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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 20:04
La gauche est morte ? Vive la France Insoumise ?

Nous sortons d’un long cycle politique marqué par la domination hégémonique du parti socialiste. En simplifiant les composantes de la gauche, on peut dire qu’il y a une gauche réformiste et une gauche révolutionnaire. La stratégie d’union de la gauche, que le PCF porte encore, a échoué.

 

Sources : Le blog Médiapart d'Alain Duparquet

- Elle part du présupposé qu’il est impossible pour le courant révolutionnaire d’accéder au pouvoir.

C’est d’ailleurs d’autant plus vrai que le déclin du PCF a rendu totalement inconcevable une victoire communiste à l’élection présidentielle.On élit la social démocratie, car elle seule peut passer au second tour. On cherche à passer le compromis politique le plus haut possible et on espère que l’action syndicale et populaire fera le reste. Penser que le PS pouvait-être le cheval de Troie pour entrer au pouvoir et ensuite et que le « changement » s’impose par la suite petit à petit, pas à pas… Cette stratégie a échoué en 1981, puis en 1998 et encore plus en 2012.  Fondamentalement, la cause de cet échec est d’abord dans l’échec de la social démocratie elle-même. Il n’y a pas de compromis entre les intérêts capitalistes et les intérêts du peuple. Le capital veut toute le politique libérale et rien que le politique libérale. C'est dit et sans appel, l'union de la gauche a abouti à la loi-travail. On ne doit pas permettre à cette gauche de survivre.

 

Assurément, ce qui a changé depuis les années 1970, c’est le carcan européen, singulièrement avec les traités de Maastricht, de Lisbonne et l’avènement de l’euro. C’est même sur ce terrain là que ce joue concrètement la traditionnelle distinction entre révolutionnaires et réformistes. Toute proposition de politique de gauche qui n’indique pas comment elle va s’attaquer à ce problème est vouée à l’échec. C’est le préalable indispensable à toute union. C’est le clivage majeur. On peut toujours réajuster en permanence le plan A et le plan B proposés dans l’avenir en commun, en fonction des évolutions de l’Europe elle-même et des traités commerciaux, mais on ne peut pas éluder ce combat là, et on ne peut pas gagner sans éducation populaire sur ce sujet. Il y aura rassemblement contre cette Europe là ou il n’y aura rien car dans ce carcan rien n’est possible.

 

D’autant plus, que si d’aventure, un pouvoir de gauche dominé par le PS ou son successeur, venait à voir le jour et continue d’appliquer les directives de Bruxelles, il ne causera que malheur et désillusion, faisant le lit du Front National.

 

 

- Il vaut mieux que la gauche perde pour longtemps que de faire cela. 

Mélenchon a eu raison de dire :"Je ne veux pas affaiblir le PS, je veux le remplacer. Nous allons tourner la page des gens qui nous ont trahi pendant cinq ans".

 

Notre peuple ne s'en sortira pas en retournant dans les vieilles ornières. Après l'échec de Macron, ce sera soit le FN qui incarne l'horreur, soit le programme l'Avenir en commun qui incarne l'espoir. La FI est le grain de sable qui mettra en échec les combines conduisant de nouveau à la social démocratie.

 

Dans toutes les élections intermédiaires, il faudra une stratégie claire qui évite toute compromission...quitte à perdre. Car quand on gagne avec des illusions, on les perd ensuite plus durement avec tout le reste.

 

Servir de nouveau de force d’appoint de la social –démocratie serait donc une très mauvaise solution. L’union n’est donc souhaitable que sur la base d’une politique de rupture claire. Les socialistes ont échoué, qu’ils fassent preuve d’humilité, qu’ils passent leur tour et acceptent de nous soutenir.

 

Le programme l'Avenir en commun, élaboré par le croisement d'experts, basé sur le programme l'humain d'abord et amendé par des milliers d'internautes doit être le ciment de la reconstruction de l'alternative au capitalisme. Contrairement au programme commun qui était un compromis entre partis, le programme l'avenir en commun doit mettre tout le monde d'accord, si je puis dire. Le PS et le PC et bien d'autres ont leur place pour le soutenir et aider les citoyens sans carte dans leurs efforts. Si ils veulent être utiles, ils doivent se mettre au service du mouvement populaire.

 

Certes, la France insoumise n’est pas parfaite, ni d’ailleurs aboutie mais elle est assurément le point de départ de quelque chose de neuf, le prolongement des luttes sociales contre les politiques européennes, comme est une des suites du formidable non de gauche du 29 mai 2005, la correction du brouillon qu’a constitué le Front de gauche et une réponse aux questionnements de Nuit Debout.

 

 

- Et maintenant

Que faire de la France Insoumise ? Comment avoir les avantages des partis traditionnels sans en avoir les inconvénients ? Comment faire agir les 500 000 soutiens tout en laissant à chacun son indépendance et sa liberté d’action ? Comment se structurer dans le local afin de conquérir de villes, des régions, des départements ?

 

Voici entre autres les questions qui sont maintenant ouvertes.

La tâche est immense.

 

Pour en savoir plus :

- PCF-France insoumise, l’impossible unité

- La France Insoumise et le PCF auront des groupes parlementaires séparés à l’Assemblée

- Xavier Bertrand : "Méfions-nous du danger de la France insoumise"

- Emmanuel Maurel : « Ce n’est pas un départ du PS, c’est une scission »

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 21:41
2éme tour législatives 2017.... 20 sièges pour les candidats de la France insoumise
2éme tour législatives 2017.... 20 sièges pour les candidats de la France insoumise
2éme tour législatives 2017.... 20 sièges pour les candidats de la France insoumise
2éme tour législatives 2017.... 20 sièges pour les candidats de la France insoumise
2éme tour législatives 2017.... 20 sièges pour les candidats de la France insoumise
2éme tour législatives 2017.... 20 sièges pour les candidats de la France insoumise
2éme tour législatives 2017.... 20 sièges pour les candidats de la France insoumise

" Le gouvernement n'a pas la légitimité pour perpétuer un coup d'Etat social " J.L. Mélenchon

  • Le vote de classe, outre le contenu de l’abstention, s’exprime aussi et surtout par la composition sociologique de cette abstention. (Etude de l’institut IPSOS).

Environ 66% des ouvriers, 61% des employés ont boudé le scrutin. Plus de 65% des jeunes, les 25-34 ans, dont certains avaient vu un enjeu réel à la présidentielle en votant massivement pour Jean Luc Mélenchon, ont également déserté l’isoloir. L’abstention est également d’autant plus forte que les revenus sont faibles. Les quartiers populaires sont particulièrement concernés. A moins de 1250 euros mensuels, l’abstention dépasse les 59%. Au-delà de 3000 euros elle est ramenée à 42%. Le caractère pourri des institutions a joué comme un repoussoir. C’est en effet un hold-up électoral que les couches les plus exploitées et les plus défavorisées n’ont pas voulu cautionné. Un hold-up apparu clairement dans l’obtention de plus de 60% des sièges par celui qui sur son nom n’a totalisé qu’un peu plus de 16% des électeurs inscrits quelques semaines précédemment.

  • "Le peuple français dispose cependant, à l’Assemblée nationale, d’un groupe France Insoumise cohérent, discipliné, offensif. C’est notre groupe qui appellera le pays, le moment venu, à une résistance sociale. J’informe le nouveau pouvoir qu’aucun mètre de droits sociaux ne sera cédé sans lutte." Jean-Luc Mélenchon
2éme tour législatives 2017.... 20 sièges pour les candidats de la France insoumise
2éme tour législatives 2017.... 20 sièges pour les candidats de la France insoumise

 

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Liste des députés insoumis élus à l’assemblée nationale le 18 juin

dont : 1 PCF avec investiture la France insoumise (Marie-Georges Buffet) ; 2 FdG apparenté avec double investiture (Clémentine Autain et François Ruffin) ; 1 PCF signataire de la charte de la France insoumise (Stéphane Peu)

2éme tour législatives 2017.... 20 sièges pour les candidats de la France insoumise
2éme tour législatives 2017.... 20 sièges pour les candidats de la France insoumise
2éme tour législatives 2017.... 20 sièges pour les candidats de la France insoumise
2éme tour législatives 2017.... 20 sièges pour les candidats de la France insoumise
2éme tour législatives 2017.... 20 sièges pour les candidats de la France insoumise
2éme tour législatives 2017.... 20 sièges pour les candidats de la France insoumise
2éme tour législatives 2017.... 20 sièges pour les candidats de la France insoumise
2éme tour législatives 2017.... 20 sièges pour les candidats de la France insoumise
2éme tour législatives 2017.... 20 sièges pour les candidats de la France insoumise
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2éme tour législatives 2017.... 20 sièges pour les candidats de la France insoumise
2éme tour législatives 2017.... 20 sièges pour les candidats de la France insoumise
2éme tour législatives 2017.... 20 sièges pour les candidats de la France insoumise
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2éme tour législatives 2017.... 20 sièges pour les candidats de la France insoumise
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2éme tour législatives 2017.... 20 sièges pour les candidats de la France insoumise
2éme tour législatives 2017.... 20 sièges pour les candidats de la France insoumise
2éme tour législatives 2017.... 20 sièges pour les candidats de la France insoumise
2éme tour législatives 2017.... 20 sièges pour les candidats de la France insoumise

 

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En avant vers la formation d'un "nouveau front populaire politique, social et culturel"

 

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La France Insoumise et le PCF auront des groupes parlementaires séparés à l’Assemblée

2éme tour législatives 2017.... 20 sièges pour les candidats de la France insoumise

La réunion du jeudi 22 juin entre la France insoumise et le PCF s’est soldée par une fin de non-recevoir : il n'y aura pas de groupe commun à l'Assemblée nationale.

 

Au sein de la formation communiste, deux lignes s’affrontaient. L’une pro-mélenchon, incarnée par Marie George Buffet qui appelle de ses vœux à ce « qu’il y ait un seul groupe, c’est ce qui me paraît le plus respectueux des électeurs » tandis que Chasseigne estime primordial de préserver « l’identité communiste » afin qu’elle « puisse continuer d’exister dans l’hémicycle ». Pour ce faire, l’aile favorable à un groupe distinct de la FI affirme qu’une alliance avec les députés « ultra marin » est possible. Il est toutefois notable que le Parti Socialiste, avec qui le PCF a gouverné par le passé, n’apparaît pas, en tout cas pour l’heure, comme une option crédible aux yeux de sa direction. Une ligne de conduite qui en dit long sur l’état actuel du parti de Solférino et des incertitudes autour des positions des différents élus socialistes dans l’hémicycle.

 

En définitive, le PCF a officiellement pris position, et a décidé de former un groupe parlementaire dissocié de la France Insoumise. Pour ce faire, il a dû compter parmi ses nouveaux alliés 4 députés qui avaient voté contre le mariage pour tous, et 2 ayant voté la confiance au gouvernement Valls en 2014. Un choix boutiquier qui ne manquera pas d’accentuer les remous en interne, et qui influera forcément sur les recompositions en cours à la gauche de la gauche.

 

Pour en savoir plus :

- le deuxième tour des législatives : un vote plein d'enseignements

- « Absente à l’Assemblée nationale, l’opposition va s’exprimer dans la rue »

- Que rien ne change, pour que tout change ! par Jean-Claude Pay

- Liste des députés insoumis élus à l’assemblée nationale

- 19 juin : Groupe PCF – Front de Gauche (GDR) en progression

- Falorni : la victoire de l'ambiguïté

- Législatives, second tour : premiers regards

- Maud Assila : La glycine et le haricot magique

- Les communistes refusent de partager un groupe avec Mélenchon à l'Assemblée

- PCF-France insoumise, l’impossible unité

- La France Insoumise et le PCF auront des groupes parlementaires séparés à l’Assemblée

- B.N. Azerot : un député ultramarin affilié au groupe PCF soutien Macron

 

Que rien ne change, pour que tout change !
Que rien ne change, pour que tout change !
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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 21:13
Ilustration : Attac Madrid

Ilustration : Attac Madrid

Sources : 40anosalai par Emir Sader[1]Traduction : Rosa Gutierrez | mis à jour le 16/02/2023

 

- L' une des questions qui s’est le plus rapidement mondialisée a été la crise de la démocratie.

En Europe, la stabilité des systèmes politiques centrés sur l’existence de deux partis – les socio-démocrates et les conservateurs – était un motif de fierté ; l’application des politiques d’austérité a provoqué la perte de légitimité de ces systèmes. A partir du moment où les deux partis ont adhéré à ces politiques économiques antisociales, ils sont rentrés en crise accélérée, ont perdu des électeurs et aggravé le désintérêt pour les élections, puisque qu’ils proposaient des politiques similaires. De nouvelles alternatives surgissent désormais aussi bien à l’extrême droite qu’au sein de la gauche. Elles viennent mettre en difficulté ces systèmes, à droite en promouvant des systèmes autoritaires, à gauche en cherchant l’élargissement et le renouveau de la démocratie.

 

Avec le Brexit et l’élection de Donald Trump, la crise des démocraties a fait un saut en avant. Au Royaume-Uni, les deux partis traditionnels ont été battus lors de cette consultation, cruciale pour le futur du pays et de l’Europe, qui a approuvé majoritairement la sortie de l’Union européenne. Ce qui montre bien que ces deux partis n’ont pas compris le malaise vécu par une grande partie de la population, en particulier au sein de larges secteurs des classes populaires, face aux effets négatifs de la mondialisation néolibérale. Les travailleurs, électeurs traditionnels du Parti travailliste, ont massivement voté pour le Brexit, contre la décision du parti, et ont déterminé le résultat du vote.

