Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
2 janvier 2022 7 02 /01 /janvier /2022 14:23
La centrale nucléaire de Braud-et-Saint-Louis les pieds dans l’eau après la tempête fin décembre 1999

La centrale nucléaire de Braud-et-Saint-Louis les pieds dans l’eau après la tempête fin décembre 1999

Au moment ou la Commission européenne s’apprête, avec le soutien de la France, à classer le nucléaire comme énergie verte[0]... carte sur table à l'adresse de ceux qui défendent le nucléaire au nom de la réduction de l'empreinte carbone du pays !

 

A souligner que les raisons de sortir du nucléaire sont multiples :

  • l'indépendance énergétique : il n'y a pas d'uranium en France, nous l'importons ;
  • la  vétusté des installations : deux d'entre elles (Fessenheim et Bugey) ont plus de 40 ans, treize autres ont plus de 30 ans, parmi lesquelles Tricastin, Gravelines, ou encore Blayais et Paluel ;
  • le manque de sécurité vis à vis des risques extérieurs[01] ;
  • la gestion des déchets : il n’existe toujours pas de solution durable et sûre pour gérer les déchets nucléaires[03] ;
  • le coût de la remise à niveau des installations qui pourrait contribuer à financer la transition énergétique ;
  • la militarisation de l'espace[2] à laquelle participe la France[02] et qui fait des centrales nucléaires des cibles potentielles (il suffirait d’un tir sur la centrale de Nogent et il n’y aurait plus de France. Nous serions totalement désorganisés par le déménagement de 12 millions de personnes) ;
  • le changement climatique qui menace nos installations nucléaires....👇

Lorsque l’on parle de l’énergie nucléaire et de l’évolution du climat, c’est généralement dans un certain contexte : elle peut nous fournir suffisamment d’énergie en remplacement des combustibles fossiles. Et sur le plan de la productivité, les centrales atomiques ont leur mot à dire. Mais l’énergie nucléaire n’est certainement pas le pari le plus sûr pour l’avenir. L’élévation du niveau de la mer et d’autres effets du changement climatique menacent déjà le fonctionnement de cette industrie.

 

Sources : newsmonkey | mis à jour le 15/01/2022

-Pourquoi le réchauffement climatique et l’énergie nucléaire ne font pas bon ménage ?

On attribue souvent à l’énergie nucléaire le mérite d’assurer la sécurité énergétique en période de changement climatique. De plus, les centrales sont peu émettrices de CO2. Mais, ironiquement, ce sont précisément les effets de ce changement climatique qui les sapent.


La grande majorité des centrales nucléaires en activité aujourd’hui ont été mises en service bien avant que la science du changement climatique ne soit bien établie. Deux centrales nucléaires sur cinq se trouvent sur la côte, et au moins 100 ont été construites à quelques mètres seulement au-dessus du niveau de la mer. L’énergie nucléaire est littéralement en première ligne du changement climatique – et pas dans le bon sens.

 

Des données scientifiques récentes indiquent que le niveau mondial des mers augmentera davantage et plus rapidement que ne le laissaient supposer les prédictions précédentes[3]. Dans les décennies à venir, alors que les phénomènes météorologiques extrêmes deviendront plus fréquents et plus destructeurs, les vents forts et la faible pression atmosphérique provoqueront des ondes de tempête plus importantes qui pourraient menacer les installations côtières.

 

 

-Environ 516 millions de personnes se trouvent dans un rayon de 80 km autour d’une centrale nucléaire en service
Les centrales nucléaires doivent puiser dans de grandes sources d’eau pour refroidir leurs réacteurs, c’est pourquoi elles sont souvent construites près de la mer. Celles situées plus à l’intérieur des terres seront confrontées aux mêmes problèmes d’inondation dans un monde qui se réchauffe. Et les sécheresses et les incendies de forêt[4] de plus en plus graves ne font qu’accroître la menace.

 

L’élévation du niveau de la mer et d’autres effets du changement climatique menacent déjà le fonctionnement de l’industrie nucléaire. Au Moyen-Orient, par exemple, l’eau de mer devient trop chaude pour refroidir correctement les réacteurs nucléaires. En France et aux États-Unis, les rivières se sont tellement asséchées que les centrales nucléaires ont dû être fermées à des moments où leur puissance était nécessaire de toute urgence.

 

Dans le monde, environ 516 millions de personnes vivent dans un rayon de 80 kilomètres autour d’une centrale nucléaire en activité et 20 millions de personnes vivent dans un rayon de 16 kilomètres. Ces personnes sont confrontées aux risques pour la santé et la sécurité de tout futur accident nucléaire. Les efforts visant à construire des installations capables de résister au changement climatique augmenteront considérablement les coûts déjà importants liés à la construction, à l’exploitation et au démantèlement des centrales nucléaires, sans parler des déchets radioactifs..

 

 

-

60% de la capacité nucléaire est menacée par l’élévation du niveau des mers, les tempêtes violentes et les pénuries d’eau de refroidissement

On attribue souvent à l’énergie nucléaire le mérite d’assurer la sécurité énergétique en période de changement climatique. Mais, ironiquement, ce sont précisément les effets de ce changement climatique qui la sapent. Les inondations, sécheresses[5] et tempêtes extrêmes, autrefois rares, deviennent de plus en plus fréquentes, rendant de plus en plus obsolètes les mesures de protection prises par l’industrie, élaborées à une époque antérieure.

 

Les risques climatiques pour les centrales nucléaires ne seront ni linéaires ni prévisibles. L’élévation du niveau des mers, les tempêtes et les fortes précipitations affectant les défenses des eaux côtières et intérieures, les barrières naturelles et artificielles atteindront leurs limites.

 

La Commission de réglementation nucléaire américaine[6] a déjà conclu que la grande majorité de ses sites nucléaires n’ont jamais été conçus pour résister aux effets climatiques futurs auxquels ils seront confrontés, et beaucoup ont déjà subi des inondations (en France ce fut le cas de la centrale du Blayais en 1999[7]).

 

Un récent rapport de l’US Army War College[8] indique également que les centrales nucléaires risquent fort d’être fermées temporairement ou définitivement en raison des menaces climatiques. En effet, 60% de la capacité nucléaire américaine est menacée par l’élévation future du niveau des mers, les tempêtes violentes et les pénuries d’eau de refroidissement. Il n’existe pas encore d’analyse de ce type pour l’Europe....

 

  • Mais les experts du climat ont, en septembre 2019, présenté leur rapport sur les océans, les régions polaires et les glaciers, selon lequel le niveau marin pourrait monter de plus d’un mètre et les inondations côtières se multiplier d’ici la fin du siècle (rapport du GIEC)[9]. D'autres scénarios argumentés considèrent que la catastrophique montée des océans ne sera pas pour dans trente ou cinquante ans, que ça ne se passera pas dans un siècle..., non, c’est pour 2030, autant dire demain[10].
  • Sans céder au catastrophisme, un courant océanique majeur de l'Atlantique menace de se détraquer, et c'est inquiétant... notamment parce-que le niveau de l'océan Atlantique connaîtra une forte hausse[11]. 

 

 

--------------------------

 

 

-

En France, Jean-Luc Mélenchon rétablit la réalité de la situation :

“ Je voudrais débarrasser la question du nucléaire d’un aspect idéologique qui n’a rien à y faire. Je ne suis pas pour sortir du nucléaire parce que je ne supporterais pas le nucléaire. Le sujet, c’est que c’est très dangereux[12] ”. Nous sommes un pays d'une petite superficie. Je m'oppose à ce qu'on reste dans ce danger. Je veux qu'on en sorte.

 

  • " Plusieurs centrales nucléaires sont dans des zones qui vont être inondées : à Blaye, estuaire de la Gironde, ou Gravelines, dans le Nord[1]. "

« Mesdames et messieurs, s’il arrive pour notre malheur, qu’il se passe quoi que ce soit à la centrale de Gravelines, il faudra quitter Lille, Roubaix, Calais pour 10 000 ans. S’il arrive quoi que ce soit à la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine qui est en amont de la capitale [Paris], il faudra évacuer 12 millions de personnes et ne pas revenir dans le secteur avant 20 000 ans », a dit le leader de la France insoumise, évoquant d’abord des accidents liés à l’âge et l’entretien des centrales[1bis] ».

 

  • " Ce que montre la militarisation de l’espace... autant de raison de démanteler le réseau des centrales françaises qui sont autant de cibles destructrices pour notre pays[2]. "

L’espace était démilitarisé par un accord signé notamment par la France et les États-Unis. Les Américains ont décidé de le déchirer et de créer un état-major de l’Espace. Macron en a fait autant.

« La menace militaire vient dorénavant de l’espace. Nous sommes de cibles. Nous présentons 58 cibles à portée de l’espace. Voilà pourquoi on ne peut pas continuer comme ça[1bis] ». 

 

 

  • A méditer en ce qui concerne l'indépendance énergétique de la France :

En 2017, Jean-Luc Mélenchon dénonçait la dictature au Khazakstan... La macronie, elle, la félicitait[13].

  • Et en Août 2021 " Macron et le Président Tokaïev convenaient de renforcer encore le partenariat entre la France et le Kazakhstan, notamment dans le domaine économique.[14] " ;
  • Vive le nucléaire nous dit Macron : En 2016, plus des deux tiers de la production mondiale d’uranium provenaient des mines de trois pays dont le Kazakhstan (39,4% de la production mondiale) et alimente la France à partir des mines de Muyunkum et Tortkuduk[15]... et ce alors que la dictature poursuit son œuvre avec l’escalade de la violence et de la répression[16]... mais chut !

 

Pourquoi le réchauffement climatique et l’énergie nucléaire ne font pas bon ménage et Jean-Luc Mélenchon veut en sortir ?
Pourquoi le réchauffement climatique et l’énergie nucléaire ne font pas bon ménage et Jean-Luc Mélenchon veut en sortir ?
Pourquoi le réchauffement climatique et l’énergie nucléaire ne font pas bon ménage et Jean-Luc Mélenchon veut en sortir ?
Pourquoi le réchauffement climatique et l’énergie nucléaire ne font pas bon ménage et Jean-Luc Mélenchon veut en sortir ?
Pourquoi le réchauffement climatique et l’énergie nucléaire ne font pas bon ménage et Jean-Luc Mélenchon veut en sortir ?
Pourquoi le réchauffement climatique et l’énergie nucléaire ne font pas bon ménage et Jean-Luc Mélenchon veut en sortir ?
Pourquoi le réchauffement climatique et l’énergie nucléaire ne font pas bon ménage et Jean-Luc Mélenchon veut en sortir ?
Pourquoi le réchauffement climatique et l’énergie nucléaire ne font pas bon ménage et Jean-Luc Mélenchon veut en sortir ?

 

 

- Mélenchon défend l’éolien en mer : bientôt moins cher que le nucléaire

L’éolien sera 30 % moins cher que le nucléaire d’ici 2030...
Lors de son déplacement au Croizic, le 15 janvier 2022, Jean-Luc Mélenchon a rappelé qu’avec le vieillissement du parc nucléaire français, les temps d’arrêts des centrales sont de plus en plus longs et de plus en plus fréquents. Le facteur de charge des éoliennes en mer est désormais équivalent à celui du nucléaire, c’est-à-dire 60 %. Il a aussi rappelé que les scientifiques étaient désormais certains que d’ici 2030 l’énergie éolienne serait 30 % moins cher que le nucléaire[17].

 

Le candidat de l’Union Populaire à l’élection présidentielle a vanté les changements apportés par une bifurcation sur l’éolien : « fabriquer, installer, entretenir, aller et venir, construire les bateaux nécessaires, former du personnel, ce sera un monde nouveau avec des activités nouvelles ». Et Jean-Luc Mélenchon conclut : « On sait le faire, ce n’est qu’une décision politique. Tout est dans la politique à cette heure. »

 

 

 

-

Nucléaire : Macron un président sous influence

Sûreté, coûts, souveraineté, pollution... Mathilde Panot, députée france insoumise, rétablit la vérité sur le nucléaire dans le dernier épisode d'Expression Direct.

 

 

 

[0LA COMMISSION EUROPÉENNE S’APPRÊTE À CLASSER LE NUCLÉAIRE COMME ÉNERGIE VERTE

[01un rapport de l’ONG Greenpeace pointe avec inquiétude la vulnérabilité des centrales françaises face au risque d’attaques extérieures

[02Un état-major de l’espace pour l’OTAN a été installé à Toulouse.

[03] En France, il n’existe toujours pas de solution durable et sûre pour gérer les déchets nucléaires

[1] Jean-Luc Melenchon : Plusieurs centrales nucléaires sont dans des zones qui vont être inondées : à Blaye, sur l’estuaire de la Gironde, ou Gravelines, dans le Nord

[1bis] Jean-Luc Melenchon : La question du nucléaire n'est pas une question idéologique mais une affaire de danger pour les êtres humains. 

[2] Jean-Luc Melenchon : Ce que montre la militarisation de l’espace... autant de raison de démanteler le réseau des centrales françaises qui sont autant de cibles destructrices pour notre pays.

[3le niveau mondial des mers augmentera davantage que ne le laissaient supposer les prédictions précédentes.

[4] les sécheresses et les incendies de forêt de plus en plus graves ne font qu’accroître la menace

[5] Le point de basculement est proche: les chaleurs extrêmes feront bientôt plus de morts que les vagues de froid

[6] la grande majorité de ses sites nucléaires n’ont jamais été conçus pour résister aux effets climatiques futurs

[7Inondation de la centrale nucléaire du Blayais en 1999

[8] Récent rapport de l’US Army War College

[9rapport du GIEC

[10Le niveau des océans pourrait s'élever de 25m dés 2030

[11] Climat : un courant océanique majeur de l'Atlantique menace de se détraquer, et c'est inquiétant

[12Le sujet, c’est que le nucléaire c’est très dangereux

[13] Le président du groupe « La France insoumise » a rappelé quelles étaient les conditions de vie de l'opposition dans ce pays et combien Nazerbaïev était un tyran qui pratique la torture, l'emprisonnement et la répression. Il a dénoncé l'hypocrisie de ceux qui, en France, parlent dans ce pays de « progrès démocratiques ». 

[14Août 2021 " Macron et le Président Tokaïev convenaient de renforcer encore le partenariat entre la France et le Kazakhstan, notamment dans le domaine économique.

[15] En 2016, plus des deux tiers de la production mondiale d’uranium provenaient des mines de trois pays dont le Kazakhstan (39,4% de la production mondiale en 2016)

[16] Au Kazakhstan, l’escalade de la violence et de la répression

[17] Mélenchon défend l’éolien en mer : bientôt moins cher que le nucléaire

 

Pour en savoir plus :

- L'alternative au nucléaire : Scénario négaWatt 2022

Jean-Luc Mélenchon : « Éviter le black-out nucléaire » – Tribune dans le JDD

- « Des milliards et des milliards d’euros », voilà ce que coûtera… l’enfouissement des déchets nucléaires

- LA DISPONIBILITÉ DES CENTRALES NUCLÉAIRES FRANÇAISES AU PLUS BAS

- NUCLÉAIRE. 4 QUESTIONS APRÈS LA FUITE À LA CENTRALE DU TRICASTIN (DRÔME)

​​​​​​​- L’Écosse a utilisé les énergies renouvelables pour 97% de ses besoins électriques en 2020

Partager cet article
Repost0
28 décembre 2021 2 28 /12 /décembre /2021 14:07
L'intégrale du Programme de #Mélenchon2022 en 6 épisodes audio

Lecture intégrale du programme de L'Avenir en Commun, le programme porté par Jean-Luc Mélenchon pour l'élection présidentielle de mars 2022. Il comporte 694 mesures, organisées autour de trois grands thèmes: la démocratie, l'écologie et la lutte contre les inégalités sociales. Bonne écoute !

Au départ, Jean-Luc Mélenchon a lancé ce projet pour que les personnes non-voyantes et mal-voyantes puissent avoir accès au programme, mais je pense qu'il peut être utile à tous ceux qui préfèrent écouter le programme que le lire.

Merci à Jean-Edouard et Emmanuelle pour la lecture des citations, à Loïza pour la lecture des sondages, et à Marie pour la musique.

 

 

- Introduction de Jean-Luc Mélenchon

 

 

- Partie 1 : Vivre libre et citoyens

 

 

- Partie 2 : S'adapter au système de la nature

 

 

- Partie 3 : Unir pour bien vivre

 

 

- Partie 4 : Humaniser les personnes et la société

 

 

- Partie 5 : Ordonner le monde

 

Pour en savoir plus et être acteur de la campagne :

- Inscrivez-vous sur les listes électorales : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1367

- Site de campagne de Jean-Luc Mélenchon : https://melenchon2022.fr

- Le programme de l'Avenir en Commun : https://melenchon2022.fr/programme/

- La chaîne YouTube de Jean-Luc Mélenchon : https://www.youtube.com/user/PlaceauPeuple

- Pour participer à la campagne de Mélenchon, rejoignez Action Populaire, la plateforme militante : https://actionpopulaire.fr

Partager cet article
Repost0
19 décembre 2021 7 19 /12 /décembre /2021 18:13

Cet article est reposté depuis Rue du Blogule Rouge Insoumis.

Partager cet article
Repost1
17 novembre 2021 3 17 /11 /novembre /2021 16:53
L’histoire du libre-échange et du protectionnisme... et demain...
L’histoire du libre-échange et du protectionnisme... et demain...

...Pour aboutir à quoi : l'instauration d'un protectionnisme solidaire pour produire en France comme le propose l'Avenir en Commun[15] ?

 

La querelle entre libre-échange et protectionnisme naît pratiquement avec le capitalisme. Mais l’histoire nous montre qu’il y a eu alternance de ces deux options. Nous verrons quelles forces sociales les ont promues.

 

Sources : gauchemip.org & Durand Eric | 

- I. Naissance du concept de libre-échange

Le Lorrain, Port de mer au soleil couchant, 1639.

Jusqu’au début du XVIIIe siècle le mercantilisme a été la doctrine sur les échanges internationaux[1]. Son principe était qu’il fallait réduire au minimum les importations et accroître au maximum les exportations. Tout cela dans le but de concentrer dans le pays le maximum de métaux précieux qui étaient considérés comme étant à la base de la richesse nationale...

 

En 1760, les physiocrates Quesnay, Turgot préconisent le libre-échange. Mais son premier théoricien est Adam Smith (1723 - 1790) qui publie en 1776 recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations. Il est l’inventeur de la parabole de la main invisible, selon laquelle chaque individu, en ne suivant que ses fins propres « est conduit par une main invisible à remplir une fin qui n’est nullement dans ses intentions ». Contrairement à ce que disent aujourd’hui les néolibéraux, Smith n’était pas partisan du laisser-faire. Il allouait un rôle économique à l’Etat qui outre ses fonctions régaliennes devait prendre en charge les activités que les entrepreneurs ne pouvaient assumer. La première application de ses théories fut la signature du traité de commerce anglo-français de 1786. Ce traité favorisait l’exportation des vins du bordelais mais ce fut une catastrophe pour l’industrie française, moins développée que sa concurrente anglaise. Ce fut probablement une des causes de la Révolution française[2]. Le XVIIIe siècle se termina par un retour au protectionnisme à cause des espoirs déçus du traité de 1786 ainsi que de la guerre.

 

David Ricardo (1772 - 1823) est le véritable théoricien du libre-échange avec la théorie des « avantages comparatifs »[3]. Il affirme que le commerce enrichit les deux partenaires, car rapidement chacun fait ce pourquoi il est le plus doué. Pourtant, ces deux théoriciens oubliaient que l’Angleterre avait construit son industrie lainière dans les siècles précédents à l’abri de la concurrence hollandaise. Alors qu’au XVe siècle l’Angleterre exportait sa laine brute en Hollande, elle en avait ensuite fortement taxé ses exportations et avait pu construire son industrie.

