Ça se vérifie sur toute la planète : c'est le comportement des sociaux démocrates se disant de gauche et faisant des politiques de droite, qui, par leur trahison des engagements de gauche servent, par dégout, de point d'appui à la montée de l'extrême droite !
Depuis ses débuts, la sociale-démocratie vend la même escroquerie : concilier les intérêts des travailleurs avec les exigences du capitalisme. Elle promet des réformes, des avancées sociales et un progrès tranquille, mais dans les faits, elle sert toujours les mêmes maîtres : l’État bourgeois et le patronat.
En Europe, au cours de la dernière décennie, et au-delà, en particulier depuis la dissolution de l’Union soviétique, il y a eu une dissociation complète de ce qui est présenté comme la politique de gauche de toute opposition au capitalisme. Le Parti travailliste britannique franchit le pas la première, avec Tony Blair. Puis le mouvement se propage en Scandinavie, en Allemagne avec Gerhard Schröder, aux Pays-Bas, en Belgique, en Australie, aux USA avec le Parti démocrate. Et en France bien sûr, où l’une des mesures les plus emblématiques est le cadeau fait par François Hollande aux détenteurs de capitaux, avec le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) – 20 milliards d’euros par an sans obligation de création d’emplois à la clé[0].
Ils ont tous abandonné toute orientation vers la classe ouvrière ou préoccupation des questions sociales touchant les travailleurs. Ils ont substitué une orientation d’identité raciale et de genre aux questions de classe, ce qui est une base fausse et réactionnaire en politique[2].
Eric Durand | mis à jour le 04:04/2026
La raison principale de l’échec de la gauche sociale-démocratie à renouveler l’idéal démocratique et social, tient à son refus de s’opposer à l’hégémonie du capitalisme néolibéral.
En principe, comme l‘avait parfaitement montré le philosophe italien Norberto Bobbio, ce qui caractérise la gauche c’est sa sensibilité à la lutte contre les inégalités. Or, depuis une cinquantaine d’années, la gauche sociale-démocrate s’est montrée totalement impuissante face à l’explosion mondiale des inégalités, quand elle ne l'a pas accompagnée. A sa décharge, il convient de rappeler qu’elle n’était pas de taille. La gauche joue à l’échelle des pays, le capitalisme spéculatif à celle de la planète. C’est lui qui incarne la nouvelle raison du monde.
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La gauche sociale-démocrate s’est donc dit qu’il fallait bien s’accommoder de plus fort que soi et jouer son jeu. Le cas de Syriza en Grèce est exemplaire. En 2015, incapable de résister aux diktats de la Commission européenne poussée par l‘Allemagne, ce parti bien ancré à gauche a perdu toute crédibilité auprès de ses électeurs et il est maintenant dirigé par un ancien de Goldman Sachs[1] et n’en finit plus de se décomposer.
🔴 Liste non exhaustive d'états ou les sociaux démocrates ont abandonné toute orientation vers la classe ouvrière ou préoccupation des questions sociales touchant les travailleurs et ont servi de marchepied à la percée de l’extrême droite :
2019 Salvador : le Salvador est gouverné par Nayib Bukele, un président qui a imposé un modèle autoritaire et policier :
Le 3 févier 2019, Nayib Bukele, ancien maire de San Salvador sous l'étiquette du parti de gauche FMLN, a été élu à l'âge de 37 ans à la présidence en promettant d'en finir avec le bipartisme droite-gauche qui durait depuis la fin de la guerre civile en 1992.
Il était en lice sous la bannière du petit parti conservateur Grande alliance pour l'unité nationale (Gana) qui l'a accueilli après son expulsion du FMLN. Le Salvador a connu un déclin démocratique après l'élection de Nayib Bukele à la présidence en 2019[8].
