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26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 10:09
source : http://www.manuelbompard.fr

source : http://www.manuelbompard.fr

Manuel Bompard est mathématicien et a été directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon. C’est une des chevilles ouvrières de La France Insoumise et de sa stratégie. Nous avons souhaité l’interroger dans le cadre de notre série d’été sur la France Insoumise.

 

Sources : LE VENT SE LÈVE

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LVSL : Vous faites partie d’une génération qui maîtrise les codes d’internet, désormais au cœur de la stratégie de la France Insoumise. Peut-on voir dans la campagne de 2017 une bifurcation dans l’usage politique d’internet ?

Manuel Bompard : Je ne suis pas sûr que l’on puisse parler de virage ou de bifurcation. En réalité, cela n’a pas été aussi brutal, il y a eu un certain nombre d’étapes intermédiaires pour passer de la campagne du Front de Gauche en 2012 à la campagne de la France Insoumise en 2017.  Il ne s’agit pas d’un processus chimiquement pur à travers lequel on passerait d’une stratégie à l’autre. Il y a eu des tâtonnements, des essais, à l’instar du Mouvement pour la 6ème République (M6R). Par cette expérimentation, nous avons insisté sur la notion de réseau social au sens large : nous avons mis en place une plateforme numérique qui visait à remplacer le rôle traditionnel des organisations politiques.  

 

Aujourd’hui, la plateforme France Insoumise permet de faire ce que faisaient traditionnellement les partis politiques : commander du matériel, s’organiser collectivement avec d’autres personnes, etc. Cela permet de fonctionner de manière moins rigide que les organisations politiques, et de commencer à mettre en ouvre notre principale idée : rendre le mouvement poreux vis à vis de la société. L’impasse dans laquelle nous étions, y compris avec le Front de Gauche, c’est que la frontière entre les militants politiques engagés et le reste de la population était devenue presque impossible à franchir. Les gens percevaient les militants comme des moines. La démarche M6R était un premier test pour déterminer si nous arrivions à remédier à cela. 

 

A une échelle encore embryonnaire, les élections intermédiaires ont été marquées par des tentatives, dans certains départements et dans certaines régions, d’aller au delà des cartels d’organisations politiques pour faire des mouvements plus larges ouverts à tous ceux qui souhaitaient y participer.  Des initiatives citoyennes qui sont restées assez marginales, car ce sont des élections qui ne politisent pas la société. Mais il y avait des bribes, des tests.

 

« Le mot « Insoumis » joue le rôle de ce que Laclau appelle le signifiant vide : chacun y vient avec ses revendications, c’est une manière de passer du particulier au collectif »

 

A la fin d’une campagne électorale on a toujours tendance à refaire l’histoire, mais beaucoup de nos initiatives relevaient de l’intuition, sans avoir été théorisées à l’avance. Je sais qu’à LVSL, vous êtes des lecteurs d’Ernesto Laclau et de Chantal Mouffe. Chez ces deux auteurs, il y a une idée importante, celle du « signifiant vide ». Prenez le mot « Insoumis » par exemple. On ne l’a pas choisi suite à une discussion théorique mais en inscrivant cinquante slogans sur une feuille avant de choisir celui qui nous plaisait le plus. D’ailleurs, on optait au début pour « La France Insoumise, le peuple souverain », puis nous nous sommes dits que « La France Insoumise » c’était suffisant. Mais après quelques mois, nous nous sommes rendus compte que le mot « Insoumis » joue le rôle de ce que Laclau appelle le signifiant vide, c’est à dire que chacun y vient avec sa revendication, son sujet, comme une manière de passer du particulier au collectif. On peut être insoumis pour de multiples raisons.

 

- LVSL : Quelle place accordez-vous aux réseaux sociaux dans votre action politique ?

Manuel Bompard : Il faut commencer par définir ce qu’on entend par réseaux sociaux. Il y a d’abord la plateforme numérique de la France Insoumise qui constitue un premier test d’auto-organisation par internet. Les gens peuvent s’engager par internet dans des dynamiques de mobilisation. On trouve aussi le Discord Insoumis, qui prolonge la plateforme avec des initiatives qui émergent par elles-mêmes.  

 

Internet a pris une telle place dans la vie aujourd’hui, que nous nous sommes demandés comment utiliser au mieux tous les outils proposés pour mener la bataille culturelle. La dimension « nouveaux médias » a été très forte dans la campagne avec l’usage de Youtube. Facebook et Twitter c’est presque désuet maintenant, tout le monde le fait. Pour lutter contre l’idéologie dominante sur internet, les nouveaux médias comme Youtube permettent d’élaborer une stratégie précise. Nous avons à ce sujet des sources d’inspiration, la Tuerka notamment [programme de télévision animé par Pablo Iglesias en Espagne]. 

 

 

- LVSL : L’expérience espagnole des précurseurs de Podemos a donc été une source d’inspiration dans la création de vos propres médias ?

Manuel Bompard : Oui, bien sûr. Mais il ne s’agit pas seulement d’être ses propres médias. Être ses propres médias, cela fait 40 ans qu’on en entend parler. Tout le monde veut être son propre média. L’idée forte que l’on retrouve dans la Tuerka, et que l’on a essayé de mettre en œuvre à notre tour – peut être pas encore suffisamment –  c’est de s’approprier les codes populaires. Nous ne voulons pas faire un nouveau média élitiste uniquement destiné au groupe de personnes déjà intéressées par ce qu’on raconte. Il ne suffit pas de faire des reportages sur la Loi travail, des interviews de syndicalistes engagés, même si c’est très bien. On ne peut pas concurrencer les médias traditionnels sur ce créneau, car c’est un média de niche.

source : http://www.publico.es/publico-tv/otra-vuelta-de-tuerka/490285/otra-vuelta-de-tuerka-jean-luc-melenchon

source : http://www.publico.es/publico-tv/otra-vuelta-de-tuerka/490285/otra-vuelta-de-tuerka-jean-luc-melenchon

Ce qui me semble important, et nous l’avons décliné dans l’émission Esprit de campagne, c’est donc l’idée de s’approprier les codes populaires, ceux des séries télévisées, des JT, afin de les retourner contre le système. C’est la dimension la plus importante, et elle vient d’Espagne. Podemos a beaucoup travaillé là dessus. Pour prendre un exemple, on pourrait imaginer une série à la House of Cards dans laquelle nous serions au pouvoir, nous nous confronterions aux évènements de l’actualité et nous nous montrerions sous une forme de shadow cabinet dynamique. 

 

De ce point de vue, le travail de la France Insoumise sur les réseaux sociaux est lié au fait qu’on ne souhaite pas rester entre nous, heureux de comprendre le code du travail mieux que les autres. Non, nous voulons parvenir à utiliser des codes de communication qui permettent à tout le monde de se sentir intéressé, afin que notre message percute la vie quotidienne de chacun.

 

 

- LVSL : Quelle était la stratégie médiatique de la France Insoumise durant la campagne électorale ? 

Manuel Bompard : Notre objectif était de répondre à l’invisibilisation dans les médias. Nous avons réalisé deux types d’émission dans cette optique. La première, Pas vu à la télé, avait vocation à remédier à l’invisibilisation des gens qu’on ne voit jamais sur les plateaux de télévision, ces gens qui luttent contre le contrôle au faciès, pour le droit à mourir dans la dignité, des gens investis dans le combat pour la question sociale. Nous nous sommes dits que si les médias ne voulaient pas en parler, nous allions le faire.  

 

La deuxième émission, c’est la Revue de la semaine, qui remédiait cette fois-ci à l’invisibilisation des thématiques. Cela nous permettait de parler des thèmes dont on avait envie de parler. Antoine Léaument, entre autres, a fait un boulot formidable sur ce sujet. L’émission Pas vu à la télé était un format un peu trop long pour devenir véritablement viral, donc les jeunes de l’équipe ont poussé pour adopter un format plus court, qui correspondait mieux à ce qui se faisait le plus sur Youtube. Nous avons repris les codes des youtubers, des vidéos qui fonctionnaient le mieux. On nous a notamment mis en garde sur le fait de ne pas rechercher l’esthétique, car ce n’est pas forcément le plus efficace. C’est vrai pour les vidéos, mais aussi pour tous les visuels qu’on publie sur les réseaux sociaux : on a constaté que les visuels les plus beaux ne sont pas nécessairement ceux qui marchent le mieux. 

 

 

- LVSL : On a beaucoup parlé de la construction du « personnage » Jean-Luc Mélenchon dans la campagne…

Manuel Bompard : Oui, c’est une autre dimension de la campagne qui allait au delà des réseaux sociaux, à savoir quelle figure devait incarner Jean-Luc Mélenchon dans l’élection présidentielle. En 2012, il tenait la position de celui qui devait enfoncer des portes à coups de pied. Cela a été beaucoup critiqué, mais c’est facile de refaire l’histoire a posteriori. On l’avait théorisé mais cette fois-ci cela ne pouvait pas être la même chose. Jean-Luc Mélenchon disposait déjà d’une notoriété et il n’était plus nécessaire d’ouvrir les portes à coups de pied. Au contraire, il fallait essayer de construire un seuil de crédibilité. Pour plaisanter, on parlait de la figure de « l’instituteur du peuple ». 

 

« Quand on a préparé les deux grands débats, on a voulu que Jean-Luc Mélenchon soit au dessus, qu’il n’entre pas dans la basse-cour avec les autres, qu’il tienne un discours pour l’intérêt du pays et du peuple. »

 

Jean-Luc [Mélenchon] devait incarner la figure rassurante. Quand on a préparé les deux grands débats, on a voulu faire en sorte qu’il soit au dessus, qu’il n’entre pas dans la basse cour avec les autres, qu’il tienne un discours pour l’intérêt du pays et du peuple. Y compris, s’il le faut, qu’il donne la leçon à tout le monde. Nous voulions qu’il démontre sa maîtrise des sujets, que son humanité ne se fait pas au détriment d’une forme de  sérieux et de crédibilité. Ça a marché dans les débats, avec l’humour, dont on ne parle pas assez. L’humour en politique est très important. La petite blague sur « il faut bien qu’il y ait un débat au PS » a bien fonctionné, par exemple.

 

 

- LVSL : Dans quelle mesure avez-vous tenté de mener ce travail de crédibilisation, de présentation de la France Insoumise comme force alternative ? 

Manuel Bompard : Ce travail, nous devons le mener, et je ne suis pas sûr que nous soyons encore parvenus à le faire. Je n’ai aucun regret sur la campagne, mais manifestement c’est sur cet aspect là que nous n’avons pas réussi à remplir notre objectif. C’est peut être ce qui nous a coûté la victoire : les gens étaient plutôt d’accord avec notre programme, mais cela leur faisait encore peur. En même temps, nous voulons transformer radicalement la société. Évidemment, si vous ne voulez apeurer personne, il suffit de dire que vous n’allez rien changer. Il faut bien trouver un compromis, car au bout d’un moment la communication prend le dessus, on évince la conflictualité et on ne change pas la société. 

 

Dans la campagne, nous avons décidé de nous centrer sur le programme, ce n’est pas toujours ce que font les candidats aux élections. Certains candidats sont créés sur la base d’une stratégie ou sur une ligne, le nôtre l’a été sur un programme, que nous avons beaucoup travaillé. On a sorti le programme en décembre, puis on a lancé les livrets thématiques. C’était une manière de montrer qu’on avait le programme le plus fouillé, un programme sérieux et raisonnable. Dans ce travail, nous avons mis à distance cet écueil de l’extrême gauche qui consiste à concevoir le programme comme un panier de course. Nous avons fait attention à garder un seuil de crédibilité. 

Source : http://www.rfi.fr/france/20170219-presidentielle-2017-jean-luc-melenchon-chiffre-son-programme

Source : http://www.rfi.fr/france/20170219-presidentielle-2017-jean-luc-melenchon-chiffre-son-programme

Nous avons donc sorti le livre L’Avenir en commun. Nous l’avons largement diffusé et nous avons organisé deux journées nationales autour du programme. Ensuite, l’émission sur le chiffrage a été un temps fort dans la crédibilisation. On a essayé de désamorcer les polémiques de manière intelligente. On a manié l’humour et la dérision, ce qui évite de nous situer dans la marginalité, marginalité dans laquelle vous vous placez plus rapidement si vous jouez la figure du syndicaliste en colère.

 

Encore une fois, tout n’a pas été théorisé, on affinait et on ajustait nos intuitions au fil du temps. La crédibilisation, on l’avait posée comme un objectif en tant quel tel, dans les conditions actuelles je pense qu’on l’a plutôt bien réussi. Désormais, il nous faut approfondir ce travail. 

 

 

- LVSL : Comment envisagez-vous aujourd’hui de poursuivre dans cette voie ?

Manuel Bompard : D’abord, il ne faut pas avoir peur d’être la première force d’opposition. Il ne faut pas vouloir s’en cacher. Certains copains disent « non, on n’est pas la première force d’opposition, on est la force d’alternative ». Je suis d’accord pour dire que nous sommes la première force d’alternative, mais il ne faut pas avoir peur d’incarner les responsabilités qui sont les nôtres, et les responsabilités qui sont les nôtres consistent aussi à s’opposer aux mauvais coups. Mais évidemment, cela ne suffit pas.

 

A l’Assemblée notamment, quand on combat un projet de loi, il faut déposer une contre-proposition de loi. Les règlements de l’assemblée ne permettent pas toujours de le faire mais rien n’empêche d’organiser une conférence de presse des députés pour présenter ce que nous aurions fait à ce moment là. Des outils de communication pourraient nous permettre de montrer ce qu’on ferait si on était aux responsabilités.

 

Il y a aussi un aspect moins communicationnel, davantage tourné vers le terrain : nous devons être présents dans la société, pas uniquement être la force alternative parce qu’on a le meilleur programme. Nous débattons aujourd’hui de l’auto-organisation, de la manière dont la France Insoumise peut être un outil pour le peuple quand il se met en mouvement. Aux universités d’été, nous avons fait des ateliers sur les formes d’auto-organisation qui existent à Marseille, par exemple avec des gens qui s’organisent entre eux pour gérer le ramassage des ordures car il n’est plus assuré près de chez eux. D’autres qui s’organisent pour assurer la sécurité du quartier, mais d’une manière plus intelligente que l’extrême droite. Tout cela est sans doute très embryonnaire, mais c’est une source d’inspiration géniale.

 

« Notre alternative n’a de sens que si elle est poreuse vis-à-vis de la société, elle n’est pas un enfermement dans un espace saturé de codes militants (…) On essaie de faire émerger un ordre alternatif. »

 

C’est à mettre en lien avec la crédibilité, car lorsque les gens ont un problème de logement et commencent à construire un collectif, si leur premier réflexe est de venir nous voir pour savoir comment on peut les aider, cela signifiera qu’on a une crédibilité pour résoudre les problèmes concrets. Résoudre les problèmes, ce n’est pas seulement une question de communication nationale. Au quotidien, localement, quand quelqu’un a une galère,  il faut être là pour l’aider.

 

Je le relie à ce que je disais précédemment sur la porosité du mouvement avec la société. Il ne s’agit pas de former un petit groupe de gens dans un coin, coupé du reste de la société et heureux de partager les mêmes codes. Notre alternative n’a du sens que si elle est poreuse vis-à-vis de la société, elle n’est pas un enfermement dans un espace saturé de codes militants, ce n’est pas de cette manière que je l’envisage. Notre espace a vocation à agréger et non pas à mettre à distance les gens. On essaie de faire émerger un ordre alternatif. 

 

 

- LVSL : Vous évoquiez tout à l’heure la théorisation a posteriori et les écrits d’Ernesto Laclau et de Chantal Mouffe. Dans quelle mesure leurs travaux ont-ils influencé votre démarche ? 

Manuel Bompard : Effectivement, tout n’est pas de l’intuition, et heureusement. C’est pour cela que nous faisons des journées comme celles-ci, avec des formations théoriques. Parfois, les signaux que nous envoient la société ne sont pas suffisamment mûrs pour percevoir que cela correspond à une théorie, on en prend parfois conscience a posteriori. C’est ce que je disais sur le mot « Insoumis », c’est dans la pratique que l’on a compris son impact. Je ne crois pas au fait que la théorie précède la pratique, c’est une idée réductrice. Je crois qu’il y a une dialectique entre la théorie et la pratique en permanence. On avait des fondements théoriques lorsqu’on a lancé la campagne, et les retours du terrain ont impacté cette dernière. On ne peut pas se contenter de plaquer une théorie, car si la société ne réagit pas comme on l’entend, on va dans le mur. 

 

On a bien sûr une dette intellectuelle, pas seulement envers le courant populiste, mais aussi vis-à-vis du marxisme, vis-à-vis des fondamentaux de l’écologie politique. Pour revenir à la campagne, nous avions effectivement travaillé Laclau et Mouffe, notamment. Cela ne signifie pas que nous sommes d’accord dans l’équipe avec l’ensemble des théories de Chantal Mouffe et d’Ernesto Laclau. Tous les gens de l’équipe n’ont pas le même rapport à Laclau. Personnellement, je fais partie de ceux qui en sont le plus proche, mais d’autres en sont plus éloignés. Nous nous inspirons plutôt de principes, car certains aspects de leurs travaux sont très théoriques, nous sommes plus focalisés sur la mise en application.

 

Dans cette mise en pratique, on retrouve l’idée de transversalité, le fait de mobiliser des affects. La principale source d’inspiration dans la théorie populiste, c’est le refus du marxisme mécanique qui imprègne la culture d’une partie de la gauche radicale. Quand j’ai commencé la politique, il n’y a pas si longtemps, j’ai fait des formations au matérialisme. Je suis un scientifique, ma première réaction c’était de dire « mais si l’avènement de la révolution est inéluctable du fait du développement des forces productives, alors à quoi sert-il que nous fassions tout cela ? ». J’avais une vision purement mécanique des processus marxistes, dans lesquels tout est supposé se dérouler selon un schéma prédéfini. Ensuite, il y a eu Gramsci, avec ses contradictions, puis Laclau et Mouffe, qui nous apprennent à ne pas voir les choses d’un point de vue mécanique.

 

source : http://www.manuelbompard.fr

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Il ne suffit pas que les gens soient d’accord à 100% avec le programme pour qu’ils votent pour nous. Dans une campagne comptent aussi les émotions, les atmosphères, les dynamiques collectives. Car la force va à la force. Nous avons pensé notre campagne en séquences, chaque séquence devant se terminer par un rassemblement de masse. Et à chaque fois, cette masse devait grandir. Notre premier pari était le rassemblement de Stalingrad en juin 2016. Ensuite, la convention de Lille en octobre 2016 pour que les gens comprennent qu’on créait un objet politique nouveau. Puis la séquence du 18 mars, avec le rassemblement sur la place de la République. Il ne s’agit pas uniquement de convictions sur la base du programme, il nous fallait créer une atmosphère, tout cela devait être joyeux. J’étais très content lorsque j’ai vu que le mot le plus associé à notre campagne était le bonheur. C’est un affect, cela signifie qu’on a fait passer un message, les gens souriaient dans nos meetings. Cette dimension du populisme me semble très importante. 

 

La question de la frontière est aussi essentielle. C’est un classique, on le faisait déjà auparavant, mais on a continué à désigner des ennemis, à nous construire en opposition à l’oligarchie. L’idée centrale consiste à ne pas avoir de délimitation préalable au sein de la population, autre que cette frontière avec l’oligarchie. On s’adresse à la population dans son ensemble, y compris des gens qui, traditionnellement, ne sont pas nos électeurs. C’était marrant, parce que beaucoup de gens nous ont dit que leurs grands parents qui ont toujours voté à droite ont cette fois-ci voté pour Mélenchon. C’est hallucinant. Certains se demandent si c’est vraiment cela qui a fonctionné dans la campagne. Je crois que oui, ce n’est pas une réécriture de l’histoire : on a mordu sur des secteurs qui n’étaient traditionnellement pas de notre électorat. C’est une dimension qu’on peut considérer comme « héritée »  du populisme.

 

« Du populisme, je retiendrais donc ces éléments : la transversalité, se construire à travers une frontière, mobiliser des affects, parler de sujets qu’on n’évoque pas habituellement. »

 

Ensuite, il faudrait qualifier ce que veut dire « populisme », car il y a beacoup de théories populistes. Dans notre équipe, Benoit Schneckenburger a écrit un livre sur le populisme. Laclau et Mouffe sont intéressants, et Chantal Mouffe était présente aux universités d’été, mais le populisme ne se réduit pas à leurs écrits.

 

Je retiendrais donc ces éléments : la transversalité, se construire à travers une frontière, mobiliser des affects, parler de sujets qu’on n’évoque pas habituellement. Quand on s’empare de la question vegan, des droits des animaux, on fait de la transversalité, de même lorsqu’on publie un livret sur le terrorisme et qu’on parle de l’armée : les gens ne nous voyaient pas arriver sur ces sujets.

 

 

- LVSL : Une dimension centrale de la campagne a consisté à s’éloigner des codes traditionnels de la gauche radicale. Vous évoquiez les signifiants vides, comment en êtes-vous venus à adopter des éléments de discours différents de ceux de 2012 ? 

Manuel Bompard : Au début de la campagne, on s’est rendu compte que tous nos mots avaient été volés, et on ne savait plus lesquels utiliser. Le débat est parfois crispant quand il s’agit de déterminer si on doit utiliser le terme « gauche » ou non. Entre nous la question ne se pose pas, on se considère tous de gauche. Mais le mot « gauche » nous a été volé. Il est difficile aujourd’hui de parler de gauche, de socialisme, de communisme, même si ce sont des beaux mots. Le progressisme, Macron nous l’a dérobé. Même les fachos se mettent à nous voler des mots, des symboles, comme le patriotisme. Les Républicains ont pris la République. Il faut donc inventer de nouveaux mots, et nous n’avons pas fini de régler cette question. 

 

On parle d’opposition écologique et sociale, mais nous ne sommes pas seulement une opposition. On parle d’humanisme social et écologique, mais c’est un peu long comme dénomination. Peut-être que le mot « Insoumis » est le bon, car c’est celui qui s’impose dans la société.  On débat, on se pose des questions. Écosocialisme c’était un beau mot, mais parler de socialisme aujourd’hui…

 

 

- LVSL : Ne faudrait-il pas disputer à Macron le progressisme pour éviter d’être relégué dans la catégorie des « conservateurs de tous bords » qu’il cherche à construire ? 

Manuel Bompard : Oui, il a déjà commencé à le faire. Lorsqu’il explique que « les Français n’aiment pas les réformes », par exemple. C’est la rhétorique sarkozyste, et il faut la démonter. C’est une belle construction de sa part par ailleurs. Il a réussi à créer cette contradiction dans la société entre ceux qui sont pour la réforme et ceux qui sont pour l’immobilisme. Mais nous ne sommes pas pour l’immobilisme, il y a 300 propositions dans notre programme.

 

- LVSL : Les acteurs qui s’opposent à la future Loi Travail peuvent être tentés d’adopter une posture défensive sur le thème « il faut défendre 100 ans de lutte sociale »…

Manuel Bompard : C’est vrai. On peut se permettre de dire cela quand on conteste la méthode. On ne peut pas laisser passer le fait que Macron utilise les ordonnances au milieu de l’été pour changer une législation héritée de 100 ans de travail. Ce n’est pas forcément un problème de dire cela. Parce que c’est une manière de renforcer notre argument : Macron ne peut pas briser tout ce travail en deux mois. En revanche, sur le fond, ce discours n’est pas efficace.

 

« Il faut retourner les outils de l’adversaire contre lui : ce que Macron propose de faire à propos du droit du travail, c’est ce qui a été fait depuis vingt ans. »

 

Sur un plateau télévisé, la question n’est pas de savoir ce qui est juste mais de savoir ce qui peut être utilisé comme un outil. Dans le film La Sociale, de Gilles Perret, l’un des protagonistes s’exprime et regrette que nous ayons abandonné la marche en avant sur le code du travail et adopté de purs discours de résistance pour conserver ce que nous avons réussi à obtenir par le passé. Je sais que nos adversaires vont essayer de nous enfermer dans ce discours. Il faut donc prendre les choses dans l’autre sens, retourner les outils de l’adversaire contre lui : ce que Macron propose de faire à propos du droit du travail, c’est ce qui a été fait depuis vingt ans. 

 

 

- LVSL : Dans les meetings, le slogan qui revient le plus est « Résistance », ce qui témoigne d’une certaine manière de la persistance d’une position défensive…

Manuel Bompard : Oui, le problème c’est que nous n’avons pas trouvé autre chose, et cela ne se fait pas tout seul. Pendant la campagne, on a aussi scandé « Dégagez ! ». Là encore, on ne peut pas faire comme s’il n’y avait aucun lien entre 2012 et 2017. Toute la première partie de notre longue histoire, c’est la création d’un premier espace de contestation sur lequel se sont ensuite développés des terreaux plus larges. « Résistance », c’est un héritage de 2012 auquel les gens sont attachés. C’est comme cela que je le vois.

 

- LVSL : L’enjeu de ces prochaines années consiste-t-il à passer de la logique de résistance à la mise en évidence qu’il est possible de prendre le pouvoir et de faire les choses autrement ?

Manuel Bompard : Si le problème se résumait aux slogans dans les meetings, on aurait pris le pouvoir dans ce pays depuis longtemps. Il ne suffira pas de changer nos slogans, même s’ils ont leur importance et construisent une histoire. En Espagne, Iñigo Errejón insiste beaucoup sur l’échéance des élections municipales. Mais pour nous, il y aura d’abord un affrontement crucial avec le pouvoir lors des élections européennes, car le mode de scrutin, la centralisation des listes autour des grands partis, vont en faire le premier test électoral.  Cela ne va pas être facile, mais ce sera un affrontement national avec le pouvoir. Les élections municipales, c’est un peu différent, certains phénomènes ne sont pas toujours déterminés par le contexte national. 

 

Par ailleurs, il ne faut pas, au nom d’une forme de guerre de position, abandonner totalement la guerre de mouvement. On peut toujours essayer de se construire une crédibilité, en gommant tous les points de conflictualité, en faisant des compromis. Mais on peut aussi considérer que notre crédibilité viendra de l’échec des autres. Il faut faire attention à ce qu’on fait, les gens sont énervés. Je suis d’accord à 99% avec Iñigo Errejón, mais je crois qu’il faut réussir à exprimer une radicalité qui existe dans la société. Le slogan « Résistance » dans les meetings n’est peut être pas le plus approprié, mais  le slogan de Podemos en juin 2016, « le sourire d’un pays » n’exprimait pas suffisamment la colère.

 

« Je ne voudrais pas qu’au nom de la crédibilisation, nous options pour une stratégie gentillette qui ne parle qu’aux centres-villes : il y a de la colère dans ce pays. »

 

On ne peut pas être l’excité qui crie et qui n’est jamais content. Mais on ne peut pas non plus être ceux qui pensent que tout va bien, que le pays est magnifique. Il y a des problèmes dans ce pays, il y a de la colère, des gens qui sont énervés, qui en ont marre et qui envoient tout balader. Il faut aussi leur parler. Je ne voudrais pas qu’au nom de la crédibilisation, nous options pour une stratégie gentillette qui ne parle qu’aux centres villes : il y a de la colère dans ce pays.

 

 

- LVSL : Comment envisagez l’avenir du mouvement en termes d’organisation, de structuration ? 

Manuel Bompard : Nous avons lancé une boite à idées pour recueillir les opinions des inscrits. A titre personnel, je suis radicalement opposé à ce qu’on décline le mouvement en structures locales, en une organisation avec des responsables par villes, des secrétaires fédéraux. Cela nous ramènerait deux ans en arrière. Ce qui ne signifie pas qu’il faille négliger l’échelle locale. Mais je suis opposé à ce que nous construisions une organisation locale qui transforme tout en positions de pouvoir et oriente l’activité du mouvement exclusivement vers l’intérieur. C’est précisément ce qui crée l’absence de porosité : vous vous regardez les uns les autres pendant que le monde extérieur s’éloigne

 

Il me semble qu’une des forces de la FI dans les campagnes a été sa facilité d’accès : on vient, on dit ce qu’on a envie de faire, et en vingt minutes on peut commencer à appartenir au mouvement. Et pas seulement de manière formelle, mais appartenir en agissant. C’est l’action qui fédère. Une deuxième grande force a été la multiplicité des formes et des rythmes d’engagement, des méthodes utilisées. Si vous n’avez pas le temps parce que vous travaillez ou vous vous occupez de votre famille, mais que vous avez deux heures de libre, vous pouvez les mettre à contribution en passant des coups de téléphone pour convaincre des électeurs. Ou à l’inverse, si vous avez trois jours par semaine parce que vous êtes à mi-temps, alors vous pouvez participer à une caravane dans les quartiers. Chacun, selon son parcours, ses compétences, son savoir-faire et ses envies peut apporter une pierre à l’édifice. Le mouvement fédère par l’action et par les objectifs communs, le programme étant l’objectif autour duquel tout le monde se retrouve.

 

Troisième point : un mouvement tourné vers l’action et non vers les discussions théoriques. Non pas parce qu’il ne faut pas avoir de débats théoriques. Nous en avons, comme en témoignent notre échange et les débats qu’on a organisés aux amphis d’été. Mais toujours avec l’idée d’articuler la théorie et la pratique : mieux comprendre le monde pour le transformer, et le transformer pour mieux le comprendre. Je ne méprise pas les cercles de réflexion théorique, mais ce n’est pas ce que nous souhaitons construire. Nous souhaitons que la plateforme permette une fluidité d’action, qu’elle crée aussi une multiplicité de points de contact avec des secteurs particuliers de la société, comme un mouvement à plusieurs têtes.

source : http://www.liberation.fr/france/2017/08/24/la-france-insoumise-ouvre-ses-premieres-journees-d-ete-a-marseille_1591761

source : http://www.liberation.fr/france/2017/08/24/la-france-insoumise-ouvre-ses-premieres-journees-d-ete-a-marseille_1591761

Dans mon esprit, on pourrait avoir des espaces pour les syndicalistes, pour les élus, pour les écologistes, et chacun de ces espaces contribuerait à une même galaxie avec une certaine autonomie d’action. Notre mouvement doit pouvoir se glisser dans tous les interstices de la société et générer chaque fois des espaces qui s’adaptent à la forme de cet interstice. Par exemple, les copains qui sont allés à Bure nous disent qu’il y a une radicalité dans les mouvements écologistes à côté de laquelle on ne peut pas passer. Mais si on dit aux gens de la ZAD de venir dans la France Insoumise, ce n’est pas leur truc. On doit essayer d’avoir un espace, un point de contact entre eux et nous, on pourrait les aider et eux pourraient nous apporter beaucoup de leur côté. Et dans mon idée, n’importe quelle action locale doit être appuyée et financée : si un groupe d’appui veut mener une campagne parce qu’un établissement va fermer à côté de chez eux, ils peuvent compter sur la plateforme nationale.

 

La dernière dimension concerne l’auto-organisation, même s’il reste encore beaucoup à défricher. On fait parfois des erreurs. Dans mon groupe d’appui, on a fait des tests et on s’est rendu compte qu’on se trompait lorsqu’on pensait à la place des gens : nous ne sommes pas des prestataires de services, nous n’avons pas vocation à aller dans les quartiers pour leur imposer des choses, nous ne sommes pas des commerciaux. Nous avons donc changé d’approche, on a cherché à créer un espace de discussion dans le quartier pour faire émerger par les habitants des revendications et des projets d’auto-organisation. Et on ne va surtout pas le faire à leur place, on va les laisser faire et leur servir de point d’appui. On réfléchit donc à avoir des locaux dans les grandes villes où l’on peut expérimenter ce type de pratique, un peu comme le fait Podemos. Voila mon état d’esprit à cette heure, même s’il reste des choses à préciser.

