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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 12:00
Gendarmes mobiles : un danger pour la république ?

Une enquête IFOP confirme un pourcentage Front National très supérieur à la moyenne dans les bureaux de vote proches des casernes de la gendarmerie mobile, lors des élections présidentielles 2012.

 

Sources : Le Parti de Gauche Midi-Pyrénées par Jacques Serieys | mis à jour le 8 août 2020

- Satory, un lieu de triste mémoire

La présence de l’armée en ce lieu date du moment où tous les poltrons de la guerre de 1870 ont décidé d’écraser le peuple parisien qui avait résisté face à l’armée allemande. Les régiments de Versaillais sont donc partis de là pour assassiner lâchement des dizaines de milliers de braves gens. C’est au camp de Satory que des milliers de communards furent détenus (dont Louise Michel) dans des conditions ignobles sans abri ni soin d’où un grand nombre de morts (certains abattus et inhumés sur place). C’est également ici que quelques grands républicains ont été exécutés en temps de paix comme le colonel Rossel, 27 ans (fusillé le 28 novembre 1871), celui qui avait dénoncé tôt la « trahison envers la patrie et le peuple » des dirigeants de droite et chefs militaires choisissant la défaite pour mieux restaurer un ordre conservateur, celui qui s’était échappé du camp de Metz vendu au roi de Prusse par le maréchal Bazaine, celui qui avait choisi ensuite de combattre aux côtés de "ceux qui ne s’avouent pas vaincus", « du côté du peuple ».

 

 

- Le vote de la gendarmerie mobile à Satory

Actuellement, le camp de Satory abrite plusieurs unités de l’armée ( Structure intégrée de maintien en condition opérationnelle des matériels terrestres (SIMMT), Service industriel de maintien en condition opérationnelles des matériels terrestres de l’armée de terre (SIMTer), Section technique de l’armée de terre (STAT), la 3e Base de Soutien au Commandement (3e BSC) et l’élite de la gendarmerie, particulièrement :

- le Groupement blindé de gendarmerie nationale ayant un rôle de choc, de formation et de conseil au bénéfice de l’ensemble de la gendarmerie.

- le GSIGN (groupement de sécurité et d’intervention de la gendarmerie nationale) dont le Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN).

 

Les gendarmes mobiles et leurs familles représentent près de 100% d’un seul bureau de vote en France : le bureau n°10 (Clément Ader) de Versailles Satory, situé à proximité du camp de Satory. Le quartier compte environ 5000 habitants dont 1500 gendarmes.

 

En 2012, les résultats du premier tour sont les suivants :

M. Le Pen N. Sarkozy F. Bayrou F. Hollande J. - L. Mélenchon
46,1% 22,9% 11,7% 11% 3,6%

 

 

 

 

Ce vote ne représente pas une exception (52,94% pour le FN en 2011).

Le quartier de Satory compte un autre bureau comptant des personnels de la Défense plus divers dans lequel le pourcentage du FN est légèrement moins élevé.

 

 

- Le vote de la gendarmerie mobile en France

L’IFOP a réalisé une enquête remarquable pour conclure « tous les bureaux abritant une caserne de la gendarmerie mobile affichent un vote pour Marine Le Pen à la présidentielle très nettement supérieur à la moyenne de leur ville (ou arrondissement pour Paris et Lyon). Dans tous les cas étudiés dans cette présente analyse (sauf une exception), le bureau où se trouve la caserne est même le bureau de la ville qui accorde le plus fort vote à Marine Le Pen. Ce constat assez impressionnant se vérifie dans tous les types d’environnement et quel que soit le contexte sociologique et politique... En fonction du nombre de gendarmes affectés dans la caserne, le poids de la communauté gendarmique dans le corps électoral du bureau de vote variera assez sensiblement et mathématiquement, plus les gendarmes mobiles et leurs familles seront nombreux et plus la spécificité électorale de leur bureau de vote sera marquée. La spécificité du vote des gendarmes mobiles ne ressort pas uniquement lorsque l’on compare les résultats électoraux de leur bureau de vote avec la moyenne de la ville, les écarts apparaissent également avec les bureaux de vote limitrophes de la caserne ».

 

Même lorsque le pourcentage d’électeurs gendarmes mobiles ne représente que 15% à 50% du corps électoral, cette affirmation se confirme. Notons par exemple le score FN dans les bureaux suivants auxquels sont rattachés des escadrons de gendarmerie mobile :

- Hyères : 42,1% ; - Dijon : 30,8% ; - Toulouse : 27,7% ; - Drancy : 32,9% ; - Amiens : 23,8% ; - Maisons-Alfort : 24,5% ; - Lyon Bron : 24,9% ; - Aubervilliers : 21,8% ; - Mont de Marsan : 20,2% ; - Melun : 24% ; - Orléans : 19,8%

 

L’IFOP note un autre point important. Le vote pour l’UMP au premier tour dans ces bureaux est aussi fort sinon plus que la moyenne nationale et locale. C’est la gauche qui est presque inexistante.

 

Dernier argument approuvant le constat d’un vote Front National aussi fort au plan national qu’à Satory, l’IFOP a réalisé une estimation statistique (non remise en cause par les statisticiens comme par la gendarmerie) du vote FN en 2012 dans la gendarmerie mobile au plan national.

 

Le résultat est le suivant :

M. Le Pen N. Sarkozy F. Bayrou F. Hollande Extrême gauche
46% 31% 8% 10% 0,5%
moyenne nationale moyenne nationale moyenne nationale moyenne nationale moyenne nationale
17,9% 27,2% 9,1% 28,6% 1,7%

 

 

 

 

 

 

 

 

- Ce vote FN de la gendarmerie mobile correspond-il au vote de l’ensemble de la gendarmerie et des forces de maintien de l’ordre ?

Plusieurs éléments statistiques vont dans le sens d’une réponse positive à cette question.

 

L’enquête de l’IFOP ne concerne pas seulement les gendarmes mobiles mais aussi les fameux Gardes républicains.

 

8% à 10% des gendarmes de Satory quittent ce camp chaque année sans que cela change la sympathie générale pour le Front National.

 

L’Essor, journal de la gendarmerie nationale, considère que le sur-vote FN se retrouve généralement dans la gendarmerie, y compris rurale : « Les conclusions de cette étude  peuvent-elles être étendues à tous les gendarmes ? Globalement sans doute, mais dans des proportions qui restent à préciser  ». Car l’Ifop a observé ce qu’il appelle un "sur-vote frontiste" chez les gardes républicains (casernés à Paris et à Nanterre), très net, mais moindre que chez les GM. S’agissant de la gendarmerie départementale, les outils de l’Ifop ne lui ont pas permis d’établir des mesures précises. Mais on ne voit pas pour quelles raisons les gendarmes de cette subdivision de l’Arme aurait un comportement très différent.

 

- Enfin l’Ifop s’est demandé si ce "tropisme frontiste" valait aussi pour les autres forces en charge du maintien de l’ordre. « S’agissant des gardiens de prisons, sur la base de l’analyse de plusieurs bureaux de vote où avec leurs familles ils représentent une part significative des personnes inscrites sur les listes électorales, la réponse est oui : 2 fois plus d’électeurs pour Marine Le Pen à Fresnes, dans le bureau 6 qu’en moyenne sur la ville... »

 

 

- Comment expliquer ce vote "gendarmistique" ?

L’IFOP avance comme cause : « Le vécu professionnel, l’esprit de corps et les valeurs qui y sont rattachées aboutissent donc à une expression électorale vraiment très spécifique et très différente de celle du reste des Français. »

Enquête à suivre.... et à complèter....

 

Pour en savoir plus :

- Dans l’armée aussi l’heure est à la 6e République

- IFOP - Gendarmes mobiles et gardes républicains : un vote très bleu-marine

- Les gendarmes mobiles sensibles au vote FN

- Cantonales : les gendarmes de Satory ont voté pour le FN, avec une très forte abstention (actualisé)

- Gendarmerie mobile

- Enquête post-électorale : Les gendarmes mobiles votent Le Pen

- Exclusif : Marine Le Pen a été plébiscitée en 2012 par les gendarmes mobiles !

- La militarisation des apparelis policiers

- Des nazis dans la police

- Le patron de la gendarmerie veut brouiller les réseaux sociaux lors des manifestations

- Analyse des scrutins du 1er tour des élections régionales : Le FN fait carton plein dans les casernes des gendarmes mobiles et des gardes républicains !

- [Présidentielle 2017 - 1er tour] L’important score du FN dans les casernes de gendarmes mobiles et gardes républicains

- Comment le parti de Marine Le Pen avance ses pions dans la police

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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 09:20
Martine Billard : « Il faut une grande clarification pour que le Front de gauche prenne son envol »

L’attitude du PCF, qui s’allie parfois au PS brouille la ligne politique !

 

INTERVIEW - La coprésidente du Parti de gauche pointe l’attitude du PCF, qui s’allie parfois au PS ce qui, à son sens, brouille la ligne politique…

Le Parti de gauche fait sa rentrée politique ce jeudi, avec ses « remue-méninges » de Grenoble (jusqu’à dimanche), dans un climat morose.

Aux municipales, le Front de gauche s’est désagrégé avec les alliances entre le PCF et le PS et les piques entre les deux partis se sont multipliés. Exténué, Jean-Luc Mélenchon a dressé un constat d’«échec» du Front de gauche, disant par ailleurs ne plus vouloir apparaître en première ligne. 20 Minutes fait le point sur le Parti de gauche, le Front de gauche et leur avenir avec Martine Billard, la coprésidente du PG.

 

Sources : 20 minutes.fr le 19/08/2014

- 20 minutes : Pour la première fois, PG et PCF font leur université d’été séparément… Un symbole du malaise actuel ?

Martine Billard : On a eu des difficultés, on s’y est pris un peu tard après les européennes. Mais c’est vrai que ce n’est pas seulement une histoire de timing, l’ambiance n’a pas été au beau fixe dernièrement. On a jugé qu’il serait plus productif qu’on se retrouve à la rentrée, le 6 septembre, pour discuter entre nous. Nous avons besoin de travailler, de voir où nous en sommes pour voir où nous voulons aller. Ce qui est sûr, c’est que nous ne voulons plus nous retrouver, à la veille d’une échéance électorale, dans la même situation qu'avant les municipales, sans clarté sur la ligne politique.

 

 

- 20 minutes : Jugez-vous comme Jean-Luc Mélenchon que le le Front de Gauche est "en échec" ?

Martine Billard : Par rapport aux objectifs que nous nous étions fixés, 2014 a été une mauvaise année. Nous n’avons pas progressé, nous n’avons pas élargi et approfondi le Front de gauche. Le manque d’unité d’expression politique du Front de gauche au niveau national a en effet fragilisé le mouvement. On ne peut pas critiquer le gouvernement, à juste titre, voter contre ses textes, à juste titre, et ensuite publier des déclarations qui appellent à l’union entre le PCF et le PS. Si aux municipales, ça n’avait été que quelques cas locaux… Mais 52% des listes du PCF étaient avec le PS… Le PCF est un parti historique, on savait quelles étaient ses habitudes mais on ne pensait pas qu’il repartirait sur les mêmes schémas. A Grenoble, à Rennes, nous avons été avec les écologistes, et ça a fonctionné.

 

 

- 20 minutes : Comment relancer le Front de gauche ?

Martine Billard : Le PCF doit lever son ambiguïté avec le PS pour redonner confiance à ses partenaires. Il faut une grande clarification pour que le Front de gauche prenne son envol. Nous ne voulons pas être la marge de manœuvre que le PC utilise seulement quand le PS ne veut plus de lui. On a l’impression d’être utilisé dans les négociations du PC avec le PS et on le voit en ce moment avec les sénatoriales. On ne peut pas construire une force avec une telle absence de confiance et un problème de ligne politique;

 

Et puis, il faut qu’on ouvre grand les portes du Front de gauche pour dépasser le cartel d’organisations que nous sommes actuellement. Il faut convaincre des militants de nous rejoindre et continuer à discuter, à travailler, avec des frondeurs du PS, avec EELV, avec le NPA, Nouvelle donne, tous ceux qui s’opposent à la politique du gouvernement, pour construire l’espoir d’une majorité alternative.

 

 

- 20 minutes : N’y a-t-il pas un problème de personnalité, avec un Jean Luc Mélenchon qui serait jugé trop clivant, qui aurait trop personnalisé ?

Martine Billard : Jean-Luc Mélenchon a été notre candidat à la présidentielle, la principale élection de la Ve République: qu’il le veuille ou non, cette élection polarise, personnalise. C’est le système français. Mais choisir un candidat à la présidentielle en espérant qu’il fasse un bon score, utiliser ce bon score pour ses petites affaires et le rejeter ensuite, ce n’est pas correct. Avec sa personnalité, Jean-Luc Mélenchon nous a beaucoup aidés à la construction du Front de gauche il y a cinq ans.

 

 

- 20 minutes : Comment vous analysez ces critiques ?

Martine Billard : Certains pensent qu'il tape trop fort sur le PS et préfèrent en faire une affaire de personnalité plutôt que de parler de réels désaccords politiques de fond. C’est moins un problème de personne que de ligne.

 

 

- 20 minutes : Mélenchon lui-même souhaite prendre du champ… Le PG peut-il survivre sans lui en première ligne ?