2019 Israël : à l’issue des élections législatives du 17 septembre, Benyamin Nétanyahou, arrive au pouvoir[5] et, en 2022 compose un gouvernement avec des personnalités membres de partis d’extrême droite :
La gauche " travailliste " (parti politique de centre gauche dont tous les Premiers ministres d'Israël étaient issus, jusqu'en 1977) a joué un rôle central dans l’histoire d’Israël. Au cœur de la création de l’État en 1948, elle est restée majoritaire au Parlement pendant plus de trente ans. Depuis la fin des années 1970, et plus encore après l’assassinat d’Yitzhak Rabin en 1995, la gauche traversent une crise profonde et ne répond pas aux urgences :
- construire une société juste et égalitaire avec les Palestiniens ;
- contrer les assauts de la droite sioniste et des mouvements religieux qui, jadis minoritaires, sont désormais hégémoniques politiquement et culturellement...
En 2019 : la "
" a fait un score ridicule. C’est le prix d’une campagne assez violente en ce qui concerne le parti Meretz (socialiste) et complètement déconnectée de sa base concernant le Parti travailliste.
En 2022 : on retrouve au sein de son gouvernement des nationalistes procolonisation de Gaza, de la Cisjordanie et d'une partie du Liban, opposés à toute forme d’existence d’un État palestinien, ou encore des suprémacistes juifs, ouvertement racistes envers les Arabes[5bis].
2021 Équateur : Guillaume Lasso, un homme d’affaires qui est le candidat du mouvement Créo, remporte le second tour de l’élection présidentielle équatorienne du 11 avril 2021 avec 52,4 % des votes :
L’élection du socialiste Lenin Moreno de l’Alliance pays, en 2017, marque une continuité avec la présidence précédente de Rafael Correa (2007-2017). Moreno opte toutefois pour des politiques plus conservatrices, particulièrement en matière d’économie, et adopte une approche plus libérale. La contestation à son endroit atteint un sommet en 2019 avec d’importantes manifestations et la proclamation de l’état d’urgence. La cote de popularité de Moreno, qui n’est pas sur les rangs pour le premier tour de la présidence suivante, le 7 février 2021, tombe en chute libre.
L’ex-banquier Guillermo Lasso, qui propose un programme de droite est élu le 11 avril 2021[7].
- Le 16 mai 2023 Guillermo Lasso, se rendait à l’Assemblée nationale pour se défendre des accusations de corruption formulées par les députés. Pendant quarante-cinq minutes, le chef de l’État a plaidé sa « totale, évidente et incontestable innocence » ;
- Le 17 mai, il annonçait la dissolution du Parlement, et organisait des élections anticipées en novembre 2023 ;
Et, le 23 novembre 2023, c'est Daniel Noboa, un Donald Trump tout en sourire, qui, à 35 ans, devient ainsi le plus jeune président de l'histoire du pays, et était réélu le 13 avril 2025[7bis].
2023 Argentine : le choix des Argentins d’élire un anarcho-capitaliste à la tête de l’État s’explique par le fait que le gouvernement sortant de centre-gauche leur a laissé un pays en ruine :
En 2019, Alberto Fernandez, le candidat de centre-gauche remporte l'élection présidentielle dès le premier tour[4]. Et en novembre 2023 :
- face à un pays aux prises avec une inflation incontrôlée de 143 %, ou plus de 40 % des citoyens vivent dans la pauvreté, dont la moitié sont des enfants, à des familles doivent parfois payer leur épicerie en 12 versements pour arriver ;
- face à la politique du gouvernement qui est un échec, et s’appuie sur une corruption endémique des institutions, qui sévit depuis des décennies....
c'est le candidat d’extrême droite, Javier Milei, qui arrive au pouvoir[6]
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2024 Belgique : comme de nombreux pays à travers le monde, la Belgique était appelée à voter, en 2024, pour renouveler ses différentes instances de gouvernement. L’occasion d’y prendre le pouls de la vague réactionnaire qui déferle actuellement sur la planète :
- En Belgique, le parti d’extrême droite N-VA (Nouvelle Alliance flamande) a confirmé, lors des municipales du 13 octobre, ses bons résultats engrangés aux européennes de juin. La formation nationaliste obtient la victoire à Anvers (37 %) et, dans toutes les provinces flamandes, elle obtient ou dépasse les 25 % (Gand, Courtrai…)[18] en réussissant à capter une partie non négligeable d’un électorat populaire jusqu’ici très largement acquis à la gauche. .
