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8 octobre 2023 7 08 /10 /octobre /2023 10:10

Cet article est reposté depuis Allain GRAUX.

7 Octobre 2023 : Riposte du Hamas depuis Gaza, contre les multiples attaques des colons et de l'armée israélienne

Il s'agit d'une guerre car les Palestiniens n’en peuvent plus.

Dans les faits, les accords d’Oslo n’existent plus...

Israël/Palestine : pour une paix juste et durable, stop à l'escalade !

 

Comment ne pas condamner l'attaque du Hamas contre Israël qui endeuille et dessert la cause palestinienne, mais.... au-delà de l’émotion ou la colère légitime devant les victimes civiles d’un conflit, et c’est évidemment vrai pour les victimes israéliennes et palestiniennes d'hier, d'aujourd'hui et demain, toute réaction politique doit tenir compte des événements et du contexte.

Car, en Palestine comme ailleurs, il faut contextualiser une situation pour la comprendre. L’accroissement exponentiel du nombre de colons israéliens, le régime d’apartheid dénoncé par de nombreuses ONG internationales et israéliennes réputées devraient être rappelés plus souvent… pour permettre de comprendre le pourquoi du comment ! 

 

 

Source : Alain Graux | mis à jour le 15/05/2026

- Sur le fond, au delà des propos médiatiques pro-israéliens

Cette attaque du Hamas (NDLR : le Hamas politique a été créé en douce par Israël[2][2bis]) se produit alors que l’occupation et la colonisation se poursuivent et que les Palestiniens ne se sont jamais retrouvés aussi seuls au moment où Israël entame une normalisation de ses relations avec l’Arabie saoudite et des pays arabes. Les territoires occupés s’embrasent car l’espoir de voir la création d’un État palestinien n’existe plus, que la communauté internationale parle mais n’agit pas. La bande de Gaza est sous blocus israélien depuis 17 ans, et, (NDLR : entre 2008 et 2022, Tel Aviv a mené cinq offensives militaires dans la bande de Gaza. Israël a non seulement tué des milliers de Palestiniens de façon indiscriminée, le plus souvent dans des zones civils, mais a délibérément détruit les infrastructures industrielles et agricoles de la bande de Gaza, a établi une zone tampon dans le territoire palestinien, et l’a finalement clôturé, la transformant en prison à ciel ouvert[3].

 

Ce n'est pas un conflit au sens classique du terme, c'est une armée super équipée face à un peuple qui résiste. Il y a un occupant et un occupé. Il y a une armée d’occupation qui avaient obtenu plus d’un an à l’avance le plan du Hamas visant à mener une attaque sans précédent contre Israël... et des résistants.

 

 

-  Chaque jour, il y a des Palestiniens assassinés par les colons israéliens, l'armée ou la police[4].
Le Hamas n'est pas ma tasse de thé, mais l’autorité palestinienne, aux mains du Fatah, est complètement corrompue. Dans cette situation, on peut aisément comprendre le désespoir des Palestiniens et en particulier de la jeunesse palestinienne pour laquelle il n’y aucun avenir autre que l’exil ou la soumission à un gouvernement israélien dominé par des extrémistes juifs qui veulent annexer leurs terres, détruisent leurs maisons ancestrales.

 

 

-  Et l'occident ?
Les pays occidentaux regardent ailleurs malgré des dizaines de résolutions de l'ONU[1] qui condamnent Israël et son occupation illégale, ses violences, tueries et vols de terres, discriminations de toutes sortes.

 

Les Israéliens agissent en toute impunité parce que les européens d'Europe ou d'Amérique se sentent coupables à l'égard des juifs et de la shoah. Le fait d'être un colon juif donne t-il le droit de tuer, de voler impunément, de violer les règlements internationaux ?

 

Là, comme ailleurs, la seule issue se sont des négociations, dans une conférence internationale avec les principaux acteurs pour aboutir à une paix juste et durable, et une solution qui respecte le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

 

 

-----------------------------

 

 

- Manuel Bompard, coordinateur de la France insoumise, Israël/Palestine : il faut un cessez-le-feu !

  • Je condamne l'attaque du Hamas contre Israël ;
  • Je veux d'abord dire ma compassion pour les familles des victimes, israéliennes comme palestiniennes ;
  • La position de la France ne doit pas s'aligner sur celle du gouvernement de l'extrême droite israélienne ;
  • Aucun des communiqués de la diplomatie française ne contient le mot " paix " ou " cessez-le-feu " or, il faut un cessez-le-feu ! ;
  • La France doit avoir une parole de paix et défendre une solution qui permet aux Israéliens et aux Palestiniens de vivre en sécurité et en liberté ;
  • La seule solution viable pour la paix est celle de deux États vivant côte à côte dans la paix et la sécurité, sur la base des frontières de 1967... "

[2bisQuand Israël favorisait le Hamas, par Charles Enderlin

[3] Les raisons d’une escalade de la violence

[4Le bilan humain du conflit israélo-palestinien de 2008 à 2020 chiffré par l'ONU

[5] Révélation du New York Times : des responsables israéliens avaient obtenu plus d’un an à l’avance le plan du Hamas visant à mener une attaque sans précédent contre Israël.

 

Pour en savoir plus :

- De 1947 à 2023, un conflit israélo-palestinien complexe et dans l’impasse

Terrible rappel à la réalité du journal israélien Haaretz sur une déclaration de Netanyahu en 2019 : « Quiconque veut contrecarrer la création d’un État palestinien doit soutenir le renforcement du Hamas et transférer de l’argent au Hamas. Cela fait partie de notre stratégie ».

 

- La #Palestine est un un territoire gruyère, dominé, occupé, colonisé : Un peuple, une colonisation. De l’occupation au morcellement

La #Palestine est un un territoire gruyère.

La #Palestine est un un territoire gruyère.

- Charles de Gaulle le 27 Novembre 1967 : L'état israélien organise l'occupation qui ne peut aller sans oppression, répression et la résistance qui s'organise est qualifiée de terroriste ... et c'est toujours d'actualité avec le résultat que l'on connait ! 

Conférence de presse du 27 novembre 1967

 

- Israël-Palestine : pour une paix juste et durable, stop à l’escalade ! Communiqué du groupe parlementaire de La France Insoumise-NUPES en date du 7 OCTOBRE 2023

- Israël-Palestine : Jean-Luc Mélenchon appelle à la paix et au cessez-le-feu

- Le bilan humain du conflit israélo-palestinien de 2008 à 2020 chiffré par l'ONU

VIOLENCES AU PROCHE-ORIENT Le bilan humain du conflit israélo-palestinien

 

- Communiqué de l’Union juive française pour la paix : " Ça suffit le concert des nations pro-israélien ! Résister à un occupant est légitime "

- Le #PartideGauche appelle à un cessez-le-feu immédiat pour une solution politique et le respect des droits nationaux du peuple palestinien

- Israël-Palestine : Macron s’aligne sur l’extrême droite israélienne contre les voix de la paix

- « Éradiquer Gaza mais aussi LFI » : l’arc des faiseurs de guerre contre les défenseurs de la paix

- Guerre entre Israël et le Hamas : pour Dominique de Villepin, " la solution à deux Etats, plus que jamais, est aujourd'hui la seule "

- Bande de Gaza : une succession de 15 années de guerres avec Israël

- Israël-Gaza : quelle est la différence entre un crime de guerre et un acte terroriste ?

- Israël-Palestine : le crime de guerre, une imputation bien plus grave que celle de terrorisme

- Gaza : la France a voté contre un « cessez-le-feu humanitaire » à l’ONU

« Peur, peine et solitude, des militants de la gauche israélienne anti-apartheid racontent ces 12 jours d’enfer qui plongent Israël, la Palestine et le moyen Orient dans une crise sans précédent…. »

SCANDALE - 111 millions d’euros d’armes françaises livrées à Israël : les bombes made in France participent-elles du « nettoyage ethnique » à Gaza ?

- " Netanyahou était informé de l'attaque du Hamas en préparation" : la grave accusation de l'opposition israélienne

- Un document des renseignements israéliens, authentifié par  le journal israélien Haaretz, planifie le nettoyage ethnique de Gaza en proposant comme solution de dégager les palestiniens de Gaza pour les placer dans le Sinaï en Égypte sous des tentes. 

Un document des renseignements israéliens, authentifié par  le journal israélien Haaretz, planifie le nettoyage ethnique de Gaza en proposant comme solution de dégager les palestiniens de Gaza pour les placer dans le Sinaï en Égypte sous des tentes.  Tout est préparé.

- Un an à l’avance, les autorités israéliennes étaient au courant d’une attaque du Hamas

- Le sénateur américain Sanders s'oppose à une aide financière de 10,1 milliards de dollars à Israël

- Le Conseil de sécurité a rejeté vendredi un projet de résolution exigeant notamment un cessez-le-feu humanitaire immédiat, en raison du veto des Etats-Unis, membre permanent du Conseil.

- Voilà pourquoi Israël a créé et financé le Hamas, savait un an à l'avance quil préparait une attaque et à laissé faire, entrepris un génocide sur Gaza et le détruire : 16 décembre 2023 BENJAMIN NETANYAHU SE DIT "FIER" D'AVOIR "EMPÊCHÉ" LA CRÉATION D'UN ÉTAT PALESTINIEN

- Palestine 2023 : Premières leçons d’une catastrophe

- 26 janvier 2024 : La Cour Internationale de Justice reconnait le risque génocidaire à Gaza

- Attaques du 7 octobre : en Israël, des membres de l'association juive ultraorthodoxe Zaka accusés d'avoir menti

Sionisme, Israël et judaïsme, entre mythes et réalités

- 8 mars 2024 : La philosophe Judith Butler qualifie l’attaque du Hamas le 7 octobre d’« acte de résistance »

- Gaza : Israël est incapable de fournir une preuve contre l’UNRWA

Israël a créé des « zones de tir à vue » à Gaza. Quiconque y pénètre est abattu.

Déclaration du Procureur de la CPI, Karim A.A. Khan KC : dépôt de requêtes aux fins de délivrance de mandats d’arrêt concernant la situation dans l’État de Palestine à l'encontre de Benjamin Netanyahu, Yoav Gallant et des dirigeants du Hamas.

- 18 juillet 2024 : " la France exprime sa consternation à la suite de l’adoption par la Knesset d’une résolution rejetant la perspective d’établissement d’un État palestinien, en contradiction avec les résolutions adoptées au Conseil de sécurité des Nations unies "

- Les dirigeants israéliens, conscients que l’hégémonie du Hamas leur fournirait une justification pour refuser la création d’un État palestinien, ont contribué à le renforcer

Pour la première fois, en janvier 2026, Israël reconnait le bilan de 70 000 morts à Gaza avancé par le Hamas Ce décompte n'inclut pas les personnes mortes de faim, ni d'aggravation de maladies, depuis le début de la guerre.

En ce jour du 15 mai 2026, il y a 78 ans, l’État d’Israël était proclamé. Par les armes et par le sang, le mouvement sioniste implanté en Palestine mandataire forçait l’exode de plus de 800 000 Palestiniens, hommes, femmes et enfants, et détruisait des centaines de villes et villages. 78 ans après, la Nakba n’a jamais pris fin

 

 

-  Palestine: " Comment Gaza change la donne géopolitique internationale "

 

-  La seule issue se sont des négociations, dans une conférence internationale avec les principaux acteurs pour aboutir à une paix juste et durable, et une solution qui respecte le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes... via la construction de deux Etats

7 Octobre 2023 : Riposte du Hamas depuis Gaza, contre les multiples attaques des colons et de l'armée israélienne
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1 octobre 2023 7 01 /10 /octobre /2023 08:32
" Faites mieux " : Un livre pour oser

Ce livre est enfin et surtout un outil pour l’action !

Le titre « Faites mieux ! » s’adresse à tous ceux qui ne se résignent pas au gâchis laissé par la génération d’après la guerre mondiale et veulent changer le monde.

Je propose une théorie globale sur notre temps

 

 

Je suis l’auteur d’un livre qui vient de paraitre le 28 septembre. Je le dis dans le cas où vous auriez échappé à mes annonces sur le sujet…

Au départ c’est une commande de mes proches pour l’école de formation du Mouvement Insoumis, quand je suis devenu le co-président de l’Institut la Boétie. Il s’agissait de présenter la « théorie de l’ère du peuple et de la révolution citoyenne ». Car après des dizaines de conférences sur le thème en France et en Amérique du sud, son contenu s’est profondément précisé, notamment depuis sa première formulation il y a plus de dix ans. Surtout grâce à l’observation des cas concrets où elle se vérifiait. L’ambition depuis dix ans n’a pas changé. La mise en panne de la pensée politique de la gauche à propos du changement nécessaire pour la société nous laisse sans moyen d’action claire. Depuis l’effondrement de l’URSS et de la social-démocratie, les politiques de gauche se limitent à être une collection de pansements écologiques ou sociaux. Dans les meilleurs des cas. Peut-on faire mieux ? Ce livre le propose.

 

 

Source : Jean-Luc Mélenchon | mis à jour le 23/02/2024

- De quoi parle-t-il ?

Une ère politique entièrement nouvelle s’ouvre. Le changement climatique est désormais irréversible. La catastrophe finale est en vue. Si rien ne change, et rien ne change, « l’effondrement est commencé » a déjà déclaré le secrétaire général de l’ONU. Je le pense aussi. Comment en est-on arrivé là, comment peut-on surmonter cette épreuve ?

 

Ce livre formule une théorie, c’est-à-dire une façon de comprendre ce qui se passe sous nos yeux et que souvent nous ne voyons pas parce que nous y sommes totalement immergés. Pour cela, il met en relation les faits nouveaux structurant de notre époque en commençant par les exposer. Son parti pris intellectuel : sans théorie claire l’action est aveugle. Sans compréhension des causes on ne peut combattre les effets ni changer le cours catastrophique des évènements en cours.

 

 

- Le raisonnement part de l’augmentation extraordinaire de la population au vingtième siècle.

Il explique de cette façon une modification radicale de la condition humaine, devenue désormais urbaine. Le nombre fait les villes. Les villes ont formé des réseaux collectifs dont dépendent désormais la production et reproduction de la vie matérielle de chacun. Ces réseaux font émerger un acteur social et politique nouveau : le peuple. Et celui-ci s’auto-détermine spontanément. Le peuple, nouvel acteur politique permet de définir un « peuplisme ».

 

La théorie explique la nouvelle définition du peuple par la dépendance envers les réseaux collectifs urbains.

  • Il analyse cette dépendance et les nouvelles conflictualités qu’elle crée.
  • En étendant l’analyse, le livre s’intéresse à la mutation du capitalisme contemporain réorganisant ses réseaux de production dans la toile numérique globale et transformant toute activité en flux et monnayant tous les droits d’accès.
  • Au fil de l’analyse, le livre étudie le mécanisme de production d’un espace-temps capitaliste provoquant une « collision des rythmes » dans tous les aspects de la société, des individus, du vivant. Mais il montre aussi comment tout savoir et toute prévision deviennent incertains dans le contexte du changement climatique.
  • Cela modifie radicalement les conditions dans lesquelles doivent être prises les décisions politiques.

 

Alors, ce nouveau contexte humain constitue le terreau propice d’où surgissent les « révolutions citoyennes ». Ce livre en décrit des exemples contemporains pris dans quinze pays du monde entier. Il en met à nu les formes et les étapes, les signes avant-coureurs et les étapes de déroulement.

 

 

- Au fil des pages, c’est aussi un livre à propos de notre époque et des comportements qui s’y manifestent.

Les nouvelles composantes de la réalité politique sont là. L’hyperconnexion des individus, l’individuation, la « poly-présence », la grande bascule du monde dans l’ère de la numérisation générale de l’activité humaine et la mutation du capitalisme contemporain sont identifiés comme les bases nouvelles de la condition humaine dans la « noosphère » concept emprunté à un chimiste soviétique et à un religieux français. Elles produisent de nouvelles conflictualités organisatrices de la vie en société. La critique ici vise le libéralisme comme obscurantisme quand il s’approprie les savoirs humains et marchandise leur droit d’accès. Dans le même ordre d’esprit, la théorie propose un dépassement de l’opposition humain et nature en identifiant des droits biologiques fondamentaux de l’espèce animale humaine. Le silence, la nuit, l’air, l’eau sont pris en exemple de cette approche. Ce livre pense les humains sans les séparer de leur écosystème global.

 

 

- Ce livre est un livre de théorie politique.

Il démontre l’obsolescence des pensées traditionnelles de la politique quand ils n’ont pas su abandonner l’impératif du productivisme. Leur espoir d’une croissance sans fin, en pleine hallucination consumériste en fait des logiciels périmés. Libéraux, sociaux-démocrates ou écologiste « d’accompagnement » sont également dépassés et dangereux. Ici l’écologie politique est nécessairement incompatible avec le capitalisme. La civilisation humaine butte sur le capitalisme comme sur une limite imprévue par les théories politiques du passé, inclues celles du socialisme. Mais elle est incontournable. Le livre reformule entièrement donc la « théorie de l’ère du peuple et de la révolution citoyenne » dont les fondements avaient été élaborés il y a plus de dix ans, en donnant à ces concepts leur contenu dans le contexte particulier de l’effondrement de l’écosystème.

 

 

- C’est enfin et surtout un outil pour l’action.

Le titre « Faites mieux ! » s’adresse à tous ceux qui ne se résignent pas au gâchis laissé par la génération d’après la guerre mondiale et veulent changer le monde. Il veut parler à tous ceux intéressés par la rencontre avec une vision globale du moment.

  • Le livre formule une théorie politique et analyse une époque.
  • Il dessine un nouveau collectivisme comme politique de l’entraide, une morale de la responsabilité et de la Vertu sans attente d’aucune récompense sinon le succès collectif qui en dépend.
  • Pour finir, il étudie les conditions de la nouvelle géopolitique dans laquelle l’Humanité va devoir affronter le défi du changement écologique.
  • Il plaide pour le renoncement à la volonté de puissance. Avec la fin de la domination des États-Unis sur le monde, il formule un plaidoyer documenté sur la façon de faire naître une diplomatie altermondialiste non alignée.

 

L’ambition est d’aider à l’émergence d’un peuple humain. Il s’agit de le faire notamment par la stratégie des « causes communes ». Notamment à propos des nouveaux espaces d’expansion de l’humanité : la Mer et l’Espace. Ainsi le livre est clos par une réflexion sur les normes morales motivant l’action quand celle-ci semble devenue vaine. Il donne les conditions d’émergence d’un nouvel humanisme.

 

 

Je destine ce travail à la jeune génération en recherche d’un cadre global de pensée pour agir dans son temps. Mais aussi à tous ceux qui ont envie de partager une expérience intellectuelle revigorante : comprendre à partir d’un point de vue et confronter celui-ci à l’épreuve des faits. Soit pour corriger la théorie, la compléter soit pour la démentir.

 

 

 

 

 

-  Par : Jean-Luc Mélenchon

Éditions : Les Editions Robert Laffont

Date de parution : 28 septembre 2023

Pages : 352

Disponibilité : interforum

Format : 15,5 cm x 24,2 cm

Prix papier TTC : 20 €

 

 

Jean-Luc Mélenchon : « La pensée politique de gauche est tombée en panne »

 

" Faites mieux " : Un livre pour oser
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28 septembre 2023 4 28 /09 /septembre /2023 10:44
Sénatoriales 2023 en bois de sapin pour la Nupes

Le « plafond de verre » de la gauche, c’est elle qui le construit dans les élections.

D’aucuns encore se réjouissent de provoquer les mêmes dégâts aux élections européennes... puis les municipales...

et les présidentielles de 2027 ?

 

 

 

Sources : Jean-Luc Mélenchon | mis à jour le 30/09/2023

- Dans nombre de départements, les pronostiqueurs nous annonçaient entre 10 et 20 voix aux élections sénatoriales.

Ça ne s’est jamais passé comme ça. Dans une grande majorité de départements, les insoumis réalisent des scores bien plus significatifs. Ils multiplient par trois, quatre, cinq, six, dix le nombre des grands électeurs insoumis d’abord recensés comme tels. De la sorte, en dépit du caractère parfois très volontairement dépolitisées des candidatures, y compris celles de la « vieille gauche » se présentant comme la « gauche des territoires », le bulletin de vote LFI rassemble les grands électeurs !

 

Nous faisons ainsi[1] :

▶️ 133 voix en Isère.

▶️ 127 voix  en Seine-et-Marne.

▶️ 114 voix  en Essonne.

▶️ 95 voix  en Indre-et-Loire.

▶️ 111 voix  en Loire-Atlantique.

▶️ 99 voix en Meurthe-et-Moselle.

▶️ 91 voix dans le Nord.

 

D’aucuns prétendaient que nous agirions comme un « repoussoir ». Aujourd’hui ils en sont réduits à se demander ce qui a fait fuir loin d’eux tant de grands électeurs ! Le repoussoir n’est donc pas là où on l’attendait. À l’inverse, là où il a été possible d’apporter notre participation dans un cadre unitaire, le résultat a suivi. Dans la clarté de l’orientation programmatique, nous faisons élire deux sénateurs issus de la gauche de rupture (Val-d’Oise et Réunion). Ian Brossat, qui a cru pouvoir parler de victoire de la ligne Roussel, aurait mieux fait de se taire.

