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Le Parti de Gauche salue les mobilisations partout en France en faveur du peuple Palestinien. Alors que les bombardements israéliens ont repris sur Gaza, Hollande et Valls continuent à se rendre complices de ces crimes de guerre en refusant d’agir concrètement pour la paix et la justice en Palestine par des sanctions contre Israël.
Toutes les poursuites judiciaires contre le mouvement de solidarité avec la Palestine doivent être levées, notamment contre notre camarade Alain Pojolat du NPA.
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Toutes les poursuites judiciaires contre le mouvement de solidarité avec la Palestine doivent être levées, notamment contre notre camarade Alain Pojolat du NPA.
Le Parti de Gauche salue les mobilisations partout en France en faveur du peuple Palestinien. Alors que les bombardements israéliens ont repris sur Gaza, Hollande et Valls continuent à se rendre complices de ces crimes de guerre en refusant d’agir concrètement pour la paix et la justice en Palestine par des sanctions contre Israël.
Toutes les poursuites judiciaires contre le mouvement de solidarité avec la Palestine doivent être levées, notamment contre notre camarade Alain Pojolat du NPA.
A la manifestation parisienne du Samedi 9 Août, le Parti de Gauche était notamment représenté par ses secrétaires nationaux Alexis Corbière et Delphine Beauvois, ainsi que par Fethi Chouder maire-adjoint d’Aubervilliers.
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Le business des ventes d’armes de la France à Israël est 45 fois plus élevé que celui de l’Espagne à Israël !
Le 6/08/2014, Dominique Vidal, historien spécialiste du conflit israélo-palestinien était l’invité de RFI, il répond aux questions de Florence Thomazeau (Extraits)
Sources : | mis à jour le17/05/2021
RFI : La trêve a commencé à 7 heures ce matin, heure de Paris. Le cessez-le-feu a l’air de tenir. Est-ce que cette trêve pourrait voler en éclats ?
Dominique Vidal : Elle peut évidemment voler en éclats comme les précédentes. Mais du côté israélien, il y a des raisons assez fortes de se retirer. Ce qui est effectivement en cours.
La première raison, c’est que l’objectif officiel a été atteint ; la destruction des tunnels du Hamas. L’objectif officiel parce que, selon moi, le véritable but des Israéliens était d’empêcher .
Mais la deuxième raison, certainement la plus forte, c’est la radicalisation, ces derniers jours, de l’opinion internationale et en conséquence le durcissement de nombreux gouvernements. En Amérique latine, presque tous les pays ont retiré leur ambassadeur d’Israël, mais aussi au sein de l’Union européenne. Israël a été menacé d’arrêt de livraison d’armes, mais aussi de . Il a aussi été question de la mise en place d’une commission d’enquête sur les crimes de guerre, et même d’une démarche auprès de la Cour pénale internationale auprès de laquelle l’autorité palestinienne essaie de s’accréditer. On a quelque chose qui commence à être inquiétant et qui confirme l’isolement d’Israël sur le plan international.
Et puis la troisième raison, c’est le fait que l’armée israélienne ne peut pas continuer sous peine de se mettre le monde entier à dos. Elle ne peut pas non plus occuper – réoccuper – la bande de Gaza. C’est une tâche absolument impossible.
Il aura fallu cependant une nouvelle tragédie avec 1 900 morts et près de 10 000 blessés, pour vérifier une nouvelle fois la leçon de sept décennies de conflits. C’est-à-dire qu’il n’y a pas de solution militaire. La solution ne peut être que politique. Elle dépend au fond de la fermeté de la communauté internationale.
Le dialogue est difficile, à la fois avec l’ONU, Israël et le Hamas. Pensez-vous que les conditions aujourd’hui posées par le Hamas sont-elles acceptables pour Israël ?
Certainement pas au premier abord. Simplement, il faut bien que chacune des parties au conflit sorte avec quelque chose qu’elle puisse présenter comme un acquis. Et du point de vue du Hamas, cet acquis ne peut être que la levée du blocus qui d’ailleurs est un blocus illégal de la bande de Gaza par Israël et par l’Égypte.
La levée du blocus est-elle envisageable ?
Elle est envisageable dans un certain nombre de conditions qui seront l’essentiel des .
Par rapport aux réactions internationales qui sont très fortes, on a eu ce mardi 5 août la démission d’une secrétaire d’État en Grande-Bretagne. Pensez-vous que d’autres actions, d’autres réactions peuvent se poursuivre malgré cette trêve qui ne dure que 72 heures ?
Quand on entend les dirigeants britanniques parler d’un arrêt des livraisons d’armes à Israël, on sent quand même que la Communauté internationale est vraiment à bout de nerfs. Ça ne peut pas continuer comme ça. Et je ne crois pas simplement à la bonne volonté des dirigeants politiques. Je crois qu’ils ont conscience du caractère extrêmement insupportable, révoltant de cette offensive pour les opinions publiques.
Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a des ministres qui le poussent à agir contre le Hamas. Va-t-il résister à cette pression de déposer les armes ?
Que pourrait-il faire d’autre ? Quel type d’action autre que continuer à bombarder, à tuer tous les jours des civils, des enfants, des femmes, des vieillards… Je ne pense pas que même Avigdor Liberman qui en avait parlé longtemps soit favorable toujours à une réoccupation de la bande de Gaza. Ce dernier souhaite aujourd’hui que ce soit l’ONU qui gère la bande de Gaza.
On sent là l’impasse dans laquelle se trouve au fond Israël. Il faut maintenant négocier, comme il a toujours fallu négocier, au terme de ces opérations extrêmement sanglantes.
La trêve n’aurait-elle pas lieu sans la pression internationale ?
Je crois effectivement que c’est grâce à la pression internationale que la trêve a eu lieu et qu’elle tiendra. Mais c’est aussi une leçon. C’est à dire si l’ensemble des dirigeants – et je pense en particulier aux nôtres ; à François Hollande, à Manuel Valls – avaient été aussi fermes dès le début, sans doute l’opération, j’en suis persuadé, n’aurait pas duré un mois et l’on aurait eu beaucoup moins de morts.
Vous parliez tout à l’heure en effet, du boycott, d’éventuellement poursuivre une action en justice. Justement, après le bombardement d’une école de l’ONU, est-ce envisageable que la cour de justice internationale soit saisie ?
Absolument. Ce qui faciliterait cette démarche c’est l’adhésion de l’autorité palestinienne, donc de l’État de Palestine à la CPI. Cela permettrait d’engager plus facilement des démarches de poursuites, à commencer d’ailleurs par ce qu’a proposé le secrétaire général de Ban Ki-moon, à savoir une Commission d’enquête internationale qui permette de mesurer l’ampleur des crimes de guerre, voire des crimes contre l’humanité commis pendant ce mois.
Pour en savoir plus :
- Israël vise l’annexion de la Cisjordanie et la consolidation du système d’apartheid
- «Pour Israël, l’ennemi, c’est la négociation»
- Des sanctions contre Israël pour arrêter le massacre dans la bande de Gaza
- Leila Shahid: "Il faudra qu'Israël réponde des crimes de guerre dont elle est responsable"
- La cible d’Israël n’est pas le Hamas mais un futur Etat palestinien
- Quand Israël favorisait le Hamas, par Charles Enderlin
Sources : par Madjid Messaoudene | mis à jour le 15/05/2026
Madjid Messaoudene préside l’association . A ce titre, il se rend régulièrement dans les territoires occupés, où il a amené nombre d’élus, dont ma camarade Mounia Benaili, dont j’avais recueilli il y a un an.
Selon toi, l’opération « Bordure protectrice » est-elle une opération particulière dans l’histoire du conflit israélo-palestinien ?
Non, c’est une intervention comme les autres, fidèle à la stratégie israélienne depuis 1948. Comme en 1948, 1967, 1973, 1982… - hormis la période Rabin -, Israël démontre qu’il fera tout pour empêcher l’avènement d’un Etat palestinien viable. Même si, pour cela, il faut envoyer un fou tuer Yitzhak Rabin ; même s’il faut, pour cela, voler des terres ; même s’il faut, pour cela, perpétrer des assassinats ciblés ; même s’il faut, pour cela, opérer des meurtres de masse.
Tu parles d’Israël en tant qu’Etat ?
Pas du tout. Je parle des gouvernements successifs en Israël. Je ne parle aucunement de l’Etat au sens des israéliens ou des juifs, je ne généralise jamais.. C’est pour cela que lorsqu’un drapeau israélien est brûlé, je trouve cela odieux : cela ne fait que blesser des gens dont c’est le pays mais qui luttent contre sa politique.
Cette précision faite, revenons à l’intervention militaire en cours.
Nous pensions qu’avec l’opération « Plomb durci », fin 2008-début 2009, on avait assisté au pire : 1 400 morts en 22 jours. Il faut savoir que Gaza est un territoire vingt fois plus petit que la Corse, avec 2 millions d’habitants, soit la densité la plus élevée du globe. Aujourd’hui, nous avons déjà atteint les prés de 2 000 civils tués [NDLR et tous les décombres ne sont pas fouillés]. Aujourd’hui, nous savons que le meurtre des trois jeunes colons n’est pas de la responsabilité du Hamas. Mais l’histoire montre que l’armée israélienne n’a jamais eu besoin de vraie raison pour tuer des Palestiniens à Gaza comme en Cisjordanie. Il ne se passe d’ailleurs pas une semaine sans qu’elle ne pénètre dans les territoires palestiniens pour tuer des gens.
"Quand la violence crée une spirale incontrôlée et la mort de 300 civils innocents, la situation exige une réponse urgente et déterminée ", viennent d'indiquer à bon escient le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, au moment d'élever .
On ne sache pas que le président russe, Vladimir Poutine, où l'un de ses subordonnés, ait donné l'ordre de faire sauter en vol le Boeing 777 de la Malaysa Airlines. Il y a déjà cinq fois plus de civils innocents massacrés à Gaza, mais ceux-là soigneusement ciblés et sur l'ordre direct d'un gouvernement. Les sanctions de l'Union européenne contre Israël restent au niveau zéro. L'annexion de la Crimée russophone déclenche indignation et sanctions. Celle de la Jérusalem arabophone nous laisserait impavides ? Peut-on à la fois condamner M. Poutine et absoudre M. Nétanyahou ? Encore deux poids deux mesures ?