 

 

- LVSL : Cette formule peut-elle se révéler durable avec le passage d’une séquence politique chaude à une phase plus froide ? Pensez-vous que les Insoumis resteront mobilisés ?

Manuel Bompard : La présidentielle est une période chaude, les particules s’accélèrent et il y’a des collisions dans tous les sens. La période inter-électorale est plus froide. Bien sûr que des gens mobilisés dans la campagne le seront moins demain, la question c’est de savoir à quel niveau et en quelle proportion. Il me semble, et les journées d’été en attestent, qu’il y a certes une frustration de ne pas avoir réussi mais aussi et surtout le sentiment qu’on a préparé le terrain pour la fois d’après. Il y a un enthousiasme, une volonté conquérante, et l’actualité sociale va être chargée. Nous avons une position centrale dans la société, les gens s’intéressent à ce qu’on fait. Autant de raisons qui les poussent à continuer à se mobiliser. les résultats des élections offrent des potentialités. Les scores réalisés dans les quartiers populaires des grandes villes sont extraordinaires. Nous y sommes très attendus, on l’a vu avec les caravanes pendant l’été, les gens nous disent « au moins vous, vous revenez là, vous ne nous avez pas abandonnés ». Et en tant que militant politique, quand vous entendez ça, normalement vous revenez encore la fois d’après, car il y a une responsabilité qui pèse sur vos épaules.

 

« Les scores réalisés dans les quartiers populaires des grandes villes sont extraordinaires. Nous y sommes très attendus, on l’a vu avec les caravanes pendant l’été. »

 

Je ne dis pas que les 500 000 personnes qui ont signé sur la plateforme vont être en mouvement en permanence, si c’était le cas, on ferait reculer la Loi travail très facilement. Mais quelque chose a pris, quelque chose est né. Tout cela ne va pas être facile, on l’a vu lors des législatives. Nous avons nous-mêmes perdu des voix dans les législatives. Mais en réalité, je suis d’accord avec tous ces gens qui ne sont pas retournés voter : on a fait campagne en expliquant qu’il fallait passer à une VIe Républque, et pour cela prendre le pouvoir dans le cadre de la Ve et gagner la présidentielle. Mais une fois la présidentielle passée, on a dû expliquer que les législatives donnaient tout de même la possibilité de freiner Macron. Les gens votent pour que leurs problèmes soient résolus, pas pour embêter celui qui a été élu à la présidentielle. Des gens se sont mobilisés lors de la présidentielle conscients que c’est là que tout se jouait, puis ont considéré que c’était plié et qu’il fallait encore attendre cinq ans. Il y en a, mais je pense qu’on observe tout de même un enthousiasme et une source énergie.

 

 

- LVSL : Comment la France Insoumise entend-elle lutter contre le Front national ?

Manuel Bompard : D’abord, on prend en compte les problèmes des gens, la misère. Ce n’est pas très original, mais c’est la base. On n’a pas peur de s’aventurer sur des terrains glissants, comme le travail détaché. Deuxièmement, on refuse de lui laisser l’apanage de certains sujets, comme la laïcité, le droit de vivre en sécurité dans ce pays. A un moment donné, nous avons réussi à nous faire enfermer dans l’idée que nous n’étions pas préoccupés par les questions de sécurité. Mais qui sont les premières victimes des problèmes de sécurité ? Ce ne sont pas les bourgeois du XVIe arrondissement de Paris. On parle souvent de la violence dans les quartiers populaires, et les premières victimes des violences dans les quartiers populaires sont les habitants de ces quartiers populaires. 

 

Il ne faut pas laisser ces thèmes au Front national, ni lui laisser les symboles : le drapeau, l’hymne. Si quelque chose a progressé dans la campagne c’est bien cela. Et pas seulement dans notre campagne, dans le pays : les gens étaient fiers d’avoir le drapeau bleu-blanc-rouge. C’est quelque chose de collectif : quand tout le monde commence à le porter, on se dot « je suis comme lui, je peux aussi le porter ». Quand seuls les fachos brandissent le drapeau, on se dit « je ne le prends pas, sinon on va me dire que je suis avec eux ».

 

« Il ne faut pas laisser ces thèmes au Front National, ni lui laisser les symboles : le drapeau, l’hymne (…) Ce n’est pas parce qu’on parle de son pays qu’on est nationaliste. »

 

Il faut accepter de poser la question européenne. Peut être que cela nous a fait perdre des voix. Tous les gens de la classe moyenne supérieure que je rencontre me disent que si on avait eu un discours plus apaisé sur l’Europe on aurait pu gagner. Mais je connais aussi plein de gens qui n’auraient pas voté pour nous si cela avait été le cas. Il faut travailler : ce n’est pas tant un problème de radicalité que de précision quant à la manière de formuler ce sujet. On ne doit donc pas laisser le monopole de la question européenne et du protectionnisme au Front National.

 

Il ne faut pas nous laisser gangréner par un courant qui considère que tout se joue à l’échelle internationale, que la nation n’est plus un levier pour changer la société, qu’il faut se concentrer sur les conférences internationales. Je crois totalement l’inverse. Je respecte cet état d’esprit mais nous pensons que le pouvoir se prend dans le cadre de la nation. Il faut bien entendu travailler avec d’autres pays mais c’est d’abord dans le pays dans lequel on est qu’on veut prendre le pouvoir. Ce n’est pas parce qu’on parle de son pays qu’on est nationaliste.

 

C’est aussi le cas sur la question de la laïcité. Certains courants à gauche ont fait des bêtises, ont considéré par exemple, ce qui est insultant pour tout le monde, qu’on ne progresserait dans les quartiers populaires que si on commençait à faire des compromis avec la question laïque. C’est considérer que les habitants des quartiers populaires sont déterminés par la religion, c’est absurde. Certains ont une religion, c’est très bien, ils en ont le droit. Mais ne faisons pas ce type de bêtises qui créent un terreau pour le FN.

 

Et dernière chose, il faut cesser avec ce discours de la diabolisation qui les renforce. A chaque fois que vous dites à Marine Le Pen qu’elle est le diable, les gens veulent voter pour le diable, car ceux qui sont présentés comme les organisateurs du paradis proposent un paradis qui ne leur correspond pas.

 

Pour en savoir plus :

- Les mouvements qui sont restés sur une addition de forces ont tous échoué – Entretien avec Eric Coquerel

- Manuel Bompard : « Être la 1ère force alternative et gagner la bataille culturelle »

- LE POPULISME EN 10 QUESTIONS

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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 20:07
Le service rendu par Pierre Laurent à la France insoumise

@Pierre Laurent : " en plein mouvement contre les #OrdonnancesMacron, l'adversaire c'est macron et le Medef, pas Jean Luc Mélenchon " #faute

 

(Sce : Canard enchainé)

(Sce : Canard enchainé)

Sources : Chroniques du YETI par Pierrick Tillet

-Le secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent, se lâche
Fête de l’Huma : en s'en prenant à Jean-Luc Mélenchon, Pierre Laurent (PCF) rend un service inestimable à celui-ci et à son mouvement.

 

Qu’est-ce qui lui a pris, au secrétaire national du vieux PCF, d’éreinter aussi stupidement le leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, absent de la fête à la Courneuve pour cause de déplacement à la Réunion ?

Le service rendu par Pierre Laurent à la France insoumise
Le service rendu par Pierre Laurent à la France insoumise

Mais certains de ses lieutenants étaient bien présents, à écouter ce discours fort indélicat à leur encontre. Ils s’en émurent, comme quantité d’insoumis sur les réseaux sociaux.

 

Ceux-ci ont pourtant tort de se formaliser. Pierre Laurent, fort probablement à l’insu de son plein gré et plus certainement par excès de dépit, a juste coupé le cordon ombilical entre son vieux monde politique et un nouveau en pleine ébullition.

 

Partant, il aide finalement la force montante insoumise à s’affranchir sans état d’âme des pesanteurs du passé. Il pourrait même avoir dissuadé les derniers accros à la stratégie de l’union (Clémentine Autain)

 

La @FranceInsoumise présente en nombre à l'allocution de @plaurent_pcf à la #FetedeLhuma !
La @FranceInsoumise présente en nombre à l'allocution de @plaurent_pcf à la #FetedeLhuma !
La @FranceInsoumise présente en nombre à l'allocution de @plaurent_pcf à la #FetedeLhuma !
La @FranceInsoumise présente en nombre à l'allocution de @plaurent_pcf à la #FetedeLhuma !
La @FranceInsoumise présente en nombre à l'allocution de @plaurent_pcf à la #FetedeLhuma !
La @FranceInsoumise présente en nombre à l'allocution de @plaurent_pcf à la #FetedeLhuma !
La @FranceInsoumise présente en nombre à l'allocution de @plaurent_pcf à la #FetedeLhuma !
La @FranceInsoumise présente en nombre à l'allocution de @plaurent_pcf à la #FetedeLhuma !
La @FranceInsoumise présente en nombre à l'allocution de @plaurent_pcf à la #FetedeLhuma !
La @FranceInsoumise présente en nombre à l'allocution de @plaurent_pcf à la #FetedeLhuma !

La @FranceInsoumise présente en nombre à l'allocution de @plaurent_pcf à la #FetedeLhuma !

-Aller de l’avant sereinement sans regarder sur les bas-côtés

L’union fantasmée des forces de gauche est un leurre éventé. Celle-ci n’interpelle plus guère que les militants fatigués. Elle n’est en rien un gage d’une convergence de l’opinion publique autour d’un projet. comme on a hélas pu le vérifier en 2012 avec feu le Front de gauche.

 

Ce qui se passe actuellement, c’est une recomposition complète du paysage politique, avec « dégagisme » sans pitié des vieilles lunes obsolètes du monde d’avant : LR, EELV, PS, PCF…  Même le FN vient de se prendre un sacré coup sur le nez. Et Besancenot n’est plus qu’une ombre pathétique.

 

Tant pis si les chiens aboient au passage de la caravane. Tant mieux si la meute médiatique gueule à s’en égosiller. C’est juste signe qu’elle sent le danger et panique. Ne reste à ces fantômes qu’à décrocher en répandant leurs aigreurs (Pierre Laurent) ou tenter de raccrocher leur wagonnet à une locomotive qui les dépasse (Hamon le 23 septembre).

 

La France insoumise doit continuer d’aller sereinement de l’avant, sans regarder sur les bas-côtés, encore moins derrière elle.  À la fête de l’Huma, Pierre Laurent vient de lui donner un sacré coup-de main.

 

Pierrick Tillet

 

---------------------------------------------

 

Rassembler OUI ! Mais rassembler quoi ?

Si c'est les partis, c'est NON... si c'est le peuple, c'est OUI !

 

-C'est le type de rassemblements que la France insoumise met en œuvre

Depuis le début de la campagne des élections présidentielles, nous n'avons eu de cesse de tenir le même langage " C'est le peuple que nous voulons rassembler, pas les partis " !

 

Car certains ont tellement la mémoire courte......

Le service rendu par Pierre Laurent à la France insoumise

.... qu'ils sont prêts à remettre ça !

Le PS à la fête de l'Huma pour prêcher l'unité http://www.parti-socialiste.fr/parti-socialiste-present-a-fete-de-lhumanite/

Le PS à la fête de l'Huma pour prêcher l'unité http://www.parti-socialiste.fr/parti-socialiste-present-a-fete-de-lhumanite/

Le service rendu par Pierre Laurent à la France insoumise

- Il n'y a pas " d'enjeu de pouvoir " pour la France insoumise

Nous sommes au cœur d'une bataille politique sur la conception du rassemblement à mettre en œuvre pour battre politiquement Macron, la droite et l’extrême droite.

 

Contrairement à ce qu'affirme Pierre Laurent, en ayant l'ambition de " RASSEMBLER LE PEUPLE " la France insoumise n'a pas vocation à rassembler le pays derrière J.L. Mélenchon, mais à rassembler une majorité sur un programme en l’occurrence aujourd'hui, L'AVENIR EN COMMUN.

 

Soit rassembler " la gauche " comme le préconisent Laurent, Hamon, Ensemble, le PS, EELV ce qui exclue d'entrée ceux qui ne se retrouvent plus dans " la gauche ", ne votent plus ou votent FN....... ou RASSEMBLER LE PEUPLE dans une démarche transversale et hors parti ce qui vise à intégrer tous les exclus de la politique ou qui ne se retrouvent plus dans les partis traditionnels....... et ils sont des millions ! Environ 40% du corps électoral.

 

La France insoumise est sur cette démarche là depuis 2 ans.... et nous n'en changerons pas n'en déplaise à Laurent, Hamon et les autres !

 

 

-

Et si, finalement, nous prenions ça avec une note d'humour !

Le service rendu par Pierre Laurent à la France insoumise
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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 10:43
Macron et le désordre
... ou l’illégitimité du pouvoir en place qui organise la grande braderie sociale.

 

En cette rentrée de septembre, Emmanuel Macron, fort de 30% d’opinions favorables, un record qui dépasse l’impopularité des Hollande ou Sarkozy, s’apprête à mettre en place les premières mesures d’un programme annoncé –sans jamais avoir été développé- depuis plusieurs mois.

Les français vont donc découvrir ce qui s’apparente à une grande braderie sociale, faisant du « code du travail » le point de départ de ce qui s’apparente bien, derrière l’argument de « lutte contre le chômage », à un véritable « coup d’état social ».

Face au pouvoir le « front syndical », du moins celui des organisations, est disloqué. Et la riposte politique promise par la « France Insoumise » est présentée par le monde médiatique comme une manifestation parmi d’autres qui ne ferait que « rajouter de la division à la division ».

Bref, tout est fait pour accréditer l’idée qu’un président élu par moins d’un électeur sur quatre pourrait tout bouleverser, tout casser en toute impunité, en toute tranquillité. Pari pour le moins risqué.

 

Sources : La Sociale par Jacques Cotta

- Un contenu d’une violence inouïe
Les ordonnances sur le code du travail remettent en cause les principales conquêtes du monde du travail, obtenues après des décennies de luttes difficiles et douloureuses. Le code du travail, initialement conçu comme droit correcteur au service des plus faibles, une fois revu et corrigé par les ordonnances, est réduit au rôle d’outil pour mieux asservir l’homme comme instrument au service de l’économie capitaliste. C’est la « République démocratique et sociale » revendiquée dans l’article 1 de la constitution qui est de fait remise en question.

  • Dans la grande majorité des entreprises (jusqu’à 50 salariés), possibilité de déroger aux accords de branche grâce au « référendum d’entreprise » à l’initiative de l’employeur. C’est la négation du lien de subordination du salarié vis à vis de son employeur…
  • Possibilité d’imposer à un salarié la perte de certains avantages prévus par son contrat de travail, ou de donner sa démission sans indemnité…
  • Contournement favorisé des organisations syndicales pour toute négociation.
  • Fusion des instances représentatives du personnel soumettant de fait des sujets comme l’hygiène et la sécurité à un chantage permanent…
  • Modification du périmètre du licenciement économique permettant aux multinationales d’organiser des plans sociaux selon leur bon vouloir, délocalisant ici ou là selon leurs intérêts au détriment des salariés…
  • Fragilisation de l’employé qui en cas de licenciement lors d’un refus d’accord collectif ne sera pas reconnu comme licenciement économique. Adieu donc aux dispositions existant en cas de plan social…
  • Limitation des indemnités prud’homales pour tout licencié sans cause réelle ni sérieuse, permettant aux entreprises de provisionner à l’avance sans risque pour « dégraisser » selon leur bon vouloir…
  • Élargissement du « contrat de chantier », donc instauration d’une précarité permanente… A l’inverse du CDD, aucune indemnité n’est prévue à son terme…
  • Etc …

 

 

- Une politique d’ensemble
Les ordonnances s’inscrivent dans une politique d’ensemble assez cohérente. Le candidat des banquiers, du capital financier et de l’union européenne, respecte son mandat. Le budget 2018 en témoigne.


La règle des 3% de déficit dictée par l’UE et revendiquée par Macron impose des coupes drastiques dans le budget de l’état. Cela d’autant plus qu’un des points phares de son programme repose sur la baisse des impôts, des cotisations sociales, la réforme de l’ISF et la « flat tax » à 30% sur les revenus du capital… Et également sur la transformation du CICE en « baisse de charges pour les entreprises », encouragée par Bruxelles et son commissaire européen, le socialiste et ex ministre Pierre Moscovici…

Les conséquences sont donc prévisibles :

  • Suppression des 120 000 postes de fonctionnaires sur 5 ans....
  • Réduction ou fermeture concomitantes de services publics….
  • Différentiation du point d’indice dans les trois fonctions publiques, état, territoriale, hospitalière…
  • Augmentation de la CSG de 1,7% qui touchera particulièrement les retraités dont la pension excède 1200 euros mensuels…


C’est au quotidien que la société toute entière devra subir la violence des mesures Macron. En effet, de l’aveu même du président ou de ses ministres :

  • 60% des efforts demandés seront destinés aux retraités dits « les plus aisés ». Le montant médian des pensions s’élevant à 1500 euros environ, quel est donc le seuil visé ? 1500, 1800, 2000 euros par mois ? Une fortune…
  • Les APL baissées au nom de l’égalité… Et tant pis pour ceux qui ne pourront plus se loger…
  • L’université avec remise en cause du libre accès pour tous… Conformément aux recommandations de l’OCDE et de l’UE, une grande masse sous éduquée, sous formée, corvéable et malléable à loisir, et une petite frange bien faite pour les encadrer…
  • Les emplois aidés supprimés massivement, au détriment des besoins des collectivités et accessoirement des familles qui ne peuvent vivre que grâce au salaire que ces emplois leur rapportent…
  • Etc…

 

 

- La question est politique
Cette rentrée serait donc synonyme de « réformes » … En fait, la régression s’annonce violente. C’est bien une grande braderie sociale ou encore d’un coup d’état social que Le Président Macron et son gouvernement se proposent de réaliser.

La « loi travail » prend l’allure d’un double « test ». Test d’abord sur le contenu. Si tout se passe comme l’espère le pouvoir, ce sera ensuite la protection sociale qui sera l’objet de toute son attention. Test ensuite sur les réactions que susciteront les mesures présentes dans les ordonnances. La base des salariés, les sections syndicales, les unions départementales parviendront-elles à submerger les directions confédérales ? La question se pose notamment à « Force Ouvrière » au sein de laquelle l’attitude de Jean-Claude Mailly suscite interrogation, souvent colère, parfois dégout …

La situation se résumerait donc à une division syndicale, d’un côté les « combattifs », prêts à une lutte de longue haleine, de l’autre les « capitulards » de la première heure, complice de tous les gouvernements, telle la CFDT, ou de la dernière heure telle FO.

 

 

- Alors, quelle solution ?
Évidemment la capitulation ne peut faire que le jeu des ordonnances, de Macron, de son gouvernement. De son côté la perspective de journées d’action à répétition ne peut que démoraliser avant même d’avoir commencé. L’expérience des années passées est de ce point de vue éclairante…

Évidemment la capitulation ne peut faire que le jeu des ordonnances, de Macron, de son gouvernement. De son côté la perspective de journées d’action à répétition ne peut que démoraliser avant même d’avoir commencé. L’expérience des années passées est de ce point de vue éclairante…

 

Il apparaît donc que la question que pose le gouvernement est politique. Il tire sa légitimité des institutions de la 5ème république qui permettent de concentrer tous les pouvoirs dans les mains d’un homme « providentiel », d’un « Jupiter » des temps nouveaux, qui pourtant est ultra minoritaire dans le pays avec seulement 18% des voix sur son seul nom. Formellement, du point de vue de la 5ème république, tout lui est permis. Mais politiquement, démocratiquement ? La question est bien politique. Emmanuel Macron et son gouvernement ne sont pas légitimes pour casser ce que plusieurs décennies de larmes et de sang ont acquis. En exprimant une telle exigence, le président de la république et son gouvernement prennent la responsabilité d’une riposte qui dépasse de très loin la seule action syndicale.

 

Car si la cohérence de l’action syndicale est l’opposition aux ordonnances, si l’unité est nécessaire pour atteindre cet objectif, si tel est le cadre ouvert par les manifestations du 12 septembre, le contenu du 23 prend un autre relief. Appelé par la « France Insoumise », le rassemblement de Paris prend un caractère directement politique, s’inscrivant d’ores et déjà dans un contexte où les jours de ce gouvernement et du régime sont comptés… N’est-ce pas d’ailleurs par un 23 septembre massif à Paris, dont le moteur est le rejet profond de Macron et de ce qu’il représente, que les forces sociales pourront trouver les ressources d’une bataille à la hauteur pour préserver et développer le contenu de ce que doit être la république sociale ?

 

Pour en savoir plus :

- Casse du Code du travail : la machine Macron risque de s'enrayer... !

- Macron, l’arrogance solitaire du pouvoir par Francois Cocq   

- Macron : un demi Poincaré

- Symboles, codes et discours de la présidence macron : que veut nous vendre la com'jupitérienne ?

- Emmanuel Macron, ou l’oligarchie au pouvoir

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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 22:00
Après le 9 septembre les insoumis du 17 mobilisés pour l'action le 12, le... et le 23 septembre à Paris

- Le 9 septembre, succès de la rentrée politique des insoumis de la Charente Maritime à Tonnay Charente

C'est avec plus de 150 participants, dans une ambiance studieuse et festive que les insoumis de Charente Maritime ont effectué leur rentrée politique.

  • LE MATIN ( l'instant des insoumis à huis-clos) :

    Compte-rendu des  AmFIs des 24 au 27 août à Marseille, puis atelier "boîte à outils" - moment d'échange et de propositions sur la structuration et l'organisation de la FI (parti politique, association, organisation horizontale, quel pérennisation et développement de l'encrage territorial) mais aussi : quelle activité en direction des quartiers et entreprises, etc..... ?.

  • L'objectif : apporter des contributions collectives sur la plateforme nationale (boite à idées).

Après le 9 septembre les insoumis du 17 mobilisés pour l'action le 12, le... et le 23 septembre à Paris
Après le 9 septembre les insoumis du 17 mobilisés pour l'action le 12, le... et le 23 septembre à Paris
Après le 9 septembre les insoumis du 17 mobilisés pour l'action le 12, le... et le 23 septembre à Paris
Après le 9 septembre les insoumis du 17 mobilisés pour l'action le 12, le... et le 23 septembre à Paris
Après le 9 septembre les insoumis du 17 mobilisés pour l'action le 12, le... et le 23 septembre à Paris
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Après le 9 septembre les insoumis du 17 mobilisés pour l'action le 12, le... et le 23 septembre à Paris
Après le 9 septembre les insoumis du 17 mobilisés pour l'action le 12, le... et le 23 septembre à Paris
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Après le 9 septembre les insoumis du 17 mobilisés pour l'action le 12, le... et le 23 septembre à Paris
Après le 9 septembre les insoumis du 17 mobilisés pour l'action le 12, le... et le 23 septembre à Paris
  • APRÈS-MIDI : ATELIERS STUDIEUX et intermèdes musicaux

I - Loi travail 2 - " Ce que le gouvernement impose, comment les citoyens s'opposent ", dans une salle pleine, en présence de Caroline AVRIL représentante du syndicat SUD solidaires (l'UD-CGT17 s'est excusée au dernier moment) et du député insoumis Loïc Prud'homme.

Après le 9 septembre les insoumis du 17 mobilisés pour l'action le 12, le... et le 23 septembre à Paris
Après le 9 septembre les insoumis du 17 mobilisés pour l'action le 12, le... et le 23 septembre à Paris
Après le 9 septembre les insoumis du 17 mobilisés pour l'action le 12, le... et le 23 septembre à Paris
Après le 9 septembre les insoumis du 17 mobilisés pour l'action le 12, le... et le 23 septembre à Paris
Après le 9 septembre les insoumis du 17 mobilisés pour l'action le 12, le... et le 23 septembre à Paris
Après le 9 septembre les insoumis du 17 mobilisés pour l'action le 12, le... et le 23 septembre à Paris
Après le 9 septembre les insoumis du 17 mobilisés pour l'action le 12, le... et le 23 septembre à Paris

II - Le CETA - " accord de libre-échange avec le Canada appliqué à partir du 21 septembre - et maintenant ? " En présence de membres de Stop tafta et d’Attac

III - Produits sains et circuits court - " la solution s'organise ! " En présence de membres de la confédération paysanne, de producteurs locaux, de membres d'associations de développement de la production alimentaire locale  et du député insoumis Loïc Prud'homme

 

Après le 9 septembre les insoumis du 17 mobilisés pour l'action le 12, le... et le 23 septembre à Paris
Après le 9 septembre les insoumis du 17 mobilisés pour l'action le 12, le... et le 23 septembre à Paris
Après le 9 septembre les insoumis du 17 mobilisés pour l'action le 12, le... et le 23 septembre à Paris
Après le 9 septembre les insoumis du 17 mobilisés pour l'action le 12, le... et le 23 septembre à Paris
Après le 9 septembre les insoumis du 17 mobilisés pour l'action le 12, le... et le 23 septembre à Paris
Après le 9 septembre les insoumis du 17 mobilisés pour l'action le 12, le... et le 23 septembre à Paris
Après le 9 septembre les insoumis du 17 mobilisés pour l'action le 12, le... et le 23 septembre à Paris

IV - Solidarités et initiatives citoyennes - en présence de membres de l'association Zéro déchet et de Pays Rochefortais Alert qui s'oppose à l'hyper-incinérateur d'Echillais

V - Accueil des migrants en Charente Maritime, il y a urgence " - En présence de membres du Comité Anti-Expulsion

 

Après le 9 septembre les insoumis du 17 mobilisés pour l'action le 12, le... et le 23 septembre à Paris
Après le 9 septembre les insoumis du 17 mobilisés pour l'action le 12, le... et le 23 septembre à Paris
Après le 9 septembre les insoumis du 17 mobilisés pour l'action le 12, le... et le 23 septembre à Paris
Après le 9 septembre les insoumis du 17 mobilisés pour l'action le 12, le... et le 23 septembre à Paris
Après le 9 septembre les insoumis du 17 mobilisés pour l'action le 12, le... et le 23 septembre à Paris
Après le 9 septembre les insoumis du 17 mobilisés pour l'action le 12, le... et le 23 septembre à Paris

VI - Égalité des chances dans l’école de la République : une rentrée scolaire sous tension - En présence de membres de l'Éducation nationale et de représentants d'associations de parents d'élèves

 

Après le 9 septembre les insoumis du 17 mobilisés pour l'action le 12, le... et le 23 septembre à Paris
Après le 9 septembre les insoumis du 17 mobilisés pour l'action le 12, le... et le 23 septembre à Paris
Après le 9 septembre les insoumis du 17 mobilisés pour l'action le 12, le... et le 23 septembre à Paris

VII - Soirée conviviale 

- Le Mystère du journaliste jaune, conférence gesticulée de Philippe Merlan[1]

- Chansons d'Alain Lanatrix

Après le 9 septembre les insoumis du 17 mobilisés pour l'action le 12, le... et le 23 septembre à Paris
Après le 9 septembre les insoumis du 17 mobilisés pour l'action le 12, le... et le 23 septembre à Paris
Après le 9 septembre les insoumis du 17 mobilisés pour l'action le 12, le... et le 23 septembre à Paris

- Et maintenant ? L'heure est à l'action...

  • Le 12 septembre

Les insoumis de Charente Maritime, n'ont pas attendu d'ordre pour inviter les citoyens à participer, aux côtés des syndicats, à l’action du 12 septembre et des jours qui suivront... parce-qu-ils sont dans les entreprises, dans la cité, dans la vie économique sociale.... !

 

Chez les insoumis, la consigne : " c'est n'attendez pas la consigne ! "

Après le 9 septembre les insoumis du 17 mobilisés pour l'action le 12, le... et le 23 septembre à Paris
Après le 9 septembre les insoumis du 17 mobilisés pour l'action le 12, le... et le 23 septembre à Paris
Après le 9 septembre les insoumis du 17 mobilisés pour l'action le 12, le... et le 23 septembre à Paris
Après le 9 septembre les insoumis du 17 mobilisés pour l'action le 12, le... et le 23 septembre à Paris
  • Le 23 septembre
  • Si le combat contre ce gouvernement et sa politique est syndical et social, il est aussi tout autant politique. C'est pourquoi la France insoumise a décidé de faire de la date du 23 septembre (lendemain de la présentation et de l'adoption des ordonnances en Conseil des Ministres) une marche nationale contre le coup d'état social. Ce sera l'occasion de dire non à la casse du code du travail mais également au monde qui l'accompagne.

     

    Cette marche ne sera pas seulement la marche des insoumis.e.s. Elle est ouverte à toutes celles et ceux qui en partagent les objectifs. Malgré les contraintes d'un déplacement à Paris, il est très important qu'un maximum de personnes y participent car c'est la force du nombre qui fera vaciller le gouvernement.

     

    Le 23 septembre, déferlons sur Paris !

    - Pour participer à la manifestation et aller à Paris en bus, au départ de La Rochelle... c'est ICI

Après le 9 septembre les insoumis du 17 mobilisés pour l'action le 12, le... et le 23 septembre à Paris
Après le 9 septembre les insoumis du 17 mobilisés pour l'action le 12, le... et le 23 septembre à Paris
Après le 9 septembre les insoumis du 17 mobilisés pour l'action le 12, le... et le 23 septembre à Paris
Après le 9 septembre les insoumis du 17 mobilisés pour l'action le 12, le... et le 23 septembre à Paris

Notes :

[1] Captation de la conférence gesticulée de Philippe Merlant du 24 mai 2014, lors des Rencontres des Médias Libres et du journalisme de résistance à Meymac (Corrèze) en trois parties : partie 1 - partie 2 - partie 3

 

Pour en savoir plus :

- la fête départementale des insoumis du 17 en photos

- Fête insoumise à Tonnay-Charente (17)

- 12 et 23 septembre : conjuguer le politique et le social

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27 août 2017 7 27 /08 /août /2017 20:02
1973-2017 : l’effondrement idéologique de la “gauche” française

Sources : Le Grand*Soir par Bruno GUIGUE

-D'hier.... à aujourd'hui
En 1973, le coup d’État du général Pinochet contre le gouvernement d’Unité populaire au Chili provoqua une vague d’indignation sans précédent dans les milieux progressistes du monde entier. La gauche européenne en fit le symbole du cynisme des classes dominantes qui appuyèrent ce “pronunciamiento”. Elle accusa Washington, complice du futur dictateur, d’avoir tué la démocratie en armant le bras meurtrier des militaires putschistes. En 2017, au contraire, les tentatives de déstabilisation du pouvoir légitime au Vénézuéla ne recueillent au mieux qu’un silence gêné, un sermon moralisateur, quand ce n’est pas une diatribe antichaviste de la part des milieux de gauche, qu’il s’agisse des responsables politiques, des intellectuels qui ont pignon sur rue ou des organes de presse à gros tirage.

 

Du PS à l’extrême-gauche (à l’exception du “Pôle de renaissance communiste en France”, qui a les idées claires), on louvoie, on ménage la chèvre et le chou, on reproche au président Maduro son “autoritarisme” tout en accusant l’opposition de se montrer intransigeante. Dans le meilleur des cas, on demande au pouvoir légal de faire des compromis, dans le pire on exige qu’il se démette. Manuel Valls, ancien premier ministre “socialiste”, dénonce la “dictature de Maduro”. Son homologue espagnol, Felipe Gonzalez, trouve scandaleux l’appel aux urnes, et il incrimine “le montage frauduleux de la Constituante”. Mouvement dirigé par la députée de la “France Insoumise” Clémentine Autain, “Ensemble” condamne le “caudillisme” du pouvoir chaviste. Eric Coquerel, également député de la FI et porte-parole du Parti de gauche, renvoie dos-à-dos les fauteurs de violence qui seraient à la manœuvre “des deux côtés”, tout en avouant ingénument qu’il n’a “pas envie de critiquer Maduro”.