 

 

- Car si l’union s’était faite, comme nous le proposions, la NUPES aurait fait élire 11 sénateurs supplémentaires

Ou ? Dans l'Isère, la Loire-Atlantique, la Moselle, le Nord, le Pas-de-Calais, les Pyrénées-Orientales, Paris, l'Essonne, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis, les Français de l’étranger. Pas moins. Souvenons-nous que nous demandions une seule position éligible pour tout le pays. C’était trop, nous a-t-on répliqué. La division de la NUPES, attisée par les Roussellistes, a provoqué encore d’autres fractionnements et dissidences à gauche entre diverses variétés de socialistes, comme en Seine-Saint-Denis par exemple. Au final, le PCF perd deux ou trois sièges du fait de sa préférence pour le splendide isolement. Ainsi les diviseurs systématiques ont empêché la progression de tous. Leur éparpillement facilite l’élection des sénateurs d’extrême droite. Du coup, les équilibres au Sénat sont inchangés. Et la vieille gauche plafonne.

 

 

- Le « plafond de verre » de la gauche, c’est elle qui le construit dans les élections.

D’aucuns encore se réjouissent de provoquer les mêmes dégâts aux élections européennes. Puis, ce seront les élections municipales, pour lesquelles la vielle gauche prévoit de « décider à la base ». Ce qui veut dire que les Insoumis seront de nouveau ostracisés, partout où cela arrangera les roitelets locaux. Mieux vaut en tirer la leçon dès à présent !

 

Notes :

[1] Publication des candidatures et des résultats aux élections : Sénatoriales 2023

 

Pour en savoir plus :

- PS, PCF et EELV enterrent la NUPES pour les Sénatoriales de 2023

- Sénatoriales : La France insoumise dénonce un "enterrement de la Nupes" avant une possible alliance PS-EELV-PCF

Élections sénatoriales : la France insoumise défendra partout le programme de la NUPES

- Élections sénatoriales : le refus de l’union autour de la NUPES aura coûté à la gauche près de 10 sièges

-Sénatoriales 2023 : LFI a-t-elle fait perdre des sièges à la gauche, et combien ?

- « Les Français préfèrent Roussel » ? Un sondage IFOP dit lesquels….

Élections européennes 2024 POUR UNE LISTE UNIE DE LA NUPES : MOBILISATION CITOYENNE, APPEL À SIGNER MASSIVEMENT PAR TOUTES ET TOUS !

 

Sénatoriales 2023 en bois de sapin pour la Nupes
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9 septembre 2023 6 09 /09 /septembre /2023 08:53
A l'ordre du jour : Champ des perceptions et avenir de la NUPES
A l'ordre du jour : Champ des perceptions et avenir de la NUPES

Il va falloir choisir : l’unité ou un gouvernement d’extrême droite en France. Plutôt Le Pen que Mélenchon, Monsieur F. Roussel[0] ?

 

 

Il est urgent que la NUPES s’organise au niveau local pour mener des batailles idéologiques unitaires dans les villages des bourgs et les villes. C’est dès maintenant qu’il faut commencer ce travail et ne pas attendre la veille des élections.

Les jeunes de la NUPES qui ont fait un appel à l’unité[1] l’ont parfaitement compris.

 

Sources : Midi Insoumis Populaire et Citoyen  par Hervé Debonrivage | mis à jour le 30/09/2023

- Le percept, le concept est le réel.
Il n’est pas nécessaire d’être un expert en ingénierie sociale ou en marketing pour savoir que la perception du réel à plus d’importance que le réel lui-même dans l’imaginaire d’un individu qu’il soit considéré comme consommateur, producteur ou citoyen.

Dans un domaine proche, rappelons que pour Louis Althusser, l’idéologie et le rapport imaginaire des individus avec leurs conditions réelles d’existence vont de pair.

La manipulation des perceptions fait partie de toutes les formes de propagande.

  • Ainsi, en politique la forme rhétorique, le ton d’un discours à plus d’impact que son contenu argumentaire. Le comportement des acteurs politiques les uns envers les autres peut avoir plus d’importance que les programmes. Se pose alors la question centrale : qui a le contrôle de la manipulation du monde des perceptions ?

La réponse est simple : pour l’essentiel, les médias dominants[2].

 


- Examinons maintenant quelques exemples.
La réalité est que la NUPES est arrivée à se mettre d’accord sur 650 mesures pour un projet de gouvernement[3] : c’est cette réalité qui a permis de présenter un candidat unique de la gauche aux élections législatives de 2022.

 

Accueil Présidentielle 2022 France Entière

Cet accord a été rendu possible par le score de 22 % obtenus par Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle de 2022 Et la faiblesse des scores du PS, de EELV et du PCF[4].

 

Les médias n’ont pas beaucoup insisté sur l’existence de ce programme préférant présenter cette alliance comme purement opportuniste.

 

- Le temps passant, différentes prises de position individuelles de personnalité appartenant aux différentes composantes de la NUPES surviennent :

  • sur « l’affaire » Quatennens[5] ;
  • sur la politique « d’apartheid » du gouvernement israélien contre les palestiniens ;
  • sur ce que devrait être la stratégie de France Insoumise en milieu rural ;
  • des articles de Clémentine Autain dans Libération et de Raquel Garrido dans Le Parisien (repris par Gala) critiquant le manque de démocratie au sein de France Insoumise ;
  • une multitude de tweets, y compris de Mélenchon exprimant telle ou telle position.
  • tout cela, sans même parler d’une multitude d’interventions intempestives et irresponsables de type clanique de Fabien Roussel ;
  • une division pour les sénatoriales 2023 qui prive la NUPES de 10 parlementaires malgré la proposition d'union portée par LFI[5bis][5ter] ;
  • et enfin, pour couronner le tout, des prises de position, sans discussion préalable, de responsables de la NUPES pour se présenter isolé aux prochaines élections européennes.

 

 

- Toutes ses prises de position intempestives ont évidemment été montées en épingle par les médias répétant inlassablement : la NUPES se disloque, éclate, n’existe plus, etc.

Alors, que font apparaître les médias dans le monde des perceptions : il n’existe pas de projet de la NUPES, de la gauche en France. La NUPES n’est qu’un jeu d’appareil sans lendemain.

 

Et qui est victime de cette manipulation du monde des perceptions ? Des pauvres gens incultes, sans expérience politique… ? et bien, non ! Un homme comme Roger Martelli, (avec lequel je partage un grand nombre d’analyses politiques) tombe dans le panneau. À aucun moment dans son interview, il ne mentionne l’existence de ce projet de gouvernement.

  • Il ne parle à aucun moment du travail considérable d’élaboration collective qu’a demandé la mise au point de l’Avenir en commun[6].
  • Les 55 livrets thématiques (42 + 13) qui détaillent le programme de La France Insoumise, devenue première force politique de gauche en France, quoiqu’il en pense. Ces 55 livrets figurent-ils dans sa bibliothèque ? Y trouve-t-on le livre de Jacques Généreux « L’Autre société ?[6bis] » On peut en douter. Oui, il existe un projet de société à gauche mais encore faut-il qu’il soit connu y compris par les organisations de gauche !

 

À plusieurs reprises, j’ai constaté dans des interviews sur le site Regards, qu’il était affirmé que La France Insoumise avait des prétentions hégémoniques (ou accepterait mal le partage des responsabilités avec ses partenaires) et supporterait mal le pluralisme.

 

 

- Il s’agit là encore d’une fable construite par les médias dans le champ des perceptions.
Ségolène Royal, aux amphi d’été[7], a fait remarquer avec justesse, que " de nombreux candidats de France Insoumise à la députation se sont effacés pour permettre à des communistes, des socialistes, des écologistes de pouvoir se présenter dans certaines circonscriptions. Si la direction de France Insoumise avait appliqué des pourcentages obtenus aux élections présidentielles, pour la répartition des candidats dans les circonscriptions, ses partenaires auraient obtenu moins de députés ".

 

D’autre part, aux élections européennes prochaines, France Insoumise est d’accord pour permettre aux écologistes d’avoir toutes les têtes de liste[8] ! En réalité, prisonniers d’un esprit clanique, un certain nombre de responsables du PS, EELV et du PCF supporte mal que France insoumise soit devenue majoritaire : pour eux, majoritaire signifie hégémoniste !

  • Quand on affirme que France Insoumise manque de démocratie ou de pluralisme, ceux qui tiennent ce propos devraient faire l’effort d’analyser et de comprendre en détail comment se construit et fonctionne France Insoumise à tous les niveaux.
La France insoumise, comment ça marche ?

 

Certains députés élus insoumis comme Clémentine Autain semblent avoir une connaissance insuffisante du fonctionnement du mouvement auquel ils appartiennent. L’esprit accaparé par leur travail de député, certains parlementaires insoumis semblent avoir perdu le contact avec la réalité du fonctionnement de leur mouvement qui les a pourtant conduits à être élus. Rappelons le lien permettant d’accéder à la rubrique :

. « La France Insoumise, comment ça marche[9] ?

. Qu’est-ce que La France insoumise d'aujourd'hui[10] ? 

 

 

 

🔴 La France Insoumise échappe pour une large part à l’esprit de clan pour une raison très simple : ce n’est pas un parti mais un mouvement qui reste poreux avec son environnement social. Le parti est une forme moderne de clan ou de tribu avec son intérieur et son extérieur. Spontanément une autre organisation politique même idéologiquement très proche est perçue comme rivale, concurrentes et non comme partenaire confraternel.

🔴 Les vieux routiers de la politique perçoivent avec circonspection cette forme mouvement et préfèrent la forme parti, plus structurée, moins volatile, moins imprévisible.

🔴 C’est tout le mérite de Jean-Luc Mélenchon d’avoir été capable d’avoir tiré les conséquences des inconvénients de la forme parti et d’avoir eu la force d’imaginer, avec d’autres, une forme nouvelle qui peut avoir évidemment des inconvénients.

 

 

-  Résumons : d’un côté des prises de position publique individuelles dans des médias manipulateurs et sans aucune prise en compte de l’image renvoyée dans le champ des perceptions des électeurs.
L’image renvoyée est celle de la division, de l’incohérence, de personnalités à l’égo surdimensionné ou faisant passer les intérêts de leur clan avant tout. Cette image désastreuse n’est pas non plus sans effet sur les adhérents ou sympathisants des organisations de la NUPES qui vont finir par croire, eux aussi, qu’il n’existe pas de projet commun.

  • Et pendant ce temps, Marine Le Pen, silencieuse, grimpe dans les sondages !

 

D’un autre côté, une méconnaissance de la nature et du fonctionnement réel de France Insoumise de certains observateurs et acteurs politiques qui deviennent alors d’autant plus influençables par ce monde des perceptions construits et manipulées par les médias.

 

Fort heureusement, la plupart des cadres et adhérents de France Insoumise échappent à la critique précédente d’autant que cette organisation (la FI) est la seule à avoir proposé, dès le départ, unité de la NUPES pour les différentes élections à venir.

  • On ne peut qu’ apprécier par exemple, la discrétion, la fermeté tranquille de Manuel Bompard.

 

 

-  Réflexion sur les réactions claniques d’un certain nombre de responsables des partenaires de La France Insoumise.
En un temps record (6 ans), :

  • La France Insoumise acquiert une audience à gauche (21,95% aux présidentielles 2022).
  • Elle se distingue notamment par une certaine radicalité économique et écologique.
  • En même temps, ce n’est pas un mouvement d’extrême gauche : son anticapitalisme n’a pas la radicalité de Lutte ouvrière ou du NPA. Par exemple, il n’est pas question de nationaliser toutes les banques, toute l’industrie pharmaceutique. Ainsi, certains socialistes dans la lignée de Jaurès peuvent adhérer à France Insoumise.
  • Ainsi, le PCF se trouve concurrencé par un mouvement dont la radicalité économique est au moins égale à la sienne.
  • En outre, ce mouvement développe de nombreuses actions pour défendre les intérêts des classes populaires.

 

 🔴 Alors, que reste-t-il au PCF pour se distinguer ?

- Pas grand-chose sinon sa défense de l’énergie nucléaire et un écologisme moins radical ;

- Pour se distinguer médiatiquement, il ne lui reste plus que gesticulations, provocations en comptant sur l’appui des médias de droite voire d’extrême droite.

- Par un tel comportement désespéré et irresponsable, Fabien Roussel devient le diviseur remarqué au service du Capital.

 

Même réflexe identitaire : hier la crainte du PCF de se dissoudre dans le Front de Gauche, aujourd’hui la crainte de se dissoudre dans la NUPES avec ce redoutable solvant c’est France Insoumise !

 

🔴 Côté EELV, ce parti trouve un concurrent redoutable par son écologie radicale.

Plusieurs responsables écologistes sont d’ailleurs passés du côté de France Insoumise.

 

  • Alors que faire pour se distinguer et ne pas disparaître ? :

- Accentuer au maximum les éventuels points de divergence, notamment sur l’Europe.

- EELV défend l’idée d’une Europe fédérale et une Europe des régions.

- Ce n’est évidemment pas le cas de France Insoumise plus attachée à la notion de souveraineté nationale. Souveraineté populaire.

 

🔴  Enfin, pour le PS, comme vu ci-dessus, le programme de France Insoumise n’est pas d’un anticapitalisme ultra radical, loin de là.

François Ruffin n’a pas complètement tort de parler de programme social démocrate à l’ancienne.

 

  • Alors que reste-t-il pour éviter de disparaître et d’être absorbé par France Insoumise ?

- Encore une fois, l’Europe et peut-être une russophobie héritée de la guerre froide et de l’anticommunisme soviétique des socialistes.

- L’attachement à l’OTAN, comme pour une partie des Verts peut-être aussi une marque distinctive.

 

 

- En conclusion
Il est urgent que la NUPES s’organise au niveau local pour mener des batailles idéologiques unitaires dans les villages des bourgs et les villes. C’est dès maintenant qu’il faut commencer ce travail et ne pas attendre la veille des élections.

  • Les jeunes de la NUPES qui ont fait un appel à l’unité l’ont parfaitement compris.

 

Il va falloir choisir : l’unité ou un gouvernement d’extrême droite en France.

Plutôt Le Pen que Mélenchon, Monsieur F. Roussel ?

 

 

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- Mais pour Aurélie Trouvé, députée LFI-NUPES de Seine-Saint-Denis : à la NUPES, on a des désaccords mais on avance !

 

 


- Référendum d'initiative citoyenne, avenir de la NUPES, annonces de Macron sur la sécurité : retrouvez l'intégralité du passage de Manuel Bompard dans la matinale de Public Sénat du jeudi 5 octobre 2023.
Une liste Nupes aux européennes en 2024 ? 
" Si les appareils ne veulent pas faire l’union, j’appelle les électeurs à le faire. Nous souhaitons porter le programme de la Nupes. " et ine fine, " C'est aux électeurs de faire l'union ! "

 

A l'ordre du jour : Champ des perceptions et avenir de la NUPES
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6 septembre 2023 3 06 /09 /septembre /2023 17:15
Sondage inédit de Cluster17 : avec la NUPES, la victoire est possible ! 23-08-2023
Sondage inédit de Cluster17 : avec la NUPES, la victoire est possible ! 23-08-2023
Sondage inédit de Cluster17 : avec la NUPES, la victoire est possible ! 23-08-2023
Sondage inédit de Cluster17 : avec la NUPES, la victoire est possible ! 23-08-2023
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Sondage inédit de Cluster17 : avec la NUPES, la victoire est possible ! 23-08-2023
Sondage inédit de Cluster17 : avec la NUPES, la victoire est possible ! 23-08-2023

Sondage inédit de Cluster17 : avec la NUPES, la victoire est possible ! 23-08-2023

Aux dernières législatives, la #NUPES a redonné espoir à des millions de Français, en particulier à la jeunesse...

Nous ne pouvons pas abandonner la perspective de l'union parce que c'est la perspective de l'alternative et de l'espoir. La gauche, c'est le camp de ceux qui changent la vie !

Aujourd'hui, bravo les jeunes : l'avenir c'est vous !

 

Dépassons les blocages des appareils politiques. Travaillons à chaque étape pour faire gagner la gauche. Oui nous pouvons avoir un programme commun aux élections européennes !

La meilleure réponse au sectarisme des appareils des partis de la gauche d'avant c'est le projet européen partagé par les organisations de jeunesse. Pourquoi pas une liste commune de ces jeunes unionistes ?

 

 

Sources : Eric Durand | mis à jour le 01/10/2023

- Après avoir travaillé tout l’été pour un programme européen commun, les #JeunesNupes demandent à leurs partis de les recevoir rapidement. 
Ils ne laisseront pas doucher l’espoir levé par la #NUPES en 2022. 

Le débat que nous devons avoir sur l'union, c'est de dépasser les jeux d'appareil. Les Françaises et les Français de gauche nous attendent : 80% des sympathisants veulent une liste #NUPES aux européennes !

Ils ne laisseront pas faire la division, conférence de presse des jeunes de la NUPES...

Présentation des 166 mesures du programme commun des Jeunes de la #NUPES pour les européennes 👇

  • On nous disait que c'était impossible de se mettre d'accord, de dépasser les divergences... Ce programme, c'est l'alternative au marasme ambiant !

ATTENTION : la conférence commence à la 16iéme minute

 

 

🔴 Pour accéder au document, cliquez ICI 👇

 

FORUM EUROPÉEN JEUNES NUPES

 

🔴 Téléchargement du document, à votre disposition ICI 👇

 

 

 

- Revivez le Forum Européen des Jeunes de la NUPES du 25 juin 2023

 

 

Le regard des Français sur une candidature unique de la NUPES pour les élections européennes de 2024

 

 

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- Mais au fait, nous ne partons pas de rien !

Voici des lignes, parmi beaucoup d’autres, à propos de l’Union européenne, qui engagent EELV, le PCF, LE PS, GenerationsMvt et la  France Insoumise devant les Français.

Ce travail commun historique (le programme de la #Nupes[1]) et l’espoir qu’il a suscité, nous a fait gagner le 1er tour des élections législatives.

  • Et on veut nous le faire oublier une fois que chacun a ramassé sa petite part du gâteau en élus à l’Assemblée nationale ? 

 

Quel argument recevable justifierait que dans un moment politique aussi dangereux que celui que nous vivons, ce travail soit mis à la poubelle à l’occasion des élections européennes ? Poursuivons !

 

Élections européennes : les #jeunesNUPES envoient à la gauche un message d'union qu'il nous faut entendre ! 
Élections européennes : les #jeunesNUPES envoient à la gauche un message d'union qu'il nous faut entendre ! 
Élections européennes : les #jeunesNUPES envoient à la gauche un message d'union qu'il nous faut entendre ! 
Élections européennes : les #jeunesNUPES envoient à la gauche un message d'union qu'il nous faut entendre ! 

 

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- « Responsables de la NUPES : la jeunesse vous regarde »

Bravo aux 700 jeunes qui attendent énormément de la réunion programmatique des responsables de la Nupes ce lundi 2 octobre 2023. 

🔴 Ne nous décevez pas. 👇

 

Responsables de la NUPES : la jeunesse vous regarde !

 

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24 août 2023 4 24 /08 /août /2023 17:13
Qu’est-ce que La France insoumise d'aujourd'hui ?

- Pourquoi La France insoumise, ses origines ?

- La France insoumise : comment ?

- La France insoumise : pour quoi faire ?

- La France insoumise, comment ça marche[1] ?

Autant de questions dont vous trouverez les réponses ci-dessous...

 

 

À l'occasion des #Amfis2023, découvrez la nouvelle brochure de la France insoumise qui explique comment la France insoumise s’est structurée autour d’un programme, point d’équilibre de toute la vie interne du mouvement, pour être utile à la mise en œuvre d’une stratégie : la révolution citoyenne.

 

 

Sources : La France Insoumise | mis à jour le 27/09/2023

- La France insoumise un outil politique pour faire gagner la voie du peuple !

Pour tenir en échec la droite et l'extrême droite, il faut des objectifs de progrès pour la société. Sinon, il n'y a pas de victoire possible... c'est notre responsabilité.

 

 

- Introduction, co-signée par Clémence Guetté et Manuel Bompard :
« La France insoumise, en tant qu’acteur politique, est un objet nouveau, en constante mutation. La question « Qu’est-ce que la France insoumise ? » se pose donc. Pour y répondre, nous reviendrons d’abord à la genèse de la France insoumise, et aux fondements théoriques qui ont présidé à sa naissance. Ces éléments nous permettront ensuite de comprendre son évolution depuis sa création jusqu’à son organisation actuelle arrêtée par l’Assemblée représentative du 10 décembre 2022. Enfin, nous verrons comment la France insoumise s’est structurée autour d’un programme, pour être utile à la mise en œuvre d’une stratégie : la révolution citoyenne. »

 

🔴 Pour accéder au document, cliquez ICI 👇

 

Qu’est-ce que La France insoumise ? - Nouvelle brochure

 

🔴 Téléchargement du document, à votre disposition ICI 👇

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23 juillet 2023 7 23 /07 /juillet /2023 17:49
« Arc républicain » : le grand renversement

« Vous sortez du champ républicain ! » Depuis des mois, la Macronie n’a que cette formule à la bouche pour invectiver la gauche de l’hémicycle. Tout en ménageant son extrême droite... un jeu dangereux ! 