 

Aux Etats-Unis, le candidat « outsider » a réussi à remporter l’élection en défiant non seulement le Parti démocrate, mais aussi les grands médias et les dirigeants de son propre parti. La victoire de Trump constitue une défaite des deux partis en tant que représentants de la volonté organisée des américains.

 

 

- La démocratie traditionnelle se noie un peu partout.

Les partis traditionnels perdent rapidement leurs soutiens, les gens s’intéressent chaque fois moins à la politique, les électeurs s’abstiennent de plus en plus, les systèmes politiques entrent en crise et ne représentent plus la société. C’est bien la démocratie libérale, celle qui s’est d’ailleurs appropriée le terme « démocratie », qui entre en crise, impactée par la perte de légitimité de gouvernements ayant fait leurs les projets antisociaux et le néolibéralisme et qui sont corrompus par le pouvoir de l’argent. Pouvoir qui envahit toute la société, y compris la politique toute entière.

 

En Amérique latine, deux pays avaient consolidé leurs systèmes politiques grâce à des gouvernements animés par des dirigeants légitimés populairement, l’Argentine et le Brésil. Il se trouve maintenant que le gouvernement argentin perd l’appui populaire et que celui du Brésil ne l’a jamais obtenu. Ces gouvernements mettent en pratique des programmes d’ajustements fiscaux et salariaux qui accentuent leur crise de légitimité et, in fine, celle des systèmes politiques eux mêmes.

 

Le principe de base du néolibéralisme, qui est de tout transformer en marchandise, est entré en force dans la vie politique par le biais du financement privé des campagnes et l’utilisation de méthodes du marketing et de publicité pour « vendre », à coup des millions, la politique comme n’importe quelle autre marchandise. Par ailleurs, les dirigeants des exécutifs gouvernementaux, issus très nombreux du secteur privé, rapprochent de plus en plus l’administration de la chose publique de la gestion des entreprises.

 

 

 

- L’ère néolibérale va donc de pair avec l’épuisement des démocraties libérales.

Les institutions qui leur donnaient leur légitimité – parlements comptant des représentants issus des classes populaires, partis politiques clivés idéologiquement, centrales syndicales et syndicats forts, dirigeants portant des projets politiques divers, médias proposant un espace relativement ouvert au débat – se sont vidés de leur substance. Elles ont laissé le système politique et les gouvernements sans base d’appui. Le discrédit de la politique est la conséquence directe de l’amoindrissement des Etats et de la centralité du marché dans toutes les sphères de la société.

 

La crise des démocraties est devenue un phénomène qui se répand des Etats-Unis à l’Amérique latine, en passant par l’Europe et l’Asie. Il n’est plus question de revendiquer ce système épuisé, mais plutôt de construire des formes alternatives pour l’Etat, pour les systèmes politiques et pour la représentation politique de toutes les forces sociales.

 

 

Notes :

[1] Emir Sader, sociólogo y científico político brasileño, es coordinador del Laboratorio de Políticas Públicas de la Universidad Estadual de Rio de Janeiro (UERJ).

[2] PROPOSITION DE LOI « SÉCURITÉ GLOBALE » : L’ALERTE DE LA DÉFENSEURE DES DROITS.

 

Pour en savoir plus :

- « Le néolibéralisme a-t-il été surestimé ? » se demande le FMI.

- Le néolibéralisme est un fascisme

- Pour Cédric Durand, la fin du néolibéralisme est là, sous nos yeux.

« IL NE SUFFIT PAS DE SORTIR DE L’EURO POUR REDEVENIR SOUVERAIN »

 

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- Libertés et néolibéralisme : meilleurs ennemis par Clémentine Autain et Bastien Lachaud 

  • Clémentine Autain (députée France insoumise) rappelle le lien entre néolibéralisme et restrictions des libertés démocratiques, à l'occasion du passage à l'Assemblée nationale de la loi portant sur la Sécurité globale)

 

  • De son côté, le 3 novembre 2020, Bastien Lachaud (député France insoumise) a critiqué la proposition de loi de « sécurité globale » proposé par la majorité, qui va encore renforcer son autoritarisme. En réalité, le gouvernement en profite pour faire passer ses mesures autoritaires, sans avoir à passer par une étude d’impact qui est obligatoire pour lui.

La commission de la Défense nationale et des forces armées est saisie sur 2 articles : un relatif aux drones, et l’autre relatif à l’opération Sentinelle.


Bastien Lachaud a alerté contre l’autoritarisme du gouvernement : 20 lois sécurité ont été mises en œuvre, et elles ont acté toujours plus de reculs dans les libertés publics, sans amélioration de la sécurité.

Elles donnent, en revanche, toujours plus de pouvoir à une administration autoritaire de contrôler les gens.


Bastien Lachaud a également alerté contre la confusion des rôles entre police et armée. Les militaires et les policiers n’ont pas le même métier, pas la même formation, pas les mêmes fonctions, et les uns ne sauraient prendre le rôle des autres. Une telle confusion est dangereuse non seulement pour l’efficacité des politiques de sécurité, mais aussi pour les libertés publiques. L’armée ne doit pas être le service public de remplacement des services publics qu’on a détruit.

 

 

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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 07:59
Qu'une nouvelle vague d’insoumission se lève face à la légitimité creuse de Macron !

C'est vital diront certains, en tout état de cause, urgent et nécessaire !

 

Le profil très droitier du nouveau gouvernement renforce l’incertitude sur l’issue des scrutins des 11 et 18 juin. Seule la mobilisation de l’électorat de Jean-Luc Mélenchon peut contrer l’ambition de procéder à une fuite en avant néolibérale.

 

Sources : Cerises par  Gilles Alfonsi le 19 mai 2017

-  Hollande est parti… qui le regrettera ?

La grand-messe de la passation de pouvoir passée, aussi pompeuse que d’habitude, Macron a accompli ses premiers actes. Après l’amateurisme de l’entre-deux tours, les nominations pour le gouvernement annoncent la couleur… bleue ! Celui qui nous a expliqué qu’il n’entendait gouverner ni à droite ni à gauche, ou à droite et à gauche en même temps, aura rapidement levé le masque. Reconnaissons qu’une autre tactique présidentielle aurait été de chercher à obtenir quitus des électeurs lors des scrutins de juin en masquant en partie ses intentions libérales. Le choix s’est plutôt porté sur l’objectif de hâter une recomposition d’ampleur, en récupérant massivement des voix de droite. Reste que le nouveau Président doit affronter quelques menus problèmes : un problème de légitimité, un problème de stratégie et un problème d’opérationnalité.

 

 

-  La légitimité de Macron en question

Il y a quelques jours, Le Monde nous servait un de ces éditoriaux dont il a le secret : prétendument en défense de la République et de la démocratie, et en réalité au service du nouveau pouvoir. Le journal jugeait : « L’on ne sait rien de son gouvernement, pas même s’il aura une majorité à l’Assemblée et voilà, déjà, ses projets condamnés. Notamment par les procureurs de La France insoumise et les sans-culottes autoproclamés qui n’ont pas attendu 24 heures pour descendre dans la rue et décréter la ’’guerre sociale’’ ». Et d’affirmer que la critique de Macron serait donc un « fâcheux déni des règles de la démocratie ». Le quotidien du soir s’efforçait péniblement de refaire les comptes de la participation électorale pour dire que la légitimité de Macron ne serait pas si fragile que ça. Même si « 40 % des électeurs qui ont voté Macron l’ont fait, disent-ils, pour faire barrage à la candidate du Front national », Le Monde estime que la même logique aurait eu lieu lors de l’élection de Mitterrand face à Giscard en 1981 et de Hollande face à Sarkozy en 2012. Frottons-nous les yeux devant ce raisonnement alambiqué qui omet d’une part que Mitterrand a été élu, la première fois, pour ’’changer la vie’’ et que Hollande annonçait qu’il allait faire la guerre à la finance, et d’autre part que Giscard et Sarkozy ne sont pas assimilables au Front national.

 

L’éditorialiste du Monde en venait alors à l’essentiel : le constat d’un « mouvement général de contestation de la légitimité des autorités – politiques, notamment », « l’état de doute, de défiance, voire de colère d’une partie des Français à l’égard de leurs gouvernants », auquel il oppose le principe - contesté par qui ? - selon lequel « le Président de la République est celui des candidats qui a obtenu la majorité des suffrages exprimés ». Et de réclamer de tous que Macron ait le temps de s’installer, ce qui serait « la moindre des corrections démocratiques ». La moindre des "corrections démocratiques" ne serait-elle pas plutôt de laisser le débat démocratique avoir lieu, au lieu de remettre en question la légitimité même du débat politique ?

 

En fait, il est difficile d’ignorer qu’Emmanuel Macron est devenu Président par défaut, qu’il ne porte jusqu’à présent aucune vision globale de société, qu’il est faible sur les questions de politique internationale, et que son programme est un salmigondis des croyances et prétentions libérales, sans conscience écologique. Écrire cela, ce n’est pas faire preuve d’irresponsabilité, mais au contraire prendre la mesure que l’élection de Macron est, pour le moment, une péripétie de plus dans une crise politique qui s’accentue. Et que faire vivre une démocratie amochée par des années de dérive néolibérale et sécuritaire, c’est précisément contester la politique de Macron et s’attacher à la désarmer.

 

 

-  Désarmer Emmanuel Macron

Emmanuel Macron débute son quinquennat sans certitude de pouvoir gouverner. Ce constat est certes inhabituel puisque depuis longtemps les élections législatives prolongent et amplifient les résultats des élections présidentielles. Mais il est aussi réaliste : avec ses 24 % obtenus le 23 avril, quelques points seulement devant trois autres candidats, emporter la majorité aux législatives n’a rien d’automatique. Du coup, selon les résultats des 11 et 18 juin, il sera un Président ’’normal’’, en mesure de tenter de faire passer rapidement des réformes substantielles au Parlement, ou il sera d’emblée un Président faible, dans le cas où il n’obtiendrait qu’une majorité relative ou bien sûr dans le cas où il serait amené à devoir cohabiter.

 

La question, pour les partisans de l’émancipation, n’est pas de vouloir déstabiliser le pays, de le rendre ingouvernable ni même de discréditer le pouvoir. Le pouvoir n’a pas besoin de nous pour se discréditer, par exemple lorsqu’il annonce souhaiter faire passer sa nouvelle loi Travail par ordonnances, lorsqu’il préconise pour l’école des mesures honnies par les profs ou lorsqu’il énonce un programme qui ignore largement les enjeux écologiques. Le véritable enjeu est de désarmer Macron, de le priver par la voix démocratique d’une majorité parlementaire pour mener sa politique qui est sur de nombreux sujets minoritaire dans la société, et d'imposer une alternative. En effet, n’en déplaise au Monde, sur des pans entiers de son programme, Emmanuel Macron est minoritaire dans la société.

 

 

-  Un problème de stratégie

Pendant de nombreux mois, Emmanuel Macron a joué l’équilibriste, réussissant à jongler entre la reprise de vieux poncifs économiques libéraux et un discours sur l’innovation, qui instrumentalise le désir de transformation de l’action publique et de la politique. Or, tout pose question1, car le programme du Président contient à la fois de nombreuses mesures fortement contestées dans la société, de nombreuses mesures contradictoires entre elles, de nombreuses mesures impossibles à mettre en œuvre sans remettre en question les politiques européennes (qu’il souhaite maintenir et amplifier), et aussi des angles morts sur des sujets majeurs.

 

Sur des pans entiers relevant particulièrement de la fonction présidentielle, traditionnellement, c’est le flou qui prédomine, avec un programme lapidaire sur… les questions internationales ! Ainsi, la vision du monde du nouveau Président n’est pas clairement énoncée ni étayée. On ne sait pas précisément comment il envisage les relations internationales, le rapport aux États-Unis et à la Russie, le rôle de l’ONU, le règlement des grands conflits... On ne sait pas s’il compte amorcer des changements diplomatiques, en particulier repositionner la France comme une force de promotion de la paix (son soutien à l’OTAN permet d’en douter). Comme l’écrivait cruellement le journal Les Echos au lendemain du second tour, la politique étrangère du nouveau Président directeur général de la France est « encore largement à définir ». Ajoutons qu’il dispose cependant déjà du bouton rouge…

 

Dans le programme de Macron, il y a des mesures minoritaires dans la société, ou fortement contestées. En matière économique (chapitre du programme significativement intitulé ’’Libérer le travail et l’esprit d’entreprise’’ !), il s’agit par exemple de sa volonté d’imposer comme les gouvernements précédents des politiques de casse du droit du travail (sous couvert de clarification), la réduction des droits des chômeurs (suspension des allocations pour deux ’’emplois décents’’ refusés), ou, sous couvert de simplification administrative, l’accompagnement bienveillant des entreprises pour… qu’elles évitent des pénalités en cas de triche en matière d’impôt. Ces mesures sont-elles légitimes ? Par qui sont-elles voulues, à part le MEDEF ?

