaire autour du salaire médian, soit 1 850 € (c-a-d 50 % des Français gagnent plus de 1850€ et 50 % gagnent moins), on va vivre au milieu de ces deux espaces, dans le périurbain.

 

🔴 On se distingue ainsi des plus pauvres en évitant les centres anciens, souvent dégradés tout en n’ayant pas les moyens accéder aux quartiers les plus prisés. La voiture est alors ce qui fait lien entre les espaces de consommation, de travail, de loisirs, de services publics. Le choix est de se mettre en retrait, « au calme »,  « à la campagne », à distance des espaces sociaux les plus stigmatisés, à des fins de distinction sociale et de reconnaissance sociale de réussite via l’accession à la propriété d’une maison individuelle.

 

🔴 Si le vote ne dépend pas du territoire mais de la condition sociale, comme le démontre entre autres Olivier Bouba-Olga, on doit comprendre les rapports sociaux que les habitants de ces différents territoires entretiennent collectivement les uns avec les autres. Ces rapports sociaux s’inscrivent dans les territoires qui sont ainsi socialement marqués, avec plus d’ouvriers/employés dans les espaces péri-urbains qui cherchent à se rapprocher des lieux de vie les plus valorisés socialement et dans le même temps qui chercher à se distinguer des lieux de vie les plus stigmatisés.

 

 

- Il ne faut donc pas penser les communes indépendamment les unes des autres ou selon leur nombre d’habitants, mais dans les relations qu’elles (et leurs habitants) entretiennent en termes de distinction sociale.

Chercher à comprendre le vote des habitants de communes par tranche du nombre d’habitants n’a pas de sens. Deux villages moins de 1 000 habitants n’auront pas la même fonction si l’un est la « banlieue » chic d’une métropole et l’autre dans un « arrière-pays » pauvre.

  • Dans l’Hérault, l’ancien chef-lieu d’Olargues (550 hab.), dans le Haut Languedoc n’a rien à voir avec Saint-Jean-de-Cuculles (483 hab.) à quelques kilomètres de Montpellier.
  • A Olargues, au premier tour le candidat NFP est 1er 50%, le RN 31% et Renaissance 12% (circo NFP 32% - RN 48% - Renaissance 13 %).
  • A Saint-Jean-de-Cuculles, la candidate RN fait 37 % (41% circo), le candidat Renaissance 35% (22 dans la circo) et celui du NFP 26% (33% dans la circo).
  • Pareillement, cela n’a pas plus de sens de classer Mende, préfecture de la Lozère (38% NFP et 30% RN), avec Plan-de-Cuques (1er tour 57% RN et 13% NFP), connu pour son centre commercial aux portes de Marseille !
  • Auch préfecture du Gers (NFP en tête) n’a rien à voir avec Tassin-la-Demi-Lune dans la banlieue aisée de Lyon (Renaissance en tête).

Ces communes ont des fonctions totalement différentes dans le territoire bien qu’équivalentes en nombre d’habitants.

Mende en 1969

Mende en 1969

🔴 Ainsi, dans l’Hérault, charité bien ordonnée commençant par soi-même, on observe que les villes qui ont/avaient des fonctions de centralité (centralité aussi bien administrative, commerciale ou historique), quelle que soit leur taille, votent plus à gauche que leurs alentours. Il y a ainsi des systèmes de halo. Montpellier vote plus à gauche que ses extérieurs. Mais c’est aussi le cas de Lodève, Ganges, Clermont-l'Hérault, Saint-Pons-de-Thomières… et même de Béziers.

Rapport de forces NFP/RN Hérault 2nd tour 2024 © les 577

Rapport de forces NFP/RN Hérault 2nd tour 2024 © les 577

vote NFP Hérault

Si la carte de gauche montre un marquage net entre la côte urbanisée qui vote RN et les piémonts ruraux (Cévennes, Larzac, Haut-Languedoc) qui vote à gauche, on perçoit des petites villes qui ont des fonctions de centralités entourées de vote RN : Pézenas, Ganges, Bédarieux, Clermont l’Hérault, Lodève, Montpellier. Sur la carte de droite, on voit que les centralités qui ont mis le RN en tête ont aussi un vote à gauche plus élevé que leur environnement (Sète, Béziers, Lunel). L’effet de halo est clairement visible.

 

 

🔴 La carte du Rhône est assez typique de la répartition sociale dans l’espace qui implique une répartition des votes. Un centre, la métropole de Lyon avec ses banlieues intégrées au système urbain puis une ceinture plus privilégiée où le vote libéral domine et enfin le RN avec les centralités de Tarare et l’Arbresle.

Rhône 1er tour

Rhône 1er tour

Dans la 9e circonscription du Rhône, au nord-est du département, le candidat NFP, Jean-Henri Soumireu-Lartigue (PS) est 1er à Villefranche-sur-Saône (35%) et second à Belleville-en-Beaujolais (24%)

Rhône NFP

quand il est troisième (23%) dans la circonscription après le RN (35%) et la droite (25%). Abdel Yousfi (PCF) dans la 11e circonscription est en tête à Givors (48%) mais troisième dans la circonscription (22%).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

🔴 Comme pour l’Hérault, l’aspect homogène du vote pour le RN et le NFP dans la Drôme cache des différences d’intensité. Montélimar qui a mis le RN en tête, vote plus à gauche que son environnement

Drôme NFP RN

Drôme NFP RN

Drôme NFP

proche. C’est aussi assez évident pour Die, Crest, Romans-sur-Isère et bien sûr Valence.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

🔴 Ce schéma fonctionne assez bien à toutes les échelles : centre du village et sa périphérie, une petite ville avec ses villages, des petites villes avec une grande ville, Paris avec le Nord, le Sud et l’Est de la France où le RN réalise ses meilleurs scores[6].