Il faut arrêter de courir après le RN[1bis] !

 


« Hitler plutôt que le Front populaire » : cet adage venu de la bourgeoisie de la fin des années 1930 bourdonne dans ma tête. La formule de l’époque disait le choix dans l’ordre des ennemis. Le projet qui a débouché sur le nazisme apparaissait moins dangereux à une partie des classes dominantes que le partage des richesses soutenu par Léon Blum et ses alliés. Dans notre société contemporaine, déboussolée et en tension, le grand renversement à l’œuvre porte le sceau de cette hiérarchie des normes.
Jusqu’ici, et depuis la fin de la seconde guerre mondiale, l’extrême droite était communément considérée comme le danger ultime pour notre pays. Il y a plus de soixante-dix ans que le front républicain signifie son bannissement. Or, c’est bel et bien à un retournement de l’adversaire principal auquel nous assistons cette année. Point d’orgue, mardi 4 juillet à l’Assemblée nationale, la Première ministre assénait explicitement que « la France Insoumise ne se situe plus dans le champ républicain
[0] ». Applaudissements nourris sur les bancs de Renaissance, de LR et du RN. Si ce genre d’outrances et mises au ban n’avaient pas cours depuis des mois, j’en serais restée clouée au siège.

 

 

Sources : Regards par Clémentine Autain

- Haro sur les insoumis/Nupes
L’angle d’attaque des macronistes est limpide depuis le début du quinquennat. D’une main, normaliser la présence du RN au sein des institutions républicaines. De l’autre, chercher à fracturer la Nupes, en tentant d’isoler LFI de ses partenaires et de l’exclure du front républicain. Dès le début du quinquennat, Emmanuel Macron et les siens ont choisi de légitimer le RN (NDLR : Législatives 2022 : seuls 7 candidats Ensemble sur 62 ont appelé à voter pour la Nupes contre le RN au second tour[2bis] en lui permettant d’accéder à deux vice-présidences de l’Assemblée nationale[1], en l’installant comme un parti tout à fait normal. En même temps que Yaël Braun-Pivet peut déclarer que Sébastien Chenu est un « très bon vice-président » de l’Assemblée nationale[2], les sanctions disproportionnées et les déclarations méprisantes à l’égard des députés insoumis se multiplient comme des petits pains. De cordon sanitaire avec le RN, il ne fut pas question, contrairement à « Renew », le groupe libéral au Parlement européen dominé par les macronistes qui a adopté le parti pris inverse. C’est à gauche toute que les flèches sont lancées. Aujourd’hui, Éric Dupond-Moretti ou Aurore Bergé reprennent sans sourciller la formule de Jordan Bardella : « La France incendiaire[3] ».

 

 

- Cette attitude doit se comprendre à l’aune de la tripolarisation de la vie politique[4].
Pour gagner, là où droite et gauche classiques y parvenaient autrefois de façon automatique – jusqu’au crash du 21 avril 2002…-, il faut désormais franchir la barre du second tour de l’élection présidentielle. Macron et les siens partent du principe que le RN sera forcément présent et qu’il leur reste donc à éliminer la gauche et les écologistes. La Nupes devient alors la cible privilégiée. La macronie n’a pas oublié que nous incarnons la première force d’opposition au gouvernement. Avec cette union, nous sommes arrivés en tête au premier tour des législatives : plus de 5,95 millions de voix, soit environ 100 000 de plus que la coalition macroniste. À l’évidence, Renaissance préfère se retrouver face à Marine Le Pen au second tour, espérant que le RN constitue, comme hier, l’assurance-vie de sa victoire. Cette stratégie est d’une dangerosité abyssale. Elle brise les repères historiques. Et, chemin faisant, elle dédiabolise, institutionnalise, banalise l’extrême droite. La macronie devait constituer un barrage au RN mais se révèle une passoire. Or qui peut dire aujourd’hui que le clan Le Pen ne peut pas gagner dans notre pays, comme nous le pensions tous il y a encore quelques années ?

 

 

- Le positionnement de Renaissance n’est pas seulement tacticien. Il correspond aussi à un glissement idéologique. 
En six ans de gouvernement, la pente dévalée est sévère. Partie avec le « ni droite, ni gauche[5] » en bandoulière, la macronie est devenue totalement hémiplégique. En 2018, Macron a rendu hommage à l’action militaire de Pétain. En 2019, il s’est confié à Valeurs Actuelles. En 2023, aucun poids lourd macroniste n’est venu défendre la rédaction du JDD contre la nomination de Geoffroy Lejeune. Et pour la rentrée parlementaire, deux grands textes à droite toute attendent les député.es : l’immigration et le conditionnement du RSA, soit les deux thèmes les plus chers à Marine Le Pen (NDLR : Macron : 7 ans de flirts avec l’extrême-droite[6]).


Désormais, chaque moment de tension politique devient l’occasion de montrer du doigt… la Nupes et plus encore LFI, accusée d’être violente, agitée, outrancière. Le renversement est à chaque fois édifiant. La macronie brutalise la démocratie avec ses 49.3 mais ce sont les insoumis qui auraient délégitimé les institutions républicaines. Elle interdit la manifestation à Sainte-Soline dénonçant une aberration environnementale et l’accueille avec un dispositif policier hors de proportion, préparant ainsi l’escalade de la violence, mais ce sont les manifestants qui sont d’épouvantables « écoterroristes ». Elle est responsable de l’impunité à l’égard des policiers et de la doctrine du maintien de l’ordre ayant débouché sur la mort de Nahel[7], après d’autres, mais ce sont les insoumis qui, défendant la justice et une police républicaine, sont tenus pour responsables des émeutes. On peut discuter de la stratégie des insoumis et de son profil politique mais l’inversion des responsabilités et de ceux qui défendent les principes républicains est proprement insensée.

 

 

- Leur arc réactionnaire
Au même moment, des leaders de la droite ayant longtemps appartenu à des familles très modérées ont basculé dans la surenchère avec les idées d’extrême droite. Pour tenter d’exister, il faut aller encore plus loin que Le Pen. Là non plus, de barrage et de frontière étanche, il n’est plus question. Il n’y a qu’à suivre les déclarations d’Éric Ciotti ou Bruno Retailleau pour s’en convaincre. Comme à chaque moment historique de conflictualité importante entre les dominants et les dominés, la droite fait passer les principes républicains au second plan. Et évidemment, la Nupes en général, et les insoumis en particulier, deviennent l’objet de tous les déchaînements. On commence avec Renaud Muselier qui stigmatise « une gauche sale et débraillée » et on finit avec Othman Nasrou qui affirme que « ce sont les insoumis qui tuent, aujourd’hui, par leur idéologie ».

 

La synthèse de ce grand renversement est donnée par Jean-Pierre Raffarin. L’ancien premier ministre déclarait en 2015 être prêt à travailler avec les socialistes contre « l’ennemi commun », le RN[8]. En 2023, il se félicite car « un front républicain anti-Nupes est en cours de constitution[9] ». Une nouvelle « sainte alliance » serait-elle née contre la gauche, dont toute l’histoire est pourtant marquée par la défense permanente et parfois bien seule des principes républicains ? Ce n’est pas un « arc républicain » mais un arc réactionnaire qui se constitue, se consolide[10]. Comme l’a bien résumé Thomas Legrand dans un édito pour Libération, « confondre l’arc républicain avec le cercle de la raison ou avec la culture gouvernementale est une erreur »[11]. C’est même une faute morale et politique aux répercussions potentiellement désastreuses pour notre pays.

 

 

- Ligne de crête et point de passage
La macronie joue avec le feu et, avec ses alliés, nous tend un piège. Le tout est de ne pas sauter dedans à pieds joints. Sans cesse, nous devons chercher à éviter les termes du débat médiatique et politique voulus par nos adversaires pour tenter d’imposer les nôtres. Par exemple, qu’avions-nous à gagner à l’installation d’un clivage sur le « calme » au moment des révoltes après la mort de Nahel ? Sur le fond, toute la Nupes défend la paix civile et sait combien les citoyen.nes des quartiers touchés par cette rage destructrice aspirent à une situation apaisée. Le sujet central n’est pas de savoir s’il faut ou non le calme mais comment y arriver. Gageons de porter le fer au bon endroit. Et d’éviter, comme le fait systématiquement désormais Fabien Roussel, de souffler sur les braises en se repaissant des angles d’attaque des droites contre Jean-Mélenchon et les insoumis, ou en enterrant la Nupes. C’est sur les solutions qu’il fallait centrer la confrontation avec nos adversaires en mettant en avant le fond commun à la Nupes, bien réel et substantiel[12]. Je ne dis pas que c’est facile devant le tsunami de mises en cause, je pointe la ligne de crête que nous devons inlassablement rechercher : tenir bon sur nos convictions en évitant le piège de la marginalisation. Je sais que nos adversaires, nombreux, se jettent sur le moindre mot pour nous discréditer et tenter de fracasser la Nupes. À nous de chercher à chaque fois le bon angle et les mots justes pour éviter les polémiques qui contournent les enjeux essentiels et nous divisent.

  • Oui, une tentative de déstabilisation à grande échelle est lancée contre nous.
  • Oui, elle est injuste et grossière.
  • Oui, elle vise à empêcher une issue progressiste aux crises que nous traversons, une alternative au néolibéralisme, une avancée pour la dynamique républicaine. La question est celle de notre attitude dans ce moment de grave basculement idéologique et politique.

Où est le point de passage ? Ma conviction est qu’il ne faut donner aucun bâton pour se faire battre et chérir l’union que représente aujourd’hui la Nupes, condition pour gagner.

 

 

- Le pays s’enfonce chaque jour un peu plus dans l’instabilité

Depuis les gilets-jaunes, la politique de Macron conduit à un embrasement permanent. Cette année a été celle d’un niveau de mobilisation exceptionnel, sur le terrain social et écologique. Parce que la voie de la médiation et de la raison a été systématiquement dévoyée, c’est le chemin de la violence qui gagne de plus en plus les esprits, face à l’injustice et à l’aveuglement. La droite se radicalise, des groupuscules néo-nazis se livrent à des ratonnades à Lyon, Lorient ou Nevers, des syndicats de police sont désormais contrôlés par l’extrême-droite[13][14]. En refusant de voir ce phénomène, en contribuant à l’alimenter, Macron et les siens passent à côté de l’histoire et contribuent, par leur surenchère, à la disparition programmée de sa famille politique, gangrénée par le racisme et l’étroitesse de vue.

 

Nous ne sommes décidément pas dans des temps calmes. Au regard de la gravité de la situation politique, notre responsabilité est immense. En dépit d’une Nupes aujourd’hui fragilisée, la perspective d’une victoire de la gauche et des écologistes reste un espoir crédible, un espoir puissant, un espoir que nous devons confirmer.

 

Notes

[0] LFI ne « se positionne pas dans le champ républicain » selon Élisabeth Borne

[1] Assemblée nationale : le RN obtient deux vice-présidents, la gauche s’insurge

[1bis] Il faut arrêter de courir après le RN

[2] Yaël Braun Pivet présidente de l'Assemblée nationale a jugé que le député du RN " n'est pas un bon, mais un très bon vice-président " au Palais Bourbon

[2bis] Législatives 2022 : seuls 7 candidats Ensemble sur 62 appellent à voter pour la Nupes contre le RN au second tour

[3] Tweet du compte « Caisses de grève »

[4] Les 3 blocs et l’avenir de l’Union populaire par Jean-Luc Mélenchon

[5] Emmanuel Macron, ovni politique “ ni de droite ni de gauche ”

[6] Macron : 7 ans de flirts avec l’extrême-droite

[7] Meurtre de Nahel : appel d’une centaine d’organisations contre les violences policières

[8L'ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, appelle Les Républicains à " travailler avec le gouvernement car le Front national est un adversaire commun "

[9POUR JEAN-PIERRE RAFFARIN, " UN FRONT RÉPUBLICAIN ANTI-NUPES EST EN COURS DE CONSTITUTION "

[10] « S'il existe encore un barrage pseudo-républicain en France, c'est désormais contre la gauche antilibérale »

[11« Les insoumis ont autant leur place dans l’arc républicain que les sans-culottes« , à lire dans Libération le 7 juillet 2023.

[12J’invite à lire cet entretien croisé dans Médiapart qui, désossé, donne à voir les convergences sur la réforme nécessaire dans la police. L’insoumis Manuel Bompard et le socialiste Philippe Brun sont d’accord pour revenir sur la loi de 2017, en finir avec l’IGPN pour mettre en place une instance indépendante de contrôle de la police, introduire enfin le récépissé pour les contrôles d’identité ou encore investir dans la police de proximité. Ces points d’accords ne sont pas marginaux : ils dessinent bel et bien les contours d’une alternative.

[13Le chef de la DGSI pointe de façon très claire les menaces que font peser sur notre pays l’extrême droite et l’ultra-droite

[14Le terrorisme d'extrême droite s'incruste en France au service de l'extrême droite politique (RN - ZEMMOUR)

 

Pour en savoir plus :

Plutôt Hitler que le Front Populaire dans les années 30, plutôt Le Pen que Mélenchon aujourd’hui

- Retour à la raison sur les révoltes urbaines

 

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21 juin 2023 3 21 /06 /juin /2023 19:48
Contre Macron et son monde, vite une majorité populaire !

Texte débattu, amendé et voté par l’Assemblée représentative de La France Insoumise ce 17 juin 2023[1].

 

 

L’Assemblée représentative de la France insoumise s'est tenue le samedi 17 juin 2023 à Paris.
Elle a réuni les animateur·rices des Pôles et des Espaces du mouvement, ainsi qu’un·e insoumis·e tiré·e au sort parmi les animateur·rices de groupes d’action certifiés de chaque département, des Outre-mer et des Français·es de l’étranger.
L’Assemblée représentative est l’occasion de faire le bilan de la séquence politique écoulée et d’échanger sur les perspectives pour la France insoumise et la NUPES dans la séquence à venir, notamment électorale. Elle permet également de faire un bilan de l’activité des Espaces et Pôles de notre mouvement depuis la dernière Assemblée et un point d’étape sur les évolutions en cours.

 

 

Sources : La France insoumise | 

- Retraites : pour nous, c'est toujours 60 ans !

Depuis plusieurs mois, le pays vit un mouvement social parmi les plus puissants de ces 50 dernières années face à la volonté d’Emmanuel Macron et son gouvernement de reporter l’âge de la retraite à 64 ans. Il s’est exprimé à travers 14 journées de mobilisation réunissant plusieurs millions de personnes, des mouvements de grève reconductible, des actions de blocage dans des lieux de travail et d’études ou ailleurs, des manifestations spontanées ou des casserolades accompagnant Macron, ses ministres ou les parlementaires qui le soutiennent. Tout au long de la mobilisation, celle-ci a été soutenue par la très grande majorité du peuple français et par l’ensemble des organisations syndicales. La majorité populaire contre cette réforme n’a pas faibli. La bataille culturelle contre le report de l’âge légal et pour la retraite à 60 ans a clairement été gagnée.

 

La France insoumise a pris toute sa part dans cette mobilisation. Elle a organisé partout sur le territoire près de 300 réunions publiques, parfois seule ou parfois avec nos partenaires de la NUPES ou encore avec des représentant·es syndicaux·les ou associatif·ves. Ses militant·es ont mené une intense campagne de conviction, distribuant plus de 17 millions de tracts et collant plus d’un million d’affiches. Elle a initié une caisse de grève, récoltant plus d’1 million d’euros reversés en solidarité avec les grévistes qui en ont fait la demande. Elle a multiplié les initiatives de communication sur les réseaux sociaux et a organisé une émission par semaine consacrée à la mobilisation sociale. C’est un effort sans précédent, sans commune mesure avec l’action des autres organisations politiques et unique dans le pays.

 

La France insoumise et son groupe parlementaire ont poussé autant que possible à la mise en place d’un cadre commun de discussion entre les organisations de la NUPES, les organisations syndicales et associatives, qui n’a malheureusement pas vu le jour au niveau national. Localement, elle s’est fortement impliquée dans le travail unitaire, en impulsant la création de nombreux collectifs locaux de défense des retraites et parfois de caisses de grève locales. Nous poursuivrons ce travail de construction de cadres collectifs inter-organisations à chaque fois que possible afin de mener conjointement la bataille contre les attaques de Macron, à commencer par celles sur les salaires et les minimas sociaux.

 

Malgré cette mobilisation d’ampleur soutenue par une très large majorité de la population, le pouvoir en place a fait le choix du passage en force. Il a d’abord tenté de prendre le mouvement social de court en utilisant une procédure accélérée pour l’examen du texte à l’Assemblée nationale. Nous saluons l’action des député·es de la France insoumise qui ont empêché par leur détermination la mise en place du scénario gouvernemental, laissant ainsi au mouvement social le temps nécessaire pour se déployer dans tout le pays.

 

Mis en échec à l’Assemblée, le gouvernement a déclenché l’article 49.3 de la Constitution et fait adopter son texte sans vote. Le 8 juin, lors de la niche LIOT, le vote sur l’abrogation de la retraite à 64 ans a été empêché par un usage abusif de l’article 40 et la remise en cause du droit d’amendement des parlementaires en séance, comme auparavant en commission des Affaires sociales. Au mépris des droits de l’opposition, le Président de la commission des Finances Eric Coquerel a été mis en cause par la macronie. La Présidente de l’Assemblée nationale a agi sur ordre de Macron, au détriment de la séparation des pouvoirs et des droits de l’opposition dont elle est censée être la garante. Ainsi, la confrontation sociale s’est transformée en crise institutionnelle.

 

Face à la colère populaire qui s’est exprimée spontanément contre son coup de force, la macronie a, comme pendant le mouvement des Gilets jaunes, eu recours à une brutale répression policière et judiciaire, usant de dispositions juridiques prévues en cas de menaces terroristes, avec des décrets d’interdiction de manifestation illégaux et des arrestations arbitraires Cette nouvelle démonstration de l’autoritarisme du pouvoir a valu à notre pays des condamnations de nombreuses instances nationales et internationales de défense des droits humains. Le groupe parlementaire de la France insoumise s’est déplacé dans les commissariats pour constater et dénoncer les gardes à vue abusives. Il a également saisi les instances internationales au sujet de l’état de notre démocratie.

Nous dénonçons la remise en cause sans précédent de l’État de droit et la régression démocratique et appelons à constituer un front commun, large et unitaire, de défense des droits et libertés publiques civiles.

 

Ce projet de réforme des retraites n’a ni légitimité populaire, ni légitimité parlementaire. Et contrairement à ce que souhaitent Emmanuel Macron et Marine Le Pen, sa meilleure alliée, invisible à l’Assemblée et appelant à la fin des mobilisations, la page est loin d’être tournée. Le combat pour l’abrogation de la retraite à 64 ans et le retour à la retraite à 60 ans se poursuit. C’est ce qu’a affirmé avec force le serment des député·es de la NUPES prononcé le 8 juin.

 

Macron ne sortira pas indemne de cette séquence. Cette mobilisation historique est un point d’appui important pour ancrer la culture de la lutte et poursuivre la bataille idéologique.

 

À l’occasion de la fin des “100 jours d’apaisement” annoncés par Macron et de l’anniversaire du 14 juillet, nous organiserons des initiatives festives et unitaires qui en rappellent la nature révolutionnaire et l’urgence d’une 6e République.

 

 

- De la crise sociale à la crise démocratique : vite, la 6e République

Si le pouvoir en place a pu faire passer en force sa réforme, c’est parce qu’il peut s’appuyer sur les institutions autoritaires de la 5e République. Elles ont démontré dans cette situation leur caractère antidémocratique et à quel point elles permettent à un homme seul de décider contre le pays tout entier. Cette mobilisation sociale inédite aura donc servi de puissant révélateur pour des millions de citoyen·nes sur les dangers de la monarchie présidentielle.

 

Le sursaut populaire constaté lors de l’usage du 49.3 a marqué le début d’une crise de régime structurelle que l’on peut qualifier de phase “destituante”. À nous désormais de porter l’exigence d’une Constituante pour passer à la 6e République, par et pour le peuple. Par le peuple : c’est la Constituante et l’intervention populaire. Pour le peuple : ce sont de nouveaux droits et libertés. Pour sortir de la crise civique et démocratique, il faut changer les règles du jeu. Mais qui peut changer ces règles, si ce n’est le peuple lui-même, qui est seul titulaire du pouvoir constituant ? L’ensemble des citoyennes et des citoyens doivent pouvoir s’impliquer personnellement dans la réécriture collective du pacte qui fonde notre peuple.

 

La France insoumise lance partout dans le pays une campagne pour le passage à une 6e République : cafés populaires, ateliers des lois, réunions publiques, etc.