 

 

-  Une imposture à démasquer

En matière budgétaire, les contradictions sont profondes. Emmanuel Macron promet de comprimer les dépenses publiques de 60 milliards d’euros et de réduire de 120 000 le nombre de fonctionnaires. Il prévoit dans le même temps de créer 15 000 places de prisons, avec, on l’imagine, des personnels pour les faire fonctionner, 5 000 postes de gardes frontières, 10 000 postes de policiers, 4 à 5 000 postes d’enseignants (cela tout en octroyant 3 000 euros de primes aux enseignants des zones prioritaires). Il veut aussi, par exemple, « mettre en place la prise en charge à 100 % des lunettes et des prothèses auditives et dentaires d’ici 2022 » et « consacrer 5 milliards d’euros de notre Plan d’investissement à la santé, notamment à la transformation de notre médecine de ville et de nos hôpitaux ». Ces 5 milliards font partie d’un plan de 50 milliards prévu pour la période 2018-2022. S’y ajoute aussi le projet de créer un « service militaire universel », dont le coût est estimé à plusieurs milliards d’euros chaque année. Énorme contradiction : le Président reprend à son compte le dogme de la réduction des dépenses publiques (objectif de réduction du déficit à 3 % du PIB dès… 2017 et - 0,5 % en 2022), tout en prévoyant de démonter l’impôt de solidarité sur la fortune (qui nuirait au dynamisme économique… vieux poncif de la droite).

 

Alors, on peut imaginer (ou fantasmer…) une énorme politique de redéploiement des postes et des crédits publics, mais alors il faudrait dire quelles prestations disparaitront, tout en maintenant l’âge de départ à la retraite (c’est aussi une promesse), et dire quels postes seront supprimés dans le service public. Seront-ils dans la Fonction publique hospitalière, alors que l’hôpital public est en perdition ? Ou dans la Fonction publique territoriale, alors même que les collectivités, dont les communes qui ne bénéficieront plus de la taxe d’habitation (autre mesure annoncée), sont déjà exsangues ?

 

Il y a d’autres mesures pour lesquelles Emmanuel Macron n’a pas les moyens de ses ambitions, faute là encore d’assumer des ruptures avec les politiques de l’Union européenne. C’est le cas, par exemple, des objectifs d’ « harmonisation fiscale en matière de formation, de santé, de chômage et de SMIC », qui n’ont pas la moindre chance d’aboutir sans remise en question des politiques actuelles (à moins de niveler les droits sociaux par le bas).

 

Ce problème du réalisme concerne aussi d’autres questions. S’agissant de l’école, par exemple, Macron va-t-il enclencher une réforme pour développer l’autonomie des établissements scolaires (ouvrant une nouvelle guerre scolaire) ? Ou alors pense-t-il que faire la chasse aux téléphones portables à l’école élémentaire et au collège pourrait faire office de politique publique fl ? Et la promesse de ne pas affecter les jeunes enseignants aux établissements de zone prioritaire, comment pourrait-elle être mise en œuvre ? En déplaçant autoritairement les enseignants aujourd’hui en postes ? La vraie question n’est-elle pas plutôt de transformer en profondeur les conditions d’éducation dans ces zones prioritaires, non par des mesures homéopathiques mais en mobilisant enfin des moyens importants (donc en dépensant plus) ? Autre exemple : comment mettre en œuvre la mesure consistant à « reconduire sans délais les déboutés du droit d’asile » (mesure qui visait probablement à plaire aux électeurs potentiels du Front national), si ce n’est en générant encore de la (mauvaise) dépense publique ? Et ainsi de suite.

 

 

-  Un problème d’opérationnalité

Maintenant qu’il s’agit d’exercer le pouvoir, Macron doit annoncer ce qu’il va faire concrètement et comment. Dans sa première interview télé post-nomination, Édouard Philippe a (laborieusement) pu répondre de manière floue sur ses priorités et projets immédiats. Mais ne pas savoir sur quoi va travailler le gouvernement ne peut durer que quelques jours. Et sur la question démocratique - une loi Travail adoptée par ordonnances, vraiment ? -, la pression va vite monter.

 

De plus, il faut évoquer le problème très concret du type de majorité qu’Emmanuel Macron tente de construite au forceps, avec le recyclage d’une partie des députés socialistes désormais candidats d’En marche ! (un simple changement d’étiquette !), le soutien à de nombreux candidats du mouvement de François Bayrou, en plus de l’arrivée à l’Assemblée de nouveaux élus ayant des cultures et des aspirations très disparates… Au total, nous sommes en présence d’un projet incohérent en lui-même, dont la mise en œuvre nécessiterait une majorité cohérente, ce qui est un vœu pieu. À l’inverse, la dynamique autour de la candidature de Mélenchon porte à la fois une cohérence globale - une vision et des grandes orientations -, un programme conséquent - qui assume notamment la rupture avec les politiques d’austérité et la nécessité d’une refondation politique de l’Union européenne2. Ainsi, n’est-il pas frappant de constater que le réalisme est en train de changer de camp : là où, depuis toujours, les libéraux taxent toujours les partisans de l’émancipation d’irréalisme, les libéraux s’engagent aujourd’hui sur des impasses irréalistes tandis que les insoumis sont réalistes en assumant, pour que leurs propositions puissent être mises en œuvre, les ruptures nécessaires avec le système actuel ?

 

 

-  Prolonger la dynamique insoumise

Lors de la réunion des candidats de France insoumise, samedi 13 mai, Jean-Luc Mélenchon a porté l’ambition d’une victoire aux législatives, et donc d’imposer à Emmanuel Macron une cohabitation. Elle s’appuie sur ce fait simple que les grands médias cherchent à taire : les quatre premiers candidats de la présidentielle ont obtenu entre 19,6 et 24 % des voix, et il n’est donc pas possible de pronostiquer sérieusement une nette victoire de tel ou tel le 11 et le 18 juin prochains. Au contraire, le jeu politique est ouvert : l’objectif n’est pas seulement d’obtenir un groupe puissant à l’Assemblée nationale, d’y faire entrer de nouvelles têtes, de remettre en question jusqu’au Parlement l’hégémonie du PS sur la gauche. Il s’agit plutôt de porter jusqu’au bout le projet d’une alternative transformatrice.

 

Faisons l’hypothèse que les trois prochaines semaines peuvent encore une fois déjouer les pronostics, par une nouvelle percée, législative cette fois. Et aussi alimenter la suite, quoi qu’il advienne : les mobilisations de la société.

 

Pour en savoir plus :

- Oui, le phénomène Macron était bien une (énorme) bulle médiatique

Qu'une nouvelle vague d’insoumission se lève face à la légitimité creuse de Macron !
Qu'une nouvelle vague d’insoumission se lève face à la légitimité creuse de Macron !
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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 21:24
Mesures Macron : Les dangers de la retraite à points
Mesures Macron : Les dangers de la retraite à points

- Ce qu'en disait à juste titre François Fillon en 2016... éloquent ! En mars 2016, devant la Fondation Concorde, un lobby patronal, François Fillon alors candidat à la présidentielle de 2017 avoue le vrai but de la réforme des retraites par points voulue par Emmanuel Macron : “ le système par point en réalité, ça permet une chose, qu’aucun homme politique n’avoue. Ça permet de baisser chaque année le montant des points, la valeur des points, et donc le niveau des pensions “

Les pensions de réversion sont elles aussi dans le collimateur[1]

 

Parmi les nombreuses mesures qu’Emmanuel Macron compte engager dans le domaine social, l’instauration d’un régime unique de retraite à points semble de prime abord moins dangereux que les réformes portant sur l’assurance chômage ou sur le droit du travail. Pourtant, en dépit du flou entourant cette mesure, il faut souligner qu’un tel projet comporte de nombreux dangers, notamment ceux d’allonger l’âge de départ à la retraite et de réduire le montant des pensions.

Cette contre-réforme de notre système de retraite fait suite à l’accord sur les retraites complémentaires Agirc et Arrco, signé le 16 octobre 2015 entre le patronat (MEDEF, CGPME et UPA) et trois syndicats (CFDT, CFE — CGC et CFTC), et se traduit déjà  par un recul de l’âge de la retraite et une baisse des pensions[2].

 

Sources : L'Heure du Peuple par Noam Ambrourousi mis à jour le 10 novembre 2019

- Un système de retraite où le montant de votre pension dépend de l’évolution nationale de l’espérance de vie et des salaires.

Le régime de retraite à points, ou à comptes notionnels, envisagé par Emmanuel Macron est un système dans lequel les cotisations retraites versées par les salariés au cours de leur carrière sont converties en points sur un compte individuel fictif. Au moment où le compte est liquidé, c’est à dire lors du départ en retraite, une valeur est donnée au point, ce qui permet de calculer la pension de retraite que va percevoir le nouveau retraité. Or, ce calcul de la valeur du point est réactualisé chaque année et dépend, dans les pays où de tels systèmes ont été mis en place (Suède notamment), de l’espérance de vie de la génération à laquelle appartient le salarié et de l’évolution de la masse salariale du pays au cours de la carrière du nouveau retraité.

 

Dans ces conditions, le futur retraité n’est plus en mesure de connaître le montant de sa future pension, celui-ci pouvant être ajusté à la baisse en cas d’augmentation de l’espérance de vie (alors que dans le même temps l’espérance de vie en bonne santé ne progresse pas) ou de stagnation de la masse salariale pour cause de crise économique. Ainsi, en 2010, les Suédois ont vu le montant des pensions de retraite diminuer pour la première fois. Ce que propose Emmanuel Macron, c’est donc de supprimer un système où la solidarité nationale (la branche vieillesse de la sécurité sociale) protège contre ce type d’aléa pour aller vers un dispositif où c’est le salarié qui doit porter le risque. On notera de plus que l’indexation du montant des pensions sur l’espérance de vie ne tient pas compte des fortes inégalités qui existent dans ce domaine (6,4 ans en moyenne entre un ouvrier et un cadre), sachant qu’il est trop complexe de créer un dispositif tenant compte des écarts d’espérance de vie entre catégorie professionnelles (aucun des systèmes de retraite à points existant dans le monde ne tient compte de ces écarts).

 

 

- Un système dont le véritable objectif est d’assurer l’équilibre budgétaire, au détriment des assurés et sans délibération démocratique

Si cette indexation des pensions sur l’espérance de vie et la masse salariale comporte de nombreux dangers pour les salariés, elle constitue en revanche son principal attrait aux yeux des promoteurs des réformes systémiques et de la baisse de la dépense publique. En cela, la réforme des retraites envisagée s’inscrit tout à fait dans le cadre des recommandations de l’Union européenne.

 

En effet, dans ce type de régime de retraite, le réajustement annuel de la valeur du point permet de garantir chaque année l’équilibre budgétaire du dispositif. Une baisse du total des cotisations perçues, suite par exemple à une forte augmentation du chômage comme celle que nous avons connue ces 10 dernières années, se traduit automatiquement par une baisse des pensions. C’est donc la garantie que le poids des retraites (qui peuvent être considérées comme du salaire socialisé) dans le PIB n’augmentera pas. Le caractère antidémocratique d’un tel dispositif doit aussi être souligné. Alors que dans le dispositif actuel, une réforme des paramètres de calcul nécessite une loi qui est débattue au Parlement, le système à points permet, du fait de ce réajustement automatique, de s’affranchir de cette délibération démocratique. C’est « la règle d’or » appliquée aux retraites.

 

 

- Une augmentation masquée de l’âge de départ à la retraite pour les uns, une diminution du niveau de la pension pour les autres

Soucieux de se démarquer des candidats à la primaire de droite, dont Bruno Lemaire nouveau ministre de l’Economie qui proposait de reculer l’âge de départ à la retraite à 65 ans, Emmanuel Macron a insisté à plusieurs reprises sur le fait qu’il ne toucherait pas à l’âge de départ à la retraite, celui-ci restant fixé à 62 ans. C’est faux, dans la mesure où, dans un système de retraite à points, il n’y a plus d’âge légal de départ, ni d’âge de départ à taux plein, le montant de la pension ne dépendant que du nombre de points acquis au cours de la carrière et de la valeur du point au moment de la liquidation.

 

Or, face à une diminution de la valeur du point engendrée par l’augmentation de l’espérance de vie ou par une augmentation insuffisante du niveau de la masse salariale, les gens n’auront plus d’autre choix, quand ils en auront la possibilité, que de repousser leur départ à la retraite. En effet, pour disposer d’une pension d’un niveau suffisant, seul le surcroît de cotisations versées durant ces années de travail supplémentaires permettra de compenser la baisse de la valeur du point. C’est ce qu’il se passe en Suède où l’âge moyen de départ à la retraite atteint déjà 65 ans. On ajoutera de plus, que les nombreux salariés licenciés avant 60 ans (l’âge moyen de cessation d’activité en France est de 60,2 ans) n’auront quant à eux pas d’autre choix que de subir la diminution de leur pension de retraite.

 

 

- Un projet qui confirme le caractère profondément néolibéral du projet d’Emmanuel Macron

Derrière ce projet de retraite à points se cachent donc une augmentation de l’âge de départ à la retraite ainsi qu’une diminution du montant des pensions. Dans ces conditions, face à l’insuffisance des pensions de retraites, la voie sera ouverte pour la mise en place d’un système complémentaire de retraites par capitalisation. On remarquera d’ailleurs que l’Italie et la Suède qui ont adopté un tel régime de retraites par points ont toutes les deux adossé à ce nouveau régime un système de retraite par capitalisation, retraite par capitalisation dont l’OCDE encourageait le développement dans un récent rapport .