Nous avons condamné les conflits interarabes et intermusulmans qui ensanglantent et décomposent le Moyen-Orient. Ils font plus de victimes locales que la répression israélienne. Mais la particularité de l'affaire israélo-palestinienne est qu'elle concerne et touche à l'identité des millions d'Arabes et musulmans, des millions de chrétiens et Occidentaux, des millions de juifs dispersés dans le monde.
Ce conflit apparemment local est de portée mondiale et de ce fait a déjà suscité ses métastases dans le monde musulman, le monde juif, le monde occidental. Il a réveillé et amplifié anti-judaïsme, anti-arabisme, anti-christianisme (les croisés) et répandu des incendies de haine dans tous les continents.
Nous avons eu l'occasion de nous rendre à Gaza, où il existe un Institut culturel français ; et les SOS que nous recevons de nos amis sur place, qui voient les leurs mourir dans une terrible solitude, nous bouleversent. N'ayant guère d'accointances avec les actuels présidents du Conseil et de la Commission européens, ce n'est pas vers ces éminentes et sagaces personnalités que nous nous tournons mais vers vous, François Hollande, pour qui nous avons voté et qui ne nous êtes pas inconnu. C'est de vous que nous sommes en droit d'attendre une réponse urgente et déterminée face à ce carnage, comme à la systématisation des punitions collectives en Cisjordanie même.
Les appels pieux ne suffisent pas plus que les renvois dos à dos qui masquent la terrible disproportion de forces entre colonisateurs et colonisés depuis quarante-sept ans. L'écrivain et dissident russe Alexandre Soljenitsyne (1918-2008) demandait aux dirigeants soviétiques une seule chose : " Ne mentez pas. " Quand on ne peut résister à la force, on doit au moins résister au mensonge.
La France est bien placée pour initier un mouvement des grands pays européens pour la suspension de l'accord d'association entre Israël et l'UE, accord conditionné au respect de nos valeurs communes et des accords de paix souscrits par le passé. De même pourrait-elle faire valoir qu'un cessez-le-feu qui déboucherait sur un retour au statu quo ante, lui-même déjà intolérable, ne ferait que contribuer au pourrissement de la situation et donc au retour de l'insécurité pour les uns comme pour les autres.
L'enfermement complet n'est ni viable ni humain. Pourquoi la police européenne ne pourrait-elle revenir sur tous les points de passage entre Gaza et l'extérieur, comme c'était le cas avant 2007 ?
Nous n'oublions pas les chrétiens expulsés d'Irak et les civils assiégés d'Alep. Mais à notre connaissance, vous n'avez jamais chanté La Vie en rose en trinquant avec l'autocrate de Damas ou avec le calife de Mossoul comme on vous l'a vu faire sur nos écrans avec le premier ministre israélien au cours d'un repas familial.
L'extrême droite israélienne vous semblant moins répréhensible que l'extrême droite française, à quelque chose cette inconséquence pourrait être bonne : faciliter les échanges et les pressions au nom de valeurs communes.
Israël se veut défenseur d'un Occident ex-persécuteur de juifs, dont il est un héritier pour le meilleur et pour le pire. Il se dit défenseur de la démocratie, qu'il réserve pleinement aux seuls juifs, et se prétend ennemi du racisme tout en se rapprochant d'un apartheid pour les Arabes.
L'école stoïcienne recommandait de distinguer, parmi les événements du monde, entre les choses qui dépendent de nous et celles qui ne dépendent pas de nous. On ne peut guère agir sur les accidents d'avion et les séismes – et pourtant vous avez personnellement pris en main le sort et le deuil des familles des victimes d'une catastrophe aérienne au Mali. C'est tout à votre honneur. A fortiori, un homme politique se doit de monter en première ligne quand les catastrophes humanitaires sont le fait de décisions politiques sur lesquelles il peut intervenir, surtout quand les responsables sont de ses amis ou alliés et qu'ils font partie des Nations unies, sujets aux mêmes devoirs et obligations que les autres Etats.
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La France n'est-elle pas un membre permanent du Conseil de sécurité ? |
Ce ne sont certes pas des Français qui sont directement en cause ici, c'est une certaine idée de la France dont vous êtes comptable, aux yeux de vos compatriotes comme du reste du monde. Et il ne vous échappe pas que faux-fuyants et faux-semblants ont une crédibilité et une durée de vie de plus en plus limitées.
Pour en savoir plus sur ce sujet :
- Le 2 août 2014, dans une Tribune publiée dans , quatre parlementaires font part de leur « profonde préoccupation » devant la façon dont la France traite le conflit israélo-palestinien. Les signataires sont Marie-Françoise Bechtel, députée de l'Aisne (apparentée SRC) et 1ere vice-présidente du MRC, Pouria Amirshahi (PS, député SRC des Français de l’étranger), Barbara Romagnan (PS, députée SRC du Doubs) et Michel Billout (PCF, sénateur CRC de Seine-et-Marne).
Sources : par [1]
Cette alliance israélo-saoudienne est forgée dans le sang, le sang palestinien, le sang, ce dimanche, de plus de combien de nouvelles victimes, écrit David Hearst.
Il y a beaucoup de mains derrière l’attaque de l’armée israélienne sur la bande de Gaza.
L’Amérique n’est pas malheureuse de voir le Hamas devoir supporter tant de coups. Alors que les images des scènes de carnage dans les rues de Shejaiya venaient d’être diffusées, John Kerry a déclaré sur Meet NBC le même jour qu’Israël avait le droit de se défendre, et l’ambassadeur américain Dan Shapiro a déclaré sur la chaîne israélienne Canal 2 que les États-Unis feraient en sorte que les forces modérées soient [après le conflit] dominantes dans la bande de Gaza, ce qui veut dire [qu’Israël amènerait dans ses fourgons] l’Autorité palestinienne.
L’Égypte n’est pas non plus écrasée de douleur. Son ministre des Affaires étrangères Sameh Shoukry a tenu le Hamas pour responsable de la mort des civils, après que le mouvement ait rejeté le cessez le feu [concocté par l’Égypte et Israël et totalement à l’écart du Hamas - NdT].
Un troisième partenaire non déclaré dans cette alliance contre nature a cependant donné un feu-vert à Netanyahu, le couvrant à l’avance pour une opération militaire d’une telle férocité. Nous ne parlons pas d’un allié aussi impuissant que les États-Unis, car cette autorisation ne peut venir que d’un État arabe.
L’attaque sur Gaza a été lancée avec une approbation royale saoudienne.
Ce mandat royal n’est rien de moins qu’un secret de polichinelle en Israël et l’ex-ministre de la défense comme celui qui est en fonction en parlent de façon très ouverte. L’ancien ministre israélien de la Défense Shaul Mofaz a surpris le présentateur sur Canal 10 en disant qu’Israël devait attribuer un rôle à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis dans la démilitarisation du Hamas. Interrogé sur ce qu’il entendait par là, il a ajouté que des fonds de l’Arabie saoudite et des Émirats devraient être utilisés pour reconstruire Gaza une fois le Hamas anéanti.
Amos Gilad, homme-clé au ministère israélien de la défense dans les relations avec l’Égypte de Moubarak et aujourd’hui directeur du département israélien des relations politico-militaires, a déclaré récemment à l’universitaire James Dorsey : « Tout est souterrain, rien n’est public, mais notre coopération sécuritaire avec l’Égypte et les États du Golfe est unique. C’est la meilleure période de sécurité et de relations diplomatiques avec les pays arabes ».
Les félicitations sont réciproques.
Le roi Abdallah a fait savoir qu’il avait téléphoné au président Abdel Fattah El-Sisi pour approuver une initiative égyptienne de cessez-qui n’avait même pas soumise au Hamas, ce qui a incité des analystes cités par le Jerusalem Post à se demander si un cessez-le feu avait été sérieusement proposé.
Le Mossad et les responsables saoudiens du renseignement se réunissent régulièrement. Les deux côtés se sont concertés lorsque l’ancien président égyptien Mohamed Morsi était sur le point d’être déposé en Égypte, et ils sont main dans la main en ce qui concerne l’Iran, à la fois dans la préparation d’une attaque israélienne qui traverserait l’espace aérien saoudien, et dans le sabotage du programme nucléaire.
Il y a même été dit de bonne source que les Saoudiens financent l’essentiel de la très coûteuse campagne d’Israël contre l’Iran.
Pourquoi l’Arabie Saoudite et Israël font-ils à ce point bon ménage ?
Pendant des décennies, les deux pays éprouvaient une sensation identique quand ils regardaient autour d’eux : la peur. Leur réaction a été similaire. Chacun sentait qu’ils ne pouvaient se prémunir contre ses voisins en les envahissant (Liban, Yémen) ou par le financement de guerres et coups d’État (Syrie, Égypte, Libye). Ils ont des ennemis ou rivaux en commun : l’Iran, la Turquie, le Qatar, le Hamas dans la bande de Gaza, et les Frères musulmans ailleurs. Et ils ont des alliés communs : les lobbys militaro-industriels américains et britanniques, l’homme fort du Fatah et l’atout des États-Unis Mohammed Dahlan qui a essayé autrefois de prendre le contrôle de Gaza et qui serait probablement prêts à le faire à nouveau.
La différence aujourd’hui, c’est que pour la première fois dans l’histoire de leurs deux pays, une coordination militaire a été mise en place. Le prince Turki, neveu du roi Abdallah, est le visage public de ce rapprochement rendu visible par la publication d’un livre sur l’Arabie écrit par un universitaire israélien. Le prince s’est rendu à Bruxelles en mai pour rencontrer le général Amos Yadlin, l’ex-chef du renseignement israélien qui a été inculpé par un tribunal en Turquie pour son rôle dans
On pourrait faire valoir qu’il n’y a rien de sinistre dans l’implication du prince Turki dans le débat israélien et que ses motivations sont à la fois paisibles et louables. Le prince est un fervent partisan d’une initiative de paix proposée par le roi saoudien Abdallah. L’Initiative de paix arabe soutenue par 22 États arabes et 56 pays musulmans aurait effectivement été une base pour la paix si Israël ne l’avait pas ignoré il y a quelques 12 ans.