 

 

- En finir avec la vie chère

 Alors que le pouvoir en place a pris la responsabilité de bloquer le pays pendant plusieurs mois pour imposer une attaque contre les retraites, les difficultés de nos concitoyen·nes s’accumulent. Elles sont d’abord sociales. Alors que les prix flambent, les salaires ne suivent pas et le pouvoir d’achat s’effondre. Ce sont les ménages aux revenus modestes qui trinquent, les grands actionnaires et les plus riches qui en profitent. L’inflation frappe lourdement une grande partie de la population qui peine de plus en plus à se nourrir de manière saine et en quantités suffisantes, se loger ou se soigner correctement. Les prix alimentaires ont bondi de plus de 15%, les charges liées à l’énergie explosent, les loyers s’envolent, les transports coûtent de plus en plus chers, notamment dans les territoires ruraux et enclavés. Mais les retraites et les salaires, eux, stagnent et ne suivent pas l’envolée des prix. Les salaires réels (en tenant compte de l’inflation) ont ainsi baissé de près de 3% en un an. Ce sont des millions de personnes qui se serrent la ceinture ou sont dans l’incapacité de payer chaque mois leurs charges. Le pouvoir d’achat des retraités a baissé de 7,6% en 6 ans. De nombreuses personnes n’arrivent plus à se soigner. Un Français sur trois a moins de 100 euros sur son compte bancaire au 10 du mois.

 

Face à cette situation, le gouvernement multiplie les appels à « faire des efforts » aux multinationales de l’agroalimentaire ou de l’énergie. Mais il ne prend aucune mesure contraignante alors que les marges de ces entreprises sont responsables d’une partie significative de la hausse des prix. À l’inverse, il ne protège pas les petits commerçants et artisans victimes de l’inflation et notamment de l’explosion des prix de l’électricité. Avec la NUPES, nous nous sommes battu·es avec succès à l’Assemblée nationale pour permettre aux PME et TPE de bénéficier de nouveau des tarifs réglementés de l’énergie. Et non seulement les macronistes refusent de mettre à contribution le grand capital et les profiteurs de crise, mais ils s’attaquent aux plus précaires, à commencer par les chômeur·ses et bénéficiaires du RSA. C’est l’objectif du projet de loi sur le travail qui sera discuté dans quelques semaines à l’Assemblée. Ils continuent par ailleurs à dégrader notre système de protection sociale en réduisant les remboursements de la Sécurité sociale.

 

Plus que jamais, le gel des loyers, la limitation des charges locatives, le blocage des prix des produits de première nécessité, le plafonnement des dividendes, la hausse du SMIC à 1600 euros et des minimas sociaux, la création d’une allocation autonomie pour les jeunes, l’indexation des salaires et des retraites sur l’inflation et le retour aux tarifs réglementés de l’énergie sont des urgences vitales. Au Parlement, nos député·es se sont battu·es pour le gel des loyers et contre la possibilité d’une nouvelle hausse de 3,5%, adoptée par les macronistes avec la complicité de LR et du RN.

 

Alors que le gouvernement tente un « social washing » de sa politique ultralibérale avec un projet de loi sur le « partage de la valeur », nous allons saisir l’occasion pour exiger une réelle politique de partage des richesses et de hausse des salaires : indexation des salaires sur l’inflation, hausse du SMIC, plafonnement des dividendes.

 

Dans le pays, de nombreuses luttes émergent pour la hausse des salaires. Nous saluons la mobilisation courageuse des salarié·es de Vertbaudet qui a débouché sur une victoire, prouvant que la grève et la détermination sont les meilleures armes pour de nouvelles conquêtes sociales !

 

La France insoumise soutient toutes les luttes pour l’augmentation générale des salaires, ainsi que les luttes citoyennes contre la vie chère (locataires, étudiant·es…). Elle poursuivra ses actions de solidarité partout dans le pays (collectes, distributions alimentaires, ciné populaires…) et organisera cet été une caravane populaire contre la vie chère pour faire connaître ses propositions.

 

 

- Faire face à la crise écologique

La crise est également écologique. Le premier mandat d’Emmanuel Macron était déjà un mandat perdu pour le climat. Depuis un an, le gouvernement n’a cessé de rejeter les propositions, même quand elles étaient majoritaires, pour se hisser à la hauteur du défi climatique. Ce refus n’est pas juste le résultat d’un échec ou d’un manque de priorité. Il illustre l’impossibilité d’une véritable bifurcation écologique sans rompre avec les principes d’un capitalisme productiviste prédateur des ressources naturelles, qui fait deux victimes : les êtres humains et notre écosystème. Un capitalisme qui produit et accentue les inégalités climatiques : les plus riches protégé·es dans leurs bunkers saccagent, les plus pauvres les plus exposé·es subissent le plus durement inondations, ilôts de chaleur, pollutions atmosphériques…

 

Que ce soit sur les questions énergétiques ou d’agriculture, Macron réitère les recettes du vieux monde : relance du nucléaire et renforcement du modèle agro-industriel. En témoignent les projets écocides de méga-bassines soutenus par le gouvernement mais contestés par les militant·es du climat. Une contestation là aussi fortement réprimée, comme à Sainte-Soline en mars dernier. La France insoumise est engagée dans ce combat et apporte son soutien aux militant·es et collectifs tels que Les soulèvements de la Terre qui sont de véritables lanceurs d’alerte.

 

Aujourd’hui, le gouvernement avoue son renoncement à s’inscrire dans le cadre des accords de Paris en préparant un scénario d’adaptation à une hausse de la température mondiale de 4 degrés. C’est inadmissible. Nous voyons déjà sous nos yeux les conséquences du changement climatique, qui dérègle notamment le cycle de l’eau. Les évènements climatiques extrêmes se multiplient : sécheresses importantes et canicules alternent déjà avec des épisodes de pluies intenses et d’inondations sans recharge des nappes. Les conflits d’usage entre l’eau potable au robinet et celle utilisée par l’industrie, l’agriculture, la production d’énergie, ou le tourisme apparaissent et sont déjà problématiques. À cela s’ajoute l’imperméabilisation des sols urbains et agricoles qui empêchent l’eau de rejoindre les nappes souterraines. Macron et son gouvernement font mine de découvrir le problème : impréparation et inaction, voilà comment qualifier leur politique !

 

Notre plan Eau prévoit de sortir les biens communs des logiques du marché, de généraliser la sécurisation de la fourniture d’eau potable de chaque collectivité, de développer partout des gestions publiques et citoyennes de l’eau de façon raisonnée au plus près des besoins, d’investir massivement dans la résorption des fuites, de désimperméabiliser les sols, de transformer l’agriculture productiviste et chimique en implantant l’agroécologie, la permaculture et le bio, d’interdire tout ce qui interrompt les flux naturels de l’eau comme les retenues collinaires et les bassines.

 

Plus que de simples gestes individuels, la situation nécessite un changement systémique. Il est temps de planifier sérieusement la bifurcation écologique de notre modèle de production, de consommation et de distribution, d’appliquer la règle verte et le protectionnisme solidaire, d’investir massivement dans le développement des énergies renouvelables et dans la rénovation énergétique, de sortir des pesticides et d’investir massivement dans une agriculture paysanne, locale et biologique, respectueuse du vivant et permettant de sortir de la malbouffe.

 

Parce que les plus riches et les grandes entreprises sont les principaux émetteur·rices de gaz à effet de serre, ce sont elles et eux qui doivent d’abord être mis à contribution y compris en mettant fin au droit à polluer. Nous refusons la volonté du gouvernement comme de la Commission européenne de faire payer la facture au peuple.

 

La France insoumise mettra en place dans les prochains mois une campagne d’action sur l’eau et contre la sécheresse.

 

 

-  Combattre l'extrême droite, assurance-vie du système

En instituant l’autoritarisme comme mode de gouvernement, la macronie a légitimé la violence de l’extrême droite. Celle-ci multiplie attaques et intimidations de toutes sortes (contre le Planning familial, des associations LGBTI, des centres d’accueil de personnes exilées, les élu·es qui les mettent en place et leurs soutiens…) sans réelle réaction des autorités. Le silence assourdissant du gouvernement macroniste contraste avec ses bruyants appels du pied répétés au Rassemblement national. Son nouveau projet de loi raciste et xénophobe sur l’immigration en fait partie. Prévu pour être discuté après la réforme des retraites, il n’a cessé d’être repoussé face la force du mouvement social qui n’a laissé aucune prise à cette grossière tentative de division du peuple. Nous nous opposerons à cette attaque avec détermination.

 

Le Rassemblement national, parti d’extrême droite fondé par des collaborateurs du régime de Pétain, est aujourd’hui porté aux nues par tout le système politico-médiatique qui le présente comme l’opposition “respectable”. Après avoir refusé de soutenir les candidat·es de la NUPES face au RN en juin 2022, la macronie a fait élire deux député·es RN à la vice-présidence de l’Assemblée nationale. Le Pen l’en a aussitôt remercié en votant avec ses troupes contre l’augmentation du SMIC, le gel des loyers, le rétablissement de l’ISF ou encore la lutte contre les déserts médicaux. L’extrême droite “normalisée” reste tout aussi dangereuse. Sous les costumes-cravates, son ADN est foncièrement antisocial, antiécologique et antidémocratique. Semant la haine, incitant à la guerre de tou·tes contre tou·tes, elle se place toujours au service du capital et jamais à celui de l’intérêt général

 

Nous la combattrons sans relâche.

Nous lancerons dans les prochains jours une campagne de démystification qui détaillera les impostures du RN dans ses votes et dans ses propositions programmatiques. Afin de s’adapter aux enjeux propres à chaque territoire, cette campagne sera déclinée par différents matériels (tracts, affiches, bandeaux, visuels…).

La France insoumise accompagnera les groupes d’action par des formations et des fiches argumentaires qui permettront de faire face à la montée de l’extrême droite dans les territoires ruraux, dans la jeunesse, dans les quartiers populaires. Elle les aidera à opérer une veille sur leur territoire (votes et activité des élu·es RN, groupuscules d’extrême droite, etc). Elle sera aux côtés de ses militant·es lorsqu’elles et ils seront victimes des attaques, des menaces des groupuscules violents. Le service d’ordre du mouvement sera d’ailleurs renforcé.

Face à la montée de la menace d’extrême droite, notre mouvement doit favoriser la création de collectifs unitaires avec les autres forces du mouvement social : syndicats, NUPES, associations de défense des droits humains, associations anti-fascistes.

 

 

- Une France insoumise renforcée pour faire gagner la Nupes

Pour faire face à ces défis, les prochaines échéances électorales seront décisives. Face au macronisme déclinant et face à l’extrême droite qui menace, nous sommes les partisans et partisanes de la Révolution citoyenne. Notre objectif est donc la conquête du pouvoir par les urnes pour changer radicalement les politiques de notre pays. En juin dernier, nous avons constitué la NUPES en réunissant sous une même bannière et autour d’un programme de rupture les forces de gauche et écologistes. Loin d’être un simple accord électoral, nous voulons faire de la NUPES un outil politique large et commun, ancré localement et œuvrant au quotidien avec toutes celles et tous ceux, organisé·es ou non, qui aspirent à une autre société.

 

Pour y parvenir, nous avons besoin d’une France insoumise puissante et mobilisée. Depuis un an, notre mouvement politique avec la NUPES est devenu le principal mouvement d’opposition du pays. Ses militantes et ses militants ont agi sans relâche pour informer, convaincre, soutenir et mobiliser. Ses parlementaires ont porté la voix du peuple à l’Assemblée nationale comme au Parlement européen. Nous l’avons fait sous le flot quotidien des attaques lancées par nos adversaires et relayées par un système médiatique qui s’est illustré comme le dernier rempart d’un pouvoir à bout de souffle. Mais notre travail patient et déterminé porte peu à peu ses fruits. Depuis le 1er janvier, la France insoumise a gagné plus de 30 000 inscrit·es et plus de 350 groupes d’action ont été créés. Cette dynamique doit être consolidée dans tous les territoires, avec l’appui des groupes d’action déjà existants.

 

Pour renforcer son efficacité, nous avons défini au mois de décembre dernier une feuille de route pour la France insoumise. Un certain nombre de chantiers ont d’ores et déjà été réalisés. La première promotion de l’Institut la Boétie a terminé la première partie de son cursus de formation et trois stages régionaux seront organisés au début du mois de juillet. Les cafés populaires ont été mis en place. Les ateliers des lois continuent à susciter l’implication citoyenne dans tout le pays. Notre réseau des élu·es locaux·les se structure et se forme. Notre mouvement s’est tenu aux côtés de la jeunesse mobilisée contre la réforme des retraites mais aussi contre la précarité, le SNU et la réforme de l’enseignement professionnel. Les boucles départementales ont été initiée et ont tenu leurs premières réunions. Ces réunions ont permis d’expérimenter des méthodes de délibération et de décision au consensus, qui seront encore développées et donneront lieu également à des formations. Les boucles départementales se dotent de référent·es qui prendront en charge des tâches, en y étant formé·es par les différents pôles du mouvement. Plus largement, des formations seront organisées localement pour répondre aux besoins des insoumis·es ; une attention particulière sera portée pour faciliter l’usage d’Action populaire par toutes et tous. Les espaces nationaux du mouvement se sont organisés et ont produit un premier bilan de leur action à l’occasion de notre Assemblée représentative.

 

La France insoumise a également accompagné la création d’un média insoumis papier mensuel, Le Journal de l’insoumission, par sa fusion avec L’insoumission hebdo. Elle a produit une émission hebdomadaire d’actualité sur les réseaux sociaux. Dans un environnement médiatique dominé par quelques milliardaires s’offrant ainsi une zone d’influence, la maîtrise et la diffusion d’informations sont des outils indispensables à la nécessaire bataille culturelle des idées.

 

D’autres chantiers ont été engagés et vont se poursuivre dans les prochains mois. Des premières réunions pour la campagne d’achat des locaux ont pu avoir lieu et les premiers achats sont en attente de la réception par le mouvement de son financement public qui n’est toujours pas effectif. Ces locaux permettront d’augmenter la visibilité de la France insoumise. Ils seront des outils d’action tournés vers l’extérieur et vers l’accueil du public, et pourront être mis à disposition des collectifs et associations qui le souhaitent. Des premiers budgets pour les boucles départementales vont pouvoir être mis en place après leur installation. Le pôle des développeur·ses a pu organiser un premier week-end d’échanges avec l’objectif de pouvoir commencer ce travail de développement à partir de la rentrée de septembre.

 

Comme depuis sa fondation, le mouvement de la France insoumise reste un mouvement évolutif qui se construit en avançant. L’organisation de cette Assemblée représentative du mois de juin a inclus une phase de débats au sein des boucles départementales nouvellement créées, débats restitués par les personnes tirées au sort au sein de ces boucles pour les représenter à l’Assemblée. Ce processus inédit a donc permis une délibération collective en deux temps : d’abord dans tous les départements puis au niveau national. Il sera encore renforcé à la prochaine édition en donnant plus de temps aux insoumis·es pour s’approprier les textes et en discuter dans les groupes d’action.

Votez sur l’approfondissement de la NUPES avec une liste commune aux élections européennes !

 

Une votation en ligne sera également effectuée pour permettre à l’ensemble des insoumis·es de se prononcer sur le texte stratégique[2] soumis à discussion concernant la NUPES. 👉

 

 

------------------------------------

 

Une nouvelle Assemblée représentative aura lieu à la fin de l’année 2023 pour faire le bilan des évolutions apportées en décembre dernier et se doter d’une nouvelle feuille de route.

D’ici là, nous invitons à nous retrouver par milliers à Valence aux Journées Jeunes, qui auront lieu des 19 au 23 août, et aux AMFIS 2023, qui auront lieu du 23 au 27 août.

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18 avril 2023 2 18 /04 /avril /2023 12:31
Revivez la bataille insoumise pour sauver nos retraites !
Revivez la bataille insoumise pour sauver nos retraites !

« Les retraites du 15ème siècle à nos jours : une longue histoire, une bataille actuelle » qui continue...

 

 

Sources : La France insoumise | mis à jour le 05/06/2023

- Avant d'engager le visionnage de cette série : " retraites : comprendre leur histoire pour mener le bataille "

« Les retraites du 15ème siècle à nos jours : une longue histoire, une bataille actuelle » : voici le titre d’une note publiée par L’institut La Boétie, fondation insoumise. Son objectif : retracer l’Histoire passionnante de notre système de retraites depuis plus de six siècles.

  • Y a-t-il eu des formes de retraites dès le Moyen-Âge ?
  • La Révolution industrielle du 19ème siècle a-t-elle été propice à la mise en place d’un système de solidarité intergénérationnelle ?
  • Comment expliquer le succès du mouvement social de 1995 ? Dans quelle dynamique s’inscrit l’actuelle attaque d’Emmanuel Macron contre notre système de retraites ?

 

 

- Ce 1er épisode est consacré à la bataille parlementaire 2023

 

 

- Ce 2ième épisode est consacré à la mobilisation populaire.

 

 

-  Ce 3ième épisode est consacré à la répression policière
Selon certains, les insoumis n’aimeraient pas la police. C’est faux.
Ce que nous n’aimons pas, c’est la transformation des gardiens de la paix en organe de répression au service du pouvoir.
Les responsables de cela sont Macron et Darmanin.

 

 

- Ce 4ième épisode est dédié aux travailleurs essentiels

 

 

- Et la bataille des retraites vue de la rue à La Rochelle... et qui continue

Et à ceux qui disent " l'intersyndicale a capitulé "...

  • Ce ne serait-ce pas plutôt les salariés qui dans leur masse ne se sont pas mobilisés par la grève pour X raisons, la première étant l'absence de conviction que l'on peut gagner ?
  • En dehors des ports et docks, cheminots, EDF, RATP, éboueurs et quelques autres, la masse des salariés est restée au boulot.
  • Je peux vous faire le bilan sur La Rochelle et c'est évident.
  • Et ou étaient les millions de jeunes.

Ce ne sont pas les syndicats qui ont capitulé, mais les salariés qui ont agit par " procuration " parce qu'ils ne croyaient pas la victoire possible. On n'a pas arrêté le pays.

 

🔴 Et comme le disait François Ruffin " L'enjeu est de sortir les gens de la résignation[1] " et cela passe par " l’insurrection des consciences[2] " comme développé par Jean Ziegler.

 

Revivez la bataille insoumise pour sauver nos retraites !
Revivez la bataille insoumise pour sauver nos retraites !
Revivez la bataille insoumise pour sauver nos retraites !
Revivez la bataille insoumise pour sauver nos retraites !
Revivez la bataille insoumise pour sauver nos retraites !
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Revivez la bataille insoumise pour sauver nos retraites !

Notes :

[1] Pour combattre la résignation, multiplions les fissures !

[2] L'appel de Jean Ziegler à " l'insurrection des consciences "

 

Pour en savoir plus :

- La France connaît un mouvement social d’une ampleur considérable tant par sa massivité que par sa durée, le plus important depuis celui de décembre 1995. Pourtant, ce mouvement n’a pas, pour l’instant, réussi à faire fléchir le pouvoir. Cela n’est d’ailleurs pas la première fois. Retraites 2023 : essayer de tirer des leçons

Bilan partiel de la répression à Paris pendant le mouvement contre la réforme des retraites

- Martine Billard : " Réforme des retraites : le choix de février, tout sauf innocent "

- Réforme des retraites : « Nous sommes en train de sortir du cadre démocratique », estime Jean-Luc Mélenchon

 

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3 mars 2023 5 03 /03 /mars /2023 17:49
La contre-réforme des retraites de Macron au Sénat
La contre-réforme des retraites de Macron au Sénat
La contre-réforme des retraites de Macron au Sénat

Macron viole la Constitution (interventions de la gauche au Sénat)

La France insoumise  appelle :

  • les sénateurs de la Nupes à « tout faire pour empêcher » l'adoption de la réforme
  • les citoyens à écrire à leur sénatrice ou sénateur pour lui demander de tout faire pour empêcher la réforme des retraites d’être votée au Sénat !

 

 

L’implication des députés de la France Insoumise et de la NUPES dans la bataille parlementaire a donné l’occasion de révéler à nos concitoyens les mensonges de la macronie. La retraite « minimale » à 1 200 euros n’existe pas. Pas plus que le pseudo dispositif « carrières longues » qui conduira certains des salariés entrés les plus tôt dans le travail à devoir cotiser 44 annuités.

A présent, ce sont la rue, les mouvements sociaux et la grève qui peuvent faire tomber la retraite à 64 ans. D’ici le 7 mars, le compte à rebours est lancé pour mettre la France à l’arrêt et tout bloquer. Car c’est ainsi que le gouvernement reculera.

De son cotè le Conseil politique de la France Insoumise appelle solennellement les sénatrices et sénateurs de la NUPES à tout faire pour empêcher l’adoption de la retraite à 64 ans au Sénat[1].

L'examen de la réforme des retraites a débuté au Sénat le 2 mars 2023.

Maintenant tout se joue à partir du 7 mars, par les grèves et les manifestations rassemblant tous ceux qui se mobilisent pour bloquer la réforme. Jusqu’au retrait !

 

 

Sources : Eric DURAND | mis à jour le 12/03/2023

- Après notre première victoire  à l'Assemblée nationale, la réforme des retraites est examinée au Sénat.

Écrivez à votre sénateur·trice : dites-lui de tout faire pour faire pour bloquer la retraite à 64 ans !

  • L'outil automatique à votre disposition pour vous adresser à votre sénateur est accessible 👉 ICI
  • ou en cliquant ici 👇

 

Retraites : contactez votre sénateur pour bloquer la réforme !