Martine Billard : Jean-Luc Mélenchon sera toujours là mais c’est vrai que nous voulons mettre en avant d’autres personnalités émergentes au Parti de gauche. C’est toujours difficile, on l’a déjà vu, les médias disent "c’est Jean-Luc Mélenchon ou personne". Nous avons une année 2015 sans échéance électorale qui va nous permettre de souffler un peu, de réorganiser nos forces et de relancer le travail théorique.

 

 

- 20 minutes : Le Parti de gauche peut-il survivre à une éventuelle fin du Front de gauche ?

Martine Billard : Nous sommes un vrai parti de militants, avec 12.000 adhérents, dont beaucoup de jeunes. Je ne suis donc pas inquiète pour l’avenir du PG qui est le seul à avoir réussi la synthèse des questions sociales, écologiques et institutionnelles.

 

 

- 20 minutes : Et pourtant, vous n’attirez pas les déçus de François Hollande…

Martine Billard : Ce n’est pas automatique! Les pays où la gauche de la gauche marche sont ceux où la crise sociale a été beaucoup plus importante qu’en France. Et je ne souhaite pas à mon pays une crise plus grave. Le PS français termine la mue que les autres PS européens ont terminée: s’aligner sur les politiques libérales. Alors les électeurs le vivent comme une trahison et leur réaction est pour l’instant le repli. Mais c’est vrai, on n’a pas réussi à entraîner les déçus de François Hollande. C’est l’enjeu de cette année.

 

Pour en savoir plus :

- Jean-Luc Melenchon : « Pour moi, la séquence (du FG) a été écrite entre deux européennes : on a fondé le FG pour les européennes de 2009 et à la suivante on passait devant le PS. Tout était en place. Tout ça a été planté pour une poignée de postes aux municipales», a-t-il déploré en faisant allusion aux accords conclus entre le PCF et le PS lors de la campagne pour les municipales.

 

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 09:23
L’alliance entre le complexe militaro-industriel américain et le lobby sioniste

"Cette conjonction d’une immense institution militaire et d’une grande industrie de l’armement est nouvelle dans l’expérience américaine. Son influence totale, économique, politique, spirituelle même, est ressentie dans chaque ville, dans chaque Parlement d’Etat, dans chaque bureau du Gouvernement fédéral. (...) Dans les assemblées du gouvernement, nous devons donc nous garder de toute influence injustifiée, qu’elle ait ou non été sollicitée, exercée par le complexe militaro-industriel. Le risque potentiel d’une désastreuse ascension d’un pouvoir illégitime existe et persistera. Nous ne devons jamais laisser le poids de cette combinaison mettre en danger nos libertés et nos processus démocratiques. Nous ne devrions jamais rien prendre pour argent comptant. Seule une communauté de citoyens prompts à la réaction et bien informés pourra imposer un véritable entrelacement de l’énorme machinerie industrielle et militaire de la défense avec nos méthodes et nos buts pacifiques, de telle sorte que sécurité et liberté puissent prospérer ensemble". Tiré du discours d'adieu du Président Einsenhower prononcé le 17 janvier 1961 face au danger représenté par le complexe militaro-industriel.

 

Sources : Le Grand Soir par Mizaanoun le 9 août 2014 - Mis à jour le 18-09-2014

- Le chaos planifié dans le monde arabe et ce qu’il cache derrière

Généralement les observateurs qui analysent objectivement tous les bouleversements qui tourmentent les peuples du Monde Arabe d’Orient comme du Maghreb, ont tendance à expliquer ce chaos, qui secoue aussi tant d’autres régions dans le monde, par l’échec supposé des politiques contradictoires, incohérentes et aberrantes des États-Unis. Cependant les évidences irréfutables conduisent à une toute autre vérité. Le chaos et la déstabilisation sont précisément le but recherché et le résultat constitue bel et bien une réussite et non un échec de ces politiques. Toutes ces politiques sont conçues par ceux-là mêmes à qui bénéficient toutes ces guerres, ces interventions militaires et ces conflits provoqués et minutieusement préparés. Bien que les politiques des Etats-Unis soient irrationnelles et contradictoires, pour le maintien de la paix mondiale, ou même du point de vue des intérêts de leurs simples nationaux, elles restent, avec certitude, une manne pour les bénéficiaires économiquement et géopolitiquement des guerres et des conflagrations internationales, c’est-à-dire le complexe militaro-industriel et les défenseurs à outrance et très actifs sionistes du « Grand Israël ». Faut-il signaler que les citoyens sionistes aux E.U constituent la communauté la plus nombreuse par rapport au reste de tous les autres pays du monde. Ils constituent 2% de l’ensemble, soit 7 millions de personnes et ils contrôlent l’essentiel de toute l’économie et particulièrement les finances, l’appareil de guerre et ses considérables ramifications, et, pour Ende toute la politique étrangère de l’Empire.

 

 

- La chute du Mur de Berlin, il y a vingt-cinq ans, a été la meilleure occasion pour semer le chaos dans le monde.

La raison qui a donné naissance et développement considérable de l’appareil militaire durant la « Guerre Froide » était pour faire face à la menace communiste. Mais la chute du Mur qui avait été célébrée par les populations au sein de l’empire, comme une fin du militarisme et l’aube des « grands bénéfices de la paix » en pensant à la nouvelle orientation des considérables dépenses du Pentagone, ce qui devrait permettre de se tourner vers les besoins sociaux urgents et non militaires, des besoins considérables urgents, s’est vite évanouie. En voici quelques échantillons sur la situation sociale aux E.U en 2011 tiré du livre : « La fin du dollar » de l’auteure suisse Myret Zaki : « Quarante-cinq millions d’Américains ont perdu leur logement, 20% de la population est sorti du circuit économique et ne consomme plus et un tiers d’États américains sont en quasi faillite. Plus personne n’investit de fonds propres dans ce pays. Tout repose uniquement sur la dette. »

L’alliance entre le complexe militaro-industriel américain et le lobby sioniste

Et quelles dettes ! Le gouvernement fédéral à lui seul et du 16 octobre 2013 jusqu’au 7 février, le plafond de sa dette a été porté à 16 700 milliards de dollars. Le précédent plafond a été immédiatement dépassé. Des dettes auxquelles s’ajoutent les autres dettes publiques des 50 états, ce qui dépasse à l’heure actuelle plus de 200.000 milliards de dollars. Il n’y a plus aucun étalon bien ou produit pour mesurer la couverture et la valeur du dollar. Il n’y a plus rien d’autre que le paramètre militaire.

 

Et malgré tout cela les tenants de cette alliance entre le Complexe Militaro-industriel et le Lobby sionistes continuent leurs activités comme si de rien n’était.

 

 

 

 

 

Donc au moment où la majorité des habitants se réjouissaient à la perspective des imminents « bénéfices de la paix », les puissants bénéficiaires, à travers les grandes affaires créés par l’expansion, des dépenses militaires-sécuritaires, se sont sentis, eux, menacés. À partir de là, il n’y a plus rien de surprenant que ces forces aux influences considérables aient rapidement mobilisé leurs immenses moyens pour neutraliser cette « menace de la paix ».

 

Afin de faire taire toutes ces voix qui exigeaient les dividendes de la paix, les bénéficiaires de la guerre et du militarisme, avaient commencé à définir méthodiquement des nouvelles « sources de menace » de la post-guerre froide dans un contexte plus ample du nouveau monde multipolaire qui va beaucoup plus loin que la traditionnelle « menace soviétique » du monde bipolaire de la guerre froide. Et ainsi la « menace communiste » de l’époque soviétique, a été remplacée par la « menace » des « états voyous » ou « états faillis » de l’islam radical et du « terrorisme global » qui doivent fonctionner comme les nouveaux ennemis.

 

Un mémorandum du Pentagone (de la fin des années 90) avait déjà décrit comment on va éliminer sept pays en cinq ans, avait reconnu le général Wesley Clark lors d’une interview donnée à l’organisation Democracy Now, le 02/11/2007.

Ces pays sont : l’Irak, la Syrie, le Liban, la Libye, la Somalie, le Soudan pour finir avec l’Iran. Tous ces pays sont déjà ravagés et en état de désintégration générale, sauf l’Iran qui se tient encore debout malgré la série d’assassinats de ses savants et les innombrables tentatives en cours de déstabilisation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- Le NIC à la manoeuvre pour redessiner le monde

 D’autre part le Conseil National de l'Intelligence (NIC sigles en anglais), une de ces centrales d’espionnage basé à Washington, qui a de son côté présenté son rapport « Global Trends 2030 : Alternative Worlds » (décembre 2012) avait prévu 15 autres pays destinés à échouer et devenir des états faillis jusqu’à 2030.

 

Dans la liste sont cités nommément, l’Afghanistan, le Pakistan, le Bengladesh, le Tchad, le Niger, le Nigéria, la Mali, le Kenya, le Burundi, l’Éthiopie, le Rouanda, la Somalie, la R.D du Congo, le Malawi, le Haïti et le Yémen.

 

 

 

 

 

Alors que dans un antérieur rapport, publié au début du second mandat de Bush, en 2005, le même conseil avait prévu de convertir le Pakistan en « État failli » en 2015 en provoquant une guerre civile, une « Talibanisation » totale, suivie d’une lutte pour le contrôle des armes nucléaires de ce pays.

 

L’intention du NCI envers le Pakistan est de lui faire subir un destin semblable à celui de la Yougoslavie.

 

 

 

 

L’intention du NCI envers le Pakistan est de lui faire subir un destin semblable à celui de la Yougoslavie. D’un grand pays uni et consolidé avec une paix, une justice sociale totale et un progrès constant, en un pays dépecé en sept états après une décennie de « guerres civiles » sous le patronage des EU, de l’OTAN et les pays adhérents à cette organisation militaire, l’instrument de guerre par excellence et unique dans le monde, après l’effondrement de l’Union Soviétique et la disparition du Pacte de Varsovie, d’une aussi effrayante envergure. 

 

Dans le même rapport (Global Trends 2030 : Alternative Worlds)au même moment où on insiste explicitement, que tous les « états faillis » vont servir inévitablement de base pour les extrémistes religieux ou politiques, le rapport (page 143) reconnait que de fait, les EU et ses alliés, depuis les années soixante, avaient appuyé de forme clandestine toutes ces mêmes organisations comme un moyen préliminaire pour déstabiliser ces nations-états séculaires et souverains comme le Pakistan et l’Afghanistan.

 

Le statut d’un « état failli » du genre de la Yougoslavie ou de la Somalie, comme on va le voir encore plus loin, avec plus de détails et précisions, n’est pas le résultat fatal de divisions sociales internes, mais un objectif stratégique obtenu à travers des opérations clandestines, gérées fondamentalement par les agents secrets dépendants des ambassades US infiltrés dans tous les pays du monde comme corps diplomatiques. Dans les années soixante ces opérations de déstabilisation des pays en Amérique Latine et en Afrique étaient flagrante. Une de ces opérations clandestines est celle qui a été menée au Chili en 1973 et a fini par l’assassinat direct et télévisé, le 11 septembre du président élu au suffrage universelle, Salvador Allende. Il a été pratiquement tué sous les bombes lancées par l’aviation militaire sous les ordres du général traître Augusto Pinochet, qui ont visé le palais présidentiel « Palacio de la Moneda » à Santiago de Chili, la capitale du pays. L'opération était directement préparée et supervisée par les services de la CIA, le président US, de l’époque, Richard Nixon et son fameux ministre des affaires étrangères, le sioniste notoire, Henry Kissinger. Dear Henry comme, l’appelaient les intimes est toujours vivant et a affirmé à plusieurs reprises dans ses livres, conférences et déclarations sa fierté d’avoir suggéré au président Nixon l’assassinat de Salvador Allende. Et ce n’était pas le seul crime dans cette région du monde l’Amérique Latine ou dans le reste du monde où il est à l’origine d’installations au pouvoir de presque tous les dictateurs et les violentes éliminations d’hommes politiques nationalistes, à cette époque de l’histoire dans les années 70. Les plus récentes liquidations physiques de chefs d’état semblables sont ceux de la Libye et de l’Irak.

 

Selon la « Fund For Peace » installée à Washington, dont le but officiel, serait la promotion de « la Sécurité Durable à partir de recherches et d’études approfondies » publie chaque année une « Indication sur les états appelés ou poussés à échouer ou à faire faillite », basée sur une évaluation des risques, a identifié, pas moins, de 33 de ces pays. Tous ces pays sont condamnés par les experts de la guerre de Washington à la faillite pour ouvrir le chemin à l’intervention militaire.

 

Ça serait un pléonasme de dire que jamais il n’est fait mention de l’histoire d’Al Qaeda comme recours des services secrets des E.U et son rôle évident dans la création des divisions, des factions autonomistes et finalement la déstabilisation générale au Moyen Orient, en Asie Centrale et en Afrique subsaharienne.

 

 

- La Syrie et l'Irak ?

Dans les deux cas qui sont en cours en ce moment en Syrie et en Irak, dans un pays comme dans l’autre, avec les groupes d’Ansar en Syrie et « Daach, EIIS ou ISIS devenu, avec la prise de la ville de Mossoul, au nord de l’Irak, un Califat depuis quelques semaines », les choses ne peuvent pas être plus évidentes. Ce Califat aurait pu être anéanti en moins de deux heures par les F15, F16, F35 stationnés au Koweït ou sur les porte-avions qui naviguent, juste en face, dans mer du Golfe persique, ce qui prouve la duplicité des EU.