Le prince Turki est très lyrique sur les perspectives de paix dans un article publié par Haaretz. Il y écrit : « Et quel plaisir ce serait d’être en mesure d’inviter non seulement les Palestiniens mais aussi les Israéliens que j’allais rencontrer de venir me rendre visite à Riyad, où ils pourraient alors visiter ma maison ancestrale dans Dir’iyyah, qui a souffert aux mains de Ibrahim Pacha le même sort qu’a subi Jérusalem aux mains de Nabuchodonosor et des Romains ».
C’est les moyens utilisés, pas la fin en soi qui exposent le véritable coût humain de ces alliances. La promotion par le prince Turki de l’Initiative de paix arabe se fait au prix de l’abandon par le royaume de son soutien historique à la résistance palestinienne.
L’analyste saoudien Jamal Khashogji fait ce même constat quand il parle en langage codé du nombre d’intellectuels qui attaquent la notion de résistance : « Malheureusement, le nombre de ces intellectuels ici en Arabie Saoudite est plus élevé que la moyenne. Si une telle tendance se poursuit, elle va détruire la louable prétention du royaume d’avoir soutenu et défendu la cause palestinienne depuis l’époque de son fondateur, le roi Abd Al-Aziz Al-Saoud ».
La paix serait en effet la bienvenue pour tout le monde, et surtout pour Gaza en ce moment. Mais les moyens par lesquels les alliés d’Israël en Arabie saoudite et l’Égypte veulent y arriver, en encourageant Israël à donner au Hamas un coup fatal, amènent à douter de ce qui se trame vraiment. Le père de Turki, le roi Faisal bin Abdulaziz se retournerait dans sa tombe s’il voyait ce que son fils fait en son nom.
Cette alliance israélo-saoudienne est forgée dans le sang, le sang palestinien, le sang, ce dimanche, de plus de 100 victimes dans Shejaiya.
[1] David Hearst est rédacteur en chef de Middle East Eye. Il est éditorialiste en chef de la rubrique Étranger du journal The Guardian, où il a précédemment occupé les postes de rédacteur associé pour la rubrique Étranger, rédacteur pour la rubrique Europe, chef du bureau de Moscou et correspondant européen et irlandais. Avant de rejoindre The Guardian, il était correspondant pour l’éducation au sein du journal The Scotsman.
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Pour en savoir plus :
- selon le AL-HUFFINGTON-POST ALGÉRIE du 29 juillet : Une thèse sur une alliance Arabie Saoudite-Israël-Egypte contre Gaza suscite des polémiques
- selon Terre Promise : Arabie Saoudite et Israël, alliés malgré eux ?
A ceux qui stigmatisent "Israël en tant qu’État", je dirai que quand on stigmatise "l’État d'Israël", on oublie que "l’État d’Israël" ce sont aussi des chrétiens, des arabes, des musulmans opprimés à Jérusalem Est, à Hebron et ailleurs, qui ne peuvent exprimer leur refus de la guerre, mais aussi des juifs laïcs ou de gauche, des opposants.
En parlant de "l’État d'Israël" on met tout le monde dans le même sac.... y compris ceux et celles qui manifestent pour la paix à Tel Aviv, à Haïfa y compris ceux qui refusent de répondre à l'appel au combat des réservistes.
C'est le gouvernement israélien de coalition de droite, d'extrème droite, et d'intégristes religieux qu'il faut combattre, dénoncer, pas "Israël" en tant qu’État multiculturel, multi confessionnel, multi-ethnique.
Pour en finir, je dirai qu'il y a un grand nombre d'Israéliens qui "soutiennent" l'opération de guerre en cours ou ne s'y opposent pas parce qu'ils ne voient pas d'issue politique pour faire autre chose que la guerre..... les médias sont à la solde du pouvoir et la gauche est quasi inexistante (ça ne vous rappelle rien ?).
Pour toutes ces raisons, je n'aurai pas aimé que l'on brûle le drapeau de la France, ne brûlons pas celui d'Israël !
Pour en savoir plus :
Une véritable spectroscopie des inégalités de revenus et de patrimoines depuis plus de deux siècles.
Le livre de Thomas Piketty "" (972 pages) dépasse de très loin toutes les études antérieures émanant d’organismes officiels, de travaux universitaires ponctuels.
Présentation
Il s’agit du travail le plus important qui n’ait jamais été réalisé sur cette question. Il a réuni une quinzaine de chercheurs de différentes nationalités et étudie le phénomène des inégalités non seulement en France mais dans plusieurs pays.
En outre, l’étude de cette inégalité de revenu et de patrimoines est abordée aussi du point de vue historique sur une période d’au moins deux siècles. Il a fallu franchir un nombre d’obstacles considérables pour réunir une telle somme de données et de les confronter les unes aux autres
Même si cet ouvrage prétend énoncer deux lois régissant le système capitaliste, portant sur le rapport entre le revenu national et le stock de capital, ces lois sont plus des procédés de calcul permettant des comparaisons homogènes sur de longues périodes, plutôt que des lois bâties sur un édifice théorique.
Il ne s’agit pas d’un ouvrage de théorie économique mais d’une publication plutôt de caractère pragmatique et statistique. Cela évidemment n’empêche pas l’auteur d’avancer des explications sur l’origine et le développement de ces inégalités. Piketty n’est en rien un successeur de Marx auteur du fameux Capital d’abord parce qu’il n’est pas marxiste et d’autre part parce qu’il ne possède pas la puissance théorisation de Marx. Il ne faut donc pas demander à cet ouvrage ce qu’il n’est pas. Il n’en reste pas moins vrai que malgré les faiblesses théoriques, c’est maintenant devenu un ouvrage incontournable pour quiconque s’intéresse sérieusement au phénomène d’inégalités de revenus et de patrimoines.
Après une première phase de publicité au moment de sa parution en septembre 2013, silence radio pendant six mois, et à ma connaissance, aucun débat sérieux de grande envergure à la hauteur des enjeux de cet ouvrage n’a eu lieu dans les grands médias, puis à partir de mars avril 2014 renouveau d’intérêt car le succès du livre aux USA est considérable du fait que le problème des inégalités devient central dans la bataille politique qui secoue les États-Unis suite notamment en conséquence la crise financière.
C'était déjà le cas en 2014...... 2023, ça continue !
Source : Eric Durand | mis à jour le : 22/03/2024
La binationalité et les obligations militaires un débat récurent
Ironie de l'histoire, c'est en des termes quasi similaires « Est-il acceptable qu'un jeune Français choisisse de faire son service militaire dans l'armée algérienne ? » que les sages de la commission Marceau Long[1], réunis en 1987 par Jacques Chirac, alors Premier ministre, entre binationalité et obligations militaires.
«Pour moi, un Français qui effectue son service militaire dans un autre pays que la France devrait être déchu de sa nationalité française», s'indigne , professeur à Sciences-Po Aix.
Dans le même esprit, rappelle sa position : «Je suis contre le fait que des citoyens français fassent leur service militaire dans un autre pays. L'armée est la preuve suprême de leur attachement à la France. Prendre les armes signifie que l'on est prêt à se sacrifier pour sa patrie.»
Patrick Weil, directeur de recherche au CNRS, spécialiste français du droit de la nationalité, tempère : «En cas de guerre, l'Etat peut déchoir tout citoyen de la nationalité française s'il sert une armée étrangère. Depuis toujours, et contrairement à d'autres pays, la France garde ses nationaux même quand ils ont une autre nationalité !»
Cette question revient aujourd'hui face à la situation en Palestine, à l'opération militaire en cours contre GAZA et l'appel de nombreux réservistes par TSAHAL.
Dans ce cadre, la venue à Marseille le 28 mai dernier[2] du Colonel Gil BEN SHAUL, Commandant de MEITAV, Base de recrutement de TSAHAL pour y pratiquer « l’enrôlement » est particulièrement choquante et scandaleuse notamment quand on sait que TSAHAL préparait déjà son l'opération "Boudure protectrice" contre GAZA et n'attendait qu'un prétexte pour l'engager.
Le scandale des Français engagés dans l'armée israélienne
Le conflit actuel à Gaza pose à nouveau le problème de l'engagement de Français dans l'armée israélienne. Un engagement sur des bases ethniques et religieuses, à l'opposé des principes républicains français, fruit d'un travail de prosélytisme de Tsahal en France. Retour sur une situation aberrante tolérée par notre pays...
Difficile de savoir combien ils sont, l'armée israélienne ayant tendance à ne pas trop s'étendre sur ce genre de sujets, mais, chaque année, des jeunes français juifs franchissent le pas de l'engagement dans Tsahal. Ces français sont décris par l'armée israélienne comme d'excellentes recrues, souvent plus volontaires à défendre une terre promise qu'ils ont totalement idéalisé, contrairement aux jeunes de leur âge nés en Israël, qui n'ont connu que la guerre, et pour qui les contradictions de l’État hébreux sont souvent beaucoup plus évidentes.
Cet engagement, que ces recrues appellent « service militaire », pose de sérieux problèmes dans la conception française des valeurs républicaines. Pour bien comprendre en quoi cela est profondément problématique, il faut revenir sur la nature même du principe de nationalité en France, et en Israël.
En France, la nationalité française s'hérite ou s'acquiert, par le biais du droit du sol, le principe qui fait de quelqu'un né en France un citoyen français, ou par celui de l'attribution de la nationalité par les institutions républicaines. Le fait d'être français n'est donc pas, n'en déplaise à certains réactionnaires bornés, une donnée ethnique : tout le monde peut, en théorie, devenir français à certaines conditions, notamment celle de respecter et de partager les valeurs d'universalité de notre pays. Pour Israël, et pour beaucoup d'autres pays d'ailleurs, le principe de nationalité est basée sur des valeurs ethniques. Être israélien c'est avant tout être juif. Ce principe explique la politique raciste d’Israël et, notamment, l'apartheid qui existe contre les palestiniens, dont certains possèdent pourtant la nationalité israélienne. Il explique aussi qu’Israël reconnaisse tous les juifs du monde comme faisant partie de la communauté dont l’État hébreux serait le centre naturel, et la terre à défendre à tout prix. Une vision raciste du principe théologique de peuple élu, qui va à l'encontre de nos principes républicains. Que des juifs français partent combattre, et commettre, au passage, des crimes de guerre, au nom de ce principe, est totalement inacceptable et révoltant.