- Dans le même temps, la Belgique francophone a encore accentué sa singularité lors des élections de 2024. En effet, on ne compte plus qu’un seul élu communal d’extrême droite au sud du pays.
En Belgique comme ailleurs, c’est surtout le rejet massif du système politique et économique actuel qui prime, un rejet sur lequel l’extrême-droite et la droite extrême parviennent – pour l’instant – à mieux capitaliser que la gauche, ce qui ne veut pas dire pour autant que leurs programmes politiques concrets suscitent une adhésion majoritaire, loin de là.
2025, États-Unis : les causes du renforcement de l’extrême-droite et de la victoire de Trump :
Aux États-Unis, l'élection présidentielle de 2024 montre combien l'extrême-droite s'est renforcée durant la présidence du social-démocrate Joe Biden. Malgré les espoirs que Biden puisse réunir le pays sous sa présidence, l’expérience des masses n’en a pas été positive. Les États-Unis ont déversé énormément d’argent dans la guerre par procuration en Ukraine, alors que les services publics sont toujours sous-financés. Depuis 2023, Biden et les Démocrates armaient et supervisent un génocide en Palestine et les agressions de plus en plus fréquentes d’Israël contre le reste de la région..... et ce alors que l’inflation grandissante a rendu plus difficile pour les classes ouvrières et moyennes d’acheter les biens de consommation les plus nécessaires[3] ;
- Que les Démocrates, et même les plus progressistes d’entre eux, n’aient fait que défendre le status quo, a laissé la place à la droite pour dénoncer à large échelle l’inflation et la guerre en Ukraine, et à Trump pour se présenter comme le candidat « contre la guerre ».
- Bien que beaucoup aient voté Biden en se bouchant le nez dans l’espoir de battre le trumpisme, l’extrême-droite a quand même réussi à mener le jeu depuis 2020.
Résultat : Le 20 janvier 2025, Donald Trump devient président des États-Unis face à la vice-présidente sortante démocrate, Kamala Harris. (Joe Biden, s’était retiré de la campagne en juillet 2024 au profit de sa vice-présidente)[3bis].
2025, Chili : grâce à un gouvernement de gauche qui déçoit, c'est le candidat d'extrême droite José Antonio Kast, qui triomphe au second tour de l’élection présidentielle :
Le Chili éblouissait le monde en 2019, avec une immense révolte sociale qui avait failli renverser le régime et inaugurer une nouvelle ère. Cinq ans plus tard, c’est un candidat d’extrême droite, fils d’un ancien soldat nazi ayant émigré au Chili, qui prend le pouvoir[9].
- Le Chili est sorti de la dictature militaire d’Augusto Pinochet en 1990.
- Le gouvernement de droite libérale de l’époque est mis en échec. Le Régime est en crise : le mouvement arrache de nombreuses concessions, notamment des augmentations de salaires, des protections sociales et un système de santé public qui avaient été détruits durant la dictature de Pinochet ;
- En mars 2022, Gabriel Boric, jeune candidat de gauche, est élu président de la république du Chili avec un programme de rupture ;
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Le gouvernement de Gabriel Boric déçoit : il avait promis de grands changements et de barrer la route au fascisme. À la fin de son mandat, c’est le résultat inverse.
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Alors qu’il était porté par un grand mouvement social, le dirigeant s’est enfermé dans une stratégie « responsable » et institutionnelle, un peu comme le PS en France et a :
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reculé sur les réformes les plus importantes, s’est aligné sur le programme sécuritaire de la droite, a déployé l’armée dans le sud du pays contre le peuple Mapuche, et a même fait passer une loi intitulée Nain-Retamal, qui favorise l’impunité des policiers ;
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Pour compenser, quelques avancées sociales ont tout de même été obtenues : le temps de travail a été diminué. Mais à chaque progrès, Boric a fait des concessions au patronat, par exemple en flexibilisant le travail. Il a augmenté les retraites, mais a renforcé le système de pensions privées. Un « en même temps » très loin des attentes du soulèvement de 2019[10].