 

Obama serait en train d’utiliser ce groupe comme un revolver pointé sur la nuque de Nuri Al Maliki (premier ministre irakien) qui serait trop proche de l’Iran et en plus il aurait refusé de signer un Accord sur un Statut juridictionnel spécial pour les 30.000 Marines qu’Obama voulait faire stationner d’une manière permanente en Irak. « Un nombre croissant de législateurs US et des alliés arabes des EU comme « l’Arabie Saoudite » et « les Emirats Arabes Unis » voulait que la Maison Blanche retire tout appui à Al Maliki. Certains d’entre eux usent de toutes d’arguments et de pressions pour un changement à la tête du gouvernement de Bagdad pour permettre une quelconque aide pour une apparente stabilisation de l’Irak, selon des diplomates US et arabes » (rapporté par le Wall Street journal sous le titre : « U.S Signals Iraq’s Maliki Should Go ». Pour ce qui est des groupes Ansar en Syrie, ils sont armés et soutenus à travers la Turquie d’Erdogan par les mêmes E.U, leurs alliés occidentaux et les oligarchies du Golfe dont encore une fois « l’Arabie Saoudite, les Emirats et le Qatar ».

 

Enfin de compte la stratégie des EU. OTAN-Israël concernant l’Irak et la Syrie, est le dépècement de ces pays. Pour l’Irak, au moins, en trois états « indépendants » impuissants, certainement ennemis l’un de l’autre. Pour l’Irak il est prévu la formation d’un état sunnite, un autre chiite et un troisième kurde. (Ce dernier existe déjà depuis 1991 grâce au concours direct et sur place des experts militaires israéliens et des E.U.) Et la Syrie serait aussi répartie en plusieurs états, « Alaouite », Sunnite et Druze.

 

 

- La haute sphère militaire avait publiquement présenté la plus grande partie de son évaluation du monde postérieur à la guerre froide.

Le général Carl Vuno, le chef de l’état-major des forces armées US, par exemple, avait affirmé devant le Congrès en mai 1989 : « beaucoup plus compliquée [que n’importe quel danger qu’aurait pu constituer l’Union Soviétique] est la menace qui est en train de se développer dans le reste du monde... Dans ce monde de plus en plus multipolaire, nous faisons face à des multiples menaces venant des pays et d’acteurs qui deviennent militairement et politiquement de plus en plus agressifs[1]. »

 

Le général Colin Powell, qui était à l’époque Président de l’État-Major Conjoint, avait réitéré le même argument et avait soutenu de son côté devant le comité du Sénat que malgré la disparition de l’Union Soviétique, les Etats-Unis ont besoin de continuer leur renforcement militaire pour faire face à ses nouvelles et nombreuses obligations. « Avec tous les défis qu’affronte notre nation, il est, pour moi, impossible de croire à la démobilisation ou à la réduction les moyens militaires. C’est chose probable dans le futur lointain mais pas pour le moment. Le vrai « bénéfice de la paix est la paix en elle-même...La paix n’est possible qu’en conservant la force[2] » Au moment où les plus hauts responsables militaires, qui se présentent souvent dans leurs uniformes solennels et extravagants, se plaçaient publiquement au centre des groupes pour plaider contre toute tentative de réduction du complexe militaro-industriel dont l’expansion de ses dimensions est sans arrêt grandissante. Les militaristes civils qui travaillaient directement au Pentagone ou sont proches de lui et les faucons des « Think Tanks » (les réservoirs de réflexions) se trouvent en train de tirer sur les ficelles de derrière les coulisses.

 

Ces faucons de l’époque ont des noms comme : Dick Cheney, ministre de la défense puis vice-président sous Bush II, Paul D. Wolfowitz, Zalmay Khalilzadah, Lewis « Scooter » Libby. Ce groupe de personnes et leurs coreligionnaires et collaborateurs (comme Richard Perle, Douglas Feith, Michael Ladeen, Elliot Abrams, Donald Rumsfeld, William Kristol, John Bolton et beaucoup d’autres) travaillaient activement ensemble pour éviter les réductions postérieures à la Guerre Froide. « Nous craignions que les populations allaient dire : « À présent nous devons ramener nos troupes à la maison et ainsi nous allions abandonner notre position en Europe » se souvenait, lors d’une interview, Paul Wolfwitz. Faut-il souligner que de tous ces noms, seuls Zalmay Khalilzadah, qui est d’origine afghane, Donald Rumsfeld qui sera le ministre de Défense sous Bush II, et John Bolton qui est un extrémiste de droite très proche du sionisme ou chrétien-sioniste, tous les autres sont des noms d’authentiques et des plus virulents sionistes parmi ceux qui sont disposés à précipiter le monde entier dans l’apocalypse totale au profit du « Grand Israël. » Les membres du commandement militaire qui était souvent, affiliés au Pentagone ou à l’Administration Bush (père) collaboraient en même temps et étroitement avec une série de groupes patriotards de réflexions et de pressions tels qu’American Enterprise, le Projet du Nouveau Siècle Américain, l’Institut juif pour les Affaires de Sécurité Nationale (JINSA). Ce dernier s’est créé pour servir aussi bien le lobby de l’armement que le lobby du « Grand Israël ». Une vue rapide sur les registres des membres de ces réservoirs de réflexions militaristes, leurs affiliations, leurs sources de financements, leurs structures institutionnelles permet de découvrir qu’ils ne sont créés que pour servir essentiellement de façades afin de dissimuler le commerce incestueux et la relation politique entre le Pentagone, ses principaux fournisseurs, les hauts gradés militaires, le lobby du « Grand Israël » et d’autres organisations de ligne aussi dure à l’intérieur comme à l’extérieur du gouvernement.


 

- Une action soigneusement calculée pour redessiner un monde, postérieur à la Guerre Froide, comme un monde encore plus « dangereux »

Par conséquent, il faut concevoir une nouvelle « Stratégie de Sécurité Nationale » pour les États-Unis. Ce groupe de planificateurs militaires et les Think Tanks militaristes, ont produit un nouveau document géopolitique militaire dans la période immédiatement postérieure à la chute de l’Union Soviétique, qui sera connu sous la dénomination « Defense Planning Guidance » ou « Stratégie de Défense de la décennie 1990 ». Ce document qui a été présenté par la Maison Blanche, au début des années 1990, au Congrès, était concentré sur les « points de conflits prévisibles dans le Tiers-Monde » comme de nouvelles sources d’attention pour le pouvoir militaire des États-Unis à l’ère postérieure à la Guerre Froide : « dans cette nouvelle ère, nous croyons fermement que notre pouvoir militaire restera impérieusement essentiel pour l’équilibre global...avec des grandes probabilités de demandes de l’intervention de nos forces armées, qui n’implique plus l’Union Soviétique, mais dans le Tiers-Monde où il est nécessaire de nouvelles conceptions géopolitiques importantes ».

 

Pour répondre aux « embrasements dans les régions vitales », la situation requiert une stratégie de « dissuasion spécifique », une stratégie militaire qui « pourrait contrôler et étouffer les conflits régionaux ou locaux dans le Tiers-Monde rapidement, comme un éclair, et, avec l’efficacité d’un balayage scanner avant que ça nous échappe d’entre les mains. Dans le monde postérieur à la Guerre Froide il y a de multiples sources de menaces, c’est pourquoi les EU doivent être bien préparés pour ces guerres de « basses ou moyennes intensités ». Basse ou moyenne intensité ça n’a rien à voir avec le niveau potentiel du feu et de violence, sinon ça se réfère à l’échelle géographique en comparaison avec une guerre régionale totale ou mondiale susceptible de perturber le commerce et paralyser les marchés internationaux.

 

La « Stratégie de Défense pour les années 1990 » concernait aussi le maintien et l’ampliation de la « profondeur stratégique » des EU, selon l’expression utilisée par Dick Cheney, ministre de la défense à l’époque. « Profondeur stratégique » résonnait à géopolitique, ce qui signifie qu’à la suite de la chute du Mur de Berlin, les EU devaient étendre leur présence global, en termes de bases militaires, centres d’écoutes ou d’espionnage et de technologie militaire dans des régions qui étaient dans le passé, soit, neutres soit sous influence de l’Union Soviétique. Depuis les bases militaires se sont multipliées. Une liste non exhaustive de ces bases militaires des forces armées des États-Unis d’Amérique dans le monde, hors du territoire métropolitain, au début du XXIe siècle situe leur nombre à plus de 737 bases. Suite à des programmes de réorganisation (notamment BRAC 2005), certaines bases ont été fermées mais beaucoup de nouvelles ont été installées dans d’autres pays et régions du monde. En Allemagne par exemple elles sont plus de 25 et par ordre alphabétique, elles se trouvent en Arabie Saoudite, au Bahreïn, au Qatar, aux Emirats Arabes Unis en Belgique, en Corée du Sud, à Cuba (la fameuse base de Guantanamo), à Djibouti, en Espagne, en Grèce, à Groenland, en Island, en Italie, Japon, au Kosovo, au Kirghizistan, aux Pays-Bas, au Portugal, au Royaume Uni, en Turquie, en Territoires d’Outre-Mer américains, en Territoire Britannique de l’Océan Indien etc. On n’a pas de confirmations officielles, mais tout porte à croire que des bases se sont installées dans les pays de l’Europe de l’est, comme la Tchéquie, la Roumanie, la Bulgarie, la Hongrie, et surtout la Pologne.

 

- Quant à la question de l’espionnage global, le nombre des centres d’écoutes a pris des ampleurs considérables.

Il n’y a pas uniquement la CIA ou le FBI, mais plus de seize Centres d’espionnage, comme l’a révélé Edward Snowden au sujet de la National Security Agency (NSA). Un espionnage total y compris des plus proches alliés des E.U, comme l’Allemagne ou la France. Selon le quotidien allemand Der Spiegel dans un rapport basé sur les révélations du même Edward Snowden, plusieurs gouvernants d’Amérique Latine ouvertement alignés sur la politique US ont fait eux-aussi l’objet d’écoute comme c’est le cas d’Alvaro Uribe, l’ex-président de Colombie, Alan Garcia l’ex-président du Pérou entre autres. Le journal allemand rapporte que la Chancelière Angela Merkel Chancelière Angela Merkel elle-même, est classée dans la liste des « TOP TEN » sur les 122 présidents du monde entier constamment sous surveillance ou sur table d’écoute. Der Spiegel a informé que le téléphone de Merkel était sur table d’écoute de la NSA durant plus de dix ans.

 

De cette manière, toutes les prophéties auto-accomplies, est une évidence indiscutable : ayant d’abord planifié (et postérieurement créé) le monde postérieur à la guerre froide comme un monde plein de « foyers d’instabilités qui menacent les intérêts nationaux des EU », les puissants bénéficiaires des dépenses du Pentagone ont réussi à maintenir le niveau de ces dépenses militaires à celui qui était durant la Guerre Froide avec un excédent considérable. Les partisans du militarisme perpétuel agissaient avec une extrême rapidité afin de garantir que l’effondrement [de l’Union Soviétique] n’affecte en rien le budget du Pentagone ou notre position stratégique sur toute la planète « que nous avions gagné au nom de l’anticommunisme », affirmaient-ils.

 

Afin d’affiner les lignes de la « Stratégie de Sécurité Nationale » dans le monde postérieur à la Guerre Froide, les stratèges militaires us américains nécessitaient les prétextes et les arguments qui consistaient toujours à l’invention ou la fabrication des ennemis avec tous les détails nécessaires. Les adjudicataires des dividendes de la guerre eux-mêmes trouvent parfois, par définition, les « ennemis et menaces externes » et « décident unilatéralement quelles actions dans le monde peuvent être considérées comme terrorisme », ou cataloguant arbitrairement certains pays comme « soutenant le terrorisme » comme l’avait précisé Bill Christison, ancien conseiller de la CIA [3].

 

Non seulement mais, par leurs politiques insidieuses et perfides, les EU incitent à des frictions internationales, qui provoquent inévitablement la haine et la violence, ce qui justifient la guerre et la destruction. Ce qui enchaîne, en réaction, de nouveaux actes de terreur et de violence et ainsi se déclenche un cercle vicieux infernal. Bien entendu, derrière la force qui pousse à toute cette funeste stratégie de mise en exécution de la guerre et du terrorisme, il y a le maintien des grands dividendes du business des armes. Le regretté Gore Vidal avait caractérisé satiriquement cette scélérate et criminelle nécessité pour ceux à qui profite la guerre et le militarisme de proposer constamment des nouvelles menaces et ennemis présumés comme le « Club de l’ennemi du mois : chaque mois nous nous confrontons à un terrible ennemi que nous devons attaquer avant qu’il ne nous détruise »[4].