Service militaire ou recrutement de mercenaires ?
Bien sûr, pour ces engagés volontaires il s'agit d'un service militaire. Comme beaucoup de résidents en France qui ont la nationalité d'un pays étranger dans lequel il y a le service militaire, ils répondent à cet obligation nationale. Sauf que dans le cas de ces jeunes, il ne s'agit en rien d'une obligation nationale, la plupart d'entre eux n'ayant pas la nationalité israélienne. Il s'agit donc d'un engagement volontaire dans une armée étrangère, afin de nourrir ses désirs d'expansion et de colonisation, sur le seul principe du partage de la religion majoritaire de cet État, et, peut être, de quelques cousins très éloignés. Je vous laisse imaginer le scandale que cet situation provoquerait s'il s'agissait d'un autre pays. Allez, prenons un pays au pif... euh... l'Algérie, tiens ! Oui vous voyez déjà les réactions indignées de l'ensemble de la presse et les condamnations du gouvernement. Ce serait une occasion rêvée, pour Jean-François Copé, d'être profondement choqué...
Posons nous quelques questions, même un peu surréalistes. Quelle serait la réaction du gouvernement français si les attaques israéliennes étaient considérées officiellement comme crime de guerre, et que des citoyens français étaient jugés pour cela ? On serait bien emmerdés non ? Quelle position ces individus auraient si la France entrait en conflit avec Israël ? Et, une question plus réaliste, comment réagirait la France si des français se faisaient descendre en participant à ce genre de crimes ? Des questions qui nous font nous interroger sur la responsabilité de l'Etat français dans le fait de laisser faire de tels recrutements. D'ailleurs, comment ça marche en vrai pour se faire recruter par Tsahal ? Comment ça prend à un jeune de 20 ans de se dire qu'il doit aller faire la guerre pour un pays qu'il ne connaît même pas ?
Tsahal, une armée prosélyte
L'engagement de français dans l'armée Israélienne est le fruit d'un travail intensif de propagande de Tsahal pour convaincre les jeunes juifs français du bien fondé de la guerre en Palestine, et de l'importance d'y prendre sa place. Et ne croyez pas que ça se passe « sous le manteau », par des speech dans des synagogues sombres, ou dans des rendez-vous secrets avec des agents du Mossad. Ça c'est dans les films.
Aujourd'hui, le recrutement de jeunes par Tsahal se fait avec les plus gros sabots possibles. Sur internet ! Et pas sur des sites underground mais sur les réseaux sociaux les plus utilisés. Ainsi, en faisant une simple recherche sur Google, on tombe très vite sur les relais en France de Tsahal. L'armée israélienne possède un site internet, , poste régulièrement des vidéos de propagande sur YouTube et dispose de relais sur une palette de sites assez impressionnante. On trouve également un dont on vous laisse apprécier la finesse de l'objet. C'est limite si on ne vous demande pas de remplir un formulaire d'engagement !
Avec à chaque fois diffusion d'une propagande gratinée...
Alors une question : quelle autre armée nationale fait ça ? Quelle autre armée déploie autant de moyens de propagande pour engager des gamins français dans une guerre atroce ? Cherchez pas, y en a pas d'autres. Même sans prendre position sur la politique israélienne, vous avouerez que la méthode est choquante. Maintenant essayez d'y penser avec l'exemple de tout à l'heure... Oui, indignation, choc, etc, etc...
Le "Jihad" israélien
Il y a quelques temps, le scandale de jeunes français partant combattre en Syrie occupait la presse. Sans doutes à juste titre. Mais aujourd'hui, quelqu'un peut-il sérieusement soutenir que l'engagement de jeunes juifs dans Tsahal ne se fait pas sur les mêmes bases ? Pourtant ce problème, tout autant grave, ne semble pas émouvoir plus que ça les médias et les autorités. L'armée israélienne peut même se permettre de recruter au grand jour, sans que personne n'en paraisse choqué. La guerre religieuse, et les crimes de guerre sont ils moins terribles lorsqu'ils sont pratiqués au service d'un allié stratégique de la France et de l'OTAN ? Il y a de quoi se poser la question...
| Pour ma part, à la lumière de cette démonstration, je tirerai une conclusion : et si on engageait l'action pour que la France dénonce |
Notes :
[1] Il présida en 1987 la commission de la nationalité dont les travaux eurent un grand retentissement. Membre du comité consultatif pour la réforme de la Constitution, en 1992, il continua d’associer son nom aux questions de citoyenneté en présidant le Haut Conseil de l’Intégration de 1989 à 1997.
[2] voir photo du document ci dessous
Pour en savoir plus sur ce sujet :
- Appel de l'Association France Palestine Solidarité au premier Ministre
- Gaza : des soldats juifs français inquiétés par la justice française ?
- Des Français dans la guerre contre le peuple palestinien
- Octobre 2023 : Après la riposte du Hamas depuis Gaza, contre les multiples attaques des colons et de l'armée israélienne et le massacre (génocide) entrepris par Israël sur Gaza, en décembre 2023, Thomas Portes, député France insoumise, demande au ministre de la Justice que les personnes de nationalité française (y compris les binationaux) coupables de crimes de guerre soient traduites devant la justice française (4.185 soldats de nationalité française mobilisés sur le front de Gaza).
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- 21 décembre 2023 : L’Afrique du Sud annonce que des sanctions seront prises contre les citoyens qui combattent avec l’armée israélienne à #Gaza et se rendent coupables de crimes de guerre.
- Guerre à Gaza: ce que risquent les Franco-Israéliens auteurs d'exactions
- Ainsi pourrions nous interpréter le lourd silence qui agite les blogs, sites officiels, pages de réseaux sociaux officielles et personnelles de nos camarades du Parti Socialiste et d'EELV locaux.
- Israël peut continuer à éradiquer la présence palestinienne en toute impunité..... LES COMPLICES OBJECTIFS SONT DANS LA PLACE ! Ils tournent la tête à quelques rares exceptions prés..... et pour certains épisodiquement parce qu'il faut bien être présents.... sans y croire !
- On va nous dire que "ce sont les vacances" pour leur chercher des excuses ! Non.... ils sont là l Les blogs et sites sont mis à jour.... mais ils parlent d'autre chose ! Le nettoyage ethnique de la Palestine ne les intéresse pas ! Et pourtant ils se disent porteurs des valeurs de gauche : humanisme, démocratie, paix, liberté..... ailleurs oui, mais pas là !
- Certains appartiennent à des organisations membres du Collectif National de soutien avec la Palestine... à Paris.... c'est bien ! Mais ici on ne reprend pas les appels du Collectif National, pas même ceux du Collectif Local. Pour s'en assurer, il suffit de se connecter sur leurs sites locaux officiels, mais aussi sur ceux de bien d'autres ! Car ils ne sont pas les seuls dans ce cas là !
Ont-ils oublié les batailles pour la Paix en Algérie, pour la Paix au Vietnam, contre la guerre en Irak (ils peuvent pour certains avoir le bénéfice de l'âge) ou se sont-ils laissés intoxiquer par la pensée dominante au point de ne plus réagir qu'à la vue d'un oiseau qu'on assassine, d'une orchidée que l'on écrase... ou des martyrs de leur seule obédience religieuse, a moins que cela ne soit pour un conflit en Ukraine que nous avons (les occidentaux) nous même provoqué afin d' y implanter des bases de l'... ?
Silence ! Le gouvernement Israélien peut à loisir, opprimer, martyriser, assassiner, le peuple palestinien en toute impunité !
La France peut se déshonorer, ils n'en ont cure ! Mais le peuple palestinien (la victime), les peuples d'Amérique Latine qui aujourd'hui sont à la tête de la protestation mondiale se souviendront de cette France des droits de l'Homme qui choisit ceux qui ont des droits et ceux qui n'en ont pas, non pas en fonction des intérêts des martyrs..... mais de ceux des bourreaux.
Mais nous, nous sommes là et continuons le combat.
| Dominique de Villepin est avocat. Il a été ministre des affaires étrangères et premier ministre de Jacques Chirac. |
/EXCLUSIF - Dans une tribune publiée dans Le Figaro, l'ancien premier ministre s'inquiète du silence de la France face à l'escalade de la violence entre Israéliens et Palestiniens. Il appelle de ses voeux une interposition de l'O.N.U.
Lever la voix face au massacre qui est perpétré à , c'est aujourd'hui, je l'écris en conscience, un devoir pour la France, une France qui est attachée indéfectiblement à l'existence et à la sécurité d'Israël mais qui ne saurait oublier les droits et devoirs qui sont conférés à en sa qualité d'État constitué. Je veux dire à tous ceux qui sont tentés par la résignation face à l'éternel retour de la guerre qu'il est temps de parler et d'agir. Il est temps de mesurer l'impasse d'une France alignée et si sûre du recours à la force. Pour lever le voile des mensonges, des omissions et des demi-vérités. Pour porter un espoir de changement. Par mauvaise conscience, par intérêt mal compris, par soumission à la voix du plus fort, la voix de la France s'est tue, celle qui faisait parler au lendemain de la guerre des Six-Jours, celle qui faisait parler Jacques Chirac après la deuxième intifada. Comment comprendre aujourd'hui que la France appelle à la «retenue» quand on tue des enfants en connaissance de cause? Comment comprendre que la France s'abstienne lorsqu'il s'agit d'une enquête internationale sur les crimes de guerre commis des deux côtés? Comment comprendre que la première réaction de la France, par la voix de son président, soit celle du soutien sans réserve à la politique de sécurité d'Israël ? Quelle impasse pour la France que cet esprit d'alignement et de soutien au recours à la force.
Je crois que seule la vérité permet l'action. Nous ne construirons pas la paix sur des mensonges. C'est pour cela que nous avons un devoir de vérité face à un conflit où chaque mot est piégé, où les pires accusations sont instrumentalisées.
L'État israélien se condamne à des opérations régulières à Gaza ou en Cisjordanie, cette stratégie terrifiante parce qu'elle condamne les Palestiniens au sous-développement et à la souffrance, terrifiante parce qu'elle condamne Israël peu à peu à devenir un État ségrégationniste, militariste et autoritaire.