 

 

- II. 1815 - 1914, ou le rôle moteur de la Grande Bretagne dans les périodes d’ouverture ou de fermeture au commerce international...

L’histoire économique du monde développé de 1815 à 1914 peut être découpée en cinq phases selon l’économiste belge Paul Bairoch (1930 - 1999) :

  • 1 - 1815-1846 : adoption graduelle de libre-échange au Royaume Uni, mais maintien du protectionnisme dans le reste de l’Occident ;

En 1815, le parlement anglais sous la pression de la noblesse terrienne vota les Corn Laws. Lors des bonnes récoltes les droits de douane étaient relevés et ils étaient abaissés lors des mauvaises. La gentry était ainsi assurée de revenus réguliers. Mais les ouvriers de l’industrie payaient cher les produits alimentaires, ce qui obligeait les industriels à leur payer des salaires relativement élevés. Avec le libre-échange, les industriels paieraient des salaires faibles, ce qui, compte tenu de la forte mécanisation rendrait leurs usines compétitives.

- Les intérêts de l’industrie, donc du libre-échange furent défendus par le Political Economy Club, fondé par David Ricardo et ses amis afin de promouvoir la nouvelle pensée économique.

- Ils profitèrent des mauvaises conditions climatiques de 1845, auxquelles s’ajouta la récolte catastrophique de pommes de terre en Irlande et le 6 juin 1846 les Corn Laws étaient abrogées[4].

  • 2 - 1846-1860 : efforts du Royaume-Uni pour étendre la politique libérale à l’Europe continentale ;

- de 1846 à 1860, l’Angleterre s’efforça de propager le libre-échange en Europe continentale.

L. Palmerston débats traité franco-britannique
  • 3 - 1860-1879 : phase libre-échangiste dans la plupart des pays européens ; mais maintien ou accentuation du protectionnisme dans les pays développés d’outre-mer ;

- 1860-1879 : phase libre-échangiste dans la plupart des pays d’Europe. En 1860, Napoléon III négocia secrètement un traité de commerce avec le Royaume-Uni (Traité Cobden-Chevalier) que la grande majorité des membres de la Chambre des députés qualifia de nouveau coup d’état[5]. Le reste de l’Europe continentale adopta le libre-échange, mais eut à subir une dépression de 1869 à 1873 qui fut plus forte que celle de 1929, en ce qui concerne le recul du PNB.

- En totale opposition avec le virage libéral de l’Europe, pratiquement tous les pays développés d’outremer renforcèrent ou adoptèrent le protectionnisme dans les années 1860-1880. Aux Etats-Unis, la guerre de Sécession (1861-1865) entre le Nord anti-esclavagiste et le Sud favorable au système esclavagiste est aussi une guerre entre le Nord protectionniste et le Sud libre-échangiste. 1879-1892, retour de l’Europe continentale au protectionnisme : l’Allemagne montre la voie avec la Realpolitik de Bismarck. La France, quant à elle, ne retourna au protectionnisme réel qu’avec le tarif dit « de Méline » de 1892[6].

  • 4 - 1879-1892 : retour de l’Europe continentale au protectionnisme ;
  • 5 - 1892-1914 : accentuation de la pression protectionniste au Royaume-Uni et renforcement du protectionnisme en Europe continentale et dans les pays de peuplement européen.

- 1892-1914 : tandis qu’au Royaume-Uni, Chamberlain militait sans succès pour le « Fair Trade » (qu’on peut traduire par commerce loyal ou équitable), opposé au « free trade », on assistait au renforcement du protectionnisme dans le reste du monde développé[7].

- Les Etats-Unis qui n’avaient pas pris part au mouvement de libre-échange, et au contraire, avaient relevé le niveau de leur protection, connurent une période de forte croissance, alors que l’Europe était en pleine dépression.

- Cette période est même une des plus prospères de l’histoire des Etats-Unis.

- En Europe continentale, il y eut reprise dès qu’une politique protectionniste fut décidée.

- D’ailleurs, au cours de la phase d’expansion économique 1889/1892 à 1913, la croissance a été de 0,9% par habitant au Royaume-Uni, resté fidèle au libre-échange tandis qu’en Europe continentale devenue protectionniste, elle était de 1,5%. Entre 1891/1893 et 1913, le volume des exportations européennes s’accrut de 3,9% par an, contre moins de 3% pendant la période de libre-échange[8].

 

 

- Conclusion sur le XIXe siècle

Trois enseignements peuvent être tirés de cette période :

  • I. Le libre-échange ne peut être efficace qu’entre pays ayant le même niveau de développement ;
  • II. les pays les moins avancés ont besoin du protectionnisme pour rattraper les plus développés. Les Etats-Unis d’Amérique furent protectionnistes de leur création à la fin de la seconde guerre mondiale, leur suprématie industrielle étant alors fermement assurée. Ulysses Grant, président des Etats-Unis de 1768 à 1876 avait anticipé cette évolution : « Pendant des siècles, l’Angleterre s’est appuyée sur la protection, l’a pratiquée jusqu’à ses plus extrêmes limites, et en a obtenu des résultats satisfaisants. Après deux siècles, elle a jugé commode d’adopter le libre-échange, car elle pense que la protection n’a plus rien à lui offrir. Eh, Messieurs, la connaissance que j’ai de notre pays me conduit à penser que dans moins de deux cents ans lorsque l’Amérique aura tiré tout ce qu’elle a à offrir, elle adoptera aussi le libre-échange[9]».

Il ne s’était pas trompé dans la prédiction, seulement sur le délai.

Le développement économique des pays s’est toujours fait à l’abri de frontières fermées, et les périodes d’ouverture, correspondent au désir des pays développées soit de s’assurer des approvisionnements de matières premières à bas coût, soit de s’assurer de débouchés au-delà de leur marché national (kicking away the ladder, théorie de « l’échelle tirée » de Friedrich List qui disait que les prêches britanniques en faveur du libre-échange faisaient penser à celui qui parvenu au sommet d’un édifice, renvoie l’échelle d’un coup de pied afin d’empêcher les autres de le rejoindre). List le promoteur du Zollverein, l’union douanière allemande dont les débuts datent de 1818, ne voyait aucune contradiction entre celui-ci, et la protection des industries naissantes, car il considérait que les états allemands avaient des niveaux de développement relativement proches[10].

  • III. A l’intérieur d’un pays, les luttes entre protectionnistes et libre-échangistes masquent des conflits de classe (en Angleterre, de 1815 à 1846 la noblesse terrienne contre la bourgeoisie industrielle, aux Etats-Unis à l’époque de la guerre de sécession, la classe colonialiste du Sud contre la bourgeoisie industrielle du Nord). La classe la plus pauvre d’un pays (les ouvriers anglais et les esclaves noirs américains) pâtit encore plus que les autres du libre-échange. Le libre-échange signifie la guerre économique et les pays qui le pratiquent cherchent à améliorer leur compétitivité en jouant sur les conditions de vie de leurs travailleurs.

 

 

Du GATT à l'OMC

- Problèmes des XXe et XXIe siècles.

Au XXe siècle, le monde connut une période de libre-échange débridé jusqu’à la crise de 1929. Devant la catastrophe, les états sortirent de la crise au moins partiellement grâce à des mesures protectionnistes. Certains économistes libre-échangistes ont accusé le protectionnisme d’avoir été la cause de la guerre, alors que le protectionnisme était seulement une réponse à la crise de 1929. Dans tous les pays industriels, le chômage avait diminué à la veille de la guerre.

 

Après la seconde guerre mondiale, il y eut une période protectionniste. Les Etats-Unis étaient devenus la principale puissance économique du monde et selon la prédiction d’Ulysses Grant, ils devinrent libre-échangistes[9]. A leur initiative, le GATT (signé le 30 octobre 1947 par 23 pays)[11] fut créé dont le but était la baisse des tarifs douaniers dans le monde. Cette entreprise mit un certain temps. La Communauté européenne à sa création pratiquait la préférence communautaire, tandis que les dragons asiatiques se développaient à l’abri de barrières douanières. En 1995, le GATT se transformait en OMC[12] et le monde entier s’est mis à l’heure du libre-échange.

 

  • Dans les pays occidentaux, le libre-échange entraîne les délocalisations vers les pays à bas salaires, dans les pays du Sud la destruction de l’agriculture locale par la concurrence des de l’agriculture mécanisée et subventionnée du Nord.

 

  • Le protectionnisme a mauvaise presse, il est accusé de protéger des activités non rentables, donc ringard. D’après certains économistes d’Attac, ce serait une réaction égoïste des pays industrialisés voulant conserver des situations acquises et empêcher le développement du tiers monde[13]. Pourtant les ouvriers occidentaux voient leurs emplois détruits par la concurrence des ouvriers du tiers monde dont les salaires sont 20 fois plus faibles pour la Chine. Ce pays ne ferait-il pas mieux de développer le niveau de vie de son peuple au lieu de se faire un avantage de ses faibles salaires ?

 

  • Des économistes comme Jacques Sapir et Maurice Lauré ont inventé la notion de protectionnisme altruiste et écologiste[14]. Pour répondre à l’accusation de xénophobie, ils proposent d’appliquer des droits de douane proportionnels à la différence des salaires du pays importateur et les salaires du pays exportateur. Ces droits de douane modulés par une taxe écologique seraient reversés au pays exportateur, afin qu’il améliore les droits sociaux de ses salariés et prenne en compte les contraintes écologique dans la production. Rappelons que le protectionnisme n’est pas l’autarcie.

 

 

---------------------------------------------------

 

 

- Pour les présidentielles de 2022 (comme pour celles de 2017) la France insoumise propose l'instauration d'un protectionnisme solidaire dans son programme l'Avenir en commun[15]

Instaurer un protectionnisme solidaire pour produire en France et assurer notre indépendance

En partant du constat :

  • des droits sociaux soumis au chantage permanent du dumping ;
  • un bilan écologique désastreux ;
  • une industrie dévastée ;
  • une agriculture désorganisée ;
  • des régions entières condamnées... 

le grand déménagement du monde doit cesser.

 

La France ne doit pas dépendre d’autres États pour ses productions essentielles : lorsqu’une crise éclate, il est déjà trop tard pour relocaliser la production. 
 

Le protectionnisme que nous souhaitons mettre en place n'est pas le même que celui prôné par l'extrême droite, nous souhaitons un protectionnisme solidaire, c'est à dire un protectionnisme écologique et social :

- Mesure clé : relocaliser d’urgence les productions essentielles à la vie de notre pays ;

 

- Pour un protectionnisme écologique, nous voulons mettre en place une taxation écologique aux frontières qui prend en compte les modes de production et de transport. Ainsi, nous taxerons les produits venant de pays éloignés et/ou étant produits avec du charbon par exemple, pour privilégier les circuits courts ;

 

- Pour un protectionnisme social, nous voulons déjà faire l’inventaire et l’évaluation des accords déjà appliqués et souhaitons interdire complètement les produits réalisés dans des conditions inacceptables, issus de l'esclavage comme au Pakistan ou en Inde, du travail d'enfants ou de pays n'ayant aucun droit syndical ;

 

- Nous souhaitons aussi arrêter immédiatement d'appliquer la directive des travailleurs détachés, en étendant les cotisations et le salaire sur le droit français. Aussi, nous voulons réaliser une taxation sociale aux frontières sur la base du droit social du pays exportateur, concernant le salaire minimum ou le droit à la retraite en l'absence d'accord entre le pays et la France ;

 

- Et aller plus loin : nous voulons réviser le Code des marchés publics pour favoriser les entreprises sociales et solidaires, écologiques et locales...

 

 

- Clémence Guetté vous présente chaque semaine une des mesures de notre programme " L'Avenir en commun " pour les élections présidentielles de 2022.

Cette semaine : Le protectionnisme solidaire ⤵️

 

Notes

[1] Mercantilisme

[2] Georges Weulersse. La physiocratie à l’aube de la Révolution, 1781 - 1792, p. 264.

[3] David Ricardo, né le 18 avril 1772 à Londres et mort le 11 septembre 1823 à Gatcombe Park, est un économiste et philosophe britannique, également agent de change et député.

[4] Paul Bairoch. Victoires et déboires. Histoire économique et sociale du monde du XVIe siècle à nos jours, t. 2, pp. 279-284.

[5] Par la clause de la nation la plus favorisée, on entend le principe que tout avantage qu’un pays accorde à n’importe quel autre pays doit être automatiquement accordé aussi au pays avec lequel on a signé une telle clause : si la France est liée à la Suisse par un traité comportant la clause de la nation la plus favorisée, et si elle réduit ses droits de douane sur le fromage hollandais, elle est tenue d’accorder les mêmes tarifs au fromage suisse (Traité Cobden-Chevalier)

[6] C’est à cette époque qu’il y eut une sophistication des tarifs. L’un dit autonome ou statutaire est un tarif établi et modifié par des lois, le second type est qualifié de conventionnel, c’est à dire qu’il peut être modifié ou établi avec d’autres pays (11 janvier 1892 : Méline fait voter la loi protectionniste du double tarif).

[7] idem, pp. 291-300.

[8] Paul, Bairoch. Mythes et paradoxes de l’histoire économique, pp. 233-234.

[9] Ulysses Grant, président des États-Unis de 1868 à 1876

[10] Ha-Joon Chang : « L’amnésie des économistes libéraux » in Manière de voir, Janvier-Février 2007, pp. 15-18.

[11] Le GATT est l'acronyme de l'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce, conclu en 1947 et en vigueur jusqu'en 1994.

[12] Organisation mondiale du commerce

[13] Thomas Coutrot. Quelles alternatives au libre-échange ? Quelques éléments pour lancer un débat. Février 2006. par Christian Schneider

[14] Jacques Sapir : "Il faut accepter des formes de protectionnisme au sein de l'Europe"

[15] L'Avenir en commun

 

Pour en savoir plus :

Jean-Luc Mélenchon : “La lutte contre la délocalisation passe par du protectionnisme sélectif et solidaire”

- Pour en savoir plus : Le #20 des « Livrets de la France insoumise » aborde le thème du commerce et de l’industrie.

 

 

Et pour ceux qui veulent en savoir encore plus :

livret thématique produire en France
  • Le #20 des « Livrets de la France insoumise » de l'Avenir en commun version 2017 aborde le thème du commerce et de l’industrie.
  • Il a été préparé par un groupe de travail animé par Jean-Charles Hourcade, ancien directeur générale du fonds France Brevet et membre de l’Académie des technologies, et Antoine Pyra, socio-écononomiste.
Partager cet article
Repost0
6 novembre 2021 6 06 /11 /novembre /2021 13:55
L'Avenir En Commun un programme écosocialiste ?
L'Avenir En Commun un programme écosocialiste ?
L'Avenir En Commun un programme écosocialiste ?

Jean-Luc Mélenchon : « Assez de bavardage écologique : contraintes et sanctions sont nécessaires... Sans obstacles, les multinationales poursuivent leur saccage »[0!

 

Jean-Luc Mélenchon : " Trente ans de conférences internationales et de rapports scientifiques ont sonné l’alarme climatique. Pour quel résultat ? 60% d’émissions de CO2 supplémentaires en 26 ans. Le changement climatique est commencé. Il est irréversible. On ne se bat plus en réalité que pour empêcher davantage de dégâts. Car de nouveaux points de non-retour climatiques seront franchis très bientôt. En effet les émissions de gaz à effet de serre continuent de croître et un réchauffement de 4 degrés à la fin du siècle semble assuré. "[0]

 

Sources : Eric Durand & Matthieu Le Quang | mis à jour le 10/11/2021

- Introduction

Face à l’urgence climatique, sociale et démocratique, face aux politiques d’austérités, aux logiques de délocalisation et de libre-échange, de perte d’indépendance des Etats, l’écosocialisme[1] se présente comme un concept unificateur et une alternative politique puissante pour notre civilisation, et, en France est porté par une seule force politique, le Parti de Gauche[2].

 

La crise sanitaire actuelle (coronavirus[3]) est bien la conséquence du mode capitaliste d’exploitation, de production, de consommation et d’échanges. Son caractère prédateur a martyrisé la nature, la biodiversité et a bouleversé notre rapport au vivant, aux espèces animales et végétales. Les effets sont amplifiés par les pressions austéritaires, les coupes sombres sur les services publics, la santé et   les conséquences sociales sont considérables. Cette crise a clairement démontré que le capitalisme est incompatible avec l’intérêt général de l’avenir de la vie sur terre et de la planète elle-même.

 

Au-delà et en deçà d’un programme de gouvernement, une ligne d’horizon doit être visible pour tous : un projet de société fondé sur une conception de l’Humain qui ne soit pas contradictoire avec les données de la science contemporaine.

 

 

 

-

Qui l'eût cru ? Les français écosocialistes sans le savoir !

  • Le système capitaliste est incompatible avec la lutte contre le réchauffement climatique pour 52% des Français ;
  • 81% favorables au "refus d'accorder les aides de l'Etat aux entreprises polluantes sans contreparties écologiques contraignantes"... ce que propose la France insoumise[4]

Enquête réalisée en ligne entre le 27 mai et le 1er juin 2020 auprès d'un échantillon représentatif de 1.003 Français âgés de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas[5].

 

 

 

- Caractéristiques générales de l’écosocialisme (selon Matthieu Le Quang)
Si l’écosocialisme se positionne comme héritier de la longue tradition socialiste, il cherche à apprendre des erreurs du passé et condamne particulièrement ce qu’on a appelé le « socialisme réel » c’est-à-dire la tentative d’application des thèses marxistes dans l’ex-Union Soviétique. Il y a donc une volonté de refonder le socialisme en prenant en compte l’écologie et en le libérant ainsi de ses scories productivistes.

 

L’urgence écologique ne peut pas laisser de côté les grandes inégalités sociales et, inversement, les exigences d’équité sociale ne doivent pas être pensées indépendamment des impératifs écologiques. Il faut donc à la fois repenser les rapports des êtres humains avec la nature et transformer les rapports des êtres humains entre eux : « L’enjeu planétaire de ce processus de transformation radicale des rapports des humains entr’eux et avec la nature est un changement de paradigme civili­sa­tionnel, qui concerne non seulement l’appareil productif et les habitudes de consommation, mais aussi l’habitat, la culture, les valeurs, le style de vie. »[6] Ce programme ambitieux de changement de société ne peut se faire sans une planification qui doit être à la fois écologique, sociale et démocratique. Cette planification a pour but de penser simultanément le court terme et le long terme, de ne pas les opposer, afin de mettre en place une transition qui soit la plus courte et la moins douloureuse possible.

 

 

- Une planification écologique

  • La planification écologique doit abandonner la notion de « maîtrise humaine de la nature »[7] et réorganiser la production en fonction des besoins sociaux et de la protection de l’environnement. Cela doit passer notamment par la subordination de la valeur d’échange à la valeur d’usage. On doit aller vers la réorientation écologique de l’économie et de l’appareil de production avec un changement radical de mentalité qui aurait comme objectif la baisse de la consommation, ce qui entraînerait de manière simultanée la baisse de la production. Cette baisse est d’autant plus nécessaire que la production de nouveaux objets suppose aussi la production de déchets liés à ces objets. Si les techno-scientistes pensent que le problème du réchauffement climatique va se résoudre avec de nouvelles technologies et les sciences, le pic pétrolier nous démontre que ces technologies ne pourront pas tout remplacer. D’autant plus que ce pic pétrolier commence à s’enchevêtrer aussi avec le déclin des réserves mondiales de métaux (or, argent, uranium, cuivre, zinc, etc.)[8].

