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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 10:47
Les propositions des cheminots pour une autre politique ferroviaire

Les cheminots sont en grève depuis mardi 10 mai au soir contre le projet de loi ferroviaire.

Depuis la présentation en conseil des ministres le 16 octobre dernier, ils ont tout tenté pour engager un débat constructif et modifier l'orientation et le contenu du texte gouvernemental. En vain !

C’est une grève d’intérêt général, pour la préservation et le développement du dernier grand service public français.

 

 

- Ils exigent une autre réforme ferroviaire

Depuis cette date, les Fédérations Syndicales représentatives des cheminot(e)s CGT, UNSA, SUD-Rail ont élaboré unitairement une plate-forme revendicative.

  • Elles n'ont pas attendu le projet de loi d’octobre 2013 pour affirmer qu’une profonde réforme du système ferroviaire est nécessaire. La rupture de 1997 avec l’éclatement de la SNCF pour créer RFF, la privatisation du transport ferroviaire de fret depuis 2003, la casse de l’entreprise publique orchestrée par la direction SNCF à travers l’émiettement en Activités de plus en plus autonomes, la multiplication des filiales et la généralisation de la sous-traitance, justifient leur exigence d’une changement radical de politique.
  • Elles estiment que la situation vécue par les usagers Fret et Voyageurs comme par les cheminot(e)s, montre la nécessité d’une réforme, que celle-ci doit répondre aux attentes de la population en matière de service public de transports, de politique environnementale et d’aménagement du territoire, tout en garantissant un haut niveau social pour tout(e)s les cheminot(e)s.

 


- Les fédérations syndicales ont formulé les propositions suivantes :

1. Une réelle réunification du système ferroviaire public par une unicité économique, sociale et technique autour d’une entreprise intégrée : la SNCF ;

 

2. Le système ferroviaire public doit être piloté par un seul Conseil d’Administration et disposer d’un Comité Central d’Entreprise. Dans ces instances, c’est l’ensemble des salariés du système public qui sera représenté ;

 

3. La contractualisation avec l’État doit être unique par un contrat État/Système Ferroviaire Public de 10 ans réexaminé tous les 3 ans ;

 

4. Le système doit comporter une Direction Générale intégrant notamment l’ensemble des services transverses, la direction de la stratégie et des finances, les systèmes d’information. La direction des Ressources Humaines du système ferroviaire public ayant autorité sur le recrutement. C’est à ce niveau que doivent être discutés et négociés les textes RH et les accords qui seront applicables à l’ensemble des cheminot(e)s du système ferroviaire public ;

 

5. Le pilotage national de la sécurité, élément d’intégration, doit se situer dans cette Direction Générale ;

 

6. Afin de garantir l’efficacité, la réactivité et la pertinence économique du système, la Direction Générale doit être déclinée territorialement sur les bassins économiques et d’emplois. La production sera ainsi organisée à cette échelle par des Établissements au service de toutes les activités et articulés autour des métiers. Le retour à la mutualisation entre services renforcera l’efficacité, la réactivité et la qualité du système ferroviaire ;

 

7. La filière 27, Transport Mouvement, reconnue par tous comme la colonne vertébrale de la SNCF, doit être transverse car indispensable à la gestion des circulations sur voies principales mais aussi à l’organisation des mouvements dans les gares Fret et voyageurs comme dans les triages ;

 

8. La réforme doit être une opportunité pour que la dette du système contractée pour des choix politiques d’aménagement du territoire soit placée dans une structure de défaisance pour ne plus peser sur les investissements nécessaires à la modernisation du réseau et au renouvellement du matériel qui doivent demeurer un bien public national ;

 

9. Le financement du système utile aux travaux de régénération doit reposer sur des ressources nouvelles, et pas uniquement sur la productivité et le coût des sillons comme le préconise le projet de loi ;

 

10. Au regard des problèmes environnementaux et des coûts externes du transport routier financés quasi-intégralement par la population, la réforme doit contenir un programme législatif ambitieux pour un report modal massif des transports de marchandises et de voyageurs de la route vers des modes alternatifs plus propres comme le rail, mais aussi le fluvial ou le cabotage maritime. En ce sens, le transport ferroviaire de marchandises, et particulièrement la messagerie et la technique du wagon isolé, doit être reconnu d’intérêt général ;