 

 

-  Afin de vérifier cette hypothèse et partant de ce constat, je me suis efforcé de compiler les résultats dans les sous-préfectures de France (3,5 millions d’inscrits) selon les trois blocs : centre, gauche, extrême droite.
Le résultat est édifiant. La gauche est en tête dans la France des sous-préfectures. Mais comme ces sous-préfectures n’ont pas le même statut dans le territoire [parfois la sous-préfecture est la commune la plus peuplée, comme Saint-Denis dans le 93], j’ai regardé les résultats selon que la sous-préfecture était la première, deuxième ou troisième commune du département en nombre d’habitants.

Résultats par bloc dans les sous-préfectures (1er tour)

Résultats par bloc dans les sous-préfectures (1er tour)

🔴 Mais j’ai souhaité tester plus avant cette idée de communes qui remplissent des rôles de centralité (cliquez une définition sur le site l’Observatoire des Territoires) sans nécessairement être une sous-préfecture.

 

🔴 Je me suis donc appuyé sur le programme « Action Cœur de Ville » qui concerne 245 communes. Selon l’Agence nationale pour la cohésion des territoires[7] des « villes moyennes, qui jouent un rôle de centralité au sein des régions, n’ont pas réellement fait l’objet de politiques publiques de l’État ciblées sur les enjeux de revitalisation ces dernières décennies, et de leurs centres-villes en particulier. Certaines de ces villes présentent pourtant les caractéristiques de territoires délaissés ou dévitalisés, pour lesquels une action publique spécifique s’impose et, plus globalement, pour lutter contre les fractures territoriales. D’autres, bien que moins en difficulté, doivent être soutenues dans leur fonction de centralité. » Cela représente plus de 4,6 millions d’inscrits.

 

🔴 Ainsi, si ces communes ont des difficultés de logements et de commerces vacants, connaissent des taux de chômage et de pauvreté élevés, un sous-équipement public et privé, nous devrions donc voir apparaître un vote RN motivé par la colère (« fâchés pas fachos »), le délaissement, le « sentiment d’abandon », le recul des services publics et la fuite des entreprises. 

 

🔴 C’est plutôt l’hypothèse de la centralité qui l’emporte. La gauche surperforme dans ces communes qui n’ont rien à voir avec les métropoles. Il s’agit bien de communes moyennes en difficulté. Une des explications serait que les services publics y soient plus présents, ce qui réduirait l’idée du sentiment d’abandon. Effectivement, dans ces territoires, le secteur public pèse plus lourd dans le poids économique local, comme l’a démontré Laurent Davezies[8]. Cela conduit à une plus grande sensibilité à la fermeture de ces services publics, qui sont pratiquement les seuls à offrir des emplois quand le tissu industriel est parti. Les emplois dans les collectivités, souvent premiers employeurs, les Ehpad, les écoles, les chambres consulaires… sont centraux.

 

🔴 Si je crois que la présence des services publics a une influence, je la situe ailleurs.

  • On retrouve dans ces administrations des postes d’encadrements de la fonction publique avec un nombre de diplômés plus important qui ont plus tendance à voter à gauche.
  • On trouve aussi dans ces territoires plus de pauvreté, à la fois dans des HLM plus présents (les communes autour sont souvent en dessous des seuils d’obligation de production d’HLM et évite donc d’en produire pour « se préverser » des pauvres) et dans l’habitat dégradé de centre-ville offrant du logement social dit « de fait » (moins cher qu’en HLM et plus rapidement accessible). « Parmi les personnes gagnant moins de 900 euros par mois, le leader de LFI rassemble 34 % des voix, contre 26 % pour Marine Le Pen. » nous rappelle Libération[9] présentant les travaux de Piketty-Cagé.
résultats action cœur de villes

résultats action cœur de villes

🔴 L’idée qu’il existe un halo autour d’un centre peut avoir sa pertinence si on la généralise à toutes les échelles et si on ne se limite pas caricaturalement aux métropoles.

On ne peut pas en rester à l’idée de deux France :

  • celles des métropoles qui votent à gauche et pour Macron parce qu’elles sont mondialisées par le haut (cadres) et par le bas (main-d’œuvre ouvrière racisée) ;
  • et le reste, leurs périphéries, voteraient à l’extrême droite parce qu’elles sont blanches et populaires.

 

 

- Nous venons de voir que l’ensemble de ce qui est décrit ci-dessus montre que la binarité bourg/tours est fausse.
Cette lecture ne marche pas au regard des faits. Les bourgs centraux votent plus à gauche que leur environnement proche. Mais si le RN est très haut autour, il sera tout de même assez haut au centre. Bien que les clivages soient avant tout sociaux, on peut dégager une relation entre des centres, quelles que soient leurs tailles, et leurs périphéries. Ces relations semblent s’emboîter à toutes les échelles du pays, qui continue de s’organiser autour de son centre principal, Paris, puis des centres secondaires, les métropoles, puis ainsi de suite dans un réseau qui maille le pays de plus en plus finement. À chaque maille, le centre plus urbain vote plus à gauche que sa périphérie même quand ce centre ne compte que 500 habitants.

 

Je me permets même descendre à une maille plus petite. Alors que j’allais à la rencontre du maire de Tressan, petite commune de 637 habitants, qui n’est pas une centralité, ce dernier m’interroge : « Pourquoi ma commune vote-t-elle majoritairement à gauche quand toutes les communes autour votent à 60 % RN ? ». Me voilà heureux de cette question, car j’étais venu justement ce jour de premier tour des législatives pour cette raison. Je l’interroge à mon tour : « Combien as-tu de lotissements ? » « Aucun », me dit-il.

 

🔴 On retrouve ainsi le rapport à l’espace que je décrivais en premier.

  • Quand un village n’a pas produit de périphérie, il vote moins RN.
  • Le centre produit de l’égalité quand la périphérie implique une distinction.

Par ailleurs, je crois que le votent massif pour le RN dans les villages de l’arc méditerranéen est lié à la trop grande rapidité de la croissance urbaine de ces villages par l’apport de populations, non pas immigrées, mais d’autres régions de France choisissant de se distinguer radicalement des classes populaires. Ils sont soit retraités, soit des travailleurs, souvent indépendants, dans la sphère de l’économie dite « résidentielle[10] ».