 

 

- Entre 1973 et 2017, que s’est-il passé ?
Il y a un demi-siècle, la gauche française et européenne était généralement solidaire - au moins en parole - des progressistes et révolutionnaires des pays du Sud. Sans méconnaître les erreurs commises et les difficultés imprévues, elle ne tirait pas une balle dans le dos à ses camarades latino-américains. Elle ne distribuait pas les responsabilités entre les putschistes et leurs victimes en rendant une sorte de jugement de Salomon. Elle prenait parti, quitte à se tromper, et ne pratiquait pas, comme la gauche actuelle, l’autocensure trouillarde et la concession à l’adversaire en guise de défense. Elle ne disait pas : tout cela, c’est très vilain, et tout le monde a sa part de culpabilité dans ces violences regrettables. La gauche française et européenne des années 70 était sans doute naïve, mais elle n’avait pas peur de son ombre, et elle ne bêtifiait pas à tout bout de champ lorsqu’il s’agissait d’analyser une situation concrète. C’est incroyable, mais même les socialistes, comme Salvador Allende, pensaient qu’ils étaient socialistes au point d’y laisser leur peau.

 

 

- A voir l’ampleur du fossé qui nous sépare de cette époque, on est pris de vertige.
La crise vénézuélienne fournit un exemple commode de cette régression parce qu’elle se prête à une comparaison avec le Chili de 1973. Mais si l’on élargit le spectre de l’analyse, on voit bien que le délabrement idéologique est général, qu’il traverse les frontières. Lors de la libération d’Alep par l’armée nationale syrienne, en décembre 2016, les mêmes “progressistes” qui font la fine bouche devant les difficultés du chavisme ont fait chorus avec les médias détenus par l’oligarchie pour accuser Moscou et Damas des pires atrocités. Et la plupart des “partis de gauche” français (PS, PCF, PG, NPA, Ensemble, EELV) ont appelé à manifester devant l’ambassade de Russie, à Paris, pour protester contre le “massacre” des civils “pris en otage” dans la capitale économique du pays.


Bien sûr, cette indignation morale à sens unique occultait la véritable signification d’une “prise d’otages” qui eut lieu, en effet, mais par les milices islamistes, et non par les forces syriennes. On put le constater dès que les premiers couloirs d’évacuation furent mis en place par les autorités légales : les civils fuirent en masse vers la zone gouvernementale, parfois sous les balles de leurs gentils protecteurs en “casque blanc” qui jouaient au brancardier côté cour et au djihadiste côté jardin. Pour la “gauche”, le million de Syriens d’Alep-Ouest bombardés par les extrémistes customisés en “rebelles modérés” d’Alep-Est ne comptaient pas, la souveraineté de la Syrie non plus. La libération d’Alep restera dans les annales comme un tournant de la guerre par procuration menée contre la Syrie. Le destin aura aussi voulu, malheureusement, qu’elle signale un saut qualitatif dans l’avachissement cérébral de la gauche française.

 

 

- Syrie, Venezuela : ces deux exemples illustrent les ravages causés par l’indigence de l’analyse conjuguée à la couardise politique.

Tout se passe comme si les forces qui tenaient lieu de “forces vives” dans ce pays avaient été anesthésiées par on ne sait quel puissant sédatif. Parti des sphères de la “gauche de gouvernement”, le ralliement à la doxa diffusée par les médias dominants est général. Convertie au néo-libéralisme mondialisé, l’ancienne social-démocratie ne s’est pas contentée de tirer une balle dans le dos à ses ex-camarades des pays du Sud, elle s’est aussi tirée une balle dans le pied. Transformé en courant minoritaire - social-libéral - au sein d’une droite plus dévouée que jamais au capital, le PS s’est laissé cannibaliser par Macron, la savonnette à tout faire de l’oligarchie capitaliste euratlantique. Dans les années 70, même la droite française “libérale éclairée”, avec Giscard d’Estaing, était plus à gauche que le PS d’aujourd’hui, ce résidu vermoulu dont l’unique fonction est de distribuer les sinécures aux rescapés du hollandisme.

 

 

- La page de Solférino une fois tournée, on pouvait alors espérer que la “gauche radicale” prendrait le relais en soldant les comptes des errements passés.
Mais la “France insoumise”, malgré son succès électoral du 23 avril 2017, est un grand corps mou, sans colonne vertébrale. On y trouve des gens qui pensent que Maduro est un dictateur et d’autres qui pensent qu’il défend son peuple. Ceux qui dénoncent l’adhésion de la France à l’OTAN pleuraient à chaudes larmes sur le sort de ses mercenaires wahhabites à Alep. La main sur le cœur, on se proclame contre l’ingérence étrangère et l’arrogance néo-coloniale au Moyen-Orient, mais on veut “envoyer Assad devant la CPI”, ce tribunal d’exception réservé aux parias du nouvel ordre mondial. Le président syrien, nous dit-on, est un “criminel”, mais on compte quand même sur le sacrifice de ses soldats pour éliminer Daech et Al-Qaida. Ces contradictions seraient risibles, si elles ne témoignaient d’un délabrement plus profond, d’un véritable collapsus idéologique.

 

Elle a beau vouloir rompre avec la social-démocratie, cette gauche adhère à la vision occidentale du monde et à son droit-de-l’hommisme à géométrie variable. Sa vision des relations internationales est directement importée de la doxa pseudo-humaniste qui partage le monde en sympathiques démocraties (nos amis) et abominables dictatures (nos ennemis). Ethnocentrique, elle regarde de haut l’anti-impérialisme légué par les nationalismes révolutionnaires du Tiers Monde et le mouvement communiste international. Au lieu de se mettre à l’école d’Ho Chi-Minh, Lumumba, Mandela, Castro, Nasser, Che Guevara, Chavez et Morales, elle lit Marianne et regarde France 24. Elle croit qu’il y a des bons et des méchants, que les bons nous ressemblent et qu’il faut taper sur les méchants. Elle est indignée - ou gênée - lorsque le chef de la droite vénézuélienne, formé aux USA par les néo-conservateurs pour éliminer le chavisme, est mis sous les verrous pour avoir tenté un coup d’Etat. Mais elle est incapable d’expliquer les raisons de la crise économique et politique au Venezuela. Pour éviter les critiques, elle répugne à décrire comment la rupture des approvisionnements a été provoquée par une bourgeoisie importatrice qui trafique avec les dollars et organise la paralysie des réseaux de distribution en espérant saper la légitimité du président Maduro.

 

 

- Indifférente aux mouvements de fond, cette gauche se contente de participer à l’agitation de surface.

En proie à une sorte de divertissement pascalien qui la distrait de l’essentiel, elle ignore le poids des structures. A croire que pour elle, la politique n’est pas un champ de forces, mais un théâtre d’ombres. Elle prend parti pour les minorités opprimées à travers le monde en omettant de se demander pourquoi certaines sont visibles et d’autres non. Elle préfère les Kurdes syriens aux Syriens tout court parce qu’ils sont minoritaires, sans voir que cette préférence sert leur instrumentalisation par Washington qui en fait ses supplétifs et cautionne un démembrement de la Syrie conforme au projet néo-conservateur. Elle refuse de voir que le respect de la souveraineté des États n’est pas une question accessoire, qu’elle est la revendication majeure des peuples face aux prétentions hégémoniques d’un Occident vassalisé par Washington, et que l’idéologie des droits de l’homme et la défense des LGBT servent souvent de paravent à un interventionnisme occidental qui s’intéresse surtout aux hydrocarbures et aux richesses minières.

 

On pourra chercher longtemps, dans la production littéraire de cette gauche qui se veut radicale, des articles expliquant pourquoi à Cuba, malgré le blocus, le taux de mortalité infantile est inférieur à celui des USA, l’espérance de vie est celle d’un pays développé, l’alphabétisation est de 98% et il y a 48% de femmes à l’Assemblée du pouvoir populaire (merci à Salim Lamrani et à Flavien Ramonet, enfin, de l’avoir fait). On n’y lira jamais, non plus, pourquoi le Kérala, cet Etat de 33 millions d’habitants dirigé par les communistes et leurs alliés depuis les années 50, a l’indice de développement humain de loin le plus élevé de l’Union indienne, et pour quelle raison les femmes y jouent un rôle social et politique de premier plan. Car les expériences de développement autonome et de transformation sociale menées loin des projecteurs dans des contrées exotiques n’intéressent guère nos progressistes, fascinés par l’écume télévisuelle et les péripéties du barnum politicien.

 

 

- Et pendant ce temps là....
Dopée à la moraline, intoxiquée par le formalisme petit-bourgeois, la gauche boboïsée signe des pétitions, elle intente des procès et lance des anathèmes contre des chefs d’État qui ont la fâcheuse manie de défendre la souveraineté de leur pays. Ce manichéisme lui ôte la pénible tâche d’analyser chaque situation concrète et de regarder plus loin que le bout de son nez. Elle fait comme si le monde était un, homogène, traversé par les mêmes idées, comme si toutes les sociétés obéissaient aux mêmes principes anthropologiques, évoluaient selon les mêmes rythmes. Elle confond volontiers le droit des peuples à s’auto-déterminer et le devoir des États de se conformer aux réquisits d’un Occident qui s’érige en juge suprême. Elle fait penser à l’abolitionnisme européen du XIXème siècle, qui voulait supprimer l’esclavage chez les indigènes en y apportant les lumières de la civilisation au bout du fusil. La gauche devrait savoir que l’enfer de l’impérialisme aujourd’hui, comme du colonialisme hier, est toujours pavé de bonnes intentions. Lors de l’invasion occidentale de l’Afghanistan, en 2001, on n’a jamais lu autant d’articles, dans la presse progressiste, sur l’oppression des femmes afghanes et l’impératif moral de leur libération. Après quinze ans d’émancipation féminine au canon de 105, elles sont plus couvertes et illettrées que jamais.

 

Pour en savoir plus :

- Emmanuel Maurel : « Ce n’est pas un départ du PS, c’est une scission »

Une partie de la droite vénézuellienne en action
Une partie de la droite vénézuellienne en action
Une partie de la droite vénézuellienne en action

Une partie de la droite vénézuellienne en action

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18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 15:42
9 septembre : rentrée politique des insoumis de Charente Maritime
Des insoumis en réunion préparatoire au 9 septembre
Des insoumis en réunion préparatoire au 9 septembre
Des insoumis en réunion préparatoire au 9 septembre
Des insoumis en réunion préparatoire au 9 septembre
Des insoumis en réunion préparatoire au 9 septembre

Des insoumis en réunion préparatoire au 9 septembre

La période politique qui s'est déroulée depuis les élections a été particulièrement porteuse d'annonces de mauvais coups pour la majorité de nos concitoyens.

 

Certains, comme la poursuite de la remise en cause de 100 ans de conquêtes sociales, ont été adoptés et ce malgré le travail remarquable de nos élus à l'Assemblée nationale notamment contre la loi travail et qui, en dépit de leur nombre limité, ont mis le gouvernement en difficulté sur ses projets.


C'est dans ce contexte que les insoumis de Charente Maritime ont décidé de faire du Samedi 9 septembre un temps politique fort, tremplin pour reprendre l'action politique de terrain permettant de rassembler les citoyens notamment à l'occasion des journées de lutte des 12 septembre et 23 septembre.

 

 

- Ce sera la rentrée politique des insoumis de la Charente Maritime

  • le lieu : Centre Richard 3 avenue de Gaulle, Tonnay-Charente 17 430
9 septembre : rentrée politique des insoumis de Charente Maritime

Elle se tiendra en deux temps :
- Le matin, de 11H à 13H l'instant des insoumis à huis-clos temps de discussion interne

- Ensuite ouverture au public : auberge espagnole à partir de 12H30 (invitez vos amis !)
  • avec à partir de 14H : Rencontre, débats, moments de convivialité...
  • Nous voulons aussi faire de l’après midi,  un moment de rencontre avec des acteurs associatifs.

 

- Pour s'inscrire à l'initiative du 9 septembre, c'est ICI

 

 

- Demandez le programme !

9 septembre : rentrée politique des insoumis de Charente Maritime
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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 15:41
Le macronisme est un autoritarisme : « projet de société global »

Quatre mois après le premier tour de l’élection présidentielle, on y voit désormais plus clair quant aux modalités d’exercice du pouvoir à la sauce Macron, à propos desquelles il avait maintenu un certain flou durant sa campagne, à grands renforts de « et en même temps ».

Si les premières mesures de Macron et de son gouvernement ont donné le ton concernant les orientations générales du nouveau président et de sa majorité, d’autres décisions annoncent la couleur au sujet du type de pouvoir que Macron entend construire.

 

Sources : Le NPA par Julien Salingue | mis à jour le 20/05/2023

- Concentration des pouvoirs
Depuis son élection, Emmanuel Macron organise une concentration des pouvoirs qui, si elle est grandement facilitée par la nature même des institutions de la 5e République, n’en prend pas moins des formes inédites. L’épisode des investitures d’En marche pour les élections législatives a été l’un des premiers révélateurs de cette « méthode Macron ». Les futurs députéEs ont en effet été recrutés sur CV, après un appel à candidatures, par une « commission » composée de proches de Macron, soit une méthode à peu près similaire à celles employées dans les grandes entreprises privées. Un mimétisme qui ne surprend guère lorsque l’on connaît le pedigree de Macron et de son entourage, mais dont la portée politique est loin d’être anodine.


Ce n’est certes pas la première fois que des partis politiques importent des techniques du privé. Toutefois, cette présélection des députéEs ne peut être réduite à un simple phénomène d’importation de ces méthodes. En effet, du fait de ce processus de « recrutement », la légitimité des députéEs macronistes ne vient pas de leur éventuelle base locale ou d’un parti qui les aurait investis, mais de leur « sélection », d’en haut, par l’entourage de Macron. Des « sélectionneurs » qui sont majoritairement des technocrates sans implantation politique, appelés à être conseillers de l’Élysée, membres des cabinets des ministres, voire ministres. En d’autres termes, c’est le futur exécutif qui a sélectionné à l’avance le futur législatif.

 
 
-Macron, un libéral-autoritaire
Autre innovation avec la réduction considérable de la taille des cabinets ministériels (dix collaborateurs au maximum par ministre), que l’Élysée justifie par une volonté d’accorder une plus grande place aux administrations et donc aux hauts fonctionnaires qui, fait nouveau, participeront aux réunions avec les ministres et seront associés aux discussions budgétaires. Un pas de plus dans la technocratisation, qui se double de la volonté affichée de Macron d’« évaluer » près de 200 hauts fonctionnaires pour s’assurer de leur loyauté et, le cas échéant, de ne pas les renouveler. Il s’agit donc, dans un double mouvement, de renforcer le poids de la technocratie d’État tout en renforçant le contrôle de l’exécutif sur les technocrates.
 

À propos de l’élection de Macron, Alain Badiou évoquait récemment un « coup d’État démocratique ». Une formule paradoxale mais pertinente, confirmée par la posture « libérale-­autoritaire » du nouveau président qui, sous couvert de « modernisation » et de « rationalisation », vocable typique de la novlangue libérale, se donne les moyens institutionnels d’un exercice du pouvoir hyper concentré et ne tolérant aucune remise en question. Le récent épisode du « recadrage » du chef d’état-major Pierre de Villiers, qui a conduit à la démission de celui-ci, illustre cette tendance : le conflit n’avait pas pour racine les moyens attribués à l’armée (puisque Macron a fini par céder) mais la volonté de Macron d’affirmer publiquement son autorité.

 
 
-Une main de fer dans un gant d’acier chromé
L’inscription de l’état d’urgence dans le droit commun et les postures martiales de Macron lors de ses premières rencontres internationales ne sont pas des accidents. L’autoritarisme est une composante du macronisme, dont les projets d’adaptation brutale des structures économiques et sociales françaises aux nouvelles configurations du capitalisme mondialisé passent par une caporalisation de la société, une marginalisation des corps intermédiaires et une mise sous tutelle des contre-pouvoirs. Macron, c’est une main de fer dans un gant d’acier chromé, et les artifices communicationnels du président ont déjà fait long feu, comme le montrent les critiques de plus en plus nombreuses venues d’éditorialistes rapidement revenus de leur Macron-béatitude.
 

À la tête d’un exécutif mal élu et disposant d’une base sociale particulièrement réduite, le manager Macron et ses chefs d’équipe, pour la plupart issus de la « nouvelle économie » et des grandes écoles de commerce, entendent exercer le pouvoir comme s’ils administraient une start-up ou un cabinet d’avocats de Wall Street : une vitrine décontractée et moderne, mais une gestion brutale et autoritaire des « ressources humaines ». Le macronisme n’est pas seulement une nouvelle étape de la contre-révolution libérale, mais bien un projet de société global auquel il est indispensable, au-delà des nécessaires résistances, d’opposer un contre-modèle social, économique, écologique et ­démocratique tout aussi global.

 

 

-Autre point de vue sur le " macronisme " : celui d'Emmanuel Todd
L'association Critique de la raison européenne a reçu Emmanuel Todd, le mercredi 3 octobre à Sciences Po. Il nous a fait l'honneur de répondre à la question suivante : "Qu'est-ce que le macronisme ?" Son développement suit quatre parties : la toile de fond du macronisme - Macron - les macronistes - Macron et le monde.
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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 20:34
FI – FN : deux conceptions diamétralement opposées du peuple
FI – FN : deux conceptions diamétralement opposées du peuple

Entre France insoumise et Front national, de solides divergences..... :

" Un populisme démocratique, soucieux l'amélioration de la gouvernance et respectueux des institutions républicaines,... ou un populisme réactionnaire consistant à monter les perdants de la crise contre ceux qui sont encore plus perdants ? [1] "

 

La lecture de la totalité de l’article montre que Diderot avait aussi une vision classiste du peuple.

Extrait :

"Il ne reste donc dans la masse du peuple que les ouvriers et les Laboureurs. Je contemple avec intérêt leur façon d’exister ; je trouve que cet ouvrier habite ou sous le chaume, ou dans quelque réduit que nos villes lui abandonnent, parce qu’on a besoin de sa force. Il se lève avec le soleil, &, sans regarder la fortune qui rit au-dessus de lui, il prend son habit de toutes les saisons, il fouille nos mines et nos carrières, il dessèche nos marais, il nettoie nos rue, il bâtit nos maisons, il fabrique nos meubles ; la faim arrive, tout lui est bon ; le jour finit, il se couche durement dans les bras de la fatigue.

 

Le laboureur, autre homme du peuple, est avant l’aurore tout occupé à ensemencer nos terres, à cultiver nos champs, à arroser nos jardins. Il souffre le chaud, le froid, la hauteur des grands, l’insolence des riches, le brigandage des traitants, le pillage des commis, le ravage même des bêtes fauves, qu’il n’ose écarter de ses moissons par respect pour les plaisirs des puissants. Il est sobre, juste, fidèle, religieux, sans considérer ce qui lui en reviendra. Lucas épouse Colette, parce qu’il l’aime ; Colette donne son lait à ses enfants, sans connaitre le prix de la fraicheur et du repos. Ils grandissent ces enfants, et Lucas ouvrant la terre devant eux, leur apprend à la cultiver. Il meurt, et leur laisse son champ à partager également ; si Lucas n’était pas un homme du peuple, il le laisserait tout entier à l’ainé. Tel est le portrait des hommes qui composent ce que nous appelons peuple, et qui forment toujours la partie la plus nombreuse et la plus nécessaire de la nation."

 

Sources : Le Parti de Gauche Midi-Pyrénées texte de base par Hervé Debonrivage modifié le 17 juin 2019

Avec l'élection de Macron, l’élection présidentielle de 2017 n'a pas permis à un peuple français fragmenté et démoralisé de se reconstruire en une République nouvelle au service de l’intérêt général.

Rien n'est réglé, bien au contraire.

 

 

- Nous vivons une crise globale

  • 1 – Une crise politique

Les élections de 2017 ont pris un caractère exceptionnel car après 40 ans d’alternance droite – gauche PS, la situation sociale et économique de notre pays n’est guère brillante et pour la première fois, il n’est pas assuré que nos enfants aient de meilleures conditions de vie que nous. Dans un pays considéré comme sixième puissance mondiale par son PIB, la précarité et le chômage touchent toutes les catégories sociales, les services publics, notamment dans la santé, se sont dégradés et dans le même temps les inégalités de revenus et de patrimoine battent des records historiques. Notre pays compte 9 millions de pauvres. Ainsi, les partis et la représentation politiques ont perdu leur crédibilité pour un nombre considérable de nos concitoyens. La social-démocratie européenne est en crise et le PS, qui a détruit la notion même de gauche et se trouve éclaté, écartelé, en est un des symptôme éloquent.

 

  • 2 – Une crise systémique du mode de production capitaliste.

Les politiques néolibérales successives arrivent à une impasse : il suffit de regarder la courbe et le tableau de croissance du PIB depuis 1950. Pour lisser les fluctuations annuelles, on peut calculer les moyennes par tranche de 10 ans. On constate une décroissance de la progression du PIB qui atteint maintenant un taux compris entre 0 et 2 %. Cela veut dire que le mode de production capitaliste qui a été pendant longtemps favorable au développement des forces productives ne l’est plus : il a perdu de son efficacité dans la production de richesses pour des raisons trop longues à expliquer ici. Ainsi, le mode de production capitaliste actuellement fortement financiarisé entre en contradiction avec le développement des forces productives nécessaires à la satisfaction des besoins diversifiés de la population. On assiste ainsi à une paupérisation de larges franges de la société. Un examen de l’histoire économique mondiale depuis les quatre derniers siècles nous indique alors que nous sommes dans une situation prérévolutionnaire.

 

Tel est le fondement de la crise économique, sociale et politique actuelle. Voilà pourquoi les partis traditionnels mettant en œuvre ces politiques économiques plus ou moins ultra–libérales ont perdu de leur crédibilité, sauf pour ceux évidemment qui en font un instrument d’enrichissement personnel ou un système de croyances.

 

  • 3 – La crise de l’État-nation comme matrice constitutive du peuple.

Ce n’est pas tout. Cette crise politique se traduit aussi par une crise de l’État-nation qui est le fondement de la cohérence nationale depuis la mise en place d’un pouvoir royal centralisé, le roi incarnant dans l’ancien régime la souveraineté du peuple. Avec la révolution française, l’État-nation prend son appui sur la République et la souveraineté devient plus abstraite avec la référence à l’intérêt général et à la volonté générale. Le libéral Bertrand De Jouvenel dans son ouvrage "Le Pouvoir" a bien expliqué cela .

 

- a) Crise de l’État

Mais cet État censé représenter l’intérêt général ou du moins arbitrer entre les intérêts privés des possédants et la puissance publique au service du peuple démuni se trouve de plus en plus privatisé. La notion d’homme d’État qui avait un sens pendant les 30 glorieuses (1945 – 1975) finit par se vider de son sens par la soumission de l’État aux intérêts des multinationales. La dette publique envers les puissances privées constitue "la chaîne d’or" de cette soumission selon l’expression de l’économiste Ernest Mandel. Les politiques de privatisation successives font que maintenant le patrimoine public ne représente que 2 % du patrimoine de la France. Par exemple, 95 % de nos rivières, trois quarts de nos forêts sont privés. Crise de l’État et de sa puissance donc.

 

- b) Crise de la Nation.

En même temps, on assiste à une crise de la Nation . Les institutions financières internationales, les institutions européennes remettent profondément en cause la souveraineté nationale et par leur caractère antidémocratique la souveraineté populaire. La mondialisation des échanges, la segmentation de la production d’un groupe industriel dans différents pays font éclater les cadres nationaux.

 

- c) Crise de la République.

Il en résulte une crise de la république elle-même, les intérêts privés dominant l’intérêt général : lobbying, corruption, paradis fiscaux en sont les éléments les plus spectaculaires. Cela s’accompagne d’une crise de la démocratie représentative.

 

 

- Le peuple fragmenté par la crise
Le peuple n’existe pas en soi : seule existe une population sur un territoire donné. Le peuple est une construction politique.

Ainsi la notion de peuple et du vivre ensemble qui reposait depuis longtemps sur l’État-nation républicain est en train de se désagréger sous nos yeux, mais pour le voir, encore faut-il qu’ils soient ouverts. Et la perte des repères républicains pour bon nombre de nos concitoyens devient une menace pour la démocratie. La crise de la politique actuelle dans ses dimensions institutionnelles ne se réduit donc pas simplement à une crise de la Ve République comme on l’entend souvent.

 

À ce délitement du contrat social s’ajoute une fragmentation socio-économique de la société en raison de la diversification et de la multiplication de nouveaux métiers, de l’hétérogénéité des conditions de vie et de travail dans les classes populaires, de la segmentation de production au niveau mondial et tout cela sur un fond de développement de la précarité, du chômage et de la pauvreté contrastant avec l’augmentation du nombre de grandes fortunes.

 

 

- Redéfinir le peuple.
Comment peut ou va se résoudre cette période de crise pré-révolutionnaire à court ou moyen terme ? Par une redéfinition du peuple puisque la matrice d’État-nation ne joue plus son rôle.

 

Se présente alors à la population française le choix suivant de reconstruction :

  • Soit par une révolution brune fondée sur un populisme de droite qui risque de déboucher sur une guerre civile : c’est le choix du FN et et de sa représentante Marine le Pen (MLP) ;
  • Soit par une révolution pacifique citoyenne fondée sur un populisme de gauche. C’est la voie proposée par le mouvement de la France insoumise représenté par Jean-Luc Mélenchon (JLM) auteur du livre "L’ère du peuple". Une telle révolution citoyenne nécessitera l’implication d’un grand nombre de nos concitoyens pour refonder le peuple dans une sixième république mettant en œuvre une assemblée constituante permettant de renouveler la quasi-totalité du personnel politique et de refonder les institutions.

 

La petite bourgeoisie et l’intelligentsia en perdition idéologique n’ont pas compris cette évidence : la neutralisation du populisme de droite ne peut se faire que par la mise en œuvre d’un « populisme » de gauche

 

 

-Mais le terme « populisme » est un mot fourre-tout et souvent péjoratif qu’il faut préciser.
Répétons-le : un peuple est une construction politique. On appellera donc ici " populisme " le processus de construction politique d’un peuple.

 

Mais, évidemment entre ces deux alternatives, il y a la poursuite et l'aggravation de la politique existante (avec quelques correctifs éventuels en fonction des rapports de forces) s’appuyant sur ce qui reste des appareils politiques traditionnels la soutenant directement ou pas (Le PS, L R...) mais surtout sur le mouvement "En marche" d’Emmanuel Macron financé et porté à bout de bras par un réseau important d’hommes d’affaires (voir l’article du Monde diplomatique sur Macron de mars 2017).

 

Une fois les élections passées, il n'en demeure pas moins vrai que jamais en France la probabilité pour qu’un parti d’extrême droite puisse accéder au pouvoir (à plus ou moins long terme) n’a été aussi grande (la politique de macron ne peut qu'accentuer le phénomène de rejet), ce qui explique la nécessité de clarifier la situation.

 

 

-Deux conceptions du peuple à l’ordre du jour.
Pour être plus précis, quelles sont ici les deux conceptions qui s’affrontent ? Deux conceptions antagoniques du Peuple. Un peuple, comme une tribu implique un Eux et un Nous.

 

On assiste actuellement à la confrontation entre des visions du peuple.

  • Pour Marine Le Pen et le FN, le Eux, ce sont les immigrés, les étrangers, les musulmans. Le Nous ce sont les Français de souche avec nos ancêtres les gaulois, les traditionalistes, les catholiques. Une telle vision est diabolique au sens étymologique (diable, du grec diabállô, celui qui divise) puisqu’elle introduit une division au sein de la population entre différentes catégories sociales en tentant de les opposer et cela peut aller jusqu’à la désignation d’ennemis intérieurs pouvant entraîner des "chasses aux sorcières". Cette conception s’appuie sur un terrain favorable : délitement des liens sociaux et une montée de l’individualisme, l’ affaiblissement des organisations syndicales, la diversification des conditions de travail et de vie des classes populaires et aussi, de manière conjoncturelle, sur la peur du terrorisme. Cet esprit de division s’applique aussi à l’absolutisation de la notion de nation placée en opposition avec d’autres : c’est le nationalisme. Celui-ci se nourrit des dégâts sociaux occasionnés par une politique économique néolibérale de l’union européenne . Les principes d’égalité et de fraternité sont alors écrasés par les notions d’identité et de repli sur soi, nourries la peur des autres.

 

Peuple et classes sociales pour l’extrême droite.

Pour l’extrême droite, comme l’ont bien montré différents sociologues , la division en classes sociales dominants/dominés est absente de leur représentation du monde. Pour elle, il n’y a pas les patrons d’un côté et les salariés de l’autre mais simplement "l’économie réelle" où collaborent les uns et les autres sans conflit fondamental d’intérêts. Mais cette conception est plus généralement celle de la droite. La terminologie "élite" pour le FN peut désigner tout à la fois technocrates, intellectuels, journalistes au service de "l’establishment".

 

  • Pour Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise, le Eux ce sont les capitalistes des grands groupes industriels et financiers (mais pas les entrepreneurs de PME, TPE, artisans, petits commerçants), les actionnaires fortunés les grandes fortunes. Le Nous ce sont d’abord les salariés, les classes populaires et les travailleurs indépendants dont les les petits entrepreneurs, les artistes, etc.

 

Peuple et classes sociales pour JL M.

On retrouve une conception d’origine marxiste ou issue de la révolution française (voir la notion de peuple chez Diderot en annexe ) : classe dominante et classe dominée mais corrigée et augmentée : l’exploitation de la force de travail par extraction directe de la plus-value n’étant plus le seul critère. Par subordination réelle, le sous-traitant d’un grand groupe industriel ou financier fait partie de la classe dominée.

 

La classe dominante comprend deux pôles : celui de la propriété et celui de l’organisation – compétence (le savoir) : experts en tous genres à très hauts salaires. Ces gestionnaires sont spécialisés et sont affectés dans les différents secteurs de la société : gestion du capital, gestion industrielle, socioculturelle et idéologique, gestion politique. La classe dominée est constituée des salariés du public et du privé et travailleurs indépendants dont les petites entreprises, professions libérales etc.. On n’introduit pas dans cette optique des divisions entre les salariés en les opposant : entre les salariés du public et les salariés du privé par exemple.

 

Le leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon n’est rien d’autre qu’un socialiste jaurèsien toujours attaché à cette représentation d’une société divisée en 2 grandes classes qui se sont certes complexifiées mais d’intérêts toujours antagoniques. Ce qui est en cause, ce ne sont pas des capitalistes en particulier, des individus mais un système. La finance n’est pas un bouc émissaire comme le serait l’arabe, le fonctionnaire, l’immigré, etc pour un adepte du FN.

 

En revanche, comme dit plus haut, l’extrême droite n’a pas du tout cette vision " classiste ". En cas de remise en cause du fonctionnement capitaliste, elles ne voit les choses qu’en terme individuel de patrons voyous, de cliques d’affairistes associés en bandes de malfaiteurs pervertissant ainsi un capitalisme à visage humain, un bon capitalisme patriote… Cette manière de voir peut déboucher sur la théorie du complot et des boucs émissaires usuriers comme cela a été le cas avec le nazisme à l’antisémitisme nauséabond et meurtrier.

 

Ainsi pour les classes populaires, au-delà de la confrontation superficielle sur des programmes (d’autant plus que le FN ne se gène pas de pratiquer le copier-coller d’une partie du programme de ses adversaires de gauche. La France insoumise et Jean-Luc Mélenchon en ont fait les frais en 2017 sans expliquer comment le financer), il y a confrontation entre deux conceptions du peuple.