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Après une victoire historique en 2022, le centre gauche n'a rien incarné, tout promis et tout trahi : de la révolution citoyenne au partage des richesses. Résultat, c'est le candidat d'extrême droite José Antonio Kast, fils de nazi et admirateur de Pinochet, qui triomphe au second tour de l’élection présidentielle 2025[9].
2026, Danemark : aux législatives, les sociaux-démocrates qui ont droitisé leur politique pour rester au pouvoir, paient leur politique plus très à gauche :
Le parti de la Première ministre, Mette Frederiksen, est arrivé en tête des législatives du 24 mars, mais a réalisé son pire score depuis 1903, après quatre ans de coalition avec le centre droit et une politique répressive sur l’immigration car la gauche au pouvoir vire à l'extrême droite sur les réfugiés (zéro migrant)[11bis].
- Les sociaux-démocrates réunissent 21,9 % des voix, soit leur niveau le plus bas depuis 1901. Le bloc de gauche, constitué de la formation de Mette Frederiksen et quatre autres mouvements, obtient 84 des 179 sièges du Parlement, donc pas la majorité absolue, qui est de 90 sièges.
- La droite et l’extrême droite, qui réunissent six partis, ont remporté 77 sièges. Le Parti populaire danois, un parti d’extrême droite qui a longtemps pesé avant de chuter en 2022, a triplé son score, atteignant 9,1% des voix[11].
1930, Allemagne : la social démocratie allemande était en crise et engendre la percée nazie :
L’âge d’or de la République de Weimar se termina à la fin de l’année 1929, lorsque la " Grande Dépression " frappa l’Allemagne. Le chômage augmenta rapidement.
Un consortium libéral-autoritaire, tissé de solidarités d'affaires, de partis conservateurs, nationalistes et libéraux, de médias réactionnaires et d'élites traditionnelles, a pris la main et perd tout soutien populaire : au fil des élections, il passe de presque 50 % à moins de 10 % des voix et se demande comment garder le pouvoir sans majorité, sans parlement, voire sans démocratie. Cet extrême centre se pense destiné à gouverner par nature : sa politique est la meilleure et portera bientôt ses fruits[12]...
Pour de nombreux Allemands, le gouvernement s’avérait incapable de gérer la crise. Sous ces conditions, le Parti nazi commença à gagner des voix..... et accéda au pouvoir en 1933[12bis] ;
🔴 ET AUJOURD'HUI, que devient l'Allemagne ? L’AfD (parti allemand d'extrême droite[13]) progresse toujours lorsque les politiques au pouvoir ne parviennent pas à atténuer les insécurités sociales et économiques
L’Allemagne avait un gouvernement engagé, en principe, dans un processus de réformes socio-écologiques et était formé d’une alliance entre les libéraux (FDP) Parti libéral-démocrate, auquel a participé Robert Habeck, membre de l'Alliance 90/Les Verts (admirateur du démocrate américain Barack Obama), vice-chancelier et ministre fédéral de l'Économie et du Climat du 8 décembre 2021 au 6 mai 2025.
- Figure du courant " realos " incarnant la ligne centriste des Verts, il a échoué à sortir le pays de la récession et à élargir la base électorale de son parti[15].
- Lors des élections fédérales allemandes anticipées du 23 février 2025 les verts obtiennent 11,61%, en net repli après les 14,8% obtenus aux élections nationales de 2021 ou le score de 20,5% lors du scrutin européen de 2019[15bis]..
🚩 Cette coalition gouvernementale a connu des débuts prometteurs avec un programme intitulé « Oser plus de progrès » (Mehr Fortschritt wagen) proposant une combinaison d’engagements libéraux, écologiques et sociaux, mais l’agressivité croissante de l’impérialisme allemand sur la scène internationale se reflète également à l’intérieur du pays, résultat :
- Les travailleurs et la jeunesse étaient appelés à compenser la chute des profits capitalistes par une baisse des salaires réels et un allongement du temps de travail, à financer la course à l’armement par des coupes dans les budgets sociaux et, de plus en plus, à servir dans l’armée allemande – potentiellement de manière obligatoire,comme le souhaitent de larges fractions de l’élite ;
- La militarisation des frontières, la privation croissante de droits et la stigmatisation des réfugiés ont servi de diversion face à une politique gouvernementale hostile aux travailleurs et aux classes populaires, constituant une réponse réactionnaire aux flux migratoires provoqués par la guerre en Ukraine...