 

La contre-réforme des retraites de Macron au Sénat
La contre-réforme des retraites de Macron au Sénat
La contre-réforme des retraites de Macron au Sénat
La contre-réforme des retraites de Macron au Sénat

 

🔴 Le débat est ouvert

 

- La présidente du groupe communiste au Sénat estime que le gouvernement ne respecte pas la Constitution.

  • Retraites : " Vous violez la Constitution ", dénonce Eliane Assassi

" Quel bonheur d'entendre, enfin, une personne rationnelle, qui se soucie réellement du sort de la majorité des gens. Quelqu'un qui respecte les débats et les institutions ! Merci !… ça fait tellement de bien, après tant de mensonges et de mépris de la part de ce gouvernement ! "

 

 

- Le sénateur écologiste Daniel Breuillet s'oppose au projet de loi.

  • Retraites : " Cette réforme malmènera nos concitoyens " dénonce Daniel Breuiller

" Lorsqu'un gouvernement impose une réforme sans l'approbation du peuple, cela remet en question la valeur de la démocratie indirecte dans laquelle les représentants élus prennent des décisions au nom du peuple. En effet, cela peut suggérer que le gouvernement ne considère pas suffisamment l'opinion et les préférences des citoyens. "

 

 

- L'écologiste Guillaume Gontard  : Pourquoi ce festival de mensonges ?

  • Retraites : " Il faut arrêter avec ces provocations ", demande Guillaume Gontard

" Mr Gontard je vous remercie de parler du fond de cette réforme et effectivement c'est encore les petits gens les gueux comme ils aiment a nous appeler qui vont en subir les conséquences. "

 

 

- Le socialiste Patrick Kanner fustige une " piraterie parlementaire "

  • Réforme des retraites : Le patron des sénateurs socialistes critique l'emploi de l'article 49.1, qui limite le temps des débats.

" Je ne pensais pas aller dans la rue le 7, après avoir écouté Véran je suis motivé "

 

 

- La socialiste Monique Lubin s'adresse au gouvernement : " Vous portez atteinte à la parole publique avec des chiffres faux "

  • Réforme des retraites : La cheffe de file socialiste sur le texte Monique Lubin reproche au gouvernement ses changements de pied sur les chiffres communiqués notamment sur les petites retraites à 1200 euros.

" Merci madame La Sénatrice pour ces Paroles claires et explicites. Merci de défendre ainsi les Français contre des lois injustes. "

 

 

- 8 mars : La Macronie et #LR ont essayé de passer en force le vote sur l'article 7 !
Bravo aux sénateurs de gauche d'avoir mené la bataille, comme l'a fait le groupe insoumis à l'Assemblée
La lutte continue, jusqu'au retrait !

 

Retraites : après une nuit d’incidents, le Sénat interrompt les débats avant le vote de l’article 7

 

- 9 mars : la Macronie et #LR ont utilisé le forcing pour faire passer l'article 7 !

Au Sénat " La majorité de droite a utilisé l'article 38 du règlement interne pour couper court à la discussion, avant d'adopter un amendement de "réécriture" de l'article 7 qui a fait passer à la trappe la majorité des amendements de gauche."... et ine fine adopter l'article 7 qui porte les retraites à 67 ans[2] !

  • Analyse du vote de l’article 7.

👉 C'est l'alliance de la droite et de la macronie qui a permis ce vote.
👉 Ont voté CONTRE les 3 groupes de gauche + 22 sénateurs de la droite et du centre ; 29 sénateurs de la droite et du centre se sont abstenus...
Nous ne lâcherons rien, jusqu'au retrait  !

 

Retraites : après des débats électriques, le Sénat adopte l’article 7 qui reporte l’âge légal à 64 ans

 

👉 C'est l'alliance de la droite et de la macronie qui a permis ce vote (voir le détail)

 

- 10 mars : le gouvernement décide d'utiliser la procédure du " vote bloqué " au Sénat pour aboutir à un vote, la gauche dénonce " un aveu de faiblesse "

Au Sénat, au huitième jour des débats sur la réforme des retraites au Sénat, le gouvernement a décidé vendredi 10 mars d'utiliser l'article 44.3 de la Constitution. Ce dernier permet à l'exécutif, via la procédure dite du  "vote bloqué ", d'accélérer la procédure parlementaire et de faire voter les sénateurs sur la totalité du texte[3]. Le ministre du Travail Olivier Dussopt, a demandé " un vote unique " en prenant en compte certains amendements. Sans surprise, l'opposition de gauche dénonce ce recours.

 

DIRECT. Réforme des retraites : le gouvernement décide d'utiliser la procédure du "vote bloqué" au Sénat pour aboutir à un vote, la gauche dénonce "un aveu de faiblesse"

 

  • Retraites : " Voilà donc le coup de force que vous prépariez en fait depuis mardi ", dénonce Pierre Laurent du PCF

Instants très graves où le gouvernement détourne notre constitution pour passer à nouveau en force. On ne gouverne pas contre les Assemblées et le Peuple sans conséquences. C'est très inquiétant pour l'avenir de nos institutions.

Il fait cette intervention quelques instants après l'annonce du vote bloqué.

 

 

- 11 mars : le Sénat adopte le texte par 195 voix contre 112

Voilà.... mais ce n'est pas encore gagné pour #Macron !
⚡ Une pensée pour ceux qui souhaitaient ou regrettent que l'art 7 n'ai pas été débattu et voté à l'Assemblée Nationale : imaginez le résultat si l’Assemblée avait fait pareil !

Contre l'ensemble des syndicats, contre 80% des français, contre des millions de manifestants, contre la démocratie dont les outils ont été détournés.

 

Cette réforme n'a toujours aucune légitimité populaire.

Le combat pour nos retraites continue !

 

RÉFORME DES RETRAITES: LE SÉNAT ADOPTE LE TEXTE PAR 195 VOIX CONTRE 112

 

 

- 16 mars : le Sénat adopte largement la réforme des retraites lors d'un vote solennel

Quelle honte ! Les sénateurs macronistes et LR ont adopté la #RéformeDesRetraites[4] !

Après le premier vote favorable du 11 mars, les sénateurs valident donc le texte issu de la commission mixte paritaire (CMP) qui s'est tenue tout au long de la journée du 15 mars.

 

Le Sénat adopte largement la réforme des retraites lors d'un vote solennel

 

  • Voici la liste des sénateurs qui veulent vous faire travailler 2 ans de plus !
Voici la liste des sénateurs qui veulent vous faire travailler 2 ans de plus !

 

Notes :

[1] Déclaration du Conseil Politique de la France insoumise en date du 20 février 2023

[2] Retraites : après des débats électriques, le Sénat adopte l’article 7 qui reporte l’âge légal à 64 ans

[3] DIRECT. Réforme des retraites : le gouvernement décide d'utiliser la procédure du "vote bloqué" au Sénat pour aboutir à un vote, la gauche dénonce "un aveu de faiblesse"

[4] Le Sénat adopte largement la réforme des retraites lors d'un vote solennel

 

Pour en savoir plus :

- RETRAITES: LE DEAL " SECRET " AVEC LES LR AU SÉNAT QUI EMBARRASSE LA GAUCHE (les sénateurs socialistes, communistes et écologistes se sont mis d'accord avec Les Républicains qui détient la majorité avec les centristes sur la tournure des débats au Sénat.)

- La majorité sénatoriale propose un CDI nouvelle formule, exonéré de cotisations familiales, pour " faciliter l'embauche des seniors au chômage ".... mais qui aurait comme résultat de priver notre système de protection sociale de ressources

- Jean-Luc Mélenchon : " En attendant, formellement, désormais tout le monde est d’accord avec ce que les Insoumis ont fait à l’Assemblée. "... " De plus, plusieurs voix sénatoriales indiquent que le mieux serait encore qu’il n’y ait pas de vote du tout sur le texte entier. "

- Le système de retraite par capitalisation s’installe, discrètement, dans les pratiques en France

- Contre la casse de nos retraites : on peut gagner ! Retours sur quelques mouvements sociaux victorieux de l’histoire récente

- Retraites : les 15 mensonges de Macron dans sa lettre aux syndicats

Sur les votes :

- Le Sénat vote l'article 1 : extinction de cinq régimes spéciaux (RATP, IEG, Banque de France, Cese et clercs de notaires), par 233 voix pour et 99 voix contre

- Le but caché des incessantes réformes des retraites et de la baisse des pensions... la capitalisation votée par la droite du Sénat : l’amendement appelant à ouvrir la réflexion sur l’intégration d’une part de capitalisation dans le système des retraites est adopté par le Sénat (chambre haute), avec 163 voix pour et 126 contre

 

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19 février 2023 7 19 /02 /février /2023 11:19
Retraites : grandeur de la stratégie insoumise...
Retraites : grandeur de la stratégie insoumise...
Retraites : grandeur de la stratégie insoumise...

Manuel Bompard : « Il ne restait plus dans la dernière ligne droite que les députés insoumis pour bloquer le passage en force macroniste, défendre des amendements et pousser le gouvernement dans ses retranchements. Cette stratégie a produit des résultats[1]»

 

Jean-Luc Mélenchon : « Bravo aux députés Insoumis qui ont tenu bon jusqu’au bout. Nous sommes fiers d’être Insoumis, fiers de leur travail et résistance sans faille... Macron n’a pas eu ce qu’il voulait : le vote de l’Assemblée pour la retraite à 64 ans. Macron en échec à l’Assemblée. La retraite à 64 ans n’est pas passée[2] ! »

 

 

Les 15 jours consacrés à l'Assemblée Nationale aux mesures sur les retraites ont été marqués par la stratégie des députés insoumis. Nous avons assisté  pour la première fois depuis longtemps à une sorte de dérèglement méthodique de tous les rituels parlementaires pour faire entrer enfin dans cette enceinte la politique à l'état pur, la vraie, la politique non domestiquée par des formes fictives.

 

 

Sources : Geoffroy de Lagasnerie | mis à jour le 09/04/2023

- Les 15 jours qui ont été consacrés à l'Assemblée Nationale aux mesures du gouvernement sur les retraites ont été marqués par la stratégie des députés insoumis.
Critiquée par la droite et l'extrême droite mais aussi par les fractions les plus domestiquées de la gauche (le PCF de Roussel bien sûr, les Verts et la CFDT de Laurent Berger), elle a donné naissance à un moment politique d'une intelligence stratégique profonde. Nous avons assisté  pour la première fois depuis longtemps à une sorte de dérèglement méthodique de tous les rituels parlementaires pour faire entrer dans cette enceinte la politique à l'état pur, la vraie, la politique non domestiquée par des formes fictives.

 


- L’idée de débat et d’échange parlementaire est un mythe.
Toute personne qui a déjà regardé des séances de l’Assemblée nationale sait qu’aucun argument, même le plus rationnel, ne fait jamais changer le moindre vote.

  • Pourquoi donc se soumettre à ce rituel factice ?
  • Pourquoi ne pas plutôt utiliser le temps disponible pour mettre en question, acculer, devenir maître d'une temporalité que les macronistes voulaient " programmée ".
  • Pourquoi présenter des amendements comme de bons petits soldats que personne n'écoute et respecter un rituel qui ne sert jamais à rien ?

Il n'y a pas de débat parlementaire. Il y a des prises de parole qui se déroulent dans l'indifférence générale, et des députés qui votent en fonction de leur camp. Puisque l'on sait que ces rites sont de purs mythes, autant les subvertir et faire l'usage le plus dissident possible que l'on peut de cette enceinte : exprimer la colère, demander des explications, cibler les ministres. Si personne n'a rien d'autre à opposer à la stratégie insoumise qu'un mythe politique, c'est parce que c'est elle qui porte une part de vérité.

 

 

- La stratégie de la montée en tension a permis de relayer dans l'assemblée la colère qui s'exprime dans la rue.
Elle a permis aussi d'empêcher les macronistes de voter tranquillement, avec bonne conscience, ces mesures de régression sociale et d'exercer, assis sur leur siège rouge,  une extrême violence sur la vie des autres, avant de rentrer chez eux en ayant le sentiment du devoir accompli et d'avoir été de bons parlementaires. Être une opposition non violente (discursivement), domestiquée, c'est faire le jeu de la majorité et lui être loyal. C'est lui permettre de se dire : j'ai débattu, j'ai écouté, j'ai voté, tout va bien. Faire exploser ce rituel, faire bouillir l'assemblée, en faire un lieu de tension, les bousculer, c'est rappeler à chaque député de la majorité la violence que représente le fait de voter ces Lois pour celles et ceux qui vont voir les conditions de leur vie et de leur mort s'aggraver. C'est leur retirer la bonne conscience (et c'est déjà quelque chose). Et c'est aussi accroître le rejet à leur encontre qui sera susceptible, dans le futur, d'être la base d'un mouvement de conquête de l'appareil d’État.

 

Comme l'a justement dit Jean-Luc Mélenchon dans un post vendredi soir, avoir empêché l'Assemblée Nationale de voter le texte a permis de surcroît de saboter l'objectif que Macron s'était fixé en terme de communication politique et que les médias se seraient empressés de reprendre pour décrédibiliser le mouvement social : faire voter rapidement l'assemblée à travers une fraude procédurale afin d'opposer au mouvement social, à la rue, le fait que " La Loi a été votée ".

  • " Macron voulait pouvoir opposer la légitimité de l’Assemblée à celle du mouvement social avec un vote favorable de l’Assemblée nationale. Échec total.[1] "
  • Les macronistes voulaient contrôler le temps politique. Les insoumis ont subverti ce dispositif, ils se sont appropriés le temps - et c'est une conquête décisive.

 

 

- Moment de colère, moment de sabotage, moment de montée en tension, ces 15 jours ont aussi été un moment de véridiction.
Il y a eu des polémiques sur Thomas Portes posant avec un ballon sur lequel était collé un masque du ministre du travail ou Aurélien Saintoul le traitant d'«assassin» et d'«imposteur».. Si certains se sont empressés de dénoncer cela comme des " excès ",  il faut au contraire les voir comme les pièces essentielles d'une opération stratégique  visant à mettre en question la déréalisation qu'opèrent les rituels politiques et à rappeler la vérité de ce qui se joue sur la scène dite politique. Il n'est pas indifférent que Thomas Portes soit cheminot et que la présidente de l'assemblée nationale qui l'a exclu possède 1,5 million d’euros d’actions chez l’Oréal,  40 000 euros d’actions émanant de plusieurs multinationales (LVMH, Kering, Axa, Total, BNP Paribas…). C'est comme si la lutte des classes avait fait irruption de manière quasi-parfaite au sein de l'assemblée : celle qui préside une assemblée qui fait voter des Lois qui aggravent l'exploitation de classes (dont elle profite) et exercent des effets concrets sur l'espérance de vie accusant de violence celui qui résiste de manière symbolique à la violence qu'elle exerce sur lui.

 

Si nous étouffons dans ce monde politique, c'est parce que presque tout le monde y joue un rôle faux, mythique, fictif, c'est parce que les discours sont en décalage avec la réalité et masquent les rapports concrets, c'est parce que tout le monde a tendance à se conformer à des rites prescrits et sans aucun sens - à aller au devant d'une recherche d'une sorte de respectabilité institutionnelle et médiatique. Les oppositions sont trop souvent domestiquées et participent de la mystification politique et des effets de déréalisation qu'elle produit. Et il suffit de se souvenir de la manière dont le Parti Communiste se comportait à l'Assemblée en 1947, alors qu'ils étaient un parti si important, pour comprendre que c'est dans la conflictualité et non dans la respectabilité que se trouve la clé d'une gauche puissante.

 

 

- En conclusion...
Grandeur de la stratégie insoumise qui a fait voler en éclat les mythes politiques de l'assemblée nationale, qui a domestiqué une institution pour en faire l'un des lieux essentiels de la conflictualité sociale assumée, sans masque, sans faux semblant, sans politesse. Ces 15 derniers jours furent un moment essentiel de la politique contemporaine et si le 7 mars est une réussite, ce sera en grande partie grâce aux députés insoumis.

Retraites : grandeur de la stratégie insoumise...
Retraites : grandeur de la stratégie insoumise...
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1 février 2023 3 01 /02 /février /2023 21:25
La France insoumise : projet pour une possible autre réforme des retraites !

" Un système de retraite est toujours un choix de société "...

 

" Le modèle que dessine la réforme du gouvernement, avec la retraite à 64 ans, est guidé par une logique productiviste, archaïque et injuste. "

 

 

INTRODUCTION

de Mathilde Panot
Présidente du groupe parlementaire
LFI-NUPES

 

 

Sources : La France insoumise | mis à jour le 18/02/2023

- Un système de retraite est toujours un choix de société.
Ses modalités soulèvent, en creux, des questions fondamentales :
Souhaitons-nous une société de l’entraide ou une société du chacun pour soi ? Quel sens donnons-nous au travail ? Il nous faut répondre collectivement à ces questions ; et contrairement à ce qu’énonce le gouvernement, il n’est pas une seule réponse possible.

 

 

- Le modèle que dessine la réforme du gouvernement, avec la retraite à 64 ans, est guidé par une logique productiviste, archaïque et injuste.
Il s’agit de travailler plus longtemps, en faisant peser l’effort sur les plus pauvres, dans le but de produire davantage. Pour cela, le gouvernement rebat les mêmes arguments éculés qui échouent à convaincre le grand nombre. Nous en sommes à la neuvième tentative de réforme[1] : le jargon néolibéral des technocrates ne fait plus effet.

 

L’édifice idéologique du gouvernement est d’autant plus inefficace qu’il se déploie dans un moment politique terrible. Demander aux Français de consentir à des efforts supplémentaires est inaudible :

  • notre pays a connu une crise sanitaire, suivie d’une explosion des prix de l’énergie et de l’alimentation ;
  • On compte toujours 10 millions de pauvres, tandis que la fortune des ultra-riches bat des records historiques.

 

 

- Contrairement à ce qu’ils s’imaginent, la résistance populaire face à cette réforme ne relève ni d’un malentendu, ni d’un manque de pédagogie.
La majorité du pays a parfaitement compris ce qui se joue : il faudrait vivre pour travailler, et non plus travailler pour vivre.

 

 

- Cette réforme organise le vol délibéré du temps libre, et donc de la liberté.
Car la retraite, c’est ce temps de vie qui échappe au temps contraint du travail, à sa cadence parfois infernale, au stress, à toutes ces déterminations qui nous sont imposées par d’autres. Ce sont à ces instants de la vie que commencent le choix et la liberté.

 

Le modèle de société que nous lui opposons tient en une formule : la civilisation du temps libéré. Cela signifie, concrètement, de diminuer le temps de travail dans la semaine, dans l’année et dans la vie, grâce à l’application stricte des 35 heures pour aller vers les 32 heures, la sixième semaine de congés payés et la retraite à 60 ans avec 40 annuités.

 

Le combat pour la diminution du temps de travail fait partie de notre ADN politique, et s’inscrit dans une longue histoire dont nous sommes les héritiers[2]. Au cours du XXe siècle, le nombre d’heures de travail a été divisé par deux pour produire 40 fois plus. Le sens de l’histoire, c’est d’avoir augmenté la quantité de richesse produite tout en diminuant le temps de travail. Désormais, la crise climatique et écologique met à l’épreuve ce modèle, car elle exige de transformer profondément nos modes de production et de consommation. Le modèle productiviste et consumériste, dans lequel le gouvernement s’entête, est insoutenable. À ce moment précis de la civilisation humaine, la diminution du temps de travail est autant un progrès social qu’écologique.

 

 

Au fond, si cette réforme est aussi impopulaire, c’est probablement à cause de l’aveuglement à une chose spécifique de la nature humaine : chaque être est profondément attaché à l’autodétermination dans l’organisation de sa vie. Ce que nous attendons de l’existence, c’est de prendre soin de nos écosystèmes comme de nos proches, d’entretenir des relations épanouissantes, d’être en bonne santé, d’apprendre de nouvelles choses… ce n’est pas d’être plus productifs.

 

Comme dirait Orwell : « et si le but poursuivi était, non de rester vivant, mais de rester humain ? ».

 

Contre projet-Retraites LFI NUPES
Cliquer sur l'image pour accéder à l'intégrale du contre-projet

 

  • Cliquer sur l'une ou l'autre des deux images 🖕 👇 pour accéder à l'intégralité du contre-projet de la France insoumise...

 

Contre projet-Retraites LFI NUPES
Cliquer sur l'image pour accéder à l'intégrale du contre-projet

 

  • Pour télécharger le contre projet au format PDF 👇

 

- Présentation du contre-projet des retraites FI : une autre réforme des retraites est possible

Le lundi 30 janvier 2023, les député.es France insoumise Mathilde Panot, Clémence Guetté et Hadrien Clouet présentaient en conférence de presse notre contre-projet de #réformedesretraites.

 

- Pour aller plus loin

 

Par l'Institut La Boétie : Retraites des arguments pour convaincre

 

Une réforme, d’un coût de 8 milliards, soit quasiment le déficit qu’il dit craindre en 2027… On est donc face à une réforme qui vise à faire payer aux futurs salariés les cadeaux aux actionnaires.