 

 

-Une conception républicaine contre une conception ethno-nationaliste du peuple.
Il découle de ce qui a été dit précédemment, que le populisme de gauche de Jean-Luc Mélenchon valorise la solidarité entre les salariés par exemple, alors qu’un populisme de droite va au contraire mettre en exergue les différences diverses entre les salariés et voire leur couleur de peau et leur filiation génétique par le sang qui fait alors disparaître le droit du sol.

 

  • Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise défendent l’égalité des droits inscrit dans la déclaration des droits de l’homme alors que Marine Le Pen et le FN défendent la préférence nationale.
  • Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise s’opposent aux dispositions restreignant les libertés (à l’instar de la ligue des droits de l’homme ) comme comme la loi renseignement et le prolongement excessif de l’État d’urgence par exemple, alors que Marine Le Pen et le FN sont favorables à ces restrictions.

 

En bref, le populisme de gauche républicain de Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise défend les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et le droit du sol constitutifs de la république française alors que le populisme de droite de Marine Le Pen et le FN défend une conception nationale-étatiste ethnicisée

 

Fédérer le peuple autour des valeurs de la république, de l’écologie et du progrès social.

Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise n’ont pas une conception nationaliste des droits et de l’intérêt général. Ce "penser global " se déploie simultanément sur plusieurs axes :

  • celui des droits avec la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 héritière de celle de1789 ; l’ONU notamment pour le règlement des conflits, l’OIT pour le droit des travailleur au niveau mondial.
  • celui de la solidarité-fraternité avec la notion d’intérêt général humain dans la protection de l’écosystème global (couche d’ozone, enjeux climatiques, risque nucléaire…) et des écosystèmes locaux (biodiversité, pollution des villes,…)
  • celui de l’harmonie des échanges économiques entre les peuples avec la charte de La Havane reprise par le programme L’avenir en commun. Il s’agit de rompre avec un libre échange sauvage et de concevoir une économie ouverte régulée par une harmonisation fiscale, sociale et environnementale tout en protégeant les productions locales.

 

 

-Entre ces deux pôle populistes, une sphère politique en décomposition
Il est évident que les libéraux, comme Macron ou Bayrou et autres Républicains ne partagent pas non plus la vision classiste de la société de Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise. Il en est de même pour Cambadélis, Hamon et autres PS ou PRG, mais ils partagent un socle de valeurs commun : celui de la République et de la démocratie dans leurs principes..

 

Ce n’est pas le cas du FN. Ainsi, Valls est plus proche du FN que Macron car il a utilisé les mêmes techniques que l’extrême droite pour diviser les salariés, et on se rappelle aussi de sa chasse aux Roms…

 

Pour eux tous, les super riches, les patrons du CAC 40 font partie du peuple puisque pour eux il n’existe pas d’antagonisme irréductible de classes.

 

Macron est à l’image de la crise politique qui l'accompagne : prototype du technocrate arriviste et manipulateur, promu par Attali et Minc, il est soutenu par le monde de la finance. Toujours les mêmes recettes néolibérales dans la continuité aggravée de Hollande et Sarkozi. Pro-européen, l’application de ses recettes économiques conduira en réalité à l’explosion de l’union européenne. Des économistes comme Piketty et Généreux sont d’accord sur ce point.

 

Aux Etats-Unis nous avons récemment assisté à une confrontation Saunders/ Trump entre deux populismes mais les médias ont tout fait pour effacer Sanders et favoriser Clinton. Le résultat a été l’élection de Trump : le populiste de droite.

 

En France, les médias ont, lors de la campagne des élections présidentielles, tenté d'effacer, de caricaturer, d'écraser Jean-Luc Mélenchon en le prenant en étau par la promotion de Hamon et de Le Pen avec le surplomb écrasant de Macron, puis en tentant de le rallier en vain à Macron contre le Pen. Nous avons, cette fois ci, eu Macron.

 

La jonction des populismes n'est pas et ne sera pas à l'ordre du jour !

 

A nous d'œuvrer pour, lors des prochaines échéances électorales, faire triompher le populisme de gauche en rassemblant le peuple.

 

---------------------------

 

- Une troisième conception du populisme fait son apparition : c'est la version " macronienne " !

https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/nous-sommes-des-vrais-populistes-nous-sommes-avec-le-peuple-affirme-emmanuel-macron-devant-les-maires-de-france-1119251.html?fbclid=IwAR11qn1MqX6DDTFuQwM5V7FtbjFkmJGObLNP_48fSIj1oJ-5XW3Yss2Yb8M

https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/nous-sommes-des-vrais-populistes-nous-sommes-avec-le-peuple-affirme-emmanuel-macron-devant-les-maires-de-france-1119251.html?fbclid=IwAR11qn1MqX6DDTFuQwM5V7FtbjFkmJGObLNP_48fSIj1oJ-5XW3Yss2Yb8M

-Les AMFiS - Conférence - Théorie et pratique du populisme de gauche

Conférence du samedi 26 août aux AMFiS d'été de la France insoumise, animée par Manuel Bompard, avec Chantal Mouffe (professeure de philosophie politique) et François Ruffin (journaliste, député de la France insoumise).

Note :
[
1] Iñigo Errejón  (cofondateur et stratège de Podémos )  : « La plus grande réforme qui soit est celle de l'ordre »

 

Pour en savoir plus :

- La gauche et le peuple. Chantal Mouffe. La grande table du 28/03/2017. France culture

- Conférence de Jean-Luc Mélenchon et Chantal Mouffe intitulée "L’heure du peuple" Le 21/10/2016

- Débat entre Jean-Luc Mélenchon et Jacques Julliard. France Culture le 31/12/2011 Le peuple a-t-il toujours raison ?

- La fable du nationalisme de Mélenchon. On trouvera dans cet article quelques développements sur le concept de nation et de nationalisme.

- Construire un peuple de Chantal Mouffe. Editions du Cerf . (paru le 07/04/2017). 248 p . 19 €

- L’ère du peuple par Jean-Luc Mélenchon.. Éditions Pluriel. (Février 2016)

- LFI : de l’Avenir en commun à la reconstruction du Peuple.

- " Ce que l’extrême droite ne nous prendra pas " par Frédéric Lordon

- ' La démocratie a besoin de passion et de confrontation '

- La précarité pour tous : Racisme de l’intelligence par Pierre Bourdieu

- Principes pour une gauche populiste

- Entre France insoumise et Front national, de solides divergences

- Iñigo Errejón  (cofondateur et stratège de Podémos )  : « La plus grande réforme qui soit est celle de l'ordre »

- Thomas Guénolé : “ Les populiste s”, pour en finir avec les amalgames idiots

- Tous populistes !Un mot qui signifie « panique »

- Ralliement d'Andréa Kotarac au RN : non, il n'y a pas de “convergence des populismes”

- LE POPULISME EN 10 QUESTIONS

- Populisme de gauche : prendre le risque d’un avenir

- Le populisme un phénomène social plutôt que politique

FI – FN : deux conceptions diamétralement opposées du peuple
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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 09:27
Jean-Luc Mélenchon : Seul le cas par cas peut fonctionner.

Le << rassemblement de l'opposition de gauche >> ne peut pas avoir lieu avec des gens qui ont choisi de ne pas s'opposer.

 

Tirant le bilan de la cession parlementaire qui se termine, Jean-Luc Mélenchon revient notamment sur ce que certains souhaitent remettre sur la table : « l’union de l’opposition de gauche » ou qui voient au travers de la saisine du Conseil constitutionnel sur la loi travail, un " acte fondateur " pour la gauche.

 

Sources : Penser après l'hémicycle  par Jean-Luc Mélenchon

- La méthode des additions ponctuelles
Pendant cette session extraordinaire de l’Assemblée, nous avons été conduits à tester beaucoup de méthodes de combat politique. Certaines notamment que nous n’avions jamais pratiqué dans le passé. On connait notre refus absolu de tout retour à la tambouille mortifère du « rassemblement de la gauche ». Il s’est renforcé quand nous avons vu pour quelle réponse nous avons pris au mot le PS qui prétendait que devait se rassembler « l’opposition de gauche ». Nous avions dit : « il y a un ticket d’entrée, le vote contre la confiance au nouveau gouvernement d’Edouard Philippe ».

 

La réponse est venue en deux temps. D’abord cinq membres du groupe PS ont voté la confiance pour trois seulement qui ont voté contre et vingt-quatre autres se sont s’est abstenus. Ensuite, sans un mot d’argumentation, le secrétaire général du PS, Jean-Christophe Cambadélis, toujours en poste, a dénoncé mon « gauchisme autoritaire » et mon « populisme échevelé » en réponse à une question passe plat du « Monde » qui demandait si on pouvait « encore » parler avec moi quand on est socialiste. Le final est arrivé quand est venue l’heure de voter sur les ordonnances contre le code du travail. Quatorze députés PS ont voté contre mais la majorité du groupe, soit dix-huit députés, n’a pas participé au vote. En toute hypothèse, le « rassemblement de l’opposition de gauche » ne peut donc avoir lieu avec des gens qui ont choisi de ne pas s’opposer.

 

Ce tour d’horizon de « l’opposition de gauche » étant achevé, j’en viens à la tactique de combat adoptée à l’assemblée pour unir des efforts quand cela est possible. Car la ligne d’action reste de dénouer par l’action tout ce que les intrigues de Palais quelles qu’elles soient embrouillent et clouent au sol. Sans complexe et sans a priori passer à guet en s’appuyant sur chaque point de passage disponible.

 

 

- Seul le cas par cas peut fonctionner.
Nous l’avons testé avec un amendement pour faire « sauter le verrou de Bercy ». Nous avions vu qu’à une voix près, un amendement pour le faire avait été repoussé en commission après un épisode assez rocambolesque de trois votes confus, conclu par « assis/debout » d’anthologie. L’initiative fut donc prise de proposer à tous ceux qui le voudraient de déposer ensemble un amendement commun en séance plénière. Six groupes sur sept, c’est-à-dire tout le monde, de LR à FI en passant par le Modem, le PS et les communistes, tout le monde sauf « La République en Marche » se retrouva sur un amendement commun. Une conférence de presse commune a même eu lieu pour présenter l’initiative. C’est d’ailleurs pour effacer l’impression d’isolement total de la majorité que le président de séance se lança dans des manœuvres de présentation des amendements qui tourna à la foire d’empoigne généralisée. Mais l’expérience nous a parue efficace.

 

Nous l’avons donc renouvelée pour déposer un recours constitutionnel contre l’ordonnance sur la loi travail. En effet pour déposer un tel recours il faut disposer de soixante signatures de députés ou de sénateurs. Aucun de nos groupes ne les a. Et la somme des insoumis et des communistes ne réunit que trente-trois signatures. L’accord a pu se faire du PS à des autonomistes corses incluant les insoumis et les communistes.

 

En vain cherchera-t-on à en faire un accord « d’union de l’opposition de gauche ». Les raisons que j’ai évoquées suffisent pour comprendre pourquoi ce ne peut être le cas. Mais de même que nous signons avec LR pour « faire sauter le verrou de Bercy », nous signons avec le PS quand bien même la majorité de ses membres n’a pas voté contre l’ordonnance sur le code du travail. Telle est la méthode des « additions ponctuelles ». Elle n’a pas valeur d’accord politique global. Elle ne préjuge d’aucune suite. Elle existe pour un objet clairement délimité. Et conforme à notre programme.

 

Comme ce sont des étapes spectaculaires et significatives, je les cite. Mais il faut savoir que la même méthode a été appliquée à des dizaines d’amendements de LR ou du PS : nous les avons appuyés de nos votes quand ils étaient conformes à notre programme. La méthode des « additions ponctuelles » doit être lue pour ce qu’elle est : le refus des attitudes sectaires, la volonté de ne pas s’en tenir aux étiquettes pour avancer dans l’action que nous avons choisie. Et d’un autre côté, c’est le refus de donner des blancs-seings ou des amnisties à qui que ce soit. Et nous admettons évidemment qu’il en aille de même pour ceux qui sont ponctuellement nos alliés dans une bataille. Je veux dire qu’ils ne doivent se sentir lié à rien d’autres nous concernant quand ils agissent avec nous.

 

Pour en savoir plus :

- Saisine du Conseil constitutionnel sur la loi travail : Chassaigne (PCF) évoque "un acte fondateur" pour la gauche

- Réunis à Angers, les militants du Parti communiste français préparent la rentrée sociale, appellent à l’union et pourfendent Jean-Luc Mélenchon.

- « Universités d’été : Emmanuel Maurel, un socialiste chez les insoumis » – Le Point, samedi 26 août 2017

 

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 18:27
Le verrou de Bercy toujours bloqué par la force politique du Capital

La soumission de " la République en marche "

Rejet de la suppression du verrou de Bercy : une occasion ratée de lutter contre la fraude fiscale !

 

Sources : ATTAC France  le 21 juillet 2017

Pour lutter réellement contre la fraude et l’évasion fiscales, Attac propose une série de mesures concrètes, parmi lesquelles la suppression du verrou de Bercy.

 

Le « verrou de Bercy » désigne le monopole du ministère du Budget sur les décisions de poursuites judiciaires pour fraude fiscale : en France, seul Bercy peut engager des poursuites pénales pour fraude fiscale, sur avis de la commission des infractions fiscales, qui filtre les dossiers de fraudeurs susceptibles d’être transmis à la justice. De ce fait, chaque année, seulement 2 % des infractions fiscales sont transmises à la justice, un ratio à faire pâlir d’envie tous les autres délinquant·e·s ! Il faudrait au contraire permettre à la justice et au fisc d’agir en toute indépendance par rapport au pouvoir politique. Faire sauter le « verrou de Bercy », c’est supprimer le monopole du ministre du Budget en matière d’ouverture de poursuites pénales et supprimer la commission des infractions pénales. Cette revendication a une portée symbolique forte. Elle est portée largement par la société civile.

 

Le Parlement a failli voter cette suppression. Le 11 juillet, le Sénat avait adopté – contre l’avis du gouvernement – un amendement demandant la suppression du verrou de Bercy. Mercredi 20 juillet les députés de la « République en marche ! » ont rétabli de justesse en commission des lois ce verrou (25 voix contre 24).

 

Plutôt que de chercher à économiser quelques milliards d’euros en gelant le point d’indice des fonctionnaires, en remettant en cause les APL ou en dégradant encore les services publics, le gouvernement ferait mieux de s’attaquer à l’évasion fiscale : rappelons qu’elle ampute chaque année les budgets publics de 60 à 80 milliards d’euros, soit l’équivalent du déficit public. Pourquoi le gouvernement ne donne-t-il pas la priorité à la lutte contre l’évasion fiscale ? Ne devrait-il pas renforcer les effectifs du fisc et de la justice, notoirement insuffisants pour lutter contre l’évasion fiscale ?

 

Attac se félicite que les débats parlementaires aient fait apparaître un large soutien à cette mesure (votée par des députés de la France insoumise, du Parti communiste, du Parti socialiste, du MoDem, du groupe Les Constructifs et de Les Républicains), qui n’a donc été rejetée que par la volonté du gouvernement suivie par la majorité LREM. Cela montre que les revendications que nous portons ne demandent qu’un peu de volonté politique.

 

Attac poursuivra dès la rentrée ses actions afin d’obtenir de nouvelles avancées concrètes dans la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales.

 

ATTAC France

 

Pour en savoir plus :

- Quelques rappels sur l’évasion fiscale par Attac France

 

 

- Les députés de la France insoumise font feu de tout bois pour obtenir la suppression du " verrou de Bercy "

Le 25 juillet 2017 dans le cadre du débat sur le projet de loi pour redonner confiance dans la vie publique, les députés insoumis ont lancé le débat sur le verrou de Bercy. Un débat houleux dans lequel la ministre et la rapporteuse En Marche ont défendu ce verrou qui permet au ministre des Finances de bloquer une enquête sur des fraudeurs du fisc. Sont intervenus pour les insoumis : Alexis Corbière, Éric Coquerel,

Le verrou de Bercy toujours bloqué par la force politique du Capital
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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 15:46
Les députés macronistes pires que les moutons de Panurge
A l'Assemblée, la majorité rejette un article par inadvertance, le président de séance est consterné

 

Sources : Huffigtonpost par Benedicte Magnier.

- Voilà comment fonctionne l’Assemblée godillote en marche.

Le président de séance annonce le vote d’un article approuvé en commission par la majorité. Mais comme le député Cocquerel, de la France Insoumise, intervient pour l’approuver également, les chèvres de la Macronie confondent article et amendement... et finalement votent contre !

 

Cet article avait pourtant été validé en commission.

Nouveau couac dans l’hémicycle, et cette fois, ce n’est pas une simple histoire de tenue vestimentaire. Dans ce passage, repéré par LCP ce jeudi 27 juillet, la majorité LREM rejette un article, et plus précisément l’article 7 ter du projet de loi pour la confiance dans la vie publique. Il concernait les dispositions relatives au financement de la vie politique, applicables aux partis et aux groupements politiques.

 

Cette mesure, présentée comme un barrage contre les cas comme celui de Thomas Thévenoud, avait pourtant été validée en commission. Elle prévoyait l’élargissement des obligations de transparence fiscale de l’exécutif. En plus de l’ISF et de l’impôt sur le revenu (les seuls concernés pour le moment), auraient pu être ajoutés les impôts locaux ou encore la redevance audiovisuelle.

 

Sacha Houlié, président de la séance, en est resté bouche bée, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article. Il semble d’ailleurs que son micro ait été coupé quelques secondes, peut-être involontairement ? En tout cas, celui-ci n’a pas hésité à reprendre ses collègues de la majorité, leur rappelant la différence entre un article et un amendement.

 

Alors, que s’est-il passé dans les rangs de l’Assemblée pour que la majorité revienne sur cet article qui mettait tout le monde d’accord ? C’est sans doute précisément là que se trouve la réponse. En effet, Éric Coquerel (député de la France Insoumise), venait de prendre la parole pour approuver cet article. Cela a peut-être déstabilisé les députés LREM, plutôt habitués à être en opposition avec eux.

 

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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 13:33
« La France Insoumise » ni refuge ni donneuse de leçons. Une construction en devenir pour le peuple

Françis Parny nous livre son bilan au bout de Dix-huit mois « d’apprentissage » de la France insoumise. Treize ou quatorze de pratique en son sein. Sa réflexion a évoluée au cours de ces mois passés avec d’autres militant-e-s. Aujourd’hui il éprouve le besoin de dire où il en est, à titre individuel bien sûr, mais pleinement dans la France insoumise pour discuter de ce qu’elle est, de ce qu’elle doit rester et de l’objectif qu’elle se donne.

 

Sources : Le blog de Françis Parny par Françis Parny ex membre du CN du PCF

- Un mouvement se dessine autour de la France insoumise (FI).

Il est le fait de personnes qui, individuellement ou collectivement, veulent la rejoindre.

 

Beaucoup de socialistes ont rejoint la « Nouvelle gauche socialiste » à l’intérieur de la FI tout comme de nombreux et nombreuses communistes rejoignent l’association « communistes insoumis et insoumises » qui se créée au sein, toujours, de la FI. Le 26 juin dernier l’espace politique national du mouvement a accueilli la coopérative politique « écologie sociale ». Et le 13 juillet des dirigeants de l’organisation « Ensemble » ont rendu public un texte dans lequel ils annoncent leur souhait de rejoindre cet espace.

 

 

- Bienvenus !

C’est la reconnaissance du résultat obtenu par Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise. Le résultat c’est-à-dire 7 millions de personnes qui se sont prononcées principalement sur un programme, 7 millions de personnes conscientes de leur acte politique. Et c’est aussi, bien sûr, la reconnaissance que la FI va jouer un rôle important dans la recomposition politique à laquelle nous assistons.

 

Mais ce rassemblement nécessite une réflexion sur son organisation. La FI ne peut pas être le refuge de tous les gens de gauche et de l’écologie qui ont été déçus par leurs organisations et le positionnement de celles-ci dans la dernière période.

 

La France insoumise a déjà une histoire.

 

Un scrutin a validé la proposition politique et les formes nouvelles de celle-ci. Il s’agit d’en tirer les enseignements.

 

 

- La révolution à partir de la réalité concrète

Jean-Luc Mélenchon n’est pas entré en campagne sur un coup de tête. Pas plus qu’il aurait navigué a vue en fonction de ses humeurs. Il a annoncé, très tôt, la théorie révolutionnaire à laquelle il croyait. Il l’a écrit dans un livre « L’ère du peuple » revu dans une nouvelle édition publiée à nouveau en 2014. Sans théorie révolutionnaire pas de révolution.

 

Et la base de cette théorie part d’une analyse marxiste de la société. Une analyse concrète de la réalité concrète comme disait le philosophe, qui débouche sur le constat de dérives sans précédent à ce jour, de nos sociétés qui rendent impossible leurs poursuites sans catastrophes sociales, économiques et écologiques, sans mises en cause des valeurs humanistes de notre République.

 

Le discours prononcé par Jean-Luc Mélenchon au théâtre Déjazet le 15 février 2016 avait décrit le paysage dans lequel nous sommes : une financiarisation sans répit de notre économie, de notre société et du monde qui remet en cause notre écosystème et développe une géopolitique agressive à l’égard des peuples.

 

Et, pour celles et ceux qui en douterait, cette analyse débouchait sur des engagements s’inscrivant dans la lutte des classes : définanciariser l’économie et la société, mettre la main sur une bonne partie des richesses produites pour domestiquer la production et libérer la consommation afin de créer les conditions d’une vie digne, émancipatrice dans le respect du seul écosystème compatible avec ces objectifs.

 

Toutes les institutions de notre pays se sont mis au service de la doxa néolibérale, de ce « capitalisme absolutisé » comme le dénommait Jacques Rancière en réfléchissant au phénomène de nuits debout. Oui tous les partis dès lors que François Hollande obligeait le PS à la rejoindre. Et dès lors aucune voix ne voulait plus s’élever « à gauche » pour dénoncer ce néolibéralisme préférant se rallier aux faux fuyants de la dite politique d’austérité menée par Bruxelles qui n’en est que la conséquence.

 

Jean-Luc Mélenchon faisait remarquer, comme d’autres philosophes ou sociologues, combien cette domination idéologique sans partage, avait créé les conditions d’une « servitude volontaire » des gens à l’égard de ce système qui était arrivé à leur faire croire à la fois qu’ils pouvaient satisfaire leurs désirs dans un modèle consumériste qui passait son temps, à coup de publicité, à choisir pour eux ces désirs ; et en même temps que la performance dans la concurrence était le nec plus ultra de toute activité humaine.

 

Il ne s’agît nullement d’enfermer les personnes dans cette dépendance mais de mener la bataille idéologique afin de conforter celles qui refusent cette main « invisible » qui veut les guider et qui pressentent que ce refus constitue un acte d’insoumission nécessaire à leur liberté comme l’est celle d’un fils à l’égard de son père.

 

Oui insoumis. Et voici un mot qui va à la rencontre du désir des gens.

 

 

- Fédérer le peuple

Cette réflexion « grand angle » dans laquelle je m’excuse d’avoir sans doute résumé les idées qu’elle porte, avec le risque de ne pas en rendre compte telles qu’elles le méritent, nous éloigne-t-elle des questions de l’organisation aujourd’hui et demain de la France insoumise ?

 

Je ne le crois pas, car « fédérer le peuple » et non pas rassembler la gauche, refuser le populisme ou réfléchir à son contenu, mettre les gens en action, compter sur la décentralisation de l’initiative sans intermédiaires sont autant de choix qui « fondent » la France insoumise.

 

Par exemple ce fût une campagne pour fédérer le peuple et non pour rassembler la gauche.

 

Certains objectent que peut-être les deux ne sont pas contradictoires ? Mais la vie a tranché, le peuple sait sur quoi débouche le rassemblement de la gauche : sur François Hollande et le néo libéralisme dont son successeur va développer la logique terrifiante. Toute initiative qui se serait adressée à la gauche aurait désavoué l’engagement de faire autrement.

 

Si nous sommes aujourd’hui dans l’ère du peuple ce n’est pas par décret de qui que ce soit, c’est le résultat de la déroute des partis. Droite et gauche, car Macron procède aussi de cette déroute.

 

Et cet effacement des partis supposait l’émergence d’une alternative sans laquelle l’abstention se serait encore développée. Il fallait faire une proposition politique au peuple de France, et dans cette 5ème république, oui, elle devenait possible par les excès même de la place que prend cette élection présidentielle.

 

Il ne s’agit pas d’égo, on se comprend bien, pas de solo non plus - encore que le solo donne au jazz le sel de l’invention qui en fait toute notre joie - il s’agit de l’utilisation de cette institution, notre république à ce jour, pour la retourner contre elle-même et mettre le peuple au centre du débat. Et c’est ce qui s’est passé, pendant quinze mois ; sans pause ; inlassablement ; expliquer le monde que nous proposions : alternatif à celui qui nous écrase ; redonner de l’espoir.

 

C’est le peuple qui a détruit l’autre voie, celle du rassemblement de la gauche, celle des primaires, celle du rassemblement des candidats de gauche à la présidentielle. Et ce choix a été la conséquence de l’expérience car tous ces rassemblements ont échoués par le passé et ce sont terminés dans le maintien du système.

 

Et les promoteurs des alliances « les plus larges » n’ont jamais imaginé la décision qui aurait pu conduire Jean-Luc Mélenchon au deuxième tour, éliminant l’hypothèque Le Pen et gagnant l’élection. Où sont les égos déplacés, incapables de s’effacer devant l’intérêt général ?

 

 

- Un peuple dans l’espoir

Oui un homme a incarné l’espoir. Et alors ?

La grande délibération nationale que constitue cette élection a eu le dernier mot. C’est le peuple qui a choisi.

 

Un choix en pleine conscience. Quel plaisir nous avions d’aller au-devant des citoyens et citoyennes pour leur proposer « L’avenir en commun » et de les entendre nous énumérer toutes les propositions principales qu’il contient avant même de l’ouvrir : la sixième république, une nouvelle répartition des richesses, la transition écologique, l’économie de la mer, l’indépendance de notre pays pour une politique de paix, une république ouverte à toutes et tous… etc…

 

Et ce peuple a repris confiance en lui, il a acquis sans doute l’espoir que demain personne ne peut plus tenir la main de personne et que cet acte d’insoumission génère pour chacun et chacune, l’avènement d’une conscience individuelle engagée dans un projet commun sans intermédiaires.

 

Tout cela ne peut pas se mettre entre parenthèse jusqu’à la prochaine échéance. Et la forme d’organisation que va se donner La France insoumise est sans doute décisive pour développer une « révolution citoyenne permanente ».

 

 

- Un mouvement pas un parti

C’est pourquoi l’espace politique de la France insoumises ne peut ressembler progressivement à un front gauche rénové, complété, mais toujours caractérisé comme un cartel d’organisation.

 

Il ne s’agit pas de faire des procès d’intention a toutes celles et tous ceux que nous accueillons avec plaisir. Un espace politique national rassemblant tous ces courants d’idées c’est bien. C’est un gage de pluralisme et d’enrichissement de la pensée collective. A l’image de notre groupe à l’Assemblée Nationale.

 

Mais cela ne peut être « la » forme d’organisation principale. Imaginez, à chaque échelon territorial la reproduction de tels cartels à l’intérieur de la FI, dans les communes, les départements, les régions, avec une préparation des municipales où chacun comptera le niveau de sa présence. Ce serait l’enfer dont nous sortons !

 

La démarche suivie par ces différents groupes est critique sans doute de l’expérience que les personnes qui les composent, ont vécus dans leur organisation. Mais leur réaction est tout naturellement de penser que leur apport spécifique d’écologiste, de communiste, d’anti capitaliste… est indispensable à la force de la FI et qu’ils sont les porteurs de cette spécificité.

 

Un tel raisonnement pousse à la quantification de chaque composante.

Justement le contraire de ce que doit être un mouvement où les enjeux de pouvoir doivent être réduit au maximum.

 

 

- Délibération et action

Alors quelle France insoumise voulons nous ?

Pas un parti mais un mouvement, disons-nous. Ça veut dire quoi ?

Il faut revenir à notre boussole : quelle forme pouvons-nous donner à notre mouvement pour que le peuple prenne ses affaires en main.

 

Il faut des lieux de délibération collective auxquels participent toutes les composantes du mouvement. L’espace politique national est un de ces lieux. Sa réflexion doit permettre de vérifier que les décisions, les actions, les bilans que nous tirons de nos activités sont conformes à nos objectifs. Cela ne se juge pas sur chaque décision mais d’un point de vue global sur l’ensemble de notre activité dans une période donnée.

 

La confiance doit prévaloir dans un mouvement. Cela n’exclue pas le contrôle, mais il peut se faire à postériori.

 

Et le plus grand nombre des insoumis et des insoumises doivent participer à ces délibérations et ces moments de recul sur notre activité. Notamment avec celles et ceux qui ne veulent pas être dans un groupe politique de la FI.

 

Cela nécessite des rencontres nationales régulières comme l’ont été dans la campagne présidentielle, le rassemblement de Lille sur le programme, ou celui de Villejuif pour le lancement de la campagne législative. Un nouveau rassemblement se fera avant la fin de l’année pour réunir deux à trois mille membres de la FI.

 

Nos décisions doivent être prises en fonction de ces délibérations collectives. Mais elles ne le seront pas à la suite d’un vote majoritaire dans je ne sais quel nouveau comité directeur. Elles doivent porter sur l’actualité du moment comme sur les objectifs à moyen et long terme de la FI.

 

Elles seront portées par la personnalité qui dans la campagne présidentielle l’a fait sans être contestée. Porté également à l’assemblée nationale par un groupe qui ne cesse d’affirmer sa richesse collective.

 

Toutes ces décisions – aujourd’hui - doivent s’inscrire dans la volonté tenace, opiniâtre, de combattre ce pouvoir et tournées vers les actions les plus large possible. Mais elles doivent aussi s’appuyer sur notre patrimoine programmatique « l’avenir en commun » dans un processus d’éducation populaire qui le fera devenir largement majoritaire.

 

Nous n’avons pas la vue courte et partisane. Ce n’est pas à l’horizon de trois ans ou de cinq que nous combattons. Il faut être dans l’action qui rassemble le plus largement possible pour conforter chacune et chacun dans son choix que l’avenir dépend de chacun et chacune d’entre eux.

 

Ainsi en est-il de la récente proposition d’une grande manifestation à la bastille le 23 septembre contre le coup d’état social.

 

 

- Et voilà nos détracteurs habituels de nouveau au front !

Et bien non, pas plus que sa candidature aux présidentielles cette décision est une décision solitaire de Jean-Luc Mélenchon. Encore moins maintenant. 500 000 personnes peuvent réagir et valider ou pas cette proposition et les autres qui viendront.

 

Mais comme pour la présidentielle nous n’attendrons pas la mise en place de cartels d’organisations dont le rassemblement est toujours soumis à la négociation sans fin du niveau de revendication qu’il faut exprimer.

 

Nous respectons les syndicats et leurs actions, nous soutenons celles-ci, mais que tout le monde prenne les initiatives de la France insoumise comme s’ajoutant aux autres avec la volonté de s’adresser au peuple tout entier.

 

Ce rapport direct au peuple nécessite qu’aucun intermédiaire n’existe entre la structure nationale de la FI et toutes ses organisations locales.

 

Pas d’empilage d’échelons territoriaux qui sont le fait des partis et qui sont le lieu d’enjeux de pouvoir loin des préoccupations d’intérêt général. Les groupes locaux peuvent très bien se concerter s’ils estiment nécessaire une réflexion ou une action plus large. Cela s’appelle la coopération.

 

- Nos idées en commun

Il y a une démarche de tous ces « groupes » que nous comprenons bien parce que nous-mêmes, communistes insoumis, nous l’avons exprimée.