Tressan

Tressan

🔴 Ainsi, reprenant mon triptyque travail-foncier-mobilité, on comprend l’enjeu essentiel d’agir sur ces trois leviers en même temps, notamment pour desserrer l’étau du crédit, qui est prépondérant pour des personnes qui n’ont toujours pas de capital pour investir dans un logement et dans deux ou trois voitures. Comment se passer d’un crédit avec un salaire moyen ? On retrouve ici même les motivations du vote RN : de revanche sociale sur les classes supérieures (anti-élite économique et/ou culturelle) et de vote de distinction sociale sur les classes inférieures non-blanches ou ostracisées sous le nom de « cas-soc ». Ces électeurs sont des classes intermédiaires dont le lieu de vie est entre deux centres, socialement placés entre des zones où il y a plus pauvre que soit et des zones où il y a plus riche que soit.

 

 

- Nous pouvons affirmer qu’il y a un objectif stratégique pour la gauche en général et la France insoumise en particulier à aller à la conquête électorale (municipale) dans les centralités à chaque échelle géographique.
Dans les métropoles bien sûr, mais aussi dans les plus petites villes qui donnent un avantage à la gauche. Ces centralités sont pratiquement toujours le centre de l’intercommunalité et systématiquement la « capitale » de l’agglomération ou de la métropole.
Elles influent donc positivement ou négativement sur leur environnement proche.

 

Prendre ces villes en gestion municipale doit conduire à des politiques de rupture affichées qui ne se concentrent pas sur la centralité pour conserver son siège de maire, reproduisant par-là les politiques de métropolisation et d’attractivité concurrentielle des territoires (le cas de Montpellier qui se ferme à son territoire environnant et le concurrence est en cela caricatural) à différentes échelles, mais au contraire à la déconcentration.

 

🔴 La « démétropolisation » planifiée, qui vise à créer des contrepoids aux centralités (c’est-à-dire à élargir aux périphéries la centralité), sera une œuvre d’égalité sociale entre les habitants de territoires si différents socialement et, ce faisant, elle affinera et élargira le réseau urbain par une juste répartition des services publics et de l’emploi privé. Mais pour cela, il faudra que le citoyen reprenne la main sur le triptyque travail-foncier-mobilité aujourd’hui aux mains du marché qui fait son beurre dans les zones attractives et délaisse les zones où les profits semblent ne pas exister.

 

 

Notes :

[0Sébastien Rome retour en 2012 : " Le vote rural et le RN : la faute à Mélenchon ? "

[1] Une nouvelle typologie des espaces ruraux en France

[2] Analyse Ce qui explique vraiment les différences de vote RN entre les villes et les campagnes

[3François Ruffin  "Je demande à la gauche de conjuguer la France des bourgs et des tours. Des quartiers et des clochers, de n'abandonner personne ! »

[4] « Le résultat principal que nous obtenons est le suivant : l’écart brut entre rural autonome ou rural sous influence et urbain observé dans le tableau 1, de l’ordre de 11 points de pourcentage, tombe à 1,3 point pour le rural autonome et à 3 points pour le rural sous influence. Il est donc très sensiblement réduit, les écarts de vote entre rural et urbain sont pour une large part le résultat d’effets de composition sociale. Deuxième résultat, cette réduction est plus forte dans le rural autonome que dans le rural sous-influence, l’écart de 3 points reste non négligeable, les effets de composition sociale n’expliquent pas tout. » nous disent Olivier Bouba-Olga et Vincent Grimault dans la note méthodologique suivante : Note-méthodo.pdf (univ-poitiers.fr) 

 

 

 

 

 

 

 

[5Résultats des législatives 2024 : âge, profession... Comment ont voté les Français ?

Tableau historique de la France La formation des courants politiques de 1789 à nos jours

[6] Il est à nuancer selon les traditions locales de votes. Le site www.unehistoireduconflitpolitique.fr permet de générer des cartes. J’ai choisi l’une représentant le vote PCF aux législatives de 1978 (la gauche de « rupture » de l’époque) à gauche celle de la Nupes en 2022 à droite (avec le slogan « Mélenchon 1er ministre »). On voit une permanence dans certaines zones du territoire : les Cévennes, le Vercors, l’Allier, Alpes de Hautes, le centre de la Bretagne… comme Hervé le Bras l'a fréquemment démontré dans ses ouvrages dont le dernier est " Tableau historique de la France - La formation des courants politiques de 1789 à nos jours " chez Seuil.

 

 

[7Agence nationale pour la cohésion des territoires

[8« L’Etat a toujours soutenu les territoires » Ou « Inégalités et justice territoriales vont-elles de pair ? »

[9Présidentielle 2022 : est-il vrai que les «classes populaires» ont plus voté Mélenchon que Le Pen ?

[10Il y a économie résidentielle et économie résidentielle...

 

👉 Les commentaires ICI

 

Pour en savoir plus :

- Institut La Boétie : colloque « Extrême droite : le dessous des cartes. Comment la vaincre »

La gauche actualise sa stratégie à l’aune du livre de Cagé et Piketty

Législatives, européennes 2024 : Quatrième bloc, la stratégie gagnante de la France insoumise

- « Missive depuis le Midi Rouge devenu brun » – L’analyse du député Sébastien Rome

Comment le RN s’est imposé, Benoit Bréville, Pierre Rimbert, Serge Halimi

- Les électeurs ordinaires du Rassemblement National

- Ruffin : la honte en entier et pas à moitié

 

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22 juillet 2024 1 22 /07 /juillet /2024 12:24
Matignon : Jean-Luc Mélenchon appelle à « ne pas commettre l’erreur d’accepter un gouvernement de front républicain »

Jean-Luc Mélenchon se dit opposé à un gouvernement de " façade républicaine ". Si c’était le cas, Le Pen gagnerait dix points d’un seul coup !