Le tout pour le plus grand plaisir de l'AfD qui a vu ses premières percées électorales en 2014 et s'est poursuivi comme en février 2025, ou l'AfD a obtenu un résultat historique[13bis].
👉👉 La leçon en a t-elle été tirée ? Non ! Un nouveau gouvernement a été constitué entre Chrétiens et sociaux-démocrates[14] pour poursuivre la même politique antisociale !
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2025, Autriche : le 3 mars, un nouveau gouvernement issu d'une coalition tripartite prend ses fonctions en Autriche, après cinq mois de négociations laborieuses.
Conservateurs, sociaux-démocrates et libéraux gouvernent ensemble, dans un but clair : empêcher le parti nationaliste d’extrême droite FPÖ, arrivé en tête des élections législatives de septembre 2024 avec près de 29 % des voix, d’accéder au pouvoir[16].
...et à Vienne, le 27 avril 2025, le “ triomphe ” des sociaux-démocrates en tête aux élections municipales n’éclipse pas la percée de l’extrême droite (parti autrichien de la liberté (FPÖ) qui a triplé son score.
- L’avancée de l’extrême droite dans la capitale autrichienne est d’autant plus inquiétante, que le FPÖ est pour la première fois arrivé en tête des élections législatives autrichiennes en 2024, avec presque un tiers des suffrages, mais il n’avait pas réussi à trouver des partenaires pour former un gouvernement[17].
2025, Espagne : Ancien bastion socialiste, la région rurale a confirmé sa bascule à droite et à l’extrême droite lors des élections régionales du 21 décembre, sur fond d’affaires fragilisant le PSOE (Parti socialiste espagnol).
Même si, en sept ans, la gauche espagnole s’est illustrée par ses politiques sociales, dont une revalorisation de 61 % du salaire minimum et une loi Travail réduisant une précarité endémique, ce scrutin a été le premier à traduire dans les urnes l’impact électoral des nombreuses affaires de corruption qui ont éclaboussé l’entourage du chef du gouvernement, Pedro Sanchez[19] qui mène un gouvernement sans majorité, dépendant du soutien d’une série de petites formations politiques pour toute initiative parlementaire. Particulièrement des indépendantistes catalans de droite du parti fondé par Carles Puigdemont.
👉 En réponse, Pedro Sanchez se radicalise et cherche l’unité face à la poussée de l’extrême droite : 4 formations ont annoncé le 21 févier 2026, leur rapprochement. Une alliance conçue afin d’éviter l’éparpillement et de peser davantage lors des prochaines échéances électorales[20].
2026, France : en France comme ailleurs l'extrême droite du RN se nourrit des colères sociales, de l’abandon ressenti par des millions de nos concitoyens plongés dans la précarité, sur fond de désindustrialisation, de relégation territoriale, de casse de nos services publics... le tout avec la complicité des sociaux démocrates à la sauce Hollande, Faure...
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A l’arrivée du socialiste François Hollande à la Présidence de la publique, en 2012, le RN ne fait que 13.6 %,... et le 23 avril 2017, à l'issue du 1er tour de l'élection présidentielle, Marine Le Pen se qualifie pour le 2ième tour en terminant deuxième avec 21,3 % des voix.
👉 Pourquoi ?
Pour Philippe Martinez, ancienne figure et chef de file de la CGT, le socialiste François Hollande et son gouvernement :
- ont trahi ses électeurs en élaborant la Loi travail. " Est-ce que Monsieur Hollande, dans son programme de candidat à la présidence de la République, avait indiqué aux citoyens qu'il allait casser le Code du travail ? " ;
- il avait promis de s’attaquer “ à la finance ” ce qu’il a fait en agissant sur les " paradis fiscaux " ou les " Panama Papers " mais il n’aurait pas dû modifier le Code du travail, et ceux qui sont en colère aujourd’hui sont ceux qui l'ont élu président de la République ;
- la politique de François Hollande est " la cause de nos problèmes encore aujourd'hui ", c’est-à-dire, de la montée de l’extrême droite ;
- quand les responsables politiques " qui sont censés porter " les revendications sociales du pays “ font le contraire de ce qu'ils ont dit ” ils créent ainsi non seulement " de la désillusion " mais aussi " beaucoup de colère ", politique[21].