 

Diminution des pensions, probable développement de régimes de retraites privés, absence de délibération démocratique quand il s’agira d’ajuster les paramètres du régime de retraite aux contraintes budgétaires…cette réforme des retraites s’inscrit en tout point dans le cadre néolibéral imposé par les traités actuels régissant l’Union européenne. Tout le contraire du projet de la France Insoumise qui s’inscrit dans un cadre de refondation démocratique, la VIème République, et qui, en matière de retraite, prévoit le retour de l’âge de départ à 60 ans ainsi qu’une augmentation très significative des plus petites pensions (augmentation du minimum vieillesse, pas de retraite en dessous du SMIC pour une carrière complète).

 

Alors, le 11 juin.... ne donnons pas de majorité à Macron !

 

Mesures Macron : Les dangers de la retraite à points
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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 13:00
La nostalgie quand tu nous tiens !

La nostalgie quand tu nous tiens !

Que cachent en réalité les appels à l'union qui viennent du PS, du PCF, ou d'ailleurs ?

 

Depuis que la France Insoumise a commencé à s’affirmer comme la principale –et seule- force d’opposition au candidat puis au président Macron, les appels à l’union de la gauche viennent de toute part. Mais que signifient donc ces appels aussi soudains à l’unité ?

Le parti socialiste, dans la voix de ceux qui n’avaient de mots assez durs contre Jean Luc Mélenchon, y vont sans retenue. Plus d’amour, tu meurs !

De la part du PCF, idem. Les mêmes qui n’en voulaient pas comme candidat déclarent des sentiments inattendus. Ce n’est plus de l’amour, c’est de la rage.

Du coup, le candidat de la France Insoumise ferait par son « intransigeance » la démonstration d’un « sectarisme » coupable. La condamnation de la « France Insoumise », voilà déjà une base d’union entre le PS, le PCF et quelques « éclairés » qui relaient sans retenue ces positions anti-Mélenchon.

« L’argument » de ces partisans de l’union semble être très cohérent. Dans une élection, l’union augmente les chances au contraire de la division. Oui mais, l’union sur quoi, et pour quoi ? Derrière tout cela se pose une autre question de fond. Quelle est la pertinence du clivage gauche-droite réactivé en campagne électorale ?

 

Sources : La Sociale par Jacques Cotta le 23 mai 2017

- La Gauche, mais c’est quoi la gauche ?

Au départ, l’appellation de « gauche » venait simplement d’une position géographique au sein de l’hémicycle. Puis un clivage politique s’est imposé entre conservateurs d’une part –la droite- et progressistes de l’autre –la gauche- attachés à une vision du progrès social, de l’amélioration de vie des travailleurs, avec toutes les nuances que cela comporte. Comme nous l’avons expliqué sur le site « La Sociale » depuis maintenant plusieurs années, comme nous l’avions à l’époque indiqué à Jean Luc Mélenchon et à Marc Dolez lors de leur rupture avec le parti socialiste, comme nous l’avons dessiné Denis Collin et moi-même dans « l’illusion plurielle, pourquoi la gauche n’est plus la gauche » ( « L’illusion plurielle, Pourquoi la gauche n’est plus la gauche », Denis Collin et Jacques Cotta - éditions Jean Claude Lattès - 2001) , comme j’ai tenté de l’actualiser dans « l’imposteur »  (« L’imposteur », Jacques Cotta - éditions Balland - 2014) , le terme de gauche n’a plus aucun sens politique, sinon de brouiller toute compréhension des politiques mises en oeuvre. Et comme le dit fort justement Jean Luc Mélenchon aux accusateurs de la « France Insoumise », ce sont les programmes qui comptent. Force est de constater qu’entre celui des gouvernements successifs du parti socialiste ou des gouvernements de l’UMP, les divergences sur le fond n’occupent pas l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette. Les politiques dites de gauche et de droite divergent parfois sur la méthode, le rythme, mais nullement sur le fond. Le capital a toujours été servi au détriment du travail par les uns et par les autres, et c’est dans la continuité que les pouvoirs successifs –dits de gauche ou de droite- ont permis que le capital précisément capte plus de 10% de la valeur créée au détriment des ouvriers, des retraités, des salariés en quelques années.

 

 

- Des appels à l’unité plutôt cocasses, du PS…

Commençons par le parti socialiste, ou certains de ses membres. Les anciens présumés « frondeurs », les Hamonistes, ou encore Gérard Filoche, ont fait du combat anti Mélenchon, au nom de l’unité évidemment, leur spécialité. Cela a commencé durant les présidentielles, Mélenchon étant sommé de se retirer au nom de « l’unité de la gauche » au profit du candidat du PS, Benoît Hamon. Puis cela a continué, Mélenchon étant accusé de la défaite avec 19% des voix alors que Hamon n’en recueillait que 6%. En réalité, que cherchaient donc ces « partisans » de l’unité ? Quel en était la cohérence ?

C’est Jean Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS, qui donne la clé, et une fois n’est pas coutume, remet chacun à sa juste place. Il indique ainsi que « Jean Luc Mélenchon qualifie lui-même son programme de révolutionnaire, et ce n’est pas ce qu’il faut pour le pays ». La divergence est donc claire, sans ambiguïté. Elle concerne le programme. Dès lors quelle unité possible entre Cambadélis et la « France Insoumise » ? Aucune, le premier secrétaire du PS plaçant son parti sur une orientation opposée à celle des insoumis. Mais Cambadélis va plus loin. Il veut évidemment un maximum de députés car « les valeurs de justice sociale doivent être défendues ». Cynique, amnésique, ou simplement moqueur ? Il fait mine d’oublier que le nouveau gouvernement sur les questions sociales ne fait qu’emboiter le pas au gouvernement socialiste de Hollande et Valls. D’ailleurs, s’il se veut, pour le symbole, opposé à l’investiture PS pour Manuel Valls dès lors qu’il a celle de la « majorité présidentielle », il est plus embarrassé par le cas de Myriam El Khomri, l’ancienne ministre du travail dont la loi que veut prolonger Macron porte le nom, qui aura à la fois l’investiture PS et celle de la majorité présidentielle. Une passeuse de témoin idéale ! Il exprime d’ailleurs à peine entre les lignes sa position vis à vis du nouveau pouvoir. « Sur les actions régaliennes, nous allons partager son action », dit-il avant de poursuivre « sur le plan économique et social, pas à cette étape ». A la suivante donc. Avant de préciser qu’il ne se situe « ni dans la majorité présidentielle, ni dans son opposition… ».

Les Hamonistes, les frondeurs d’hier, les Filoche et autres qui réclament donc « l’union de la gauche » demeurent dans le parti socialiste. Leur chef demeure Cambadélis, et la ligne que ce dernier dégage est donc celle qu’ils reconnaissent. On voit immédiatement la duplicité, l’absurdité, l’arrivisme contrarié de tous ceux qui font fi du fond pour tenter en fait de ne sauver que leur voiture de fonction.

Gérard Filoche depuis les présidentielles réclame le « front unique », terme qui rappelle une histoire et tradition bien précise. Pour les trotskistes, le front unique a toujours été l’expression d’une double exigence. L’exigence d’unité bien sûr. Mais aussi l’exigence d’indépendance de classe vis à vis de la bourgeoisie, sans quoi l’unité est une arme qui se retourne en son contraire. Le parti socialiste par son programme, sa pratique, et son expérience défend les intérêts de la finance et du capital. Ses objectifs sont opposés aux intérêts des salariés, des ouvriers, des retraités, des jeunes. C’est en cela que l’unité avec le PS n’est envisageable que pour ceux qui aspire à finir aux côtés du pouvoir Macronien nouvellement élu.

 

 

- … Et aussi du PCF

Le parti communiste n’est pas en reste. Si le but premier du parti socialiste dans ses appels à Mélenchon est d’enchaîner au clan majoritaire la « France Insoumise », d’annihiler son indépendance, et donc son pouvoir d’élaboration et d’action, le but du parti communiste est plus terre à terre.

Le PCF sait pertinemment qu’il a dû en passer par la candidature de Mélenchon aux présidentielles uniquement parce que toute autre l’aurait ramené à son état réel, celui d’une organisation en voie de marginalisation bien avancée, de plus en plus réduite à un appareil centralisé autour de sa direction nationale. En acceptant la candidature de la « France Insoumise », la direction du PCF a cédé à une pression importante de militants. Derrière le succès électoral des présidentielles, le PCF voyait la possibilité de récupérer un certain nombre de sièges dès lors que la confusion « France Insoumise » - PCF pouvait être entretenue. Voilà pourquoi la direction du parti communiste a très mal pris la position de la « France Insoumise » exprimée par Mélenchon, le refus de toute combinaison dont le programme serait évacué de fait.

Là encore, amnésie, hypocrisie, ou simplement cynisme ? Les dirigeants du PCF se sont insurgés contre « l’intransigeance et le sectarisme de Mélenchon », ont crié à « la division », ont accusé de préparer « la victoire de la droite », alors que dès janvier 2017 dans la presse, Pierre Laurent donnait la ligne : « il n’y aura pas de candidature unique avec la France Insoumise aux législatives ». ( Rencontre des secrétaires fédéraux du PCF du 4 janvier 2017 et « Humanité » du 11 janvier 2017).   

Ce que ne supportent ni les uns, ni les autres, c’est bien la référence programmatique qui interdit toutes les combinaisons à géométrie variable. Ils préfèrent l’opportunisme de circonstance, prêts à dire une chose et son contraire sans contestation possible. Ainsi dans l’Eure par exemple. Le même qui réclamait une candidature d’unité avec la « France insoumise » est candidat PCF-PS sans aucune gêne. Nul doute qu’à ce rythme, comme l’indiquait fort justement Jean Luc Mélenchon, dès lors que le programme se trouve relégué au rang des accessoires, les « candidatures d’union de la gauche », dont se font les hérauts membres du PS et du PCF, ont pour destinée naturelle la « Macronie » qui déjà en son sein rassemble LR, PS, et se prépare au soutien de ceux qui n’y sont pas encore officiellement mais qui trouveront prétexte –celui de l’extrême droite par exemple- pour faire le pas.

 

 

- Ce que change la France Insoumise

La campagne des présidentielles et des législatives marque une modification sur trois questions fondamentales, exprimée régulièrement par Jean Luc Mélenchon. Trois questions qui précisément sont l’enjeu de cette fumeuse « union de la gauche » qui n’aurait d’autre but que de faire reculer la « France Insoumise ».
 

  • La question de la gauche d’abord.

Elle n’est plus le point de repère à partir duquel se situer. Le point de départ n’est pas l’étiquette, mais le programme. L’union oui, mais il faut alors rompre avec les attaches qui sont contradictoires avec les intentions affichées. Le repère doit être la cohérence du programme. La démocratie, la république, La Sociale, la république sociale… Et l’attitude qui en découle, le respect de la parole donnée, du mandat, du peuple, des militants.

  • La question nationale ensuite.

La tenue des rassemblements de la France Insoumise a permis de se réapproprier les symboles de la république laissés jusque-là dans les mains du Front National. Le drapeau de la révolution française, l’hymne national, qui n’ont rien de contradictoire –contrairement aux accusations lancées par certains gauchistes qui ne comprennent rien à la nation- avec l’Internationale et le poing levé. Le rappel d’une exigence absolue de souveraineté nationale, qui détermine une position claire sur les instances supranationales, l’union européenne par exemple avec la sortie des traités, ou la rupture, en en appelant aux peuples d’Europe dont les intérêts sont liés. La souveraineté qui dicte le refus du Tafta, ou encore la sortie de l’OTAN…
 

  • La question des clivages enfin.

Le clivage n’est pas celui qui opposerait gauche et droite, clivage purement idéologique dans le meilleur des cas, coupé des réalités matérielles. Celui qui nous occupe concerne le peuple d’une part, l’oligarchie ou les élites d’autre part, le travail d’une part, le capital et la finance d’autre part, qu’on trouve tout autant parmi ceux qui se définissent de droite, comme ceux qui se définissent de gauche.

Il est insupportable aux représentants du PS comme du PCF de voir enfin érigé comme principe premier celui du mandat et par voie de conséquence la possibilité de voir tout représentant être révoqué dès lors qu’il a failli à sa parole et à ses engagements. C’est cela aussi que menaçait ouvertement cette fumeuse « union de la gauche » réclamée indépendamment du programme sur lequel se retrouver. La période électorale va s’achever et viendra alors la réflexion nécessaire sur la forme d’organisation plaçant au centre la démocratie et le programme qui permettra d’affronter les combats futurs. C’est pour préserver l’avenir qu’il est fondamental de demeurer fidèle à ses valeurs à tout moment et en toute circonstance.