 

De quoi est malade la politique en France ? De politiciens qui disent une chose et en font une autre après. Ce mensonge permanent doit cesser[6].

 

 

Le leader de la France insoumise a répété, dans le journal italien La Repubblica[0], la nécessité, selon lui, que la gauche arrive à Matignon. Sinon, « la cocotte-minute va exploser ». Il pense qu’il « vaut mieux laisser le Nouveau Front Populaire[9] gouverner »

 

 

Source : Eric Durand | mis à jour le 25/07/2024

- Nous ne devons pas commettre l’erreur d’accepter un gouvernement de front républicain[1]

Jean-Luc Mélenchon a rappelé ce dimanche sa position ferme concernant la situation politique française, dans une interview publiée dans le quotidien transalpin La Repubblica. Selon lui, en faisant le choix d’un front républicain, « Le Pen gagnerait d’un seul coup dix points ».
Le leader de la France insoumise a appelé ensuite à la démission d’Emmanuel Macron s’il refusait de nommer le candidat du Nouveau Front populaire (NFP) à Matignon. « Dans ce cas, il n’y aura qu’une seule façon démocratique pour lui de sortir de la crise institutionnelle : partir, revoter et élire son remplaçant » a-t-il dit, avant de cingler : « Si tout le monde bloque tout, la cocotte-minute va exploser. »

 

 

- « Il vaut mieux laisser le Front populaire gouverner », a poursuivi Jean-Luc Mélenchon.

Celui-ci a aussi voulu calmer les inquiétudes de certains quant à la lenteur du NFP à désigner un Premier ministre. « La discussion se poursuit, a-t-il indiqué, douze jours après le vote. Les Allemands et les Espagnols ont mis des mois à former un gouvernement. »
Mais comment appliquer « tout le programme, rien que le programme » sans majorité absolue
[2] ? C’est la question alors posée par la correspondante à Paris du journal Anais Ginori. Le leader de la France insoumise répond simplement que « c’est le jeu de la démocratie », avant de dire que « si les autres députés ne veulent pas que nous appliquions notre programme, qu’ils nous défient au Parlement. »

 

 

- Macron n’a pas « accepté le résultat du vote
Jean-Luc Mélenchon a poursuivi en critiquant la position du président de la République. Selon lui, il « a dissous l’Assemblée nationale pour demander une clarification politique ». Mais « si Emmanuel Macron avait accepté le résultat du vote, comme c’est le cas dans d’autres démocraties, il aurait déjà appelé l’un des nôtres au poste de Premier ministre ».


Le leader Insoumis a enfin évoqué le « second tour des élections présidentielles » 2027. À ce moment, « nous verrons quel projet les Français préfèrent : le mien ou celui de Le Pen » a-t-il déclaré. Et de conclure : « Mais je n’ai pas encore dit que je serai candidat ».

 

 

- Jean-Luc Mélenchon est intervenu sur BFMTV le 19 juillet 2024

Il a expliqué l’orientation de LFI quant au choix d’un premier ministre pour le gauche :

  • 1 - s’engager sur le programme ;
  • 2 - si Macron choisit de faire censurer le gouvernement, nous censurerions immédiatement après le gouvernement de droite ;
  • 3 - Macron n’aurait plus d’autre choix que de démissionner.

Il ne dit pas cela pour pousser le président à convoquer des présidentielles avant 2027 mais parce que la logique de la crise est celle-là.

 

🔴 A juste titre, Jean-Luc Mélenchon démasque Hollande et le PS

Depuis les législatives, les tensions entre LFI et le PS restent vives, notamment sur les négociations concernant un nom à proposer pour le poste de Premier ministre. La France Insoumise, avec le PCF et les Verts soutient la candidature de la présidente du conseil régional de La Réunion, Huguette Bello[3].
 

  • Les socialistes ont quant à eux proposé l’économiste et spécialiste du climat Laurence Tubiana[5],...

Rappel des faits concernant Laurence Tubiana : 
- A travaillé avec Hollande en 2012 ;
- a été un temps proposée par Macron et Edouard Philippe comme ministre et tête de liste aux européennes de 2019 ;

- Veut élargir le Nouveau Front Populaire à la Macronie, comme en témoigne le texte auquel elle a joint sa signature le 12 juillet 2024[4]

Nous refusons cet affront fait au mépris de millions d'électeurs ayant voté pour le #NouveauFrontPopulaire.

 

« Le Nouveau Front populaire doit sans tarder tendre la main aux autres acteurs du front républicain pour discuter d’un programme d’urgence républicaine »
« Le Nouveau Front populaire doit sans tarder tendre la main aux autres acteurs du front républicain pour discuter d’un programme d’urgence républicaine »

 

  • La députée LFI Sophia Chikirou a notamment affirmé le 15 juillet que " le hollandisme c’est comme les punaises de lit : tu as employé les grands moyens pour t’en débarrasser, tu y as cru quelque temps et tu as repris une vie saine (à gauche) mais en quelques semaines, ça gratte à nouveau et ça sort de partout[7]..." Une sortie peu appréciée par les socialistes, mais que Jean-Luc Mélenchon a défendu auprès de La Repubblica : " Chikirou n’a pas parlé de Hollande mais de hollandisme ". 

 

  • Jean-Luc Mélenchon vise à nouveau le PS : " Pourquoi devrais-je céder ? Pour devenir comme les socialistes ? Il y en a déjà assez..."

 

  • Evoquant la prochaine élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon a estimé que le choix d’un gouvernement aujourd’hui aura des conséquences sur le score du RN. " À ce moment-là, nous dirons au pays : ’ Vous choisissez, mais ne pensez pas que c’est un choix sans conséquences ’. Si le pays vote pour un fasciste, nous aurons un gouvernement fasciste. "

 

🔴 Conclusion : " C’est pourquoi, aujourd’hui, nous ne devons pas commettre l’erreur d’accepter un gouvernement de ’ façade républicaine ’. Si c’était le cas, Le Pen gagnerait dix points d’un seul coup ", a-t-il assuré.