11. Le transport ferré intérieur de voyageurs doit être affirmé comme un service public national avec des déclinaisons régionales pour les TER et les RER ;

 

12. Le gouvernement affirme vouloir préserver le statut des cheminots de la SNCF, pour cela, la loi doit prévoir un cadrage précisant que les embauches à statut sont la règle pour l’ensemble du système ferroviaire public et limitant les recrutements hors cadre permanent du statut à des cas d’exception. La réactivation des instances statutaires telles que la Commission Mixte du Statut et la Commission Nationale Mixte doit être mise en œuvre ;

 

13. La réglementation sur le temps de travail applicable à l’ensemble des salarié(e)s inclus dans la future CCN doit être à minima celle en vigueur à la SNCF régie par le RH0077 qui est améliorable. Pour cela, le projet gouvernemental doit cadrer législativement la construction d’un décret socle suffisamment précis et complet pour que le patronat ne s’engage pas dans les futures négociations avec des ambitions d’abaissement des normes sociales ;


14. En juillet 2006, avant la libéralisation du transport ferroviaire national de fret, huit fédérations syndicales de cheminot(e)s faisaient front commun, réaffirmant devant le ministère et le patronat : «le transport ferroviaire n’est pas un secteur d’activité nouveau. Une réglementation du travail est actuellement applicable aux 165000 salarié(e)s de ce secteur. Si d’autres entreprises souhaitent exercer dans ce secteur d’activité, elles doivent appliquer la réglementation en vigueur, donc le décret du 31 décembre 1999, dénommé à la SNCF RH 0077». Les organisations syndicales CGT, UNSA, SUD-Rail réaffirment cette position.

 

15. On ne transforme pas une entreprise publique comme la SNCF en quelques mois. Nous demandons que cette réforme soit menée avec la plus grande attention, sans précipitation contre-productive.

 

C’est à partir de ce socle revendicatif commun que les organisations syndicales sont intervenues dans les différentes réunions organisées à propos de la réforme. En vain !

 

Elles considérent que la traduction dans la loi de ces propositions serait utile à l’ensemble des citoyen(ne)s de notre pays et garantirait une élévation sociale pour tous les salarié(e)s du secteur.

 

Pour elles, ce serait alors une réforme efficace, novatrice, ambitieuse et perçue comme telle par leurs organisations syndicales et les salarié(e)s du secteur.

 

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 21:45
SNCF : quels enjeux dans l'appel unitaire à la grève reconductible à partir du 10 juin ?

Le 22 mai dernier une manifestation unitaire nationale (CGT, Sud Rail, UNSA, FO), réunissait près de 22 000 cheminots contre la casse programmée du service public de transport de voyageurs et de marchandises par voie ferrée au travers d’un projet de loi gouvernemental mis sur la place publique le 16 octobre 2013.

 

Depuis cette initiative syndicale massive du mois de mai, rien n'a bougé du côté du gouvernement, qui englué dans la logique néolibérale de l'Europe qu'il soutient, ignore les mises en garde, alertes et propositions exprimées par les cheminots et associations d'usagers diverses.

 

C'est dans ce contexte qu'un préavis de grève unitaire a été déposé pour le 10 Juin prochain par les cheminots.

 

- Ainsi, l’avenir d’une des dernières entreprises nationales de service public va se jouer dans quelques jours.

Le débat parlementaire sur le sujet est prévu de débuter à partir du 17 juin 2014.

 

- Projet de loi du gouvernement : la fausse bonne solution !

  • En effet, ce projet de loi n’offre aucune perspective sur le financement de la rénovation et du développementdu réseau. Pourtant, la majorité des désagréments quotidiens subis par les usagers proviennent d’un état dégradé des infrastructures qui ont été délaissées depuis des décennies.
  • Le projet ne revient pas sur le nœud du problème qu’est la dette importante contractée par l’Etat au nom de la SNCF. Ces investissements sont pourtant nécessaires (création de lignes à grande vitesse, entretien, régénération du réseau existant...) afin de répondre au développement du service public ferroviaire, à l’aménagement du territoire, aux besoins de l’intérêt général.
  • Il est urgent de rompre avec ces logiques libérales qui visent la rentabilité financière en favorisant l’ouverture à la concurrence des services publics en général (EDF, GDF, La Poste). Cette stratégie, là où elle a été mise en œuvre, n’a apporté aucune amélioration notable pour les usagers, bien au contraire, les services se sont dégradés à l’inverse des prix qui ont pour leur part flambé.