 

Une petite guerre par ici, une autre par-là, une guerre de « basse intensité » dans un pays X, et une guerre de « moyenne intensité » dans un pays Y, avec des scénarios des plus cyniques de « guerres contrôlées ». Toutes ces stratégies et manipulations sont dans le but de maintenir les assignations financières militaires qui fluent vers le complexe militaro-industriel sans pour autant aller jusqu’à provoquer un grand conflit ou un conflit mondial qui paralyserait complètement toutes les activités commerciales du monde.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans ce contexte, l’effondrement de l’Union Soviétique, la menace « des bénéfices de la paix » pour les intérêts du complexe militaro-industriel et le consécutif appétit des bénéficiaires des dividendes de guerre, de substituer, la « menace communiste » de la Guerre Froide, la réaction du gouvernement des EU aux attaques du 09/11, dans lesquelles il y a tout de suite vu une grande occasion pour les guerres et les agressions, ne devrait pas avoir été une surprise pour tout observateur familiarisé avec les vicieuses exigences du militarisme. Les attaques aussi effrayantes qu’elles soient n’ont pas été vues comme un délit, mais bien comme une « déclaration de guerre » contre les EU. Une fois ainsi établi que les EU étaient été entrés en guerre, la propagande militaire et les agressions impérialistes vont se mettre à agir en conséquence. Comme l’avait qualifié Chalmers Johnson, la tragédie du 11/09 « va servir de manne qui est tombée du ciel sur une Administration Bush II, une administration décidée à élever au plus haut possible la rampe des budgets militaires [5]» Les virtuoses des guerres décidées par les EU avaient déjà signalé les gouvernements « non amis » des EU, comme l’Iran, l’Irak, la Syrie, la Libye et la Corée du Nord et les ont qualifiés de gouvernements canailles ou gouvernements échoués, et, en plus des gouvernements qui soutiennent le terrorisme. Ces pays, selon ses seigneurs de la guerre de Washington et non de Kaboul, nécessitent de toute urgence « des changements de régime » Cependant, avant les attaques du 11/09, les étiquettes de diabolisation n’était apparemment pas suffisantes pour convaincre l’opinion publique usaméricaine pour appuyer les guerres sélectives du gouvernement US. La tragédie du 11/09 avait donc servi de précieux prétexte dont avaient besoin les militaristes pour mettre en pratique ces guerres et par la suite le changement de régime en Irak. Un changement qui va être suivi par d’autres similaires dans les nombreux pays du monde ou les gouvernements étaient considérés des gouvernements « non amis » des USA.

 

De la même manière que les bénéficiaires des dividendes des guerres, le complexe militaro-industriel de sécurité, voit dans la paix et la stabilité des facteurs hostiles à leurs intérêts internationaux. Les partisans sionistes actifs du « grand Israël » ont aussi toujours perçu la paix entre Israël et ses voisins palestiniens ou arabes, comme un très dangereux obstacle sur la voie de leur objectif qui consiste à contrôler toute la « terre promise » avec toutes ses extensions aux dépens de tous les pays de la région. La raison de cette appréhension de la paix c’est que, en vertu des résolutions des Nations Unies, la paix signifierait le retour d’Israël aux frontières antérieures à 1967, c’est-à-dire le retrait de la rive est du Jourdain (Cisjordanie) et de Gaza. Et comme les défenseurs du « grand Israël » ne sont pas disposés à se retirer de ces territoires « libérés » et non occupés, ils sont envahis par une peur de tout apaisement, ce qui les pousse continuellement à saborder tout effort de négociations en vue d’atteindre la paix.

 

Et ainsi ses secteurs, voient de la même manière la guerre et l’agitation (Ou comme le disait David Ben Gourion, un des principaux fondateurs de l’état d’Israël, une « atmosphère révolutionnaire ») des occasions propices à l’expulsion des palestiniens, à la redistribution géographique de la région et à l’expansion du territoire du Grand-Israël. « Ce qui est inconcevable en temps normal. Ben Gourion affirmait « tout est possible en temps de troubles. Et si en ce grand moment, l’opportunité n’est pas saisie, tout est perdu. C’est tout un monde qui est perdu[6]. » Faisant écho d’un malicieux sentiment similaire – la dissolution et la fragmentation des états arabes en un mosaïque de groupes ethniques n’est possible qu’en temps de guerre et de convulsion socio-politiques – le faucon notoire et criminel de guerre, Ariel Sharon avait affirmé le 24 mars 1988 « que si le soulèvement palestinien continue, Israël serait obligé de faire la guerre à tous ses voisins arabes. La guerre – ajouta-t-il – crée « les circonstances » pour l’élimination de tout le peuple palestinien de Cisjordanie, de Gaza et aussi tous ceux qui se trouvent à l’intérieur même d’Israël. » Les palestiniens qu’on appelle de 48. C’est-à-dire de 1948, la date de la création de l’état sioniste. L’idée que la guerre « est propice aux circonstances favorables » à l’élimination des palestiniens des territoires occupés, se base sur la certitude que les Etats-Unis approuvent l’idée et ainsi apportent leur appui à l’extension du colonialisme sioniste en cas où la guerre envisagée est déclenchée. L’expectative en tout cas n’est ni extravagante ni inhabituelle, tout comme les bénéficiaires de la guerre et des dépenses militaires qui contemplent avec intérêt l’idée. Au fait, avec beaucoup de plaisir, non seulement pour le bien « d’Israël ou du peuple juif », sinon pour leurs propres sinistres buts, de l’alliance de fait, entre le complexe militaro-industriel et le lobby du Grand Israël.

 

En base des intérêts de tous ces puissants groupes d’intérêts convergents vers le besoin d’allumer les guerres et provoquer les convulsions politiques au Moyen Orient, s’est forgée une puissante alliance fatidique ou impie. La puissante machine de guerre usaméricaine, est à présent complétée par les capacités des relations publiques presque incomparables de la ligne dure du lobby pro-israélien aux EU. La convergence ou interdépendance des intérêts du complexe militaro-industriel et ceux du sionisme actif dans les guerres et les déstabilisations politiques au Moyen Orient, se trouve au centre du cycle perpétuel de la violence dans la région.
 

 

- L’alliance entre le complexe militaro-industriel et le lobby d’Israël est de fait extra-officielle.

Elle s’est forgée subtilement à travers un réseau complexe des puissants Think Tanks militaristes comme l’American Enterprise Institue, le Projet pour le Nouveau siècle Américain, le Comité des Affaires Publiques des Etats-Unis et Israël, (l’AIPAC), le Middle East Media Research Institute, l’Institut Washington pour la Politique du Proche Orient, Middle East Forum, el Institut National pour la Politique Publique, l’Institut Juif des Affaires de Sécurité National, le Centre Politique de Sécurité etc.

 

Dans la période directement postérieure à la Guerre Froide, ces Think Tanks militaristes et leurs éléments agissants de la ligne dure à l’intérieur comme à l’extérieur du gouvernement avaient publié une série de documents sur la politique qui, clairement et avec force, plaidait pour des plans sur les changements des frontières, des changements démographiques et des changements de régimes au Moyen Orient. Par exemple en 1996 un influent Think Tank israélien, l’Institut des Etudes Stratégiques et Politiques avancées, a appuyé et publié un document politique intitulé « Un coup propre : Une nouvelle stratégie pour s’assurer l’ère » affirmant que le premier ministre Benjamin Netanyahu « doit » faire un arrêt définitif au « Processus d’Oslo et réaffirmer la revendication d’Israël sur la Rive Occidentale (du Jourdain ou la Cisjordanie) et Gaza. Et a présenté un plan par lequel « Israël » « donnera forme à son environnement stratégique, commençant par un renversement de Saddam Hussein et l’installation d’une monarchie hachémite à Bagdad, afin de servir comme un premier pas vers l’élimination de tous les gouvernements anti-israéliens comme la Syrie, le Liban etc. [7]»

 

Dans une «  Lettre ouverte au Président » (Clinton à l’époque), datée du 19 février 1998, des faucons de Think-Tanks et des personnes situées idéologiquement dans la ligne dure, représentant le complexe militaro-industriel et le lobby du « Grand Israël », recommandèrent, une stratégie politique et militaire globale pour aussi « renverser Saddam Hussein et son régime. » Parmi les signataires de cette lettre on trouve des noms comme : Elliott Abrams, Richard Armitage, John Bolton, Douglas Feith, Paul Wolfowitz, David Wurmer, Dov Zakheim, Richard Perle, Donald Rumsfeld, William Kristol, Joshua Muravchik, Leon Wieseltier, et l’ex sénateur au Congrès Stephen Solarz [8].

 

En septembre 2000, un autre groupe de réflexion militariste, nommé Projet pour le Nouveau Siècle Américain, (PNAC), a publié un rapport intitulé : « Reconstruisons les défenses de l'Amérique : Stratégie, Forces et Ressources pour un Nouveau Siècle », pour promouvoir explicitement un rôle impérial des Forces Armées US dans le monde. Il est dit, par exemple, « Les États-Unis des décennies 60, ont essayé de jouer un rôle plus permanent pour la sécurité régionale du Golfe Persique. Pour autant que le conflit non résolu de l’Irak avait fourni une justification immédiate, la nécessité d’une présence substantielle des forces usaméricaines dans le Golfe transcendant la question du régime de Saddam Hussein.  » Les prometteurs de ce rapport incluaient, Richard Cheney, Donald Rumsfeld, Paul Wolfowitz, Lewis Libby et William Kristol. Ce dernier a directement collaboré à la rédaction du rapport [9].

 

L’influent « Institut juif des Affaires de Sécurité National (JINSA) » de son côté émet de temps en temps des déclarations et des documents politiques qui plaident avec force pour « des changements de régime » au Moyen Orient. Son assistant Michael Ledeen, ancien collaborateur des services secrets américains, israélien et italiens, qui écrit aussi des articles pour la Jewish World Review (revue juive mondiale), et fut l’un des membres fondateurs du Jewish Institute for National Security Affairs (JINSA) qui était conseiller extra officiel dans l’Administration Bush sur les sujets du Moyen Orient, avait ouvertement plaidé pour une prochaine « guerre totale », précisant que les E.U devaient accroitre leur politique de « changement de régime » en Irak et dans d’autres pays de la région, comme l’Iran et la Syrie. « Dans son fervent appui à la ligne dure, en faveur des colonisations, à la politique antiPalestinienne du style du parti du Likoud en Israël, la JINSA avait aussi recommandé impérativement, que le changement de régime en Irak, devrait être seulement le commencement d’une cascade de renversements à effet dominos, dans tout le Moyen Orient[10]. »

 

Conclusion, l’évidence accablante (et irréfutable) du chaos qui ravage le Moyen Orient, l’Afrique du Nord et l’Europe de l’est, [comme l’Ukraine, et, avant la Géorgie et de nombreux autres états de cette région] n’est pas dû à des « erreurs » dans la politique des EU et leurs alliés. Mais c’est bien le résultat de ces politiques préméditées et soigneusement conçues et qui sont prêchées par cette alliance impie entre le complexe militaro-industriel de sécurité et le lobby d’Israël dans le monde postérieur à la Guerre Froide.

 

Un article du 26 juillet 2014, du journaliste Marc Bassets, publié par le quotidien EL PAIS espagnol sous le titre : Les turbulences globales mettent en évidence les limites du pouvoir des E.U. il est écrit : « Les conflits de Gaza, Syrie, Irak et l’Ukraine ainsi que les tensions dans tout le sud-est asiatique constitue le théâtre l’extraordinaire instabilité mondiale »(...) Strobe Talbott, président du laboratoire des idées (Thinks Tank) Brooking Institut, lui détecte, selon l’article, des « signes inquiétants et préoccupants qui rappellent l’été de 1914, qui a vu le déclenchement de la Première Guerre Mondiale. » Et toujours dans le même article, l’auteur d’ajouter : « Le quotidien The Wall Street Journal, affirme, la semaine dernière (fin de juillet 2014), que l’ampleur de l’instabilité actuelle n’a jamais été vue depuis les années 70  ». (...) Par contre Danielle Pletka, vice-présidente pour la politique extérieure et de défense du laboratoire des idées des conservateurs, l’American Enterprise Institute, elle « ne voit pas d’analogie avec la décennie des années 70. Mais regardant plus loin, ça lui rappelle plutôt, dit-elle, l’époque d’entre-guerres des années 30 et les années antérieures à la Première Guerre Mondiale, 1913-1914 ».

 

- Bref les sismographes de Washington registrent des signaux préoccupants. Peu de présidents des E.U, dans les dernières décennies ont eu à affronter une série similaire de crises, causées directement par les USA eux-mêmes. L’habituel est que le président US –en tant que chef du monde libre, comme se disait dans des temps lointains, essaye de modeler le monde à son goût, non l’inverse.

 

- De son côté, le faucon bien célèbre dans la politique extérieur, John McCain, vient de déclarer dans une entrevue à la CNN, qu’il n’a jamais vu un monde « tant agité ». Et pourtant, il joué un rôle de premier plan dans toutes les déstabilisations actuelles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notes

Toutes les informations et détails venus dans ce texte sont tirés de lectures d’articles lus sur les sites internet www.rebelion.org, www.counterpunch.com, (Article de M. Isamel Hussein-Zadeh) le quotidien électronique www.elpais.com, le livre de l’auteure suisse Myret Zaki « La fin du dollar » et d’autres sources déjà citées tout au long de l’article.

[1] Cité dans Sheila Ryan, «projection de puissance au Moyen-Orient," dans le potentiel de la démocratie, sous la direction de Greg Bates (Monroe, Maine: Common Courage Press, 1991), p. 47.

[2] Ibid., P. 46.

[3] Le projet de loi Christison, "Les politiques étrangères désastreuses des États-Unis," Counterpunch org (9 mai 2002), <http://www.counterpunch.org/christison0806.html>.

[4] Gore Vidal, guerre perpétuelle pour la paix perpétuelle: Comment nous en sommes arrivés à être si détestés (New York: Bouche de presse / Nation Books de Tonnerre, 2002), pp 20-1..

[5] Chalmers Johnson, The Sorrows of Empire (New York, NY: Metropolitan Books, 2004), p. 64.