 

  • Cette planification doit penser la transition vers une société post-pétrolière, une société qui ne dépendrait plus des énergies fossiles, ce qui ne signifie pas qu’elle n’utilisera plus de pétrole ou autre ressource naturelle non renouvelable. Il parait nécessaire de se préparer dès maintenant à cette société post-pétrolière, davantage à cause des changements climatiques drastiques, dont est en grande partie responsable l’utilisation du pétrole, que pour l’inévitable épuisement des réserves pétrolières. En d’autres termes, il s’agit à partir de maintenant de laisser le plus de réserves de pétrole sous terre au lieu de les exploiter.[9] Sans cela, l’adaptation va coûter de plus en plus chère et va amener de plus grands risques. Ce qui démontre la nécessité d’une planification écologique afin de préparer les conditions pour une transition non traumatisante.

 

  • La réduction de plus en plus importante des réserves de matières premières exige une réduction drastique de la consommation d’énergie mais aussi de la consommation d’objets matériels. Le capitalisme se base sur la production et la consommation d’énergies non renouvelable, en bénéficiant en plus d’un prix d’exploitation infime, même si celui-ci est de plus en plus élevé en ce qui concerne le pétrole et le gaz. La réorientation de la production énergétique vers le développement des énergies renouvelables ne devrait pas tenir compte du coût économique plus important de ces énergies, mais considérer leur apport pour l’environnement et les êtres humains en baissant les émissions de gaz à effet de serre. L’important est de diversifier ces sources d’énergies renouvelables (éolienne, solaire, bioénergie, géothermie, hydrolien, biomasse, eau, etc., selon les pays) pour ne pas dépendre des aléas possibles liés seulement à l’une d’entre elles, et de bien planifier leur complémentarité. L’imprévisibilité et la variabilité naturelle de ces sources entrainent une génération fluctuante d’électricité. Il faut aussi tenir compte des impacts de ces énergies sur l’environnement, l’agriculture, l’eau, la production, l’emploi et la planification urbaine. Il existe une interaction entre tous ces secteurs au moment de penser la planification énergétique. La décentralisation de ces projets est un impératif afin de ne pas reproduire les grands projets qui sont souvent nocifs en termes environnementaux.

 

Cette réorientation énergétique, qui passe aussi par l’interdiction des centrales nucléaires (et donc la planification de la fermeture des centrales en fonctionnement), permettra la décarbonisation de l’économie et des transports. En effet, ces deux secteurs sont basés sur l’utilisation des énergies telles que le pétrole, le charbon ou le gaz, émettrices de gaz à effet de serre. Au niveau des transports, en plus de décourager l’utilisation de la voiture individuelle dans les déplacements quotidiens, la société écosocialiste devra promouvoir les transports publics bon marché ou gratuits. La gratuité ou non de ces transports devra faire l’objet d’une décision démocratique de la population.

 

 

 

- Une planification sociale

  • La planification sociale suppose la propriété collective des moyens de production, une égalité sociale et la fin des inégalités économiques. Les différentes crises actuelles nous obligent à penser de nouvelles émancipations collectives des dominés tout en les articulant avec les exigences de protection de l’environnement. Comme le constate Hervé Kempf, « le système social qui régit actuellement la société humaine, le capitalisme, s’arc-boute de manière aveugle contre les changements qu’il est indispensable d’opérer si l’on veut conserver à l’existence humaine sa dignité et sa promesse »[10]. La lutte contre l’oligarchie démontre que les classes sociales, et donc la lutte des classes, n’ont pas disparu.

 

  • La réappropriation des moyens de production et la transformation des rapports sociaux est un des débuts pour l’émancipation collective. Les formes de propriété peuvent être publiques, collectives, coopératives voire privées. Ici il ne faut pas tomber dans l’erreur commise par les socialismes réels qui ont compris « propriété collective » comme étatisation de certaines entreprises, la plupart considérées comme stratégiques, alors que l’Etat peut aussi être un puissant instrument de domination.

 

  • Selon Roger Rashi, l’écosocialisme doit « chercher à révolutionner les rapports sociaux ainsi que les forces productives. En d’autres termes, il se doit de changer la façon de travailler et de vivre (ce qui constitue les rapports sociaux) ainsi que la façon de produire et d’agir sur la nature (autrement dit, les forces productives). »[11] Cette transformation des rapports sociaux passe par le fait de changer radicalement les forces productives et donc de passer du « travail mort », symbolisé par la mécanisation de multiples secteurs comme l’agriculture par exemple, à un « travail vivant » qui permettrait de créer des emplois et d’humaniser les rapports de travail. L’appareil productif n’est pas neutre : en plus de viser à l’expansion illimitée du marché, il essaie de contrôler la vie des personnes en organisant leur temps de travail et même leur temps libre. La lutte contre le travail qui domine la vie ne signifie pas la fin du travail, mais penser à un travail solidaire, un travail libre dans une volonté de construire collectivement les nouvelles forces de production.

 

  • La transformation du travail mort en travail vivant générera de nouvelles sources d’emploi qui devra se combiner avec une réduction du temps de travail, comme possible réponse au chômage. Cette réduction du temps de travail a pour corollaire l’augmentation du temps libre. Dans une société capitaliste, le temps libre est pris en charge par la société de consommation[12] et le marché. Selon Michael Löwy, « l’écosocialisme est fondé sur un pari, qui était déjà celui de Marx : la prédominance, dans une société sans classes, de « l’être » sur « l’avoir », c’est à dire la réalisation personnelle, par des activités culturelles, ludiques, érotiques, sportives, artistiques, politiques, plutôt que le désir d’accumulation à l’infini de biens et de produits. »[13]

 

  • Un indicateur de richesse alternatif au PIB et autres indicateurs économiques capitalistes pourrait être la mesure du temps. Selon René Ramírez, « le thermomètre le plus adéquat pour mesurer le Bien Vivre d’une société est celui qui nous permet de connaître combien de temps sa population vit en bonne santé en faisant ce qu’elle désire faire ; ou combien de temps dans la journée est dédié à la production de socialisation (être avec des ami-e-s, la famille, communauté politique), pour contempler de l’art, le produire et s’en délecter, pour s’auto-connaître, pour donner et recevoir de l’amour ; ou combien d’année de vie gagne un territoire en évitant la perte de forêt native ou grâce à la reforestation de son environnement naturel »[14]. Avec la mesure du temps libre, bien vécu ou vécu en plénitude, on sort de la logique économique capitaliste où la richesse se mesure à partir de l’accumulation de biens matériels ou immatériels, pour étudier plus particulièrement « la génération/jouissance de biens relationnels »[15].

 

  • La notion de « bien relationnel » doit être pensée en dehors de la logique capitaliste. Selon Bolívar Echeverría, un bien est un objet pratique qui s’intègre dans un processus social de production et de consommation et de reproduction d’un sujet social. Cet objet pratique peut être « n’importe quel élément de la nature, qu’il soit physique, chimique, vital, psychique ; n’importe quel fait, qu’il soit matériel ou spirituel, etc., n’importe quelle parcelle de réalité extérieure ou intérieure, n’importe quel bout de matière, qu’importe sa matérialité »[16]. Le but d’un bien est de satisfaire un besoin, c’est un élément de la richesse objective d’un sujet social qui possède une valeur d’usage pour la consommation.

 

  • Les êtres humains et les sociétés ont des besoins vitaux qui vont au-delà des besoins sociaux basiques (eau, alimentation, habitat, santé, éducation, etc.) et qui se satisfont dans les relations sociales. La reproduction de la vie passe par la sociabilité avec les autres êtres humains, la participation politique, la contemplation, les loisirs gratuits, etc. Les biens relationnels sont ainsi des biens dont l’accès à leur consommation ne passe pas nécessairement par la médiation de l’argent. Reprendre le contrôle de son temps, c’est aussi reprendre le contrôle de sa vie et s’émanciper des relations marchandes afin de participer à ces activités non marchandes.

 

  • Selon René Ramírez[17], les biens relationnels sont surtout des biens immatériels dont la production et la consommation sont conditionnées par les conditions matérielles de la société c’est-à-dire lorsque les besoins matériels de base sont satisfaits (même si leur insatisfaction n’empêche pas la génération et jouissance de biens relationnels dans certains cas). En s’appuyant sur une éthique aristotélicienne, Ramírez décrit quatre types d’activités pour la production et consommation de biens relationnels : le travail émancipateur, la contemplation (culture, art, récréation, sport, lecture, la réflexion, la contemplation de la nature, etc.), la création de société (les relations familiales, l’amitié, l’amour) et la vie publique (participation politique, associative, syndicale, activité sociale, etc.). Ainsi l’être humain est un être social qui partage son temps avec les autres, ce qui implique la génération d’espaces de rencontre, de débats, de délibération, la participation dans des actions collectives, la récupération de l’espace public. Ces activités ne peuvent que radicaliser la démocratie.

 

- Une planification démocratique

  • La planification écologique et sociale ne peut se faire que de manière démocratique afin d’obtenir le soutien de la grande majorité de la population. Michael Löwy affirme que l’écosocialisme implique une éthique démocratique afin de ne pas laisser l’avenir de la société et les décisions importantes dans les mains de l’oligarchie et de technocrates. Ces décisions démocratiques doivent se prendre sur les objectifs de la société, sur les buts et les nécessités de la production, afin de sortir du productivisme : « les grandes décisions concernant la production et la distribution ne sont pas prises par les « marchés » ni par un Politburo, mais par la société elle-même, après un débat démocratique et pluraliste, où s’opposent des propositions et des options différentes »[18].

 

  • Cette transformation impliquera forcément une décroissance de la consommation et donc le renoncement à un certain nombre de biens et habitudes ancrés dans la vie quotidienne de la population. Cela ne se fera pas sans résistance si ces besoins créés par le capitalisme ne sont pas remplacés par d’autres désirs. Le concept de « socialisme gourmand » développé par Paul Ariès appelle à cette prise de conscience que l’émancipation sociale et la transition vers le socialisme ne peut s’effectuer si elle est synonyme de manque. Selon lui, « il ne s’agit plus de combler un manque mais de développer les liaisons sociales » à partir d’un socialisme qui veut « chanter la vie au temps présent »[19].

 

  • Un thème fondamental qui mérite réflexion est celui de la gratuité et plus particulièrement de la gratuité des services de base correspondant aux besoins sociaux : eau, énergie, santé, éducation, etc. Selon Paul Ariès, penser la gratuité bouleverserait les consciences et amènerait à des comportements antiproductivistes et anticonsuméristes. Toutefois cette gratuité ne serait que pour le bon usage de ces services c’est-à-dire celui qui correspond aux nécessités humaines. Le mésusage ou la surconsommation devront faire l’objet d’un renchérissement, voire d’une interdiction si le peuple l’a décidé démocratiquement.[20] L’exemple type est celui de l’utilisation de l’eau : si nous avons besoin de l’eau pour boire, cuisiner et assurer l’hygiène quotidienne, et que donc cet usage devrait faire l’objet de gratuité, cela est moins vrai pour le fait de remplir sa piscine qui correspond à un mésusage. Ce thème de la gratuité, du renchérissement ou de l’interdiction du mésusage doit faire l’objet d’un débat et d’une prise de décision démocratiques.

 

  • La société écosocialiste ne peut donc reposer que sur une véritable démocratie qui dépasse la seule démocratie représentative. Cela n’est pas possible sans l’instauration d’une participation active au sein d’une réelle démocratie participative et l’instauration de différents mécanismes pour que les élus rendent des comptes à intervalles réguliers, pour que les citoyens puissent participer à l’élaboration des lois et proposer des projets de lois et pour que ces lois soient soumises régulièrement au vote à travers le référendum ou des consultations populaires.

 

- EN CONCLUSION...

L’écosocialisme est la jonction d’une écologie anticapitaliste et d’un socialisme débarrassé du productivisme, dans un projet de société alternatif porteur d’espérance.

  • Il est la réponse humaine raisonnée à la double impasse capitaliste et productiviste ;

Nous combattons donc les moteurs du système : le consumérisme sacrant l’accumulation matérielle, le creusement des inégalités sociales ; le productivisme qui épuise les écosystèmes, la mondialisation qui permet le dumping social et environnemental.

Nous désignons les vrais coupables : l’oligarchie financière, les idéologues de la concurrence « libre et non faussée » et du libre-échange.

 

 

 

Alors, pour moi, aujourd'hui, en, France, l'écosocialisme, c'est L'AVENIR EN COMMUN et Jean-Luc Mélenchon qui le porte !

 

L'écologie politique ne saurait passer sous silence la nécessaire rupture avec le capitalisme sans s’attaquer aux logiques productivistes qui dévastent, non seulement l’environnement, mais aussi les conditions d’existence de milliards d’êtres humains :

  • Notre projet vise une économie au service des besoins sociaux qui rompt avec la doxa libérale et qui passe par la désobéissance aux directives de l’Europe libérale ;
  • Notre projet impulse la réalisation d'un « compromis inédit entre bleus de travail et souci de la planète » en s'appuyant sur l'action populaire des salariés et autres citoyens porteurs de projets alternatifs au libéralisme car la remise en cause du système ne peut résulter d’une simple alternance électorale et de décisions venues d’en haut.

 

Jean-Luc Mélenchon : « Assez de bavardage écologique : contraintes et sanctions sont nécessaires... Sans obstacles, les multinationales poursuivent leur saccage » !

 

Notes :

[0] Assez de bavardage écologique : contraintes et sanctions sont nécessaires !

[1] Écosocialisme

[2] Le Parti de Gauche

[3Coronavirus

[4Pas d’argent magique sans contreparties éthiques, sociales et écologiques

[5Le système capitaliste incompatible avec la lutte contre le réchauffement climatique pour 52% des Français

[6] Michael Löwy, 2009, « Scénarios du pire et alternative écosocialiste », Nouveaux Cahiers du Socialisme.

[7] Daniel Tanuro, 2012, L’Impossible capitalisme vert, Paris, La Découverte, 2ndeédition (2010), p. 207.

[8] Voir l’article de Matthieu Auzanneau sur le blog Oil Man : « Raréfaction des métaux : demain, le “peak all” », 8 mai 2012.

[9] Voir Matthieu Le Quang, 2012, Laissons le pétrole sous terre ! L’initiative Yasuni-ITT en Equateur, Paris, Omniscience ; 2016, « La trajectoire politique de l’initiative Yasuní-ITT en Équateur : entre capitalisme vert et écosocialisme », Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique, n° 130, p. 105-121

[10] Hervé Kempf, 2007, Comment les riches détruisent la planète, Paris, Seuil, p. 8.

[11] Roger Rashi, 2008, « Capitalisme de désastre ou écosocialisme », Nouveaux Cahiers du Socialisme, mars.

[12] La base de la société de consommation et donc du capitalisme est la publicité qui devra être remise en cause et remplacée par l’information fournie par les associations de consommateurs. La publicité qui pousse à la consommation et à créer des besoins illusoires devra être fortement régulée voire interdite.
[13] Michael Löwy, 2009, « Scénarios du pire et alternative écosocialiste », Nouveaux Cahiers du Socialisme, août.

[14] René Ramírez Gallegos, 2012, La vida (buena) como riqueza de los pueblos. Hacia una socioecología política del tiempo, Quito, IAEN, INEC, p.15.

[15] René Ramírez Gallegos, 2012, La vida (buena) como riqueza de los pueblos. Hacia una socioecología política del tiempo, Quito, IAEN, INEC, p.Idem, p. 16.

[16] Bolívar Echeverría, 1998, op. cit., p.13.

[17] René Ramírez Gallegos, 2012, op. cit.

[18] Michael Löwy, 2011, op. cit., p. 124.

[19] Paul Ariès et Simon Lecomte, « Entretien autour du socialisme gourmand », Le Sarkophage, 17 mars/19 mai 2012, p. 10

[20] Paul Ariès, 2007, Le Mésusage. Essai sur l’hypercapitalisme, Lyon, Parangon.

 

Pour en savoir plus :

- Jean-Luc Mélenchon: Il est temps de mettre fin à la dictature du court-termisme

- Éco. quoi ? Écosocialisme ! Mais de quoi parle t-on ?

- « La planification c’est pas Staline c’est de Gaulle » : la victoire idéologique de Mélenchon

- « La lutte contre la dégradation de l’environnement est aussi une lutte anti-impérialiste »  Thomas Sankara

L'Avenir En Commun un programme écosocialiste ?
L'Avenir En Commun un programme écosocialiste ?
Partager cet article
Repost0
4 novembre 2021 4 04 /11 /novembre /2021 08:56
Carte sur table : J.L. Mélenchon est-il favorable à l'immigration ?

- Au delà du titre, la question est " reconnaît-il la liberté de circulation aux hommes et la possibilité de travailler et vivre sur un territoire "  et pourquoi ?

- Car seuls les capitalistes du « marché libre et non faussé » militent pour un monde sans frontières, sans frontière pour les marchandises et les profits... mais pas pour les hommes !


AVERTISSEMENT AU LECTEUR : J’ai 63 ans et Je suis économiste, formé à l’Université de « sciences économiques » d’Aix en Provence. J’ai eu la chance dans mon cursus universitaire iconoclaste de pouvoir suivre une licence dont la thématique principale, portait sur les « pays en voie de développement », terme pudique, qui déjà, en fait traitait des « Pays sous-développés » dont essentiellement les pays d’Afrique. J’ai donc eu la possibilité de me pencher sur les causes des migrations qui existaient déjà au début des années 80. Ce que j’écris ici, doit beaucoup à cette période qui combine à la fois apprentissage (écoute attentive des enseignants) et aussi recherches personnelles. La motivation de ce papier est liée au fait que je ne supporte plus les discours de haine portés et promus en boucle sur les médias, par des responsables politiques irresponsables, promus par des médias tout autant irresponsables et qui jamais dans ce cadre n’abordent le fond des questions posées. J’espère par ce papier, contribuer à amener de la sagesse humaine, celle de Sapiens.


INTRODUCTION : Comme je sais que la lecture est devenue de moins en moins facile, j’expose ici directement ma thèse répondant à la question posée dans le sous-titre. Du fait de sa philosophie (l’humanisme), de sa politique (le collectivisme et non l’individualisme) et de ses propositions (le programme « l’Avenir en commun[1] »), Jean-Luc MELENCHON est le candidat qui permettra de réduire ce qui est appelé « immigration » et qu’il faut véritablement appeler : « nomadisme salarial de survie », qui est une véritable sauvagerie, dont les causes profondes sont à rechercher dans le « Capitalisme mondialisé » et non dans les individus comparant les différents codes du travail et droits sociaux. Aucun océan ou mer, et aucun mur, mirador ou barbelé ne peut empêcher un peuple appauvri de partir. Tous les discours sur la dénonciation de l’immigration, au-delà de la haine portée est inefficace car ne portant pas sur les causes profondes et réelles des migrations humaines.

 

Sources : Fabrice Aubert le 30 octobre 2021 | mis à jour le 30/11/2021

- Des migrations pour masquer les problématiques sociales

Avant que d’attaquer le fonds, soulignons que cette question de l’immigration mise en permanence en avant dans les médias, n’a comme objectif politique principal que de faire oublier les questions sociales de notre Pays (salaires, emplois, Industrie, écologie, chômage, précarités, pauvretés, santé, hôpitaux, services publics etc…). De tout temps d’ailleurs, un pouvoir qui se sent menacé, du fait de ses échecs politiques patents, va faire émerger des questions qui permettent d’esquiver les vraies problématiques et reporter sur des individus (hier les juifs, aujourd’hui les musulmans) les causes des difficultés profondes. Je précise et soulignes que je suis athée, je n’aime donc aucune religion.