 

  • Cliquer sur l'image 👇 pour accéder à l'intégralité de l'argumentaire

 

Retraites : les arguments pour convaincre

 

  • Pour télécharger les fichiers au format PDF 👇

 

Par l'Institut La Boétie : Retraites : les mensonges du gouvernement

 

Ce que nous apprend la propre étude d'impact du gouvernement

 

  • Cliquer sur l'image 👇 pour accéder à l'intégralité de l'argumentaire

 

Retraites : les mensonges du gouvernement Ce que nous apprend la propre étude d'impact du gouvernement

 

Notes :

[1] Retour sur l'état des conquêtes sociales de la France, fruit des luttes sociales et politiques

[2] Les retraites par leur histoire

 

Pour en savoir plus :

Retraites : réforme Macron, un recul social sans précédent

Retraites : l’heure de vérité... et de la mobilisation est venue !

Retraites : des éléments pour mener la bataille, convaincre et GAGNER face aux mensonges du pouvoir macronien et ses complices...

- Retraites : comment le gouvernement creuse lui-même le déficit

- Institut La Boétie :Retraites des arguments pour convaincre

- Retraites : 30% des seniors ne sont déjà plus en emploi à 62 ans, réduisons et partageons le temps de travail au lieu de le prolonger bêtement

Manon Aubry, députée européenne LFI rappelle qu'ailleurs en Europe, un report de l'âge légal de départ à la retraite s'est souvent accompagné d'un accroissement de la pauvreté des seniors.

- Les retraites du XVe siècle à nos jours : Une longue histoire, une bataille actuelle

L'intergroupe de la NUPES de l'Assemblée et les groupes de gauche et des écologistes au Sénat publient leur livret de décryptage du projet de loi retraites ! 👇

 

Projet Macron contre nos retraites, décryptage du texte de loi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- Retraites : 2,5 millions de salariés en burn out sévère, on accélère encore ? 

- Retraites : la France championne d’Europe des accidents du travail

- Communiqué du groupe parlementaire LFI-NUPES : L’Assemblée nationale n’a pas voté la retraite à 64 ans

- Jean-Luc Mélenchon : Victoire à l’Assemblée pour réussir celle de la rue

- Contre la casse de nos retraites : on peut gagner ! Retours sur quelques mouvements sociaux victorieux de l’histoire récente

 

La France insoumise : projet pour une possible autre réforme des retraites !
La France insoumise : projet pour une possible autre réforme des retraites !
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18 janvier 2023 3 18 /01 /janvier /2023 09:53

Cet article est reposté depuis Rue du Blogule Rouge Insoumis.

Un concept rare et progressiste : la retraite est un progrès social !

 

- Petit retour en arrière : " retraites : comprendre leur histoire pour mener le bataille "

« Les retraites du 15ème siècle à nos jours : une longue histoire, une bataille actuelle » : voici le titre d’une note publiée par L’institut La Boétie, fondation insoumise. Son objectif : retracer l’Histoire passionnante de notre système de retraites depuis plus de six siècles.

  • Y a-t-il eu des formes de retraites dès le Moyen-Âge ?
  • La Révolution industrielle du 19ème siècle a-t-elle été propice à la mise en place d’un système de solidarité intergénérationnelle ?
  • Comment expliquer le succès du mouvement social de 1995 ? Dans quelle dynamique s’inscrit l’actuelle attaque d’Emmanuel Macron contre notre système de retraites ?
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17 décembre 2022 6 17 /12 /décembre /2022 14:33
L'ampleur prise par " l'affaire Quatennens " commence à faire réellement peur... STOP !

Arrêtez donc de dresser les militants les uns contre les autres sur ce sujet... 

 

Aucun individu, #Quatennens ou autre, ne justifie le pugilat en cours sur les réseaux sociaux pour le grand plaisir de nos adversaires... dont certains se découvrent " insoumis " pour amplifier le phénomène !

 

 

Le débat prend une tournure à laquelle je ne m'attendais pas. Je comprends les réactions des uns et des autres. C'est vrai que la communication d’Adrien Quatennens est mal vécue par beaucoup d’insoumis.es. Mais Adrien serait-il d'accord avec ceux ou celles qui disent " je suspends mon activité militante " pendant 3 ou 4 mois voire plus ou ou " je radie les députés France insoumise pendant 4 mois ou plus[0] " ? Evidemment que NON !

Prenons du recul et regardons l'intérêt général, et l'intérêt général c'est de rester au combat ensemble pour le pouvoir d'achat, les retraites, contre l'extrême droite, ne pas de baisser les armes pour le plus grand plaisir de la macronie qui ne peut que s'en féliciter et crier VICTOIRE... et pire, aussi et souvent,... le cri de la " victoire " est porté aussi par des « amis » politiques !

 

 

Sources : Rue Du Blogule Rouge | Mis à jour le 25/01/2023

-  Cartes sur table

Que les ennemis politiques de la FI se soient emparés de la situation personnelle du député FI du Nord, c'est logique. Logique en tous les cas pour la droite, l'extrême droite et les macronards. Il fallait s'attendre à ce qu'ils essayent de faire croire à un mal systémique touchant la FI. “ Tous des violents, d'ailleurs, voyez Mélenchon, par le passé !

  • Que les “ amis de la FI “, hypocrites alliés de circonstances dans la NUPÈS, cherchent également à exploiter le filon, c'est aussi logique et en tous les cas on pouvait aussi s'y attendre. Que Coco Roussel[1], Sandrine Rousseau, Caroline de Haas, tous les champions purs, durs et autoproclamés du féminisme, s'en donnent à cœur joie, c'est dans l'ordre attendu des choses.
  • Mais que dans les rangs de la FI elle-même on aborde aussi ce sujet sous le prisme d'incessants reproches de moralisateurs opposés à toute expression publique de Quatennens, (NDLR : voire interprètent, dénaturent), ça devient vite insoutenable.

 

 

- Stop ! vous êtes en train de vous (NDLR : nous) autodétruire ! 
N'y a-t-il pas  beaucoup, beaucoup plus important pour montrer votre combativité politique, ou votre attachement à la moralité, ou votre dévouement à la cause féministe, ou même vos ambitions politiques personnelles[2] que de parler encore et encore de la gifle de Quatennens à sa femme ?

 

À l'heure du dérèglement climatique, de l'inflation, de la vie chère, de la guerre en Ukraine, de la réforme imminente des retraites, (NDLR : de la montée de l'extrême droite, de ses passages à l'attaque) et de l'utilisation systémique du 49/3 pour bâillonner le parlement, de la corruption aussi de certains parlementaires européens, nous avons besoin de vous tous pour mener ces combats-là plutôt que de votre focalisation sur le cas d’Adrien

 

D'ailleurs, on nous a dit au début, “ attendez pour juger, vous ne connaissez ni le contexte ni la situation réelle et personnelle du couple “. Et c'était vrai. Il était effectivement nécessaire d'attendre les décisions de la justice, car il est vrai, comme il cherche à le dire, quelle a condamné une " violence commise par un homme et non un homme violent ".

  • À sa suite, une décision politique a été prise par le groupe parlementaire de la FI[3]. Peut-être ne vous satisfait-elle pas entièrement " dans un sens ou dans l’autre, elle vous paraît ou trop ou pas assez sévère ", mais (NDLR : elle n'est pas été contestée par Adrien Quatennens qui s'y plie[4]),... elle a été prise, respectez-la !
  • Il n'a pas été question, que je sache, d'interdire à Adrien Quatennens de s'exprimer ? S'il souhaite le faire, n'est-ce pas son droit[4][5] ? Vouloir préciser publiquement comme Manon Aubry, Clémentine Autain ou Danielle Simmonet... et même Aurélie Trouvé qu’il ne doit pas parler  au nom des insoumis, c’est juste, mais inutile, car il ne le prétend en aucun cas... et ne le fait pas.

On en arrive même à des prises de position de certains groupes (de jeunes en particulier) qui menacent de se retirer de la FI (On est en droit d’ailleurs de se demander quelle était donc la force de leurs convictions si leur engagement en faveur du seul programme politique crédible de rupture pour l’avenir de la France peut être mis en balance avec un événement tel que la condamnation de Quatennens ?).

 

"Quelle époque !" : Clémentine Autain assume ses ambitions pour la présidentielle de 2027

(NDLR : on en arrive aussi à une instrumentalisation de " l'affaire Quatennens " pour justifier une remise en cause du fondement même de la France insoumise par ceux qui souhaitent sortir de notre organisation en MOUVEMENT politique et non en PARTI : ni une secte, ni un terrain de jeu, ni une avant-garde, ni un de ces partis enfermés dans le dialogue interne et voués aux manipulations médiatiques et groupusculaires. Notre but est de tout changer dans ce pays et de nous en donner les moyens sans régresser dans les impasses politiques et organisationnelles qui ont détruit successivement le Parti communiste comme le Parti socialiste et paralysent EELV... dans quels objectifs ? Servir les ambitions personnelles[7][9} ?)

 

 

-  Arrêtez donc de dresser les militants les uns contre les autres sur ce sujet 
Et ne me faites pas dire ce que je n'ai pas écrit : ce n'est pas un sujet futile, loin de là, c'est sérieux. Mais c'est tranché - semble-t-il démocratiquement - par le groupe parlementaire. Inutile d'en rajouter sans cesse !

 

 

👍 Et pour conclure...

" Un grand merci a toutes celles et ceux qui loin des querelles mesquines ou purement politiciennes continuent par leur présence a agir sur le terrain pour servir une cause humaine.

  • Oui l'urgence reste sociale ,climatique ,démocratique.
  • Oui l'urgence est et restera que nous soyons unis contre ce fléau, le capitalisme au service de la finance. " par Philippe Juraver

 

 

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-  (N.D.L.R.) Tiens, au fait, la confidentialité judiciaire : pourquoi personne n'en parle... alors qu'indépendamment des faits reconnus par Adrien, tout est parti de là, et devrait être l'exigence politique fédératrice des insoumis à l'encontre de Gérard Darmanin qui cautionne... au lieu de se diviser

  • Le fait que déposer une main courante dans un commissariat, ce qui est sensé être confidentiel.... se retrouve dans la presse... ne dérange personne ?
  • Le fait que des policiers communiquent à la presse de contenu d'une main courante ne dérange personne ?
Quelle est la différence entre une main courante et une plainte simple?

 

🔴 Et après on dit aux femmes de signaler les atteintes dont elles sont victimes.... Comment peuvent-elles faire confiance à la police si leur dépôt de main courante peut être publié dans les médias et sur les réseaux sociaux ?

 

Une main courante relève du secret professionnel " Confidentielle. En cas de plainte simple, seul le Procureur  aura connaissance des faits dénoncés. En cas de main courante, vous serez libre de choisir les personnes à qui vous souhaitez la communiquer. Dans les deux cas, votre dossier sera couvert par le secret professionnel.[6] " 

 

Le cabinet du ministre de l’Intérieur a confirmé que Gérald Darmanin (Ministre de l'intérieur) a déposé une plainte pour diffamation à l'encontre d'Adrien Quatennens[8] qui avait affirmé « Plusieurs sources concordantes me disent que cela a été directement orchestré depuis le ministère de l’Intérieur. Je ne suis pas en mesure de l’affirmer moi-même aujourd’hui. »... permettra t-elle de faire la clarté sur le non respect des règles de confidentialité de la police ? C'est plus que souhaitable, c'est une nécessité !

 

👉 Se mobiliser pour imposer les respect des règles déontologiques de la police, la réformer de fond en comble... Voilà ce qui devrait être mobilisateur et fédérateur des insoumis et potentiellement de la gauche sur cette affaire !

 

Notes :

[0JE RADIE LES DÉPUTÉS LFI PENDANT 4 MOIS (au moins)

[1Inacceptable ! Fabien Roussel accable Adrien Quatennens

[2] « J’assume d’avoir de l’ambition » : Clémentine Autain, tournée vers 2027

[3] 13 décembre 2022 : Nous avons pris connaissance ce jour de la condamnation d’Adrien Quatennens.

[4] LA VOIX DU NORD " Adrien Quatennens : sa première interview après trois mois de silence "

[5] Adrien Quatennens, député du Nord, était ce jeudi 15 décembre 2022 interviewé par Bruce Toussaint sur BFMTV.

[6Quelle est la différence entre une main courante et une plainte simple ?

[7Clémentine Autain, députée de Seine-Saint-Denis : « Nous avons un problème de démocratie à LFI »

[8] Adrien Quatennens : la plainte de Gérald Darmanin pour diffamation a été déposée

[9] Clémentine Autain, l'insoumise solitaire qui lorgne la présidentielle 2027

 

Pour en savoir plus :

- 18 septembre 2022 : Adrien Quatennens a annoncé ce jour sa mise en retrait de ses fonctions de coordinateur de la France insoumise.

Adrien Quatennens : " ...on a jeté cet homme aux chiens... "

Clémentine Autain, tellement plus mesurée quand il s'agissait de l'affaire Strauss-Kahn !

- ADRIEN ET NOUS, FACE À NOUS-MÊMES PAR LAURENCE DUDEK : " Frapper un homme à terre quand il demande pardon, comment appelez-vous cela ? "

Me Julia Courvoisier plaide pour le droit inaliénable de se défendre quand on est accusé, y compris dans les médias. Et aussi pour le droit à la réinsertion, que le tribunal médiatique lui refuse.

- Adrien Quatennens exclu du Parti de gauche

 

Meeting de Saint-Etienne du 16 décembre 2022

Meeting de Saint-Etienne du 16 décembre 2022

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25 novembre 2022 5 25 /11 /novembre /2022 19:09
Quelques amendements d'obstruction
Quelques amendements d'obstruction
Quelques amendements d'obstruction
Quelques amendements d'obstruction
Quelques amendements d'obstruction
Quelques amendements d'obstruction

Quelques amendements d'obstruction

Pour la 1ère fois de la 5ème République, un gouvernement s'est donc rendu coupable d'obstruction dans la niche d'un groupe parlementaire d'opposition.

 

L'objectif : empêcher l'adoption d'un loi qui ne lui convenait pas. C'est un véritable coup de force antidémocratique !

 

Mais comme l'a dit Caroline Fiat : nous ne vous lâcherons pas !

 

Les insoumis ont démontré leur utilité nationale et leur capacité propositionnelle. Les insoumis ont su marquer dans l’opinion leur journée de niche ce qui est une satisfaction pour leur travail parlementaire. Hormis les fanatiques, les observateurs savent quelle maitrise et quelle cohésion politiques ont été déployées. Ensuite, un succès considérable a été remporté. Celui sur l’IVG. Un succès parce qu’il parle à toute la société. Parce qu’il inscrit la France dans une bataille mondiale sur le droit des femmes à disposer de leur corps. Et l’ouverture du débat sur l’interdiction de la corrida fonctionne comme un compte à rebours désormais engagé avant l’interdiction effective. Enfin, sur le plan plus modeste de l’action purement politique, parce que la macronie ressort une fois de plus en lambeaux de l’épisode. Elle a manifesté des connivences d’enthousiasme et d’applaudissements avec le RN sur la corrida avant de s’enfoncer dans le mépris que lui voue désormais tous les élus des outre-mer. 

Enfin, pour nous combattre, la macronie a franchi des caps inconnus. C’est ainsi la première fois qu’un gouvernement organise et participe par ses ministre à de l’obstruction parlementaire contre une niche législative de l’opposition. L’obstruction irresponsable a pris des proportions inouïes. Au total, il s’agit de 2 000 amendements et sous-amendements déposés sur l’ensemble de nos textes en séance. En direct ce sont 1 824 amendements déposés contre les 3 textes discutés : IVG : 671, Corrida : 836, Réintégration des soignants : 317. S’ils avaient été tous traités sans que nous retirions corrida il y en avait pour 60 heures de débat – à une vitesse modérée. C’est-à-dire 2 jours et demi sans dormir. La macronie c’est ça[0] !

 

 

Sources : Manuel Bompard |

-  La séance du Jeudi 24 octobre à l'Assemblée Nationale fait l'actualité de la journée.

Ici ou là, on dénonce l'ambiance électrique des débats pour jeter à nouveau le discrédit sur les parlementaires. Mais en réalité, que s'est-il passé ?
L'organisation des débats prévoit ce que l'on appelle des niches parlementaires[1]. Dans ce cadre, chaque groupe dispose d'une journée dans l'année pour inscrire à l'ordre du jour les propositions de loi de son choix. Ce jeudi 24 novembre, c'était le tour de la France Insoumise. 

 

Chaque groupe peut inscrire autant de textes qu'il souhaite à l'ordre du jour. Mais les débats commencent à 9H et s'arrêtent quoi qu'il arrive à minuit. A cette heure là, si un texte n'a pas été voté, il ne peut pas être approuvé par les députés.

 

 

-  Ce jeudi, 24 novembre, nous avions choisi d'inscrire plusieurs textes à l'ordre du jour

Le groupe LFI présentera 12 propositions de loi et de résolution : création d'une commission d'enquête sur les liens #Macron et #Uber, hausse du SMIC, inscription de l'IVG dans la constitution, fin de la corrida, réintégration des soignants suspendus, etc[2] ...

 

Mercredi soir, nous avons remarqué que les groupes #LREM, #LR et #RN avaient déposé un très grand nombre d'amendements sur nos textes, pour nous empêcher de pouvoir notamment faire voter notre loi sur l'IVG et sur la corrida.

 

Comme le règlement le permet, nous avons donc décidé de retirer nos deux premiers textes (Pour une commission d’enquête UberFiles ; Pour l’augmentation du SMIC à 1600€ net )pour commencer directement par le débat sur l'IVG. Nous avions par ailleurs déposé un amendement de réécriture sur ce texte pour faire tomber de nombreux amendements d'obstruction.

 

 

-  Cela a parfaitement fonctionné.

#IVG dans la Constitution : Aujourd’hui la France parle au monde.

Ainsi, nous avons réussi à faire voter par l'Assemblée Nationale l'inscription de l'IVG dans la Constitution.

 

C'est une victoire historique : la France peut être le 1er pays dans le monde à garantir constitutionnellement le droit à l'avortement !

 

Proposition de loi pour abolir la corrida[3]

Nous avons ensuite demandé le retrait des amendements d'obstruction loufoques déposés par des députés #LREM, #LR et #RN sur la corrida afin de permettre le débat. Mais ceux-ci ont refusé et n'ont pas voulu retirer un seul de ces amendements. (Plus de 800 amendements ont été déposés[4il est impossible d'arriver au vote dans les délais impartis).

 

Interdiction de la corrida: le député LFI Aymeric Caron dénonce "l'obstruction parlementaire" et retire son texte

Nous avons donc été obligé de retirer ce texte la mort dans l'âme[4bis]. C'est un crève-coeur. Car nos camarades, et notamment le rapporteur Aymeric Caron, avaient beaucoup travaillé sur ce sujet. De nombreuses associations et citoyens attendaient ce moment avec impatience.

 

 

-  Avec le retrait contraint de ce texte, la proposition de loi sur la réintégration des personnels soignants[5] suspendus pendant la crise sanitaire s'est ouvert vers 17H30.

Il n'y avait que 20 amendements sur ce texte, soit environ 2 à 3 heures de débat avec les explications de vote.

 

Le débat a commencé dans des bonnes conditions. Vers 19H50, nous avons examiné un amendement de suppression déposé par un député #LREM et un député #LR. Ces amendements ont été largement battus : cela voulait donc dire qu'une majorité des députés soutenaient notre proposition.

 

A 20H, c'était la pause des débats. Lors de la reprise à 21H30, 200 nouveaux amendements avaient été déposé par les macronistes. Il s'agissait de purs amendements d'obstruction, remplaçant " personne " par " personnel " ou " n'exerçant " par " qui n'exercent "[6].

  • Mais il y'avait un problème.
    • Un député ne peut pas ajouter un " amendement " pendant l'examen d'un texte, mais seulement un " sous-amendement ". Or pour déposer leurs 200 sous-amendements, les macronistes s'étaient appuyé sur un amendement déposé par un député #LR absent à la reprise.
    • Par conséquent, son amendement ne pouvait pas être examiné et les sous-amendements d'obstruction allaient tomber immédiatement. Nous allions donc pouvoir aller jusqu'au bout et voter cette loi !


 
- Mais c'était sans compter sur le déni total de démocratie du gouvernement.
Car si un député ne peut pas ajouter un amendement en séance, le gouvernement dispose lui du pouvoir de le faire. Il gagna donc du temps avec des interventions interminables du ministre, des rappels au règlement et des interruptions de séance à répétition.

 

« Vous pouvez sourire, mais vous saurez quelque chose : tel le roseau, je plie mais je ne romps pas ! »
Caroline FIAT, députée France insoumise #Nupes

Puis, le gouvernement déposa un amendement identique à celui du député #LR non présent. Il récupéra donc les sous-amendements des députés #LREM qui sinon allaient disparaitre.

A 22H, il restait donc 200 amendements à examiner et il n'était plus possible de finir dans les temps.

 

 


- Pour la 1ère fois de la 5ème République, un gouvernement s'est donc rendu coupable d'obstruction dans la niche d'un groupe parlementaire d'opposition.

L'objectif : empêcher l'adoption d'un loi qui ne lui convenait pas. C'est un véritable coup de force antidémocratique !