 

Ils veulent entrer dans l’espace politique de la FI comme porteur, à juste titre, d’idées spécifiques telles que l’écologie, l’anticapitalisme, le socialisme, le communisme, le féminisme ou l’altermondialisme.

 

Mais n’y-a-t-il pas quelque chose qui unit toutes ces orientations ?

 

Il n’y a pas d’écologie qui ne soit anticapitaliste, pas de communisme non plus, et l’éco socialisme mis en place par le parti de gauche constitue elle-même une doctrine clairement anticapitaliste. Bref ce qui nous unit c’est l’anticapitalisme.

 

Nous n’avons pas peur de nommer le monde dont nous ne voulons pas. Et nous disposons avec « L’avenir en commun » d’un projet alternatif, améliorable sans doute, qui nous unit.

 

Et nos « groupes » sont-ils dépositaires des idées spécifiques dont ils se réclament ? Toutes ces idées sont déjà présentes dans la FI par les centaines de milliers de personnes qui constituent ce mouvement.

 

Alors pourquoi nous-mêmes avons-nous constitué un tel groupe : « l’association des communistes insoumis et insoumises ».

 

Parce que ces groupes peuvent être des lieux de transition fraternelle pour celles et ceux qui hésitent à faire le pas.

 

Nous pouvons témoigner, nous communistes insoumis, que notre présence depuis des mois à l’intérieur de la France insoumise est non seulement reconnue mais toujours plus importante selon le degré d’engagement de notre part au service de ce collectif.

 

C’est pourquoi nous proposons dans nos statuts que notre association rassemble celles et ceux qui se réclament des idées communistes et qui, indissociablement, s’engagent tout de suite dans la FI, dans ses actions, dans ses réflexions.

 

 

- Pas de spectateurs, des acteurs en mouvement.

Je crois pour ma part, que les groupes constitués dans l’espace politique existeront de façon transitoire. Ils sont appelés à disparaître. La condition étant que le mouvement soit suffisamment fort pour que chacun y reconnaisse les idées qu’il porte.

 

Et puis ces groupes ne peuvent représenter ceux qui sont sans partis et qui sont sans doute immensément majoritaire dans les 500 000. Ceux-là, celles-là, ne veulent pas passer par le tamis de partis. Ils veulent porter eux-mêmes leurs ambitions et leur « représentation » dans les moments de délibération comme dans l’action et cela est indispensable pour le mouvement. J’ai déjà évoqué que cela passe, pour moi, par des assemblées, au plan national, réunissant des milliers d’insoumises et d’insoumis.

 

 

- Le populisme, l’extrême droite

La campagne présidentielle a également été marquée par un débat - qui n’a pas bien été approfondi - sur le populisme.

 

Puisque le peuple voulait « dégager » les partis il était nécessaire qu’une autre proposition lui soit faite. Et, comme nous l’avons déjà dit, dans la 5ème république c’est un homme candidat ou une femme candidate qui peut le faire. Le peuple « prend » ou il ne prend pas. Ou bien il se laisse berner par le chantage au renoncement de son choix le plus profond pour cause de vote utile. Mais s’il est séduit, une espérance collective peut naître. Un peuple politique peut se construire pour le meilleur et non pour le pire.

 

Marine Le Pen s’est adressée directement au peuple, on l’a dite populiste. Et donc tous les populismes seraient à rejeter. Le populisme serait « nécessairement » de droite.

 

Mais alors tout d’abord, mettons-nous d’accord : le FN est-il une organisation fasciste ou un parti populiste d’extrême droite ?

 

Que madame Le Pen aie fait 21% au lieu des 27% annoncés dans les premiers sondages de la campagne n’est pas le résultat de la démobilisation de son électorat. Une partie de ses électeurs ont trouvé un vote de contestation du système dans la personne de Jean-Luc Mélenchon et du programme qu’il portait qu’ils ont trouvé plus positif.

 

Jean-Luc Mélenchon a permis une mobilisation plus grande dans les quartiers populaires mais aussi de regagner dans le monde ouvrier et salarié en général, des voix sur Mme Le Pen, même si celle-ci est restée en tête parmi les ouvriers. L’anti système du FN ne fonctionne que si les autres partis confirment dans leurs pratiques ce système.

 

S’ils le dénoncent clairement ils ouvrent une autre voie aux votes de mécontentements. On s’est moqué du populisme de gauche sans examiner son contenu réel.

 

Et le comportement habituel de « la gauche » est une nouvelle fois apparu sous forme d’appel au « rassemblement le plus large » pour rejeter « la menace fasciste » que représenterai le FN contribuant ainsi à la légende du vote utile.

 

D’abord je n’ai jamais trouvé remarque plus convaincante que celle d’Edgard Morin à ce propos. Il disait qu’il ne sert à rien face à l’extrême droite, de se rassembler pour crier « No passaran ! » et que la seule solution c’est, « tout simplement », de proposer une autre voie.

 

Le FN est-il aujourd’hui un parti fasciste ? Ceux qui ont essayé au travers de cette assertion de le faire reculer n’y sont pas arrivé. N’est-ce pas la preuve que ce terme ne traduit pas la menace bien réelle que représente ce parti ?

 

Le FN déploie sa xénophobie dans le cadre d’un populisme de droite qui se développe dans de nombreux pays proches de nous et le plus souvent, par rejet de l’Europe libérale.

 

Alors il y a bien un populisme de droite porté par le FN. Il s’adresse aux pulsions les plus obscures et les moins « sociables » d’une partie de la population : il prône la haine de « l’autre », le repli sur soi dans la concurrence, le repli de la France sur elle-même. Il tient un discours sur l’Europe aujourd’hui non stabilisé car son discours n’est conduit par aucune conviction profonde mais seulement par la perception de sa rentabilité électorale. Tout cela porte un nom : la démagogie.

 

Quand Jean-Luc Mélenchon s’adresse au peuple il n’y a jamais aucune démagogie dans ses propos. Il tient un discours exigeant qui s’adresse à la raison et au cœur et qui trace cette « autre voie » dont parle Edgard Morin. S’il y a populisme – et pourquoi pas - le contenu des propos lui donne une autre nature.

 

Le front populaire en 36 s’est fait d’ailleurs à la fois contre le fascisme et pour un programme social sans précédent. La tâche du jour est de réaliser un front populaire pour une alternative à cette société capitaliste, pour prendre le pouvoir et le rendre au peuple.

 

 

- « Majorité politique ? »

Cette conquête du pouvoir dépend-elle d’un « majorité politique » ou d’une majorité populaire ? Là encore j’entends qu’il faudrait les deux ?

 

Si majorité politique veut dire rassemblement d’organisations qui se « mettent d’accord » sur un programme de gouvernement pour demander au peuple de leur faire confiance, alors je ne vois pas en quoi cela serait différent de ce qui était proposé avant 2017 et qui a été rejeté par le peuple.

 

Le « forum » est le lieu où se décide la gestion de la cité. C’est l’acte politique le plus fort du peuple. C’est seulement ensuite que l’on désigne celles et ceux qui auront la tâche de gouverner.

 

D’ailleurs si nous voulons changer de République c’est aussi pour revenir à un régime parlementaire dans lequel les choix de majorité se feront après le choix du peuple.

 

L’opposition à la politique de Mr Macron et la construction de son alternative n’ont pas besoin de préalables. Si nous pensons que les « cartels » ont démontré leur inefficacité dans la vie publique, il n’y a pas de raison d’en faire un modèle à l’intérieur de la FI.

 

Nous pensons que la prise de pouvoir se construit dans l’action populaire et le rôle que la France insoumise entend bien y jouer avec toutes celles et tous ceux qui le souhaitent, fort de leurs diversités.

 

L’opposition au « monde » que défend le président Macron existe, elle se fait entendre à l’assemblée nationale. Bien sûr toutes les forces, toutes les contributions qui vont dans le même sens sont les bienvenues.

 

Mais ne laissons pas croire que l’enthousiasme du peuple dépend d’une « alliance la plus large possible » d’organisations diverses ; c’est le rassemblement le plus large qui sera produit par l’enthousiasme du peuple.

 

 

- Le critère de l’action

L’opposition au gouvernement Macron se construit à la fois dans la rue, à l’assemblée nationale et par les actions concrètes d’élus-e-s et de pratiques renouvelé-e-s.

 

Notre groupe à l’assemblée en donne une première forme intéressante. Les députés FI parlent au nom du peuple. Certains par leur origine en témoignent plus que d’autres mais toutes et tous, par leur parlé et le contenu de leurs interventions, « sont » le peuple. Femmes et hommes. Même les médias doivent le reconnaître.

 

Et ces députés ne sont pas dans un rapport de clientèle avec celles et ceux qui les ont élus. Ils parlent à l’assemblée et vont ensuite là où il y a des luttes. A « Notre dame des landes » ce ne sont pas des députées FI du 44 qui y sont allés, comme à la place de la République, comme partout où le peuple se mobilise. Ils ne préparent pas leur réélection, ils se mettent au service du peuple. Ils iront aussi là où ils et elles ont été élus, bien sûr. Ils seront présents partout où c’est nécessaire et les électeurs et électrices qui les ont élus leur seront gré d’une telle attitude.

 

 

- La présence dans la société

Cette présence doit se faire dans des formes renouvelées. Il ne s’agît pas d’être « moderne » mais de prendre en compte que les conditions mêmes du combat changent et vont continuer de changer.

 

La société française se délite sous les coups de boutoirs de la finance et de ses représentants. Mr Macron va aggraver cette situation. En particulier l’intervention publique se réduit comme peau de chagrin. Le peuple attendra-t-il la disparition complète de cette intervention ou bien n’est-il pas déjà en train de rechercher des formes nouvelles d’organisation sociale qui se substituent à « rien » ?

 

La question se pose dans les entreprises comme dans les quartiers ou dans les campagnes. Les actions pour la reprise d’une entreprise, pour la défense ou la création d’une petite exploitation agricole, pour le maintien ou le remplacement d’un service public de proximité, toutes ces actions et d’autres qui s’imaginent dans les nouvelles pratiques sociales ne peuvent être l’objet d’un combat victorieux sans imposer des choix nouveaux de gestion débarrassés de la financiarisation de toute action d’intérêt général. C’est un champ d’expérimentation pas complètement nouveau mais qui va s’amplifier et l’efficacité des actions entreprises n’est pas gagnée d’avance.

 

Constatons que de telles luttes sont au cœur de notre programme.

 

N’oublions pas non plus la solidarité à l’égard des « minorités » de toute nature et des plus démunis, qui sont le critère de l’humanité d’un projet de société social, écologique et culturel.

 

L’utilisation du crowdfunding est intéressante car elle est utilisée par de simples citoyens et citoyennes dans des domaines très divers pour subvertir l’incapacité publique à servir des projets d’intérêt général. Il peut s’agir de l’organisation de circuit court de distribution qui combattent la malbouffe et la cherté de la vie ; de la réalisation de jardins vivriers en zone urbaine ou pas ; de la concrétisation de projets artistiques de compagnies ou artistes divers, las de tendre leur sébile aux princes indomptables … etc…

 

Toutes ces formes d’action solidaires, nouvelles, s’ajoutent bien sûr et ne s’opposent pas à celles plus anciennes du mouvement associatif.

 

La présence au cœur de tous ces rassemblements ouvriers, paysans et populaires est sans doute le défi de l’action des insoumis et des insoumises. Il ne s’agît pas de tenir la main à qui que ce soit, bien sûr, mais d’être présent dans toutes leurs luttes et dans toutes ces expérimentations d’auto organisation sociale.

 

Et si nous pouvions tous écouter en direct les débats de l’assemblée nationale nous y constaterions l’opiniâtreté avec laquelle les député-e-s de la FI relaient et la souffrance sociale, et les luttes, et les espoirs de toutes les composantes de notre peuple. Notre honneur et notre fierté.

 

Vivement notre propre chaine d’information.

 

Pour en savoir plus :

- Francis PARNY : NOUS CREONS « LES COMMUNISTES INSOUMIS & INSOUMISES »

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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 21:08
Table ronde. Comment raviver la démocratie sociale  ?

Après les premières rencontres concernant la réforme du Code du travail, la méthode de concertation des organisations syndicales, représentantes légitimes des salariés, interroge. Entretiens croisés de :

- Sophie Béroud Maître de conférences en science politique

- Jean-Claude Mailly Secrétaire général de Force ouvrière (FO)

- Philippe Martinez Secrétaire général de la Confédération générale du travail (CGT)

 

Sources : Le Parti de Gauche Midi-Pyrénées entretiens croisés réalisés par Pierre Chaillan pour L’Humanité

-

L'Humanité : Le président de la République, Emmanuel Macron, a confirmé la méthode par ordonnances concernant la réforme du Code du travail  ; comment réagissez-vous  ?

Sophie Béroud : Cela s’inscrit dans la suite de la campagne menée par Emmanuel Macron, avec une très forte mise à distance des outils et des dispositifs du dialogue social. Le nouveau président et aujourd’hui son gouvernement font comme si la loi Larcher du 31 janvier 2007 (sur la modernisation du dialogue social) n’existait pas. Elle prévoit pourtant une phase de concertation avec lesdits «  partenaires sociaux  » pour tout projet gouvernemental impliquant des réformes dans le domaine des relations de travail et de l’emploi, dans le but d’ouvrir des négociations. De négociations, il n’en est pas question aujourd’hui dans le discours d’Édouard Philippe. Celui-ci a évoqué tout au plus des «  discussions  » avec les syndicats. On le voit, c’est un très fort recul par rapport à la reconnaissance du rôle et de la place des syndicats dans le fonctionnement du régime démocratique  : alors même qu’ils devraient être considérés comme des institutions centrales de représentation des travailleurs. C’est un déni de démocratie, comme si l’exécutif à lui seul incarnait l’ensemble des institutions démocratiques. Ce n’est pas le cas, une démocratie a besoin de contre-pouvoirs, avec le Parlement, mais aussi les organisations dont se dotent différents groupes sociaux. La volonté affichée du gouvernement est «  d’aller vite  », sans doute pour profiter des divisions syndicales encore bien présentes après la bataille contre la loi travail, et surtout achever l’entreprise de démantèlement du droit du travail et des protections sociales bien entamée avec les lois Macron et El Khomri.

 

Jean-Claude Mailly : L’ordonnance est un outil constitutionnel mais pas démocratique en ce sens où elle prive le Parlement de débat de fond. Ce qui compte, c’est le contenu de l’ordonnance. Si nous le partageons, cela ne pose pas de problème. Mais cela suppose une réelle concertation et une prise en compte des analyses et positions syndicales. Je rappelle par exemple que l’ordonnance fut utilisée en 1945 pour la création de la Sécurité sociale ou au début des années 1980 pour la cinquième semaine de congés payés. Par contre, si l’ordonnance est imposée pour passer en force, alors il y a un problème majeur.

 

Philippe Martinez :  Le problème pour la CGT, ce ne sont pas les ordonnances. C’est leur éventuel contenu. Si le gouvernement décide d’une ordonnance mettant en place le Smic à 1 800 euros ou établissant la semaine des 32 heures, il n’y aura aucun problème  ! Un certain nombre d’ordonnances ont d’ailleurs déjà été dans le sens du progrès social. Cela s’est fait en conjuguant mobilisation sociale et volonté politique. Alors qu’est-ce qui oblige le gouvernement à une telle urgence, si ce n’est une volonté de passage en force  ? Pourquoi ne pas prendre le temps d’un véritable échange  ?

 
 

-

L'Humanité : Cette réforme qui concerne notamment les accords et les conventions collectives, pose donc aussi la place des organisations syndicales dans la démocratie sociale. Quels en sont les enjeux  ?

Jean-Claude Mailly : Le premier enjeu est la conception en matière de dialogue social et de liberté de la négociation collective. Ainsi, dans l’esprit du président de la République, quelle place et quel rôle envisage-t-il pour les confédérations syndicales  ? Pour Force ouvrière, le syndicalisme comme la négociation collective doivent être articulés et coordonnés entre les différents niveaux, de l’interprofessionnel national à l’entreprise. C’est pour cette raison notamment que nous nous sommes opposés à la loi travail, qui, en matière de temps de travail, donne priorité au niveau de l’entreprise, au détriment de la branche. La valeur républicaine de l’égalité, ou la République sociale, suppose un minimum d’égalité de droits, ce qui passe par la négociation au niveau national. Je rappelle que si la France a un taux de couverture conventionnelle élevée, c’est grâce à l’existence des conventions collectives nationales dans le privé et des statuts dans le public.

 

Philippe Martinez : Toutes les études ont montré qu’en aucun cas un marché du travail «  assoupli  », un Code du travail au rabais et une facilité de licenciement accrue pour les entreprises n’étaient des facteurs créateurs d’emplois. Affaiblir les droits et la protection des salariés revient à autoriser purement et simplement le dumping social et à affaiblir également les entreprises notamment les plus petites, mises de fait en concurrence. La nouvelle réforme XXL annoncée par Emmanuel Macron n’a donc aucun sens et conduirait au contraire à fragiliser encore plus les petites et moyennes entreprises, donc la majorité du salariat, en les rendant encore plus dépendantes des exigences de rendement financier des donneurs d’ordres. Il s’agit de brouiller totalement tous les repères collectifs des travailleurs, les enfermer dans un droit du travail minimal sans cesse remis en cause. Cette précarité et cette individualisation des garanties collectives sont de nature à changer profondément la nature de la démocratie sociale, en favorisant un syndicalisme de résignation, qui valide les régressions sociales. La volonté affichée par le président de la République de plafonner les indemnités prud’homales en cas de licenciement s’inscrit dans la même logique de régression sociale.

 

Sophie Béroud : On voit se dessiner depuis une série de lois la volonté de réduire l’activité syndicale à la seule négociation d’entreprise, et ce de façon fractionnée, entreprise par entreprise. Les projets d’Emmanuel Macron s’inscrivent complètement dans cette optique. La conception qui semble être la sienne des syndicats fait d’eux des organisations intégrées à l’ordre managérial, avec la valorisation d’une seule communauté d’intérêts, celle de l’entreprise. L’un des enjeux est ainsi de rappeler que l’activité syndicale ne se réduit pas à la seule négociation, mais intègre la production de revendications et de solidarités transversales et qu’il faut donner aux syndicats les moyens – accords de branche, lois – pour accomplir ces tâches. Émietter la représentation syndicale, l’enfermer dans l’entreprise et ne lui donner que celle-ci comme horizon, c’est contribuer à l’affaiblir plus encore en tentant de la dépolitiser. D’autant plus qu’on sait combien les syndicalistes qui portent une autre conception que celle-ci subissent des formes de répression.

 
 

-

L'Humanité : Comment peut-on aujourd’hui raviver la démocratie sociale  ? Quelles sont les alternatives  ?

Sophie Béroud : Sous les mandats de Nicolas Sarkozy et de François Hollande, une partie du discours dominant sur la démocratie sociale tendait à réduire celle-ci, d’un côté, à des procédures de consultation au sommet et, de l’autre, aux activités de négociation dans l’entreprise. C’était là une façon de récupérer un idéal présent depuis longtemps au sein du mouvement ouvrier – celui de forger une véritable démocratie économique et sociale – en changeant le contenu de ce référent. Il me semble important de mener la bataille sur le sens des mots. Penser les conditions d’une démocratie sociale, c’est avant tout partir de la possibilité des salariés d’intervenir sur leur travail, de pouvoir participer à son organisation, de pouvoir discuter des façons de produire et des usages ou de la finalité de cette production, que ce soit des biens ou des services. Si l’on investit véritablement cette notion de démocratie sociale, on soulève bien des enjeux  : comment renforcer les droits d’expression et d’intervention des travailleurs  ? Comment reconnaître véritablement l’apport que représente leur travail  ? Comment restreindre le pouvoir unilatéral des actionnaires  ? Cela pose aussi l’exigence d’un souci permanent de démocratie dans les syndicats  : en termes de rotation des mandats, de parité, de représentation des plus précaires et des plus exploités.

 

Jean-Claude Mailly : On peut raviver la démocratie sociale en respectant l’articulation des niveaux de négociation et la liberté de négociation, en respectant la hiérarchie des normes, en élargissant l’article L.1 du Code du travail concernant les obligations d’un gouvernement quand il veut modifier les règles dans le champ social. Par exemple sont exclus du champ la protection sociale et les cas d’urgence. Renforcer la démocratie sociale, c’est aussi respecter la liberté syndicale, ce qui passe par la libre désignation du délégué syndical par les adhérents, contrairement à ce que prévoit la représentativité. Sur ce point, nous sommes d’ailleurs suivis par le Bureau international du travail (2). C’est aussi prendre des dispositions pour assurer un bon déroulement des négociations à travers des accords, obligatoires, de méthodologie et des moyens suffisants pour les délégués. C’est respecter le paritarisme dans tous les secteurs autour du contrat de travail, ce qui constitue une garantie pour l’ensemble des travailleurs. Ce ne sont là que des exemples. D’une manière générale, il ne faut plus que le social soit la variable d’ajustement des dogmes économiques.

 

Philippe Martinez : La CGT est convaincue que la démocratie doit s’appliquer dans les entreprises et les services. C’est pourquoi il faut renforcer le droit à la négociation. C’est à la fois un moyen de lutter contre l’inégalité des droits entre les salariés, selon l’entreprise, voire le territoire où ils travaillent et de lutter contre le dumping social. Nous avons été auditionnés, il y a quelques mois, en période de campagne présidentielle, par une commission sénatoriale formée à la demande de l’UDI sur «  comment faire une réforme du droit du travail sans soulever de mouvement de contestation  ». Eh bien, la CGT recommande au gouvernement de s’appuyer sur le travail mené par le groupe de chercheurs GR-Pact (3) à la rédaction d’un nouveau Code du travail. Cette proposition de Code du travail démontre, à l’opposé des objectifs de la réforme voulue par le gouvernement, la possibilité, pour peu d’en avoir la volonté, d’allier une réécriture complète du Code du travail pour le simplifier tout en proposant de nouvelles protections aux travailleurs, à toutes les personnes en contrat de travail quelle que soit leur nature et même à celles et ceux qui n’ont pas de contrat de travail et subissent un lien de subordination commercial sans aucune protection. C’est pourquoi nous avons une proposition d’un nouveau statut du travail salarié, assorti d’une sécurité sociale professionnelle, qui doit être élargi aujourd’hui à l’ensemble des travailleurs. Nous devrions travailler sur une démocratie sociale fondée sur le progrès, la justice sociale, la redistribution des richesses, l’emploi de qualité pour toutes et tous, avec notamment la réduction du temps de travail, des salaires décents, la possibilité d’exercer pleinement ses droits et libertés syndicales et aller vers une «  démocratisation  » réelle des lieux de travail. Cela doit s’accompagner d’un renforcement des prérogatives des institutions représentatives des salariés, chacune dans leur mission respective.

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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 08:31
J.L. M. : À propos du mouvement « La France Insoumise »

Sources : Site de la France Insoumise par Jean-Luc Mélenchon le 10 juillet 2017

- Je voudrais donner des nouvelles du développement du mouvement « la France Insoumise ».

On me pose en effet beaucoup de questions sur ce sujet. Il est vrai que l’incroyable surcharge de travail et de nouveautés qui a succédé immédiatement à la campagne électorale des élections législatives ne nous a guère laissé le temps d’en traiter. J’ai dû réagir au débotté parfois. En effet j’ai dû constater des tentatives de création sauvage de structures collectives par secteur d’activité telle que « jeunesse », « syndicalistes », « élections sénatoriales », etc. Il s’agissait à l’évidence de tentatives d’appropriation du mouvement et de son label. Elles n’ont aucune légitimité, aucun accord de ma part ni de celle d’aucun des membres de l’équipe nationale qui a animé le mouvement jusqu’à ce jour.

 

 

- Une situation particulière existe concernant les élections municipales 2020.

Je dois dire que je me suis aussi inquiété de la propension constatée dans de nombreux endroits à passer directement de l’élection législative à la préparation des élections municipales. Il me parait très discutable d’enjamber trois ans de combats concrets contre la politique d’un gouvernement spécialement féroce en réduisant la perspective politique a une élection dans trois ans, en supposant que sa date ne soit pas déplacée. Pour autant, je crois cependant que la préoccupation est légitime ! Elle peut donner lieu à des activités de terrain extrêmement fécondes. Ce point-là ne fait pas de doute dans mon esprit. Mais c’est mon devoir de prendre toutes les dispositions possibles pour éviter là encore une appropriation qui conduirait inévitablement à un rétrécissement du mouvement autour de ceux qui se sentiraient d’ores et déjà investis d’une responsabilité de candidat. J’ai trop vu dégénérer de grands élans en petits marigots et chefferies locales pour ne pas me sentir aujourd’hui en devoir de nous en prémunir.

 

Une fois ceci posé, il va de soi qu’il y a une façon de préparer les municipales qui est conforme à l’esprit dans lequel « La France insoumise » a été constituée et a remporté ses succès électoraux. Cette façon de faire, c’est celle qu’avait illustrée Danielle Simonnet et ses équipes à Paris. Elle consiste à investir les mobilisations locales qui ont une signification d’intérêt général. Le travail des volontaires de la France insoumise est alors double. Il s’agit d’une part d’apporter de l’aide à ces mobilisations et d’autre part d’en rendre visible la signification politique implicite. Encore une fois, il ne s’agit pas de « récupérer » un mouvement, ou d’essayer stupidement de lui apposer notre étiquette. C’est le contraire. Il s’agit de conforter son indépendance, son autonomie, sa dynamique propre parce que c’est de cette façon qu’il peut être le plus « contagieux ».

 

J’ai connu par exemple une mobilisation contre l’installation d’une supérette dans un quartier qui en comptait déjà plusieurs. Ou bien des batailles pour la création de régies municipales de l’eau, ou bien pour l’ouverture d’un bureau de poste, la création d’un arrêt sur une ligne de bus, la rénovation d’une école et ainsi de suite. Toutes ces luttes avaient évidemment un ancrage que l’on peut même qualifier de « micro local ». Mais chaque fois, elles comportaient des enseignements d’ample portée. Elles contiennent donc un potentiel de politisation des consciences extrêmement ample. Il y a fort longtemps déjà qu’à mes yeux, dans le cadre de la vision de la société que porte mon livre L’Ère du peuple, les luttes urbaines, dans leur champ particulier, et pour les populations en dehors des lieux de travail, sont comparables aux luttes syndicales. Elles contiennent le plus souvent et spontanément des contenus anticapitalistes, écologistes et d’approfondissement démocratique. Elles ont une autre vertu. Elles créent des liens entre tous ceux qui s’y impliquent, quelles que soient leurs opinions et leur situation. Des lors, elles construisent un sentiment d’identité collective et des solidarités qui en font une véritable école de cette fameuse « auto-construction du peuple » comme sujet politique. En ce sens, elles sont tout à fait centrales et déterminantes pour le sens même de notre projet politique.

 

Je crois donc en effet que, dès la rentrée de septembre-octobre, il faudra proposer une réflexion, une méthode, un mode d’emploi sur le thème. On peut d’ores et déjà en préfigurer le schéma général. D’une part, il s’agira avant tout de s’impliquer dans toutes les luttes locales existantes. Puis, bien sûr, de mettre en place un processus collectif de production d’un programme local de gestion alternative. Il va de soi sur ce point que la démarche s’inscrit dans la longue durée. Enfin, il faudra innover radicalement en s’impliquant et en proposant toutes sortes de mesures d’auto-organisation de la population. Elles préfigurent en effet les « communes populaires » du type de celles qui ont toujours émergé dans l’histoire profonde de notre pays chaque fois que l’État s’est montré défaillant. Et c’est peu dire qu’il l’est aujourd’hui puisqu’il a pratiquement disparu d’amples zones du territoire, laissant en panne tous les réseaux pourtant essentiels à l’existence de la population.

 

Cette étape de notre travail commun viendra en son temps. Il va de soi qu’il ne saurait être question de procéder de quelque manière que ce soit à des investitures de candidature. La priorité reste à l’action, c’est-à-dire à ce qui peut nous rassembler sans compétition de personne ni bataille de pouvoir.

 

À mes yeux, la légitimité à représenter « La France insoumise » ne peut venir d’autres choses que de son rôle dans l’action et à son service. Pour les élections législatives, nous nous sommes efforcés partout d’investir des femmes et des hommes qui symbolisaient un parcours d’engagement personnel. Le résultat est sous nos yeux : le groupe parlementaire de la France insoumise est composé de militants qui ont une expérience du traitement de dossiers très divers, de la prise de parole, et du maniement d’une pensée globale. Même nos « spécialistes » sont aussi tous des généralistes. Le contraste absolu que vous pouvez observer entre nos députés « professionnels » dès leur arrivée et l’amateurisme sidéré des élus de « La République en marche » ne doit rien à la qualité des personnes. Sur ce plan, toutes se valent. La différence, c’est le niveau et le degré de politisation et d’implication dans la vie citoyenne avant l’élection. Il me semble que le moment venu, pour nous, le critère de sélection des candidats se devra encore être celui-là.

 

Dans ces conditions, tout le processus qui nous conduira dans ces élections doit rester aussi longtemps que possible ouvert à tout ce que la vie fera surgir de luttes, de combattants et ainsi de suite. Naturellement, on pourra envisager bientôt la mise en place de cadres d’action pour réaliser ce travail, et même de « référents » pour les coordonner. Mais ni ces cadres ni ces personnes ne sauraient résumer toute l’existence de « La France insoumise ». Et ils n’impliqueront aucun droit lié à l’ancienneté. Le mieux sans doute sera que l’on constitue un groupe de travail national sur ce sujet comme nous l’avons fait pour les élections législatives.

 

 

- Le calendrier de notre mouvement ne peut se limiter à des prévisions électorales.

Des tâches urgentes se présentent devant nous. J’ai déjà indiqué dans mon précédent post qu’il ne saurait être question de se perdre en bavardages à propos de l’organisation, et des prochaines élections, dans un tel contexte. Cet été doit demeurer un temps de mobilisation concret. Il faut partout remettre à l’ordre du jour les caravanes des droits sociaux. Personne ne comprendrait qu’elles n’aient lieu que les années électorales, comme ce fut le cas l’été précédent. Au contraire, la méthode simple de ces caravanes avec l’utilisation de la plate-forme d’identification des droits sociaux de chacun est plus que jamais nécessaire avant une rentrée qui s’annonce très difficile sur le plan financier pour les familles. À cette occasion, les caravanes doivent faire aussi le travail d’éducation populaire et de diffusion de l’information concernant les ordonnances sur le code du travail. En effet nous avons besoin d’avoir un socle large à la rentrée de personnes informées pour engager l’action avant la publication le 21 septembre du texte définitif des ordonnances.

 

À la fin du mois d’août, enfin, nous nous retrouverons à Marseille pour une sorte de « déboulé estival ». On s’y retrouvera dans un méli-mélo de conférences, de débats et de présence sur le terrain évidemment. Il ne faut pas croire que ce moment soit purement rituel. Il correspond à une attente, un besoin de se retrouver après le repos et avant l’assaut. Naturellement, tout le monde ne sera pas là. Je connais d’avance toutes les difficultés qui peuvent se rencontrer à ce propos. Mais elles ne doivent pas nous conduire à annuler systématiquement tout ce qui est possible au motif que tout n’est pas possible. Ces deux rendez-vous, celui des caravanes de l’été et de la rencontre nationale fin août, sont très concrets. Ils représentent un plan de travail déjà bien assez fourni. Devront surgir des bilans, des propositions, des idées qu’il faudra mettre en forme en vue de la tenue au mois d’octobre de la deuxième Convention nationale du mouvement « La France insoumise ». Sans doute cette deuxième Convention devra, bien sûr, prendre des dispositions pour l’organisation dans la durée de la vie du mouvement. Mais aucune urgence n’impose de figer les choses. Il faut se donner du temps, de l’expérience, du savoir-faire.