Ayons le courage de dire une première vérité: il n'y a pas en droit international de droit à la sécurité qui implique en retour un droit à l'occupation et encore moins un droit au massacre. Il y a un droit à la paix qui est le même pour tous les peuples. La sécurité telle que la recherche aujourd'hui Israël se fait contre la paix et contre le peuple palestinien. En lieu et place de la recherche de la paix, il n'y a plus que l'engrenage de la force qui conduit à la guerre perpétuelle à plus ou moins basse intensité. L'État israélien se condamne à des opérations régulières à ou en , cette stratégie terrifiante parce qu'elle condamne les Palestiniens au sous-développement et à la souffrance, terrifiante parce qu'elle condamne Israël peu à peu à devenir un État ségrégationniste, militariste et autoritaire. C'est la spirale de de l'apartheid avant Frederik De Klerk et Nelson Mandela, faite de répression violente, d'iniquité et de bantoustans humiliants. C'est la spirale de l'Algérie française entre putsch des généraux et OAS face au camp de la paix incarné par de Gaulle.
Il y a une deuxième vérité à dire haut et fort: il ne saurait y avoir de responsabilité collective d'un peuple pour les agissements de certains. Comment oublier le profond déséquilibre de la situation, qui oppose non deux États, mais un peuple sans terre et sans espoir à un État poussé par la peur? On ne peut se prévaloir du fait que le instrumentalise les civils pour faire oublier qu'on assassine ces derniers, d'autant moins qu'on a refusé de croire et reconnaître en 2007 que ces civils aient voté pour le Hamas, du moins pour sa branche politique. Qu'on cite, outre les États-Unis, un seul pays au monde qui agirait de cette façon. Même si les situations sont, bien sûr, différentes, la France est-elle partie en guerre en Algérie en 1995-1996 après les attentats financés par le GIA? Londres a-t-elle bombardé l'Irlande dans les années 1970?
Troisième vérité qui brûle les lèvres et que je veux exprimer ici: oui il y a une terreur en Palestine et en , une terreur organisée et méthodique appliquée par les forces armées israéliennes, comme en ont témoigné de nombreux officiers et soldats israéliens écœurés par le rôle qu'on leur a fait jouer. Je ne peux accepter d'entendre que ce qui se passe en Palestine n'est pas si grave puisque ce serait pire ailleurs. Je ne peux accepter qu'on condamne un peuple entier à la peur des bombardements, à la puanteur des aspersions d'«eau sale» et à la misère du blocus. Car je ne peux accepter qu'on nie qu'il y a quelque chose qui dépasse nos différences et qui est notre humanité commune.
Il n'y a aujourd'hui ni plan de paix, ni interlocuteur capable d'en proposer un. Il faut tout reprendre depuis le début. Le problème de la paix, comme en Algérie entre 1958 et 1962, ce n'est pas «comment ?», c'est «qui ?».
Il n'y a pas de partenaire en Palestine car les partisans de la paix ont été méthodiquement marginalisés par la stratégie du gouvernement d'Israël. La logique de force a légitimité hier le Hamas contre le Fatah. Elle légitime aujourd'hui les fanatiques les plus radicaux du Hamas voire le Djihad islamique.
Il n'y a pas de partenaire en Palestine car les partisans de la paix ont été méthodiquement marginalisés par la stratégie du gouvernement d'Israël. La logique de force a légitimité hier le Hamas contre le Fatah. Elle légitime aujourd'hui les fanatiques les plus radicaux du Hamas voire le Djihad islamique. Se passer de partenaire pour la paix, cela veut dire s'engager dans une logique où il n'y aurait plus que la soumission ou l'élimination.
Il n'y a plus de partenaire pour la paix en Israël car le camp de la paix a été réduit au silence et marginalisé. Le peuple israélien est un peuple de mémoire, de fierté et de courage. Mais aujourd'hui c'est une logique folle qui s'est emparée de son État, une logique qui conduit à détruire la possibilité d'une solution à deux États, seule envisageable. La résignation d'une partie du peuple israélien est aujourd'hui le principal danger. Amos Oz, Zeev Sternhell ou Elie Barnavi sont de plus en plus seuls à crier dans le désert, la voix couverte par le vacarme des hélicoptères.
Il n'y a plus non plus de partenaire sur la scène internationale, à force de lassitude et de résignation, à force de plans de paix enterrés. On s'interroge sur l'utilité du Quartette. On désespère de la diplomatie du carnet de chèques de l'Europe qui se borne à payer pour reconstruire les bâtiments palestiniens qui ont été bombardés hier et le seront à nouveau demain, quand les États-Unis dépensent deux milliards de dollars par an pour financer les bombes qui détruisent ces bâtiments.
Face à l'absence de plan de paix, seules des mesures imposées et capables de changer la donne sont susceptibles de réveiller les partenaires de leur torpeur. C'est au premier chef la responsabilité de la France.
Le deuxième outil, c'est la justice internationale. L'urgence aujourd'hui, c'est d'empêcher que des crimes de guerre soient commis. Pour cela, il est temps de donner droit aux demandes palestiniennes d'adhérer à la Cour pénale internationale, qui demeure aujourd'hui le meilleur garant de la loi internationale.
Il faut la placer devant ses responsabilités historiques avant qu'il ne soit trop tard, tout particulièrement à l'heure où il est question d'une opération terrestre de grande envergure à Gaza. Cela passe par un vote par le Conseil de sécurité de l'ONU d'une résolution condamnant l'action d'Israël, son non-respect des résolutions antérieures et son non-respect du droit humanitaire et du droit de la guerre. Cela signifie concrètement d'assumer des sanctions économiques ciblées et graduées, notamment pour des activités directement liées aux opérations à Gaza ou aux activités économiques dans les colonies. Je ne crois guère aux sanctions face à des États autoritaires qu'elles renforcent. Elles peuvent être utiles dans une société démocratique qui doit être mise face aux réalités.
L'urgence aujourd'hui, c'est d'empêcher que des crimes de guerre soient commis. Pour cela, il est temps de donner droit aux demandes palestiniennes d'adhérer à la Cour pénale internationale, qui demeure aujourd'hui le meilleur garant de la loi internationale. C'est une manière de mettre les Territoires palestiniens sous protection internationale.
À défaut de pouvoir négocier une solution, il faut l'imposer par la mise sous mandat de l'ONU de Gaza, de la Cisjordanie et de Jérusalem Est, avec une administration et une force de paix internationales. Cette administration serait soumise à de grands périls, du côté de tous les extrémistes, nous le savons, mais la paix exige des sacrifices. Elle aurait vocation à redresser l'économie et la société sur ces territoires par un plan d'aide significatif et par la protection des civils. Elle aurait également pour but de renouer le dialogue interpalestinien et de garantir des élections libres sur l'ensemble de ces territoires. Forte de ces résultats, elle appuierait des pourparlers de paix avec Israël en en traçant les grandes lignes.
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Pour en savoir plus :
- Pour Tahar Ben Jelloun, la solution ne peut venir que de la société civile israélienne.
Retour sur une décision passée inaperçue et pourtant lourde de sens politique, de portée économique et sociale quant à la position de la France
Le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU favorable à la fin de l’impunité des multinationales. La France a voté NON.
Le jeudi 26 juin, malgré l’opposition de la France, de l’Allemagne et des États-Unis, le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU s’est prononcé en faveur d’un projet de résolution déposé par l’Équateur et l’Afrique du Sud afin d’élaborer de nouvelles normes internationales contraignantes sur les entreprises multinationales et les droits humains.
Attac France et l’Aitec dénoncent le vote français contre une initiative bienvenue et justifiée, tant il est urgent de mettre fin à l’impunité dont bénéficient les multinationales et garantir l’accès à la justice pour les victimes de leurs activités.
C’est par 20 votes pour, 14 contre et 13 abstentions que la résolution en faveur d’un futur instrument légalement contraignant envers les multinationales a été adoptée au Conseil des droits de l’Homme (CDH) de l’ONU. Cette résolution, dont le principe avait été soutenu par 85 États de la planète en septembre dernier, ouvre une opportunité historique pour combler un manque flagrant : il n’existe pas, au niveau international, d’instrument juridiquement contraignant, pourvu de mécanisme de sanction, pour réguler et contrôler les impacts des multinationales sur les droits humains et assurer l’accès à la justice pour les victimes de leurs activités.
Les multinationales bénéficient ainsi d’une asymétrie dans le droit international puisqu’elles disposent aujourd’hui de toute une batterie d’instruments normatifs (accords de libre-échange, traités bilatéraux sur les investissements, mécanismes d’arbitrages internationaux, etc.) qui protègent leurs droits et leurs intérêts, renforçant d’autant leur pouvoir économique et politique. Toutes les tentatives passées pour sérieusement contrôler leurs activités et leurs impacts sur les droits humains ont échoué, notamment suite à leur fort lobbying, et seuls existent aujourd’hui des codes volontaires et des principes directeurs juridiquement non-contraignants et absolument inefficaces.
Pourtant, de Bhopal au Rana Plaza en passant par le cas de Chevron en Équateur ou de Marikana en Afrique du Sud, nous ne manquons pas de cas d’études et de documentation, y compris au sein des instances internationales, pour justifier la double nécessité de destituer l’architecture d’impunité dans laquelle évoluent les multinationales, et d’introduire des dispositions contraignantes garantissant que les droits économiques, sociaux, politiques et environnementaux des populations ne puissent être violés par les multinationales, et rester impunis. Des centaines d’organisations et de mouvements sociaux du monde entier soutiennent la proposition initiée par l’Équateur et l’Afrique du Sud et se sont mobilisés cette semaine à Genève, et ailleurs, pour faire pression sur les États membres du CDH et sensibiliser l’opinion publique internationale. En votant en bloc contre le projet de résolution, les pays européens et de l’OCDE (hormis le Chili qui s’est abstenu) ont fait passer les intérêts des multinationales au-dessus de la protection des droits humains.
Attac France et l’Aitec appellent le gouvernement français à revoir sa position, et à s’expliquer à défaut. Nous considérons en effet que le soutien français à cette résolution n’aurait contredit ni la mise en application des principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits humains de l’ONU, ni le projet de loi français en cours de préparation sur la responsabilités des acteurs économiques à l’étranger, qui ne devrait comporter aucune mesure contraignante. Le lobby des multinationales françaises et le ministère de l’économie et des finances, qui étaient parvenus à grandement limiter la portée du contenu de la loi sur le développement et la solidarité internationale adoptée en février dernier quant aux obligations des entreprises françaises vis à vis de leurs filiales et sous-traitants, a-t-il été plus fort que l’obligation de la France à respecter ses engagements internationaux sur les droits humains ?