 

  • Certains nous opposent une obstruction de notre part sur les retraites. Cela n'a rien à voir. Car le gouvernement, lui, peut prolonger des débats dans la nuit ou ouvrir de nouvelles journées sur un texte. L'obstruction fait alors durer le débat mais elle n'empêche pas l'adoption.
  • D'autres nous disent que ce texte n'est pas acceptable et qu'il ne fallait pas l'adopter. Ce n'est pas le sujet. Car s'ils ont le droit de le penser, ils sont minoritaires à le croire. C'est l'Assemblée Nationale, dans sa majorité, qui décide si un texte est acceptable ou non !
  • D'autres enfin cherchent à faire diversion en dénonçant telle ou telle parole prononcée dans l'hémicycle. Voilà par exemple que l'on cherche des noises au député guadéloupéen du groupe LIOT Olivier Serva car il a demandé de se taire à un député macroniste qui ne cessait de l'invectiver.

 

 

- Il y'avait en effet de la tension et de la colère hier soir à l'Assemblée Nationale.

Comment s'en étonner quand des députés ont fait 10 ou 20 heures de vol pour venir voter et que le gouvernement leur empêche de le faire (députés Outre-mer et Territoires (LIOT)) ? Comment leur reprocher face à un tel passage en force ?

 

Pour notre part, nous continuerons de déposer les textes de loi qui nous semblent nécessaire pour faire avancer notre pays. Nous sommes fiers d'être le groupe à l'origine de l'inscription de l'IVG dans la constitution !

 

Quand à hausse du SMIC, la fin de la corrida, la réintroduction des soignants suspendus, la garantie d'autonomie pour les jeunes ou la titularisation des AESH, nous regrettons de ne pas avoir pu les débattre.

 

Mais comme l'a dit Caroline Fiat : nous ne vous lâcherons pas !... Mathilde Panot, interpelles la présidente de l'Assemblée Nationale par courrier[7] !

 

 

-  Mathilde Panot, Présidente du groupe parlementaire France insoumise
L'Assemblée Nationale adopte l'inscription de l'IVG dans la Constitution  : " Je suis très émue de ce vote ce soir. Pour ces femmes qui luttent, partout dans le monde...cette victoire est pour vous ".

 

Niche parlementaire France insoumise 2022 : coup de force gouvernemental pour faire obstruction !
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18 novembre 2022 5 18 /11 /novembre /2022 13:53
Inacceptable ! Fabien Roussel accable Adrien Quatennens

Non au lynchage ! Soutien au député Adrien Quatennens et à sa famille[1] !

 

" Si mon fils avait fait ce que Quatennens a fait à sa femme, je ne lui adresserais plus jamais la parole..." a dit Fabien Roussel[2].

 

Interrogé le 15 novembre sur l’éventuel retour du député LFI Adrien Quatennens à la vie publique, le patron du PCF a indiqué que " si mon fils avait fait ce que Quatennens a fait à sa femme, je ne lui adresserais plus la parole. " Pas plus indulgent la veille, Fabien Roussel a estimé lundi que " chez nous, nous ne proposerions pas à un député qui a avoué avoir giflé son épouse de pouvoir revenir et de faire comme si c’était oublié[3] "

 

 

Sources : Michelle Tirone |

-  Mon pauvre Fabien, tu nous sors une phrase comme on en entendait dans les familles quand, par exemple, une jeune fille revenait enceinte à la maison : " va-t-en ! Tu n'es plus notre fille ! " 
Un vrai père ne tourne pas le dos à son enfant quelle que soit la faute qu'il a commise ou dont il est accusé. Jamais.... Même s'il est accusé du pire et condamné au pire. 


Me vient en tête " Mon père (il m'a sauvé la vie) " un film de José Giovanni qui raconte sa propre histoire. 
Si le père de José Giovanni avait été un père comme celui que tu prétends être, Fabien Roussel, nous n'aurions pas eu des films comme " Le trou ", " Classe tous risques ", " Les grandes gueules ", " Le deuxième souffle ", " Les aventuriers ", " Deux hommes dans la ville " et bien d'autres dont il a été le dialoguiste, le scénariste, le réalisateur ou l'auteur du roman à l'origine du film.

 


-  Mais le père de José Giovanni était un vrai père et quand son fils a été condamné à mort suite à un casse qui avait mal tourné et fait des morts, ce père a dit " je vais me battre ". 
Et pourtant son fils le méprisait, leur relation n'était pas bonne mais ce père avait décidé que son rôle était de se battre pour son fils et il l'a fait. Et José Giovanni a vu sa peine commuée en une peine moins radicale.

 

  • Va donc à la sortie d'une prison, Fabien et vois les familles qui attendent la sortie d'un être qu'elles aiment et qui parfois, est pourtant un assassin.
  • Elles n'ont pas tourné le dos à leur fils, frère, oncle, amour...

Il y a une telle scène dans le film de Giovanni. Tu peux la regarder ici 👇

 

 

-  Un vrai père se bat pour son fils, pour l'aider à surmonter sa faute, à la comprendre, à s'amender, à retrouver sa place dans la société et à marcher à nouveau la tête haute.
C'est ça, ce que fait un père, Fabien Roussel. 


Je n'ai pas connu de père mais si j'avais pu en choisir un, il ne t'aurait pas ressemblé Fabien Roussel
Tes enfants ont entendu ta phrase et quand ils feront une erreur, quand ils auront besoin de soutien dans une épreuve, il y a de fortes chances pour que ce ne soit pas vers toi qu'ils se tournent. 

 

  • A moins que ta phrase ne soit, ce que j'espère, qu'une provocation de plus, adressée plus particulièrement à Jean-Luc Melenchon pour qui Adrien Quatennens est un peu comme un fils.

 

Ta haine de Mélenchon te fait aller jusqu'à dire que tu es prêt à renier tes propres enfants ! ressaisis-toi Fabien Roussel !!

 

 

-  Présentation du film " Mon père (il m'a sauvé la vie) " de José Giovanni avec Bruno Crémer

4 novembre 2015  José Giovanni présente son film Mon père, il m'a sauvé avec l'équipe du film (Bruno Cremer, Vincent Lecoeur, Maria Pitarresi et Charlotte Kady) et Thierry Frémaux à l'Institut Lumière le 27 Octobre 2001.

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13 novembre 2022 7 13 /11 /novembre /2022 21:24
Pour une majorité populaire : renforcer la France insoumise pour gagner !
Pour une majorité populaire : renforcer la France insoumise pour gagner !

La France insoumise n’existe jamais pour elle-même mais toujours pour la mise en mouvement du peuple avec un objectif :  « se réorganiser pour aller chercher ceux qui manquent »[1] !

 

Entré dans une phase de réorganisation : notre ambition est la pérennité d’un très grand mouvement collectif dans lequel nous saurons une fois de plus nous dépasser comme nous l’avons fait déjà tant fois en si peu d’années[2]

 

 

Six mois après une élection par défaut et par contrainte, Emmanuel Macron semble déjà à bout de souffle. La victoire de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (NUPES) au premier tour des élections législatives a débouché sur l’absence de majorité pour le président de la République et son gouvernement. D’ailleurs, la première ministre s’est dérobée au vote de confiance et gouverne depuis à coup de 49.3 pour imposer son projet.

Christian Rodriguez a un message à faire passer à tous les insoumis[3] : « Les relations fortes entre nous tous, c’est le plus précieux. Ce qui nous unit, ce n’est pas seulement une candidature, une élection. Ce qui nous unit, c’est la lutte. La France insoumise, l’Insoumission, ça permet de faire avancer la lutte. Il ne faut pas lâcher. On perd, on revient, on remonte la montagne. C’est un éternel engagement. Que faire d’autre ? Je te disais que j’allais mourir à 18 ans. J’ai la force pour me battre jusqu’au bout. Je ne vois pas d’autre horizon que la lutte. On se bat, on échoue, on se bat, on échoue, jusqu’à la victoire ! ».

 

 

 PREMIER ARTICLE SUR LA CONSTRUCTION DU MOUVEMENT INSOUMIS ICI 👉 : " NI PARTI NI AVANT GARDE, LE MOUVEMENT INSOUMIS "

 

 

SECOND ARTICLE ICI

👉 : LE MOUVEMENT FRANCE INSOUMISE ET SON MODE D'ENRACINEMENT

🖍Dans le second article, Jean-Luc Mélenchon traite de la forme du Mouvement en relation avec son fondement théorique dans la thèse de l’Ere du peuple[9]. Où l’on trouve l’explication du mot « gazeux » à propos du Mouvement.

 

 

 

 

Sources : La France insoumise | mis à jour le 26/08/2023

 

TROISIÈME ARTICLE : VOICI LA NOUVELLE ORGANISATION DU MOUVEMENT PROPOSÉE ET VALIDÉE PAR L'ASSEMBLÉE REPRÉSENTATIVE DU 10 DÉCEMBRE 2022

 

- Emmanuel Macron se révèle donc incapable de faire face à l’explosion des prix, à l’augmentation de la pauvreté et de la précarité, et à l’aggravation de la crise climatique.

Il ne reste au pouvoir qu’en utilisant les pires instruments d’une 5ème République aujourd’hui à bout de souffle. Pire encore, il veut reporter l’âge de départ à la retraite à 65 ans, une mesure inacceptable qui pénalisera en premier lieu les catégories populaires. Construire et faire gagner une majorité populaire est un objectif toujours plus nécessaire !

 

 

- Le mouvement de la France insoumise est né en 2016 pour soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon et son programme l’Avenir en commun[4] à l’élection présidentielle de 2017.

Le résultat inédit réalisé à cette occasion s’est traduit par l’élection d’un groupe de 17 député·es à l’Assemblée nationale qui a jeté les bases d’une véritable alternative à la politique d’Emmanuel Macron. Depuis lors, dans les institutions comme dans la rue, la France insoumise a été de toutes les batailles et de tous les combats. Elle a enrichi considérablement son programme, l’Avenir en commun, en y intégrant le travail réalisé par les associations, les ONGs, les organisations syndicales ou les collectifs citoyens tout comme celui réalisé par nos parlementaires. Ce travail conséquent nous a permis de réaliser un résultat historique en 2022 et de construire la Nouvelle Union populaire écologique et sociales (NUPES) : 22% des voix pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle et 75 député·es de la France insoumise élu·es au sein de la NUPES.

 

 

- Ce résultat est le fruit d’une stratégie claire et partagée de rassemblement de notre peuple dans l’action et dans le vote, autour d’un programme en rupture avec le système capitaliste.

Notre objectif, qui est plus que jamais à portée de luttes et de voix, reste le même : faire gagner une majorité populaire pour transformer la vie de millions de gens. Nous devons donc franchir une nouvelle étape du déploiement de notre mouvement.

 

 

- Ce document (plan de travail pour renforcer la France insoumise pour gagner !) est le résultat d’un processus engagé au moment des AMFIS d’été à travers plusieurs ateliers organisés sur l’avenir de la France insoumise.

Ce processus a été conduit par la Coordination des espaces de la France insoumise qui s’est réunie à 20 reprises depuis juillet pour une durée totale d’environ 50 heures. Il a été alimenté par des contributions des membres des différents espaces de la France insoumise, du réseau des élu·es locaux·ales et par un atelier organisé lors du séminaire de rentrée de l’intergroupe parlementaire (Assemblée nationale et Parlement européen) des 22 et 23 septembre.

 

🔴 Il a permis d’aboutir sur un plan de travail en 17 points regroupés autour de quatre axes principaux (cliquez ICI pour voir le détail des 17 points de la partie 1).

 

Pour une majorité populaire : renforcer la France insoumise pour gagner !
Pour une majorité populaire : renforcer la France insoumise pour gagner !
Pour une majorité populaire : renforcer la France insoumise pour gagner !
Pour une majorité populaire : renforcer la France insoumise pour gagner !

 

- Ce plan de travail sera enrichi et précisé lors d’une Assemblée représentative du mouvement, prévue le samedi 10 décembre prochain

 

🔴 Elle travaillera à la mise en œuvre et à l’enrichissement des différents axes de travail et installera pour un an, à partir des pôles nationaux, la nouvelle Coordination des espaces du mouvement. (cliquez ICI pour voir le détail de la partie 2).

 

Il sera mis en œuvre dans les prochaines semaines et dans les prochains mois. Chaque point sera précisé et annoncé à l’ensemble des insoumis·es au moment de sa mise en place.

 

La Coordination des espaces se réunit de manière hebdomadaire. Sa composition est paritaire. Peuvent en être membres les personnes qui militent au sein de la France insoumise, prennent en charge un des pôles nationaux du mouvement et ne sont ni salarié·e du mouvement, ni collaborateur·rice d’élu·e. Les élu·es qui sont à jour de leurs cotisations et les parlementaires qui reversent l’intégralité du financement public au mouvement peuvent également en être membres.

 

La présence y est obligatoire :

  • tout espace non représenté lors de deux réunions successives devra modifier ses représentant·es au sein de la Coordination des espaces ;
  • et toute personne non présente lors de trois réunions successives pourra être remplacée.

La Coordination des espaces sera renouvelée chaque année sur la base d’un rapport d’activité de chacun des espaces du mouvement.

 

Par la suite, la France insoumise se réunira au moins deux fois par an en Assemblée représentative. Elle regroupe les membres de la Coordination des espaces, un binôme paritaire en charge de l’animation de chaque pôle du mouvement, ainsi qu’un·e insoumis·e tiré·e au sort parmi les animateur·rices de groupes d’action certifiés de chaque département, des outre-mer et des français·es de l’étranger. Sa composition est paritaire : les départements sont représentés alternativement par une femme et par un homme. L’Assemblée représentative fait le lien entre la Coordination des espaces et les groupes d’action du mouvement.

 

 

- Voici la nouvelle organisation du mouvement proposée et validée par l'Assemblée Représentative du 10 décembre 2022[5]

  • La coordination des espaces assure la réalisation de nos campagnes, actions et événements.
  • Le conseil politique est l’espace d’échanges sur les orientations stratégiques et les campagnes du mouvement.

 

Pour une majorité populaire : renforcer la France insoumise pour gagner !
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- Pour une majorité populaire[5] !

  • Découvrez la nouvelle stratégie de la France insoumise sur ces visuels :
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- Analyse de Jean-Luc Mélenchon... " On change pour que ça change "
Ce que j'en retiens :

  • " ...Surtout, il faut savoir ménager le seul outil dont nous disposons... Notre mouvement appartient d’abord à la cause qu’il sert... LE PEUPLE !
  • L’organisation reste centrée sur des objectifs d’action et de conquête de secteurs nouveaux de la population et des territoires.
  • Tout le monde a sa place sur le pont de combat. "

 

📌 J'en conclus que, la France insoumise n'est pas au service d'une mêlée confuse d’ambitions présidentielles... mais toujours pour la mise en mouvement du peuple avec un objectif :  « se réorganiser pour aller chercher ceux qui manquent » et GAGNER !

 

On change pour que ça change

 

 

- Un certain nombre de choses ont été dites qui ne correspondent pas à la réalité
Manuel Bompard revient sur les critiques contre la nouvelle organisation de la France insoumise, et
explique le nouveau processus de travail.

 

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4 novembre 2022 5 04 /11 /novembre /2022 19:06
Jean-Luc Mélenchon : " Le mouvement France insoumise et son mode d’enracinement "

Les principes fondamentaux de la France insoumise[0]...

 

La France insoumise, un mouvement « gazeux » pour décrire la forme qui s’impose quand la « température » s’accroit par l’action populaire.

 

 

Je prolonge ici le fil des informations que je crois utile de donner sur la construction du Mouvement Insoumis.
C’est une exception de « la gauche », « radicale » ou pas, telle qu’elle se présente dans le monde. Sa forme, ses résultats et sa stratégie sont sans équivalent. Elle suscite un intérêt et des discussions un peu partout ici et là. Certes en France des articles et livres sporadiques (et très peu lus) se contentent d’en faire des caricatures absurdes et insultantes. Mais quelques exceptions ont aussi voulu comprendre le mécanisme en place chez les Insoumis autant sur le plan programmatique qu’organisationnel. Il arrive même que certains envisagent mon rôle personnel autrement que comme la caricature d’un gourou ou d’un nouveau Mao ou Jésus Christ comme l’a fait « Le Monde » ou « Maximilien Illich Mélenchon » comme l’a proposé «  Le Figaro » dans une contraction des prénoms de Robespierre et de Lénine. Je précise que je ne leur en veux nullement. Je trouve normal que ces journaux expriment la profondeur de leur pensée à la hauteur de celle qu’ils pensent être celle de leurs lecteurs. Ils les connaissent mieux que moi.

Ceci est donc la troisième partie de ce que je voulais communiquer sur ce sujet. Je pense en faire bientôt une de ces petites brochures qui peuvent être utiles a ceux qui militent dans nos rangs pour faire connaitre et aider à comprendre ce que nous essayons de faire.

 

 PREMIER ARTICLE SUR LA CONSTRUCTION DU MOUVEMENT INSOUMIS ICI 👉 : " NI PARTI NI AVANT GARDE, LE MOUVEMENT INSOUMIS "

 

 

Sources : Jean-Luc Mélenchon | mis à jour le 18/11/2022

 SECOND ARTICLE : LE MOUVEMENT ET SON MODE D'ENRACINEMENT

- Quel est le rapport entre la forme du mouvement et son projet politique ?
Je le résume à ma manière. C’est celle de l’un de ses fondateurs et non le moindre. La théorie de l’ère du peuple[1] et de la révolution citoyenne[2] postule que le peuple est le nouvel acteur de l’histoire à l’âge de l’anthropocène[3] et des huit milliards d’humains. Elle identifie ce peuple en trois formes (ce n’est pas la nomenclature de la géographie) :

  • le peuplement (le nombre des gens) ;
  • la population (les relations sociales qui les organisent) ;
  • et le peuple (moment où ils s’instituent et se constituent politiquement).

 

 

- Trois états d’une même réalité ?
Oui comme par exemple c’est le cas de l’eau. C’est à la fois un liquide, un solide, ou un gaz selon sa température tout en restant la même matière. De là le mot « gazeux » pour décrire la forme qui s’impose quand la « température » s’accroit par l’action populaire. Les processus de révolutions citoyennes dans le monde montrent partout sans exception le déroulement d’un processus en trois phases également :

  • instituante (« nous, le peuple nous demandons ceci ou cela ») ;
  • destituante (« qu’ils s’en aillent tous ») ;
  • et constituante (« il faut désormais faire comme ceci ou cela »).

De la population et des problèmes de son existence matérielle vient l’émergence du peuple politique.

 

 

- Le mouvement de la France insoumise est l’interface entre les deux états.

  • Il est éclaireur (des possibles) et déclencheur (d’actions) ;
  • Il ne vise pas à construire une avant-garde révolutionnaire mais à rendre possible par tous les moyens de la démocratie l’émergence d’un peuple lui-même révolutionnaire.

Sur le plan concret, le Mouvement se présente sous la forme d’une interface dans un continuum.

  • Ses élus sont la pointe avancée du processus de politisation du peuple ;
  • Ses candidats en sont le maillon immédiatement précédent ;
  • et ses groupes d’action la première forme d’expression populaire.

Nous avons donc pour structure de base les groupes d’action dont la composition est à la discrétion de ceux qui les forment. Eux sont les éclaireurs et les déclencheurs. Quant à la forme de représentation politique populaire préfigurant les assemblées citoyennes de quartier, nous les organisons à partir des circonscriptions ou nos députés sont élus ou bien où nos candidats même battus ont recueilli les suffrages populaires. Ce schéma a été adopté cet été au cours de nos AMFIS d’été et la première réunion de ce type s’y est tenue.

 

D’un côté il y a donc :

  • trois cent cinquante mille membres inscrits ayant parrainé notre programme et nos candidats. Ils définissent leur niveau d’engagement personnel de la simple lecture des circulaires internes à l’inscription dans un groupe d’action certifié ;
  • De l’autre, une représentation des millions de suffrages recueillis par les candidats réunis en assemblée populaire de circonscription. Entre les deux, les assemblées autour des candidats ou des Groupes d’action.

 


- Tout cela est continuellement en chantier.
Tout évolue au fur et à mesure des expériences vécues. En ce moment nous vivons une phase de réorganisation. En effet, nous vivons un nouveau choc de croissance assez désarticulant quand tant de cadres du siège central et des régions sont devenus députés. La création du groupe parlementaire à 75 est en effet par nécessité un processus qui prend du temps. Passer d’une addition d’individus qui souvent ne se connaissaient pas avant cela à une organisation cohérente n’est pas une affaire qui se règle d’un claquement de doigts comme dans une rédaction autoritaire. Il y faut beaucoup de fraternité et de bienveillance.

  • D’autant que le groupe n’est pas le Mouvement et ne peut plus être sa direction de court terme. Trop nombreux à 75 et trop occupés à organiser collectivement en deux heures et demie chaque semaine l’activité parlementaire.
  • D’autant plus encore que tous les membres du groupe ne sont pas des Insoumis.
    Certains appartiennent pour le reste à des partis autonomes et indépendants comme le Parti ouvrier indépendant (POI) de Jérôme Legavre, le Parti de Gauche, le parti réunionnais de Jean-Hugues Ratenon ou le parti de la Révolution écologique pour le vivant d’Aymeric Caron. Sans oublier « Picardie Debout » de François Ruffin qui a déposé depuis fin juillet un nouveau parti. D’autres constituent des groupes parallèles tandis que leurs membres animent des groupes d’action fondus dans le mouvement sans affichage comme les « communistes insoumis » (trois députés), « ensemble insoumis » (quatre députés). Certains n’avaient aucune appartenance en arrivant, pas même au Mouvement Insoumis.