 

 

- Avant toute chose je veux rappeler qu’il ne saurait être question de transformer « La France insoumise » en parti politique.

Il s’agit d’être et de rester en mouvement. Une sorte de label commun. Mais personne dans notre pays n’a l’expérience d’un mouvement qui compte 500 000 personnes venues en appui d’une campagne politique ! Toutes les propositions que j’ai entendues ou vu arriver jusqu’à moi ne font que reproduire les anciennes structures et préoccupations du passé, liées à la forme spécifique d’un parti politique. Comme je l’ai déjà écrit ici, nous somme nombreux, dans l’expérience de l’élection présidentielle puis de celle des législatives à avoir bien compris qu’un « mouvement » n’existe que dans et par l’action, c’est-à-dire par des campagnes. Celle-ci fédère les personnes sans exiger rien d’autre d’elles que leur participation, quel que soit leur motif de le faire.

 

Les questions que je viens d’aborder relèvent d’un registre particulier à mes yeux. C’est celui de la théorie :

La thèse centrale de L’Ère du peuple est que le peuple est le « nouvel » acteur de l’histoire. Il est défini par sa situation sociale réelle, c’est-à-dire son mode d’existence quotidien autour des réseaux. De même que le parti est la forme d’organisation vouée à une classe sociale, le mouvement est la forme d’organisation liée à l’existence du peuple, aux pulsations de son activité, aux formes spécifiques de son auto-organisation.

Encore faut-il placer ces notions abstraites dans le contexte particulier dans lequel nous évoluons dorénavant.

 

La grève politique froide qu’a été l’abstention massive aux élections législatives après celle déjà remarquée à l’élection présidentielle signale la permanence d’un haut niveau de « dégagisme ». La fin de « l’envoûtement macroniste » sera bien plus rapide que beaucoup l’ont cru. Ce processus est engagé. Il détermine la forme et le mode de travail d’une opposition politique telle que la nôtre. Je l’ai annoncé sans fard à la tribune de l’Assemblée nationale au nom de notre groupe parlementaire : nous ne voulons pas seulement être l’opposition au gouvernement mais l’alternative au monde qu’il incarne. Cela signifie que nous avons la certitude de voir s’écrouler sous nos yeux non seulement un gouvernement mais davantage encore le « monde » qu’il incarne c’est-à-dire tout ce catéchisme libéral qu’il veut porter à son comble. Le Macronisme se présente comme une tentative générale de passage en force. Mais la base sociale des bénéficiaires de ce passage en force est extrêmement étroite. À supposer qu’elle lui soit vraiment acquise, ce qui n’est pas démontré, la France des start-ups et de l’uberisation, représente en réalité un secteur social marginal du pays. Le harcèlement médiatique et la « communication » ne peuvent suffire à compenser la faiblesse intrinsèque d’un tel groupe social.

 

Notre projet doit donc être d’être clairement à la hauteur d’une situation totalement mouvante. Il va falloir s’adapter et rebondir sans cesse sans se laisser enfermer par des cadres d’action qui se tromperaient d’époque ou bien, plus simplement, ignorerait que l’action est première. Nous disposons à cette heure d’un dispositif tout à fait exceptionnel. 7 millions de personnes ont voté pour nous et elles savaient pourquoi. 500 000 personnes nous ont rejoint pour former le mouvement en réseau « la France insoumise ». Nous disposons d’un groupe parlementaire qui nous permet d’être le brise-glace permanent sur tous les fronts qu’ouvrira l’action du gouvernement. Le souci essentiel doit rester d’être capables de se rendre disponibles. Les milliers de volontaires des groupes d’appuis, la disponibilité de ceux qui nous ont déjà rejoints dans les votes à la présidentielle et aux législatives, tout cela doit pouvoir sans cesse entrer en résonance et en cohérence sans être entravé par les blocages traditionnels.

 

Bien sûr, je le sais bien, d’ores et déjà de nombreux militants politiques, parfois même des groupes entiers, ont tiré la leçon de ce qu’ils ont vu et du travail que nous avons accompli. Nombreux sont ceux qui ont décidé d’ores et déjà de rejoindre « La France insoumise ». Ils éprouvent alors la même difficulté que nous : comment faire ? En effet « La France insoumise » n’est pas un cartel de partis et ne le sera jamais car nous avons fait l’expérience cruelle des limites d’un tel système. Elle ne sera pas non plus elle-même un parti comme je viens de le dire. Il faut donc accepter qu’existe un temps de transition dont on ne connaît pas à cet instant la date de la fin. Pour la convention de Lille, nous avions innové avec pragmatisme. « L’assemblée représentative du mouvement » qui était alors naissant était composée de divers collèges. Il y avait, on s’en souvient, la moitié de participants tirés au sort.

 

Mais dans l’autre moitié il y avait notamment ce que nous avions appelé « l’espace politique ». Celui-ci réunit depuis le premier jour des représentants des groupements politiques qui voulaient appuyer la campagne et le développement de « la France insoumise ». Ce cadre nous a apporté ce que le mouvement n’était pas en état de produire et qu’il eût été dangereux pour sa cohésion de solliciter. Je pense ici à la capacité d’expertise politique, de propositions d’actions, et de mise à disposition de militants et de cadres politiques chevronnés. Cet « espace » continue son travail. Vous avez lu dans ma précédente publication son petit texte de synthèse de fin de campagne. C’est donc dans ce cadre que nous pouvons continuer à accueillir les regroupements politiques, les revues et les bulletins qui veulent « s’associer » à « La France insoumise ». Le dernier en date a été celui de l’ex député Sergio Coronado et de ses amis venus de EELV ! Ainsi, au total, je nous crois disposés correctement pour le trimestre qui vient. À chaque jour suffit sa peine.

 

Pour en savoir plus :

- Francis PARNY : NOUS CREONS « LES COMMUNISTES INSOUMIS & INSOUMISES »

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 10:00
Olivier Falorni : la culture de l'ambiguïté pour ratisser large et se mettre au service de la classe dominante
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Olivier Falorni a été parmi les 10 premiers députés Macron compatibles[3]

L'illusionniste de " gauche " s'est dévoilé... depuis 2022, il a aussi servi de marchepied au RN et est élu maire de La Rochelle en 2026[23!

 

 

Sources : Eric Durand | mis à jour le 24/04/2026

  • Pour accéder à l'intégrale des votes d'Olivier Falorni, pour la 15ème législature (2017/2022), c'est ici

- Les citoyens de gauche, à Evry ont mis quasiment Valls à la porte et c'est Olivier Falorni qui tente de venir à son secours

Ainsi, à peine élu, selon Le labpolitique Europe1 Falorni annonce avoir réuni "plus d'une vingtaine de députés" autour de Valls.

Et de huit. Après la création du groupe parlementaire des "constructifs" LR-UDI indépendant du groupe LR, voici venir le groupe des *progressistes*, coincé entre LREM et le PS. Rien d'officiel pour l'instant, mais le député Olivier Falorni (divers gauche, ex-PS depuis sa candidature dissidente face à Ségolène Royal aux législative de 2012) annonce dans Le Parisien, ce dimanche 25 juin, avoir réuni "plus d'une vingtaine de députés" afin de former un groupe à l'Assemblée nationale, autour de la personne de Manuel Valls :

" Je suis confiant car nous avons déjà réuni plus d'une vingtaine de députés. "

 

Le Parisien révèle que le député de Charente-Maritime est à l'initiative de la formation de ce huitième groupe, avec Sylvia Pinel (PRG) et, plus surprenant, François-Michel Lambert, député LREM. Olivier Falorni en explique le but :

" Nous voulons être le troisième pilier de cette majorité, avec La République en marche, le MoDem au centre droit et nous au centre gauche. "

 

Les "constructifs" de droite apprécieront. Dans le JDD du 25 juin 2017, on apprend également que l'ancien Premier ministre a été vu à une réunion au siège du PRG où certains se disent "prêts à l'intégrer".

 

En tout cas, pour que Manuel Valls ne siège pas avec les non inscrits aux côtés de Marine Le Pen, par exemple, il faut trouver au moins 14 élus. Pour cela, il est allé chercher du côté des divers gauche, des radicaux de gauche mais aussi des radicaux de droite, à en croire François-Michel Lambert. Selon lui, "même des radicaux valoisiens" ont vocation à rejoindre le groupe, fâchés qu'ils seraient avec Jean-Christophe Lagarde de l'UDI. Et aller réunir à nouveau les radicaux des deux rives, comme à la création du Parti radical en 1901, ça sent bon le *renouveau*. Mais après tout, pourquoi pas. La réunification des radicaux était déjà en cours.

 

L'entreprise est un échec ! Après s'être fait élire sous l'étiquette " Majorité présidentielle " il siégera parmi les non inscrits !

 

 

- Les actes du député Falorni depuis sa réélection en juin 2017: en parlera t-il à l'heure du bilan ?

2017 :

  • 4 juillet 2017 : Vote de la confiance au gouvernement. C'est confirmé, Olivier Falorni député de La Rochelle/Ré, en votant la confiance au gouvernement d'Edouard Philippe, s'est mit au service d'une politique... de droite. Il l'a fait en toute connaissance du programme d'En Marche, de Macron, du 1er Ministre (généralisation de l'état d'urgence, casse du Code du travail, baisse des pensions des retraités...). Tout ce qu'il pourra dire ou faire à dater de ce jour sera de la gesticulation médiatique pour rassurer l'électorat qui lui reste à gauche ! La France insoumise est le seul groupe parlementaire à voter unanimement contre la confiance.
  • 6 juillet 2017 : Scrutin public sur l'ensemble du projet de loi prorogeant l'application de la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 relative à l'état d'urgence (première lecture). Olivier Falorni est absent. La France insoumise, a défendu une motion de rejet préalable sur la prorogation de l'état d'urgence et voté contre le texte du gouvernement.
  • 13 juillet 2017 : Vote de la loi d'habilitation autorisant le gouvernement à légiférer par ordonnance pour casser le code du travail. Après quatre jours de débat, le projet de loi d'habilitation a été approuvé par 270 voix contre 50. La majorité ainsi que les Républicains et les Constructifs LR-UDI ont voté pour alors que la Nouvelle gauche (ex-PS), les Insoumis et les communistes ont voté contre. Sur ce dossier pourtant essentiel pour les salariés.... Olivier Falorni est absent se rendant complice par défaut de coup d'état social en cours.
  • 24 juillet 2017 : Début pour l'Assemblée nationale de l'examen des projets de loi visant à redonner "confiance dans l'action publique" par la moralisation de l'action publique. Casier judiciaire vierge (de tout crime ou délit atteignant à la probité) obligatoire pour se présenter à une élection ; maintien ou suppression du verrou de Bercy ; conflits d'intérêts chez les fonctionnaires pour limiter la pratique du "pantouflage" ; activité de conseil et mandat électif ; " conflits d'intérêts " pour les ministres ; interdiction que les collaborateurs parlementaires soient rémunérés par les lobbys.... qu'aurait voté Olivier Falorni ? Nous ne le saurons pas Olivier Falorni est absent des débats.
  • 28 juillet 2017Fin du débat et scrutin public sur l'ensemble du projet de loi organique pour la confiance dans la vie publique (première lecture). Qu'en pense Olivier Falorni ? Nous ne le saurons pas Olivier Falorni est absent des débats.
  • 01 août 2017 : vote final sur l'ensemble du projet de loi habilitant le gouvernement à casser le Code du Travail par ordonnances (texte issu de la commission mixte paritaire). Olivier Falorni est absent lors du vote de la motion de rejet préalable, déposée par M. Jean-Luc Mélenchon et s'abstient sur le vote final du texte après avoir boudé les débats. Quel courage politique ! C'est vrai qu'il est plus prompt à s'en prendre aux députés de la France insoumise quand il s'exprime.
  • 09 août 2017 : vote final sur l'ensemble du projet de loi organique pour la confiance dans la vie publique (seconde lecture). Pour la France insoumise "la loi de moralisation est un échec" car ne s'attaquant pas aux causes de la corruption "l'argent ". Les députés de la France insoumise s'abstiendront, Olivier Falorni vote pour.
  • 26 septembre 2017 : Scrutin public sur l'amendement n° 252 de Mr B. Lachaud France Insoumise (amendement anti-Lafarge, soupçonné d'avoir financé Daesh) après l'article 2 du projet de loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme (première lecture). Olivier Falorni est absent lors du vote.
  • 03 octobre 2017 : Scrutin public sur l'ensemble du projet de loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme (première lecture). Voulu par le chef de l’État, c'est le dernier chapitre d’une politique sécuritaire entamée par Sarkozy et poursuivie par Valls. Ce projet de loi intègre l’état d’urgence dans le droit commun, épargne les entreprises qui collaborent avec le terrorisme (amendement anti-Lafarge rejeté) et pour les insoumis passe à côté de l'essentiel. Olivier Falorni vote pour. Son vote indique clairement préférer la finance du business (il n'a pas participé au vote de l’amendement Lafarge) à la sécurité des Français.
  • 20 octobre 2017 : Scrutin public sur la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune et son remplacement par un impôt sur la fortune immobilière (IFI), mesure phare du projet de loi de finances (PLF) pour 2018 contestée, à juste titre, par "la gauche " et notamment les députés de la France insoumise qui votent contre. Olivier Falorni est absent lors du vote.
  • 31 octobre 2017 : Scrutin public sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale (budget) 1ére lecture. Avec ce budget, (4,2 milliards de cure d'austérité) la sécurité sociale poursuit sa marche vers un système assurantiel privé par la déconstruction de notre modèle social... Les députés de la France insoumise votent contre, et Olivier Falorni aussi.... ouf !
  • 21 novembre 2017 : l'Assemblée adopte l'ensemble du projet de loi de finances pour 2018 (le pire budget d'austérité que le parlement ait eu à adopter depuis 30 ans). 356 députés ont voté pour, 175 ont voté contre (dont la totalité des élus du groupe de la France insoumise) et 27 députés se sont courageusement abstenus dont Olivier Falorni qui poursuit la culture de l’ambiguïté politique !
  • 28 novembre 2017 : l'Assemblée vote la ratification des  Ordonnances Travail. Sans surprise il se trouve une écrasante majorité pour précariser les gens. La droite est ravie et vote des deux mains avec LREM, et ils s'en félicitent ensemble dans un standing ovation tel un conseil d'administration, précipitant ainsi les salariés dans une précarité massive et organisée. A la fin il ne se trouve que 74 députés pour voter contre (dont la totalité des élus du groupe de la France insoumise) , et tout de même 20 qui n'ont pas d'avis sur le sujet et s'abstiennent.... dont Olivier Falorni comme lors du vote du 1er août en 1ére lecture.
  • 04 décembre 2017 : l'Assemblée adopte le projet de loi de Financement de la sécurité sociale pour 2018 en lecture définitive. Le gouvernement Macron poursuit l’œuvre destructrice de ce qui fut le meilleur système de santé au monde. Les députés insoumis dénoncent les conséquences dramatiques des coups portés à la Sécu et votent contre le budget. Et Olivier Falorni ? Le budget de la Sécu, des hôpitaux... ce n'est pas son souci car Olivier Falorni est absent lors du vote.
  • 19 décembre 2017 : l'Assemblée adopte le projet de loi relatif à l'orientation et à la " réussite " des étudiants (première lecture). Et hop, la sélection à l’université adoptée pour bien finir les 6 premiers mois du bulldozer Macron ! Ce n’était que la première lecture : match retour en janvier. Les députés insoumis dénoncent les conséquences dramatiques pour l'avenir des lycéens et votent contre. Et Olivier Falorni ? Il ne trouve rien à y redire... et vote pour !

2018 :

Manque pas d'air Olivier Falorni !
Ainsi écrit-il dans sa LETTRE D'INFORMATION N°61 - 8 mars 2018

" J'ai été le premier signataire, avec mon collègue Jean-Louis Touraine, d'une tribune publiée dans " Le Monde du 28 février " appelant à légiférer pour donner aux malades en fin de vie la libre disposition de leur corps et de leur destin. .... 156 députés ont accepté de cosigner cette tribune. J’y vois un signe positif pour avancer vers une vraie loi de liberté. Notre Ultime liberté. "

Olivier Falorni et ses amis vont-ils se réapproprier toutes les propositions de Loi de la France insoumise ?

  • 09 avril 2018 : lors du débat sur le projet de loi pour un " nouveau pacte ferroviaire " les députés de la France insoumise considérant que dans le cas d'une transformation du statut de la SNCF en « société anonyme » le risque existe qu'elle soit  vendue au plus offrant, proposent un amendement visant à rendre son capital incessible. La proposition est rejetée par la majorité gouvernementale. Et Olivier Falorni, ou est-il quand il s'agit de défendre les bien communs, ceux de la nation ? Il n'était encore pas là !
  • 17 avril 2018 : l'Assemblée adopte le projet de loi pour un " nouveau pacte ferroviaire " [en clair : l'ouverture à la concurrence qui amènera la privatisation et la fin du statut des cheminots] (1ère lecture). A la fin il ne se trouve que 80 députés pour voter contre (dont la totalité des élus du groupe de la France insoumise, du PCF et de la Nouvelle Gauche [PS] ) , et il y a tout de même 29 qui n'ont pas d'avis sur le sujet et s'abstiennent.... dont Olivier Falorni. Quel courage !
  • 21 avril 2018 : l'Assemblée adopte l'article 16 du projet de loi pour une immigration maîtrisée, un droit d'asile effectif et une intégration réussie (première lecture). Une majorité de députés En Marche se sont alliés à la droite et extrême droite pour maintenir l’enferment des enfants en rétention et rejeter les amendements MoDem-PS-LFI-PCF qui proposent d'interdire l'enfermement des mineurs étrangers en attente d'expulsion.
    Ce texte est inouï de violence pour les enfants et incroyable de mépris pour les conventions internationales. Et
    Olivier Falorni, si prompt à défendre toutes les bonnes causes selon lui, il n'était pas là ! A se demander si la cause animale n'aurait pas plus d'importance pour lui que la cause des enfants !
  • Le 22 avril 2018 :  le projet de loi asile et immigration a été adopté par les députés, et ce après plus de 60 heures de débat et le dépôt d'un millier d'amendements (première lecture). 228 députés se sont prononcés en faveur du texte, quand 139 ont voté contre, et 24 se sont abstenus. Et Olivier Falorni, n'était encore pas là et à fait voter contre  (par délégation) !
  • Le  13 juin 2018scrutin final sur l'ensemble du projet pour un " nouveau pacte ferroviaire"  (seconde lecture). Comme au Sénat, les droites se sont unies pour brader le service public ferroviaire via l'ouverture à la concurrence dont ont connait les effets (Voir : Le bilan libre et non faussé des libéralisations : SNCF, La Poste, EDF...), la fin du statut des cheminots. Et Olivier Falorni, qu'a t'il a dire en la matière ? Une nouvelle fois, nous ne le saurons pas ! La défense et la promotion d'un véritable service public ferroviaire pivot de la transition écologique et de l’aménagement du territoire, ça ne le concerne pas car Olivier Falorni c'est abstenu !
  • 31 juillet 2018 : scrutin public sur les motions de censure déposées, l'une par « Les Républicains » et l'autre par « La France insoumise », « Nouvelle Gauche » et « Gauche démocrate et républicaine », en application de l'article 49, alinéa 2, de la Constitution dans le cadre de l'affaire Benalla qui est le symptôme des dérives de la cinquième République et qui fait voir une « chaîne de turpitudes ininterrompues au sommet de l'État ». Ces deux motions de censure ont été rejetées par le parlementEt Olivier Falorni, qu'elles positions a t-il pris en la matière ?

- sur la motion déposées par MM. André Chassaigne, Jean-Luc Mélenchon, Mme Valérie Rabault et 59 membres de l'Assemblée.... Olivier Falorni était absent !

- sur la motion déposées par M. Christian Jacob et 90 membres de l'Assemblée..... Olivier Falorni était absent !

  • 1er août 2018 : scrutin public sur l'ensemble du projet de loi pour une immigration maîtrisée, un droit d'asile effectif et une intégration réussie (lecture définitive). Derrière les noms pompeux se cache un texte qui va permettre de maintenir jusqu'à 135 jours des enfants en prison, met en place un arsenal juridique d'une grande brutalité et attentatoire aux droits humains fondamentaux., et qui a légitimé tous les discours xénophobes et racistes de l'extrême-droite. Et Olivier Falorni ? La solidarité, les respect des droits humains... ce n'est pas son souci car Olivier Falorni est absent lors du vote
  • 1er août 2018 : scrutin public sur l'ensemble du projet de loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel (lecture définitive). Les six chapitres de la loi, qui devaient établir des compensations sociales aux ordonnances travail, répondent en réalité scrupuleusement aux injonctions libérales : individualisation des travailleurs et privatisation des financements de la formation professionnelle. Par ailleurs, le compte personnel de formation (CPF) sera désormais crédité en euros – de 500 euros par an à 800 pour les personnes les moins qualifiées – et non plus en heures. Chacun pourra par ailleurs faire valoir ses droits via… une application mobile. Une mesure qui revient à « diviser par deux les droits effectifs à la formation ».  Et Olivier Falorni ? Les droits des salariés... ce n'est pas son souci car Olivier Falorni est absent lors du vote.
  • 1er août 2018 : scrutin public sur l'ensemble du projet de loi d'orientation et de programmation renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes (texte de la commission mixte paritaire). Les associations dénoncent un "machine-arrière toute" au travers d'un texte qui fait l'unanimité chez les associations de droit de la femme et de l'enfant, contre lui[1].  Après des mois de discussion, les associations de défense des droits des femmes et de l'enfant dénoncent un texte vidé de son contenu voire dangereux pour les victimes. Et Olivier Falorni ? Les droits des femmes et de l'enfant... ce n'est pas son souci car Olivier Falorni est absent lors du vote.

 

2020 :

  • 22 mars 2020 : l'Assemblée adopte définitivement le projet de loi relatif à l'état d'urgence sanitaire qui s'attaque aux congés payés, aux 35h, au repos dominical.... . Les députés insoumis dénoncent les conséquences sociales, et rejoints par la Gauche Démocrate et Républicaine, 3 du Groupe Socialistes et apparentés et 1 Groupe Libertés et Territoires et votent contre. Et Olivier Falorni ? Il ne trouve rien à y redire... et, de concert avec LREM, Les Républicains, Le Mouvement Démocrates et apparentés, l'UDI et Libertés et Territoires et le RN, il vote pour !
  • 24 novembre 2020 : l'Assemblée adopte en 1ère lecture le projet de loi " Sécurité Globale " loi liberticide de surveillance généralisée, est votée en 1ére lecture, avec sa vision confrontationnelle du maintien de l’ordre et ses dangers pour les libertés individuelles. Dénoncée par l"ONU, dénoncée par la Défenseure des droits, Claire Hédon, qui considère que cette proposition de loi soulève des risques considérables d’atteinte à plusieurs droits fondamentaux, notamment au droit à la vie privée et à la liberté d’information. Le texte est combattu et rejeté par les députés France insoumise. Et Olivier Falorni, qu'a t-il fait ?
    Comme il en a l'habitude pour les sujets sociaux ou sociétaux, à défaut d'être absent,
    Olivier Falorni s'est abstenu alors que 14 autres membres de son groupe votaient contre (14 sur 17).

 

2021 :

  • 16 février 2021 : l'Assemblée adopte en première lecture le projet de loi relatif aux " Principes Républicains " qui s'attaque officiellement au " séparatisme ", mais loi de stigmatisation inutile des musulmans. Les députés France insoumise qui n'ont eu de cesse que de défendre la laïcité et la République Sociale, de dénoncer la suspicion généralisée ont unanimement voté contreEt Olivier Falorni, contre la majorité de son groupe qui vote contre (Contre : 12 : Pour : 2 ; Abstention : 2) il participe à ce scrutin de la honte en VOTANT POUR. Attiser la haine, calomnier nos compatriotes musulmans, diviser le peuple, voilà tout ce LREM et le FN savent faire et dont Olivier Falorni se fait le complice. tout en servant de marche-pied au RN de Marine Le Pen ! A noter qu'à l'image des élus RN qui se sont abstenus, plus divisés, huit élus du groupe communiste se sont abstenus, 7 ont voté contre et 1 pour.
  • 25 mars 2021 : Loi Climat le pire amendement contre la protection de la nature a été déposé par Olivier Falorni !!! Il propose tout simplement de supprimer l'article 56 portant sur la stratégie nationale des aires protégées... motif : " Avec la définition de ces zones, les maires ne pourront plus faire évoluer les PLU alors qu’ils doivent pouvoir avoir la main sur les zones naturelles afin de pouvoir les faire évoluer si besoin."
    Traduction : surtout ne pas contrarier l’appétit de béton des maires qui doivent " avoir la main sur les zones naturelles " ... 
  • 15 avril 2021 : l'Assemblée adopte en seconde lecture le projet de loi relatif aux " Principes Républicains " dite loi de " sécurité globale ". Après avoir voté POUR en première lecture, que fait Olivier Falorni le jour du vote définitif du texte (issu de la navette Assemblée nationale/Sénat) ? Comme bien souvent, Olivier Falorni est absent lors du vote.

 

- Le bilan du quinquennat parlementaire d'Olivier Falorni 2017/2022

  • Olivier Falorni parmi les 10 premiers députés macron compatibles.

Un petit groupe de moins d'une dizaine de députés – en majorité divers droite – se dégage. Au cours de la précédente législature, tous ont voté plus d'une fois sur trois en faveur des projets de loi présentés par le gouvernement.... dont Olivier Falorni qui se dit " divers gauche " 

 

Un petit groupe de moins d'une dizaine de députés – en majorité divers droite – se dégage. Au cours de la précédente législature, tous ont voté plus d'une fois sur trois en faveur des projets de loi présentés par le gouvernement.
Un petit groupe de moins d'une dizaine de députés – en majorité divers droite – se dégage. Au cours de la précédente législature, tous ont voté plus d'une fois sur trois en faveur des projets de loi présentés par le gouvernement.

 

  • Olivier Falorni en musique, c'est ça ! 👇

 

2022 :

  • 19 Juin 2022 : Olivier Falorni est réélu contre le candidat de la #Nupes, Jean-Marc Soubeste, avec le soutien de la droite et du centre
    • Sa thématique de campagne " Je suis un homme de centre gauche. Je considère que les mélenchonistes (sous entendu la France insoumise et la #Nupes) ne représentent pas la gauche, mais l'extrême gauche[2] " ce discours ne vous rappelle t-il rien ? C'est exactement le discours de la droite, de Macron et de l'extrême droite !

 

 

  • Pour accéder à l'intégrale des votes d'Olivier Falorni, pour la 16ème législature, c'est ici

  • 17 juillet 2022Vote de la motion de censure contre le gouvernement déposée par la #NUPES. Celle-ci ne porte pas sur l’orientation politique.... tout le monde peut donc la voter. Il s’agit de faire la clarté : qui est d’accord pour qu’un gouvernement battu aux législatives puisse agir contre la volonté du peuple souverain. Et Olivier Falorni ? Les masques tombent. L'abstention de LR, du RN et d'Olivier Falorni sur la Motion de censure confirme qu'ils soutiennent la casse sociale brutale annoncée par E. Borne. Ils sont bien la béquille du pouvoir de Macron et de la retraite à 65 ans !

  • 19 juillet 2022l'Assemblée adopte en première lecture l'article 1ier du projet de loi portant " mesures d'urgence pour la protection du pouvoir d'achat ". Pour les députés insoumis, le texte du gouvernement est " dangereux ". Il " acte le refus d'augmenter les salaires, (…) le refus de piocher dans le trésor privé, et préfère piocher dans le trésor public pour gaver le trésor privé ". La #Nupes décline son propre texte " d'urgence sociale " avec hausse du Smic à 1500 euros ou taxation des " superprofits " des grands groupesEt Olivier Falorni ? Il ne trouve rien à y redire au texte à Macron qui refuse la hausse des salaires, propose une prime : anti-salaire, anti sécurité sociale que la majorité des salariés ne toucheront pas... et, 

  • 20 juillet 2022l'Assemblée adopte en première lecture l'article 4 du projet de loi portant " mesures d'urgence pour la protection du pouvoir d'achat ".   Plusieurs amendements d'élus LFI, PS, EELV et PCF ayant comme objectif la hausse du SMIC à hauteur de 1500 euros nets ont été rejetés par l'Assemblée nationale... Et Olivier Falorni ?... Il a voté pour l'amendement 844 sur la hausse du SMIC à 1 500€ !... et lors du vote global de l'article 4 du projet de loi (qui ne prévoit pas le SMIC à 1 500€)... Olivier Falorni VOTE POUR de concert avec LREM (Renaissance), le RN, Les Républicains ! Conclusion en ce qui concerne Olivier Falorni : Une fois je vote pour et une fois je vote contre ! On retrouve là le culte de l'ambiguïté pour ratisser large et se mettre au service de la classe dominante.

  • 21 juillet 2022dans le cadre du projet de loi portant mesures d’urgence pour la protection du pouvoir d’achat, le titre III vise « à renforcer la souveraineté énergétique ». Les articles 18 et 19 apportent certains aménagements au dispositif de l’accès régulé à l’électricité nucléaire historique (ARENH) pour en amplifier le rôle. En effet, selon un mécanisme complexe appelé l’ARENH (Accès régulé à l’électricité nucléaire historique), une loi impose aujourd’hui à EDF de revendre 25% de sa production d’électricité à prix coûtant à ses concurrents " concurrence biaisée au bénéfice de fournisseurs privés " ! Ce dispositif inclut un autre problème : EDF vend de l’électricité qu’il n’a pas encore produite. Ainsi, quand il lui manque de l’énergie pour remplir les quotas, EDF doit en acheter sur le marché européen. Peut importe, Olivier Falorni VOTE POUR amplifier le rôle de l'ARENH au travers des articles 18 et 19 du projet de loi.

  • 21 juillet 2022l'Assemblée adopte en première lecture l'ensemble du projet de loi n° 19 portant " mesures d'urgence pour la protection du pouvoir d'achat "Olivier Falorni VOTE POUR de concert avec LREM (Renaissance), le RN, Les Républicains ! Ainsi, il valide le non blocage des prix, la non hausse du SMIC, la revalorisation des minimas sociaux au dessus du seuil de pauvreté, le non gel des loyers... Olivier Falorni avec le RN et LREM : l'alliance contre les travailleurs.

 

Analyse du scrutin n°81 Scrutin public n°81 sur l'ensemble du projet de loi portant mesures d'urgence pour la protection du pouvoir d'achat (première lecture).

 

  • 23 juillet 2022l'Assemblée adopte en première lecture l'ensemble du projet de loi de finances rectificative nº 17 pour 2022 et notamment l'article 1 : Réforme du financement de l’audiovisuel public qui vise la suppression de la contribution à l’audiovisuel public. Alors que la majorité s’allie avec la droite et l’extrême droite porteurs de l'idée d’Eric Zemmour, supprimer la redevance qui constitue une mesure démagogique et dangereuse car la démocratie a besoin d'un service public, surtout dans un contexte de concentration des médias... Olivier Falorni est absent... pour défendre l’indépendance comme élément de régulation de notre vie démocratique et républicaine , le pluralisme et la pérennité du service public audiovisuel !

  • 23 juillet 2022l'Assemblée rejette de peu une taxe sur les superprofits proposée par la #Nupes. Les députés ont rejeté à 96 voix pour, 114 contre, l'idée d'une taxe sur les « superprofits » ou « bénéfices exceptionnels » des grandes multinationales de transport de marchandises ou pétrolières. Et Olivier Falorni ?... il n'était pas là pour défendre le partage des richesses !