 

Pour en savoir plus :

- Appel concernant le deuxième tour des présidentielles, contre "le pacte républicain" bâti autour d'Emmanuel Macron - 01/05/17

- Au lendemain du premier tour des présidentielles… - 25/04/17

- A propos de la position du POID sur la question du 1er tour des Présidentielles. - 22/04/17

- Je voterai Mélenchon… - 17/04/17

- La Grèce c'est la France - 23/03/17

- MACRON, L'ombre portée de HOLLANDE... - 21/03/17

- Manifeste pour un XXIe siècle plus heureux - 26/02/17

- Il est temps d’en finir avec l’association de malfaiteurs qu’est l’Union européenne - 17/01/17

- Libre discussion pour l'élection présidentielle de 2017 - 23/12/16

- Le parti socialiste ou l'explosion annoncée et programmée - 20/11/16

- C'est le peuple que nous voulons rassembler, pas les partis !

- Pourquoi l’accord législative entre la FI, le PCF, Ensemble ! n’est pas possible aujourd’hui ?

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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 00:04
Pourquoi l’accord législative entre la FI, le PCF, Ensemble ! n’est pas possible aujourd’hui ?

La rupture des négociations entre le PCF et la France Insoumise pour les législatives de juin 2017 est consommée à cette heure mais un accord global est encore possible par une volonté strictement politique.

 

Sources : Blog Médiapart par  Camel Mekrez  

-  Le déclenchement des hostilités !

Lors du Référendum sur le Traité pour une Constitution Européenne (TCE) en 2005 proposé par le Président de la République Jacques Chirac, le PCF sous l’impulsion de Marie-George Buffet lança une campagne pour en dénoncer les méfaits et invita, cela est tout à son honneur, les partisans du NON à se joindre à lui et partagea son temps de parole avec Jean-Luc Mélenchon (PS), José Bové, Olivier Besancenot (LCR)… Des dirigeants socialistes, Laurent Fabius, Henri Emmanuelli, Manuel Valls, Vincent Peillon.

 

Les partisans du OUI furent l’UMP, l’UDF, le PS et les Verts. Le Non l’emporta avec 54,7% des voix avec une participation de 70%. Constitution européenne : le peuple a bousculé les pronostics... pour lire la suite, c'est  ICI

 

 

C’est à cette occasion qu’à gauche fût mis en lumière le choix stratégique d’une politique anti-libérale pendant que le PS faisait une campagne agressive pour inciter la population à voter OUI au TCE afin de mettre en œuvre une politique ultra-libérale gravée dans le marbre de ce traité.

 

C’est à mon avis à ce moment là que les soutiens au NON au TCE membres et dirigeants du PS auraient dû trancher la question du positionnement de leur parti et le quitter éventuellement en 2005. Ils ne l’ont pas fait. JLM l’a quitté en 2008 après le congrès de Reims.

 

Le PCF n’a pas pris entièrement la mesure que le Parti Socialiste, en se positionnant pour le OUI au TCE, avait définitivement rompu avec l’essence même de ce qu’est une organisation ou un parti politique de gauche et progressiste et n’en a pas tiré les conséquences politiques de son lien historique avec ce dernier et notamment en continuant inlassablement son alliance dans les exécutifs et dans la gestion des Collectivités Territoriales (CT) avec le PS et ce, encore aujourd’hui.

 

C’est pour cela que le PCF est partagé entre continuer à négocier en permanence avec le PS ou au contraire rompre définitivement avec celui-ci lors des élections des Collectivités Territoriales malgré son combat contre la politique du Hollande/Ayrault/Valls au Parlement (Assemblée Nationale et Sénat où il fait un grand travail de résistance depuis 2012) et ainsi reconstruire une force autonome et indépendante vis à vis de ce dernier (le PS) et s’engager pleinement dans le FDG et maintenant la France Insoumise ! On retrouve cette même problématique entre EELV et le Parti Socialiste.

 

 

-  Aujourd’hui, le PCF tergiverse encore entre trouver des accords avec EELV et le PS et s’engager pleinement dans la dynamique de la FI et le score historique de 19,58% de JLM.

Le PCF avance comme argument principal l’obligation de signer la charte de la FI pour trouver un accord aux élections législatives de juin 2017. Cet argument n’est pas recevable ! Pourquoi ?

 

Les propres statuts du PCF stipulent :

« article 20. Les élu-e-s : Les élu-e-s communistes se regroupent, avec d’autres élu-e-s qui le souhaitent, dans l’Association nationale des élu-e-s communistes et républicains (ANECR). (…) La coopération et l’échange régulier entre les élu-e-s communistes et les différentes instances du Parti à tous les niveaux - dans le respect du rôle de chacun-e - contribuent à enrichir la réflexion, les propositions et l’efficacité des uns et des autres ».

 

Par ailleurs, les statuts de l'ANECR précisent :

« Article 4 : définir et mettre en œuvre des initiatives propres des élu-e-s qui en s’inspirant des valeurs de gauche et de l’apport de chacune et de chacun-e de ses adhérent-e-s contribuent à faire prévaloir des avancées libératrices et à changer la société. Des initiatives qui se nourrissent des travaux du Parti communiste français ».

 

Par ailleurs, une charte a bien été accepté par tous les candidats à l’élection régionale de 2015 en Occitanie y compris par ceux du PCF ! Alors ?

 

Pour ce qui concerne les versements financiers de l’État ? Là encore l’argument est irrecevable car la charte de la FI avance : « se rattacher à l’association de financement « La France insoumise » lors du dépôt de candidature, ce qui inclut la possibilité d’accords de reversement entre cette association de financement et les candidats ou le groupement politique particulier qu’ils désigneront pour la première comme pour la seconde fraction du financement public » !

 

Alors, il existe bien un désaccord entre le PCF et la FI mais il est d’ordre strictement politique. Le PCF est porteur de son programme « La France en Commun » tandis que la FI celui de « L’Avenir en Commun et ses Livrets Thématiques ».

 

 

-  Comment résoudre cette problématique ?

Dans un premier temps, les candidatures potentielles du PCF et d’Ensemble ! peuvent intégrer la FI et signer la charte et ainsi peuvent être candidat(e)s aux législatives de juin 2017. Un accord national pourrait être trouvé sur les proportions par organisations respectives. Par exemple : 60% FI (348 candidats), 30% PCF (174 candidats), 10% Ensemble ! (58 candidats). Dans le Gard, 3 titulaires et 4 suppléant(e)s FI, 2 titulaires et 1 suppléant(e)s PCF, 1 titulaires et 1 suppléant(e)s Ensemble !.

 

Dans un deuxième temps, après les législatives, un groupe de travail pourrait être constitué comprenant les commissions thématiques de la FI, du PG, du PCF et d’Ensemble ! afin de mettre en accord les programmes respectifs de chaque organisation politique et notamment la thématique économique (Traités Européens, Union Européenne, BCE, Zone Euro, fiscalité, salaires, contributions et cotisations sociales...) celle de la stratégie politique, notamment les relations avec les autres organisations et partis politiques (PS, EELV, PRG,...) et les alliances de gestion dans les Collectivités Territoriales et lors des prochaines élections de celles-ci.

 

Dans un troisième temps, un socle programmatique européen avec comme critère le Plan A Plan B pourrait être constitué lors d’une conférence le jour anniversaire du Traité de Lisbonne afin de contester sa mise en application et proposer une alternative de coopération interne à une nouvelle construction européenne et coopération externe avec les continents africains et asiatiques et aussi l’Amérique du Sud.

 

Il est indispensable que la volonté politique de construction d’une réelle alternative aux politiques suivies par les Gouvernements et Présidents de la République depuis des décennies et notamment entre 2012 et 2017 (Hollande/Ayrault/Valls) l’emporte sur les tergiversations et incompréhensions successives de la part des organisations, partis politiques et personnalités qui se sont engagés pour lutter contre la mise en application du Traité de Lisbonne et sa genèse qu’est le TCE.

 

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-  C'est pour éviter ce genre de " tambouille " que la France insoumise voulait un accord national et la signature d'une " charte "

  • chaque jour dans les luttes nous avons combattu la politique du PS et du 1er d'entre eux, François Hollande ;
  • durant la campagne du 1er tour des élections présidentielles, avec l'Avenir en Commun et la France Insoumise, nous nous sommes opposés à leur candidats Macron et Hamon

 

Pour en arriver là ? Pour lire la suite, c'est  ICI

Pourquoi l’accord législative entre la FI, le PCF, Ensemble ! n’est pas possible aujourd’hui ?

 

-  C'est pour permettre ce genre de " tambouille " que Pierre Laurent son secrétaire national du PCF déclarait le 4 janvier 2017

 

«  il n’a jamais été question d’accord pour les législatives avec France insoumise, et il n’y en aura pas. Ce qui est primordial aujourd’hui pour les communistes, c’est d’apparaître nationalement dans toutes les circonscriptions. […] Il faut aller à la bataille dans un esprit constructif, en appelant à voter Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle, et pour les candidats soutenus par les communistes aux législatives.  »

Ci-dessus : extrait du bulletin "Communistes" du 11 janvier 2017) - Ce bulletin est publié chaque semaine en supplément du quotidien "L’Humanité", voire aussi ICI

 

Cet article dont la grande majorité des adhérents du PCF ignorent l'existence, (puisque non lecteurs ou lecteurs partiels de l'Humanité.. et non relayé par les cadres du PCF opposés au au vote des adhérents)  ne laisse aucun doute sur la volonté réelle des dirigeants du PCF.

 

 

- Alors pourquoi avoir fait mine de vouloir négocier, ces derniers jours, avec La France Insoumise ?

En faisant des propositions évidemment inacceptables et en rejetant les propositions de la France insoumise qui s’engageait à ne pas présenter de candidats face aux 7 députés PCF sortants et à laisser la place, dans nombres de circonscriptions, rendant de ce fait tout à fait possible, au minimum, le doublement des députés PCF quel jeu ont joué des dirigeants de ce parti ?

 

Et comment peuvent-ils se présenter comme les unitaires face au "diviseur" Mélenchon ?

 

Tout cela n’est pas raisonnable et fait plutôt penser à des petits calculs boutiquiers qui, au final, pourraient bien entraîner l’effacement de l’Assemblée Nationale de ce qui fut "le grand parti des travailleurs", le parti de la Résistance et des fusillés !

 

Il faut espérer que les militants communistes pour la plupart sincères et toujours aux premiers rangs des luttes vont en glisser deux mots à ceux qui mène leur parti au suicide collectif ?

Vite !

Pourquoi l’accord législative entre la FI, le PCF, Ensemble ! n’est pas possible aujourd’hui ?
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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 09:05
Analyse des résultats du 1er tour : Le peuple a parlé

Les résultats du 1er tour dessinent quatre blocs politiques sans que se dégage une quelconque majorité politique cohérente en vue du second tour. Macron et Le Pen ne totalisent que 45 % des suffrages exprimés au 1er tour, et à peine 35 % des inscrits sur les listes électorales, soit près de 10 points de moins que Hollande et Sarkozy à l'issue du 1er tour en 2012. 65 % des citoyens ne sont donc pas représentés de fait au second tour. Et près de 80 % des électeurs n'auront pas voté au 1er tour pour le candidat qui concentrera l'essentiel des pouvoirs quand il sera élu. S'approfondit ainsi le déni démocratique que représente la monarchie présidentielle de la Ve République.

 

Sources : L'Heure du Peuple par Matthias Tavel et Laurent Maffeïs le 26 avril 2017

- 22 % d'abstention

L'indécision supposée des citoyens ne les a pas empêchés de se déplacer massivement (78 % de participation), en tout cas plus que ne le croyaient les sondages. L'abstention augmente toutefois en continu depuis la présidentielle de 2007 (16 %) pour atteindre en 2017 son troisième niveau le plus élevé de la Ve République. Autre symptôme d'une crise politique multi-facettes, les bulletins blancs et nuls atteignent leur niveau le plus élevé depuis 2002, à 2,6 % des votants. Cette progression latente connait une exception localisée dans les quartiers les plus riches et conservateurs où l'abstention recule par rapport à 2012, parfois fortement comme dans l'Ouest parisien, signe apparent d'un sursaut isolé en faveur de François Fillon. En dehors de ces exceptions, les écarts de participation entre les quartiers riches et les quartiers populaires tendent à se resserrer au profit de ces derniers, signe de la mobilisation d'abstentionnistes notamment permise par la campagne de la France insoumise.

 

 

- Les partis de la Ve Républiques balayés

Les partis piliers de la Ve République que sont le PS et LR ont été balayés par les électeurs. La droite LR connait l’humiliation d’être éliminée dès le premier tour d’une présidentielle pour la première fois dans l’histoire de la Ve République. Quant au PS, il obtient avec Benoît Hamon et 6,3% un résultat aussi insignifiant que son ancêtre SFIO en 1969 avec Gaston Defferre. Benoît Hamon voit son score divisé par cinq par rapport à celui du PS en 2012. Il arrive seulement quatrième dans sa circonscription. Le PS arrive même en tête dans moins de communes que Jean Lassalle.

 

Le score cumulé du PS et de LR, en voix comme en pourcentage des inscrits, est divisé par deux par rapport à 2012 : 9,5 millions de voix contre 20 millions en 2012. Il ne représente qu’un électeur sur quatre s’étant exprimés contre un sur deux en 2012. Pire, seuls 19,98% des électeurs inscrits ont fait le choix d’un de ces deux partis, c’est-à-dire que quatre électeurs sur cinq leur ont tourné le dos. Et cette double débâcle est très homogène territorialement puisqu’aucun de ces deux partis n’arrive en tête dans 30 000 des 36 000 communes que comptent le pays malgré leur très grand nombre d’élus locaux.