Nos deux organisations suivront avec attention les suites qui seront données à cette résolution, en particulier les travaux du groupe de travail intergouvernemental qui devrait être créé d’ici 2015 pour construire des propositions plus précises. Elles s’engagent également à poursuivre leurs initiatives et mobilisations visant à réduire l’emprise du secteur privé, notamment à travers les accords de libre-échange et d’investissement, sur nos économies, sur la nature et sur nos vies.
Contacts presse sur ce sujet :
Amélie Canonne // 06 24 40 07 06
Maxime Combes // 06 24 51 29 44
Ils ont l'émotion et l'action politique sélective !
Avec de tels responsables politiques, Benyamin Netanyahu peut massacrer tranquille.
Et il y en a qui trouvent encore à se féliciter de leur action !
Pour plus de détail pour le courrier de Cambadélis : http://www.cambadelis.net/2014/07/30/lettre-a-ban-ki-moon-secretaire-general-de-lonu/
- Première manifestation pour rappeler au PS que la Palestine existe
Qu’est-ce que le mouvement BDS, à l’origine des appels au boycott d’Israël[2] ?
Le 29 juillet 2014 | mis à jour le 13 décembre 2016
Face au renforcement de la politique d'oppression du gouvernement isralien à l'encontre de l'ensemble des Palestiniens (la politique d'Israël dans ces territoires, présente pour l'ONU les caractéristiques de "l'apartheid" et du "nettoyage éthnique"[1]), il est plus que nécessaire d'apporter son soutien aux campagnes de (Boycott-Désinvestissement-Sanctions).
Chacun peut agir, notamment en , en exigeant des entreprises françaises qu'elles ne participent pas à la colonisation et la politique d'apartheid du gouvernement israélien, et en demandant au Président et au gouvernement français d'appliquer de réelles sanctions à l'encontre de l'État d'Israël.
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1 - Boycott pratique :
Le NOUVEL Observateur et Rue89 soulignent qu'en France, les grandes surfaces ont adopté une standardisation (GS1) partagée par de nombreux pays. Joint par Rue89, un technicien de GS1 France, l’organisme en charge de la normalisation, explique que tous les produits vendus dans les supermarchés français portent normalement un code à treize chiffres. Les trois premiers chiffres sont des indicatifs de pays. Pour Israël, celui-ci est 729.
Ce que ne dit pas le code-barres
Mais ce chiffre n’est finalement qu’un indicateur très pauvre. Il correspond en effet au siège social de la marque plutôt qu’au lieu de fabrication du produit. En clair, une entreprise française peut fabriquer un produit en Israël et le vendre sous un indicatif français (300 à 379).
De même, une société israélienne qui fabrique des produits en Israël pourrait, en théorie, les classer sous un indicatif français dès lors qu’elle possède une filiale en France.
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Téléchargez, imprimez et diffusez le tract "quelles entreprises boycotter ?" |
Un Appel au Boycott a été Lancé contre Garnier du Groupe L'Oréal.

A répercuter sans modération ()
Scandaleux, Carrefour fait la promotion de l’apartheid israélien : (…) Comment pouvez-vous vendre des voyages vers Israël et vanter les « Merveilles » d’un Etat d’apartheid ? (…)
Pour appuyer , le comité BDS France 34 a mené le samedi 22 mars une double action de boycott : dans le magasin Carrefour Trifontaine à Montpellier, et devant l’agence de voyages de Carrefour pour dénoncer l’opération de propagande grossière initiée par Israël avec la complicité active de Carrefour.
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Le boycott, c'est aussi la solidarité des dockers
Ils savent le faire quand la Liberté, la Paix, les Droits de l'Homme sont en cause !
Au , sur la côte ouest des Etats-Unis, en solidarité avec le peuple palestinien, le navire commercial israélien Zim a été forcé de quitter la Baie de San Francisco et d'aller chercher un nouveau port d'asile pour y débarquer sa marchandise ...
Un coup de tonnerre dans le ciel états-unien, une victoire majeure pour , mis sous embargo, de manière quasi-invraisemblable, par les medias américains.
Vigilance sur le Port de la Pallice/La Rochelle.
vise aussi les pays qui soutiennent Israël.... dont la France
L’union Générale des commerçants algériens (UGCCA), a appelé les consommateurs algériens à boycotter les produits français. "Les Algériens se doivent de boycotter les produits des pays qui soutiennent l’assassinat des Palestiniens".
Dans son communiqué, repris par une chaîne de télévision privée, l’UGCCA cite expressément la France, dont le gouvernement a été fortement critiqué pour son soutien à l’attaque israélienne sur Gaza (.
Des pharmaciens britanniques boycottent le fabricant de génériques TEVA installé en Israël en raison du siège de Gaza en cours et de l'occupation illégale de la Palestine.
Ghulam Esposito Haydar, contributeur régulier à et membre clé de la campagne de boycott, a déclaré que des centaines de pharmacies du pays n'allaient plus accepter les produits de TEVA, présents dans quelque 60 pays. Le groupe espère qu'il va forcer le gouvernement britannique aussi bien que le régime israélien à modifier leur politique à l'égard du peuple palestinien.
concret : initiative chez CASINO
France TV- Sodastream... non au sponsor de l'apartheid israélien !
Nous appelons au boycott des produits israéliens !
Soumis aux injonctions de Netanyahou, Valls veut réprimer ) les initiatives antisionistes de boycott des produits israéliens réalisés dans les territoires occupés de Palestine au nom de la lutte contre.... l'antisémitisme ! Un amalgame dangereux pour la démocratie !
Alors que ce boycott et inconsciemment Manuel Valls valide la justesse du combat mené par BDS France et la gène occasionnée à l'économie israélienne. Raison de plus pour amplifier la campagne de boycott des produits israéliens.
Dans le même temps, de nombreuses associations s'indignent de la , qui a déclaré illégal l’appel à boycotter des produits israéliens. Voici un nouvel appel signé par plusieurs militants, intellectuels et responsables politiques en défense de la campagne BDS lancé par les Palestiniens le 4 juillet 2005.....
[2] Qu’est-ce que le mouvement BDS, à l’origine des appels au boycott d’Israël ?
Pourquoi le boycott commence à faire peur à Israël
- Cette « relation dangereuse » pour la marque Orange
- Le parti communiste israélien favorable au boycott
- le boycott dérange, y compris en France
- L'étiquetage des produits des colonies israéliennes adopté par l'UE
- décision de la Cour de cassation du 22 octobre 2015
De l’alignement préalable sur la droite extrême israélienne à l’interdiction de manifestations de solidarité avec le peuple palestinien, sans compter l’assimilation de cette solidarité à de l’antisémitisme maquillé en antisionisme, François Hollande s’est engagé dans une impasse. Politiquement, il n’y gagnera rien, sauf le déshonneur. Mais, à coup sûr, il y perd la France. Parti pris en forme de lettre ouverte.
Monsieur le Président, cher François Hollande, je n’aurais jamais pensé que vous puissiez rester, un jour, dans l’histoire du socialisme français, comme un nouveau Guy Mollet. Et, à vrai dire, je n’arrive pas à m’y résoudre tant je vous croyais averti de ce danger d’une rechute socialiste dans l’aveuglement national et l’alignement international, cette prétention de civilisations qui se croient supérieures au point de s’en servir d’alibi pour justifier les injustices qu’elles commettent.
Vous connaissez bien ce spectre molletiste qui hante toujours votre famille politique. Celui d’un militant dévoué à son parti, la SFIO, d’un dirigeant aux convictions démocratiques et sociales indéniables, qui finit par perdre politiquement son crédit et moralement son âme faute d’avoir compris le nouveau monde qui naissait sous ses yeux. C’était, dans les années 1950 du siècle passé, celui de l’émergence du tiers-monde, du sursaut de peuples asservis secouant les jougs colonisateurs et impériaux, bref le temps de leurs libérations et des indépendances nationales.
Guy Mollet, et la majorité de gauche qui le soutenait, lui opposèrent, vous le savez, un déni de réalité. Ils s’accrochèrent à un monde d’hier, déjà perdu, ajoutant du malheur par leur entêtement, aggravant l’injustice par leur aveuglement. C’est ainsi qu’ils prétendirent que l’Algérie devait à tout prix rester la France, jusqu’à engager le contingent dans une sale guerre, jusqu’à autoriser l’usage de la torture, jusqu’à violenter les libertés et museler les oppositions. Et c’est avec la même mentalité coloniale qu’ils engagèrent notre pays dans une désastreuse aventure guerrière à Suez contre l'Égypte souveraine, aux côtés du jeune État d’Israël.
Mollet n’était ni un imbécile ni un incompétent. Il était simplement aveugle au monde et aux autres. Des autres qui, déjà, prenaient figure d’Arabes et de musulmans dans la diversité d’origines, la pluralité de cultures et la plasticité de croyance que ces mots recouvrent. Lesquels s’invitaient de nouveau au banquet de l’Histoire, s’assumant comme tels, revendiquant leurs fiertés, désirant leurs libertés. Et qui, selon le même réflexe de dignité et de fraternité, ne peuvent admettre qu’aujourd’hui encore, l’injustice européenne faite aux Juifs, ce crime contre l’humanité auquel ils n’eurent aucune part, se redouble d’une injustice durable faite à leurs frères palestiniens, par le déni de leur droit à vivre librement dans un État normal, aux frontières sûres et reconnues.
Vous connaissez si bien la suite, désastreuse pour votre famille politique et, au-delà d’elle, pour toute la gauche de gouvernement, que vous l’aviez diagnostiquée vous-même, en 2006, dans Devoirs de vérité (Stock). « Une faute, disiez-vous, qui a été chèrement payée : vingt-cinq ans d’opposition, ce n’est pas rien ! » Sans compter, auriez-vous pu ajouter, la renaissance à cette occasion de l’extrême droite française éclipsée depuis la chute du nazisme et l’avènement d’institutions d’exception, celles d’un pouvoir personnel, celui du césarisme présidentiel. Vingt-cinq ans de « pénitence », insistiez-vous, parce que la SFIO, l’ancêtre de votre Parti socialiste d’aujourd’hui, « a perdu son âme dans la guerre d’Algérie ».