  • 26 juillet 2022 : L'Assemblée nationale a voté, en première lecture, un amendement de revalorisation des pensions de retraite au niveau de l'inflation, soit à 5,5% pour un coût global de 500 millions d'euros, et ce dans le cadre de l'examen du projet de budget rectifié pour 2022. Cette décision qui permet de sauvegarder le pouvoir d'achat des retraités a été adoptée contre l'avis du gouvernementEt Olivier Falorni ?... il vote pour !

    • Volte-face au cours de la nuit
      A 2h40 (soit quelques heures après le 1er vote), nouveau revirement : alors que l'examen du budget rectificatif se prolongeait dans la nuit, le gouvernement organise un second vote pour annuler cette revalorisation des retraites interrompu par des suspensions de séance et de multiples rappels au règlement. ... les républicains de LR, se couchent, le texte rectificatif est adopté... la revalorisation des retraites au niveau de l'inflation est annuléeEt Olivier Falorni ?.... il n'était plus là pour défendre le pouvoir d'achat des retraités !

  • 05 août 2022 : A ceux qui avaient encore un doute sur la réalité " d'Olivier Falorni, votre député au service de Macron ! " 

Les députés de gauche hors-Nupes ont été reçus à Matignon par Élisabeth Borne.

Autour des députés Olivier Falorni ou David Habib, tous les deux opposés à l'alliance Nupes (LFI, PS, EELV, PCF), il s'agissait, pour la délégation, de « poursuivre l'élargissement » de la majorité à Macron, le « dépassement des clivages » en créant un nouveau groupe parlementaire de " gôche "... mais il aurait fallu le concours de certains parlementaires appartenant à l'aile gauche de Renaissance (le groupe de La République en Marche), et Élisabeth Borne ne veut pas.... donc, pas de nouveau groupe parlementaire en vue pour Olivier Falorni.... Les participants se sont dits « surpris » de la position de la cheffe du gouvernement, en considérant que « l'élargissement à gauche est refusé et que la gouvernance restera avec les apports de droite ».

 

Les députés de gauche hors-Nupes reçus à Matignon, mais pas de groupe parlementaire en vue

 

  •  28 septembre 2022 : Enfin les masques tombent ! Macron gagne un député avec la décision d'Olivier Falorni, de passer des non-inscrits au groupe Modem et rejoint la coalition présidentielle " Ensemble " ! Le groupe centriste va ainsi passer de 49 à 50 membres, et la confédération macronielle, baptisée « Ensemble » , avec les alliés Renaissance et Horizons, de 249 à 250 députés, encore loin du seuil des 289 députés pour atteindre la majorité absolue.

 

Assemblée nationale : Olivier Falorni rejoint le groupe Modem

 

  • 04 octobre 2022L'Assemblée nationale a lancé l'examen en 1ére lecture du projet de loi « d'urgence » sur la réforme l'assurance-chômage en séance publique. 

Tous les ultralibéraux, fanatiques de la concurrence sauvage entre les individus nous l’assènent comme une vérité plus absolue que la gravitation : les protections sociales handicapent le système économique, baisser les indemnités chômages permettrait de diminuer le chômage. Sauf que… Cela n’a aucun sens économique. Depuis 2019 et la première réforme impulsée par Elisabeth Borne, des économistes sérieux et réalistes démontent les arguments (peu nombreux) avancés par le gouvernement.

Qu'a fait Olivier Falorni lors du scrutin pour défendre les intérêts des privés d'emploi ? Comme bien souvent, Olivier Falorni est absent lors du vote.

  • 11 octobre 2022Scrutin public sur l'ensemble du projet de loi portant mesures d'urgence relatives au fonctionnement du marché de travail en vue du plein emploi. Alors que l’inflation continue de fracasser la vie des Français, la macronie fait passer dare-dare une réforme déjà contestée, qui ira à l’encontre des objectifs qu’elle se fixe. À savoir, le plein-emploi. Parce que baisser les indemnités chômage n’a jamais fait baisser le chômage. De nombreux économistes ont balayé d’un revers de la main les arguments de la minorité présidentielle. Et Olivier Falorni ? Il ne trouve rien à y redire... et, de concert avec Renaissance, LR, MODEM, Horizons..., il vote pour !
  • 15 novembre 2022Assurance-chômage. Les droits des chômeurs enterrés à l’Assemblée nationale. La nouvelle réforme de l’assurance-chômage a été définitivement adoptée mardi soir par les députés de la majorité et ceux de la droite (LR-MODEM-Horizons). Elle ouvre la voie à la modulation des allocations selon la conjoncture. La Nupes dénonce un texte injuste et inefficace. Initialement, ce texte devait uniquement servir à reconduire l’actuelle convention, issue de la précédente réforme de 2019, qui expirait à la fin du mois. Mais il a été le véhicule d’un nouveau durcissement pour les droits des chômeurs, dans la plus pure logique libérale. Et Olivier Falorni ? Il ne trouve rien à y redire... et, de concert avec Renaissance, LR, MODEM, Horizons..., il vote pour !

 

2023 :

Bataille parlementaire sur la contre-réforme des retraites à la sauce Macron

  • 06 février 2023 : Contre-réforme des retraites. Emmanuel Macron, avec le gouvernement d’Élisabeth Borne, veut imposer aux Françaises et Français de travailler deux années supplémentaires. Repousser l’âge légal de départ à la retraite, de 62 à 64 ans, n’a rien d’inéluctable puisque la trajectoire financière de notre régime est maitrisée[4]. Au nom de la #Nupes, Mathilde Panot dépose motion de rejet préalable du projet de loi de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 (première lecture).  Et Olivier Falorni ? Il ne trouve rien à y redire... et, de concert avec Renaissance, LR, MODEM, Horizons..., il vote contre... et vote pour l'article liminaire du projet de loi de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 !

  • 15 février 2023 : Contre-réforme des retraites. Au nom de la France insoumise François Ruffin dépose un amendement visant à rétablir un ISF renforcé qui aurait rapporté plus que le prétendu déficit du système de retraite (plus de 10 milliards d'euros par an). Et Olivier Falorni Il vote contre... ;

    • et vote aussi contre l'amendement proposant d'augmenter la CSG sur les revenus du capital ;

    • et vote encore contre l'amendement proposant la hausse de la contribution des retraites chapeaux, confirmant sa soumission à la macronie à l'insu de son plein gré au service des riches !

  • 15 février 2023 : Contre-réforme des retraites. Examen du projet de loi de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023. Pour répondre au prétendu déficit de notre système de retraite (et donc ne pas faire cette réforme), les parlementaires France insoumise proposent la création d'une contribution de solidarité de 2% sur le fortune des milliardaires français Et Olivier Falorni ? Toujours au service des riches, il vote contre...

  • 16 février 2023 : Contre-réforme des retraites. Examen du projet de loi de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023. Pour répondre au prétendu déficit de notre système de retraite (et donc ne pas faire cette réforme), les parlementaires France insoumise proposent l'instauration d'une pénalité pour les entreprises qui ne réduisent pas les écarts de salaires entre les femmes et les hommes. Objectif : atteindre l'égalité salariale hommes/femmes ce qui rapporterait a minima chaque année 5,5 milliards d'€ de cotisations retraites en plus. Et Olivier Falorni ? Toujours au service des riches, Il vote contre... ;

 

  • Petit recadrage...

Le gouvernement est passé en force à l'Assemblée Nationale, au Sénat[5] et se trouve face à une motion de censure en réponse à son nouveau 49.3... et comment se positionne Olivier Falorni ? C'est le silence[6] !

  1. Sur la motion de censure, Élisabeth Borne a encadré les choses sur TF1 : « Ce sera le vote de ceux pour ou contre la réforme » dit-elle[7].... Nous voilà prévenue... Olivier Falorni aussi !
  2. Une fois ça dit, un petit retour en arrière est nécessaire.
    Que disait Olivier Falorni (La Rochelle/Ré) sur les retraites en 2010 quand il se revendiquait de gauche ? Pour le savoir 👇
  3. Et aujourd'hui ?
    Si Olivier Falorni ne pas votait pas la motion de censure, ce serait non seulement apporter son soutien au gouvernement, mais aussi dire OUI à la #RéformedesRetraites en totale opposition avec les conceptions des retraites qu'il défendait en 2010.

 

 

  • 20 mars 2023 : Scrutin public sur la motion de censure déposée en application de l'article 49, alinéa 3, de la Constitution. 9 voix ! Il a manqué seulement 9 voix pour faire échec à la réforme des retraites et à la politique de ce gouvernement qui nous entraine dans une crise politique ! Honte aux députés qui n'ont pas le courage de dire non à Macron ! Et Olivier Falorni ?... il n'était pas là pour défendre nos retraites ! Il valide donc cette réforme anti-sociale qui contribue à condamner la masse du peuple à travailler deux ans de plus... la réaction sociale ne s'est pas faite attendre[8] !

 

Analyse du scrutin n° 1240 Première séance du 20/03/2023

 

  • 09 février 2023 : Scrutin public sur l'ensemble de la proposition de loi visant à assurer un repas à un 1€ pour tous les étudiants. Aujourd'hui était votée une proposition de loi, du groupe socialiste #PS - #Nupes, qui permettait à tous les étudiants de pouvoir bénéficier d'un repas à 1€ et de manger à leur faim et qu'ils puissent sortir de cette galère et de cette souffrance. À une voix près, l’Assemblée nationale rejette le repas à 1€ pour tous les étudiants. Et Olivier Falorni ?... il n'était pas là pour sortir les étudiants de la souffrance !
  • 04 avril 2023 : Scrutin public sur l'ensemble de la proposition de loi visant en théorie, à " protéger les logements contre l'occupation illicite ". Or, en prétendant s'attaquer au squat, Macron et ses alliés du #RN facilitent les expulsions, criminalisent les précaires... mais ne propose aucune garantie, aucune mesure en faveur des propriétaires et locataires !
    • Les luttes sociales (actions revendicatives) sont aussi dans le collimateur de ce texte !
      Après avoir criminalisé les squatteurs de logements vides et les locataires en difficulté, la loi " anti-squat " s'attaque aux grévistes : 2 ans d'emprisonnement et 30000€ d'amende pour l'occupation d'un "lieu à usage économique".
      Et Olivier Falorni ?... il vote ce texte avec le RN !... Scandaleux !
  • 31 mai 2023 : Scrutin public sur la proposition de loi visant à " maintenir provisoirement un dispositif de plafonnement des loyers ". Alors que des millions de gens sont étranglés par l'inflation, les défenseurs du système et leur assurance vie rejettent à l’unisson les propositions de la #Nupes d’instaurer un gel des loyers face à l’inflation, et votent l'augmentation des loyers locatifs et commerciaux de 7,1% entre 2022 et 2024. Infâme ! Et Olivier Falorni ? Après avoir, le 4 avril voté pour faciliter les expulsions et criminaliser les précaires.... il vte ce texte avec le RN !... Scandaleux !
  •  18 juillet 2023 : Scrutins publics : 1 - sur l'ensemble du projet de loi organique relatif à l'ouverture, la modernisation et la responsabilité du corps judiciaire ; 2 - sur l'ensemble du projet de loi d'orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027. Ces 2 textes sur la justice ont été adoptés à l'Assemblée avec la complicité de LR et du RN. Un énième projet liberticide et sans considération de la macronie pour le service public. Le #PJLJustice prévoit l'activation à distance des objets connectés. Ainsi, toutes les failles de sécurité seront exploitées pour y installer des logiciels qui permettront aux enquêteurs d'en prendre le contrôle. Le but : transformer ces appareils en mouchards ! Les perquisitions de nuit sont jusqu'ici réservées à un champ très limité de criminalité : elles seront étendues pour les "" crimes de droit commun ", au détriment des garanties de libertés individuelles ! Là où il aurait été préférable d'accroître les moyens du juge des libertés et de la détention, le gouvernement transfère ses compétences en matière sociale à des juges non spécialisés !... Une justice au nom du peuple est possible, mais pas pour Olivier Falorni qui vote les deux textes avec le RN et les LR RN ! : 
  • 10 octobre 2023 : Scrutin public sur la proposition de loi " pour le plein emploi ". Le projet de loi macroniste #FranceTravail « Gratuit » a été adopté en 1ère lecture à l'Assemblée avec l'alliance des macronistes et de LR. Avec cette loi, le gouvernement continue sa chasse aux pauvres et va davantage accroître la précarité ! C'est une brutalité pour les allocataires et la voie ouverte à la baisse du prix du travail (le projet de loi obligera les bénéficiaires du RSA à travailler 15h par semaine, pour 7€ de l'heure) et la porte ouverte au travail gratuit Et Olivier Falorni ?... il vote ce texte avec les macronistes et les LR !
  • 30 novembre 2023 : Scrutin public sur la proposition de loi France Insoumise " pour encadrer les marges des distributeurs, de l'industrie agroalimentaire, et instaurer des prix planchers « plus rémunérateurs » pour les agriculteurs. " afin de lutter contre l'inflation. Le texte a été rejeté par 168 voix contre 162 alors que ses différents articles avaient été approuvés individuellement Et Olivier Falorni ?... il vote contre ce texte avec les macronistes et les LR !
  • 11 décembre 2023 : Scrutin public sur la motion de rejet préalable, déposée par Mme Cyrielle Chatelain, du projet de loi pour contrôler l'immigration, (première lecture). Nous avons rejeté le #PJLImmigration de Gerald Darmanin, malgré la complicité d'Olivier Falorni ?... qui vote ce texte avec les macronistes et les LR  ! Quand l'Assemblée vote, la Macronie est mise en échec ! Camouflet historique ! L'Assemblée nationale ne débattra pas de cette loi dangereuse, raciste, xénophobe et inutile pour notre pays. Non, la France n'a jamais été et ne sera jamais une nation ethnique. Ce n’est pas un refus de débattre d’immigration, c’est un refus des discours déshumanisants et inhumains sur les immigrés et les exilés qui ont des conséquences terribles sur eux et sur notre société.

 

Analyse du scrutin n° 3203 Première séance du 11/12/2023

 

  • 19 décembre 2023Scrutin public sur l'ensemble du projet de loi pour contrôler l'immigration, (texte de la commission mixte paritaire). Et on y est : la jonction entre l’extrême-droite et le macronisme est faite avec cette loi immigration suite à une dégoûtante négociation secrète LR/Macronie sur le niveau des discriminations et des brutalités que la droite extrême veut infliger aux migrants. La macronie et le Modem sont à vendre au plus mal disant. Le texte et adopté et Olivier Falorni Il s'abstient... reniant les valeurs républicaines au nom desquelles il a été élu. ​​​​​​
    • Honte à ceux qui se sont fait élire soi-disant pour faire barrage à cette politique.

 

2024 :

  • 12 mars 2024Scrutin public sur la déclaration du Gouvernement relative au débat sur l'accord de sécurité franco-ukrainien et la situation en Ukraine. « Rien ne doit exclu », a déclaré Emmanuel Macron le 26 février 2024[9], à propos de l’envoi de troupes de notre pays en Ukraine. Un dérapage ? Non, le chef de l’Etat a persisté et signé en déclarant quelques jours plus tard : « il n’y a aucune limite[10] » dans la guerre face à la Russie.... Deux ans après le début du conflit, cette rhétorique guerrière inonde les débats en France et suspecte de complicité ou de connivence avec le régime poutinien toute voix qui porte la négociation pour la paix. Or, ces deux années l’ont démontré de plus belle : l’issue n’est pas militaire mais bien diplomatique. Le texte gouvernemental qui valide cette démarche guerrière est adopté, et Olivier Falorni Il vote pour la guerre... et l'envoi de troupes en Ukraine.
  • 14 mai 2024Scrutin public n°3725 sur l'ensemble du projet de loi constitutionnelle portant modification du corps électoral pour les élections au congrès et aux assemblées de province de la Nouvelle-Calédonie. Alors que les Nations Unies considèrent la Nouvelle-Calédonie comme un « territoire non autonome », c'est-à-dire un territoire dont la population ne s'administre pas encore complètement elle-même, nous assistons à un dramatique retour du refoulé colonialIl aura suffit d'un passage en force de Macron & Attal pour mettre à mal la paix civile en Nouvelle-Calédonie. Leurs complices ? La Macronie, #LR & le #RN qui ont voté à l'unisson.  Et Olivier Falorni ?... il vote ce texte avec eux !
  • 28 mai 2024Gaza. « Censure avec exclusion de 15 jours ». C’est le sort prononcé par Yaël Braun-Pivet contre le député LFI Sébastien Delogu. Son crime ? Avoir brandi le drapeau Palestinien dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale en solidarité des Palestiniens massacrés dans le génocide perpétué par Benjamin Netanyahu. Le bureau de l’Assemblée nationale s’est réuni, et à la reprise de la séance : tout « l’arc républicain » des macronistes au RN en passant par LR, le MODEM s’est levé pour voter la sanction en photo de famille avec Benjamin Netanyahu comme patriarche. Et Olivier Falorni ?... avec le MODEM il vote pour l'exclusion avec eux devenant complice du génocide à Gaza !

 

- Synthèse de la 16e législature parlementaire d'Olivier Falorni 2022/2024 pour l’Environnement[12]

 

ParlemenTerre Olivier Falorni Ses votes

 

  • Pour accéder à l'intégrale des votes d'Olivier Falorni, pour la 17ème législature, c'est ici (a mettre à jour)

 

  • 3 juin 2024 : scrutin public n°4020 sur la motion de censure déposée en application de l'article 49, alinéa 2, de la Constitution par Mme Mathilde Panot, M. André Chassaigne et 104 députés des groupes LFI-NUPES et GDR ainsi que des député•es écologistes. Ce gouvernement méprise le débat parlementaire comme il méprise le peuple qui a élu la représentation nationale. Par leur exercice autoritaire du pouvoir, Emmanuel Macron et son gouvernement foulent aux pieds la démocratie parlementaire[14]. Et Olivier Falorni ?... avec le MODEM il sauve le gouvernement de Gabriel Attal  !

 

🔴 A l'issue des élections européennes et de la large victoire du Rassemblement national le dimanche 9 juin, le président de la République décide de dissoudre l'Assemblée nationale et d'organiser des élections législatives[16]. Elles se tiendront les dimanches 30 juin et 7 juillet.

 

  • 07 Juillet 2024 : Olivier Falorni est réélu contre la candidate du RN Emma Chauveau, avec le soutien de la droite et du centre.
  • 18 Juillet 2024 Yaël Braun-Pivet, réélue présidente de l'Assemblée Nationale par le vote illicite de ministres-députés. 17 ministres en exercice sont montés tour à tour au perchoir glisser leur bulletin dans l’urne. Preuve de plus, s’il en fallait une, de l’agonie de la Vème République dont la Constitution prescrit pourtant dans son article 23 que « les fonctions de membre du Gouvernement sont incompatibles avec l’exercice de tout mandat parlementaire ». Qu’importe, les 17 ministres ont bel et bien défilé et voté. Et Olivier Falorni qui se présente comme un démocrate et républicain ? Il participe sans rien dire au coup de force d'une clique prête à tout pour garder tous les pouvoirs.
  • 28 Novembre 2024 : Niche parlementaire de la France insoumise[13] portant en premier un PPL d'abrogation de la réforme des retraites. Première victoire ! L’Assemblée rejette l’amendement de suppression de l’article 1 du PPL d’abrogation de la réforme des retraites de Macron. Une majorité de la représentation nationale souhaite l’abrogation de l’infâme réforme de la retraite à 64 ans ! C’est une journée de la honte à l’Assemblée Nationale : les macronistes saccagent les débats pour empêcher d’aller au vote global engendrant l'abrogation de cette loi de recul social ! Et Olivier Falorni qui se présente comme un démocrate et républicain : il participe à l’obstruction de la Macronie, sans laquelle l'Assemblée Nationale aurait pu rendre 2 ans de vie aux Français.

 

2025 :

  • 05 Février 2025 : Budget 2025 : La France insoumise dépose deux motions de censure contre le gouvernement après les recours au 49.3 par François Bayrou. La France insoumise a immédiatement réagi après que le Premier ministre a déclenché l'article 49.3 à deux reprises, lundi 3 février, pour faire adopter le budget de l'Etat et la première partie de celui de la Sécurité sociale sans le vote des députés. Le groupe a ainsi annoncé le dépôt de deux motions de censure. " Ce gouvernement illégitime doit tomber ", " La censure du gouvernement permettra de bloquer le pire budget de ces 20 dernières années, ses coupes monstrueuses dans l'écologie, le logement, le travail, l'éducation nationale ou la recherche et ses mesures qui vont impacter le pouvoir d'achat des Français " a réagi le groupe LFI[17]Et Olivier Falorni En refusant de censurer le gouvernement de François Bayrou, il a accepté un budget pire que celui de Michel Barnier, le budget le plus anti-social et anti-écologique depuis 25 ans (Résultat des votes sur le Scrutin public n°693 et le Scrutin public n°694 sur la motion de censure déposée en application de l'article 49.3 de la constitution). 
  • 10 Février 2025 : le Premier ministre a mis à profit le sursis que lui a donné la survie de son gouvernement pour le 7 février, déclarer vouloir ouvrir un débat sur l’identité française et le droit du sol. Après le 49.3 de Bayrou sur le budget de la sécurité sociale, qui inclut notamment une coupe de 3,7 milliards dans les dépenses de santé, augmente le plancher des exonérations sociales ou taxe les apprentis qui gagnent moins que le SMIC une nouvelle motion de censure est déposée par le groupe LFI le 7 février. Et Olivier Falorni ? Il ne la vote pas... validant une politique de recul social, reniant les valeurs républicaines et d'égalité, de justice sociale qu'il revendique et au nom desquelles il a été élu.
  • 12 Février 2025 : Budget de la « Sécu » : le texte adopté à l’Assemblée nationale, après le rejet d’une nouvelle motion de censure. Cela a rendu possible l’adoption du budget de la Sécurité sociale venant après le budget de l’État, déjà imposé la semaine dernière par l’article 49.3 de la Constitution[18]. Et Olivier Falorni ? Il ne la vote pas...
  • 19 Février 2025 : François Bayrou a échappé à une sixième motion de censure, déposée cette fois par les députés socialistes. Ils protestaient contre l'influence de l'extrême droite reprochant au gouvernement de " céder aux passions tristes de l'extrême droite ". Et Olivier Falorni ? Il ne la vote pas...
  • 04 Juin 2025 : Lors de l’examen de la loi Duplomb, qui permet entre autres scandales de réintroduire dans plusieurs cultures un néonicotinoïde dangereux et jusque là interdit, le camp macroniste a fait le choix de présenter une motion de rejet contre son propre texte, afin d’empêcher le débat à l’Assemblée. Face à ce véritable « 49-3 » parlementaire, les députés du groupe LFI-NFP ainsi que des députés écologistes ont déposé une motion de censure vendredi 30 mai 2025. Objectif : bloquer la loi Pesticides en censurant le gouvernement de François Bayrou, conformément à l’article 49 alinéa 2 de la Constitution et aux articles 153 et suivants du règlement de l’Assemblée nationaleEt Olivier Falorni ? Il ne la vote pas... validant la pratique antidémocratique de ce gouvernement minoritaire.
  • 01 Juillet 2025 : A la suite de l'échec du " conclave " sur les retraites, le groupe socialiste met en cause la " méthode " de François Bayrou dont les déclarations seraient venues " contraindre " la concertation, et évoque " une trahison majeure de la parole initialement donnée " quant à l'idée que le Parlement aurait eu " le dernier mot " et dépose une motion de censure. Et Olivier Falorni ? Il ne la vote pas... validant une nouvelle fois la pratique antidémocratique de ce gouvernement minoritaire.
  • 26 août 2025 : François Bayrou va engager la responsabilité du gouvernement, les partis d’opposition prévoient de ne pas voter pour. Et Olivier Falorni ? Il annonce qu'il la votera [19]...

 

Et dans le même temps, il propose de le remplacer par l'ex 1er ministre de Hollande (du 6 décembre 2016 au 15 mai 2017) Bernard Cazeneuve !
🔎 Rien d'étonnant, Olivier Falorni.... est un homme qui se disait " de gauche " à la sauce Hollande et s'est mit au service d'une politique... de droite !

 

Vote de confiance : « atterré » mais pas totalement dégoûté, Olivier Falorni ne censurera pas François Bayrou

 

  • 09 décembre 2025 : C'est reparti ! L'ensemble du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 est soumis au vote du parlement. Il s'agit d'un des pires budget d’austérité se traduisant notamment par : 6 milliards d’économies sur la santé et l’hôpital, hausse des prix des mutuelles, baisse des remboursements pour les malades chroniques… Parmi les conséquences directes pour la population, la perte de 315 euros par an pour 1,5 million de diabétiques. Et Olivier Falorni ? Il le vote... et avalise 12 milliards de coupes à la tronçonneuse dans le budget de la Sécurité sociale ! 

 

Analyse du scrutin n°4696 Deuxième séance du mardi 9 décembre 2025 Scrutin public n°4696 sur l'ensemble du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026

 

  • 11 décembre 2025 :  examen de la loi en faveur de l’encadrement des loyers. Le 29 novembre 2025, en commission, les parlementaires LFI ont proposé un amendement CE40 visant à encadrer plus strictement le montant de du complément de loyer en le plafonnant à 10% du loyer de référence majoré, contre 20% proposé dans cette proposition de loi. Il a été rejeté. C'est donc le jeudi 11 décembre 2025, que les députés ont tranché en faveur de l'encadrement des loyers. Par 105 voix contre 56, l'Assemblée nationale a adopté en première lecture la proposition de loi portée par le député socialiste Iñaki Echaniz. Et Olivier Falorni, il fait quoi ? Comme souvent quand il s'agit de défendre les droits sociaux, Olivier Falorni est absent lors du vote[22].

 

 

- Olivier Falorni en meeting le 16 novembre 2025... retour à la sauce Hollande !

" La gauche républicaine, laïque et réformiste est attendue. Elle doit être entendue. Pour cela, elle doit être plus forte donc plus unie. Hier, ce fut une première et belle étape. " et Hier le 16 novembre 2025[20] c’était ou et avec qui ?

 

La gauche social-démocrate s'est affichée, le dimanche 16 novembre 2025, à Pontoise (Val-d'Oise) autour de l'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve, du leader de Place publique Raphaël Glucksmann, de l'ancien président François Hollande, de la présidente de la région Occitanie Carole Delga, et d'Olivier Faloni (ancien secrétaire fédéral du PS de Charente Maritime) dans l'optique de la présidentielle de 2027[21].

 

La gauche républicaine, laïque et réformiste est attendue. Elle doit être entendue. Pour cela, elle doit être plus forte donc plus unie. Hier, ce fut une première et belle étape. #Cergy  @BCazeneuve   @rglucks1   @Lacroix_PRG
https://x.com/OlivierFalorni/status/1990339566071320631 9:41 AM · 17 nov. 2025

 

Notes

- Pour accéder à l'intégrale des votes d'Olivier Falorni, pour la 14ème législature, (2012/2017) c'est ICI

[1] Loi contre les violences sexistes et sexuelles : les associations dénoncent un "machine-arrière toute"

[2] Olivier Falorni : " Je suis un homme de centre gauche. Je considère que les mélenchonistes ne représentent pas la gauche, mais l'extrême gauche "

[3] Quels sont les députés d'opposition réélus les plus "Macron-compatibles" à l'Assemblée nationale ?

[4] Projet Macron contre nos retraites, décryptage du texte de loi

[5] La contre-réforme des retraites de Macron au Sénat

[6] Réforme des retraites : le silence du député Olivier Falorni sous le feu des critiques

[7] Élisabeth Borne a encadré les choses sur TF1 : « Ce sera le vote de ceux pour ou contre la réforme » dit-elle

[8] Réforme des retraites : une manifestation spontanée devant la permanence d’Olivier Falorni à La Rochelle

[9Guerre en Ukraine : " Rien ne doit être exclu ", déclare Emmanuel Macron au sujet de l'envoi de troupes occidentales à l'avenir

[10Guerre en Ukraine : Emmanuel Macron dit aux partis qu’il n’y a « aucune limite » au soutien à Kiev

[11] Nouvelle-Calédonie : le dramatique retour du refoulé colonial

[12] Synthèse de la 16e législature parlementaire d'Olivier Falorni 2022/2024 pour l’Environnement

[13] 28 novembre : niche parlementaire du groupe LFI-NFP

[14Motion de censure déposée en application de l’article 49 alinéa 2 de la Constitution - 31 mai 2024

[15Scrutin public n°4020 du lundi 3 juin 2024

[16] Le chef de l'État a annoncé dimanche 9 juin 2024 la dissolution de l'Assemblée nationale

[17Budget 2025 : La France insoumise dépose deux motions de censure contre le gouvernement après les recours au 49.3 par François Bayrou

[18Déclaration de la coordination nationale et de l’intergroupe parlementaire de la France insoumise

[19] Vote de confiance : « atterré » mais pas totalement dégoûté, Olivier Falorni ne censurera pas François Bayrou

[20La gauche républicaine, laïque et réformiste est attendue. Elle doit être entendue. Pour cela, elle doit être plus forte donc plus unie. Hier, ce fut une première et belle étape.

[21Raphaël Glucksmann et Bernard Cazeneuve s'affichent pour rassembler la gauche social-démocrate en vue de 2027

[22Scrutin public n°4745 sur l'ensemble de la proposition de loi pour retrouver la confiance et l'équilibre dans les rapports locatifs (première lecture).

[23Le député Olivier Falorni est élu maire de La Rochelle, six ans après un premier échec aux municipales avec 43% des exprimés et 21,29% des inscrits

 

Pour en savoir plus :

Olivier Falorni.... un homme qui se dit "de gauche " mais se met au service d'une politique... de droite

- Olivier Falorni, un proche de François Hollande

Ordonnances travail : exigez, avec les insoumis, qu'Olivier Falorni vote contre leur validation

- Ou était Olivier Falorni pour signer la motion de censure contre la Loi El Khomri

- Assemblée nationale : Olivier Falorni ne rejoint pas la "caserne" En Marche

- Tous les votes d'Olivier Falorni

- Bilan mensuel du député Olivier Falorni : https://www.nosdeputes.fr/olivier-falorni

- Observatoire de la démocratie : Olivier Falorni

- Olivier Falorni pourrait rejoindre un groupe parlementaire

- A l’Assemblée, O. Falorni rejoint un groupe de députés déçus par Macron : « Libertés et territoires »

- Olivier Falorni : "Il est fort possible que je me présente aux municipales à La Rochelle"

- Août 2022 : Olivier Falorni veut constituer un nouveau groupe parlementaire pour élargir la majorité à Macron

Législatives anticipées à La Rochelle : le député sortant Olivier Falorni de nouveau candidat en 2024 

- 2026 : Le député Olivier Falorni est élu maire de La Rochelle, six ans après un premier échec aux municipales avec 43% des exprimés et 21,29% des inscrits

23 avril 2026 : Olivier Falorni élu sans surprise président de la Communauté d’agglomération de La Rochelle.

 

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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 20:17
Ils mettent en musique la contre révolution sociale

Ils mettent en musique la contre révolution sociale

... contre tout ce qui de près ou de loin combat la contre-révolution sociale que préparent Emmanuel Macron et son gouvernement.

 

On pouvait croire au lendemain des élections présidentielles et législatives que les attaques souvent infondées contre la « France Insoumise » et ses militants connaitraient un répit. Il n’en est rien.