 

 

- Macron, fragile cache-misère

Que les principaux leaders du PS et LR aient cherché à s’accrocher à la bouée Macron dès 20h dimanche 23 avril ne doit pas faire illusion. Car le vote Macron est un canot de sauvetage bien frêle pour les tenants du système et des traités européens. En effet, le cumul des scores LR, PS et Macron est très loin du total UMP, PS, Bayrou de 2012 et même inférieur au seul total UMP-PS. Cette « grande coalition » en gestation rassemble 18 millions de voix contre 23 en 2012, 50% des suffrages exprimés contre 65%, et 38% seulement des électeurs inscrits contre un sur deux en 2012. La qualification pour le second tour du champion de la caste ne doit pas faire oublier que la base sociale et politique de « la seule politique possible » s’est considérablement rétrécie.

 

 

- Le Pen échoue à arriver en tête

Les sondages avaient annoncé pendant des mois que Marine Le Pen serait en tête de l'élection avec des scores frisant les 30 % selon certains instituts, comme le FN l'avait été aux européennes de 2014 et aux régionales de 2015. Avec 21 % des suffrages exprimés, le FN voit ainsi sa progression atténuée par la participation civique, loin de ses scores de 25 % aux européennes et 28 % aux régionales, deux scrutins à forte abstention. Le FN progresse néanmoins de 850 000 voix par rapport à son record du second tour des élections régionales.

 

Bien qu'il consolide son avance dans le Nord, l'Est et le Sud-Est de la France et qu'il s'ancre dans les territoires ruraux et péri-urbains, son avance est fortement contestée par la France insoumise. Ainsi, au niveau national, Jean-Luc Mélenchon a vu son écart avec Le Pen réduit des trois-quarts par rapport à 2012 (de 7 points à moins de 2 points cette année et de 2,4 millions de voix à 620 000). Dans des départements populaires comme le Pas de Calais, le Nord et les Bouches du Rhône, Jean-Luc Mélenchon passe ainsi devant Emmanuel Macron et représente la principale force capable d'affronter le FN. Dans les Bouches-du-Rhône, Jean-Luc Mélenchon progresse même deux fois plus vite que le FN par rapport à 2012, au point d'arriver en tête à Marseille, où le FN était pourtant la 1ère force politique lors des régionales de 2015. Une forme de reconquête civique est ainsi engagée face à l'extrême droite grâce au vote pour la France insoumise. En Seine Saint Denis, la progression du FN est même totalement stoppée puisque Marine Le Pen y fait exactement le même score qu'en 2012 (13,5 %) tandis que Jean-Luc Mélenchon double son score en passant de 17 à 34 %.

 

 

- Une percée spectaculaire de la France insoumise

Le résultat de Jean-Luc Mélenchon montre une progression historique, avec un quasi-doublement de son score par rapport à 2012. C’est évidemment la progression la plus importante de tous les candidats, loin devant celle de Marine Le Pen par exemple. Jean-Luc Mélenchon obtient ainsi près de 20% des suffrages (19,6% exactement), en hausse de 8,5 points par rapport à 2015. Il dépasse les 7 millions de voix obtenues, soit trois millions de plus qu’en 2012. Au total, Jean-Luc Mélenchon rate la qualification pour le deuxième tour de seulement 1,72 points et 620 000 voix soit environ 10 voix par bureau de vote.

 

Jean-Luc Mélenchon arrive en tête dans 7 départements, quatre outre-mer (Saint-Pierre et Miquelon (35,5%), Martinique (27%), Guyane (25%), Réunion (24,5%)) et trois en métropole (Seine-Saint-Denis (34%), Ariège (27%), Dordogne (23%)) contre aucun en 2012. Au total, il dépasse les 20% des suffrages exprimés dans 40 départements du pays. Dans les Outre-mer, la progression est particulièrement spectaculaire puisqu’en 2012, Jean-Luc Mélenchon ne dépassait pas les 8% des suffrages exprimés hormis à Saint-Pierre et Miquelon (15% à l’époque).

 

Le candidat de la France insoumise arrive en tête dans 3 465 communes dans toute la France, des communes au profil très divers. C’est le cas dans plusieurs des principales villes du pays. Il est ainsi premier à Montpellier (31,5%), Lille (29,9%), Le Havre (29,8%), Toulouse (29,2%), Grenoble (28,9%) Avignon (28%), Saint-Etienne (25%) Marseille (25%) ou Nîmes (24%). Même là où il n’est pas en tête, la progression est très forte comme à Nice (+8 points à 17%), Le Mans (+9 points à 22%) Brest (+10 points à 23%) ou Bordeaux et Lyon (+11 points à 23%), La Rochelle (+11,7 points à 24,33%).

 

Mais il obtient aussi des résultats excellents dans plusieurs villes populaires de la banlieue parisienne (Gennevilliers avec 47%, La Courneuve 44%, Montreuil 40%...) ou de l’agglomération lilloise (Roubaix 36%, Tourcoing et Villeneuve d’Ascq 28%) par exemple. Il est également premier à Evry (35%) fief de l’ancien Premier ministre Manuel Valls qui avait appelé à voter pour Emmanuel Macron. Autre symbole, Jean-Luc Mélenchon vire aussi en tête à Notre-Dame des Landes, lieu du projet d’aéroport contesté près de Nantes, où il obtient 30% des voix contre seulement 15% et la quatrième place en 2012.

 

Mais Jean-Luc Mélenchon décroche aussi la première place, parfois avec des scores dépassant les 65%, dans un chapelet de communes rurales et montagnardes allant de l’Ariège aux Hautes-Alpes en passant par l’Aude, le Haut-Languedoc, les Cévennes, l’Ardèche, la Drôme et les Alpes de Haute-Provence, preuve d’un électorat aux multiples facettes.

 

D’un point de vue sociologique, les enquêtes d’opinion montrent également à la fois un renforcement et un élargissement très fort du vote pour Jean-Luc Mélenchon. Il arrive en tête chez les jeunes avec environ 30% des voix chez les 18-24 ans soit le double de 2012 où il était à égalité avec Marine Le Pen et derrière Nicolas Sarkozy et François Hollande. Même score et même configuration chez les chômeurs. Il obtient également entre 22 et 24% des voix des employés et ouvriers

 

 

- Des insoumis au 2e tour des législatives dans 78% des circonscriptions ?

Dans 451 des 577 circonscriptions législatives, Jean-Luc Mélenchon dépasse le seuil de 12,5% des électeurs inscrits. Or, aux élections législatives, ce seuil permet de se qualifier pour le deuxième tour quel que soit son ordre d’arrivée au premier tour, le cas échéant en triangulaires ou quadrangulaires. Bien sûr, la différence de participation entre la présidentielle et les législatives rend cette projection difficile. Mais nul ne doute que les insoumis y trouveront des raisons d’axer leur campagne sur la mobilisation des électeurs Mélenchon en vue du scrutin du 11 juin, notamment dans les 67 circonscriptions où Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête le 23 avril.

 

Pour en savoir plus :

- Face au FN, Jean-Luc Mélenchon (aussi) a raison

- RECIT FRANCEINFO. Présidentielle : comment Jean-Luc Mélenchon a (presque) réussi son pari

- Mélenchon en force : La révolution démocra8que a commencé !

- Jean-Luc Mélenchon a rebattu les cartes du vote populaire

- La démocratie Francaise à l’agonie

 

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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 10:06
J.L. Mélenchon : « vous êtes un matin tout neuf qui commence à percer » - Intervention au soir du 1er tour

- La révolution démocratique a commencé !

- Score historique pour l'Insoumission : le candidat de la France Insoumise obtient 8 points de plus qu'en 2012 et le meilleur score d'un candidat de gauche de transformation sociale et écologiste depuis 1969. 
- Après une campagne délétère, marquée par les affaires du candidat de la droite, et malgré une pression médiatique considérable en faveur d'Emmanuel Macron et de François Fillon, plus de 7 millions de citoyens se sont prononcés pour une alternative de transformation sociale, écologique et démocratique.

 

Dimanche 23 avril 2017, Jean-Luc Mélenchon s’exprimait au soir du premier tour. Il n’a donné aucune consigne de vote pour le second tour et a expliqué que les 450 000 insoumis voteraient sur ce point. Jean-Luc Mélenchon a salué la force que nous avons construit et a appelé les insoumis à être unis pour la suite.

 

Voici la retranscription de son intervention :

« Le résultat annoncé depuis le début de la soirée n’est pas celui que nous espérions. En toute hypothèse, ce ne sera pas celui qui a été annoncé qui sera le bon. En effet, le ministère de l’intérieur a réservé sa déclaration jusqu’à ce soir minuit.

 

Bien sûr, d’ici là, médiacrates et oligarques jubilent. Rien n’est si beau pour eux qu’un second tour entre deux candidats qui approuvent et veulent prolonger, les deux, les institutions actuelles, qui n’expriment aucune prise de conscience écologique ni sur le péril qui pèse sur la civilisation humaine, et qui les deux comptent s’en prendre une fois de plus aux acquis sociaux les plus élémentaires du pays.

 

Quoi qu’il en soit, et quels qu’ils soient, lorsque les résultats officiels seront connus, nous les respecterons.

 

Je ne saurai dire ni faire davantage à cette heure. Chacun, chacune, d’entre vous sait en conscience quel est son devoir. Dès lors, je m’y range. Je n’ai reçu aucun mandat des 450 000 personnes qui ont décidé de présenter ma candidature pour m’exprimer à leur place sur la suite. Elles seront donc appelées à se prononcer sur la plateforme et le résultat de leur expression sera rendu public.

 

Mon beau pays, ma belle patrie, et vous tous les gens, nous pouvons être fiers de ce que nous avons entrepris et réalisé. Nous sommes une force consciente et enthousiaste. Je vous appelle à rester groupés, à rester en mouvement, et à être un mouvement, car les défis que nous avons nommés, sans en cacher aucun ni aucune des difficultés qu’il soulève pour les régler, ces défis restent à relever. Et ceux qui prétendent aujourd’hui à l’honneur de nous représenter tous ont déjà fait la démonstration qu’ils étaient incapables eux mêmes, de les penser.

 

L’heure à venir et les jours qui viennent restent ceux des caractères et de la conscience. Vous tous les gens, patrie bien aimée, vous êtes un matin tout neuf qui commence à percer.

 

Fidélité à la devise de la République : Liberté, Égalité, Fraternité.

 

Vive la République, et vive la France. »

 

- Après le 1er tour des élections présidentielles

J.L. Mélenchon : « vous êtes un matin tout neuf qui commence à percer » - Intervention au soir du 1er tour
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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 16:52
Les services publics, c'est notre affaire ! Le 7 mars agissons... le 23 avril votons L'AVENIR EN COMMUN !

En dix ans, de Sarkozy à Hollande, la Fonction publique de l’État et Hospitalière ont subi le plus grand massacre d’emplois jamais connu, public/privé confondus. Plus de 150 000 postes ont été supprimés, notamment dans les services déconcentrés de l’État et des hôpitaux. S’ajoutent les 130 000 suppressions dans les entreprises publiques. Pour 2017, les annonces de suppressions s’élèvent déjà à 54 000 !

 

Accentuée, dans de nombreux endroits par les politiques municipales mises en place, comme à La Rochelle, c’est également la Fonction Publique Territoriale qui est touchée par les suppressions massives de postes, alors que l’État a transféré une masse de missions, et notamment celles sur le droit au logement, à l’action sociale et à la solidarité, bref les droits les plus sociaux.

 

Dans le même temps, la France compte plus de 3 millions d’habitants supplémentaires. Les besoins en services publics ont largement augmenté. La Fédération CGT des Services publics, par exemple, dénonce la politique d’austérité financière et budgétaire imposée aux collectivités locales en raison des risques majeurs qu’elle comporte.

 

La chasse aux dépenses publiques est aussi à l'ordre du jour des propositions des candidats à la présidentielle Le Pen/Fillon/Macron et aura pour conséquences de nouvelles réductions de la masse salariale des collectivités, l’accroissement de la déqualification et de la précarisation des emplois publics, la perte de sens du travail pour les agents du service public et les risques professionnels associés à cette perte de sens.

 

Cette politique d’austérité menace directement les citoyens-usagers par la diminution du nombre et de la qualité des services publics rendus, par l’accroissement des inégalités d’accès aux services publics, par la détérioration des conditions de vie quotidienne des populations, alors que les impôts locaux continuent de progresser.

 

La réduction de la dépense publique, n’est que prétexte à austérité pour les salariés et leur famille et à enrichissement pour les banques et les actionnaires par un détournement massif d’argent public ! Sinon, au bout de 20 ans d’application de potion amère, les résultats devraient être là, mais ce n’est pas le cas et pour cause ! L’impôt est collecté pour être redistribué aux grands groupes via le CICE et d’autres dispositifs, les secteurs rentables sont privatisés comme les autoroutes, la santé, l’énergie, l’environnement...

 

Le patrimoine culturel du pays est bradé ! Les réformes institutionnelles qui renforcent la métropolisation et les « territoires entreprises » en sont un des outils majeurs. Les 50 milliards attribués au Pacte de responsabilité correspondent aux 50 milliards d’économies sur le budget de l’État dans la même période : l’État fait les poches des citoyens pour enrichir les actionnaires.