 

 

-  Participer à une coalition avec la macronie ? Autant demander de s'embarquer sur le Titanic après la collision !

Le Nouveau Front Populaire[8] a gagné ! Avec la proposition de Lucie Castets[10] comme première ministre,  il va gouverner. E. #Macron doit la nommer maintenant. 

Tarder est irresponsable ! Nous avons besoin d'un gouvernement qui prépare la rentrée et le budget.

 

C’est avec détermination et responsabilité que j’accepte la proposition du Nouveau Front Populaire

 

Source :

[0] Jean-Luc Mélenchon : “ Le défi final pour l'Elysée entre moi et le fasciste Le Pen. Je dirai au revoir à Nato ”

[1] Matignon : Mélenchon appelle à « ne pas commettre l’erreur d’accepter un gouvernement de front républicain »

[2142 pour le RN et Ciotti, 166 pour la macronie et 193 pour le NFP… voici la répartition finale de l’Assemblée nationale

[3] Pourquoi le PCF, LFI et les Verts soutiennent la piste Huguette Bello comme première ministre au nom du Nouveau Front populaire

[4« Le Nouveau Front populaire doit sans tarder tendre la main aux autres acteurs du front républicain pour discuter d’un programme d’urgence républicaine » 

[5Qui est Laurence Tubiana proposée par le PS pour Matignon ?

[6] « La crise politique tend à devenir une crise de régime » – L’entretien de Jean-Luc Mélenchon à la presse européenne

[7] « Le hollandisme c’est comme les punaises de lit »: Sophia Chikirou tacle l’hypothèse Laurence Tubiana à Matignon

[8Jean-Luc Mélenchon : La fumée blanche " La réunion des responsables de parti ce 23 juillet a permis la proposition d’un nom de candidate du Nouveau Front Populaire pour le mandat de Premier ministre. On le sait c’est celui de Lucie Castets. C’est une magnifique décision ! "

[9] Nouveau Front Populaire

[10Le nouveau Front Populaire prsente au président de la République la proposition de nommer Première ministre Madame Lucie Castets

 

Pour en savoir plus :

L’entretien de Jean-Luc Mélenchon : " Semaine de déroute macroniste "

- Législatives 2024 : Marine Tondelier appelle à la construction d'un nouveau front républicain

- Le gouvernement de Front républicain : une politique réformiste sous fortes contraintes

 

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7 juillet 2024 7 07 /07 /juillet /2024 18:36
La valse à mille traitres !
La valse à mille traitres !

Il y a une règle de météo politique : quand le vent souffle fort il emporte aussi les girouettes[6]... dont " on en connait le point de départ mais pas le point d’arrivée[13] ".

 

 

Derrière l’ouvriérisme de François Ruffin, on retrouve son incapacité à concevoir les classes populaires comme hétérogènes et les habitants des quartiers populaires comme des travailleurs y compris prolétarisés. Ouvrir un livre de sociologie n’est pourtant pas un luxe (François Elek)[0]

 

 

Source : citoyen spartacus | mis à jour le 29/06/2025 

- Nous savions qu’ils étaient en train de trahir et c’est pourquoi certains n’ont pas été investis.
Tant pis pour les chatouilleux de la com’ qui espéraient pouvoir annoncer une nouvelle division qui viendrait perturber l’union. Mais l’union de qui en fait ?

  • L’union factice et temporaire de ceux qui avaient déserté la NUPES pour faire cavaliers seuls ?
  • Ou l’union des électeurs pour faire un énième barrage ultime contre l’extrême droite ?
  • Ou peut-être l’union des électeurs autour d’un programme de rupture ?

Ne serions-nous pas précisément dans ce mélange hybride, qui « rassemble » de Poutou à Hollande et qui oppose dans le même temps le soliste Ruffin du parti de Picardie (qu'il a fondé en 2017 et enregistré en 2021[0bis]) à Jean-Luc Mélenchon, l’homme des 22% de la France insoumise aux présidentielles de 2022 ?


Ce front populaire qui n’a pas permis à Roussel d’être élu, alors que les insoumis se sont plus mobilisés que les communistes au 1er tour, est plus que jamais un révélateur du rejet de certaines pratiques politiques malgré une mobilisation hors norme de nos concitoyens.

 

 

- La politique de rupture de la ligne Mélenchon se traduit par un succès lorsque l’on compte le nombre d’insoumis élus au 1er tour, soit 20[1].
Les médias, en chœur avec la droite, l’extrême-droite et la macronie ne sont pas parvenus,  malgré les moyens hors normes déployés pour nous calomnier, à freiner l’élan populaire de LFI qui poursuit sa dynamique depuis les Européennes ! Un million d’électeurs en plus malgré les insultes et la violence du débat public.

  • J’ai d’ailleurs une pensée particulière pour ce que vit au quotidien notre nouvelle députée Rima Hassan, harcelée et menacée de viol et de mort par les soldats de Tsahal dans le silence complaisant et général des médias et de nos soi-disant alliés temporaires. Il est là le nouvel antisémitisme.
  • Les féministes qui étaient à l’affut pour fustiger Adrien ou pour dénoncer les violences du Hamas n’ont pas un mot de solidarité ou d’indignation pour dénoncer cette violence quotidienne !

On imagine, à la lecture de ces messages horribles, envoyés par des soldats de l’armée la plus morale du monde, ce que peuvent subir les femmes Palestiniennes qui sont en proies à ces criminels de guerre.

 

Mais c’est un sujet trop sensible ou trop dangereux pour Sandrine Rousseau, Marine Tondelier ou Clémentine Autain (pour ne citer que les plus emblématiques !) qui semblent plus préoccupées par un avenir politiquement correct que par un engagement courageux, mais certes plus risqué pour soutenir Rima! la sororité a ses limites, la dignité aussi !