[6] Cité dans Stephen J. Sniegoski, "La guerre en Irak: Conçu en Israël," < http://vho.org/tr/2003/3/Sniegoski285-298.html >.

[7] Ibid. - [8] Ibid. - [9] Ibid.

[10] William D. Hartung, Combien faites-vous de la guerre, Papa? (New York: Nation Books, 2003), p.109.

 

Pour en savoir plus sur les intentions américaines

- Les plans de Washington pour une nouvelle guerre mondiale, par Patrick Martin

- Une 3e Guerre mondiale est possible, selon l'ex-chancelier allemand Helmut Schmidt

- Une troisième Guerre Mondiale peut-elle éclater en Europe ?

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 07:21
Je pars, mais je reviens !

Ces quelques lignes sont un message amical à ceux qui se donnent rendez-vous sur mon blog. Les dernières heures avant mon départ ont été bien remplies.

 

Sources :  blog de Jean Luc Mélenchon

J’ai beaucoup participé aux discussions qui se menaient entre nous à propos de la façon de manifester notre solidarité avec les gazaouis. Il fallait agir. Mais il fallait aussi éviter de tomber dans les pièges que Manuel Valls et François Hollande ont tendus sans relâche pour provoquer des incidents et criminaliser le mouvement de soutien. Dans tout le pays, à l’heure à laquelle j’écris, nous avons tenu le chemin de crête. L’admirable c’est évidemment le sang-froid magnifique des manifestants et en particulier des jeunes. Les provocateurs sont restés isolés et aucun des reportages, évidemment à charge, n’a pu mieux faire que de montrer des marginaux. Je renvoie aux textes et compte rendus publiés par le site du Parti de Gauche pour apprécier le travail accompli.

 

 

- D’un autre côté, toutes sortes d’évènements privés m’ont aussi tenu éloigné de mon clavier.

Au point d’avoir oublié de poster mon compte rendu de séance au parlement européen qui va donc aller rejoindre la masse des discours et articles non prononcés et non publiés. Une année d’absence pour fait de réunions, meeting et cavalcades électorales m’a encore laissé une masse de paperasses à traiter. Car, bien sûr, j’ai aussi une vie d’ayant droit et de contributeur divers. J’ai intérêt à avoir tout en ordre.

 

 

- Un avatar récent m’a rappelé à l’ordre !

L’administration du Parlement n’avait pas enregistré à temps ma « déclaration d’intérêts financiers ». Je fus aussitôt traîné au pilori médiatique. En effet passait par là une de ces hyènes médiatiques qui tournent en permanence autour du troupeau pour voir s’il n’y a pas des bêtes malades à harceler. Elle se fit un devoir de publier « l’affaire ». Je fus donc dénoncé sur deux radios et par trois brèves (avec photos immondes cela va de soi) comme n’ayant pas rendu ma « déclaration d’intérêts financiers » avec tout ce qu’un tel terme peut susciter de sous-entendu. Ce fut mon accueil médiatique pour l’installation du nouveau Parlement ! Bien joué coco !

 

Bien sûr, j’avais rendu cette « déclaration ». Pourquoi ne l’aurais-je pas fait ? Elle est passionnante ! Je n’ai aucun intérêt financier à déclarer ! Et ainsi de suite. Si j’ai le blues ce n’est pas du combat politique, de ses difficultés et cruautés. C’est de devoir subir ça. Les photos pourries, les papiers insultants sans relâche, la bêtise à front de bœuf de ces gens malveillants et suintant d’aigreurs et de haine, qui ne lisent rien, ne s’intéressent à rien vraiment, et résument tout aux quatre phrases qu’ils arrivent à comprendre tout en prétendant que ce sont les « gens qui ne s’intéressent pas ».

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 22:46
29&amp;30 août..... nouveaux rendez vous de Mobilisation à La Rochelle avec SOS GAZA Palestine Solidarité

En ce 19 août ou nous commémorons l'insurrection parisienne pour se libérer du joug allemand, il ne saurait venir à l'idée de refuser le droit aux palestiniens de résister et de se battre contre l'occupation illégale et illégitime de la Palestine.
 


- Mais le prix à payer de la liberté est lourd pour les palestiniens et la solidarité internationale s'impose plus que jamais !

La seule centrale électrique de Gaza est détruite, conséquences : plus d'eau potable, plus d’assainissement, plus de réfrigération, plus d'hygiène, le choléra fait son apparition..... il faut que cela cesse !
  • solidarité pour venir en aide aux victimes les plus fragiles des frappes à l'aveugle de l'armée israélienne : les enfants.

Signez et faites signer la pétition pour que LA ROCHELLE soit solidaire des enfants martyrs de GAZA en leur faisant une place dans nos hôpitaux !

 

 

- Avec le Collectif La Rochelle Palestine Solidarité je vous appelle à poursuivre et amplifier la mobilisation :

- en se retrouvant tous les SAMEDI, Place de l'Hôtel de ville de La ROCHELLE à 17H00.

- en participant à la MOBILISATION RÉGIONALE : VENDREDI 29 et SAMEDI 30 Août à l'occasion de l'Université d'été du PS (dés 11h le vendredi 29 rendez vous gare de La Rochelle)

A cette occasion nous interpellerons les élus, les ministres présents afin :

  • qu'ils s'engagent et agissent afin que la France entre en action pour la reconnaissance des droits des palestiniens pour une paix juste et durable en Palestine ;
  • qu'ils prennent une initiative diplomatique et sanitaire urgente en direction des enfants de GAZA pour leur faire une place dans tous nos hôpitaux !

 

Pour en savoir plus :

- Mon dossier Palestine

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 10:29

Frédéric Lordon est un économiste et philosophe français d'inspiration spinoziste né le 15 janvier 1962. Il est directeur de recherche au CNRS et chercheur au Centre de sociologie européenne. Il est membre du collectif « Les Economistes atterrés »

 

Difficile de résumer en une phrase tous les propos que Frédéric Lordon peut aborder en 10 mn.

Mais plus que jamais ici sa parole est de salubrité publique.

- Et pendant que nous y sommes...... comment se debarasser du capitalisme ?

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 08:29
Le Parti de Gauche : l’heure de la réflexion et des choix nouveaux

Sources :  Blog de Raoul Marc Jennar  le 18 août 2014

Le Parti de Gauche va se réunir pendant quatre jours à Grenoble. Ces « remue méninges » arrivent à point, après deux scrutins qui clôturent un cycle ouvert en 2009.

 

Le PG s’est créé comme un « parti creuset » dont la volonté était de contribuer au rassemblement de la gauche de gauche. Les divisions de celle-ci garantissaient son impuissance à offrir une alternative aux politiques néo-libérales imposées tantôt par la droite décomplexée, tantôt par cette droite complexée formée par le PS et ses alliés.

 

Le PG a voulu que se crée le Front de Gauche avec le PCF. Le succès des élections européennes de 2009 – qui montrait au NPA qu’il se trompait dans sa démarche solitaire, mais qui avait raison de se méfier du PCF – a créé une dynamique que le formidable résultat de Jean-Luc Mélenchon au premier tour des présidentielles a accentuée. Trois courants issus du NPA (Gauche unitaire, Gauche anticapitaliste et Convergences et alternatives), les Alternatifs et la FASE se sont rassemblés pour constituer la troisième composante du FdG, Ensemble.

 

Et tout s’est fracassé lorsque le PCF, pour les municipales, a fait le choix de s’allier avec un PS dont il prétend combattre les politiques. Le message du FdG s’est brouillé, sa crédibilité a fondu comme neige au soleil. Le résultat des municipales, puis des européennes fut à l’inverse des attentes suscitées par le premier tour des présidentielles. A l’heure où le PCF annonce la présence de son principal dirigeant à la prochaine université d’été du PS, il ne faut plus se voiler la face : le Front de Gauche est mort.

 

 

- Une faiblesse initiale

On ne s’est pas assez interrogé sur la différence entre le résultat du premier tour des présidentielles et celui du premier tour des législatives, en 2012.

 

Bien des électeurs de Jean Luc Mélenchon n’ont pas voté pour un candidat du Front de Gauche aux législatives lorsque celui-ci appartenait au PCF. Pourquoi ? Voilà la question qui fut esquivée et à laquelle il importe aujourd’hui de répondre.

 

Pour moi, la réponse est évidente. Au XXIe siècle, un défi nouveau s’inscrit dans les esprits : l’écologie. Les disciples de Marx ont occulté la pensée de celui-ci lorsqu’il affirmait que « le capitalisme exploite les hommes et la terre ». Ils n’ont retenu que l’exploitation des humains. Ils ont cru, avec la foi du religieux, dans les bienfaits sans limite des progrès scientifiques, oubliant totalement que ce qui importe, c’est l’usage qu’on fait de ces progrès. Le PCF porte la marque de son adhésion au programme nucléaire, de sa culture productiviste. Au nom d’une conception à court terme de la défense de l’emploi, il défend les industries d’armement au lieu d’encourager leur reconversion. Il défend des projets inutiles, coûteux et anti-écologiques comme celui de ND des Landes. Par contre, il multiplie les arguments de mauvaise foi pour démolir l’écosocialisme.

 

Pour des centaines de milliers de femmes et d’hommes qui ont une exigence égale à l’égard de la justice sociale et des exigences écologiques, il est impossible d’apporter leur soutien au PCF.

 

Si on ajoute que le PCF tient un discours ambigu sur le sujet capital de l’Union européenne, laissant entendre qu’on peut la réformer de l’intérieur, qu’une Europe sociale est possible dans le cadre institutionnel et légal actuel et qu’il n’adhère que timidement à l’exigence d’une VIe République restaurant la souveraineté populaire comme primat de la démocratie, on comprend le résultat misérable des européennes.

 

Il faut être conscient que pour un électorat en attente d’une véritable alternative, le Front de Gauche, avec le PCF en son sein, n’est pas la réponse.

 

Je l’écris avec une infinie tristesse. Parce que je ne confonds pas le PCF et les communistes. J’en connais beaucoup. Des militants d’un dévouement sans bornes, d’un engagement sans failles, d’un savoir faire étendu, qui ajoutent souvent une dimension culturelle très riche à l’engagement politique, qui gardent une vraie conscience de classe. Et qui sont aujourd’hui désolés et malheureux en voyant le mal qu’a fait la direction de leur parti au Front de Gauche en s’alliant dans de nombreux endroits avec le PS. J’en connais qui quittent actuellement le PCF parce que, me disent-ils, ils veulent rester fidèles à l’idéal communiste.

 

 

- Et maintenant ?

On ne change pas une structure de l’intérieur. Encore moins un parti politique. N’est-ce pas cette conviction qui explique le résultat du congrès de Tours  en 1920 ? Mais à quoi assistons-nous depuis tant d’années aussi bien au PS qu’au PCF ? Des militants de qualité, lucides, attachés aux objectifs au point de ne pas les sacrifier par des reniements, se sont épuisés et s’épuisent encore pour tenter d’ancrer leur parti dans la fidélité au socialisme. En vain. Des milliers d’heures de débats, de rencontres, de motions, pour rien. Car jamais, ni au PS, ni au PCF, ils n’ont été en capacité d’infléchir la ligne directrice du parti.

 

Beaucoup ont quitté le PCF à telle enseigne que le parti le plus nombreux de France demeure celui des anciens membres du PCF. En 2008, Jean Luc Mélenchon et ses amis ont tiré les conséquences de leur incapacité à changer le PS et l’ont quitté.

 

Le PCF nous montre qu’il ne change pas. Il a choisi l’objectif qui consiste à sauver à tout prix ses élus locaux, régionaux, nationaux et européens et adopte à cette fin une stratégie à géométrie variable : avec le FdG s’il peut éviter qu’apparaisse sa véritable force (1,93% en 2007), avec le PS partout où il a des sièges à sauver. Et d’oublier que sa stratégie d’alliance avec le PS se traduit à chaque scrutin depuis 1981 par un recul de son influence et une perte d’élus. La lutte des places a remplacé la lutte des classes même si le seul résultat est qu’il y a de moins en moins de places sauvegardées. Sans que la participation du PCF à des exécutifs dominés par le PS ne parvienne à infléchir les choix de ce dernier.

 

 

- Il faut en prendre acte. Les choix actuels du PCF mettent fin aux raisons d’être du Front de Gauche. Il doit en assumer la responsabilité.

 

« Il faut pouvoir, parfois, être unitaire pour deux » va-t-on rétorquer. Mais à quoi sert une unité qui nous fait passer de 11,10 % en 2012 à 6,33 en 2014 ? L’unité n’est pas une fin en soi ; c’est un outil pour réaliser des objectifs. Il est manifeste que l’outil FdG n’est plus pertinent et qu’il faut trouver une autre forme d’unité de la gauche de gauche.

 

  • N’est-il pas temps de se rendre compte que les accords d’appareil, respectueux des logiques d’appareil, sont mortifères ?
  • N’est-il pas temps de se rendre compte que le peuple est fatigué des combines pour se réserver des mandats ?
  • N’est-il pas temps de se rendre compte que les gens attendent non plus des instructions venues d’en haut, mais d’être décideurs ?
  • N’est-il pas temps de se rendre compte qu’une dynamique pour une alternative de gauche ne peut plus naître de l’adhésion du grand nombre aux choix de quelques-uns ?
  • N’est-il pas temps de se rendre compte que la crédibilité d’un projet passe par la cohérence entre le dire et le faire ?