 

 

- L'heure est à l'action à l'appel des syndicats CGT, FO, Solidaires et FA-FP

Les services publics, c'est notre affaire ! Le 7 mars agissons... le 23 avril votons L'AVENIR EN COMMUN !

Initiée par le secteur de la santé, cette journée de mobilisation nationale également annoncée dans la fonction publique territoriale, sera "l’occasion de porter nos revendications en matière de défense du service public hospitalier et de la sécurité sociale", ajoutent-ils.

 

A La Rochelle : rassemblement 10H

à la place de Verdun

 

- Le 23 avril VOTER pour un programme qui met les services public au centre de sa démarche pour la mise en œuvre des sept axes du projet de la France Insoumise !

Les services publics, c'est notre affaire ! Le 7 mars agissons... le 23 avril votons L'AVENIR EN COMMUN !

Les propositions du programme de la France Insoumise, L'AVENIR EN COMMUN (téléchargeable ICI) sont regroupées en 12 thèmes en évolution permanente.

Voici quelques exemples qui touchent aux services publics :

  • Santé :

- créer 10 000 places par an pour les personnes âgées dépendantes

- recruter et former 100 000 personnes pour ce corps de métier

- combler les déserts médicaux, et créer un corps de médecins généralistes fonctionnaires rémunérés durant leurs études

- reconstruire le service public hospitalier

  • Éducation et école

- créer un service public de la petite enfance et 500 000 places en crèche en 5 ans

- assurer la gratuité réelle de l’éducation publique (manuels scolaires, fournitures sans marque, cantine, transport, activités périscolaires …)

- recruter 60 000 enseignants en 5 ans et mieux les rémunérer

- arrêter la fermeture de classes et de lycées professionnels et augmenter le nombre d’établissements professionnels et techniques

  • Logement, transport, énergie et transition écologique

- créer un pôle public de l’énergie et du transport

- nationalisation des autoroutes, aéroports, barrages hydroélectrique et des  entreprises d'intérêt général

- imposer l’objectif 10% de nourriture bio locale dans la restauration collective

 

 

- Pensez- vous que ces mesures soient réellement réalisables ?

Pour en savoir plus :

- Pourquoi les fonctionnaires vont-ils manifester le 7 mars ?

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 22:27
Montage AFP

Montage AFP

Maintenant place au programme !

 

COMMUNIQUÉ de Jean-Luc Mélenchon

 

 

J’ai rencontré Benoît Hamon vendredi soir. Longuement et sereinement nous avons fait l’examen de la situation. Nous avons fait le tour de nos convergences et de nos divergences.

 

À cinquante jours du premier tour, il n’est pas possible de régler la différence qui par exemple nous sépare sur la question essentielle de l’Europe.

 

Je n’ai pas été surpris qu’il me confirme sa candidature et il ne l’a pas été que je lui confirme la mienne. Nous sommes convenus d’un code de respect mutuel dans la campagne.

 

Plus que jamais, la tâche de la "France insoumise " et de ses alliés est de convaincre cette moitié des Français qui n’a pas encore fait de choix de vote. Dans les cités et les entreprises, à la ville et dans le monde rural, par le débat et la formation mutuelle, faisons de cette élection un moment victorieux de mobilisation et d’adhésion à un projet construit : « L'Avenir en commun ».

 

Paris le 26 février 2016 à 21h30

 

Pour en savoir plus :
-
Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

- le Parti de Gauche : Le PEN/Fillon/Macron : Le « bon », la brute et le « truand »

Jean-Luc Mélenchon communique.... La tâche de la France insoumise est de convaincre
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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 09:27

Hausse des salaires, relance par l'investissement, création de plus de 3 millions d'emplois en un quinquennat... Jean-Luc Mélenchon entouré de l'équipe économique en charge du programme a consacré plusieurs heures à détailler le financement de notre programme "L'Avenir en commun" à l'occasion d'une émission spéciale diffusée sur notre chaine YouTube.

 

 

- Extraits de l'émission spéciale chiffrage du programme " L'Avenir en commun "

La France Insoumise chiffre son programme : « L'Avenir en commun, combien ça coûte ? »
La France Insoumise chiffre son programme : « L'Avenir en commun, combien ça coûte ? »
La France Insoumise chiffre son programme : « L'Avenir en commun, combien ça coûte ? »
La France Insoumise chiffre son programme : « L'Avenir en commun, combien ça coûte ? »
La France Insoumise chiffre son programme : « L'Avenir en commun, combien ça coûte ? »
La France Insoumise chiffre son programme : « L'Avenir en commun, combien ça coûte ? »
La France Insoumise chiffre son programme : « L'Avenir en commun, combien ça coûte ? »
La France Insoumise chiffre son programme : « L'Avenir en commun, combien ça coûte ? »
La France Insoumise chiffre son programme : « L'Avenir en commun, combien ça coûte ? »
La France Insoumise chiffre son programme : « L'Avenir en commun, combien ça coûte ? »
La France Insoumise chiffre son programme : « L'Avenir en commun, combien ça coûte ? »

 

- Pour visionner l'intégralité de l'émission spéciale chiffrage du programme

 

-

Synthèse du chiffrage du programme de la France Insoumise

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 09:23
4 février 1794 : Première abolition de l'esclavage

Il y a 223 ans, la Révolution française abolissait l'esclavage...

 

Le 4 février 1794 (16 pluviôse an II), la Convention Nationale vote l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises. C’est une grande première dans l’histoire de l’humanité, et la fin d’un âpre débat qui a divisé les révolutionnaires depuis la fameuse nuit du 4 août 1789.

 

Sources : Rue du Blogule Rouge insoumis | mis à jour le 04/02/2022

C'est dans un enthousiasme indescriptible que la Convention Nationale décida d'abolir l'esclavage dans les colonies, le 16 pluviôse an second de la République française, une et indivisible, soit le 4 février 1794, en prenant en séance publique le décret n°2262 suivant :

 

"La Convention Nationale déclare que l'esclavage des Nègres, dans toutes les colonies, est aboli ; en conséquence elle décrète que tous les hommes, sans distinction de couleur, domiciliés dans les colonies, sont citoyens français et jouiront de tous les droits assurés par la Constitution. - Elle renvoie au comité de salut public, pour lui faire incessamment un rapport sur les mesures à prendre pour assurer l'exécution du présent décret."

 

C'était la fin d'un débat qui avait divisé les révolutionnaires depuis la nuit du 4 août 1789, entre ceux qui, par souci des intérêts financiers aux colonies, étaient opposés à l'abolition, comme les membres du club de Marciac et les humanistes abolitionnistes regroupés au sein de la “Société des amis des Noirs“ tels que l'abbé Grégoire, Brissot, Robespierre et Condorcet.

 

Pendant plus de trois ans, les efforts des abolitionnistes restèrent vains. Robespierre s'insurgeait : "Les Droits de l'Homme sont encore bafoués“.

 

Un mouvement d'émancipation des esclaves eux-mêmes se développa alors, dont la puissance fut déterminante. C'est ainsi qu'en 1793, à Saint-Domingue, la principale et la plus riche des colonies françaises, le soulèvement des affranchis et des esclaves poussa le commissaire de la République, Léger-Félicité Santhonax, à proclamer la liberté des esclaves le 4 septembre.

 

Les trois représentants de Saint-Domingue à l'Assemblée, Louis-Pierre Dufay (Blanc), Jean-Baptiste Mills (Mulâtre libre) et Jean-Baptiste Belley (ancien esclave), jouèrent un rôle important pour rallier les députés de la Convention les plus rétifs à l'abolition.

 

En plus du décret, il fut décidé de l'ajout d'un nouvel article à la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1793. L'article 18 stipula ainsi que "Tout homme peut engager ses services, son temps ; mais il ne peut se vendre, ni être vendu ; sa personne n'est pas une propriété aliénable. La loi ne reconnaît point de domesticité ; il ne peut exister qu'un engagement de soins et de reconnaissance entre l'homme qui travaille et celui qui l'emploie."

 

Ce décret est tout à l'honneur de la Révolution française mais pourtant les actes concrets d'abolition eurent bien du mal à suivre : alors que Saint-Domingue et la Martinique furent envahis par les Anglais sitôt l'abolition prononcée, le décret ne fut en définitive appliqué qu'en Guadeloupe, avant d'être finalement abrogé par le Premier Consul, un certain Napoléon Bonaparte, en 1802...

 

Il faudra attendre le 27 avril 1848 et un décret signé par Victor Schoelcher, député de la Martinique et de la Guadeloupe et sous-secrétaire d'État à a Marine, pour mettre un terme définitif à l'esclavage dans les colonies françaises.

 

 

-

Le 4 février 2017 : discours de J.L. Mélenchon sur l'abolition de l'esclavage à Champagney

 

 

- Le 16 décembre 2022 : discours de J.L. Mélenchon sur l'abolition de l'esclavage en Guadeloupe

 

 

- Le 4 février 2022 : «Il n’y a de France possible qu’en République » – Discours sur l’abolition de l’esclavage au Mans

 

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 09:09
Le 17 février à La Rochelle soirée rencontre, débat spéciale : “L’Avenir en commun“
Le 17 février à La Rochelle soirée rencontre, débat spéciale : “L’Avenir en commun“

-

Amplifier le rassemblement citoyen

Le 2 décembre dernier les groupes d'appui de la France insoumise de la Rochelle et ses environs tenaient la " 1ère rencontre rochelaise avec la France Insoumise ".
 

Avec 90 participants, ce fut   un vrai succès  


L'élection présidentielle, les élections législatives ne se gagneront pas sur " le ou les candidats " même si cela à de l'importance, mais sur les questions programmatiques.

 

Quelles propositions sont formulées, quels engagement sont pris pour remettre les citoyens au coeur des choix politiques, répondre aux exigences démocratiques, environnementales, sociales, économiques....

 

La victoire dépendra de la capacité de la France insoumise et de ses candidats à rassembler le Peuple sur le programme   !


C'est la raison pour laquelle les insoumis rochelais ont l'ambition de franchir une nouvelle étape et de rassembler plus de 200 rochelais en présence de Charlotte GIRARD  (coresponsable de la rédaction du programme " L'AVENIR EN COMMUN) " à l'occasion d'une rencontre-débat citoyenne autour du programme de la France insoumise.

 

Cette initiative sera aussi l'occasion d'un événement politique d'ampleur  avec la présentation des candidats insoumis aux élections législatives de Charente Maritime.
 

 

-Les Insoumis rochelais vous invitent :

Le 17 février à La Rochelle soirée rencontre, débat spéciale : “L’Avenir en commun“

- Pour informer les insoumis rochelais de votre participation :

 

 

-

Plan pour accéder au lieu de la rencontre

42 Bd. Delmas à La Pallice

Le 17 février à La Rochelle soirée rencontre, débat spéciale : “L’Avenir en commun“

-

Présentation programme l'Avenir en Commun Démystifié

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 14:15
Une quinzaine de mobilisation normale pour la France Insoumise rochelaise

- 10 janvier réunion des insoumis de la 1ère circonscription

Le 30 Novembre 2016, nous avions organisé une 1ère assemblée de circonscriptions permettant un premier échange autour des élections législatives. Plus de 400 réunions s'étaient tenues partout en France métropolitaine et dans les territoires ultra-marins !

 

Plus de 2 300 candidatures ont été proposées par des insoumis·es volontaires venant de tous horizons : des citoyen·ne·s, syndicalistes, militant·e·s, lanceurs·ses d’alerte s’engagent afin de faire campagne pour la France insoumise !

 

Sur la 1ère circonscription de Charente Maritime un vivier de candidats hommes/femmes s'était constitué avec 5 volontaires dans la salle + 1 directement en ligne sur le site.

 

Lors de la nouvelle réunion du 10 janvier, une trentaine de participants, des excusés, une ambiance chaleureuse, une ouverture d'esprit fruit de la diversité des participants qui donne ou redonne envie de faire de la politique au sens noble.
 

  • Un binôme de candidats homme/femme est retenu par tirage au sort et transmis à la commission nationale des candidatures !

Une quinzaine de mobilisation normale pour la France Insoumise rochelaise
Une quinzaine de mobilisation normale pour la France Insoumise rochelaise
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- 11-12-14-15-20 janvier et toujours sur le terrain programme en mains

Marché de Villeneuve-les-Salines, marché de Port-Neuf, grande surface de Bongraine, marché de La Pallice, rencontre avec les étudiants....... pour tenir le terrain, expliquer, convaincre.... On ne lâche rien !

Une quinzaine de mobilisation normale pour la France Insoumise rochelaise
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- La France insoumise... une force organisée : 18 janvier c'est aussi la réunion hebdomadaire de la coordination des groupes d'appui rochelais

La coordination des groupes d'appui rochelais en réunion de campagne : organisation des présences sur les lieux publics, formation des candidats aux législatives, collage, préparation des initiatives publiques... :

  • rencontre avec les étudiants le 20 janvier ;
  • 10 février à Perigny sur la question du salariat et ses problématiques : voir ICI pour s'inscrire à l'événement ;
  • 17 février à La Rochelle grande réunion publique " 2iéme rencontre rochelaise avec la France insoumise SPÉCIALE PROGRAMME ", soirée débat, rencontre, présentation des candidats insoumis aux élection législatives de Charente Maritime : voir ICI pour s'inscrire à l'événement ;

une soirée studieuse dans l'enthousiasme.... jusqu'à la prochaine !