 

 

- Ainsi sommes-nous, tous, obligés de naviguer dans ce nid de frelons pour avoir une chance de partager notre miel avec les plus nécessiteux !
Nous devons supporter que chacun s’en donne à cœur joie pour insulter celui (Jean-Luc Mélenchon) qui les terrorise tous, le boulet antisémite, dictateur et colérique qui mène 8 millions d’électeurs à la baguette !


Cet homme serait coupable de tout ce qui ne va pas dans ce pays, à gauche, à droite, mais aussi de la montée de l’extrême droite… Quand on pense qu’il n’a jamais gouverné, c’est plutôt cocasse[7] !


Voilà que Ruffin, le soliste de Picardie, nous explique que Jean-Luc serait le repoussoir, coupable de son échec au 1er tour,... 

 

Je pense que Jean-Luc Mélenchon est un obstacle à la victoire du Front Populaire

 

même s’il s’est affiché à ses côtés 👇 pour aller gratter des voix, dans la circonscription d’Amiens  qu’il a manifestement désertée après avoir été élu !

 

Verso du tract de 1er tour de François Ruffin


Si les macronistes votent pour lui, il aura une chance de s’en sortir, c’est l’ironie de la traitrise, il est macron compatible... (NDLR : et réélu avec le soutien macronien[3] !

 

Ruffin réélu avec le soutien de toute la macronie (verso de son tract de second tour)

 

Car en macronie, il y a le bon Lfiste et le mauvais Lfiste, c’est un mauvais sketch des inconnus qui ne fait rire que l’extrême droite dont les frontières se sont bien affirmées depuis la dissolution, de LR à Macron en passant par le Modem ! Telle sera l’union extrême des droites, dans le pire de scenarios !
D’abord Ruffin envisage une coalition avec Macron sur la base de trois éléments de notre programme et le lendemain il se défend de s’allier avec eux pour faire dit-il un « gloubi boulga ».

 

  • Un jour il nous explique : « il n’y aura pas de duel avec mon ami Mélenchon, nos forces s’additionnent pour faire mieux[4] » (je cite)...
  • et trois jours avant le scrutin, il explique qu’il ne siègera pas avec la France Insoumise car il a trop de désaccords avec Jean-Luc et qu’il veut un « divorce à l’amiable » sans casser de vaisselle (comprenez : votez pour moi quand même )[5], et annonce " Ma place ne sera pas dans le groupe LFI si je suis élu[5bis] " !
  • L’homme n’est pas fiable, c’est le propre de ceux qui sont fragiles devant la griserie du pouvoir et de ceux qui ont ce besoin insatiable de lumière !

 

 

- La politique est une valse qui donne le tournis à ceux qui ne connaissent que leur petits pas et qui tournent en rond sans se soucier de leur partenaire, ils finissent par terre, hagards, perdus et solitaires au milieu de tous ! 
Oui ils vont probablement tous, non pas nous trahir, car nous sommes prêts, mais se trahir et trahir probablement le programme qu’ils défendent aujourd’hui et bien sûr trahir une nouvelle fois leur mandants !

Mais nous continuerons à avancer, à lutter et à gagner voix par voix, en porte à porte et dans les urnes, le cœur et le bon sens des citoyens Français qui comptent sur nous pour tenir bon, pour nous obstiner, à l’image de ce vieil humaniste, têtu et combatif en qui ils se reconnaissent parce qu’il leur donne l’espoir que c’est encore possible de faire de la politique noble et au service de la cité !

 

  • C’est bien à la fin du bal que l’on paye les musiciens et nous avons le bon chef d’orchestre pour les faire valser !

 

 

🔴 « François Ruffin, l'ascension d'un opportuniste » avec Mérième ALAOUI
Arthur de Laborde avec Mérième ALAOUI, Journaliste indépendante, passée par RTL, Le Point mais aussi par Le Courrier de l'Atlas, auteur de « François Ruffin, l'ascension d'un opportuniste » aux éditions Robert Laffont.

 

 

🔴  François Ruffin : abcès crevé - solde de tout compte !
Il fallait que je vide mon sac sur Ruffin, lequel je n'ai absolument jamais apprécié dans sa démarche politique vis-à-vis de la FI même s'il a des qualités indéniables de metteur en scène. 
Maintenant, pour moi ce sujet sera clos à moins que ce monsieur ne revienne encore nous insulter.

 

 

🔴 « François Ruffin, l’ascension d’un opportuniste » : la stratégie du coup d’éclat permanent passée au crible

François Ruffin - L'ascension d'un opportuniste De Mérième Alaoui
Le livre, la journaliste Mérième Alaoui

Ses réseaux, ses méthodes, son plan caché pour l'Élysée... En quelques années seulement, François Ruffin, député de la Somme, électron libre de l'extrême gauche, a imposé son style et ses idées. Sa posture d'élu "proche du peuple" qui se paie au Smic et s'exprime sans filtre détonne...

 

François Ruffin est un homme politique pressé. En quelques années, cet électron libre de la gauche est passé du statut d’agitateur à celui de député omniprésent sur les réseaux sociaux et dans les médias. « Insoumis » sans être un fidèle de Jean-Luc Mélenchon, il a su bâtir méthodiquement son espace politique propre. Aucune biographie ne lui avait encore été consacrée. Dans " François Ruffin, l’ascension d’un opportuniste[8] ", Mérième Alaoui, journaliste indépendante, livre un portrait à la fois intime et politique, où l’on découvre l’ambition précoce du « député-reporter », mais aussi ses failles et contradictions...

 

-  Par : Mérième Alaoui

Éditions :  Groupe Robert Laffont 

Date de parution : 18/03/2021
Pages : 270
Disponibilité : chez l'éditeur Robert Laffont
Format : 135 mm x 215 mm
Prix poche TTC chez Groupe Robert Laffont : 13,99€

 

...Et le 14 septembre 2024, François Ruffin est défendu par Michaël Delafosse (Maire de Montpellier - Président de la Métropole), représentant l’aile droite du PS. Celle qui manifeste avec le RN à Montpellier. La boucle est bouclée.