 

- Reprenons l’idée initiale du PG : un parti creuset.

Quel est son bilan ?

Sur le plan conceptuel, le PG laisse un double legs : l’écosocialisme et la VIe République : un projet de société et le cadre institutionnel dans lequel l’inscrire. C’est énorme. Nous sommes trop modestes, trop discrets et nous communiquons mal sur cet apport essentiel du PG au débat politique.

 

Sur le plan structurel, le PG a construit une organisation certes encore faible, mais présente sur l’ensemble du territoire national.

 

Le temps n’est-il pas venu de dépasser cette organisation ? De faire franchir au PG une nouvelle étape ? Celle de mettre cette organisation à la disposition d’un rassemblement plus large, ouvert à toutes celles et tous ceux, d’où qu’ils viennent, qui veulent porter ensemble le projet écosocialiste et la VIe République ?

 

N’est-il pas temps d’annoncer que le PG est prêt à se fondre dans un rassemblement beaucoup plus vaste pourvu que ses membres adhèrent à ce double projet et s’engagent à refuser tout compromis programmatique, toute alliance électorale (du local à l’Europe) avec des forces politiques qui adhèrent à ce que l’on combat ?

 

N’est-il pas temps de démontrer que la fin se trouve déjà dans les moyens et qu’on ne peut proposer une société qui donne le pouvoir au peuple si on n’est pas capable de le donner à ses propres adhérents ?

 

N’est-il pas temps de faire preuve de créativité et de rechercher tous ensemble des formes d’organisation où les décisions ne sont plus le fait d’états-majors parisiens, mais d’une délibération collective décentralisée ?

 

Telles sont les questions que je soumets à mes camarades dans l’espoir que nous en débattions à Grenoble. Tous ensemble.

 

 

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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 12:30
Résolutions de l’ONU non respectées par Israël... quel État pourrait se permettre un tel palmarès en toute impunité ?

De 1947 à nos jours...

75 ans de violation du droit international et des résolutions de l’ONU[2]

 

Par sa politique de colonisation, Israël porte atteinte au droit à l'autodétermination du peuple palestinien.

 

 

Sources : Eric DURAND | mis à jour le 11/05/2024

 - Assemblée générale (ayant alors fonction d’organe décisionnaire)

1 - Résolution 181 (29 novembre 1947). Adoption du plan de partage : la Palestine est divisée en deux Etats indépendants, l’un arabe, l’autre juif, et Jérusalem est placée sous administration des Nations unies.

 

2 - Résolution 194 (11 décembre 1948). Les réfugiés qui le souhaitent doivent pouvoir « rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et vivre en paix avec leurs voisins »  ; les autres doivent être indemnisés de leurs biens « à titre de compensation ». Création de la commission de conciliation des Nations unies pour la Palestine.

 

3 - Résolution 302 (8 décembre 1949). Création de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA).

 

4Résolution du 30 décembre 2022. L'Assemblée générale de l'ONU appelle Israël à mettre fin aux colonies et demande à la Cour internationale de Justice (CIJ) de se pencher sur la question de l’occupation israélienne de territoires palestiniens (la France s'abstient[1]).

 


 - Conseil de sécurité

1 - Résolution 236 (11 juin 1967). Au lendemain de la guerre de juin 1967, le Conseil de sécurité exige un cessez-le-feu et un arrêt immédiat de toutes les activités militaires dans le conflit opposant l’Egypte, la Jordanie et la Syrie à Israël.

 

2 - Résolution 237 (14 juin 1967). Le Conseil de sécurité demande à Israël d’assurer « la sûreté, le bien-être et la sécurité des habitants des zones où des opérations militaires ont eu lieu » et de faciliter le retour des réfugiés.

 

3 - Résolution 242 (22 novembre 1967). Le Conseil de sécurité condamne l’« acquisition de territoire par la guerre » et demande le « retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés ». Il affirme « l’inviolabilité territoriale et l’indépendance politique » de chaque Etat de la région.

 

4 - Résolution 250 (27 avril 1968). Israël est invité à ne pas organiser le défilé militaire prévu à Jérusalem le 2 mai 1968 considérant que cela aggraverait les « tensions dans la région ».

 

5 - Résolution 251 (2 mai 1968). Le Conseil de sécurité déplore la tenue du défilé militaire de Jérusalem « au mépris » de la résolution 250.

 

6 - Résolution 252 (21 mai 1968). Le Conseil de sécurité déclare « non valides » les mesures prises par Israël, y compris l’« expropriation de terres et de biens immobiliers », qui visent à « modifier le statut de Jérusalem », et demande à celui-ci de s’abstenir de prendre de telles mesures.

 

7 - Résolution 267 (3 juillet 1969). Le Conseil de sécurité censure « toutes les mesures prises [par Israël] pour modifier le statut de Jérusalem ».

 

8 - Résolution 340 (25 octobre 1973). A la suite de la guerre de Ramadan ou de Kippour, création de la deuxième Force d’urgence des Nations unies (FUNU-II) qui vise à « superviser le cessez-le-feu entre les forces égyptiennes et israéliennes » et à assurer le « redéploiement » de ces mêmes forces.

 

9 - Résolution 446 (22 mars 1979). Le Conseil de sécurité exige l’arrêt des « pratiques israéliennes visant à établir des colonies de peuplement dans les territoires palestiniens et autres territoires arabes occupés depuis 1967 », déclare que ces pratiques « n’ont aucune validité en droit » et demande à Israël de respecter la convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre.

 

10 - Résolution 468 (8 mai 1980). Le Conseil de sécurité déclare « illégales » les expulsions à l’étranger de notables palestiniens de Hébron et de Halhoul par les autorités militaires israéliennes et demande à Israël de les annuler.

 

11 - Résolution 476 (30 juin 1980). Le Conseil de sécurité déclare «  nulle et non avenue » la décision d'Israël de modifier le statut de Jérusalem. En effet l'assemblée législative d'Israël vient de voter la loi de Jérusalem. Cette loi institue Jérusalem comme capitale « une et indivisible » de l'État d'Israël.

 

12 - Résolution 478 (20 août 1980)Le Conseil de sécurité demande à Israël de mettre fin à l'occupation de Jérusalem. Elle demande aussi de mettre fin aux modifications du caractère juridique et géographique de la ville. Cette résolution fait suite au non-respect par Israël de la résolution 476 du 30 juin 1980. Une décision condamnant la loi de Jérusalem votée par la Knesset la même année.

 

13 - Résolution 592 (8 décembre 1986). Le Conseil de sécurité rappelle que la convention de Genève relative à la protection des civils en temps de guerre « est applicable aux territoires palestiniens et autres territoires arabes occupés par Israël depuis 1967 ». Il condamne « l’armée israélienne qui, ayant ouvert le feu, a tué ou blessé des étudiants » de l’université Bir Zeit.

 

14 - Résolution 605 (22 décembre 1987). Après le déclenchement de la première Intifada, le Conseil de sécurité condamne les pratiques d’Israël « qui violent les droits de l’homme du peuple palestinien dans les territoires occupés, en particulier le fait que l’armée israélienne a ouvert le feu, tuant ou blessant des civils palestiniens ».

 

15 - Résolution 607 (5 janvier 1988). Israël doit « s’abstenir d’expulser des civils palestiniens des territoires occupés » et respecter les obligations que lui impose la convention de Genève.

 

16 - Résolution 608 (14 janvier 1988). Le Conseil de sécurité demande à Israël « d’annuler l’ordre d’expulsion des civils palestiniens et d’assurer le retour immédiat et en toute sécurité » de tous ceux déjà expulsés.

 

17 - Résolution 636 (6 juillet 1989). Le Conseil de sécurité demande à Israël, en conformité avec ses précédentes résolutions et avec la convention de Genève, de « cesser immédiatement d’expulser d’autres civils palestiniens » et d’assurer le retour en toute sécurité de ceux déjà expulsés.

 

18 - Résolution 641 (30 août 1989). Le Conseil de sécurité « déplore qu’Israël, puissance occupante, continue d’expulser des civils palestiniens » et lui demande d’assurer le retour de tous les expulsés.

 

19 - Résolution 672 (12 octobre 1990). Après les violences de l’esplanade des Mosquées - le mont du Temple, le Conseil de sécurité condamne « les actes de violence commis par les forces de sécurité israéliennes » à Al-Haram Al-Charif et dans d’autres lieux saints de Jérusalem et demande à Israël de « s’acquitter scrupuleusement des obligations juridiques et des responsabilités qui lui incombent » vis-à-vis des civils des territoires occupés.

 

20 - Résolution 673 (24 octobre 1990). Le Conseil de sécurité condamne le refus d’Israël d’appliquer la résolution 672.

 

21 - Résolution 681 (20 décembre 1990). Israël est sommé d’appliquer la convention de Genève.

 

22 - Résolution 694 (24 mai 1991). Le Conseil de sécurité déclare que l’expulsion de quatre nouveaux civils palestiniens en mai 1991 par les forces israéliennes constitue une violation de la convention de Genève.

 

23 - Résolution 799 (18 décembre 1992). Le Conseil de sécurité condamne les quatre cents expulsions de décembre 1992, soulignant qu’elle est contraire aux obligations internationales imposées à Israël par la convention de Genève. Le Conseil réaffirme l’indépendance et l’intégrité territoriale du Liban.

 

24 - Résolution 904 (18 mars 1994). A la suite du massacre de la mosquée de Hébron, le Conseil de sécurité demande à Israël de prendre les mesures nécessaires « afin de prévenir des actes de violence illégaux de la part des colons israéliens » envers les civils palestiniens.

 

25 - Résolution 1322 (7 octobre 2000). A la suite du début de la seconde Intifada, le Conseil de sécurité déplore les violences et condamne le « recours à la force excessif contre les Palestiniens ». Il demande à Israël de respecter ses obligations relatives à la convention de Genève.

 

26 - Résolution 1397 (12 mars 2002). Le Conseil de sécurité demande la « cessation immédiate de tous les actes de violence, y compris tous les actes de terreur et toutes provocations, incitations et destructions », et réclame la coopération des Israéliens et des Palestiniens visant à la reprise des négociations.

 

27 - Résolution 1402 (30 mars 2002). Après la réoccupation totale de la Cisjordanie, le Conseil de sécurité demande un cessez-le-feu immédiat et le « retrait des troupes israéliennes des villes palestiniennes ».

 

28 - Résolution 1405 (19 avril 2002). Le Conseil de sécurité déclare qu’« il est urgent que les organismes médicaux et humanitaires aient accès à la population civile palestinienne ».

 

29 - Résolution 1435 (24 septembre 2002). Le Conseil de sécurité exige « le retrait rapide des forces d’occupation israéliennes des villes palestiniennes ». Il demande à l’Autorité palestinienne de « faire traduire en justice les auteurs d’actes terroristes ».

 

30 - Résolution 1515 (19 novembre 2003). Le Conseil de sécurité se déclare « attaché à la vision d’une région dans laquelle deux Etats, Israël et la Palestine, vivent côte à côte, à l’intérieur de frontières sûres et reconnues », et demande en conséquence aux parties en conflit de s’acquitter des obligations relatives à la « feuille de route » du Quartet.

 

31 - Résolution 1544 (19 mai 2004). Le Conseil de sécurité demande qu’Israël respecte « les obligations que lui impose le droit humanitaire international » et « l’obligation qui lui est faite de ne pas se livrer aux destructions d’habitations ».

 

32 - Résolution 1850 (16 décembre 2008). Le Conseil de sécurité soutient le processus d’Annapolis, et demande aux parties de « s’abstenir de toute mesure susceptible d’entamer la confiance » et de ne pas « remettre en cause l’issue des négociations ».

 

33 - Résolution 1860 (8 janvier 2009). Après l’incursion de l’armée israélienne dans la bande de Gaza, le Conseil de sécurité exige « l’instauration immédiate d’un cessez-le-feu durable et pleinement respecté menant au retrait total des forces israéliennes de la bande de Gaza ». Il demande de ne pas entraver l’entrée des organisations médicales dans Gaza et d’empêcher le trafic illégal d’armes.

 

34 - Résolution 2334 (23 décembre 2016). Le Conseil de sécurité de l’ONU adopte une résolution condamnant la colonisation israélienne constituant une sanction contre la promotion décomplexée de la colonisation par la droite israélienne
Cette résolution a recueilli quatorze voix en sa faveur, passant grâce à l’abstention américaine ; une décision historique qui a suscité la réprobation d’Israël.

 

La communauté internationale acceptera t-elle encore longtemps que sa crédibilité soit remise en cause sans réagir ?

C'est pourtant l'une des causes de la situation au Moyen Orient !

 

 

 

 

 

Notes :

[1L'Assemblée générale de l'ONU demande à La Haye de se pencher sur l'occupation d'Israël en Palestine

[2] Israël – 75 ans de violation du droit international et des résolutions de l’ONU

 

Pour en savoir plus :

- Israël, l'éternel dissident international

- La perception qu'Israël a de l'ONU

- Israël. Cinquante ans d’impunité (Monde diplomatique)

- La Palestine en cartes, citations, faits et chiffres.

- L'AUSTRALIE RENONCE À RECONNAÎTRE JÉRUSALEM-OUEST COMME CAPITALE D'ISRAËL

- Cisjordanie : Israël va légaliser neuf colonies

- TRIBUNAL DE LA HAYE : JUSQU’À QUAND ISRAËL ÉCHAPPERA-T-IL AU DROIT INTERNATIONAL ?