François Hollande avait bel et bien choisi une stratégie différente de celle de Tony Blair, en faisant du social-libéralisme sans le dire ou en le disant à demi-mots...
- Résultat : l’orientation sociale-libérale du mandat Hollande a aggravé le fossé entre les socialistes et les classes populaires et le résultat des présidentielles de 2022 en témoigne avec les 1.75% d'Anne Hidalgo en faisant monter le RN qui tient un discours social de gauche pour faire une politique de droite dans les actes[22].
👉 👉 ET ÇA CONTINUE !
Les socialistes doivent faire face à une double contrainte :
- tenir un discours de vérité (c’est-à-dire leur impuissance en partie volontaire) et ne pas être élu ou mentir (c’est-à-dire promettre un changement structurel dont les partenaires européens ne veulent pas) et décevoir....
- et pour y faire face, ils tentent de compenser la perte de leur ancrage populaire par un appui des classes moyennes à l’orientation sociale-libérale et, à cette fin, trahissent leurs engagements pris avec la #Nupes, le #NouveauFrontPopulaire, valident les pires budgets d'austérité de la Ve République[23] et la réforme des retraite à 64 ans[24].
Le PS français semble actuellement faire tout ce que le PS allemand a fait en 33. Ça l'a conduit à voter une motion de confiance à Hitler et finir dans les camps de concentration[25].
🔴 Conclusion : la France est, un pays de gauche, où le peuple est de gauche, comme en témoignent les différentes mobilisations notamment autour de la réforme des retraites, mais quand un gouvernement se dit de gauche et fait une politique de droite, par dégout, il alimente le rejet des urnes et fait monter l’extrême droite !
2026, Portugal : en sous catastrophe climatique, le vote contre l’extrême droite a mobilisé le Portugal, mais le nouveau président, António José Seguro, ne portait pas la voix d’un « camp de gauche » : sa carrière politique est marquée par l’adaptation de la social-démocratie au néolibéralisme[26]
António José Seguro a été élu, dimanche 8 février 2026, président de la République du Portugal avec 67 % des voix, battant largement le candidat néofasciste avec lequel il s’est disputé le deuxième tour, André Ventura (33 %).
👉 À gauche, le soutien à Seguro ne s’est nourri d’aucun malentendu politique. Le nouveau président ne portait pas la voix d’un « camp de gauche » : sa carrière politique est marquée par l’adaptation de la social-démocratie au néolibéralisme et, en pleine campagne, après avoir annoncé son intention d’opposer un veto présidentiel au paquet de mesures sur le travail avancé par le gouvernement, le candidat s’en est lavé les mains, déléguant la promulgation de la nouvelle loi à un éventuel accord du gouvernement avec la centrale syndicale UGT (alignée sur le centre).
🔴 Seguro n’exprime même pas un supposé « camp constitutionnel »
Seguro a été en échec lorsqu’il a accepté, à la tête du PS et sous la troïka, des mesures de baisse des pensions et qu’il s’est opposé aux député.es de gauche qui ont saisi le Tribunal constitutionnel et y ont fait annuler cette réduction. Il vient d’être élu grâce aux voix de nombreux partisans d’une révision régressive de la Constitution, issus de la même droite qui conclut des accords avec Chega au parlement (sur le travail et l’immigration) ou dans des collectivités locales comme celle de la capitale. Comme en France, beaucoup de ceux qui ont déclaré aujourd’hui leur soutien tactique à Seguro auraient voté pour Ventura si l’alternative avait été à gauche.
- Compte tenu du parcours de Seguro, sa victoire ne constituera pas un obstacle aux réformes libérales du gouvernement, qui poursuivra son chemin entre l’ambiguïté des socialistes et le soutien intermittent des néofascistes.