 

Enfin dernière remarque, aborder la question migratoire, n’est pas chose aisée, car vu l’âpreté des discussions sur ce sujet, il est facile de tomber soit du côté « pro-migration, on est tous frères et on abolit les frontières », soit du côté « obscur de la force », de la dénonciation du « tout migratoire » du « grand remplacement », expliquant la promotion médiatique permanente de Zemmour et Le Pen[2] qui ne développent que la haine, du fait de leur discours de peur. De ce fait, la position politique de Mélenchon est une ligne de crête, difficile à tenir, mais qui est la seule à permettre de combiner l’humanisme et construire des réponses politiques adaptées, répondant aux problématiques posées.

 

 

- Toutes et tous migrants//

Depuis que l’humain est sur terre, il n’a cessé de migrer. Zemmour et Le Pen ont des racines africaines, puisque sur ce point, à moins de croire au « créationnisme Américain », tous les scientifiques sont d’accords pour dire que les premières formes de vie humaine sont apparues en Afrique. Et que cela soit « Homo erectus », « Neandertal » ou « Sapiens », les humains ont entamé des migrations qui vont les conduire à occuper tout l’espace terrestre,

 

Ces premiers mouvements migratoires étant dus à trois raisons essentielles :

  • La pulsion humaine qui pousse toujours l’humain à chercher et à découvrir (aujourd’hui l’espace) ;
  • Les questions climatiques, de modifications qui le poussent à partir ;
  • L’épuisement de son environnement qui le pousse à partir vers d’autres territoires non encore exploités, expliquant le nomadisme (l’homme ne sait pas encore gérer son environnement et l’ayant « brulé » est obligé de partir (nomadisme), ce qui renvoie d’ailleurs à notre propre période historique (changement climatique).

 

Observons qu’à cette époque, il n’y a pas de code du travail ni de religion monothéiste, appuyée sur des textes écrits, fondateurs de croyances. L’Humain se déplace librement, tant qu’il ne rencontre pas d’obstacle naturel (montagne, fleuve) et c’est justement en rencontrant ces obstacles, qu’il va commencer à y répondre en concevant et construisant des premiers outils (ex-bateaux).

 

De ces faits, les migrations sont dans la « nature » de l’homme d’autant plus à l’époque où les nations et frontières n’existent pas, les humanoïdes vivent dans des tribus, première forme de société, où de plus le couple et le mariage n’existent pas et les enfants sont ceux de la tribu, pas d’un couple. La femme est d’ailleurs l’égale de l’homme, elle chasse, pêche au même titre que les hommes. De fait, il y a une certaine forme de communisme au sens où les classes sociales fondées sur les rapports de propriété, n’existent pas. Tout appartient à la tribu, obligé du fait des contraintes naturelles, à tout mettre en commun et à partager. Les chasseurs individuels du type Rahan n’existent pas, car dans un environnement hostile, la meilleure des sécurités individuelles est la sécurité collective, hier la tribu, aujourd’hui la sécurité sociale communiste. De ce fait, la tribu est un système collectif de protection et d’éducation de la naissance à la mort.

 

 

- Du nomadisme à la sédentarité

Avec le temps, l’apprentissage de l’environnement, la découverte de l’agriculture, la création d’outils, de nomades, les tribus vont devenir sédentaires, s’installant souvent à côté de cours d’eau, de rivières, de lacs ou de mers (l’eau indispensable à la vie). De vie imposées dans des cavernes, les humains construisent des villages et autour des villages se réalisent l’agriculture et l’élevage permettant aux humains de pouvoir vivre sans avoir à se déplacer. L’homme devient alors sédentaire et un début de division du travail et de la nécessité d’organiser la tribu (politique) s’impose pour la gestion du village (chef, druide etc.).

 

 

- Du commerce, des échanges et de la guerre

Marseille ville de plus de 2.600 ans, est le produit de cette histoire d’échanges commerciaux. Marseille fut créée par des marins grecs trouvant la rade superbe, y créèrent un port de commerce. Le commerce basé sur l’échange est de ce fait source de migrations. Le Commerce en situation de capitalisme naissant (le capitalisme est un processus), dans une logique de concurrence (déjà), généra les premières guerres de domination commerciale. 

 

 

- La guerre de Troie

Ainsi la guerre de Troie, n’eut pas lieu du fait de la belle Hélène, mais du fait que le port de Troie concurrençait durement le commerce des ports grecs. Il fallait épuiser et réduire l’adversaire, la guerre de Troie eut lieu : 

  • « Ainsi la guerre de Troie — celle de la réalité, sinon celle d'Homère, qui nous fournit seulement les indices de cette hypothèse — nous apparaît, non pas seulement comme un poème de l'honneur et de l'héroïsme, mais aussi comme une entreprise considérable, dont les causes profondes ont dû être des causes économiques ; son objet essentiel paraît bien avoir été, comme aujourd'hui, de délivrer l'Occident de la menace que la mainmise des Orientaux sur les détroits constitue pour le libre-échange, et de s'en assurer le libre usage.


Guerre économique, lutte pour la liberté des détroits, ce sont là des analogies assez frappantes avec ce qui se poursuit en ce moment et ce qui s'est passé dans l'histoire autour des Dardanelles[3]. 

Où l’on voit déjà que commerce guerre et migrations sont liées…et on n’est qu’au début du processus…

 

 

- Du commerce triangulaire

Les sociétés se développant, et avec la création de la monnaie, les systèmes techniques se modernisant, notamment les navires, en 1492, un certain Christophe COLLOMB « découvre » l’Amérique et ses indiens à la peau rouge, humanoïdes, partis d’Afrique, il y avait fort longtemps (voir début).

 

Les Vikings ont posé le pied en Amérique en 1021, 500 ans avant C. Colomb

A défaut de découvrir, ce que les vikings avaient déjà découvert[4], Collomb s’approprie au nom de l’Espagne, une terre qui n’est pas la sienne, et ce au nom de l’évangélisation (Dieu justification morale de la domination). Alors afin d’extraire les richesses du sol et du sous-sol de l’Amérique les « capitalistes commerçants », développèrent ce qui est désormais appelé le « commerce triangulaire[5] ». Il s’agissait de partir de d’Europe et notamment de France (port de Bordeaux et de Nantes), avec des bateaux chargés de pacotilles, d’aller en Afrique et acheter des esclaves noirs avec la pacotille, puis de traverser l’atlantique grâce aux alizés (vents du commerce), et décharger les esclaves en Amérique, pour ramener en Europe les marchandises demandées par la bourgeoisie (étoffe, soierie, tabac etc…). 

 

  • Observons donc que de fait, l’immigration des noirs d’Afrique en Amérique, est la conséquence d’une obligation imposé aux africains. Il n’y eut aucune volonté véritable des africains à vouloir se téléporter en Amérique pour y devenir esclaves…
  • Observons que cette migration des africains est la conséquence directe des logiques commerciales, du « moindre coût » tel, que le rêve le capitalisme.

 

 

- De la colonisation et de la guerre

La colonisation opérée par les puissances Européennes et notamment françaises, en Afrique, avait aussi comme objectif la conquête et l’appropriation de territoires, en vue d’imposer leur puissance sur l’échelon mondial. Au-delà il s’agissait de pouvoir user et abuser des richesses minières et de main d’œuvre de l’Afrique. Il s’agit donc bien encore, de raisons économiques d’exploitation qui expliquent les colonisations

  • « Mais au-delà de ces aspects techniques, c’est un nouveau contexte économique international qui incite à la colonisation. La décennie 1880 marque une nouvelle phase de l’industrialisation de l’Europe et, au-delà, un nouveau chapitre de l’histoire du capitalisme global. La mécanisation de l’industrie du textile arrive à maturité et cette industrie doit se trouver de nouveaux débouchés commerciaux ; les machines à vapeur permettent de nouveaux gains de productivité, et l’agriculture commence aussi à utiliser des machines qui diminuent les besoins en main d’œuvre. Les grandes plantations d’Amérique n’ont plus autant besoin d’esclaves qu’auparavant.[6» 

 

Et c’est du fait de cette concurrence entre nations européenne pour la possession des colonies, qu’au-delà des raisons économiques continentales (confrontation France-Allemagne[7]), que la première guerre mondiale fut déclenchée, engendrant la « grande boucherie »…développée par les généraux au nom de la Patrie, comme la guerre de Troie fut déclenchée au nom de la belle Hélène.

 

 

- Décolonisation ou néo-colonialisme ?

Passons rapidement sur la seconde guerre mondiale dont les causes profondes sont à rechercher dans la crise de 1929 (crise du Capitalisme), parti des Etats Unis (déjà) et des choix politiques visant à faire payer au peuple allemand, les conséquences des choix de leurs dirigeants. Le monde tirant les enseignements de la guerre, se reconstruit enfin, sur des principes plus sociaux (création du système monétaire de Bretton Woods, interventions publiques dans l’économie, reconnaissance des droits syndicaux) et pacifiques (création de l’O.N.U). Cependant les questions tournant autour des colonies ne sont pas abordées expliquant par la suite les guerres Révolutionnaires visant les décolonisations (Algérie, Vietnam). Une fois actée l’indépendance politique des anciens pays coloniaux, nous sommes rentrés, notamment vis-à-vis de l’Afrique, dans une période de néo-colonialisme, période dans laquelle la monnaie et l’économie se substituent aux canons[8]

 

 

- Marseille les trente glorieuses et la décolonisation

Marseille, déjà citée dans cet article, est un concentré de la période dites des trente glorieuses (1944-1971). Marseille fut capitale mondiale de l’alumine[9] en 1910. Marseille et le Département des Bouches du Rhône se sont donc développés sur l’industrie et les ouvriers qui formaient la population productive de la ville et du Département. Mais une grande partie de ce développement s’explique cependant par la possession des colonies. La Bourgeoisie Marseillaise utilisant la facilité concurrentielle des territoires occupées militairement, importa les matières premières obtenues à vil prix, qui retravaillées dans l’Hinterland (zones bordant le port) développèrent les industries (agroalimentaires, savonnerie) et l’industrie maritime (construction, entretien et réparation navale) nécessaires au développement du port et de la ville. La décolonisation brisa l’avantage comparatif colonial. Mise devant ce fait accompli, la Bourgeoisie Marseillaise abandonna l’investissement industriel et se réfugia sur la spéculation immobilière, expliquant les politiques de « façade maritime » fondé sur le « tout tourisme » expliquant les tours du business et les hôtels de luxe, sans que le « ruissellement promis » ne se réalise sur la population prise en otage…entre les logiques de business et les pauvretés des quartiers abandonnés par l’Etat.

 

 

- Les migrants pour faire baisser les salaires

Si les luttes de classe de notre Pays (1944-1968) ont permis l’amélioration des conditions salariales et de travail des salariés, le Capital, dans une volonté de revanche de ce qu’il a dû céder, va chercher à faire baisser les salaires en important des anciennes colonies, une main d’œuvre moins chère et moins revendicative dormant chez des marchands de sommeil[10] (encore du commerce). 

 

C’est donc bien le Patronat Français (et pas la C.G.T) qui, pour des raisons de profit capitaliste importe les travailleurs migrants, la puissance publique (L’Etat) se chargeant de les « parquer » dans les quartiers, pour en faire des ghettos de pauvres, surtout avec la crise.

 

 

- La « mondialisation des rapports sociaux »

Le Capitalisme mondialisé en réduisant les droits sociaux collectifs et en organisant la concurrence des salaires à l’échelle mondiale a développé l’immigration. Le « tout marchandise » et « tout concurrence » oblige le monde du travail à se déplacer sans cesse à la recherche de l’emploi perdu et de l’activité détruite, des américains se déplaçant d’est en ouest en caravane, aux prolétaires de la Métropole qui, chaque jour, pour gagner leur vie, subissent les affres des bouchons sans fin (Marseille) cause de stress, de pollutions et d’accidents.

 

 

- Les causes des migrations actuelles

Jamais les africains n’ont voulu migrer, toujours ils ont eu à subir des migrations forcées qu’elles soient celles des esclaves d’Amérique ou aujourd’hui où il servent d’esclaves aux possédants Européens, effectuant toujours les tâches, que personne ne veut faire, vu les conditions de travail et les salaires de survie imposés. Car ce sont les « blacks » d’Afrique payés au « black » qui sont dans les cuisines des restaurants des possédants blancs.


Les causes des migrations actuelles sont à rechercher :

  • dans la guerre économique menée par le Capital mondialisé et les guerres de domination des Etats-Unis (Afghanistan, Syrie, Lybie, Irak etc.) de la volonté de domination de l’Empire ;
  • Sans compter les migrations à venir, conséquences du réchauffement climatique. Et aucun mur ne pourra empêcher, dans ces conditions des populations humaines à la recherche d’espaces de survie de pouvoir migrer.

 

 

- L’humanisme de Jean-Luc Mélenchon

Alors oui, au nom de notre histoire, de celle de l’humanité profonde qui nous vient de Neandertal et de Sapiens, nos semblables qui débarquent sur nos rivages dans des conditions épouvantables doivent être accueillis dans la dignité à moins de vouloir transformer la méditerranée en mer de sang

 

 

- L’immigration est un enracinement

Mais au-delà de cette humanité, J.L. Mélenchon traite la question avec sérieux et ne veut pas combattre les effluves des migrations, mais les causes[12]. Car toute migration est d’abord un déracinement, si déracinement, il y a donc violence d’origine et, ne pas traiter les causes, revient à ne rien régler, mais à gérer l’immigration comme un support politique que l’on sort tous les 5 ans (Présidentielles). Le problème tient dans les logiques de développement inégal, conséquence du Capitalisme mondialisé. 

 

 

- Sortir du libre échange

Ce sont les logiques de « libre échange » imposé par le capitalisme mondialisé et sa priorité du commerce d’abord, qui sont cause de l’appauvrissement des Nations et des peuples et l’Afrique a déjà subi cela, lorsque le F.M.I a mis en place le P.A.S (Programme d’Ajustement Structurel) qui ont débouché sur l’aggravation de la situation des peuples africains[13], expliquant d’ailleurs pour partie l’émergence des réseaux mafieux déguisés derrière un discours religieux[14]. C’est donc encore là notre rapacité vis-à-vis des africains qui expliquent le système des bandes terroristes en Afrique, d’où l’échec de l’opération Barkhane[15]. 

  • On ne règle pas une problématique de développement et d’indépendance politique par des opérations militaires.

 

 

- Commerce libre ou commerce équitable ?

Ce modèle du commerce libre fut tellement décrié au vu de ses résultats, qu’une logique de commerce équitable (café) a commencé à se mettre en œuvre. Si, besoin de « commerce équitable », c’est donc bien que le « libre échange » ne permettait en aucun cas de favoriser le développement (et il faudrait discuter du concept d’équitable, qui n’est pas égal). Dans le marché fondé sur le profit, il ne peut y avoir de commerce égal. 

 

  • Seules les coopérations publiques peuvent permettre de construire des échanges égaux car non commerciaux et fondés sur le long terme et non sur celui du court terme des marchés.

 


- Pour le protectionnisme solidaire

Une des propositions phares de « l’Avenir en commun » est le développement du protectionnisme solidaire[16], revenant à refuser de « commercer » sur des produits et Pays, qui ne respectent pas des règles sociales et environnementales. Il faut donc rompre avec les accords de libre-échange mondialisé (A.M.I-A.L.E.N.A) qui mettent le commerce au-dessus de toutes les lois humaines (tribunaux d’arbitrage)[17].

 

 

 

- Désobéir aux traités européens
Pour sortir du libre-échange et du commerce libre qui de plus impose le glyphosate (au moins pour les produits importés) il faut désobéir aux traités Européens, fondés sur l’application, stricte des accords de libre-échange, donc de la poursuite de l’exploitation, voilà ce qui est aussi au cœur de l’avenir en commun. En désobéissant aux traités, observons que J.L. Mélenchon réhabilite sur le fonds la logique des frontières, des règles et de la loi de la Nation, comme porteuses et émanation de l’intérêt général humain universel[18].
 
Seuls les capitalistes du « marché libre et non faussé » militent pour un monde sans frontières, sans frontière pour les marchandises et les profits. C’est donc bien le Capitalisme mondialisé qui détruit et contourne les lois humaines : « Parler de mondialisation, c’est évoquer l’emprise du capitalisme sur l’espace économique mondial. Cette emprise ne se réduit pas au triomphe d’un bloc d’États sur un autre, ni même à celui d’un système économique sur ses concurrents. Elle tend en effet à transcender la logique d’un système interétatique à laquelle elle substitue une logique de réseaux transnationaux. La mondialisation est avant tout un processus de contournement, de délitement et, pour finir, de démantèlement des frontières physiques et réglementaires qui font obstacle à l’accumulation du capital à l’échelle mondiale. Elle consacre le retour en force d’une régulation marchande qui tend à se diffuser à l’ensemble de la vie économique, dans un double mouvement qui va de l’international vers le national et du monde financier vers le monde du travail[19] ». 

 

- Synthèse

En synthèse, le programme « l’Avenir en commun[1] » est un programme humaniste qui vise à répondre aux besoins des peuples en cherchant à sortir du Capitalisme mondialisé, fondé sur le « tout marché » et « tout concurrence », qui sont causes des inégalités de développement entre Pays et entre peuples qui sont les causes profondes des migrations, expliquant mon approche en termes de « nomadisme salarial mondialisé ». Et tant que le « capitalisme mondialisé » s’imposera, alors l’humanité sera sa variable d’ajustement expliquant les migrations faisant jouer aux humains le rôle de variable d’ajustement du « profit d’abord ».

  • La priorité est donc, par « l’avenir en commun », dont Jean-Luc Mélenchon est notre porte parole, de se sortir de la dictature du « capitalisme mondialisé ». 
Carte sur table : J.L. Mélenchon est-il favorable à l'immigration ?
Carte sur table : J.L. Mélenchon est-il favorable à l'immigration ?
Carte sur table : J.L. Mélenchon est-il favorable à l'immigration ?
Partager cet article
Repost0
19 octobre 2021 2 19 /10 /octobre /2021 11:11
Programme de l'Union populaire 2022 " L’avenir en commun "
Programme de l'Union populaire 2022 " L’avenir en commun "
Programme de l'Union populaire 2022 " L’avenir en commun "

L’Avenir en commun, réponse concrète aux enjeux de notre époque

En vente en librairie pour 3€ à partir du 18 novembre !

 

Commençons par le dire : ce n’est pas de cette vie-là dont avaient rêvé pour nous les générations dévouées à nous ouvrir le présent. La pandémie du coronavirus a souligné les tares d’un monde absurde, cruel et laid dominé par le capitalisme financier.... 

Ce programme n’est pas la propriété de la France insoumise. Il continue d’appartenir à tous ceux qui militent depuis des années pour les idées qu’il contient. Et aux sept millions de personnes qui lui ont donné leur bulletin de vote. Il constitue une partie décisive de l’histoire de notre grande famille qui a toujours placé au sommet de ses normes l’entraide, le partage et la confiance dans la diffusion du savoir et de l’égalité (Jean-Luc Mélenchon)[1]....

 

Sources : Mélenchon2022 - Clémence Guetté | mis à jour le 09/11/221

Si cette version de L’Avenir en commun s’inscrit dans la continuité du programme de Jean-Luc Mélenchon pour l’élection de 2017, elle a été améliorée, précisée par un large travail d’auditions : associations, collectifs, syndicats, mouvements sociaux, citoyens engagés.

 

C’est ce travail qui nous permet aujourd’hui de présenter une version actualisée, qui se distingue notamment sur deux points :

  • D’abord, l’Avenir en commun est le seul programme à apporter des réponses concrètes à l’ensemble des préoccupations des Français : démocratie, pouvoir d’achat, bifurcation écologique, lutte contre les discriminations.
  • Ensuite, sur tous ces sujets, il contient des mesures uniques, qui ne sont présentes chez aucun autre candidat.