 

- Pendant ce temps à là SNCF... la casse est à l'oeuvre en interne...

  • Le Président de la SNCF accélère, depuis sa nomination en 2008, les restructurations internes à la SNCF et notamment la séparation des activités (TER, Transilien, TGV, Fret, Inter-cités...) qui empêche toutes formes de mutualisation des moyens de production, garante d’une meilleure réactivité, efficacité.
  • En outre, les milliers de suppressions d’emplois opérées ces dernières années n’ont produit qu’une dégradation de la qualité de service au quotidien, avec notamment une baisse considérable de la présence humaine dans les gares et dans les trains, des fermetures de gares et guichets ne permettant pas d'accompagner et d'informer les usagers dans les démarches autour de la préparation de leurs voyages.
  • La politique menée par la SNCF ces dernières dans le cadre des orientannées libérales des gouvernements Sarkozy et Hollande a programmé et précipité le déclin du Fret SNCF en matière de transport de marchandises par rail, encombrant les routes de millions de camions supplémentaires (nous en savons quelque chose avec la desserte du port de La Pallice), remettant en cause la sécurité routière au quotidien et le développement des modes de transport plus respectueux de l’environnement.

 

- Des PROPOSITIONS ALTERNATIVES, les cheminots en ont ! SNCF et gouvernement y sont sourds !

  1. LE RECRUTEMENT DE CHEMINOTS FORMÉS ET QUALIFIÉS pour assurer dans tous les services les charges de travail avec la qualité et la sécurité dues aux usagers.
  2. LA RÉ-HUMANISATION DES GARES ET DES TRAINS afin d’améliorer l’accueil, l’information et la sécurité des usagers.
  3. LA RÉOUVERTURE DE GARES ET DE GUICHETS permettant l’accès au transport ferroviaire de proximité.
  4. UNE RÉGULATION DES TARIFS permettant un accès aux trains à tous les citoyens.
  5. LA MUTUALISATION DES MOYENS HUMAINS ET MATÉRIELS permettant une meilleure régularité, efficacité et réactivité de l’entreprise.
  6. LA RELANCE DU TRANSPORT DE MARCHANDISES PAR LE FRET SNCF, dans le cadre d’une activité d’intérêt général.

 

- La SNCF appartient à la Nation.
En cela, l’Etat doit jouer un rôle central en termes d’égalité d’accès au mode ferroviaire au plus près des lieux de vie, d’aménageur du territoire pour permettre un maillage territorial qui favorise la réponse aux besoins de transport des usagers et des chargeurs en ce qui concerne les marchandises.
 
L’Etat doit aussi intervenir sur la régulation des tarifs de la SNCF au quotidien, en rétablissant les tarifs sociaux comme levier essentiel en matière d’égalité de traitement de la population, tenant compte des différentes situations des ménages.
 
Pour que la Société Nationale des Chemins de fer Français (La SNCF) ne devienne pas la Société Nationale du Cash et de la Finance, les cheminots agiront par la grève à partir du 10 juin 2014, 19H pour exiger des réponses aux revendications qui concernent aussi notre quotidien d'usager.
 
Les cheminots sont conscients des désagréments qu’une telle action va engendrer, l’avenirdu Service Public ferroviaire passe toutefois par une autre réforme que celle voulue par le gouvernement et la direction de la SNCF.
 