 

Ruffin défendu par l’aile droite du PS. Celle qui manifeste avec le RN à Montpellier. La boucle est bouclée.

 

 

🔴 🔴 🔴 🔴 🔴 🔴 🔴 🔴 

 

 

🔴 Les magouilleurs étaient déjà en action en 2023 !

Imaginez un.e candidat.e vouloir une investiture au sein de Renaissance pour être un " trait d'union " contre la ligne Macron.... Dans n'importe quel parti politique, un.e candidat.e qui demanderait une investiture pour être un " trait d'union " contre la stratégie de celui qui porte le parti depuis des années... et le " remplacer[8bis] " serait immédiatement exclu.... cela na pas été fait !

 

Garrido-Corbière : leur plan secret pour remplacer Mélenchon

 

Et pourtant, après avoir, le 6 novembre 2023 été mise en retrait du groupe La France insoumise à l'Assemblée nationale pour quatre mois, en 2024, Raquel Garrido voulait une nouvelle investiture de LFI pour, de l'intérieur, continuer " contrer la ligne sectaire des mélenchonistes ".

 

 

🔴 Les masques de la valse continuent à tomber !

 

Le 12 Juillet 2024 Alexis CorbièreRaquel Garrido, Clémentine Autain, Hendrik Davi, et Danielle Simonnet (ex député.es LFI) annoncent officiellement[9] qu'ils ont créé leur propre mouvement politique " l'Après[10] " le 21 mai 2024 voir pièce ci-dessous).... dans l'objectif des présidentielles et législatives 2027 👇... mais dont ils n'ont fait l'annonce officielle que le 12 juillet 2024.

 

« L’après » c’était déjà avant. 

 

Ils ont lancé leur  structure partisane en mai donc avant les élections européennes 2024Et après ils se sont étonnés de ne pas avoir été investis par la FI aux législatives (qu'ils ont pourtant trahie en maintenant leur candidature sous l'étiquette du " Nouveau Front Populaire ", sauf Raquel Garrido au second tour et Clémentine Autain) !

En définitive :

  • Ils avaient tout prévu pour 2027 ;
  • Sauf la dissolution de l'Assemblée Nationale en 2024 décidée par Macron (merci à Macron, ça a fait tomber les masques) ;
  • Est-ce financer par Olivier Legrain[11] ? 

 

Pour rappel :
- Danielle Simonnet s'est fait élire au détriment de Verzeletti Celine, candidate officielle du Nouveau Front Populaire ;
 - Alexis Corbière s'est fait élire
au détriment de Sabrina AliBenali, candidate officielle du Nouveau Front Populaire ;
 - Hendrik Davi s'est fait élire
au détriment de Allan Popelard, candidate officielle du Nouveau Front Populaire ;
 - Raquel Garrido
a perdu face à Aly Diouara, candidat officielle du Nouveau Front Populaire ;

en violation des dispositions du Comité de respect des principes de la France insoumise sur les élections législatives de 2024[12]

 

 

🔴 La chute des masques de la valse continue et se traduit par les actes politiques !

  • 10 février 2025 : Clémentine Autain a pris la décision de ne pas censurer le GVT Bayrou[14].

- Elle a donc voté en faveur de son budget (cliquer sur limage pour vérifier le non vote), qui pourtant est plus violent et austéritaire que celui de BARNIER

- Avec le PS et le RN, elle apporte donc son soutien à l'application de la politique de la droite macrolepeniste.

 

Première séance du lundi 10 février 2025 Scrutin public n°739 sur la motion de censure déposée en application de l'article 49, alinéa 3, de la Constitution par Mme Mathilde Panot et 70 députés.

 

🔴 En conclusion..

 

Il y a une règle de météo politique : quand le vent souffle fort il emporte aussi les girouettes

 

 

Notes :

[0] Pour François Ruffin, la leçon de ce scrutin, c'est qu'il n’est plus possible d'ignorer la France des périphéries qui souffre, et ne fera pas toujours rempart.

[0bisPicardie debout ! est un parti politique français fondé par François Ruffin en 2017 et enregistré en 2021.

[1] 20 députés France insoumise élu.es au 1er tour : Manuel Bompard (4e circonscription des Bouches-du-Rhône) ; Sébastien Delogu (7e des Bouches-du-Rhône) ; François Piquemal (4e de Haute-Garonne) ; Nathalie Oziol (2e de l'Hérault) ; Andy Kerbrat (2e de Loire-Atlantique) ; Sophia Chikirou (6e de Paris) ; Rodrigo Arenas (10e de Paris) Sarah Legrain (16e de Paris) ; Danièle Obono (17e de Paris) ; Aymeric Caron (18e de Paris) ; Aurélien Saintoul (11e des Hauts-de-Seine) ; Aurélie Trouvé (9e de Seine-Saint-Denis) ; Eric Coquerel (1ère de Seine-Saint-Denis) ; Nadège Abomangoli (10e de Seine-Saint-Denis) ; Bastien Lachaud (6e de Seine-Saint-Denis) ; Clémentine Autain (11e de Seine-Saint-Denis) ; Mathilde Panot (10e du Val-de-Marne) ; Clémence Guetté (2e du Val-de-Marne) ; Paul Vannier (5e du Val-d'Oise) ; Carlos Martens Bilongo (8e du Val d'Oise)

[2] Ruffin : " Je pense que Jean-Luc Mélenchon est un obstacle à la victoire du Front Populaire "

[3] François Ruffin a été réélu ans la 1ère circonscription de la Somme aux élections législatives.

[4] Sauf que, médias ne rêvez pas : il n'y aura pas de duel avec mon ami Jean-Luc Mélenchon. Nos forces s'additionnent pour " faire mieux " !