​​​​​​​

 

-Des mesures uniques

 

Concernant l’enjeu démocratique, Jean-Luc Mélenchon propose une mesure phare : " passer à la 6e République par la convocation d’une Assemblée Constituante ". Plusieurs candidats proposent des réformes de la Ve République, comme Anne Hidalgo ou Marine Le Pen. De leur côté, Fabien Roussel et Arnaud Montebourg envisagent le passage à une VIe République, mais ils ne proposent pas au peuple d’écrire la Constitution lui-même. C’est pourtant la condition nécessaire pour sortir de l’impasse démocratique dans laquelle nous sommes.

 

De la même façon, si l’écologie est dans tous les programmes, L’Avenir en Commun est le seul à proposer d’inscrire dans la Constitution le principe de la « règle verte », selon laquelle on ne prélève pas davantage à la nature que ce qu’elle est en état de reconstituer.

 

Dans notre programme, l’écologie n’est pas un vain mot : nous expliquons comment nous allons mettre en place la planification écologique pour répondre à ce défi majeur de notre temps. Ainsi, nous lancerons un plan massif de 200 milliards d’euros d’investissements écologiquement et socialement utiles. Nous sommes les seuls à proposer ces investissements indispensables : pour Jadot, on trouve des chiffres variables selon les sources mais toujours inférieurs ; Roussel, lui, propose seulement 140 milliards.

 

Sur les enjeux sociaux également, l’Avenir en Commun est le plus complet et comporte de nombreuses propositions originales. Par exemple la création d’une garantie d’emploi : tout chômeur de longue durée pourra se voir proposer d’être embauché au moins au SMIC revalorisé dans un secteur d’urgence.

 

  • Ces réponses concrètes, nous les appliquerons dès notre arrivée au pouvoir.
  • Nous publierons, dans les semaines à venir, des plans présentant la façon dont nous allons les mettre en place.

 

 

-Notre programme l'Avenir en commun est né en 2016

L'année suivante, plus de 7 millions de Français ont voté pour le voir appliqué[2].

  • Remis sur la table en 2019[3], il a été enrichi du travail parlementaire et de nombreuses contributions citoyennes (Nous avons reçu près de 5 000 contributions libres et 10 000 réponses à des questionnaires joints aux Cahiers de l’Avenir en commun entre janvier et juillet 2021[4]).
  • Comparer notre programme l’Avenir en commun (version de travail de novembre 2020) aux propositions de partis politiques, d’associations, de syndicats, et de collectifs citoyens[5].

 


↪️ Découvrez notre travail programmatique dans cette vidéo.

Programme de l'Union populaire 2022 " L’avenir en commun "
Programme de l'Union populaire 2022 " L’avenir en commun "
Partager cet article
Repost0
25 juillet 2020 6 25 /07 /juillet /2020 13:28
De la nécessité de la fédération populaire
De la nécessité de la fédération populaire
De la nécessité de la fédération populaire
De la nécessité de la fédération populaire
De la nécessité de la fédération populaire
De la nécessité de la fédération populaire
De la nécessité de la fédération populaire
De la nécessité de la fédération populaire

" Celui qui exerce le pouvoir sans l’appui du peuple est condamné à gouverner contre lui " Eric Coquerel 

 

Eric Coquerel (député France insoumise) : " Nous avons du travail ! Pour que des mobilisations sociales viennent opposer une résistance à un exécutif qui prépare à un retour vers le passé en remettant sa réforme de retraite sur la table. Sur le terrain des mobilisations comme des urnes, qui ne peuvent s’opposer dans une perspective de transformation radicale, il est urgent de proposer une alternative au retour d’une union de la gauche dont le centre de gravité serait une ligne « socialécolo- libérale ».

C’est notre proposition de fédération populaire. Un cadre d’unité social et électoral capable de réunir des forces politiques mais aussi, syndicales et associatives, et plus largement citoyennes, pour une stratégie politique de rupture et de conquête du pouvoir. Ce cadre pourrait agir dans les mobilisations et se présenter à toutes les élections qui nous séparent des présidentielles et législatives tout comme dans les mobilisations sociales.

Nous sommes en plein dans l’œil du cyclone. Je le dis, car la vie politique ne se résume pas à une analyse froide de résultats éléctoraux. Nous ne gagnerons pas sans la mobilisation populaire, et nous n’exercerons pas le pouvoir correctement si nous ne sommes pas un débouché politique concret à la résistance du peuple. C’est au fond, aussi, l’avertissement que je formule sur ces municipales : " celui qui exerce le pouvoir sans l’appui du peuple est condamné à gouverner contre lui[1] ".

 

Sources : ARNAUD GUVENATAM | mis à jour le 08/11/2020

- L’institut de sondages IFOP a sorti une enquête très intéressante au sujet de la perception des français quant à leur propre positionnement politique.
L’enquête menée sur 2041 personnes du 7 au 10 juillet 2020, tout de même, montre que les français s’auto-positionnent de moins en moins à gauche sur un axe Gauche-Droite[2]. En effet, seuls 13% des français se définissent comme de gauche dans cette étude (dans la même enquête produite en juin 2019, seulement 15% des Français déclaraient se reconnaître dans la notion de " Gauche "[3]). Dans le même temps, ils sont respectivement 32% et 39% à se positionner au centre et à droite de l’échiquier politique. Notons quand même que 16% des personnes interrogées ne se prononcent pas quant à leur auto-positionnement sur cet axe. Le journal droitier Le Point, ayant commandé le sondage, y voit que c’est le signe d’une droitisation de la France. A mon sens, le journal fait une erreur d’analyse de la situation politique de notre pays.

 

Question : On classe habituellement les Français sur une echelle qui va de la gauche à la droite, où - est la position la plus à gauche et 10 la position la plus à droite.

Vous personnellement, où diriez-vous que vous vous situez sur cette échelle ?

 

De la nécessité de la fédération populaire

 

- L’effondrement du concept de Gauche dans la tête des gens n’est dû qu’à la politique menée par les gens se réclamant de la Gauche
Autant le dire tout de suite, dans l’esprit de beaucoup, François Hollande a été le dernier Président de la République de gauche que la France ait connue. Ce constat est malheureux, mais la moindre diffusion de tracts sur les marchés donne la température de cet ancrage très vivace dans les têtes de nos concitoyens. Et disons-le, le Parti Socialiste avec Hollande Président, ce fût un long chemin de croix. Toutes les trahisons y sont passées. L’ANI (accord national interprofessionnel), le CICE, les lois sécuritaires, la loi El Khormi, les lois Macron, la fermeture de Florange,  la déchéance de nationalité, Manuel Valls Premier Ministre, l’absence de renégociation de TSCG et la promesse non tenue d’amnistier les syndicalistes condamnés pour leurs luttes de défense des emplois, et ainsi de suite. Bref, chacun connait le réquisitoire. Ces gens ont tué l’idée de gauche dans notre pays pour des dizaines d’années.

 

 

 

- Si le concept de gauche est mort et enterré dans la tête de nos concitoyens, les idées de gauche n’ont jamais eu autant le vent en poupe.
Pensons à la relocalisation de l’industrie, le développement l’agriculture paysanne, biologique et zéro déchet, le partage des richesses, la planification écologique, l’investissement fort dans un système de santé universel, le RIC, la sixième république et que sais-je encore. Néanmoins, vue la défiance qu’ont les citoyens, à tort ou à raison, chacun pourra se faire son idée, envers la représentation politique de façon générale, et de la gauche en particulier, ânonner sans cesse à l’union de la gauche peut apparaître comme un formidable repoussoir à l’arrivée au pouvoir des idées pourtant bien ancrées à gauche. C’est pourtant ce que n’ont et ne cessent de faire les thuriféraires de la social-démocratie mollassonne et eurobéate.

De la nécessité de la fédération populaire

 

- C’est dans ce contexte que Jean-Luc Mélenchon, depuis 2018, a proposé l’émergence de ce que les insoumis appellent une « Fédération Populaire[4] ».
Nos camarades de la GRS (Gauche Républicaine et Socialiste) avec Emmanuel Maurel parlent quant à eux de « Front Populaire du XXIème siècle ». Si les appellations sont différentes, nous sommes fondés à penser que le fond est relativement proche.  Il s’agit donc de fédérer les forces associatives, syndicales, politiques et citoyennes. Pas dans un but électoraliste, mais avec l’idée qu’à partir de là peut s’auto-organiser la société et la constitution d’un véritable front populaire. La chose n’est pas aisée, et la formule, loin d’être magique.

 

A mon échelle, en septembre 2019, j’ai eu le plaisir de répondre favorablement à l’invitation de mon camarade Denis Lamard, conseiller régional GRS de Bourgogne-Franche-Comté à leur rentrée politique. Durant un court discours, j’y avais défendu devant des représentants d’EELV et de Génération.s l’impérieuse nécessité de fédérer les luttes afin de gagner des batailles culturelles et politiques. J’ai donc parlé de fédération populaire[5], pensant à cette époque, comme aujourd’hui, qu’elle serait la seule voie à une prise de pouvoir en 2022. Non pas juste une prise de pouvoir institutionnelle, mais avec un réel soutien populaire et ancré profondément dans la société. Car prendre le pouvoir sans les forces vives du pays, c’est risquer des échecs terribles.

 

 

- Mais pour fédérer le Peuple, encore faut-il commencer par s’adresser à lui dans son ensemble.
C’est par exemple en cela que Jean-Luc Mélenchon est présent sur YouTube, mais aussi plus récemment sur Twitch et TikTok. Il est absolument inenvisageable de manquer de s’adresser à une foultitude de personnes qui ne seront jamais exposées, de près ou de loin, aux propositions que nous pouvons faire pour le pays. Avec seulement 13% de français se définissant de gauche (contre 15% en 2019), il semble illusoire que tout miser sur la réactivation du mot de gauche soit d’une aide quelconque pour la prise du pouvoir. A y regarder de plus près, l’auto-positionnement des sympathisants de la France insoumise est intéressant : alors que 41% d’entre eux se définissent de gauche (c’est beaucoup), 59% ne se positionnent pas là, et se répartissent entre le centre, le non-choix et la droite. Nous observons le même phénomène avec les électeurs de Jean-Luc Mélenchon en 2017. Je vous incite à regarder également où s’auto-positionnent les électeurs de Benoît Hamon et les sympathisants EELV.

 

De la nécessité de la fédération populaire

Celles et ceux qui se définissent de gauche savent pertinemment que la France insoumise porte un projet fondamentalement ancré dans l’histoire de ce courant politique : l'AVENIR EN COMMUM[6]. Le problème n’est donc pas là.

 

Le plus ardu réside dans le fait d’amener la masse de nos concitoyens sur un programme de gauche sans agiter le repoussoir de la Hollandie et ses queues de comètes gesticulantes. C’est bel et bien la constitution d’une Fédération Populaire qui doit nous occuper. Demain, ce n’est pas si loin…

 

-------------------------------------

 

- Débat aux universités d’été de la France insoumise à Valence : Fédération populaire ou union de la gauche ?

  • Avec : Olivier Besancenot (ancien candidat à l'élection présidentielle, NPA, visio) - Aurélie Trouvé (porte-parole d'Attac) - Benoit Teste (secrétaire général de la FSU) - Pierre Lacaze (responsable des élections au PCF) - Jérôme Gleyzes (ex-membre de la direction d'EELV) - Claire Monod (porte-parole de Génération·s) - Eric Coquerel (député LFI) - Sarah Legrain (coordination des espaces LFI)

 

 

-  Présidentielle 2022 : pour une investiture populaire de 150 000 parrainages citoyens
Le mardi 27 octobre 2020, Jean-Luc Mélenchon tenait une conférence de presse à l’Assemblée nationale pour présenter une proposition de loi qu’il déposait ce jour pour permettre un parrainage citoyen à l’élection présidentielle.

 

Le président du groupe « La France insoumise » a expliqué qu’il s’appuyait sur la proposition de la commission Jospin sur la rénovation et la déontologie de la vie politique créée en 2012 par François Hollande. Il a dit que cette proposition serait une deuxième voie qui pourrait exister à côté du parrainage par les 500 signatures de maires. Il a appelé à en discuter dans le cadre de la commission Debré qui étudiait la possibilité d’un report des élections départementales et régionales.

 

Jean-Luc Mélenchon a mis en garde contre une abstention qui pourrait être record pour l’élection présidentielle de 2022, comme le montrait un sondage récent. Il a appelé à permettre une implication citoyenne renforcée dans cette élection.

Partager cet article
Repost0
4 octobre 2018 4 04 /10 /octobre /2018 10:35
6e République : ce qu'en dit « L'Avenir en commun » programme de la France insoumise

" Il est urgent de mettre la 5e République à la retraite[2] ! "

 

La 5e République a 60 ans. L’anniversaire est fêté par les partisans de la souveraineté populaire limitée. Brejnev n’est plus là mais la monarchie présidentielle tient lieu de camisole institutionnelle.

La démocratie française doit s’émanciper de ces restes d’Ancien régime. Le peuple doit pouvoir révoquer ses élus, convoquer de sa propre initiative des référendums et proposer des lois. Il a le droit d’élire l’Assemblée nationale à la proportionnelle. Il ne doit plus se voir imposer des traités européens dont il ne veut pas, et son expression par référendum doit être garantie et respectée. Il doit avoir le dernier mot à chaque modification de la Constitution.

Et pour faire tout ça, il faut une VIe République !


- Mais que propose la France insoumise avec L'Avenir en Commun ?

Sources :  L'Avenir en commun

Voici ce que dit en 2017 le programme L'Avenir en commun, (qui a rassemblé plus de 7 millions de voix à l'élection présidentielle[1]), sur la convocation d'une Assemblée constituante et le passage à une 6e République. 

 

Jean-Luc Mélenchon :
« Tout commence par le pouvoir des citoyens. Comment rendre le pouvoir au peuple, en finir avec le système de la caste médiatico-politique et de la monarchie présidentielle ?
C’est l’ère du peuple qui doit commencer ! La révolution citoyenne à laquelle je crois est le moyen pacifique et démocratique de tourner la page de la tyrannie de l’oligarchie financière et de la caste qui est à son service. Ce sera la tâche d’une Assemblée constituante, convoquée pour changer de fond en comble la Constitution, abolir la monarchie présidentielle et restaurer le pouvoir de l’initiative populaire. Je voudrais être le dernier président de la V e République et rentrer chez moi sitôt que la nouvelle Constitution aura été adoptée par le peuple français. La 6 e République commencera et ce sera une refondation de la France elle-même »

 

- Chapitre A « Réunir une assemblée constituante chargée de rédiger une nouvelle Constitution »
La nouvelle Constitution dont la France a besoin doit être radicalement nouvelle, y compris dans sa méthode  d’écriture : elle ne peut être un simple rafistolage de la V e République, ni se résumer à quelques réformes  octroyées par le futur président de la République. C’est le peuple lui‐même qui doit s’emparer de la question  et s’impliquer tout au long d’un processus constituant.

Nous proposons la convocation d’une assemblée spécifiquement chargée de rédiger une nouvelle Constitution sous le contrôle des citoyen‐ne‐s : une Assemblée constituante. Nous soumettrons à ses travaux des propositions pour une 6ème République démocratique, égalitaire, instituant de nouveaux droits et imposant l'impératif écologique.

  • A1 - Convoquer un référendum (article 11 de la Constitution) pour engager le processus constituant (modalités de la composition de l’Assemblée constituante – mode de scrutin, parité, tirage au sort et incompatibilités ; modalités de la délibération ; association des citoyen-ne-s aux travaux...)
  • A2 - Aucun parlementaire des anciennes assemblées de la V e République ne pourra siéger dans cette assemblée constituante. Les délégué-e-s à l’Assemblée constituante ne pourront être candidat-e-s aux élections suivant l’entrée en vigueur de la nouvelle Constitution
  • A3 - Le projet de Constitution proposé par l’Assemblée constituante sera soumis à un référendum d’approbation.

 

- Chapitre B « Balayer l’oligarchie, abolir les privilèges de la caste »

La démocratie française est malade des privilèges, de l’argent‐roi et de la collusion entre politique et finance. Une caste de privilégiés, coupée des réalités de la vie du peuple a confisqué le pouvoir. Cela doit cesser : la vertu doit être au centre de l’action politique.

  • B1 - Rendre inéligible à vie toute personne condamnée pour corruption ;
  • B2 - Supprimer le monopole du déclenchement de poursuites judiciaires par l’administration fiscale en cas de fraude : la justice doit pouvoir enquêter librement et de sa propre initiative même contre l’avis du ministre ;
  • B3 - Combattre la pollution du débat parlementaire par les lobbies, interdire l’entrée des lobbyistes dans l’enceinte du Parlement et les cadeaux faits aux parlementaires ;
  • B4 - Mettre fin au pantouflage : tout haut fonctionnaire souhaitant travailler dans le privé devra démissionner de la fonction publique et rembourser le prix de sa formation s’il n’a pas servi au moins dix ans, supprimer le concours externe de l’ENA pour toute personne n’ayant jamais travaillé. Durcir les règles contre les conflits d’intérêts, allonger les périodes d’interdiction d’exercer une fonction privée après avoir exercé une activité publique dans le même secteur ;
  • B5 - Appliquer les recommandations d’Anticor et Transparency International visant à empêcher la corruption et rapprocher les représentant-e-s des représenté-e-s, notamment obliger un élu à rendre publique sa déclaration de patrimoine transmise à la HATVP et supprimer la réserve parlementaire ;
  • B6 - Mettre fin à l’usurpation par le MEDEF de la parole des chefs d’entreprise : fonder la représentativité des organisations patronales sur la base d’élections, comme c’est déjà le cas pour les syndicats de salariés.

6e République : ce qu'en dit « L'Avenir en commun » programme de la France insoumise

- Chapitre C « Une République permettant l’intervention populaire »
Le peuple est systématiquement tenu à l’écart des décisions. Tout au plus a‐t‐il le droit de voter une fois tous les cinq ans sans possibilité d’intervenir ensuite. Il est temps de faire confiance aux citoyen‐ne‐s et de  permettre le débat et l'expression de la souveraineté populaire en toutes circonstances.

  • C1 - Fixer le droit de vote à 16 ans, instaurer le vote obligatoire et la reconnaissance du vote blanc comme suffrage exprimé et généraliser la représentation proportionnelle ;
  • C2 - Créer un droit de révoquer un-e élu-e en cours de mandat sur demande d’une partie du corps électoral ;
  • C3 - Instaurer le référendum d’initiative citoyenne et le droit des citoyens de proposer une loi ;
  • C4 - Rendre obligatoire le recours au référendum pour réviser la Constitution ou ratifier tout nouveau traité européen et garantir le respect de la décision populaire ;
  • C5 - Reconnaître le droit de vote aux élections locales pour les résidents étrangers en situation régulière comme en bénéficient déjà les ressortissants des pays de l’Union européenne ;
  • C6 - Rendre effectif le principe du non-cumul des mandats, y compris dans le temps et abroger la loi NOTRe : contre les nouvelles féodalités et l’éloignement du pouvoir des citoyens, refonder l’organisation territoriale de la République et défendre les libertés communales ;
  • C7 - Démocratiser l’accès aux responsabilités politiques en permettant à chacun-e de prendre un « congé républicain », sans risque pour son emploi ou ses droits quels qu'ils soient, en vue de se présenter à des élections.