Vous en étiez si conscient que vous ajoutiez : « Nous avons encore des excuses à présenter au peuple algérien. Et nous devons faire en sorte que ce qui a été ne se reproduise plus. » « Nous ne sommes jamais sûrs d’avoir raison, de prendre la bonne direction, de choisir la juste orientation, écriviez-vous encore. Mais nous devons, à chaque moment majeur, nous poser ces questions simples : agissons-nous conformément à nos valeurs ? Sommes-nous sûrs de ne pas altérer nos principes ? Restons-nous fidèles à ce que nous sommes ? Ces questions doivent être posées à tout moment, au risque sinon d’oublier la leçon. »
Eh bien, ces questions, je viens vous les poser parce que, hélas, vous êtes en train d’oublier la leçon et, à votre tour, de devenir aveugle au monde et aux autres. Je vous les pose au vu des fautes stupéfiantes que vous avez accumulées face à cet énième épisode guerrier provoqué par l’entêtement du pouvoir israélien à ne pas reconnaître le fait palestinien. J’en dénombre au moins sept, et ce n’est évidemment pas un jeu, fût-il des sept erreurs, tant elles entraînent la France dans la spirale d’une guerre des mondes, des civilisations et des identités, une guerre sans issue, sinon celle de la mort et de la haine, de la désolation et de l’injustice, de l’inhumanité en somme, ce sombre chemin où l’humanité en vient à se détruire elle-même.
Les voici donc ces sept fautes où, en même temps qu’à l’extérieur, la guerre ruine la diplomatie, la politique intérieure en vient à se réduire à la police.
Une faute politique doublée d’une faute intellectuelle
1. Vous avez d’abord commis une faute politique sidérante.
Rompant avec la position traditionnellement équilibrée de la France face au conflit israélo-palestinien, vous avez aligné notre pays sur la ligne d’offensive à outrance et de refus des compromis de la droite israélienne, laquelle gouverne avec une extrême droite explicitement raciste, sans morale ni principe, sinon la stigmatisation des Palestiniens et la haine des Arabes.
Votre position, celle de votre premier communiqué du 9 juillet, invoque les attaques du Hamas pour justifier une riposte israélienne disproportionnée dont la population civile de Gaza allait, une fois de plus, faire les frais. Purement réactive et en grande part improvisée (), elle fait fi de toute complexité, notamment celle du duo infernal que jouent Likoud et Hamas, l’un et l’autre se légitimant dans la ruine des efforts de paix ).
Surtout, elle est inquiétante pour l’avenir, face à une situation internationale de plus en plus incertaine et confuse. À la lettre, ce feu vert donné à un État dont la force militaire est sans commune mesure avec celle de son adversaire revient à légitimer, rétroactivement, la sur-réaction américaine après les attentats du 11-Septembre, son Patriot Act liberticide et sa guerre d’invasion contre l’Irak. Bref, votre position tourne le dos à ce que la France officielle, sous la présidence de Jacques Chirac, avait su construire et affirmer, dans l’autonomie de sa diplomatie, face à l’aveuglement nord-américain.
Depuis, vous avez tenté de modérer cet alignement néoconservateur par des communiqués invitant à l’apaisement, à la retenue de la force israélienne et au soulagement des souffrances palestiniennes. Ce faisant, vous ajoutez l’hypocrisie à l’incohérence. Car c’est une fausse compassion que celle fondée sur une fausse symétrie entre les belligérants. Israël et Palestine ne sont pas ici à égalité. Non seulement en rapport de force militaire mais selon le droit international.
En violation de résolutions des Nations unies, Israël maintient depuis 1967 une situation d’occupation, de domination et de colonisation de territoires conquis lors de la guerre des Six Jours, et jamais rendus à la souveraineté pleine et entière d’un État palestinien en devenir. C’est cette situation d’injustice prolongée qui provoque en retour des refus, résistances et révoltes, et ceci d’autant plus que le pouvoir palestinien issu du Fatah en Cisjordanie n’a pas réussi à faire plier l’intransigeance israélienne, laquelle, du coup, légitime les actions guerrières de son rival, le Hamas, depuis qu’il s’est imposé à Gaza.
Historiquement, la différence entre progressistes et conservateurs, c’est que les premiers cherchent à réduire l’injustice qui est à l’origine d’un désordre tandis que les seconds sont résolus à l’injustice pour faire cesser le désordre. Hélas, Monsieur le Président, vous avez spontanément choisi le second camp, égarant ainsi votre propre famille politique sur le terrain de ses adversaires.
2. Vous avez ensuite commis une faute intellectuelle en confondant sciemment antisémitisme et antisionisme.
Ce serait s’aveugler de nier qu’en France, la cause palestinienne a ses égarés, antisémites en effet, tout comme la cause israélienne y a ses extrémistes, professant un racisme anti-arabe ou antimusulman. Mais assimiler l’ensemble des manifestations de solidarité avec la Palestine à une résurgence de l’antisémitisme, c’est se faire le relais docile de la propagande d’État israélienne.
Mouvement nationaliste juif, le sionisme a atteint son but en 1948, avec l’accord des Nations unies, URSS comprise, sous le choc du génocide nazi dont les Juifs européens furent les victimes. Accepter cette légitimité historique de l’État d’Israël, comme a fini par le faire sous l’égide de Yasser Arafat le mouvement national palestinien, n’entraîne pas que la politique de cet État soit hors de la critique et de la contestation. Être antisioniste, en ce sens, c’est refuser la guerre sans fin qu’implique l’affirmation au Proche-Orient d’un État exclusivement juif, non seulement fermé à toute autre composante mais de plus construit sur l’expulsion des Palestiniens de leur terre.
Confondre antisionisme et antisémitisme, c’est installer un interdit politique au service d’une oppression. C’est instrumentaliser le génocide dont l’Europe fut coupable envers les Juifs au service de discriminations envers les Palestiniens dont, dès lors, nous devenons complices. C’est, de plus, enfermer les Juifs de France dans un soutien obligé à la politique d’un État étranger, quels que soient ses actes, selon la même logique suiviste et binaire qui obligeait les communistes de France à soutenir l’Union soviétique, leur autre patrie, quels que soient ses crimes. Alors qu’évidemment, on peut être juif et antisioniste, juif et résolument diasporique plutôt qu’aveuglément nationaliste, tout comme il y a des citoyens israéliens, hélas trop minoritaires, opposés à la colonisation et solidaires des Palestiniens.
Brandir cet argument comme l’a fait votre premier ministre aux cérémonies commémoratives de la rafle du Vél’ d’Hiv’, symbole de la collaboration de l’État français au génocide commis par les nazis, est aussi indigne que ridicule. Protester contre les violations répétées du droit international par l’État d’Israël, ce serait donc préparer la voie au crime contre l’humanité ! Exiger que justice soit enfin rendue au peuple palestinien, pour qu’il puisse vivre, habiter, travailler, circuler, etc., normalement, en paix et en sécurité, ce serait en appeler de nouveau au massacre, ici même !
Une atteinte sécuritaire aux libertés fondamentales
Que ce propos soit officiellement tenu, alors même que les seuls massacres que nous avons sous les yeux sont ceux qui frappent les civils de Gaza, montre combien cette équivalence entre antisémitisme et antisionisme est brandie pour fabriquer de l’indifférence. Pour nous rendre aveugles et sourds. « L’indifférence, la pire des attitudes », disait Stéphane Hessel dans Indignez-vous !, ce livre qui lui a valu tant de mépris des indifférents de tous bords, notamment parce qu’il y affirmait qu’aujourd’hui, sa « principale indignation concerne la Palestine, la bande de Gaza, la Cisjordanie ».
Avec Edgar Morin, autre victime de cabales calomnieuses pour sa juste critique de l’aveuglement israélien, Stéphane Hessel incarne cette gauche qui ne cède rien de ses principes et de ses valeurs, qui n’hésite pas à penser contre elle-même et contre les siens et qui, surtout, refuse d’être prise au piège de l’assignation obligée à une origine ou à une appartenance. Cette gauche libre, Monsieur le Président, vous l’aviez conviée à marcher à vos côtés, à vous soutenir et à dialoguer avec vous, pour réussir votre élection de 2012. Maintenant, hélas, vous lui tournez le dos, désertant le chemin d’espérance tracé par Hessel et Morin et, de ce fait, égarant ceux qui vous ont fait confiance.
3. Vous avez aussi commis une faute démocratique en portant atteinte à une liberté fondamentale, celle de manifester.
En démocratie, et ce fut une longue lutte pour l’obtenir, s’exprimer par sa plume, se réunir dans une salle ou défiler dans les rues pour défendre ses opinions est un droit fondamental. Un droit qui ne suppose pas d’autorisation. Un droit qui n’est pas conditionné au bon vouloir de l’État et de sa police. Un droit dont les abus éventuels sont sanctionnés a posteriori, en aucun cas présumés a priori. Un droit qui, évidemment, vaut pour les opinions, partis et colères qui nous déplaisent ou nous dérangent.
L’histoire des manifestations de rue est encombrée de désordres et de débordements, de violences où se disent des souffrances délaissées et des colères humiliées, des ressentiments parfois amers, dans la contestation d’un monopole étatique de la seule violence légitime. Il y en eut d’ouvrières, de paysannes, d’étudiantes… Il y en eut, ces temps derniers, dans la foulée des manifestations bretonnes des Bonnets rouges, écologistes contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, conservatrices contre le mariage pour tous. Il y eut même une manifestation parisienne aux banderoles et slogans racistes, homophobes, discriminatoires, celle du collectif « Jour de colère » en janvier dernier ().
S’il existe une spécialité policière dite du maintien de l’ordre, c’est pour nous apprendre à vivre avec cette tension sociale qui, parfois, déborde et où s’expriment soudain, dans la confusion et la violence, ceux qui se sentent d’ordinaire sans voix, oubliés, méprisés ou ignorés – et qui ne sont pas forcément aimables ou honorables. Or voici qu’avec votre premier ministre, vous avez décidé, en visant explicitement la jeunesse des quartiers populaires, qu’un seul sujet justifiait l’interdiction de manifester : la solidarité avec la Palestine, misérablement réduite par la propagande gouvernementale à une libération de l’antisémitisme.