 

Sources : La Sociale par Jacques Cotta

Les derniers développements concernant Jean Luc Mélenchon lui-même dénotent un regain d’énergie de la part de tous ceux qui font du « Mélenchon Bashing » leur fonds de commerce. Danièle Obono et Mathilde Panot, élues « France Insoumise », respectivement dans la 17éme circonscription de Paris et la 10ème du val de marne, témoignent malgré elles d’un acharnement redoublé contre le seul pôle qui revendique et affirme son indépendance vis-à-vis d’Emmanuel Macron et qui s’oppose radicalement à la politique de régression sociale que le gouvernement s’apprête à mettre en œuvre. Ce qui ici nous occupe, ce sont évidemment les arguments utilisés par des journalistes ou des représentants de l’oligarchie médiatico-politique, mais à la lumière de la situation, d’éclairer les termes et les enjeux de la bataille idéologique qui s’annonce.

 

Durant des années les questions idéologiques ont été laissées de côté, sous prétexte que « l’existence déterminant la conscience », il suffisait de gagner les conditions politiques permettant de modifier l’existence pour que la conscience suive. En laissant le terrain libre, peu à peu, le capital a gagné une hégémonie sur les masses, pour reprendre Gramsci, et la bataille idéologique a été cédée pas à pas, au point de voir aujourd’hui le monde d’Orwell s’imposer. Les mots sont utilisés pour leur contraire. Il est question de « charges » en lieu et place de cotisations sociales, de « liberté du travail » lorsqu’il s’agit de sa suppression, de « sécurité » pour état d’urgence permanent et menace sur les libertés de tous les citoyens. La pensée est diluée. Tout est fait pour interdire au citoyen de comprendre, d’analyser et donc d’agir pour modifier ses conditions d’existence. Il est donc urgent de reprendre lorsque cela se pose les termes des discussions, de rectifier, de mettre à nu les mensonges, de combattre sur le terrain des idées qui s’insinuent en toutes questions, souvent sous la forme de la calomnie, du mensonge, de la bêtise aussi. Et cela d’autant plus lorsque sont mis en cause de façon ignominieuse, raciste ou encore abjecte les militants qui n’ont de cesse que de combattre pour l’intérêt général.

 

 

-

Du prétendu salaire à l’histoire du Matheux

Les méthodes utilisées mettent en lumière l’existence d’un arc entre la « Fachospère » qui se démène sur les réseaux sociaux et ses propagateurs qui s’emparent des idées nauséeuses. Dernière en date, « les revenus de Jean Luc Mélenchon qui avoisineraient les 40 000 euros mensuels ». L’attaque lancée sur des sites d’extrême droite est tellement grossière qu’elle devait être relayée de façon plus raisonnable, plus prompt à convaincre. Et c’est là que la bataille idéologique, la vraie, est engagée. Après un décompte des salaires de députés, des frais de fonctionnement parlementaires, de conseiller général, la conclusion serait sans appel : aucun élu –à fortiori Mélenchon- n’aurait droit de se qualifier d’insoumis et de vouloir défendre des intérêts étrangers aux siens, vu l’état de ses revenus. En un mot comme en cent, seuls les porteurs de bleus de travail sont habilités à parler des ouvriers. Pour les autres, silence ! Disqualifiée donc la « France Insoumise » qui ose se prononcer contre tout recul social imposé par le gouvernement Macron.

 

L’argument a une histoire. Ce sont d’abord les staliniens dans les années 60 et ensuite qui au nom du « monopole » du parti communiste de l’implantation dans la classe ouvrière qualifiait ses opposants de « petits bourgeois déguisés en ouvriers » pour mieux interdire toute voix discordante. Il n’est pas inintéressant de constater que l’argument aujourd’hui est recyclé par les tenants de la finance qui voient à juste titre le danger pour le système d’une implantation de la « France Insoumise » dans les couches les plus défavorisées. Mais comme l’explique le bon sens, et comme l’expliquaient en leur temps Marx ou Jaurès, ce n’est pas l’habit qui compte, mais le programme. Et c’est précisément ce qui fâche les censeurs des temps actuels. Derrière les attaques qui visent Mélenchon, ce n’est pas seulement l’homme qui est concerné, mais l’ensemble des insoumis, leur regroupement, leur programme et leur capacité à mener l’action unie pour la défense des travailleurs, des jeunes, des retraités, des salariés, et avec eux l’ensemble des couches sociales que Macron veut « matraquer », qui sont menacés.

 

La question du Matheux est également pleine d’enseignement, non pas sur le fond qui est assez limpide, mais sur le positionnement de tous ceux qui en ont fait argument. De quel droit un politique qui a fait carrière jusqu’à l’assemblée ou dans les ministères se permet-il de critiquer un médaillé Fields de mathématiques ? Tout est là. Et cela devrait suffire à discréditer Mélenchon pour son « fameux ton agressif », sa renommée « violence passive ».

 

Les défenseurs du « Matheux » ont le mérite de souligner par leur attitude ce qu’est la soumission totale à l’autorité, au pouvoir, et par opposition permettent de comprendre pleinement l’insoumission dont se réclament des centaines de milliers. La médaille Fields de Cédric Villani lui donnerait autorité sur toute chose, puisque reconnu dans son domaine par une institution renommée. Mais pourquoi faudrait-il par principe se plier à l’autorité, même lorsque celle-ci est en total décalage avec le sujet abordé. C’est bien la question de l’obéissance qui est posée. Plus encore que la soumission, c’est la servilité qui est ici revendiquée. Car on peut être excellent en mathématiques, et archi nul en économie ou en social ! La question est celle du code du travail, du contrat, de la loi « travail » XXL que prépare Macron et qu’il destine aux ordonnances. Il n’y a là aucune inconnu, aucune équation à résoudre. Juste un choix à faire. Et c’est porter crédit à l’intelligence de Villani que de lui proposer quelques explications sur le sujet afin de lui éviter de se fourvoyer dans une régression sociale sans précédent. Ambition généreuse peut-être présomptueuse car comme ses défenseurs, le Matheux, élu REM, a vraisemblablement déjà fait son choix… C’est ce qui nous intéresse, le reste n’est que brouillard répandu pour interdire une fois encore la discussion sur les véritables enjeux.

 

 

-

Et les ouvriers, ils sont où ?

En écho à la simple question salariale qui interdirait à celui qui se situe au-dessus de la moyenne de porter attention au sort fait au plus grand nombre, la question posée sur « C News » à la nouvelle élue Mathilde Panot est aussi révélatrice du combat idéologique que mène l’oligarchie pour asseoir son pouvoir et interdire toute contestation politique organisée. En substance « il n’y a pas d’ouvriers élus à l’assemblée, pas un, et vous le regrettez, mais à la France insoumise, vous êtes comme les autres ». Et pour enfoncer le clou : « vous-même êtes issue de sciences po, donc vos reproches, il faut les faire à vous-mêmes ».

 

Il est intéressant de noter le but recherché dans ce type d’interpellation de la part de journalistes qui tous les jours ronronnent pour faire tourner la machine médiatique. Il faut créer le buzz, et là, l’angle est simple : REM, LR, PS, France Insoumise, FN, tous sont logés à la même enseigne, sans ouvrier, sans peuple, sans reconnaissance, sans légitimité. Il faut ramener le mouvement « la France Insoumise » au niveau des autres, ce qui d’ailleurs n’est pas totalement faux. En ce qui concerne l’abstention par exemple (voir sur ce site : le deuxième tour des législatives, un vote plein d'enseignements ) nul n’est épargné.

 

Mais là n’est pas le sujet.

La différence entre la France Insoumise et tous les autres est faite du programme.

 

Sans être ouvriers dans leur condition sociale, les élus de la France Insoumise, dès lors qu’ils sont fidèles à leur engagement, sont les seuls à avoir obtenu leur mandat sur un programme qui précisément défend l’ouvrier, le salarié, le retraité… L’argument qui veut mettre tout le monde dans le même sac, rejeté par les français, vise à désarçonner. Mais que vaut l’argument sur le fond des choses ? Si le programme est ce qui compte, et non la tambouille permanente, les ouvriers sont bien présents à l’assemblée. Ils y ont un groupe, une représentation, un point d’appui. Que leurs députés soient issus de sciences po ou d’ailleurs, là n’est pas le problème. La question une fois encore est celle du programme, de la détermination, de la fidélité, tout simplement. L’ouvrier est plus présent à l’assemblée dans les conditions actuelles que si un ouvrier salarié y était élu sur des positions de compromis avec Macron et ses soutiens politico financiers. Les ouvriers y sont présents par la France Insoumise, tout simplement, comme d’ailleurs les banquiers y sont installés avec les élus « macroniens » de EM et leurs soutiens du PS ou de LR.

 

 

-

L’idéologie xénophobe à l’œuvre

Ils ne reculent devant rien, et il n’aura pas fallu longtemps pour que les relents racistes propagés par la « Fachosphère » submergent des commentateurs zélés qui pourtant une semaine avant en appelaient à Macron pour faire barrage à Le Pen.

 

C’est le quotidien le « Figaro » qui s’est lancé, dénonçant « une député Insoumise » qui « défend le droit de dire Nique la France », ce qui « soulève une bronca ». Comme la machine est faite pour se nourrir elle-même, la « bronca » dont il est question nous ramène au plateau de RMC où était invitée la veille la députée Danièle Obono. Le « Figaro » donc dans le sillage de RMC.

 

Pour les besoins de la propagande, « Figaro » et RMC remontent aux années 2010 et à la mise en examen du chanteur du groupe de rap « ZEP » coupable d’une chanson intitulée « Nique la France », et d’un sociologue, pour « injure publique » et « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence ». Au départ, une plainte de « l’Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne », une association d’extrême droite. La « Fachosphère » donc en action.

 

Avec d’autres, Danièle Obono signe en 2012 une pétition à l’initiative des « Inrocks » en soutien au chanteur et au sociologue poursuivis. Il n’en fallait pas moins pour que l’entreprise de propagande soit engagée pour décrédibiliser, pour marginaliser, au moyen d’arguments racistes et communautaristes inadmissibles. L’échange est éloquent :

« En tant que députée, êtes-vous fière d’avoir signé ? »

« Pour défendre la liberté d’expression de ces artistes, oui. Parce que ça fait partie des libertés fondamentales »

« Vous pouvez dire "vive la France" ? » ose un journaliste.

« Je peux dire « vive la France », mais pourquoi, en soi ? Je ne me lève pas le matin en disant "Vive la France" »

« Vous signez plus facilement nique la France que vous ne dites "vive la France » !

Voilà comment donc est née « la bronca ».

Ainsi journalistes et chroniqueurs évitent le fond de la question. Les propos incriminés dans la chanson de ZEP en 2010 : « Nique la France et son passé colonialiste, ses odeurs, ses relents et ses réflexes paternalistes. Nique la France et son histoire impérialiste, ses murs, ses remparts et ses délires capitalistes ».

 

Le contenu social et politique de l’appel signé par Obono est tout simplement gommé. Le capitalisme, le colonialisme, l’impérialisme, autant de mots en isme qui ne mériteraient aucune attention, aucun intérêt. Ce qui compte, là, pour discréditer la nouvelle députée et la « France insoumise », est le simple « Nique la France », synonyme de rejet pur et net de la république. La bataille idéologique bat son plein. Tous les observateurs ont pu constater dans les derniers mois l’inflexion sérieuse de la « France Insoumise » sur la question nationale, la réhabilitation dans les rassemblements du drapeau bleu blanc rouge, son lien à la révolution française fondatrice de la république, l’engouement provoqué dans la jeunesse notamment lors des réunions tenues par Jean Luc Mélenchon. C’est cela que la bataille idéologique se propose de casser et c’est pour cela que Danièle Obono est devenue la cible du petit personnel de l’oligarchie médiatico-politique.

 

En réalité, c’est le combat contre la république sociale qui est menée par ces chroniqueurs, la désincarnation de la république du contenu dont elle peut et doit être chargée. Le système tolère la république pour peu qu’elle ne remette pas en cause les privilèges de quelques-uns au détriment du plus grand nombre. Il tolère la république synonyme de capitalisme, d’impérialisme, de colonialisme. Tel est le sens de cette histoire qui dépasse de très loin les seules offuscations morales. Car celles-ci prêteraient à rire. Quelle tête auraient en effet pu faire nos pseudos moralistes de pacotilles face à André Breton évoquant « une nation de porcs et de chiens », face à Léo Ferré parlant du « temps que j’baise ma marseillaise », face à Aragon lorsqu’il « conchie l’armée française", ou encore Renaud qui déclare « votre République, moi j’la tringle ».

 

L’attitude de ces « moralistes » d’occasion et leurs propos sont identiques à ceux du Front Nationale, lorsque dans le ton ils ne sont pas pires. Qu’aurait-on entendu si en pleine campagne électorale Marine Le Pen avait interpellé Danièle Obono la noire, en omettant de s’adresser à Mamère par exemple ou bien d’autres, blancs comme neige, également signataires de la même pétition, mais ignorés contrairement à la députée de la France Insoumise.

 

 

-

Conclusion provisoire

Nous pouvons donc constater que l’hystérie anti Mélenchon et anti « France Insoumise » est loin de se calmer. Tout est bon, mensonge, calomnies, racisme… Et souvent bêtise pour duper le peuple, les travailleurs, les jeunes que le gouvernement craint de retrouver sur son chemin dans les mois qui viennent.

 

Le but recherché est simple.

Il faut interdire à un regroupement politique comme la « France Insoumise » de faire le lien entre les difficultés quotidiennes subies par les français et la politique dictée par Macron et son gouvernement.

 

Comme l’indiquait Gramsci, l’enjeu de la période revient à « détruire une hégémonie pour en créer une nouvelle » dans le cadre d’un affrontement dont l’issue est déterminée par les positions acquises avant l’échange de coups. La question stratégique est concentrée dans la relation qui se construit entre le regroupement politique et les couches sociales dont le mouvement pourra bouleverser l’ordre établi. C’est pourquoi si « l’action est nécessaire pour combattre l’hégémonie bourgeoise », la conscience indispensable n’est pas spontanée. Elle doit s’appuyer sur une analyse et une compréhension scientifique du monde et de l’histoire. Et une compréhension des arguments abjectes qui sont propagés et qu’il faut relever, souligner, expliquer pour mieux les démonter et permettre d’avancer.

 

Pour en savoir plus :

- Déblayer le terrain et renouer le fil d'une ancienne tradition - 14/05/17

- Le gouvernement nommé par Macron prépare une contre-révolution sociale (WSWS)

- L'axe Mélenchon - Macron ou l'art de choisir ses ennemis avec soin

 

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 15:59
Vers la fin de la sociale-démocratie ?

Sources : Républiquesocialeblog

Les diverses élections européennes ont été révélatrices de plusieurs choses : que ce soit en France, en Grèce, au Portugal en Espagne ou au Royaume-Uni il semble y avoir un rejet de plus en plus massif des partis incarnant la sociale-démocratie et le social-libéralisme. Ces partis qui ont conduit à la paupérisation d’une grande partie de la population, coupable d’avoir voté des lois austéritaires imposées par Bruxelles, de sorte que pour une grande partie des citoyens ces différentes formations, devant incarner la gauche ou une partie de la gauche, ne présentent désormais guère de différence avec les partis du centre et de la droite classique.

 

Mais depuis les élections grecques de janvier 2015, et la défaite cinglante du PASOK- le Parti socialiste grec- qui avait à peine obtenu 4,68% des suffrages exprimés, traduisant la vaste colère populaire grecque après des années de souffrances et de mémorandums, le vent semble tourner. Quelques mois plus tard, lors des élections portugaises, certes remportées par la droite, la gauche parvenait à former une coalition inédite. Bloc de gauche, verts, Parti communiste et Parti socialiste s’entendaient sur un gouvernement et une majorité parlementaire. Ceci fait ils parvenaient à renverser le premier ministre de droite, qui bien que vainqueur n’avait pas la majorité au Parlement. C’est ainsi que depuis novembre 2015 un gouvernement socialiste mène le Portugal, soutenu par les autres partis de gauche. Une garantie que les socialistes ne prendront pas de « mauvaises » décisions s’ils veulent continuer à avoir la majorité. Et le moins que l’on puisse dire c’est que cette union porte ses fruits (pour en savoir plus en la matière voir..).

 

Bien sûr cette alliance ne fut possible que parce que le Parti socialiste portugais a rompu avec ce qui est en train de perdre les autres formations sociales-démocrates refusant d’entamer un virage à gauche. L’échec du PS français a été révélateur du désastre de François Hollande. Une politique libérale, des renoncements à tous les niveaux, un accroissement de la misère et malgré le léger revirement à gauche de Benoît Hamon, les électeurs ont voulu sanctionner un quinquennat de trahisons. Preuve en est le score du candidat de la France insoumise du PCF et d’Ensemble qui avait rassemblé 19,58% des votes alors qu’il avait atteint 11,1% en 2012.

 

En Italie et en Espagne on assiste là aussi à une chute dans les sondages des forces sociales-libérales. Si en Italie cela semble profiter à des forces populistes comme le mouvement 5 étoiles de Beppe Grillo, en Espagne le parti de gauche Podemos est la force montante du pays, tandis que le PSOE s’enfonce toujours un peu plus dans la crise et paye, lui aussi, ses politique anti-populaire.

 

 

- L’espoir Corbyn

Enfin, pour prendre un dernier exemple, les récentes élections au Royaume-Uni témoignent de ce changement de mentalité. Convoquées par la première ministre conservatrice Theresa May ces élections devaient permettre au gouvernement britannique d’avoir une plus ample majorité conservatrice pour peser dans les négociations sur le Brexit avec l’Union européenne. A quelques semaines du scrutin les chances du Parti travailliste semblait nulles et les cadors du Parti, responsable de son virage à droite il y a bien des années ne rêvaient que d’une chose : virer Jeremy Corbyn et son programme bien à gauche.

 

 

En effet Jeremy Corbyn tranche avec l’époque de Tony Blair et son libéralisme de centre droit. Le leader des travaillistes a mis la barra à gauche à tel point que le parti n’avait pas eu un programme aussi ambitieux depuis 1973. Fin de l’austérité, construction de logements sociaux, hausse des salaires, renationalisation des chemins de fer et autres mesures favorables aux plus démunis voilà le programme des travailliste contenu dans un document dénommé « For the many, not the few ».

 

Bien que critiqué par certains leaders du Parti, restés persuadé des bienfaits de la doctrine qui a conduit des millions de britanniques dans la pauvreté, Jeremy Corbyn a bénéficié d’un large soutien populaire de la base de son parti. Un enthousiasme qui, certes n’a pas suffit à remporter les élections, mais avec 40% des suffrages et un gain de 30 députés par rapport à la précédente législature, le Labour Party apparaît comme le vainqueur des élections, quand les conservateurs, eux, perdent 13 députés et n’obtiennent ainsi qu’une petite majorité.

 

En septembre prochain l’Allemagne devra, elle aussi, se prononcer.

Le peuple allemand accordera-t-il de nouveau sa confiance à Angela Merkel ou donnera-t-il un nombre suffisant de députés aux forces de progrès telles que Die Linke ?

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 17:34
Mélenchon, Ruffin et les Sans-cravates : une menace à prendre au sérieux

Comme le dit Xavier Bertrand : " Méfions nous de la France Insoumise " !

 

- Extraits d’un article d’une revue de l’oligarchie Challenges par Bruno Roger-Petit
- Pour l’ouverture de la nouvelle législature, les députés de la France insoumise ont choisi la provocation, jouant les Sans-cravates comme les nouveaux Sans-culottes. Sauf que c’est plus qu’une provocation, c’est un message politique lourd de sens et de menace...

 

Sources : Le site du Parti de Gauche Midi-Pyrénées

Un homme seul, en chemise blanche, se tient obstinément assis tandis que les autres, autour de lui, célèbrent l’ascension de leur pair au Perchoir. Nous sommes mardi après-midi, au Palais Bourbon, François de Rugy vient d’être élu président de l’Assemblée et les députés le saluent, ainsi que le dit la tradition républicaine, pour saluer le nouveau Primus. Tous, sauf François Ruffin, qui consulte son iPhone. L’image marque les esprits et c’est logique, puisqu’elle a été pensée dans ce dessein : pour dire une rupture républicaine. Elle fait jaser, mais sans que les commentateurs de l’instant paraissent en avoir perçu la signification profonde.

 

Il est possible de gloser politique durant des heures et des heures sur les chaînes d’information continue et passer à côté de l’essentiel, le politique lui-même. Et c’est bien dommage, tant il y a à dire sur un geste lourd de sens et de conséquences. Car l’image Ruffin, donc le message, n’était pas seulement la manifestation d’une provocation comme les affectionne le personnage (qui a été imité par les autres députés de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon en tête), en vérité, il s’agit bien davantage qu’une renonciation de mal-élevé aux us et coutumes du temple républicain. Oui, elle est bel et bien une rupture.

 

Que signifie, en son essence, le geste de Ruffin ? Qu’il refuse de s’associer à un monde qu’il rejette. Qu’il n’en est pas. Qu’il ne veut pas de la carte. Qu’il est ici et ailleurs en même temps. Qu’il est le peuple selon l’idée qu’il s’en fait. Le vrai peuple. Le peuple décidé par Ruffin.

 

 

-

L’homme du peuple face aux agents de l’oligarchie

Le nouveau député de la Somme ne voit pas François de Rugy, président élu de l’Assemblée, comme son égal en République, un député jouissant des mêmes droits que lui, mais comme un adversaire de classe. Il ne le considère pas comme un élu, porteur de la même légitimité que lui, mais comme un agent de l’oligarchie. Il ne le juge pas comme son égal, mais en ennemi de classe. Et Ruffin porte le même regard sur les autres députés, LREM, LR, PS et autres qui se sont levés, eux aussi, pour saluer le nouveau quatrième personnage de l’Etat. Je ne suis pas comme eux parce que je suis le peuple, le seul, le vrai, et qu’ils ne le sont pas. Ce sont des apparences de député, rien d’autre, mais en réalité, ce sont des agents de l’oligarchie et des puissances d’argent, des marionnettes aux mains du banquier Macron, leur légitimité est nulle.

 

François Ruffin n’est pas un rigolo. Sa posture n’est pas un clin d’œil, à l’exemple de l’apparition, unique, d’un député socialiste en bleu de travail, à la fin des années 90. Le geste a été conçu pour poser le décor. Le député de la Somme n’est pas un trublion venu là pour amuser la galerie, mais pour construire un peuple. Et pour construire ce peuple, il lui faut changer la perception de l’Assemblée nationale, signifier que ceux qui y siègent ne sont pas des élus du peuple, mais d’autre chose, entre forces occultes et forces de l’argent.

 

Ce mercredi matin sur Europe 1, Jean-Luc Mélenchon n’a pas dit autre chose. La polémique sur l’absence de cravates lors de la séance inaugurale de la législature porte bien au-delà du débat sur le respect du règlement et des usages en cours depuis un siècle et demi au Palais Bourbon. L’objectif n’est pas de casser des codes pour se faire repérer par les caméras le temps d’un journée, il est de donner corps politique à la représentation de la France insoumise en députation.

 

« La question des codes vestimentaires a été portée par notre camp. Par exemple par le Tiers-État lors des États généraux » a déclaré Jean-Luc Mélenchon. Passons vite sur le point de savoir si l’abbé Grégoire, Bailly, Mirabeau, Sieyès et quelques autres se reconnaîtraient aujourd’hui en Mélenchon et Ruffin et venons-en au point qui nous importe : le président du groupe parlementaire de la France insoumise estime qu’il siège dans une Assemblée où, à l’image des Etats généraux de l’Ancien régime, tous les élus ne sont pas égaux en droit et en représentation...

 

 

-

Des Sans-culottes aux Sans-cravates

L’assimilation Sans-culottes et Sans-cravates ne relève pas du simple divertissement. Elle est une arme politique de destruction massive du système. Quand Mélenchon dit : " Il y avait des Sans-culottes, il y aura désormais des Sans-cravates ", il ne plaisante pas. Il pose très sérieusement les bases de la lutte politique qu’il entend mener. Le peuple contre les aristocrates. Les floués contre les nantis. Les pauvres contre les riches. Le bas contre le haut.

 

Application à la lettre des préceptes politiques de l’idéologue d’extrême gauche qui a pensé Syriza et Podemos, Chantal Mouffe, qui entend "Construire un peuple" pour l’amener à remplacer le peuple ancien.

 

Mélenchon et Ruffin ressuscitent effectivement la Révolution. Non pas l’esprit des constituants de 1789, mais plutôt celui des Hébertistes de 1793. Avec eux, c’est l’esprit du Père Duchesne (le Fakir de l’époque) qui entre à l’Assemblée nationale, comme il était entré à la Convention avec Hébert, Roux et Chaumette et les Enragés. Ceux-là aussi entendaient « se mettre à la portée de cette classe peu instruite du peuple qui ne pourrait comprendre d’importantes vérités si elles n’étaient énoncées avec des expressions qui lui sont particulières »...

 

Donc, haro sur la cravate, ennemie du peuple et des classes populaires ! A la lanterne la cravate de l’oligarchie ! ..

 

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" Les insoumis n'ont que faire des accords de l'ancien temps " J.L. Mélenchon
vendredi 30 juin 2017.
 

Troisième intervention de Jean-Luc Mélenchon en séance à l’Assemblée nationale le 28 juin 2017 (retrouvez la première ICI, et la seconde ICI).

 

Pour bien comprendre ce qui s’est passé, quelques éléments de contexte :

- Lors de la première intervention de Jean-Luc Mélenchon, le groupe « Les Constructifs » (proche d’En Marche) a déposé une candidature au poste de questeur de l’Assemblée nationale, en ne respectant pas les accords issus de la réunion des présidents de groupe qui voulaient que ce poste soit attribué au groupe d’opposition le plus important : « Les Républicains », suivant la règle des points existant préalablement.

 

- Jean-Luc Mélenchon propose qu’au lieu de six vice-présidents de l’Assemblée, il y en ait sept, de manière à ce que chaque groupe politique puisse être représenté. - Lors de la seconde intervention de Jean-Luc Mélenchon, le candidat du groupe « Les Constructifs » a été élu questeur. Le groupe « Les Républicains » proteste. Jean-Luc Mélenchon réitère sa proposition de passer de six à sept vice-présidents afin que chaque groupe soit représenté à la vice-présidence. - Lors de cette troisième intervention, les règles préexistantes de l’Assemblée n’ayant pas été suivies, Jean-Luc Mélenchon annonce que la France insoumise dépose la candidature de Mathilde Panot à la vice-présidence de l’Assemblée, six postes étant donc à pourvoir sur la base d’une élection.

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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 20:04
La gauche est morte ? Vive la France Insoumise ?

Nous sortons d’un long cycle politique marqué par la domination hégémonique du parti socialiste. En simplifiant les composantes de la gauche, on peut dire qu’il y a une gauche réformiste et une gauche révolutionnaire. La stratégie d’union de la gauche, que le PCF porte encore, a échoué.

 

Sources : Le blog Médiapart d'Alain Duparquet

- Elle part du présupposé qu’il est impossible pour le courant révolutionnaire d’accéder au pouvoir.

C’est d’ailleurs d’autant plus vrai que le déclin du PCF a rendu totalement inconcevable une victoire communiste à l’élection présidentielle.On élit la social démocratie, car elle seule peut passer au second tour. On cherche à passer le compromis politique le plus haut possible et on espère que l’action syndicale et populaire fera le reste. Penser que le PS pouvait-être le cheval de Troie pour entrer au pouvoir et ensuite et que le « changement » s’impose par la suite petit à petit, pas à pas… Cette stratégie a échoué en 1981, puis en 1998 et encore plus en 2012.  Fondamentalement, la cause de cet échec est d’abord dans l’échec de la social démocratie elle-même. Il n’y a pas de compromis entre les intérêts capitalistes et les intérêts du peuple. Le capital veut toute le politique libérale et rien que le politique libérale. C'est dit et sans appel, l'union de la gauche a abouti à la loi-travail. On ne doit pas permettre à cette gauche de survivre.

 

Assurément, ce qui a changé depuis les années 1970, c’est le carcan européen, singulièrement avec les traités de Maastricht, de Lisbonne et l’avènement de l’euro. C’est même sur ce terrain là que ce joue concrètement la traditionnelle distinction entre révolutionnaires et réformistes. Toute proposition de politique de gauche qui n’indique pas comment elle va s’attaquer à ce problème est vouée à l’échec. C’est le préalable indispensable à toute union. C’est le clivage majeur. On peut toujours réajuster en permanence le plan A et le plan B proposés dans l’avenir en commun, en fonction des évolutions de l’Europe elle-même et des traités commerciaux, mais on ne peut pas éluder ce combat là, et on ne peut pas gagner sans éducation populaire sur ce sujet. Il y aura rassemblement contre cette Europe là ou il n’y aura rien car dans ce carcan rien n’est possible.

 

D’autant plus, que si d’aventure, un pouvoir de gauche dominé par le PS ou son successeur, venait à voir le jour et continue d’appliquer les directives de Bruxelles, il ne causera que malheur et désillusion, faisant le lit du Front National.

 

 

- Il vaut mieux que la gauche perde pour longtemps que de faire cela. 

Mélenchon a eu raison de dire :"Je ne veux pas affaiblir le PS, je veux le remplacer. Nous allons tourner la page des gens qui nous ont trahi pendant cinq ans".

 

Notre peuple ne s'en sortira pas en retournant dans les vieilles ornières. Après l'échec de Macron, ce sera soit le FN qui incarne l'horreur, soit le programme l'Avenir en commun qui incarne l'espoir. La FI est le grain de sable qui mettra en échec les combines conduisant de nouveau à la social démocratie.

 

Dans toutes les élections intermédiaires, il faudra une stratégie claire qui évite toute compromission...quitte à perdre. Car quand on gagne avec des illusions, on les perd ensuite plus durement avec tout le reste.

 

Servir de nouveau de force d’appoint de la social –démocratie serait donc une très mauvaise solution. L’union n’est donc souhaitable que sur la base d’une politique de rupture claire. Les socialistes ont échoué, qu’ils fassent preuve d’humilité, qu’ils passent leur tour et acceptent de nous soutenir.

 

Le programme l'Avenir en commun, élaboré par le croisement d'experts, basé sur le programme l'humain d'abord et amendé par des milliers d'internautes doit être le ciment de la reconstruction de l'alternative au capitalisme. Contrairement au programme commun qui était un compromis entre partis, le programme l'avenir en commun doit mettre tout le monde d'accord, si je puis dire. Le PS et le PC et bien d'autres ont leur place pour le soutenir et aider les citoyens sans carte dans leurs efforts. Si ils veulent être utiles, ils doivent se mettre au service du mouvement populaire.

 

Certes, la France insoumise n’est pas parfaite, ni d’ailleurs aboutie mais elle est assurément le point de départ de quelque chose de neuf, le prolongement des luttes sociales contre les politiques européennes, comme est une des suites du formidable non de gauche du 29 mai 2005, la correction du brouillon qu’a constitué le Front de gauche et une réponse aux questionnements de Nuit Debout.

 

 

- Et maintenant

Que faire de la France Insoumise ? Comment avoir les avantages des partis traditionnels sans en avoir les inconvénients ? Comment faire agir les 500 000 soutiens tout en laissant à chacun son indépendance et sa liberté d’action ? Comment se structurer dans le local afin de conquérir de villes, des régions, des départements ?

 

Voici entre autres les questions qui sont maintenant ouvertes.

La tâche est immense.

 

Pour en savoir plus :

- PCF-France insoumise, l’impossible unité

- La France Insoumise et le PCF auront des groupes parlementaires séparés à l’Assemblée

- Xavier Bertrand : "Méfions-nous du danger de la France insoumise"

- Emmanuel Maurel : « Ce n’est pas un départ du PS, c’est une scission »

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  • Retraité SNCF, engagé politiquement depuis l'âge de 15 ans, militant du PCF de 1971 à 2008, adhérent au Parti de Gauche et à la France Insoumise depuis leur création, ex secrétaire de syndicat, d'Union locale et conseiller Prud'homme CGT de 1978 à 2022.

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