 

- Chapitre D « Abolir la monarchie présidentielle »
La monarchie présidentielle actuelle marginalise le Parlement. Le Président peut dissoudre l’Assemblée mais  celle‐ci ne peut le renverser. Conséquence : les députés agissent plus souvent comme des godillots, obligés du monarque, que comme représentants du peuple souverain. Ce système est une anomalie démocratique.

  • D1 - Abolir la monarchie présidentielle en instaurant un régime parlementaire stable dans lequel le Gouvernement détient le pouvoir exécutif et est responsable devant le Parlement, transférer le pouvoir de nomination au Parlement ;
  • D2 - Élire l’Assemblée nationale à la proportionnelle ;
  • D3 - Supprimer le Sénat et le Conseil économique, social et environnemental et créer une assemblée de l’intervention populaire et du long terme émettant un avis sur l’impact écologique et social des lois ;
  • D4 - Supprimer la Cour de Justice de la République et soumettre les membres du Gouvernement à la justice ordinaire.

 

- Chapitre E « Une nouvelle étape des libertés et de l’émancipation personnelles »
Une Constitution, c’est la garantie pour le peuple des droits et libertés qu’il se reconnaît lui‐même. La 6e République sera l’occasion de consacrer de nouveaux droits civils et politiques mais aussi personnels, pour une nouvelle étape de l’émancipation humaine.

  • E1 - Constitutionnaliser la non marchandisation du corps humain et le droit fondamental de disposer de soi en toutes circonstances : liberté de conscience, droit à la contraception et à l'interruption volontaire de grossesse, droit de mourir dans la dignité (y compris avec assistance), accès garanti à des soins palliatifs ;
  • E2 - Autoriser le changement d’état-civil libre et gratuit devant un officier d’état-civil ;
  • E3 - Établir la filiation par reconnaissance comme principe par défaut, reconnaître le droit à la procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes les femmes et refuser la gestation pour autrui (GPA), faire prévaloir l’intérêt supérieur de l’enfant en toute circonstance ;

6e République : ce qu'en dit « L'Avenir en commun » programme de la France insoumise

- Chapitre F « Une République universelle »
Aucune liberté n’est possible sans l’égalité entre les personnes. Assez tergiversé ! Imposons l’égalité des droits ! Punissons ceux qui veulent s'y soustraire. Faisons progresser ensemble l’égalité en droits et en faits dans tous les domaines.

  • F1 - Faire France de tout bois :
  • F2 - Abolir les ségrégations et lutter contre toutes les formes de racisme :
    • Introduire le récépissé de contrôle d’identité pour interdire le contrôle au faciès  ;
    • Assurer l’égalité réelle et combattre les discriminations fondées sur le genre, le handicap, l’apparence, la couleur de peau, l’âge, l'orientation sexuelle, la religion ou la croyance, l’origine sociale ou la fortune ;
  • F3 - Abolir le patriarcat dans l'État et la société :
    • Imposer l'égalité de conditions entre les femmes et les hommes dans les institutions politiques, administratives, économiques, syndicales et associatives ;
    • Renforcer la loi et les moyens contre les violences faites aux femmes et généraliser le planning familial dans ses missions de formation et d’éducation pour la contraception et le droit à l’avortement ;
    • Adopter une loi de lutte contre le sexisme ;
    • Abolir la prostitution et garantir la dignité de la personne humaine ;
  • F4 - Assurer l’égalité de toutes les familles, de tous les enfants et des couples mariés et pacsés (en matière de succession, funérailles, pensions de réversion, etc.), ouvrir l’adoption plénière conjointe à tous les couples, mariés ou non.

 

- Chapitre G « Une République laïque »
La laïcité est attaquée de toutes parts et instrumentalisée par ses adversaires historiques, intégristes religieux et racistes, qui veulent aussi en faire un prétexte pour flétrir les musulmans. La laïcité est la condition de la liberté de conscience de chacun, de l’égalité entre tous les citoyens quelle que soit leur option philosophique ou spirituelle, et de la fraternité. Elle rend possible une action de l’État au service de  l’intérêt général.

  • G1 - Étendre le bénéfice de l'application de la loi de 1905 à tout le territoire de la République (abroger le concordat d’Alsace-Moselle et les divers statuts spécifiques en vigueur dans les Outre-mer) ;
  • G2 - Garantir la liberté de conscience et l’égalité de toutes les options spirituelles devant la loi ;
  • G3 - Combattre tous les communautarismes et l’usage politique des religions ;
  • G4 - Refuser les financements publics pour la construction des édifices religieux, des activités cultuelles et des établissements confessionnels ;
  • G5 - Refuser de rencontrer d’État à État ceux qui obligent nos ministres femmes à porter des accoutrements contraires à la dignité républicaine ;
  • G6 - Interdire la présence de ministres et préfet-te-s aux cérémonies religieuses et refuser le titre de «chanoine de Latran» pour la Présidence de la République.

 

- Chapitre H « La révolution citoyenne dans les médias »
Il n’y a pas de démocratie possible sans information libre et pluraliste. Nos médias sont bien malades : de l’argent, de la recherche du sensationnalisme et de la tyrannie du buzz. La révolution citoyenne doit être menée sans faiblesse dans les médias !

  • H1 - Faire élire les président-e-s de France Télévision et Radio France par le Parlement ;
  • H2 - Adopter une loi anti-concentration des médias, protégeant le secteur des intérêts financiers, favorisant la transformation des médias en coopératives de salariés et de lecteurs/auditeurs/téléspectateurs et attribuer des fréquences aux médias locaux et associatifs ;
  • H3 - Combattre la «sondocratie»: interdire les sondages dans les jours précédant les élections et adopter la proposition de loi sur les sondages votée à l’unanimité par le Sénat en 2011 et enterrée depuis ;
  • H4 - Créer un « Conseil national des médias » à la place du Conseil supérieur de l’audiovisuel pour en faire un véritable contre-pouvoir citoyen garantissant le pluralisme des opinions et des supports ainsi que la qualité de tous les médias ;
  • H5 - Refonder les aides publiques à la presse pour les réserver aux médias d’information et mutualiser les outils de production (imprimeries, serveurs, distribution, etc.) ;
  • H6 - Protéger les sources et l’indépendance des rédactions à l’égard des pouvoirs économiques et politiques par le renforcement du statut juridique des rédactions et une charte déontologique dans la convention collective.

6e République : ce qu'en dit « L'Avenir en commun » programme de la France insoumise

- Chapitre I « La République garante des biens communs »
La République est un mot creux si elle ignore les conditions concrètes de la vie des gens.
Elle ne peut qu’être sociale. Mais l'impératif écologique exige aussi davantage de République et une République d’un genre nouveau. Le changement climatique menace l’existence de la vie humaine sur la planète. Tous semblables, nous sommes liés par un intérêt général humain : conserver la biosphère qui rend possible la vie humaine. Il est temps que la République soit écologiste.

  • I1 - Constitutionnaliser la règle verte : ne pas prélever sur la nature davantage que ce qu’elle peut reconstituer; ni produire plus que ce qu’elle peut supporter ;
  • I2 - Protéger les biens communs : l’air, l’eau, l’alimentation, le vivant, la santé, l’énergie, la monnaie ne sont pas des marchandises. Ils doivent être gérés démocratiquement : le droit de propriété doit être soumis à l’intérêt général, la propriété commune protégée et les services publics développés ;
  • I3 - Constitutionnaliser et rendre effectifs les droits au travail et au logement ;
  • I4 - Amnistier les syndicalistes et militants associatifs condamnés pour faits de luttes sociales, écologiques ou pour la défense des libertés, protéger les lanceur-se-s d’alerte et investir les salarié-e-s d'une mission d'alerte sociale et environnementale.

 

- Chapitre J « Une justice au nom du peuple »
La justice est rendue « au nom du peuple français ». Mais trop souvent, le service public de la justice ne peut assumer cette lourde tâche. Les tribunaux sont en voie de « clochardisation », les moyens humains et financiers manquent pour assurer des délais raisonnables ; les justiciables comme les professionnel‐le‐s de la justice sont en droit d’exiger un effort sans précédent.

  • J1 - Garantir la protection judiciaire de la jeunesse, la justice des mineurs, la politique de prévention de la délinquance et les sanctions éducatives ;
  • J2 - Mettre fin à la paupérisation de la justice et de l’administration pénitentiaire :
    • Mettre en œuvre un plan de recrutement de personnels pour désengorger les tribunaux ;
    • Rénover et construire de nouveaux locaux pour les tribunaux ;
    • Recruter 2 000 agents pénitentiaires pour les escortes des détenus ;
    • Mettre fin au tout carcéral par des peines alternatives à la prison et rénover les prisons pour garantir la dignité humaine ;
  • J3 - Remplacer les instructions ministérielles au Parquet par des lois d’orientation de politique pénale débattues et votées par le Parlement ;
  • J4 - Remplacer le Conseil supérieur de la magistrature par un Conseil supérieur de la Justice désigné pour partie par les magistrat-e-s et le Parlement, devant lequel il sera responsable ;
  • J5 - Réformer le dualisme juridictionnel en supprimant la fonction juridictionnelle du Conseil d'État et en créant une juridiction suprême commune aux deux ordres de juridictions(fusionnant la Cour de Cassation et la fonction juridictionnelle du Conseil d’État).

 

- Chapitre K « Une politique antiterroriste rationnelle »
La sûreté est un des droits « naturels et imprescriptibles » de l’être humain selon la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789. Les odieux attentats commis en France en 2015 et 2016 interrogent : comment protéger la population de meurtres terroristes ? Comment garantir notre liberté dans ce contexte ?

En la matière, la surenchère sécuritaire ne protège pas, elle affaiblit et fait le jeu des assaillants. C’est une toute autre politique et une stratégie globale qui sont nécessaires pour vivre en paix.

  • K1 - Refuser la logique du choc des civilisations et de la «guerre intérieure» et sortir des guerres déstabilisatrices et des alliances hypocrites avec les pétro-monarchies du Golfe ;
  • K2 - Améliorer la prévention en engageant une stratégie politique pour renforcer les anticorps républicains et supprimer le terreau des communautarismes par plus de République, de laïcité, d’éducation, de justice sociale et d’implication citoyenne ;
  • K3 - Refuser la logique de l’exception pour réaffirmer l’État de droit :
    • Permettre la sortie de l’état d’urgence à l’initiative du Parlement, état qui ne protège pas mieux ;
    • Faire l’évaluation des lois antiterroristes sécuritaires existantes ;
    • Arrêter progressivement les opérations « Sentinelle » pour confier la sécurité des lieux publics à la Police ;
    • Garantir le contrôle par le juge judiciaire des opérations de lutte contre le terrorisme et augmenter les moyens de la justice anti-terroriste pour garantir une lutte efficace, durable et respectueuse des droits et libertés fondamentaux ;
  • K4 - Renforcer le renseignement territorial et humain en revenant sur la fusion de la direction de la surveillance du territoire (DST) et des renseignements généraux (RG), en privilégiant l’infiltration par rapport au tout technologique, en renforçant les moyens d’analyses des renseignements collectés et imposer aux autorités chargées du renseignement de rendre compte devant une commission parlementaire permanente ;
  • K5 - Lutter contre l’embrigadement et soutenir les démarches de signalement par les proches et les programmes de prise en charge des personnes suspectées ;
    K6 - Instaurer une peine de déchéance des droits civiques en cas de fraude fiscale ou d’activités illicites permettant le financement d’activités terroristes, punir les financements des trafics alimentant les réseaux terroristes et réquisitionner les entreprises qui collaborent avec les agresseurs.

6e République : ce qu'en dit « L'Avenir en commun » programme de la France insoumise

- Chapitre L « Garantir la sécurité et la sûreté intérieures »
La République a besoin d’une justice. Elle a aussi besoin d’une police ; une police républicaine, agissant pour protéger les libertés individuelles et collectives. La politique de sécurité doit être refondée en lien avec la population, par l'intégration des conscrits, loin des coups de mentons et du « deux poids deux mesures ». Objectif : une politique de sûreté publique commençant par le renforcement de la sécurité sociale et des services publics.

  • L1 - Refonder la politique de sûreté publique sur la base du triptyque « prévention,dissuasion, sanction » et y ajouter l’implication citoyenne et resocialisation des détenus, et réaffirmer son caractère national :
    • En finir avec la politique du chiffre et supprimer les primes aux résultats dont les montants seront redistribués progressivement aux différentes catégories d’agents ;
    • Réhabiliter la police de proximité en refondant les objectifs des polices municipales et affirmant la distinction entre les missions nationales et locales ;
    • Démanteler les BAC (Brigades Anti-criminalité) qui ne font que du flagrant délit et ne permettent pas d'assurer une bonne relation police/population ;
    • Intégrer au service public certaines fonctions de sécurité aujourd’hui privatisées (sécurité aéroportuaire notamment) ;
  • L2 - Faire la police républicaine :
    •  En finir avec la police et la justice à deux vitesses en augmentant nettement les effectifs de police en charge de la délinquance en col blanc en lien avec le fisc, les douanes et la justice financière ;
    • Donner la priorité au démantèlement des trafics (drogues, armes, prostitution, êtres humains ...) et à la lutte contre la délinquance financière, la corruption et le terrorisme ;
    • Désencombrer l’action policière par la contraventionnalisation de la consommation de stupéfiants et la légalisation de l’usage du cannabis ;
    • Faire évaluer la police avec des questionnaires de satisfaction des usagers ;
    • Apaiser les conflits existant au sein de la police par des instances de dialogue internes,améliorer l'accueil du public et diminuer le temps d'attente pour la prise en compte d'une plainte ainsi que les durées d'investigation ensuite ;
    • Abroger les lois sécuritaires inefficaces et renforcer les politiques de prévention ;
    • Réécrire le code de déontologie et y insister lors de la formation des forces de police et rétablir les missions de «défense des Libertés et de la République» supprimées par Manuel Valls en 2014 ;
    • Interdire les tasers et flash-balls ainsi que les grenades de désencerclement pour favoriser la désescalade des affrontements ;
  • L3 - Renforcer les moyens humains et matériels des forces de sécurité, en quantité et qualité :
    • Mettre en place un plan d’amélioration qualitative de la police et gendarmerie ;
    • Recruter des agents administratifs pour libérer policiers et gendarmes aptes à aller sur le terrain qui travaillent sur des postes administratifs ;
    • Ramener les effectifs de policiers et gendarmes à ceux de 2007 ;
    • Doubler les effectifs de la police technique et scientifique ;
    • Supprimer le statut précaire et peu qualifié des 11 000 adjoint-e-s de sécurité en permettant la formation et la titularisation de celles et ceux qui le souhaitent ;
    • Porter à deux ans la durée de formation des élèves gardiens de la paix ;
    • Lancer un plan de rénovation et de construction de commissariats de police pour lutter contre la «clochardisation» du bâti et l’abandon de certains territoires ;
    • Dotation des services en moyens techniques et matériels suffisants, renouvellement général du parc informatique sous contrainte de sécurité des échanges.

 

- Chapitre M « La jeunesse au service de l’intérêt général et de la sûreté de la Nation : créer un service citoyen obligatoire, une garde nationale »
Aujourd’hui, de nombreuses tâches indispensables à la sûreté et à l’intégrité de la Nation ne sont pas assurées. C’est vrai aussi bien du point de vue de la Défense et de la sûreté que de l’intégrité écologique, de la solidarité et du secours à la population. Ces préoccupations ne peuvent être abandonnées aux marchands ni aux seuls agents des services concernés. C’est la Nation tout entière qui doit y faire face, pour les tâches civiles comme militaires.

  • M1 - Créer un service citoyen obligatoire :
    • Pour les femmes et pour les hommes ;
    • Par conscription avant 25 ans, proche du lieu de vie, en limitant le « casernement »aux fonctions qui l’exigent réellement ;
    • D’une durée totale de neuf mois, comprenant une formation militaire initiale incluant un droit à
      l’objection de conscience ;
    • Rémunéré au SMIC ;
    • Affecté à des tâches d’intérêt général: secours à la population, sapeurs-pompiers,sécurité  publique, défense,  sécurité  civile,  protection  et  réparation  de l’environnement, appui à des associations labellisées d’intérêt général ;
    • Présence sur tout le territoire, y compris les Outre-mer, les zones rurales et les quartiers populaires ;
    • Comprenant un bilan de santé, une évaluation des capacités d’écriture, lecture et calcul avec leur éventuelle mise à niveau, la formation gratuite à la conduite et l’examen du permis de conduire ;
  • M2 - Créer une garde nationale placée sous commandement civil et composée :
    • Des jeunes en service citoyen obligatoire ayant choisi d’intégrer la réserve pour la protection de la sûreté et de l’intégrité de la Nation ;
    • Des unités existantes labellisées : réserve de sécurité nationale, réserve de sécurité civile, réserve citoyenne.


- Chapitre N « Reconnaître la citoyenneté dans l’entreprise et des droits nouveaux aux salariés »
Comme le disait Jean Jaurès, « la grande Révolution a rendu les Français rois dans la cité et les a laissés serfs dans l’entreprise ». Le contrat de travail étant le seul contrat de subordination  dans notre pays, il est temps de faire rentrer la citoyenneté dans l’entreprise.

  • N1 - Accorder de nouveaux droits de contrôle aux comités d'entreprise sur les finances de leur entreprise ;
  • N2 - Instaurer le droit pour les salariés à un vote de défiance à l’égard des dirigeants d’entreprises ou des projets stratégiques ;
  • N3 - Renforcer le pouvoir d’intervention des salariés contre les licenciements économiques par un droit de veto suspensif des comités d’entreprises, réformer les tribunaux de commerce et les procédures de sauvegarde et liquidation pour donner plus de pouvoirs aux salariés et à leurs représentants, refondre la procédure judiciaire de contestation des licenciements économiques pour qu’ils ne puissent être effectifs avant épuisement des recours.

6e République : ce qu'en dit « L'Avenir en commun » programme de la France insoumise

- Chapitre O « L’égalité réelle pour les Outre-mer »
Les Outre‐mer sont la chance de la France. Ils pourraient être des pointes avancées de la planification écologique et du progrès humain, avancer vers un développement eudogène. Au lieu de quoi, ils sont maintenus dans la dépendance d’un système inégalitaire d’économie de comptoir et de pauvreté de masse. La République doit vivre partout et pour tous !