Cette décision sans précédent, sinon l’atteinte au droit de réunion portée fin 2013 par Manuel Valls, alors ministre de l’intérieur, toujours au seul prétexte de l’antisémitisme (), engage votre pouvoir sur le chemin d’un État d’exception, où la sécurité se dresse contre la liberté. Actuellement en discussion au Parlement, l’énième loi antiterroriste va dans la même direction (), en brandissant toujours le même épouvantail pour réduire nos droits fondamentaux : celui d’une menace terroriste dont l’évidente réalité est subrepticement étendue, de façon indistincte, aux idées exprimées et aux engagements choisis par nos compatriotes musulmans, dans leur diversité et leur pluralité, d’origine, de culture ou de religion.
Accepter la guerre des civilisations à l’extérieur, c’est finir par importer la guerre à l’intérieur. C’est en venir à criminaliser des opinions minoritaires, dissidentes ou dérangeantes. Et c’est ce choix irresponsable qu’a d’emblée fait celui que vous avez, depuis, choisi comme premier ministre, en désignant à la vindicte publique un « ennemi intérieur », une cinquième colonne en quelque sorte peu ou prou identifiée à l’islam. Et voici que hélas, à votre tour, loin d’apaiser la tension, vous vous égarez en cédant à cette facilité sécuritaire, de courte vue et de peu d’effet.
4. Vous avez également commis une faute républicaine en donnant une dimension religieuse au débat français sur le conflit israélo-palestinien.
C’est ainsi qu’après l’avoir réduit à des « querelles trop loin d’ici pour être importées », vous avez symboliquement limité votre geste d’apaisement à une rencontre avec les représentants des cultes. Après avoir réduit la diplomatie à la guerre et la politique à la police, c’était au tour de la confrontation des idées d’être réduite, par vous-même, à un conflit des religions. Au risque de l’exacerber.
Là où des questions de principe sont en jeu, de justice et de droit, vous faites semblant de ne voir qu’expression d’appartenances et de croyances. La vérité, c’est que vous prolongez l’erreur tragique faite par la gauche de gouvernement depuis que les classes populaires issues de notre passé colonial font valoir leurs droits à l’égalité. Il y a trente ans, la « Marche pour l’égalité et contre le racisme » fut rabattue en « Marche des Beurs », réduite à l’origine supposée des marcheurs, tout comme les grèves des ouvriers de l’automobile furent qualifiées d’islamistes parce qu’ils demandaient, entre autres revendications sociales, le simple droit d’assumer leur religion en faisant leurs prières.
Cette façon d’essentialiser l’autre, en l’espèce le musulman, en le réduisant à une identité religieuse indistincte désignée comme potentiellement étrangère, voire menaçante, revient à refuser de l’admettre comme tel. Comme un citoyen à part entière, vraiment à égalité c’est-à-dire à la fois semblable et différent. Ayant les mêmes droits et, parmi ceux-ci, celui de faire valoir sa différence. De demander qu’on l’admette et qu’on la respecte. D’obtenir en somme ce que, bien tardivement, sous le poids du crime dont les leurs furent victimes, nos compatriotes juifs ont obtenu : être enfin acceptés comme français et juifs. L’un et l’autre. L’un avec l’autre. L’un pas sans l’autre.
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E. Cantona : « Monsieur le président, cher François Hollande... »
Dans une vidéo envoyée à Mediapart, l'ancien footballeur et désormais comédien Éric Cantona s'adresse à François Hollande, l'enjoignant de lire le parti pris d'Edwy Plenel sur Gaza ci dessus. Surtout, il invite tous les internautes à faire de même.
Pour en savoir plus :
- Mon dossier Palestine
- En Egypte, Gaza entre phobie et indifférence
Samedi 2 Août, nouvelle mobilisation à La Rochelle en images
Conseiller régional et secrétaire national du Parti de gauche, Éric Coquerel estime illusoire de vouloir changer le Parti socialiste de l’intérieur. Pour lui, seul le "scénario Syriza" permettrait d’envisager un projet politique avec les socialistes dissidents.
Début juin, en conclusion du colloque des Socialistes affligés, Liêm Van Noc décrivait deux stratégies possibles pour les socialistes contestant la politique du gouvernement. En substance : celle de Marceau Pivert (leader de historique de l’aile gauche de la SFIO) consistant à peser à l’intérieur du PS pour changer sa ligne et, du coup, celle de la politique de François Hollande, et celle de Syriza qui impose de construire du neuf à côté et en confrontation avec le PS pour lui contester sa domination sur la gauche.
La première hypothèse suppose que le PS est transformable de l’intérieur. Nous serions donc finalement face à un parti social-démocrate somme toute "classique", kidnappé un temps par son courant le plus droitier, mais qu’un congrès pourrait remettre dans le bon sens, celui de la transformation sociale… Avec toute la force de persuasion que lui donnent ses convictions, Gérard Filoche pousse la logique jusqu’au bout : la ligne Valls qui gouverne est celle qui a obtenu 5 % aux primaires, elle est donc minoritaire. De facto, on peut considérer le PS comme potentiellement opposé à cette politique libérale. Il suffirait donc que ses parlementaires se réveillent pour, unis au FDG et à EELV, renverser la table à l’Assemblée et imposer un changement de gouvernement et de politique à Hollande. Mathématiquement c’est vrai, politiquement c’est autre chose. Je vais y venir.
Contre l’ambigüité
Mais avant, voyons les conséquences de cette illusion, parce qu’il s’agit bien d’une illusion. Ceux qui l’entretiennent – au PS, on le voit, mais aussi jusqu’au sein du FDG – en reviennent du coup, c’est logique, à remettre au goût du jour la stratégie de Front unique : favoriser des modifications de rapport de force interne au PS nécessite de continuer à s’adresser à lui en tant que tel, à l’inclure dans le mécanisme d’alliance possible de toute la gauche.
Cela a évidemment un coût politique : pour beaucoup de nos concitoyens, à qui déjà les medias rabâchent à longueur de journée que c’est LA gauche qui gouverne, tout ce beau monde est dans le même camp, celui d’une gauche assimilée à une politique d’austérité qui fait la part belle aux actionnaires contre les salariés et qu’en réalité, plus rien ne sépare de la droite sauf que, elle, phénomène aggravant, avait promis autre chose ! Ils perçoivent bien qu’il en est qui râlent, mais au final, la photo de famille réunit tout le monde. Du coup, tout ça est envoyé à la poubelle, surtout en s’abstenant. Bref, toute ambigüité de ce type retarde, au mieux, annihile, au pire, la solution "Syriza", au profit de l’impossible victoire politique d’un nouveau Pivert…
Le PS, loin d’Épinay
Pourquoi impossible ? Parce qu’avant Valls, il y a eu Hollande et que lui a bien gagné la primaire. Et en face de lui, hormis Montebourg, on ne peut pas dire que les autres s’étaient positionnés sur un programme très différent que celui du futur président de la République. Parce qu’avant Hollande candidat puis président de la République, il y a eu Hollande premier secrétaire, partisan du TCE puis du Traité de Lisbonne. Bref, parce que depuis des années – on va dire l’orée du XXIe siècle –, nous n’avons plus à faire à un parti socialiste, ni même social-démocrate, mais à un parti franchement devenu, comme ses homologies européens, social-libéral.
Le PS, sa ligne, ses ministres, ses cadres dirigeants, son cœur, sa composition sociologique même, n’est plus celui du congrès d’Épinay, ni de mai 81, ni même de la gauche plurielle de 1997, mais est bien plus proche du New Labour des années Blair. Il n’est plus le parti du compromis entre le capital et le travail une fois un rapport de force établi, il est devenu une des variantes politique de la promotion de la "société de marché". Une conversion qu’il a d’ailleurs annoncée très clairement en 2008 dans sa nouvelle déclaration de principe. Il faut lire les textes parfois. C’est désormais un parti que le lien grandissant entre affaires publiques et intérêts privés, le cours des actions et les bienfaits du libre-échange mondialisé influent bien plus que des grèves de salariés et des revendications syndicales.
Le symptôme indique une transformation structurelle et non conjoncturelle : en un mot, le PS a changé de nature. Tout comme, pour la SFIO de la fin de la 4e République, le poids et les intérêts de la politique coloniale comptaient bien plus que les valeurs internationalistes et la solidarité avec les peuples opprimés. Doit-on pour autant rejeter tout ce qui porte l’étiquette PS ? Non, ce serait injuste pour des milliers de militants et d’élus de terrain sincères et malheureux. Surtout, ce ne serait pas à la hauteur d’une période qui impose de ne pas gaspiller les énergies militantes réellement de gauche. Après tout, bien des militants et dirigeants de la défunte SFIO ont été utiles pour construire le nouveau parti d’Épinay – on remarquera qu’il a fallu pour cela faire disparaître la SFIO…
Pas question d’appoint
Mais une autre nécessité s’impose progressivement. Il nous reste peu de temps pour rebondir et bâtir une force porteuse d’un projet politique à même de remettre la société, ou tout au moins une partie importante de la société, en mouvement. Il y a donc urgence pour savoir sur quelles forces, sur quelles personnalités on peut compter. Autrement dit, si l’heure est encore à l’écoute et au débat avec tous les socialistes dissidents, qu’ils soient affligés, frondeurs, énervés… il faut qu’ils entendent aussi que les mots ne suffiront plus longtemps tant la politique gouvernementale se radicalise et impose des choix clairs.
Pas question, par exemple, de jouer la force d’appoint extérieure au service d’une primaire interne au PS en vue de 2017. Il faut des actes de rupture, vite. Car ils avaient dit « vous allez voir ce que vous allez voir » pour le budget correctif de l’État et on n’a rien vu. Ils ont donné rendez-vous pour celui de la sécurité sociale… On verra, mais on n’est pas optimiste. On veut même bien considérer le vote du collectif budgétaire à l’automne comme la dernière session de rattrapage.
Mais il leur faut désormais passer du statut de râleurs inutiles, et au final handicapants par leur ambigüité contagieuse, à celui de "socialistes opposants" avec qui on peut refonder l’avenir. Nous n’avons plus le temps d’être patients.
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