- L’ONU considère que les colonies israéliennes relèvent du crime de guerre

- Par 143 voix pour, 9 contre, et 25 abstentions, l’Assemblée générale de l’ONU soutient à une large majorité la demande d’adhésion de la Palestine à l’organisation internationale. Cette résolution n’a toutefois qu’un caractère symbolique, en raison du veto américain au Conseil de sécurité

 

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17 août 2014 7 17 /08 /août /2014 13:57
Dans son livre L'Imposteur, Jacques Cotta décortique la politique de François Hollande

Dans cet ouvrage, l'auteur et journaliste [1] dévoile le résultat d'une enquête récente auprès de sénateurs et députés afin de « démontrer l'imposture de la politique de François Hollande, basée sur les mêmes actions que son prédécesseur avec des promesses éléctorales toutes autres ».



- Document choc
Dans cet ouvrage, de nombreux enjeux sont analysés par l’auteur : chômage, rapport entre maintien de l’emploi et compétitivité des entreprises, éducation, démocratie et répartition des pouvoirs, mais aussi Europe et place de la France dans le monde aujoud’hui.

 

- Témoignages de députés et sénateurs
À mi-chemin du mandat Hollande, ce document nourri de cas concrets et de témoignages récents, s’appuie notamment sur les révélations de députés et de sénateurs de la majorité expliquant les raisons de leur déception face à la politique du gouvernement en place.


Fort de son travail auprès des concitoyens en difficultés comme des privilégiés, Jacques Cotta partage les conclusions brûlantes d’une enquête de terrain récente, permettant d’évaluer les engagements et promesses du Président Français. « Le changement, c’est maintenant ! »

 

Note :

[1] Jacques Cotta, journaliste en charge de la série de documentaires « Dans le secret de… » sur France 2, a réalisé de nombreux films d’investigation dont Front national, la nébuleuse (7 d’Or) et rédigé plusieurs ouvrages parus aux éditions Fayard et J.C. Gawsewitch

- L'imposteur, un livre de Jacques Cotta (entretien avec l'auteur)

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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 13:49
Traité transatlantique : la cour de l’UE condamne la Commission à la transparence
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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 10:16
Kroll (Belgique), Télémoustique, Bruxelles, 2001-11-25

Kroll (Belgique), Télémoustique, Bruxelles, 2001-11-25

Rien ne va plus sur la planète. Plus du tout. Guerres, massacres, famines, épidémies, affrontements interethniques, immigrations sanglantes, ventes d’armes inégalées et autres calamités se multiplient dans un monde au bord du gouffre.

L’ONU est figée, tétanisée, les institutions internationales comme le Fonds monétaire international, la Banque mondiale, l’Organisation mondiale du commerce discréditées.

 

Sources :  Le blog de José Fort [1] l'Humanité

Le monde offre un spectacle de désolation. La recherche du profit à n’importe quel prix quitte à dévaster la planète, l’exploitation des richesses des plus pauvres, le maintien de peuples sous domination, une génération de dirigeants incapables de dépasser leurs calculs mesquins et de penser l’avenir, des menaces de plus en plus graves contre la paix avec en bout de course une possible folie nucléaire. Le temps est à l’orage. Il peut devenir cataclysme incontrôlable.

 

Regardez, écoutez. Massacres à Gaza, en Syrie, en Irak, au Congo ; affrontements sanglants au Mali, dans le Maghreb, en Birmanie, en Thaïlande ; intégristes de tous poils semant la terreur ; populations déplacées ; encouragements au surarmement. Désormais, la menace plane aussi sur l’Europe, l’Ukraine étant devenue la pièce avancée de l’Otan dans son projet d’étouffer la Russie. Une vieille ambition nazie et napoléonienne dont l’issue – la déroute - devrait faire réfléchir les stratèges qui ont toujours fait la guerre avec la peau des autres. La menace, cette fois, peut devenir nucléaire. Les Etats-Unis jouent les va-t’en guerre en lançant contre Moscou leurs supplétifs de l’Union européenne.

 

Le monde apparaît hors de contrôle. Devant un précipice. Affirmer que le pire est à craindre ne relève pas d’un alarmisme exagéré mais d’une éventualité à ne pas – à ne plus - écarter désormais. Le monde apparaît hors de contrôle et il est urgent que les peuples s’investissent directement pour bloquer la course vers l’abîme. La prétendue « communauté » internationale n’existant pas, le temps est venu de réorganiser le monde et les structures de concertation internationale en procédant, en premier lieu, au démantèlement des alliances militaires telle l’Otan, en remettant sur le chantier de nouveaux traités de désarmement et surtout en refondant l’Onu. L’Organisation des Nations Unies ne peut plus être verrouillée par cinq puissances dans un Conseil de sécurité décidant pour tous. Le monde a changé depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. L’Assemblée générale de l’ONU doit être le véritable lieu de décision, le Conseil de sécurité, élargi, chargé de l’exécution. Un organisme de mise en œuvre et de suivi doit être instauré afin d’en finir avec l’inaction et la politique du deux poids, deux mesures.

 

Il souffle un vent mauvais sur le monde. Les dirigeants occidentaux en sont responsables eux qui nous affirmaient que l’écroulement du bloc de l’Est ouvrait une nouvelle ère. Ils ont tout négligé pour asseoir leur domination avec une fringale sans égale. Pour eux, c’était Noël tous les jours. Ils ont tout saboté. Tout méprisé. Tout calculé à la petite semaine sans penser avenir un seul instant. Un désastre. Il est temps de se poser, au delà des différences et de nos divergences, la question de construire un rempart pour la paix. Et pour la justice. Tant il est vrai qu’il ne peut y avoir de paix sans justice.

 

Note

[1] José Fort est un internationaliste passionné du monde, journaliste, ancien chef du service monde de l’Humanité

José Fort est un internationaliste passionné du monde, journaliste, ancien chef du service monde de l’Humanité. - See more at: http://www.humanite.fr/blogs/le-monde-au-bord-du-gouffre-un-sursaut-simpose-549103#sthash.xOS0zRkH.dpuf
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Le monde au bord du gouffre, un sursaut s’impose
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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 09:30
L'historien israélien Zeev Sternhell « ne voit pas la fin » de la guerre à Gaza sans accord global

 

 

 

 

 

 

Né en Pologne en 1935, Zeev Sternhell a vécu enfant les horreurs de la seconde guerre mondiale, qui l'ont conduit à se réfugier en France. Après-guerre, il a choisi de prendre la nationalité israélienne. Devenu historien, il s'est spécialisé dans l'histoire du fascisme et la montée du nationalisme en France. Considéré comme la « conscience de la gauche d'Israël », il pose un regard désabusé sur la situation politique de son pays. Pour Zeev Sternhell, la guerre en cours à Gaza n'est qu'une conséquence logique de l'échec des accords d'Oslo.

 

Sources :  M Proche-Orient  - propos recueillis par Hélène Sallon Le Monde.fr le 08.08.2014

- LeMonde.fr : Quel est votre sentiment sur le conflit qui oppose actuellement Israël aux factions armées palestiniennes dans la bande de Gaza ?

Zeev Sternhell : Si les choses s'étaient passées normalement, Gaza aurait dû être évacuée au moment des accords d'Oslo[2] en 1993 et devenir une partie intégrale du futur Etat palestinien. C'est ce qui se serait passé si les accords d'Oslo avaient été mis en œuvre tels qu'ils avaient été pensés par Itzhak Rabin [assassiné le 4 novembre 1995 par l'extrémiste de droite Yigal Amir] et Shimon Pérès – bien que ce dernier soit un opportuniste qui, pour des raisons obscures, est considéré comme un grand homme. Si ces accords avaient été appliqués, les colonies juives de Gaza, entre 6 000 et 8 000 âmes à l'époque, auraient été évacuées. Cela aurait été un formidable signal pour mettre fin à la colonisation.

 

Tout se serait passé différemment car l'évacuation aurait eu lieu dans le cadre d'un accord entre l'Organisation de libération de la Palestine (OLP, de Yasser Arafat) et Israël. Et non pas unilatéralement, comme l'a fait le premier ministre Ariel Sharon en 2005. Le but de son directeur de cabinet de l'époque, Dov Weissglass, était de mettre fin à toute discussion entre Israéliens et Palestiniens : on quitte Gaza parce que c'est une épine dans le pied et qu'il faut une division entière de l'armée pour protéger les colons.

 

C'est dans ce contexte que le Hamas s'empare de la bande de Gaza par un coup de force en 2007[3]. Ce mouvement, qui ne reconnaît pas Israël, en fait la base de son projet de reconquête palestinienne. A ses yeux, le Fatah et son chef, Yasser Arafat, sont des traîtres pour avoir signé les accords d'Oslo. Depuis ce moment-là, le Hamas est en guerre contre Israël. Celle qui a cours actuellement est désastreuse à tous les égards et on n'en voit pas la fin.

 

 

- LeMonde.fr : Que faut-il faire ?

Zeev Sternhell : Il faut profiter de l'énorme fossé entre nos moyens et ceux du Hamas, qui restent des moyens primitifs par rapport à notre armée hypermoderne et superpuissante, pour lancer l'idée d'un accord global. Pas quelque chose qui nous oblige dans six mois ou deux-trois ans à revenir à Gaza. Mais c'est précisément ce que notre gouvernement, qui est le plus à droite qui ait existé en Israël, ne veut pas. La droite israélienne ferait passer Mme Le Pen et le Front national pour une bande de gauchistes à côté d'elle.

 

Le gouvernement Nétanyahou n'a pas voulu négocier avec Abou Mazen [le président palestinien, Mahmoud Abbas], alors que, Dieu nous est témoin, lui voulait négocier. Nous avons grandement contribué à l'échec des négociations menées par le secrétaire d'Etat américain John Kerry, entre novembre et avril 2014, et nous retrouvons finalement face à un gouvernement de réconciliation palestinien. Et que fait le premier ministre Benyamin Nétanyahou ? Au lieu de saisir cette occasion, il explique que ce gouvernement palestinien est un nouveau danger et qu'Abou Mazen ne veut rien entendre.

 

Puis est arrivé le kidnapping de trois jeunes israéliens. Il a été vite clair que le Hamas n'était pas responsable et qu'une de ses cellules locales a agi de son propre chef. Mais pour Nétanyahou, c'était l'occasion d'incriminer le Hamas, de lancer une opération pour intimider Mahmoud Abbas et la population palestinienne et de montrer ses muscles. Il a fait ratisser la Cisjordanie et arrêter les militants du Hamas libérés en échange de Gilad Shalit. Tout cela au prétexte de retrouver les trois adolescents enlevés alors que, dès le lendemain, la police savait qu'ils n'étaient plus en vie.

 

De son côté, le Hamas a commencé à tirer des roquettes et ça a été l'escalade vers un conflit dont personne ne voulait. Ce qui se passe est un désastre à tous égards. Il est vrai que le Hamas utilise des écoles, des hôpitaux, des mosquées pour entreposer et lancer ses roquettes. Mais nous répondons par des bombardements qui ne peuvent que toucher la population civile, même si ce n'en est pas l'intention.

 

Maintenant que le premier ministre Nétanyahou s'est empêtré dans une situation dont il ne sait pas comment sortir, il avance l'idée de démilitarisation [de la bande de Gaza]. Lever le blocus sur la bande de Gaza est une mesure décente et politiquement payante, car cela montrerait à la population de Gaza, qui n'est pas toute gagnée au Hamas, qu'il est payant d'abandonner le terrorisme. Je pense que Nétanyahou pourrait accepter une mesure pareille car cela assurerait sa survie politique jusqu'aux prochaines élections. Il est en mauvaise posture.

 

 

- LeMonde.fr : Que veut Benyamin Nétanyahou ?

Zeev Sternhell : Nétanyahou veut éviter la création d'un Etat palestinien viable[4]. C'est son objectif historique et il le fait de différentes façons. Il refuse de négocier avec Abou Mazen et l'Autorité palestinienne. C'est dans ce cadre que s'inscrit sa demande que les Palestiniens reconnaissent Israël comme Etat juif. En quoi est-ce leur problème ? C'est une exigence que nous n'avons jamais présenté par le passé. On dit bien Etat d'Israël ou Israël. Il n'a jamais été question d'Etat juif. Cela revient à obliger les Palestiniens à reconnaître que les juifs sont propriétaires de cette terre qui leur appartient par l'histoire et à reconnaître leur défaite historique en 1948. Si l'Etat est juif, il n'est donc pas arabe.

 

Certains, comme le président Reuven Rivlin, pensent qu'on pourrait un jour annexer la Cisjordanie et donner la citoyenneté israélienne à tous les habitants juifs et arabes dans un même Etat. Ils sont très peu nombreux. Mais pour la droite dure, l'annexion n'implique pas l'octroi de la citoyenneté à tous du Jourdain à la mer. Cela revient à un Etat d'apartheid.

 

  • Nétanyahou, lui, veut empêcher la création d'un Etat palestinien, sans créer un apartheid mais en gérant une situation coloniale qui ne dit pas son nom. Du fait de son idéologie et du jeu politique interne, il ne peut pas accepter l'idée de deux Etats vivant sur une base égalitaire. Il ne peut pas accepter que les droits de l'homme soient des droits universels qui s'appliquent aux autres. Pour lui et les siens, les droits historiques sont supérieurs aux droits naturels. Même le centre de l'échiquier politique n'est pas vraiment acquis à cette idée.