  • O1 - Faire vivre la République, l’égalité, le métissage et le droit du sol contre le racisme et l'ethnicisme :
    • Assurer la tenue démocratique du référendum d’autodétermination prévue en Nouvelle-Calédonie en 2018 ;
    • Étendre la laïcité dans les Outre-mer, en appliquant la loi de 1905 là où elle ne l'est pas ;
    • Soutenir l'enseignement des langues et cultures d'Outre-mer pour ceux qui en font la demande et mettre en valeur avec les populations la diversité des patrimoines culturels et linguistiques qu'apportent les Outre-mer ;
  • O2 - Faire des Outre-mer des territoires pilotes de la planification écologique :
    • Élaborer et mettre en œuvre un plan d’autonomie énergétique de chaque territoire d’Outre-mer à partir des énergies renouvelables disponibles, terrestres (géothermie,solaire, éolien) et marines (éolien, utilisant les différences de températures,géothermie,...) ;
    • Faire des Outre-mer des territoires pilotes de l’économie de la mer, doter chacun d’eux d’au moins un lycée professionnel maritime et des formations supérieures nécessaires à ce développement ;
    • Préserver les trésors de biodiversité des Outre-mer (renforcer les moyens d’études et de protection) ;
  • O3 - Assurer l’égalité et la présence de l’État :
    • Garantir la continuité territoriale (desserte de service public à tarifs réglementés), l’interconnexion régionale et le désenclavement intra-territorial (Guyane notamment) ;
    • Engager un plan pluriannuel d’investissement et de développement des services publics (transports, éducation, santé, logement, culture) ;
    • Supprimer les exemptions fiscales bénéficiant aux ultra-riches pour les investissements Outre-mer (notamment sur l’ISF) ;
  • O4 - Favoriser un développement endogène en rupture avec le modèle actuel d’économie de comptoir :
    • Libérer les Outre-mer des monopoles privés et de la captation de la richesse par la rente en développant des circuits de distribution publics et la production en coopératives ;
    • Protéger les économies locales par un bouclier douanier : préserver l’octroi de mer et  renforcer la protection commerciale des productions locales (taxe kilométrique pour promouvoir les productions locales, privilégier les importations à faible emprunte écologique, préférence commerciale pour les produits d'Outre-mer en métropole et en Europe, partenariats commerciaux équilibrés avec les voisins régionaux) ;
    • Atteindre l’autosuffisance alimentaire en soutenant le développement d’une agriculture paysanne et des filières de transformation agro-alimentaire locales ;
  • O5 - Faire des Outre-mer des leviers d’alternative à l’échelle mondiale :
    • Faire des Outre-mer des pôles régionaux de co-développement : transfert de technologie auprès des pays voisins, aide logistique et scientifique, investir dans des établissements de formation de haut niveau (santé) bénéficiant à la fois aux étudiants ultra-marins et à ceux des pays voisins ;
    • Rejoindre les coopérations régionales dans une démarche de co-développement écologique et social et de progrès humain : par exemple l’ALBA (Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique) pour les Antilles et la Guyane française, l’Afrique australe pour Mayotte et La Réunion... ;
    • Construire des points d'appui des combats écologiques d'intérêt universel : appui à la préservation des forêts (Guyane pour l'Amazonie); appui aux populations du Pacifique et de l’Océan indien menacées par la montée des eaux; défense des fonds marins contre la prédation pétrolière et la pêche industrielle.

 

- Pour en savoir plus... Constituante : changer de République pour faire place au Peuple

6e République : ce qu'en dit « L'Avenir en commun » programme de la France insoumise

Le #28 des « Livrets de la France insoumise » aborde le thème de la 6ème République et de l’Assemblée constituante.

 

Il a été préparé par un groupe de travail animé par Mathieu Dupas, doctorat en droit constitutionnel et Charlotte Girard, maîtresse de conférences spécialiste de droit constitutionnel et des institutions républicaines.

 

  • Il est consultable et téléchargeable ICI

 

 

- Jeudi 4 octobre 2018 discours de Jean-Luc Mélenchon à l’Assemblée nationale à l’occasion du 60e anniversaire de la 5e République.

Le jeudi 4 octobre 2018, jour du 60e anniversaire de la Constitution de la 5e République, Jean-Luc Mélenchon tenait à l’Assemblée nationale une conférence intitulée : «Institutions : le changement inévitable».

 

Le président du groupe «La France insoumise» a expliqué comment la 5e République était devenue un outil de privation du peuple de sa souveraineté et comment l’exercice du pouvoir macroniste aggravait encore ce phénomène. Il a décrit comment le peuple était entré en «grève civique» et s’abstenait de plus en plus aux élections législatives.

 

Face à ce système vermoulu, il a appelé à la mise en place d’une assemblée constituante pour redéfinir la règle du jeu politique et pour que le peuple se saisisse de ses institutions. Il a également expliqué qu’il faudrait introduire de nouveaux droits politiques et individuels dans la Constitution de la 6e République comme le référendum révocatoire (pour révoquer un élu en cours de mandat), le référendum propositionnel (pour proposer une loi), le référendum abrogatif (pour abroger une loi), le droit au suicide assisté, le droit à l’IVG ou encore le droit de choisir son état civil.

 

Partager cet article
Repost0
26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 20:26
L'avenir en commun - France Insoumise : un espoir à ancrer dans les législatives !
L'avenir en commun - France Insoumise : un espoir à ancrer dans les législatives !

Source : Blog  FranceInsoumise · Yhlem Dekkiche · Cédric Ruffié Législatives2017

 

Communiqué de la coordination des groupes d'appui des insoumis de la 1ére circonscription de Charente maritime

 

L'avenir en commun - France Insoumise : un espoir à ancrer dans les législatives !

 

Les insoumis rochelais  tiennent à remercier toutes les citoyennes et citoyens qui ont choisi L’AVENIR EN COMMUN en votant pour Jean-Luc Mélenchon. Ils ont montré ainsi leur attachement à la devise « Liberté, égalité, fraternité » et démontré l'urgence qu'il y aurait à passer à la 6ème République, à faire la planification écologique et à distribuer plus justement les richesses.

 

C’est à l’échelle nationale un score historique. Le candidat de la France insoumise a obtenu 8 points de plus qu’en 2012.  C’est le meilleur score d’un candidat de la gauche de transformation sociale et écologiste depuis 1969.

 

Après une campagne délétère, ajoutée à l’insuffisance de confrontation médiatique de fond sur les programmes, plus de 7 millions de citoyens se sont donc prononcés pour une alternative de transformation sociale, écologique et démocratique.

 

Même si cela n’a pas été suffisant pour mener  J.L. Mélenchon au second tour et ouvrir la porte d'un projet de société  en rupture totale avec les politiques menées dans la décennie Sarkozy et Hollande, nous pouvons être fiers de la campagne menée  également dans la 1ére circonscription de Charente-Maritime. 24,33% à La Rochelle ! Dans une vingtaine de communes  de la circonscription, les  électeurs ont placé Jean-Luc Mélenchon, en seconde position, tandis que les quartiers populaires de Bongraine, Tasdon, Port-Neuf, La Pallice, Mireuil ou Villeneuve-les-Salines l’ont propulsé en tête des candidats.

 

Aujourd’hui, la France insoumise, devenue la 1ére force politique de transformation sociale et écologique constitue un pôle de résistance et d'espoir sur lequel vous pourrez vous appuyer pour combattre la politique capitaliste qui va sortir des urnes au soir du second tour des présidentielles !

RÉSISTANCE !

 

Au deuxième tour, chaque insoumis se déterminera en conscience. Une consultation est d’ores et déjà engagée sur le site jlm2017. Une chose est sûre, aucune voix insoumise n’ira au Front national !

 

Ce pôle de résistance et de transformation sociale et écologique doit aussi exister au parlement avec un maximum de députés insoumis aptes à porter les valeurs de L’AVENIR EN COMMUN : paix, liberté, laïcité, progrès social, Vie République, planification écologique...

 

C’est pourquoi dès les jours à venir, sur la 1ère circonscription de Charente-Maritime, nous proposerons d'autres rencontres citoyennes publiques.

 

Portons tous ensemble L’AVENIR EN COMMUN des urnes des présidentielles aux sièges de l’Assemblée Nationale avec nos candidats :

. CÉDRIC RUFFIÉ, titulaire

. YHLEM DEKKICHE, suppléante

 

La Rochelle le 26 avril 2016

 

Pour en savoir plus :

- Le PS place la gauche de la gauche sous surveillance

- Présidentielle. Hollande craint un second tour Mélenchon-Le Pen

- «Dictateur»? Hollande attaque mais oublie ses actes – #JLMDésintox

- Face au Front National: réponse aux pompiers pyromanes qui ont voté Macron

 

L'avenir en commun - France Insoumise : un espoir à ancrer dans les législatives !
Partager cet article
Repost0
20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 09:27

Hausse des salaires, relance par l'investissement, création de plus de 3 millions d'emplois en un quinquennat... Jean-Luc Mélenchon entouré de l'équipe économique en charge du programme a consacré plusieurs heures à détailler le financement de notre programme "L'Avenir en commun" à l'occasion d'une émission spéciale diffusée sur notre chaine YouTube.

 

 

- Extraits de l'émission spéciale chiffrage du programme " L'Avenir en commun "

La France Insoumise chiffre son programme : « L'Avenir en commun, combien ça coûte ? »
La France Insoumise chiffre son programme : « L'Avenir en commun, combien ça coûte ? »
La France Insoumise chiffre son programme : « L'Avenir en commun, combien ça coûte ? »
La France Insoumise chiffre son programme : « L'Avenir en commun, combien ça coûte ? »
La France Insoumise chiffre son programme : « L'Avenir en commun, combien ça coûte ? »
La France Insoumise chiffre son programme : « L'Avenir en commun, combien ça coûte ? »
La France Insoumise chiffre son programme : « L'Avenir en commun, combien ça coûte ? »
La France Insoumise chiffre son programme : « L'Avenir en commun, combien ça coûte ? »
La France Insoumise chiffre son programme : « L'Avenir en commun, combien ça coûte ? »
La France Insoumise chiffre son programme : « L'Avenir en commun, combien ça coûte ? »
La France Insoumise chiffre son programme : « L'Avenir en commun, combien ça coûte ? »

 

- Pour visionner l'intégralité de l'émission spéciale chiffrage du programme

 

-

Synthèse du chiffrage du programme de la France Insoumise

Partager cet article
Repost0
9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 09:22
MACRON et France insoumise : programme contre programme

Dans un précédent billet je titrais : " FN-LR.... et France insoumise : programme contre programme "

 

Concernant Macron, j'écrivais : " Macron, ce sont des propositions "illusions" !

Prenons un seul exemple : supprimer les cotisations maladie et chômage à la charge des salariés. Elles seraient remplacées par une hausse de la CSG.

D'entrée , la proposition Macron apparaît généreuse à l'égard des actifs et beaucoup moins envers les retraités, dont la CSG augmenterait sans aucune avantage en contrepartie.

On crée de l'illusion d'augmentation du pouvoir d'achat en baissant les cotisations sociales d'un côté.... mais récupéré en augmentant l'impôt CSG de l'autre !

Dans le même temps (et c'est là l'objectif réel de la mesure) c'est le principe du salaire différé socialisé qui est remis une fois de plus remis en cause..... et là on s'attaque au fondement même du financement de la protection sociale ! L'exemple même de la fausse bonne idée !

Macron, c'est comme un nouveau masque pour le vieux monde.

 

Sources : Les coulisses de Juan

- Vous rêvez d'une autre société, vous voulez un autre système.... et si on parlait programme ?

C’est une boutade qui tourne sur les réseaux sociaux depuis quelques semaines. Quand l’équipe du candidat « ni de gauche ni de gauche » a confirmé que le programme ne serait complètement dévoilé que vers la fin avril, la boutade est devenue une farce.

 

Macron, bientot leader dans des sondages qui ne mesurent pas l’absentéisme, n’a pas de programme officiel pour gouverner la France. Il braille le mot « projeeeeeet » en permanence dans décrire par le menu l’exhaustivité de ses propositions.

 

Un exemple récent, il a lâché 3 propositions en matière de culture, dans une longue émission sur France Culture: les bibliothèques gratuites, un pass de 500€ offert à chaque jeune à sa majorité et une déclaration d’intention sur la priorité à consacrer à la culture. Bref, deux mesurettes et une formule creuse. Et il ose appeler cela, sur son site de campagne « un projet pour la culture. » On sait que Macron est cultivé. Aussi ses propositions paraissent elles incroyablement pitoyables.

 

Macron a un programme. Comme tout bon libéral, il veut en dire le moins possible. Observez ce qui est arrivé à Fillon quand on s’est tous mis à lire les mesures concrètes que sa purge libérale allait comprendre, notamment en matière de Secu.

 

En matière économique, Macron et Fillon apparaissent sur la même ligne. Seule la taille du suppositoire pour la tranche la moins aisée du pays diffère. Différence de degré, pas de nature.

 

  • Que Macron essaye au moins de prouver le contraire.
  • C’est très simple, il suffit qu’il publie enfin l’intégralité de ses propositions.

MACRON et France insoumise : programme contre programme
Partager cet article
Repost0
14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 09:28

Sources : Le blogule rouge

- Vous rêvez d'une autre société, vous voulez un autre système.... et si on parlait programme ?

FN-LR.... et France insoumise : programme contre programme

- A moins que vous préfériez jeter un oeil là !

Un petit visuel pour ceux prétendent que la France insoumise a le même programme que la Le Pen.

FN-LR.... et France insoumise : programme contre programme

-

Evidemment, aux élections présidentielles, il y aura bien d'autres candidats. Prenons en quelques uns et survolons leur programme...

- Nicolas Dupont-Aignant

FN-LR.... et France insoumise : programme contre programme

C'est la copie conforme des idées du Font National  : racistes, xénophobes et pétainistes ; moi, j'étais plutôt gaulliste, chabaniste, chiraquien, mais aussi villiériste, souverainiste...

En définitive, Debout la France et Nicolas Dupont-Aignan, ne sont qu'un réservoir de voix à droite et  surtout au FN.

 

 

- Emmanuel Macron

FN-LR.... et France insoumise : programme contre programme

Moi, j'ai un programme : Votez pour moi, mettez vous en marche, je suis le plus moderne et le plusse beau... parce-que le plus jeune....

Son programme ? Des mesures déjà usées jusqu’à la corde avant lui par la ribambelle des gouvernements libéraux « de droite comme de gôche ».

 

Macron, ce sont des propositions "illusions" !

Prenons un seul exemple : supprimer les cotisations maladie et chômage à la charge des salariés. Elles seraient remplacées par une hausse de la CSG.

D'entrée , la proposition Macron apparaît généreuse à l'égard des actifs et beaucoup moins envers les retraités, dont la CSG augmenterait sans aucune avantage en contrepartie.

On crée de l'illusion d'augmentation du pouvoir d'achat en baissant les cotisations sociales d'un côté.... mais récupéré en augmentant l'impôt CSG de l'autre !

Dans le même temps (et c'est là l'objectif réel de la mesure) c'est le principe du salaire différé socialisé qui est remis une fois de plus remis en cause..... et là on s'attaque au fondement même du financement de la protection sociale ! L'exemple même de la fausse bonne idée !

 

Macron, c'est comme un nouveau masque pour le vieux monde.

 

En définitive : Pour les patrons, tout est bon dans le macron...

 

 

- Ah Manuel Valls qui se découvre de gauche ! Il fallait oser le faire !

FN-LR.... et France insoumise : programme contre programme

Moi, Je, Valls, Calife à la place du Président, ...

Avec Valls, vous allez voir ce que vous allez voir ! La gôche va se trouver un nouveau défenseur !

 

Son programme, c'est d'abord d'assumer et de défendre le bilan d'Hollande (Ben oui, c'est normal, son bilan, c'est le sien) et de l'aggraver si possible..... en essayant de nous faire croire le contraire !

Que le MEDEF se rassure, il aime toujours autant l'entreprise !

 

 

- Reste Yannick Jadot d'EELV

FN-LR.... et France insoumise : programme contre programme

C'est pas moi le plusse pire ?

Peut-être pas, mais je trouvais Eva Joly beaucoup trop à gauche quand elle critiquait le PS... Un programme ? Je n'ai pas encore eu vraiment le temps, mais ça vient. On en a déjà un (en anglais) pour l'Europe...

 

Moi je suis juste là pour témoigner..... et prendre des voies au porteur d'un projet écosocialiste... Jean-Luc Mélenchon !

C'est tout dire, je n'ai même pas le soutien de Nicolas Hullot !

 

Mais c'est loin de faire l'unanimité chez EELV ! Ainsi la Coopérative écologie sociale (dont sont notamment membres Francine Bavay, conseillère fédérale EELV, Sergio Coronado, député EELV des Français de l'étranger, Patrick Farbiaz, conseiller fédéral EELV, Bénédicte Monville-De Cecco, conseillère régionale d’Île de France EELV), profite de l’occasion pour «reposer au sein d’EELV, la question de l’opportunité d’une candidature écologiste à la présidentielle».

 

Je ne joue pas pour gagner, mais peut-être pour me placer. D'autres l'ont fait avant moi avec succès. Mais ça leur a permis plein de choses. Voyez comme les dossiers écologiques ont bien avancé depuis qu'il y a des ministres écolos !

 

En définitive.....

  • Il faut vous y faire, le seul programme digne de ce nom qui tienne la route et fasse rêver, c'est “ L'Avenir en commun “ !
  • C'est le programme de la France insoumise le mouvement qui soutient Jean-Luc Mélenchon.
  • C'est ce programme qui serait mis en oeuvre après son élection comme Président de la République et soutenu par les candidats de la France insoumise aux élections législatives de juin.

 

FN-LR.... et France insoumise : programme contre programme
FN-LR.... et France insoumise : programme contre programme
Partager cet article
Repost0
1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 09:28
Programme de la France Insoumise 2017 " L’avenir en commun "

En vente pour 3 € dès le 1er décembre dans toutes les librairies !

 

-

Voici le programme de la France Insoumise pour les présidentielles et législatives 2017 " L’avenir en commun "

Il a été adopté lors de la convention de Lille des 15 et 16 octobre.

Programme de la France Insoumise 2017 " L’avenir en commun "
  • Pour lire en ligne ou télécharger le programme " L’avenir en commun ", cliquez ICI ou ci-dessous
  • et... continuez à signer sur  jlm2017.fr, à rejoindre le groupe d’appui le plus près de chez vous.... ou en créer un sur groupe d'appui .
  •  

     

    - Pour ceux qui veulent comparer....

    L’Humain d’abord était le programme du Front de Gauche et de son candidat commun, Jean-Luc Mélenchon, pour l’élection présidentielle puis les élections législatives de 2012.

Programme de la France Insoumise 2017 " L’avenir en commun "
  • Pour lire en ligne ou télécharger le programme "L’Humain d’abord", cliquez ICI ou ci-dessous

 

-PCF-FDG / France Insoumise : des convergences programmatiques réelles

 

Programme de la France Insoumise 2017 " L’avenir en commun "

Je publie ci-dessous une note réalisée par Jean-Paul Duparc, qui revient sur ce qui les convergences et divergences réelles, au-delà des postures, entre le programme de la France Insoumise, dans l’état actuel de sa rédaction, et le pacte d’engagement formulé par le PCF.

 

  • " Une réflexion d’économie politique sur les programmes mérite mieux que ça ! " (Jean-Paul Duparc)

Pour lire la suite... c'est ICI

 

Conclusions de  Jean-Paul Duparc

Si il y a bien un travail à accomplir pour décrypter les convergences et divergences entre les propositions de la France Insoumise et les 7 axes du PCF, ce travail reste à faire et la note de nos « économistes communistes » l’obscurcit plus qu’il ne le fait avancer, par son parti pris idéologique qui la sur-détermine.

 

On citera ici un travail ici, certes partiel, accomplit par Samy Johsua, qui ne tait pas le manque d’anticapitalisme du programme de la FI, mais aboutit à une toute autre conclusion que nos « économistes communistes » : « Les débats entamés ici ne doivent pas tromper. Avenir en Commun fournit une bonne base pour l’affirmation d’une perspective de rupture avec les politiques passées des gouvernements successifs. De rupture plus généralement avec le néo-libéralisme autoritaire et guerrier. Certaines questions difficiles et de la plus haute importance comme la question européenne y sont à mes yeux très correctement abordées. Et de toutes manières, trouver un texte qui satisfasse en tout point toutes les fractions de la gauche radicale n’est pas chose aisée. Raison de plus de poursuivre le débat sur ce qui mérite de l’être ».

 

Pour en savoir plus :
-
Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

- Programme de la France insoumise : Réponse à la Commission économique du PCF

Programme de la France Insoumise 2017 " L’avenir en commun "
Partager cet article
Repost0
24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 08:17
"L'avenir en commun" avec JLM2017 : un programme révolutionnaire

Entretien avec Charlotte Girard coordinatrice du programme L’Avenir en commun

 

Sources : L'Heure du Peuple par Jeanne Fidaz

- Jeanne Fidaz : Quel est le point de départ du programme L’avenir en commun ?