- La réponse de la gauche devra venir des résistances sociales et des discussions qui évitent la marginalité politique. La grève générale de décembre a indiqué la voie à suivre : plus de mobilisations dans les luttes et le terrain extraparlementaire, plus de convergence dans les solidarités contre la fascisation.
Notes :
[0] « La social-démocratie paye très cher sa trahison »
[1] Grèce, pourquoi la " capitulation " de Tsipras par Eric Toussaint
[2] Pourquoi l’extrême droite bénéficie-t-elle de la crise du capitalisme ?
[3] Aux États-Unis, l'élection présidentielle montre combien l'extrême-droite s'est renforcée durant la présidence de Biden
[3bis] Le 20 janvier 2025, Donald Trump devient le président des États-Unis
[4] En 2019, Alberto Fernandez, le candidat de centre-gauche remporte l'élection présidentielle dès le premier tour
[5] Israël. Netanyahou grand vainqueur des élections file vers un cinquième mandat
[5bis] En Israël, Benyamin Nétanyahou présente un gouvernement qui installe l’extrême droite au pouvoir
[6] Le choix des Argentins d’élire un anarcho-capitaliste à la tête de l’État s’explique : le gouvernement sortant leur a laissé un pays en ruine
[7] Élection de Guillermo Lasso à la présidence de l’Équateur
[7bis] Daniel Noboa réélu en Équateur : une autre tentation trumpiste sur la scène internationale ?
[8] Le Salvador a connu un déclin démocratique après l'élection de Nayib Bukele à la présidence en 2019
[9] Au Chili, le candidat d’extrême droite José Antonio Kast élu président
[10] Chili, que s’est-il passé ? Analyse d’un cauchemar électoral.Chili, que s’est-il passé ? Analyse d’un cauchemar électoral
[11] Elections législatives au Danemark : Mette Frederiksen et les sociaux-démocrates en tête mais fragilisés, forte progression de l’extrême droite
[11bis] Le Danemark vire à l'extrême droite sur les réfugiés
[12] Les irresponsables - Qui a porté Hitler au pouvoir ?
[12bis] Adolf Hitler et la montée au pouvoir des Nazis, 1918-1933
[13bis] 23 février 2025 : un scrutin marqué par la percée historique de l'extrême droite
[14] En Allemagne, Friedrich Merz scelle un accord de coalition avec les sociaux-démocrates en avril 2025
[15] En Allemagne, Robert Habeck, le pari perdu de l’écologie au centre
[15bis] Élections fédérales allemandes de 2025
[16] Autriche : le gouvernement de coalition prend officiellement les rênes du pays
[17] À Vienne, le “triomphe” des sociaux-démocrates n’éclipse pas la percée de l’extrême droite
[18] Belgique : aux municipales, l’extrême droite triomphe en Flandres
[19] En Espagne, déroute socialiste et poussée de l’extrême droite en Estrémadure
[20] En Espagne, la gauche radicale cherche l’unité face à la poussée de l’extrême droite
[21] Philippe Martinez estime que François Hollande a une part de responsabilité dans la " montée de l’extrême droite "
[22] Le RN : discours de gauche.... et politique de droite par les actes... c'est ça l'extrême droite !
[23] Voilà pourquoi je déteste le Parti Socialiste !
[24] Retraites : la victoire en trompe-l’oeil du PS...
[25] Une partie du PS semble actuellement faire tout ce que le SPD (Sozialdemokratische Partei Deutschlands, parti socialiste allemand) a fait en 1932-1933, et tout ce qu’il ne faut pas faire.
[26] Sous catastrophe climatique, le vote contre l’extrême droite a mobilisé le Portugal
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![le PS ne votera pas la censure du gouvernement, Sébastien Lecornu toujours en sursis[46]](https://image.over-blog.com/f7lpsdWfnhQxrTzW_UADVSrdCZQ=/filters:no_upscale()/image%2F0958434%2F20251014%2Fob_45f06c_capture-d-ecran-2025-10-14-202817.jpg)
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