 

 

- LeMonde.fr : Pensez-vous que la solution des deux Etats n'est plus envisageable dans le contexte actuel ?

Zeev Sternhell : J'ai peur de dire que c'est fichu et que par la force des choses, on va en arriver à un Etat binational. Comment faire pour que ce ne soit ni un Etat d'apartheid, ni une guerre civile permanente ? C'est pour ça que je m'accroche toujours à la solution des deux Etats. La véritable forme de coexistence, ce sont deux Etats voisins, avec une union économique et douanière, et une coopération sur les dossiers importants.

 

La question est de savoir si nous, Israéliens et Palestiniens, acceptons l'état de fait créé en 1948-1949, et les frontières de 1949 ? Et est-ce que les Palestiniens sont prêts à abandonner tout espoir d'un retour en Israël, car cette revendication signifie la destruction de l'Etat d'Israël ? Après, il ne reste que des problèmes solvables et non existentiels.

 

 

- LeMonde.fr : Observez-vous une droitisation de l'opinion publique israélienne ?

Zeev Sternhell : Au début de la première guerre mondiale, en France et en Allemagne, 95 % de la population était favorable à la guerre. En situation de guerre, les opinions sont patriotiques et soutiennent leur gouvernement. En Israël aussi.

 

Le phénomène de droitisation remonte toutefois à plusieurs dizaines d'années, depuis 1967 exactement. Le nationalisme exacerbé est le fruit de la colonisation, qui pourrit notre société. Les jeunes hommes qui font la guerre à Gaza sont nés après Oslo. Toute leur expérience en tant que soldat est celle d'une armée dont le but est de contrôler la population des territoires occupés et de favoriser la colonisation juive en Cisjordanie. Quand je compare avec ma génération, c'est terrible.

 

La droitisation se traduit aussi par une perte de respect pour la vie humaine. Même les pertes israéliennes ont été moins durement ressenties au cours de cette guerre.

 

 

- LeMonde.fr : On dit souvent que le camp de la paix a disparu en Israël.

Zeev Sternhell : Les gens sont là, mais ne sont pas organisés. Ils sont démoralisés et ont le sentiment de ne servir à rien, de ne pas avoir de véritable influence. C'est la raison pour laquelle les manifestations n'attirent pas plus de quelques milliers de personnes, alors qu'en 1982, après le choc de Sabra et Chatila au Liban, il y avait eu des centaines de milliers de manifestants.

 

 

- LeMonde.fr : N'y a-t-il pas au sein de la classe politique israélienne une personnalité ou un courant qui puisse apporter une solution politique ?

Zeev Sternhell : Personne aujourd'hui n'a la solution et c'est un drame. Nous n'avons pas d'élite politique, pas de leadership. La politique n'attire pas les gens bien. C'est dû en partie au système politique, en partie au fait que les gens qui se présentent aux primaires dépendent des apparatchiks du parti et que le monde offre tellement de possibilités pour les talents de s'exprimer différemment… La politique est une « via dolorosa », qui n'en finit pas. Lors de la création de l'Etat d'Israël, beaucoup de gens bien allaient vers la politique car c'était un cadre où l'on pouvait réussir et avancer...

 

Notes :

[1] Lire son portrait (en édition abonnés) : Zeev Sternhell, une passion française

[2] Lire notre sélection d'archives (en édition abonnés) : 13 septembre 1993 : Accords d'Oslo

[3] Elections législatives 2006 : Le Hamas obtient la majorité absolue]

[4] Lire l'analyse : Benyamin Nétanyahou à nouveau dans le piège de Gaza

 

Pour en savoir plus :

- Mon dossier Palestine

- Israël a-t-il perdu la guerre ? Entretien avec l’historien israélien Shlomo Sand

- Gaza : sans levée du blocus, les espoirs de paix sont faibles, par James Rawley, coordinateur des opérations humanitaires de l'ONU dans la bande de Gaza

- La Paix, c'est la levée du blocus et la fin de l'occupation israélienne, et basta !

- Dossier : Oslo, 20 ans après

Alors que la trêve fragile est prolongée, les négociations piétinent, notamment à cause de la question du blocus, Zeev Sternhell[1] présente sa vision de la situation et des solutions à mettre en œuvre.

Excellent article qui permet un éclairage différent et ouvre des perspectives et ce malgré un titre des plus pessimistes et oublie le rapport de force international qui peut évoluer positivement et faire bouger les lignes !

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 10:16
Nous avons un gouvernement qui mène une politique &quot;imbécile&quot;

Le Conseil constitutionnel a censuré une partie du volet social du pacte de responsabilité. Jacques Généreux, économiste, ancien secrétaire national à l’économie du Parti de gauche et maître de conférences à Sciences Po Paris, nous décrypte cette décision dans le contexte économique français actuel.

- Politique économique : le changement ça doit être maintenant

Pour Guillaume Duval dans Alternatives Economiques l'Europe, menacée par la déflation, retombe dans la stagnation. Il faut d'urgence arrêter la course au moins disant social et l'austérité budgétaire excessive qui plombent la demande intérieure en France et en Europe. Et c'est possible.

 

Explication en six points..... lire la suite ICI

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 07:58
Info ou Intox ? Un lobby israélo-américain &quot;aurait&quot; financé François Hollande pour battre Martine Aubry lors des primaires du PS

Si cela s'avérait exact, quelles conséquences sur la politique étrangère de la France ?

 

Un homme d'affaires américain dévoué à la cause sioniste affirme que François Hollande avait reçu de l'argent via son organisation lors des primaires socialistes de 2011.

 

Sources : PANAMZA le 28.02.2014 à 19h12 par Hicham HAMZA

Le 4 décembre 2013, le site d'un hebdomadaire de la communauté juive californienne, dénommé The Jewish Journal, a publié un article détonnant -et jusqu’alors passé inaperçu- à propos de l'activisme pro-israélien en France.

 

Intitulé "Pouvoir juif (sic) and French concerns over the nuclear deal", le papier de Rob Eshman postule l'idée suivante: la position intransigeante de Paris envers Téhéran -sur la question nucléaire- s'expliquerait partiellement par le lobbying efficace et discrètement pratiqué par ELNET (European Leadership Network), une organisation sioniste fondée en 2007. Son président et cofondateur, Larry Hochberg, est un entrepreneur américain qui, après avoir fait fortune dans le commerce des jouets et des vêtements sportifs, s'est investi dans la cause pro-israélienne en rejoignant l'AIPAC (groupe de pression auprès des parlementaires) et en dirigeant l'association des "amis des forces de défense d'Israël" (FIDF). Comme il le confia lors d'un entretien antérieur, sa prise de conscience envers le sort du "peuple juif" daterait de la guerre des Six-Jours de 1967.

 

Larry Hochberg, à droite de l'image, lors d'un dîner annuel du FIDF

 

Interrogé par The Jewish Journal, Larry Hochberg se vanta ainsi, sans vouloir donner des détails spécifiques, d'avoir influencé -avec succès- des dirigeants européens et notamment français. Il expliqua que la position française sur l'Iran, largement alignée sur celle de Tel Aviv, n'était "pas accidentelle": selon lui, elle trouvait son origine dans la proximité cultivée par ELNET-France (fondée en 2010) avec l'Élysée.

 

 

Après avoir relaté le mode de financement des antennes européennes d'ELNET (500 000 dollars destinés aux programmes "éducatifs", le reste collecté sur place auprès des "contributeurs" locaux) et estimé à 1,5 million de dollars l'ensemble de la somme annuelle collectée par des donateurs pro-israéliens à destination des candidats en France, Larry Hochberg confia incidemment un exemple inattendu, rapporté de la sorte par son interviewer: 

Les donateurs pro-israéliens ont donné un tiers de l'argent pour aider Hollande à battre Martine Aubry lors des primaires.

 

Aubry ? Il est vrai que la maire de Lille et rivale de François Hollande au second tour des primaires avait alors mauvaise presse auprès des faiseurs d'opinion pro-israéliens. À l'inverse, Hollande bénéficiait, depuis plusieurs années, d'une image relativement favorable aux yeux de la mouvance sioniste hexagonale.

 

 

- Lobbying dans l'ombre

Pour démontrer l'influence de son organisation auprès du chef de l'État, Hochberg précisa également que le directeur exécutif d'ELNET-France, dénommé Pour démontrer l'influence de son organisation auprès du chef de l'État, Hochberg précisa également que le Arié Bensemhoun, avait accompagné Hollande lors de sa visite officielle en Israël, en novembre dernier. Un séjour au cours duquel le Président français s'était déclaré prêt à entonner "un chant d'amour pour Israël et pour ses dirigeants" comme l'avait révélé Panamza.

 

 

Hochberg et Bensemhoun font également tandem pour expliquer leur volonté de rapprocher l'État hébreu et l'Union européenne comme en témoigne cette interview croisée des deux hommes, réalisée en juin 2012.

 

 

Ex-candidat malheureux à la présidence du CRIF, le dentiste toulousain Arié Bensemhoun avait songé, dès 2010, à "s'inspirer des méthodes" de l'AIPAC comme il confia à ses camarades lors d'un entretien interne. Au lendemain de la mort de l'ex-Premier ministre israélien Ariel Sharon, l'homme avait également exprimé en des termes méprisants sa vision de la société palestinienne.

Info ou Intox ? Un lobby israélo-américain &quot;aurait&quot; financé François Hollande pour battre Martine Aubry lors des primaires du PS

Il convient ici de souligner que Roger Cukiermann, président du CRIF, est également membre du conseil d'administration d'ELNET-France comme en témoigne l'en-tête d’une lettre officielle que s'est procuré Panamza.

 

Info ou Intox ? Un lobby israélo-américain &quot;aurait&quot; financé François Hollande pour battre Martine Aubry lors des primaires du PS

Qu'en est-il des fonds collectés par François Hollande en 2011? Une enquête du Parisien, publiée fin 2012 et consacrée au financement des primaires socialistes, soulignait leur relative opacité. Voici ce que rapporta également le Lab d'Europe 1 à propos de François Hollande :

"Il est le seul à avoir respecté la règle initiale du PS : 50 000€ de dotation. Normal, celui qui allait devenir chef de l’Etat quelques mois plus tard n’a pas eu besoin de coup de pouce de Solférino, fort qu’il était d’un important réseau de récolte de donsFrançois Hollande a fait une campagne des primaires très dépensière pour un budget total largement supérieur à celui de ses concurrents : 730 000 euros".

 

ELNET (également co-dirigée par Raanan Eliaz un ancien collaborateur Ariel Sharon) peut-elle encore avoir une influence sur les prochaines échéances électorales de l'Hexagone? Rappelons ici un fait important : loi du 11-10-2013 - relative à la transparence de la vie publique- fixe à 7500 euros par personne, par parti et par an le montant maximum d'un don.

 

Il n'est pas exclu que des donateurs pro-israéliens, réunis ou fédérés via ELNET-France, puissent, sur le modèle américain de l'AIPAC cher à Bensemhoun, tenter de donner un coup de pouce aux candidats des prochaines élections (surtout européennes) en échange d'un engagement public envers l'État hébreu. En juin 2013, ELNET-France avait déjà organisé le discret voyage en Israël et dans les Territoires palestiniens d'élus Europe Ecologie-Les Verts.

 

En toute logique, le Parti socialiste est aussi dans leur ligne de mire: ceci pourrait expliquer la présence d'Arié Bensemhoun aux côtés de Manuel Valls, hier soir au dîner du CRIF Midi-Pyrénées.

 

Si la participation du Toulousain semble évidente, il n'en va pas de même pour celle de Pierre Dassas, président d'ELNET-France: l'homme aux cheveux blancs est visible sur cette photographie capturée hier soir (deuxième rangée, à gauche de l'image). Bensemhoun apparaît, quant à lui, à la droite de Valls.

 

Info ou Intox ? Un lobby israélo-américain &quot;aurait&quot; financé François Hollande pour battre Martine Aubry lors des primaires du PS

Pierre Dassas est cet homme particulièrement discret qui a organisé -en avril 2012- le "Congrès des amis d'Israël", soirée de célébration de l'État hébreu dans laquelle l'auteur de ces lignes s'était glissé. Le but de l’évènement: faire signer aux élus présents (parmi lesquels Manuel Valls, alors député-maire d'Évry) la "Charte des amis d'Israël", un document ultra-sioniste si l'on en juge par le ton lyrique de son texte.

 

Info ou Intox ? Un lobby israélo-américain &quot;aurait&quot; financé François Hollande pour battre Martine Aubry lors des primaires du PS

Nulle surprise quand on sait que l'un des conseillers d'ELNET, dénommé Steven Rosen, est connu outre-Atlantique pour avoir été soupçonné par les autorités fédérales d'avoir espionné les coulisses du pouvoir américain au profit d'Israël.

 

Manuel Valls, un ministre en charge des cultes qui a déclaré son "engagement absolu pour Israël", n'a pas incommodé ses hôtes, hier soir à Toulouse. Son discours,consultable sur le site de la préfecture de Haute-Garonne, témoigne, si besoin est, de son rapport singulier aux représentants de la communauté juive et/ou sioniste. Sortant du cadre de son texte, l'homme a également tenu, une nouvelle fois, à rendre hommage à la mémoire d'Ilan Halimi, victime du " gang des barbares" tout en passant sous silence le calvaire parallèle de