Une quinzaine de mobilisation normale pour la France Insoumise rochelaise
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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 09:25
Le champ politique, de Jacques Rancière à la France insoumise.

De la subjectivation politique

 

France insoumise n’est pas un simple mouvement de soutien de la candidature Mélenchon, c’est un processus politique beaucoup plus profond. Un citoyen sujet politique ne saurait se réduire à un simple supporter.

 

Nous présentons ici un extrait d’un séminaire où il est notamment question de la définition du politique et de la démocratie par Jacques Rancière. Après avoir lu ce texte, le lecteur découvrira en quoi la démarche "France insoumise" constitue un processus profondément politique (et démocratique) et en quoi Jean-Luc Mélenchon, en multipliant les "scènes polémiques" et en remettant en cause sans cesse le "partage du sensible" est le seul homme véritablement "Politique" existant sur la scène politique française. Les expressions utilisées ici entre guillemets qui peuvent paraître obscures vont s’éclairer avec le texte suivant.

 

Sources :  Jacques Rancière : subjectivation politique et critique de la démocratie consensuelle Chaire de Recherche du Canada en Mondialisation, Citoyenneté et Démocratie (UQAM) 

-

Quelques concepts clés de la pensée de Jacques Rancière

"Extrait

Or, cette référence à un « partage du sensible » me permet de présenter quelques concepts clés de la pensée de Rancière. C’est précisément suite à ce long travail sur le mouvement ouvrier que Rancière va élaborer une véritable théorie du politique qui intègre, de manière originale, aussi bien la pensée classique que l’expérience du mouvement ouvrier. Elle intègre donc la théorie et la pratique. Sans prétendre à l’exhaustivité, je voudrais présenter quatre concepts qui sont, me semble-t-il, structurants pour sa pensée : le « partage du sensible » ; la « police » ; la « politique » ; le « tort ». Pour Rancière, le politique renvoie invariablement à un « partage du sensible ».

 

Par « partage du sensible », il entend le « système d’évidences sensibles qui donne à voir en même temps l’existence d’un commun et les découpages qui y définissent les places et les parts respectives. Un partage du sensible fixe donc en même temps un commun partagé et des part exclusives [8]».

 

Autrement dit, Rancière soutient que le politique ne peut se passer d’un partage entre ceux qui ont droit de cité et ceux qui ne peuvent prendre part à la vie de la cité. Dans la polis athénienne par exemple, seuls les citoyens pouvaient participer à l’espace politique : les esclaves, métèques, femmes et enfants y étaient exclus. Ce qu’il importe de comprendre ici, c’est que cette inclusion-exclusion qui caractérise le « partage du sensible » renvoie à la présence ou non de compétences ou de « titres » à gouverner. À Athènes, on peut dire que les exclus de la cité le sont parce qu’ils ne sont pas doués de logos (Aristote).

 

Généralement parlant,trois « titres » à gouverner se retrouvent dans l’ensemble des communautés politiques, ce sont des titres liés à : la naissance ; la richesse ; la science, chacun renvoyant à un type d’oligarque cherchant à prendre et à conserver le pouvoir politique. Pour la naissance, c’est l’aristocrate ; la richesse, le bourgeois ; et la science, le savant (technocrate). La question pour Rancière est donc de savoir qui peut déterminer ce critère d’inclusion-exclusion. Dans l’antiquité, ce sont les philosophes. Au XIXe siècle, c’est la bourgeoisie qui refuse à la « masse » ouvrière une quelconque participation politique sous prétexte qu’elle est irrationnelle et, de toute façon, trop occupée à travailler.

 

 

-

C’est à partir de cette idée d’un « partage du sensible » que Rancière va distinguer entre deux processus constitutifs du politique : la « police » et « la politique ».

La « police », c’est l’organisation du « rassemblement des hommes en communauté [qui] repose sur la distribution hiérarchique des places et des fonctions [9] ». La « police » assure la légitimité de la mise à l’écart effectué par le « partage du sensible »[10]. La police assure donc le partage inclusif/exclusif dans la cité.

 

À ce premier processus constitutif du politique s’oppose un second, « la politique ». Ici, ce n’est pas la distribution des places et des fonctions qui importe mais bien la vérification de l’égalité de tous avec tous. C’est pourquoi Rancière le nomme également « émancipation ».

 

Il y a de la « politique » lorsque des catégories exclues du « partage du sensible » décident de remettre en cause la distribution hiérarchique des places et des fonctions. Et cette remise en cause se fait toujours au nom d’un universel, le seul qui soit pour Rancière, à savoir l’égalité [11].

 

Le politique prend donc forme à la rencontre entre ces deux processus constitutifs et antagonistes : celui de la police et celui de l’égalité. Or, la rencontre de l’ordre policier et de l’émancipation dévoile le « tort » que fait la distribution hiérarchique des places et des fonctions à l’égalité de tous avec tous.

 

Par « tort », Rancière désigne le conflit fondamental de la politique qui porte sur « le rapport entre la capacité de l’être parlant [...] et la capacité politique [12] ». En raison du partage inéluctable du sensible, toute communauté politique est marquée par un « tort » : il y a toujours des composantes du social qui se voient écarter de l’arène politique. Il ne peut donc y avoir de distribution parfaitement égalitaire des fonctions.

 

Pour que le « tort » puisse apparaître au grand jour, il faut donc que la politique s’insurge contre la police ; il faut y ait une vérification de l’égalité de tous avec tous qui se heurte forcément à la distribution hiérarchique des titres et des fonctions.

 

Pour Rancière, le « tort est simplement le mode de sujectivation dans lequel la vérification de l’égalité prend figure politique [13] ». Cette « subjectivation politique » implique la création de « scènes polémiques », c’est-àdire de scènes sur lesquelles les exclus peuvent témoigner de leur égale participation à la condition politique humaine et dévoiler ainsi la contradiction entre la logique de la police et celle de l’égalité [14]. Et c’est sur cette scène que les exclus vont montrer qu’ils ne sont pas dépourvus de logos, que lorsqu’ils parlent,c’est pour être compris et non pas pour simplement gémir, pour exprimer la douleur.

 

Mais voilà que ce passage par l’abstraction de la théorie politique nous ramène à la pratique ouvrière. Car Rancière ne veut surtout pas reproduire l’erreur d’Althusser en se logeant uniquement dans le monde éthéré de la théorie.

 

En postulant la nécessité de « scènes polémiques », la théorie politique de Rancière réussit à accorder aux ouvriers (trop rapidement oubliés) leur juste place dans l’histoire politique. La contribution prolétarienne tient justement à l’élaboration d’une multitude de scènes polémiques qui contestent l’hégémonie de la distribution policière des places et des fonctions dans la France du XIXe siècle. Ainsi réussissent-ils à brouiller le « partage du sensible » et à dévoiler le « tort » de l’ordre de la police, ce qui permet une réactivation de la politique comme conflit,litige et mésentente.

 

 

-

C’est précisément en ce sens que Rancière définit la démocratie comme « l’action qui sans cesse arrache aux gouvernements oligarchiques le monopole de la vie publique et à la richesse la toute-puissance sur les vies [15] ».

D’où le caractère proprement « scandaleux » de la démocratie qui exprime l’action de ceux qui n’ont pas de titre à gouverner, ceux qui n’ont de légitimité que parce qu’il y a égalité (d’entendement et de capacité) entre les hommes. La démocratie n’est donc pas un « régime » au sens étroit du terme. C’est bien plutôt un ethos, un mode de vie fondé sur la reconnaissance du caractère nécessairement contingent des titres à gouverner.

 

Notes :

De Jacques Rancière, lire : La nuit des prolétaires, Paris, Fayard, 1981

|8] Jacques Rancière, Le partage du sensible. Esthétique et politique, Paris, La Fabrique, 2000, p. 12.

[9] Jacques Rancière, Aux bords du politique, Paris, La Fabrique, 1998, p. 83.

[10] Jacques Rancière, La mésentente, Paris, Galilée, 1995, pp. 51-52.

[11] Ibid., p. 53. Rancière, op. cit., 1998, pp. 85-8

[12] Rancière, op. cit., 1995, p. 44.

[13] Ibid., p. 63.

|14] Ibid., p. 66.

[15] Jacques Rancière, La haine de la démocratie, Paris, La Fabrique, 2005, p. 105

Fin de l’extrait"

 

Commentaire  :

Les participants du mouvement France insoumise

- en agissant pour révéler les inégalités de partage tant des richesses sur le plan économique, que des responsabilités sur le plan politique, en proposant un autre "partage du sensible" avec leur programme "L’avenir en commun" à l’ensemble de la population,

- se constituent en sujets politiques  : France insoumise est donc un moyen de subjectivation politique des individus en citoyens.

Si ce mouvement prend une ampleur suffisante, l’instauration d’une sixième république avec une assemblée constituante permet de faire aboutir ce "partage du sensible" et de transformer notre population hétérogène (nous évitons ici le terme multitude commode mais ambigu) en peuple. La subjectivation politique individuelle devient alors subjectivation politique collective avec le sentiment d’appartenir au même peuple souverain.

Les ateliers législatifs permettent aux citoyens de dire la loi, l’assemblée constituante permet au peuple de dire la Loi.

 

Pour en savoir plus :
-
Mon dossier : Primaires - Elections présidentielles 2017

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 11:10
Révolution citoyenne ?

"La révolution citoyenne, c'est une révolution dans les têtes et dans les cœurs et pas seulement dans le quotidien de la lutte sociale et politique[1"

 

« Jean-Luc Mélenchon : La révolution citoyenne dit partout : Nous voulons contrôler. Que ce soit au Soudan ou au Liban, nous observons ces mêmes dynamiques internes.[3] »

 
" Pour notre part, parti de gauche, nous rejetons tout autre moyen que celui de la démocratie. S'il faut une révolution, cela doit être une révolution par les urnes. C'est une leçon du siècle passé. Et même du siècle qui commence, comme le montre la révolution démocratique qui traverse l'Amérique latine. Alors inspirons-nous de la stratégie d'Evo Morales, qui demande à son peuple de voter, voter et voter encore, pas des foyers de guérilla de Che Guevara ![2] "
 
Sources : La Toupie par Jérôme Duval | mis à jour le 06/11/2021

-

Définition de révolution citoyenne
La "révolution citoyenne" est un slogan de campagne utilisé par des mouvements politiques de gauche pour désigner un objectif de transformation sociale en profondeur conduit par les citoyens. Il s'agit, pour les êtres humains de reconquérir la citoyenneté et d'oeuvrer à redonner tout son sens au politique.

L'expression "Révolution citoyenne" a notamment été employée par :

  • Rafael Correa, président de l'équateur qui, durant sa campagne électorale en 2006 a promis une "Révolution citoyenne" pour permettre un "changement radical" du système politique, économique et social.
     
  • Le FFS (Front des Forces Socialistes) lors des élections législatives algériennes de 2012.
     
  • Le Front de gauche qui prône une insurrection civique et une VIe République lors de la campagne présidentielle (avec la candidature de Jean-Luc Mélenchon) et des élections législatives de 2012.

Elle a aussi été utilisée pour qualifier les révoltes du " printemps arabe " en 2011.

 

 

 

- En l'absence de définition unanimement reconnue, on peut essayer d'énoncer les principales caractéristiques d'une révolution citoyenne :

  • Elle doit entraîner l'adhésion du plus grand nombre par la mobilisation, l'écoute, le débat et la diffusion des idées.
  • Elle est accomplie en dehors des partis politiques, qui ont tendance à cliver les citoyens, et nécessite l'unification des forces progressistes.
  • Elle veut faire des êtres humains des citoyens avant d'en faire des consommateurs.
  • Elle redonne toute sa place aux citoyens et cherche à les responsabiliser dans leurs décisions d'électeurs, en luttant notamment contre l'abstention.
  • Elle veut que le politique, issu du suffrage universel, reprenne le pouvoir sur les banques et la finance.
  • Elle renforce la démocratie par la multiplication des consultations des citoyens, y compris dans les entreprises en développant le système des coopératives.
  • Elle repose sur l'éducation qui devient une priorité afin d'ouvrir le peuple à l'esprit critique et à la compréhension des enjeux de la société dans laquelle il vit.
  • Elle rend aux services publics la place qui leur revient.

 

 

 

-

La révolution citoyenne au coeur de la démarche politique de la France insoumise

Le 25 juin 2015, Jean-Luc Mélenchon tenait une conférence sur le thème : « Révolution citoyenne et mouvements citoyens – De Podemos aux assemblées citoyennes ». Il a expliqué comment la théorie de la Révolution citoyenne partait de l'augmentation du nombre d'être humains sur la planète pour définir un intérêt général humain, et comment découlait de cette analyse la nécessité de sortir du système capitaliste productiviste. Jean-Luc Mélenchon a réaffirmé que la 6e République n'était pas un slogan mais une stratégie révolutionnaire pour que le peuple retrouve sa souveraineté en refondant ses institutions.

 

- Dans cette conférence, Jean-Luc Mélenchon analyse le 14 juillet 1789 et la période révolutionnaire française avec le prisme de la théorie de l’ère du peuple et de la révolution citoyenne.

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