- Sur le même sujet, pour en savoir plus, lire aussi :
- Par Laurence Pache Secrétaire nationale du Parti de Gauche : Ras le bol des mensonges gouvernementaux et médiatiques
- Par le Parti de Gauche (tract à télécharger) SNCF, une grève d’intérêt général

SNCF : quels enjeux dans l'appel unitaire à la grève reconductible à partir du 10 juin ?
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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 23:41
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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 00:52
En réponse à l'adresse de l'intersyndicale CGT- UNSA- SUD-Rail aux parlementaires européens
Source : europe.jean-luc-melenchon 19 février 2014
Chers camarades cheminots,
 http://europe.jean-luc-melenchon.fr/files/rail-250x157.jpg
Vous attirez l'attention des parlementaires européens sur la nouvelle étape de libéralisation du rail qui s'annonce. Je tiens à vous rappeler mon soutien dans cette bataille.
Je partage votre analyse sur les résultats de ces libéralisations : les compagnies nationales sont lancées dans une course effrénée pour réduire les coûts, au détriment de la qualité du service public, de la sécurité et des conditions de travail des salariés du rail. Dans le fret, l'ouverture à la concurrence se solde par une baisse du fret ferroviaire au profit du fret routier montrant l'absurdité de cette politique.
 
Vous posez trois exigences auxquelles je souscrits pleinement.
Je partage votre demande qu'une évaluation sérieuse des conséquences des trois premiers paquets ferroviaires soit réalisée avant toute nouvelle législation. J'ai moi-même interpellé la Commission européenne par une question écrite, le 8 octobre dernier sans obtenir de réponse satisfaisante.
Vous réclamez également le droit pour chaque Etat-membre de définir sa propre organisation ferroviaire ainsi que le champ du service public en la matière. Cela rejoint parfaitement nos propositions et notre volonté de désobéir à l'Union européenne si cela s'avère nécessaire pour défendre le service public ferroviaire.
Je partage entièrement votre volonté de faire reconnaître le transport ferroviaire de marchandises, notamment la messagerie et le wagon isolé, comme une activité d'intérêt général, protégée de la concurrence. C'est un point essentiel de la planification écologique que je défends.

 
Depuis le début de mon mandat européen, je me suis opposé aux étapes de la libéralisation du rail. En novembre 2011 et en juillet 2013 mon groupe a voté contre le rapport du social-démocrate Serracchiani sur la refonte du premier paquet établissant un espace ferroviaire unique européen. Voici ce que j’en avais dit à l’époque :

" La libéralisation à marche forcée du secteur ferroviaire a conduit à une baisse de l'utilisation de ce mode de transport. Dans ce texte, la majorité est contrainte de se rendre à l'évidence de ce constat. Elle n'en tire pourtant aucune conséquence et propose avec la Commission de renforcer la libéralisation en cours. Elle avalise la casse des entreprises publiques, l'octroi de nouveaux pouvoirs à la Commission en la matière, les possibilités de sanctions en cas de non-respect des normes européennes et demande que la libéralisation du transport de passager soit au plus vite effective. Seul bon point: elle refuse à la Commission l'obligation de service minimum des cheminots en cas de grève. Cette petite victoire ne saurait faire oublier le reste."

 
La réforme ferroviaire que prépare le gouvernement Hollande va dans le même sens. L'éclatement de la SNCF en 3 établissements publics va aggraver le morcellement du système ferroviaire français alors que nous aurions besoin de revenir à un service public intégré. François Hollande a ainsi avoué à la Commission européenne que« dans le domaine des transports, la réforme du système ferroviaire, actuellement préparée par le gouvernement, permettra de préparer l’ouverture à la concurrence du transport de passagers d’ici 2019 »[1].
 
Soyez assurés de mon engagement total dans cette bataille pour le service public ferroviaire et de ma disponibilité pour mener ce combat à vos côtés dans les initiatives que vous pourrez prendre. Lors du vote au Parlement européen prévu le 26 février prochain, vous pouvez d’ores et déjà compter sur ma voix pour refuser cette nouvelle étape de la libéralisation du rail !
 
 
[1] Rapport économique, social et financier, annexe au Projet de loi de finances 2014 , p.31-32
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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 02:58
Quelques propositions pour mieux se déplacer à La Rochelle dans un environnement de plus en plus mobile

Politique de transports publics : développer, mettre en œuvre la gratuité, pour humaniser et ralentir la ville !

 

Parler de la question des transports dans une collectivité est une question globale qui doit prendre en compte l'intégralité des problématiques posées par les choix économiques, sociaux... des différents acteurs du territoire concerné.