[5] Lors d'une conférence de presse, en marge d'un déplacement de soutien aux éboueurs d'Abbeville en grève depuis vendredi contre la détérioration de leurs conditions salariales, François Ruffin a précisé " souhaiter que le divorce se passe à l'amiable et que ça ne se passe pas avec du bruit de vaisselle ".

[5 bisFrançois Ruffin : " Ma place ne sera pas dans le groupe LFI si je suis élu "

[6Jean-Luc Mélenchon « Il y a une règle de météo politique. Quand le vent souffle fort, il emporte aussi les girouettes »

[7Au delà des justificatifs médiatiques & politiques fallacieux pourquoi Jean-Luc Mélenchon est-il la cible ?

[8Mérième Alaoui : François Ruffin - L'ascension d'un opportuniste

[8bisGarrido-Corbière : leur plan secret pour remplacer Mélenchon

[9] Le 12 Juillet 2024 Alexis Corbière annonce officiellement la création de leur propre mouvement politique " l'Après "

[10] Après

[11Olivier Legrain, le millionnaire dans l’ombre de François Ruffin et de la " gauche "

[12Position du Comité de respect des principes sur les élections législatives de 2024

[13] Ruffin : la honte en entier et pas à moitié

[14Analyse du scrutin n°739 Première séance du lundi 10 février 2025

 

Pour en savoir plus :

- François Ruffin : « Je suis social-démocrate »

- Les nouvelles ambitions de François Ruffin

- La gauche actualise sa stratégie à l’aune du livre de Cagé et Piketty

JEAN-LUC MÉLENCHON JUGE QUE FRANÇOIS RUFFIN "SE MET EN DANGER" EN PRENANT SES DISTANCES AVEC LFI

- Résultats des élections législatives 2024 : découvrez la composition de la nouvelle Assemblée nationale

- les macronistes semblent refuser le verdict des urnes & la nomination d'un 1er ministre du #NouveauFrontPopulaire.

- Médiapart et les 450 LFI...

- Présidentielle 2027 : François Ruffin lance son mouvement, « Debout », pour les gens « qui puent un peu sous les bras »

 

Ruffin : la honte en entier et pas à moitié

 

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24 juin 2024 1 24 /06 /juin /2024 11:14
Manif contre l'extrême droite le 15 juin 2024 à Paris

Manif contre l'extrême droite le 15 juin 2024 à Paris

13 Mars 2024, le Conseil d'État écrit noir sur blanc la France Insoumise, tout comme le PCF, appartiennent à la nuance " gauche " de la classification du ministère de l’Intérieur[3].

D'autre part, le Conseil d'État avait tranché : le Rassemblement national est bien un parti " d'extrême droite "[1] et le confirme en 2024[2]

 

 

Le Rassemblement national (RN) est-il d'extrême droite et La France insoumise (LFI) d'extrême gauche ? Le 13 juin, le Conseil d'État a tranché: si LFI, tout comme le Parti communiste, appartiennent plutôt à la nuance « gauche », le Rassemblement national, lui, est bel et bien d'extrême droite !

 

 

Sources : Eric Durand | mis  jour le 05/02/2026

- La Macronie, les médias à sa solde, passent leur temps à renvoyer dos à dos « les deux extrêmes » la France insoumise (FI) et le Rassemblement national (RN).

« Ce ne sont pas des gens qui sont républicains », a lancé Emmanuel Macron toute honte bue, lors d’une conférence de presse, mercredi 12 juin.

 

Le président de la République feint d’ignorer une récente décision du Conseil d’État, publiée en mars 2024[2]. La haute juridiction administrative y écrit noir sur blanc que si le RN est bien d’extrême droite, la FI, tout comme le PCF, appartiennent à la nuance « gauche » de la classification du ministère de l’Intérieur[3]. Sont considérés d’extrême gauche le NPA et Lutte ouvrière, mais pas la FI.

 

 

- Objectif : brouiller les repères politiques
Mettre la France insoumise sur le même plan que le RN, comme veut le faire le ministre de l’intérieur en classant la France Insoumise à l’extrême-gauche pour les élections municipales 2026[4], relève donc de la malhonnêteté intellectuelle et sert avant tout à brouiller les repères politiques. Surtout, la taxer « d’extrême gauche », comme le fait le président de la République, n’est rien d’autre qu’une basse manœuvre visant à diaboliser le mouvement créé par Jean-Luc Mélenchon et, avec lui, le Nouveau Front populaire (NFP). L’irresponsabilité du chef de l’État ne doit tromper personne. C’est bien le parti de Marine Le Pen qui menace la République.

 

D’ailleurs, le Conseil d’État justifie son choix de le classer à l’extrême droite par un « faisceau d’indices », à savoir le conditionnement des aides sociales à la nationalité française, les alliances avec d’autres formations d’extrême droite au Parlement européen ou l’inscription de la préférence nationale dans la Constitution. Mesure phare du RN, la préférence nationale justifie à elle seule cette étiquette, tant elle bafoue nos principes fondamentaux.

 

Notes :

[1Le Conseil d'État a tranché : le Rassemblement national est bien un parti " d'extrême droite

[2] 11 mars 2024 : Le Conseil d’État confirme : le Rassemblement national est bien d’extrême droite

[3] Conseil d'État, 2ème chambre, 11/03/2024, 488378, Inédit au recueil Lebon

[4Municipales 2026 : le ministre de l’intérieur veut classer la France Insoumise à l’extrême-gauche.

 

 

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  • Retraité SNCF, engagé politiquement depuis l'âge de 15 ans, militant du PCF de 1971 à 2008, adhérent au Parti de Gauche et à la France Insoumise depuis leur création, ex secrétaire de syndicat, d'Union locale et conseiller Prud'homme CGT  de 1978 à 2022.
  • Retraité SNCF, engagé politiquement depuis l'âge de 15 ans, militant du PCF de 1971 à 2008, adhérent au Parti de Gauche et à la France Insoumise depuis leur création, ex secrétaire de syndicat, d'Union locale et conseiller Prud'homme CGT de 1978 à 2022.

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