 

 

- C’est toute cette diversité que le Mouvement fait vivre ensemble depuis désormais six ans soit à l’Assemblée soit dans le pays soit aux deux.
Et ça fonctionne...
Avec 17 députés issus de cinq partis sans majorité dans le groupe, je n’ai pas vu un seul vote divergent à l’Assemblée en cinq ans. La méthode a donc fait ses preuves pour garantir liberté et unité sans déchirements. Le seul impératif qui ne pardonne pas chez les insoumis, c’est de ne pas faire réellement le boulot pour lequel on a un titre de responsabilité. Ou pire : de le faire sans le souci du collectif. Evidemment il faut faire preuve d’esprit positif, de tolérance mutuelle à l’égard des « caractères » car la pâte humaine insoumise est assez évidemment faite de rébellion et de caractères offensifs… Et alors ? La preuve de la valeur du mouvement, ce sont ses résultats.

 

  • Les évolutions du mouvement[4] proposés à la validation des insoumis·es par la dernière Assemblée représentative ont été adoptées le 8 juillet 2019[5]. L’organigramme qui en résulte[6} est en évolution permanente et différentes pages et fonctionnalités complémentaires ont été ajoutées au fur et à mesure de leur constitution.

 

 

- Nous irons plus loin dans les voies de l’innovation et de la perpétuelle remise en cause de nos méthodes.
Mais pas pour céder aux injonctions médiatiques. Par sens des responsabilités.

  • Nous sommes désormais la grande et première force de gauche. Nous sommes une des rares exceptions à l’effondrement général de la gauche en Europe.
  • En France, les partis de gauche traditionnels se sont effondrés en dessous de la barre des 5% aux présidentielles.

Nous devons assumer notre rôle. Ni une secte, ni un terrain de jeu, ni une avant-garde, ni un de ces partis enfermés dans le dialogue interne et voués aux manipulations médiatiques et groupusculaires. Notre but est de tout changer dans ce pays et de nous en donner les moyens sans régresser dans les impasses politiques et organisationnelles qui ont détruit successivement le Parti communiste comme le Parti socialiste et paralysent EELV.

 

🖍Entré dans une phase de réorganisation, notre ambition est la pérennité d’un très grand mouvement collectif dans lequel nous saurons une fois de plus nous dépasser comme nous l’avons fait déjà tant fois en si peu d’années.

 

 

POUR UNE MAJORITÉ POPULAIRE Renforcer la France insoumise pour gagner !

 

 

TROISIÈME ARTICLE ICI 👉 : VOICI LA NOUVELLE ORGANISATION DU MOUVEMENT PROPOSÉE ET VALIDÉE PAR L'ASSEMBLÉE REPRÉSENTATIVE DU 10 DÉCEMBRE 2022

🖍La France insoumise n’existe jamais pour elle-même mais toujours pour la mise en mouvement du peuple avec un objectif :  « se réorganiser pour aller chercher ceux qui manquent ».

 

 

Notes :
[0] Les principes de la France insoumise

[1Jean-Luc Mélenchon travaille depuis plusieurs années à l’élaboration d’une théorie universelle correspondant au retour du Peuple sur la scène politique au 21ème siècle. Cette théorie n’est pas encore achevée : Jean-Luc Mélenchon l’enrichit et l’ajuste depuis plus de 7 ans. Régulièrement, il la présente en conférences (Mexique, Espagne récemment) et partage ses réflexions avec les intellectuels et penseurs qu’il rencontre : L’ère du peuple " : sortie de la version 2016 de poche

[2] Révolution citoyenne ?

[3L'Anthropocène est une nouvelle époque géologique qui se caractérise par l'avènement des hommes comme principale force de changement sur Terre, surpassant les forces géophysiques.

[4] « La France insoumise, un mouvement évolutif »

[5] L’Assemblée représentative de la France insoumise se déroulait les Samedi 22 et dimanche 23 juin 2019

[6] La France insoumise, comment ça marche ?

 

Pour en savoir plus :

- Jean-Luc Mélenchon : " Contre la minorité gouvernementale... pour un nouveau Front populaire ! "

Jean-Luc Mélenchon : " ...La stratégie de la conflictualité part de l’idée que c’est par le conflit que l’on découvre un autre aspect de la réalité et donc la nécessité de l’alternative. Elle est productrice de conscience. Mais personne n’a dit que la production de conscience devrait déboucher sur la violence révolutionnaire. Elle doit déboucher sur de la radicalité politique, ce qui n’est pas synonyme de violence révolutionnaire. C’est pourquoi le cœur de ma stratégie, celle de la révolution citoyenne, c’est le processus constituant. Au sens ultra traditionnel, c’est-à-dire le peuple s’auto-constitue en faisant une assemblée constituante. Alors ça ne marche pas toujours génialement. Mais pour moi, il n’y a pas de stratégie alternative... "

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26 octobre 2022 3 26 /10 /octobre /2022 17:36
Jean-Luc Mélenchon :  " Ni parti ni avant-garde, le mouvement insoumis "

Comment les choses se passent réellement chez les insoumis ?

 

Un Mouvement et non un parti,... le modèle des « courants » n’en est pas un pour nous.

 

 

Jean-Luc Mélenchon : ici je traite du Mouvement « La France insoumise[1] ».
Ma formule sur le caractère « gazeux » du Mouvement dont j’ai parlé il y a quatre ans dans une interview revient sans cesse. Et quelques commentateurs en déduisent des conclusions conformes à leur propre engagement politique hostile aux insoumis.
Le mieux donc est de fournir les données pour expliquer comment les choses se passent réellement chez les Insoumis.
Ainsi chacun pourra se faire sa propre idée. Sur nous et autant sur l’honnêteté intellectuelle des campagnes de dénigrements permanents dont nous faisons l’objet.

 

 

Sources : Ni parti ni avant-garde, le mouvement insoumis par Jean-Luc Mélenchon | mis à jour le 01/11/2022

 PREMIER ARTICLE SUR LA CONSTRUCTION DU MOUVEMENT INOUMIS
- Le mouvement insoumis est une construction sans précédent en France.
En Europe, il est unique. Il est beaucoup regardé dans la « gauche radicale » des divers continents. En effet, son fonctionnement ne correspond à rien de connu jusque-là. Après des années d’articles, colloques et tribunes verbeuses sur la nécessité de « dépassement de la forme parti », quand un exemple concret se présente peut-être faut-il d’abord l’observer sans trop d’idées préconçues. Nos résultats en moins de dix ans devraient le suggérer au lieu d’en rester aux absurdités répétées à notre encontre en général et au mien en particulier. Mais pour être bien compris j’ai besoin d’abord de faire constater à nos lecteurs le niveau des affabulations colportées à notre sujet.

 


- « Chez les verts, au PS, les militants sont appelés à voter pour choisir leur numéro 1. Pas chez vous, pourquoi ? ”
Ainsi m’agresse dès sa première question Astrid de Villaines du Huffingtonpost, dans l’émission « Dimanche en Politique » devant près d’un million de téléspectateurs. C’est faux ! Mais elle s’en moque. Les faits, quelle importance ? La légende est servie. Ce n’est pas le seul cas loin de là. Dans « Le Monde » c’est le dénigrement permanent sur ce sujet en plus de l’open bar à qui veut dire du mal des Insoumis et/ou de moi. Le plus souvent c’est à coup de témoins qui « préfèrent garder l’anonymat ». Pourquoi seraient-ils anonymes ? Quels risques courent-ils ?


📌 La réalité occultée à notre sujet est à l’inverse de ce qui est rabâché.
Commençons par le plus simple. Pas élus nos responsables ? C’est l’inverse : tous sont élus. Tous et toutes. Sans exception.

  • La présidente du groupe et tout le bureau du groupe à l’Assemblée nationale ont été élus par les députés du groupe. Le bureau se réunit chaque lundi et le groupe chaque mardi.
    • Ils définissent eux-mêmes leur stratégie et contenu par consensus, tirage au sort et parfois par vote ;
    • Même situation au Parlement européen pour les deux présidentes de la délégation française insoumise et du groupe international européen « Gauche Unie[2] » ;
    • Idem pour le « coordinateur » élu par la coordination des « espaces » (secteurs d’action) du mouvement. Leurs représentants sont eux-mêmes élus dans ces « espaces ». Cette coordination se réunit toutes les semaines. Ses décisions sont appliquées sans autre filtre ;
    • Le personnel du siège, les organes d’expression du mouvement sont réunis une fois par semaine pour des bilans de séquence ;
    • La fédération d’élus insoumis et apparentés élit son bureau national. Toutes les directions de secteur du Mouvement sont en doublon mixte (femme/homme). Les votes se font sur candidatures ou proposition des uns ou des autres. Le critère ? Être « connu·e et reconnu·e » comme actif. C’est-à-dire faisant « le boulot » et surtout « travaillant en collectif ». C’est pourquoi parfois l’élection n’est pas le seul moyen d’avoir des responsabilités au mouvement insoumis. Se proposer pour prendre en charge une tâche est parfois une voie simple et directe d’accès aux responsabilités. Il a bien fallu faire comme ça au début de notre activité.

🔴 En tous cas, il n’est pas question ici de répartition entre états-majors de courant, ni de factions, ni de club de supporters, ni de vedette frivole, ni de titre ronflant sans engagement personnel ni résultats.


📌 Et le Mouvement dans son ensemble ?
Il tient des Conventions nationales à la cadence d’une tous les deux ans. Ses membres sont en parti élus par le secteurs d’action, et en partie (majoritaire) tirés au sort. De même pour les « Assemblées représentatives » (selon les besoins et les urgences, trois depuis cinq ans) ou les Assemblées représentatives des Groupes d’action dont les membres sont tirés également au sort.

 


- Un Mouvement, comme un Parti, a trois problèmes à régler dans la Cinquième République.
Le programme, la stratégie et les candidatures aux élections.

Normalement, la discussion et la pluralité des avis portent sur ces trois sujets pendant des périodes déterminées. Le harcèlement médiatique a créé un déballage permanent très personnalisé sans règles ni limites rendant impossible toute maturation interne.

  • Le programme :

Au contraire, chez les insoumis le programme fait l’objet d’une actualisation permanente. Un processus sérieux et tranquille depuis 2012 conclut par des votes en lignes. La mise à jour se fait par trois voies.

- D’abord le processus d’amendement au fil des textes de lois, rapports et commissions d’enquête à l’Assemblée nationale.

- Puis par les sessions ouvertes d’amendement en lignes (3000 amendements venus de cette façon à chacune des deux étapes dans l’édition actualisée en 2020 et 2021) et un processus de consultation populaire[4].

- Enfin par le travail de mise au point des « livrets thématiques » au long de l’année.

 

Qui fait mieux ? Plus ouvert ? Plus collectif ?  Plus productif ? Et sans déchirement.

 

  • Voyons la stratégie à présent :

Cette question a été tranchée avec la conclusion de l’accord NUPES. Mais la ligne unitaire avait été mise en échec à trois reprises auparavant d’abord avec l’offre de Front populaire[3] puis ensuite avec le Big Bang au lendemain de l’élection européenne. Le cap fut tenu et atteint dans sa forme la plus claire : adoption d’un programme partagé de 640 mesures de rupture et un accord électoral de candidat unique dès le premier tour.

 

  • Autre sujet qui génère toujours son lot de mécontents (aussitôt médiatiquement encouragés pour divertir le public) : les candidatures aux élections nationales, européennes ou législatives :

✅ Chez les Insoumis, ces candidatures sont établies à partir des listes de propositions remontées du terrain et des groupes d’action ou des propositions de la commission nationale.

- D’abord soumises à des équipes territoriales dont les membres sont aux 2/3 tirés au sort ;

- Elles sont au final tranchées par un comité électoral national. Celui-ci met en application les critères de choix établis par le mouvement (et parfois par la loi) : sociaux professionnels, parité, diversité, âges, etc..

 

Faut-il regretter le résultat ainsi acquis ? Les groupes parlementaires élus ne sont-ils pas plutôt une réussite de variété professionnelle observée par tout le monde ?

 

✅ La candidature à l’élection présidentielle ?
En 2022, les groupes parlementaires se sont réunis. La question a été posée devant eux de savoir qui était candidat. Je fus le seul. J’avais auparavant consulté en ligne (20 000 réponses)[5] sur cette hypothèse (je n’en étais pas convaincu). Puis ma proposition a été acceptée. À l’unanimité. Elle fut ensuite subordonnée au recueil préalable de 150 000 parrainages. Puis une fois ceux-ci acquis il y eut le vote d’une Convention nationale à Reims[6] qui fut également unanime. Ni lutte de clan, ni cliques, ni marchandage.

 

Faut-il le regretter ? Le résultat de 2017 comme celui de 2022 ne montrent-ils pas l’efficacité de ces méthodes ouvertes plutôt qu’aux lamentables primaires auto destructrices pour ceux qui les pratiquent ? Qui fait mieux ? Quel modèle devrions-nous imiter ? Il n’y a en a pas. C’est plutôt nous qui servons de référence pour des tas d’organisations (si nos renseignements sont bons).

 


- Il n’y a pas de « courant » dans le Mouvement Insoumis.
Nous n’en avons pas voulu dès la fondation. Nous n’en voulons toujours pas.

  • On voit chaque jour le résultat du modèle de fonctionnement sur la base des courants : de micro parti dans le parti, s’entredétruisant à longueur de confidences à la presse et réduisant à néant le travail des équipes militantes par des querelles vénéneuses et opaques.
  • Il tourne pour finir à la compétition de simples écuries présidentielles ou à la salle des enchères pour les postes éligibles.
  • La situation actuelle du PS et d’EELV et le pilonnage médiatique qu’ils subissent à cause de cela ne nous fait pas rêver. Dérapages internes et manipulations médiatiques ne sont pas séparables.
  • L’expérience montre comment loin d’être un moyen de démocratie cette pratique est au contraire un obstacle complet au travail collectif. Bien sûr cette façon de faire à une histoire honorable dans le passé. Mais elle correspond à un état de la société et de la « forme parti » qui n’a plus de réalité.
  • Les courants n’existaient autrefois qu’au PS. Ils étaient d’abord d’authentiques passerelles entre le monde salarial et associatif. Un milieu très développé à l’époque, implanté et structuré dans une population qui l’était tout autant. La pluralité de la presse accomplissait alors un travail civique d’animation du débat. Cette époque est révolue en tous points. La société est socialement explosée et la presse est à 90 % dans les 9 mains de gens qui pensent et veulent la même chose[7].

🔴 Nous avons donc fait un autre choix d’organisation en analysant notre époque et l’inadaptation de la « forme parti » face à notre projet politique et à l’état de notre société. 

Et d’abord celui d’être un Mouvement et non un parti.

  • Dans ce cas la seule référence commune « obligatoire » est le programmeTous sont appelés à travailler à son perfectionnement et à sa victoire. A rien d’autre.
  • Tout le reste est à la libre appréciation de chacun. Nous n’avons aucun « passé commun » à défendre, aucune prophétie à réaliser, aucune propriété exclusive de nos idées. Nous sommes provisoires et conscients de l’être dans un moment très spécial de réorganisation générale de la société et de l’action politique.


La pluralité des opinions et des analyses n’a de sens que sur les points où une décision doit être prise.

  • C’est le cas de la discussion sur le programme ou la stratégie. Comme je l’ai dit nous avons réglé cette question d’une manière originale : « au long cours » au fil de l’année et des travaux des députés et des livrets thématiques, puis au cours des sessions de réactualisation.
  • Aucune autre formation politique n’accorde une telle place et un tel pluralisme à la définition de son programme. Un sondage a montré comment l’adhésion au programme était la première motivation pour 80%[8] du vote insoumis. C’est un très grand succès pour nous et une puissante motivation pour persévérer.

 


- Ainsi le modèle des courants n’en est pas un pour nous.
Il ne correspond ni à la « forme Mouvement » ni à la nature de la liaison de celui-ci avec la société telle que nous les concevons. Nous en avons eu la confirmation avec l’évolution de nos amis de PODEMOS. Leur mouvement a choisi pour finir d’adopter le système des courants (« plateformes ») avec prime au vainqueur, secrétaire général et interdiction de la « double militance » dans un autre parti. Nous ne sommes pas intéressés à reproduire ce qui en est résulté. Notre formule a fait ses preuves. Elle continue d’évoluer autant que possible en dépit des pressions ininterrompues de certains médias dans laquelle je vois pour ma part une volonté de prendre le pouvoir sur nous ou de nous désorganiser pour le seul profit des objectifs de leurs propriétaires. Le comprendre nous aide à n’en tenir aucun compte.

 


- Ce qui fédère concrètement le mouvement, ce qui rend possible sa cohésion et sa discipline de travail, c’est l’action.
Tout le reste est du domaine de la libre détermination de chacun (références théoriques, philosophie, lien dans l’histoire). Y compris pour ce qui concerne la structure de base qu’est le groupe d’action : chacun peut créer ou quitter celui de son choix.

Cela peut parfois comporter des inconvénients comme :

  • lorsque des gens s’approprient mon nom pour créer des groupes Facebook ou autre.
  • Ou quand des gens s’approprient le nom Insoumis ou notre sigle ici ou là pour des aventures locales ou des règlements de comptes.

Ce n’est pas si dur à régler en bonne intelligence. Mais le régime de liberté générale et d’incitation à l’initiative spontanée (« la consigne est : n’attendez pas les consignes ») à d’innombrables vertus. Je les mesure d’autant mieux quand je regarde autour de nous. Ou quand je me réfère à mes propres souvenirs au PS. En effet les gens ne savent pas combien les courants soit-disant « garants de la démocratie » sont peu démocratiques avec ceux qui les composent. Notre système met notre fonctionnement hors de portée du star système, des gens qui marchandent leur pouvoir de nuisance des pique-assiettes et des ralliés de la vingt-cinquième heure.

  • L’action qui nous unit c’est celle des campagnes d’opinion et de mobilisations.

Celles-ci sont déterminées par des consultations en ligne. Ce sont ensuite nos participations à des luttes déclenchées sur le terrain par les uns et les autres et spécialement par des collectifs de citoyens. Et enfin ce sont les campagnes électorales puisque c’est le lieu de la démocratie républicaine. Cela forme un tout cohérent sur le plan doctrinal et politique. Mais cela insupporte aussi. « Le Monde » enrage : “ L’action, la campagne permanente une méthode efficace qui a aussi permis à LFI et sa direction d’éviter les débats et les discussions ”. Sans commentaire.

 


- Je ne regrette pas cette longue description. 
Il m’a paru utile de la faire pour qu’on comprenne mieux comment nous essayons de construire d’un genre si différent. Des personnes qui me lisent auront sans doute l’idée de la diffuser à l’occasion quand on reverra paraitre des caricatures fielleuses comme on en trouve dans « Le Monde » chaque fois qu’il est question de notre mouvement ou de moi.

 

 

SECOND ARTICLE ICI 👉 : LE MOUVEMENT FRANCE INSOUMISE ET SON MODE D'ENRACINEMENT

🖍Dans le second article, Jean-Luc Mélenchon traite de la forme du Mouvement en relation avec son fondement théorique dans la thèse de l’Ere du peuple[9]. Où l’on trouve l’explication du mot « gazeux » à propos du Mouvement.

 

Notes :

[1] La France insoumise fondée fondé le 10 février 2016

[2] Groupe de la Gauche au Parlement européen

[3] Jean-Luc Mélenchon : " Contre la minorité gouvernementale... pour un nouveau Front populaire ! "

[4] La consultation populaire a pour objectif d’auditionner un maximum de personnes partout en France, dont les contributions participeront à la réflexion programmatique autour de L’Avenir en commun.

[5] Jean-Luc Mélenchon demande leur avis à ses militants sur une éventuelle candidature en 2022

[6] Convention de l’Union Populaire de Reims

[7] Est-il vrai que « 90% des grands médias appartiennent à neuf milliardaires » ?

[8] sondage réalisé le 10 avril 2022, jour du scrutin par Ifop-fiducial pour TF1 et LCI 

[9] Jean-Luc Mélenchon travaille depuis plusieurs années à l’élaboration d’une théorie universelle correspondant au retour du Peuple sur la scène politique au 21ème siècle. Cette théorie n’est pas encore achevée : Jean-Luc Mélenchon l’enrichit et l’ajuste depuis plus de 7 ans. Régulièrement, il la présente en conférences (Mexique, Espagne récemment) et partage ses réflexions avec les intellectuels et penseurs qu’il rencontre : L'ère du peuple

 

Pour en savoir plus :

- FAQ sur la stratégie d’opposition du groupe LFI

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  • Retraité SNCF, engagé politiquement depuis l'âge de 15 ans, militant du PCF de 1971 à 2008, adhérent au Parti de Gauche et à la France Insoumise depuis leur création, ex secrétaire de syndicat, d'Union locale et conseiller Prud'homme CGT  de 1978 à 2022.
  • Retraité SNCF, engagé politiquement depuis l'âge de 15 ans, militant du PCF de 1971 à 2008, adhérent au Parti de Gauche et à la France Insoumise depuis leur création, ex secrétaire de syndicat, d'Union locale et conseiller Prud'homme CGT de 1978 à 2022.

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