Charlotte Girard : Le programme repose sur l’analyse suivante : la question principale à régler est celle de la dévolution et de l’exercice du pouvoir. C’est pourquoi le programme s’ouvre sur la constituante, qui est la clé permettant de déverrouiller le système dans un premier temps. Cette constituante, c’est un signal politique : le peuple n’est pas en mesure, actuellement, d’exercer sa volonté. Il faut le réinvestir du pouvoir de se doter des règles lui permettant de prendre les décisions qui le concernent. La constituante permettra l’émergence de nouveaux droits qui convergeront vers l’idée d’une République égalitaire, sociale, laïque et solidaire. Il faut défaire le carcan économique, social et sécuritaire pour faire de nouveau des citoyens un peuple politique. Cette nouvelle République ne sera pas neutre, c’est pourquoi le programme donne évidemment des directions et dessine l’avenir ; il s’appelle ainsi « L’Avenir en commun ».

 

 

- Jeanne Fidaz : S’agit-il d’un programme révolutionnaire ?

Charlotte Girard : Oui ! Car comme je viens de l’expliquer, il repart du peuple. Y compris dans la grande tradition révolutionnaire française. Mais aussi par les contenus : il renverse l’ordre des choses actuel. Ainsi, la perspective de sortie des traités européens est révolutionnaire en ce qu’elle rebattra les cartes. Et puis le programme est aussi révolutionnaire au sens marxiste du terme, puisqu’il assume les antagonismes de classes et la lutte qui l’accompagnent. Travailleurs, salariés ou ubérisés, seraient les premiers impliqués dans le combat contre l’aliénation au travail. Enfin, il est révolutionnaire par sa dimension écologique, puisqu’il vise à renouveler radicalement les modes de production pour éviter la catastrophe écologique qui a commencé et que d’aucuns voudraient présenter comme inéluctable ou fallacieuse. C’est donc une fusée à plusieurs étages que cette révolution citoyenne mise en mouvement avec la France insoumise.

 

 

- Jeanne Fidaz : Quelles questions ont soulevé le plus de débats entre les différents contributeurs du programme ?

Charlotte Girard : L’audition de Bernard Friot nous a permis de belles réflexions. On a mieux compris ce qu’il proposait en le rencontrant, et nous avons finalement choisi d’assumer le fait que nous n’étions pas prêts à abandonner, comme il le propose, tout lien entre salaire ou revenu et travail. Ça ne remet pas en cause la dimension subversive et intéressante de ses travaux, mais nous nous sommes finalement prononcés pour une sécurité sociale intégrale, plus proche des propositions de la CGT sur la sécurité sociale professionnelle, et qui permettrait à tout un chacun de disposer d’un revenu quelle que soit sa situation.

 

La sécurité, parce qu’elle n’est pas un thème prisé à gauche et plutôt un identifiant de la droite, est un enjeu rempli de pièges pour la pensée. Soit vous êtes taxé de sécuritaire par les secteurs les plus radicaux de la pensée de gauche, soit vous êtes renvoyés à la pensée unique sur le sujet surtout en période d’état d’urgence selon laquelle il n’y a pas d’alternative à « la guerre contre le terrorisme ». L’audition de Laurent Bonelli nous a aidé en particulier sur le sujet, ainsi que le groupe de travail qui s’est constitué pour traiter cette question de manière rationnelle. Un livret thématique programmatique est en préparation.

 

 

- Jeanne Fidaz : Ce programme s’inscrit clairement dans la continuité de l’Humain d’abord. Quelles évolutions peut-on noter depuis 2012 ?

Charlotte Girard : Je dirais qu’il va plus loin, et de manière plus précise. Le programme de la France insoumise actualise, modernise et approfondit L’Humain d’abord, en tenant compte de l’aggravation de la situation depuis 2012 et de la perpétuation de la crise économique débutée en 2008. Certains points de désaccords entre les organisations membres du Front de Gauche ont été tranchés dans l’Avenir en commun. Ainsi, la décision de sortir du nucléaire est actée dans le programme. Nous sommes plus précis sur la planification écologique et l’objectif de parvenir à 100% d’énergies renouvelables. Les travaux que les organisations politiques partenaires ont mené depuis 2012 nous permettent d’être plus volontaristes sur certains sujets. On a ainsi repris et développé la notion de « nouvel indépendantisme français ». La réflexion très dense sur l’économie de la mer nous permet d’insérer ce thème dans le programme de manière très détaillée. De la même manière, les différents sommets du plan B et tout le travail accompli en partenariat avec nos camarades européens nous autorisent également à assumer une ligne plus structurée sur cette question.

 

 

- Jeanne Fidaz : Pouvez-vous nous donner quelques mesures emblématiques du programme ?

Charlotte Girard : De manière subjective et dans une sorte d’inventaire à la Prévert: l’assemblée constituante, dans la mesure où nous sommes les seuls à la proposer – même si d’autres se réclament de la Sixième République ; parler de planification écologique, et non de transition écologique ; imaginer un plan B avec des coopérations alternatives en cas d’échec du plan A s’agissant du rapport à l’Union européenne ; le chapitre sur les nouvelles frontières que sont la mer, l’espace et le virtuel, pour lesquelles il faut faire attention à ce qu’elles ne soient pas gadgétisées ; enfin, l’abrogation de la loi El Khomri, que nous sommes les seuls à annoncer !

 

 

- Jeanne Fidaz : L’actualité et l’ambiance dans le pays sont pourries par les attentats et les délires publics sur ce qui devrait être une question privée : le fait religieux. Quelles solutions à ces questions qui saturent la sphère médiatique et le débat public ?

Charlotte Girard : Le premier réflexe face à la manière dont ces questions sont amenées dans le débat public : ne pas se laisser enfermer dans la question ethnique qui est un corollaire de la question religieuse en l’espèce. D’abord donc rappeler que l’on ne répondra pas à l’agression qui est réelle et épouvantable sur le terrain où elle se situe en apparence : une guerre de civilisations. Ce n’est pas le cas. Sans négliger la nécessité immédiate de démanteler les réseaux terroristes et de lutter contre l’embrigadement des jeunes gens sur des lignes meurtrières et fanatiques, on devra proposer des solutions qui traitent les causes et s’envisagent sur le long terme. Ces solutions sont faites d’un plan de négociations avec les acteurs directement impliqués que sont la Syrie et les dirigeants des zones frontalières engagées dans le conflit armé, mais aussi la Russie et pas seulement la Turquie, les Etats-Unis et les monarchies du Golfe. Du point de vue national, la question sociale et culturelle doit être remise au cœur de notre stratégie. Autrement dit, la laïcité doit être remobilisée comme mode social de règlement des conflits, ce qu’elle est depuis 1905. La sécurité doit être repensée de manière républicaine, c’est-à-dire dans les termes de la sûreté publique, avec la refonte du renseignement et de la police qui doit redevenir un moyen de protéger les libertés individuelles et la République.

 

Pour en savoir plus :

- Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

- Les 15 (10 + 5) mesures programmatiques "phares" des Insoumis pour 2017

- Charlotte Girard « Notre convention est un pas décisif pour la France insoumise »

- Jean-Luc Mélenchon : Le programme : ça c’est fait !

 

"L'avenir en commun" avec JLM2017 : un programme révolutionnaire
"L'avenir en commun" avec JLM2017 : un programme révolutionnaire
Partager cet article
Repost0
19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 08:04
Les 15 (10+5) mesures programmatiques "phares" des Insoumis pour 2017

Sources : par E. DURAND

-

Les "insoumis" en ordre de marche

La première convention nationale de la France insoumise s'est déroulée à Lille les 15 et 16 octobre 2016.

 

Elle a réuni plus d’un millier de personnes, représentatives du mouvement La France insoumise, qui s’est constitué depuis la proposition de candidature de Jean-Luc Mélenchon, le 10 février dernier.

  • 650 insoumis tirés au sort parmi les plus de 130 000 signataires de la plateforme jlm2017.fr
  • 250 acteurs des insoumissions sociales, écologiques ou démocratiques, des intellectuels et des représentants des groupes politiques qui soutiennent le mouvement.

L’ensemble des insoumis sera également invités à participer grâce à des méthodes interactives (réseaux sociaux, sms, vote en ligne).

 

Dans le prolongement du « Défilé des insoumis » du 5 juin 2016 à Paris, elle a permis de faire entendre celles et ceux qui incarnent la France insoumise : des syndicalistes, des lanceurs d’alerte, des militants pour la défense de l’environnement, des universitaires, des philosophes, des personnalités du monde de l’art et de la culture et des insoumis(es) qui témoigneront de leurs expériences du quotidien.

 

Elle a constitué également une étape dans la construction du projet « l’Avenir en commun », titre du programme en cours adopté par les 130 000 insoumis. La convention a aussi permis d’identifier les priorités programmatiques de la campagne et d'enclencher une phase de construction de livrets thématiques et d’ateliers législatifs qui préciseront nos propositions sur près de 40 sujets.

 

Enfin, elle a été l’occasion pour les insoumis de toute la France de réfléchir collectivement aux méthodes et outils nécessaires pour faire progresser la France insoumise : élargissement du mouvement, collecte des 500 parrainages, financement de la campagne, premières réflexions sur la campagne des 577 candidats qui porteront les couleurs du mouvement aux élections législatives.

 

Plus de 200 bénévoles se sont mobilisés pour organiser, mettre en place cette première convention, événement inédit qui s'est conclue le dimanche 16 octobre à 11h30 par Jean-Luc Mélenchon.

 

 

-

Priorités programmatiques de la campagne

Les 10 mesures emblématiques programmatiques "phares" + 5 (parmi 357 mesures du programme), adoptées par vote en ligne des insoumis à l'occasion de la convention (11 362 personnes ont voté jusqu'à dimanche matin [en moins de 10 heures] à cette deuxième phase de la consultation programme), serviront de support à la campagne, à partir desquelles du matériel électoral va être fabriqué. Ça donne une idée de l'orientation générale du mouvement". Elles seront des axes de la campagne !

 

Le programme "L'Avenir en commun", élaboré avec la contribution de quelque 3.000 "insoumis", et sur la base d'une quinzaine d'auditions d'experts, sera finalisé et édité en décembre. Parallèlement, seront produits des "livrets thématiques" pour approfondir certains sujets et des "ateliers législatifs" pour préparer projets de loi et textes juridiques.

 

PRÉCISION :

il y avait 357 mesures mises sur la table qui se retrouveront toutes dans le programme. Sur ces 357 mesures il fallait en extraire 10, ou 15 qui seraient "mises en avant". C'est donc le résultat reçu par les mesures les plus plébiscitées.

L'ordre de présentation n'est qu'indicatif en fonction des résultats des votes, mais la VIe République est bien la première mesure des insoumis, celle sans laquelle on ne pourra pas mettre en œuvre notre programme !

 

Les 15 (10+5) mesures programmatiques "phares" des Insoumis pour 2017
Les 15 (10+5) mesures programmatiques "phares" des Insoumis pour 2017

 

-

Voici les 5 mesures emblématiques "complémentaires" de notre programme !

Les 15 (10+5) mesures programmatiques "phares" des Insoumis pour 2017

 

-

Discours de Jean-Luc Mélenchon à Lille en clôture de la convention de la France insoumise prononcé le 16 octobre 2016.

Pour en savoir plus :

- Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

- Ce que signifie le nouveau logo de Jean-Luc Mélenchon

("Cette France insoumise, FI, nous la disons en grec, Phi, par affection pour ceux qui nous ont appris la démocratie" et enseigné "ce miracle de l'explosion de la philosophie", a plaidé le candidat à l'élection présidentielle.

Citant Victor Hugo, Jean-Luc Mélenchon a rappelé que Phi désignait aussi le nombre d'or, érigé en symbole d'harmonie entre les hommes et les femmes, entre les être humains "comme on le dit d'une musique".

Appuyant sa démonstration, l'eurodéputé a estimé que dans la proportion parfaite du nombre d'or, "le plus grand est dans le même rapport au plus petit qu'au tout. Comme l'est chaque être humain par rapport à son voisin, et notamment le plus démuni au reste de l'univers".

Et de conclure: "Phi, c'est la philosophie, c'est l'amour de la sagesse. Ça va comme programme!")

- VIe République, écologie, social... Le programme de Jean-Luc Mélenchon pour 2017

- Les 10 premières mesures du programme de Mélenchon

- "L'avenir en commun" avec JLM2017 : un programme révolutionnaire

-- Jean-Luc Mélenchon : Le programme : ça c’est fait !

 

Partager cet article
Repost0
27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 08:26
Le programme des Insoumis « l’avenir en commun » avance

Sources : L'Ere du Peuple par Jean-Luc Mélenchon

La préparation du programme qui fera suite à « L'Humain d'abord » entre dans une phase aigüe. Après la première rédaction d’étape faite à la suite des 3000 contributions individuelles reçues, une série de seize auditions d'experts avaient conduit à un remaniement du document. Puis s’est engagée la série des auditions des personnalités, mouvements et partis qui se sont impliqués dans le mouvement des insoumis. Le document a donné lieu à un ultime échange de vue avant transmission aux 130 000 personnes ayant donné leur appui à ma candidature. Leurs retours vont permettre de constater si le résultat leur convient (en général) et quelles priorités ils sélectionnent comme programme d’urgence, en quelque sorte. La Convention sera alors habilitée à décider de « transmettre le texte au peuple français ».

 

 

- Une nouvelle phase commencera alors qui verra :

  • le texte va être décliné en 40 livrets en forme de programme sectoriel ou thématique ;
  • lesquels seront présentés et travaillés en ateliers législatifs avec les personnes qui voudront s’y associer sur le terrain.
  • Cette procédure est, au total, sans précédent dans cette forme.

Le programme « L’Humain d’abord » avait été bouclé en un mois et demi, de fin juin à mi-août, par une équipe de négociateurs issus des partis membres du Front de gauche. Du coup le document avait pu être présenté à la Fête de L’Huma, tout frais sorti de l’imprimerie. Certes c’était très loin d’être aussi collectif que cette fois-ci. Mais nous n’avions pas été handicapés par cette façon de faire que personne n’avait critiquée.

 

On a vendu 500 000 exemplaires du programme au fil de la campagne. J’avais été déçu que le principe des ateliers législatifs, une proposition venue de l’ancienne équipe qui militait autour de François Delapierre et moi au Sénat, ait été abandonnée en route sans aucun résultat ni réelle activité. J’espère qu’on fasse mieux cette fois ci car il s’agit de la forme la plus aboutie d’implication populaire dans un processus électoral du type de celui que nous voulons amorcer.

 

Notre campagne, partie de loin, a pour objectif la construction au fil des jours d’une fédération de raisons de s’engager dans le vote et pour le programme que le bulletin de vote à mon nom représentera. Nous autres, dans la théorie de la révolution citoyenne, nous empruntons aux théoriciens Ernesto Laclau et Chantal Mouffe l’idée que le peuple se constitue comme acteur politique en construisant une représentation du monde où « nous » et « eux » se font face. Mais là où d’autres en Europe ne donnent pas de contenu précis à cette construction, nous, en France, nous avançons avec une méthode où le contenu de ce qui fédère le peuple est à la fois produit par lui et appliqué par lui-même. La préparation du programme est le moment initial de cette auto-construction politique. La Constituante est la suivante. C’est pourquoi le programme ne peut sortir d’un chapeau ou d’une équipe d’experts.

 

 

- Je ne dis pas que nous soyons au mieux et pour le mieux en tout et pour tout.

Mais le chemin tracé comporte son calendrier et ses modes opérationnels. C’est le plus dur à comprendre dans les cercles de l’ancienne pratique politique. Tout l’effort se concentre pour ne pas désorienter de trop cette partie des nôtres, appareils petits et grands, structures plus ou moins rigides, que toute cette démarche perturbe trop. Car, s’ils ne peuvent avoir la haute main, on ne peut non plus les laisser se marginaliser et manquer au combat. C’est toute la difficulté de notre période d’entre deux âges de la politique. Les difficultés de Syriza à se constituer, après celles de die Linke, celles de Podemos pour se pérenniser, les fluctuations du mouvement Cinq Étoiles en Italie après l’explosion en vol de toutes les tentatives pour reconstituer un mouvement progressiste à partir des vieux rameaux de la gauche, sont autant de jalons sur un même chemin dans lequel se joue l’existence même du courant progressiste dans les principales économies du vieux continent.

 

Je ne vous dis tout cela que pour vous faire sentir comme il y a loin des gesticulations communicationnelles des uns et des ratiocinations psalmodiantes des autres jusqu’à cette mise en œuvre d’une doctrine d’action méthodiquement mise en œuvre. C’est notre défi de savoir et de pouvoir parler a des millions de gens pour leur offrir une occasion d’agir plutôt qu’a des cercles étroits de récitants de mantras.

 

Pour en savoir plus :

- Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

- Le projet

- « L’avenir en commun » : l’élaboration collective du programme de la France insoumise

- JLM2017 : Mais comment est rédigé le programme ?

- Présentation des rapporteurs du projet de la France insoumise

- Synthèse des 1 600 premières contributions programmatiques

Partager cet article
Repost0

Rédacteur

  • Pour une Révolution citoyenne par les urnes
  • Retraité SNCF, engagé politiquement depuis l'âge de 15 ans, militant du PCF de 1971 à 2008, adhérent au Parti de Gauche et à la France Insoumise depuis leur création, syndicaliste CGT, conseiller Prud'homme depuis 1978.
  • Retraité SNCF, engagé politiquement depuis l'âge de 15 ans, militant du PCF de 1971 à 2008, adhérent au Parti de Gauche et à la France Insoumise depuis leur création, syndicaliste CGT, conseiller Prud'homme depuis 1978.

La France insoumise, L'AVENIR EN COMMUN

-N'attendez pas la consigne !

✅ Pour rejoindre la France insoumise : cliquez ci-dessous 👇

-" L'#UNIONPOPULAIRE " le site de la campagne des présidentielles 2022

Ensemble, tout est possible !
Nous sommes déjà plus de 260 000, rejoignez nous
 : 
pour nous rejoindre, cliquez ci-dessous 👇

 

l'#UNIONPOPULAIRE

 

- " L’AVENIR EN COMMUN ", programme de campagne 2022

✅ Pour visiter  la version de travail du programme de 2022 : cliquez ci-dessous 👇

L’AVENIR EN COMMUN — VERSION DE TRAVAIL (2020)

" L’avenir en commun " est en version téléchargeable ICI

 

-

Le JOURNAL de L'INSOUMISSION : cliquez ci-dessous 👇

 

- La chaîne télé de Jean Luc Melenchon : cliquez ci-dessous 👇

 

 

 

Recherche

La France insoumise à l'Assemblée Nationale

 Pour accéder au site : cliquez ci-dessous 👇

Sur les réseaux sociaux  :

Facebook  - Twitter

Pour ne pas avoir à subir un duel Macron/extrême droite en 2022 : LEVONS NOUS EN MASSE !

🔴  Ensemble, nous les mettrons en échec, un outil est à votre disposition : ✍️ cliquez ci-dessous 👇

 

 

 

Le site du Parti de Gauche

 Pour accéder au site : cliquez ci-dessous 👇

 

Manifeste pour l'Ecosocialisme

 Pour accéder au site : cliquez ci-dessous 👇

 

Mouvement pour la 6e République

 Pour accéder au site : cliquez ci-dessous 👇

 

Des outils pour combattre le FN et l'idéologie d'extrême droite française

 Pour accéder au site (cliquez ci-dessous) 👇


🔴  et aussi : Observatoire national pour « mettre sous surveillance » l’extrême droite

 Pour accéder au site (cliquez ci-dessous) 👇