 

Ainsi, on ne peut pas aborder la question de la réponse aux besoins de transport sans, par exemple :

. remettre en cause la politique foncière et immobilière municipale qui a comme résultat le renchérissement du prix du foncier, avec comme conséquences[20] :

- que les jeunes familles partent de plus en plus loin pour faire face au coût de l'immobilier inaccessible... ;

- que La Rochelle est la seconde ville de Nouvelle Aquitaine pour l'augmentations des flux domicile-travail[24] ;

- et est à la source de création de problèmes de mobilité, et de besoins de transports,  ;

. remettre en cause la politique sociale des entreprises qui faisant le choix de la précarisation du travail, de l'éclatement des horaires et lieux de travail, sont à l'origine de la création de problèmes de mobilité, de nouveaux besoins de transports qui ne devraient pas être ;

 

Le 12 février 2014 | mis à jour le 04-02-2020

La question des transports a été centrale à l'occasion des élections municipales 2014.

Il est en effet incontestable que vivre mieux la ville au quotidien c’est aménager la ville des courtes distances ce qui nécessite indiscutablement de s’attaquer à la question des transports urbains et de l’engorgement de la RN137 (la 4 voies ceinturant La Rochelle), deux questions interdépendantes.

 

 

- Une augmentation des déplacements imputable à la périurbanisation et à la concentration des emplois...

Alors que La Rochelle se dépeuple, au profit de la proche couronne [1], une politique des transports de gauche doit s’inscrire dans le schéma d’une alternative au tout routier et permettre une réappropriation du centre ville par les habitants de la périphérie (femmes avec enfants, personnes âgées...) pour qui le coût d’un abonnement représente une somme trop élevée à payer, contribuer à créer du lien social et de la mobilité, (les transports collectifs devenant eux-mêmes des lieux de socialisation, d’échange, de rencontre...) ;

 

En effet, l’essentiel des pôles d’activités se trouve sur la commune de La Rochelle alors que la population est davantage dispersée sur le territoire de la CdA et même au-delà. En 2008, La Rochelle concentre plus de la moitié (54 %) des emplois de l’aire urbaine de La Rochelle mais seulement 33 % des actifs. De plus, près de 57 % des actifs ayant un emploi à La Rochelle n’habitent pas la commune et même 28 % habitent en dehors de la CdA, ce qui génère des déplacements longs[2].
 

 

- La politique de transport participe d’une action dans le cadre d’une conception globale de la ville en lien avec l’arrêt de l’externalisation des activités commerciales à sa périphérie.
- A cette fin, envisager une évolution vers la gratuité totale d’accès au réseau RTCR et Yelo-Véolia est un objectif incontournable[3], la DSP Yelo-véolia devant, dans cet cadre être remise en cause avec réintégration à la régie ;

  • La mise en place de la gratuité des transports en commun vise une politique de développement durable et de rénovation totale du réseau de transport ;
  • Cette politique va dans le sens de l'histoire et  de la planification écologique qui tend à se développer comme à Niort  ou en Allemagne qui envisage la gratuité des transports en ville ;
  • La gratuité ne suffisant pas à rendre un réseau "attractif", sa conception doit être repensée en étroite concertation avec les usagers pour améliorer et diversifier l’offre (dessertes, lignes supplémentaires, cadencement, fréquence...) ;

- Une telle politique nécessite :

  • de mettre des moyens, elle ne peut se faire à budget constant ;
  • de redéfinir, en concertation avec les rochelais un plan de déplacement global, d'étendre la zone piétonne sur le centre ville et au delà du port ;
  • de requalifier la place de Verdun et les cœurs de quartiers ;
  • d'améliorer et créer des voies dédiées aux modes de déplacements actifs (personnes à mobilité réduite, piétons, cyclistes, rollers, skates...)...

 

Ce n'est pas la voie choisie par La Rochelle et la CDA qui poursuivent leur politique par nouvelles routes, nouveaux aménagements... et toujours pas de gratuité des transports urbains et de développement global du réseau[19].

 

 

- Sur la question du financement, tout doit être mis sur la table :

Tout d'abord une question : Combien coûte la route au contribuable ? Selon Routes de France, l’organisation professionnelle des constructeurs de routes, anciennement appelée Union des syndicats de l’industrie routière française, « les dépenses des administrations pour la route » atteignent un montant comparable au coût de la SNCF, 15.2 milliards d'euros par an, dont 12.9 milliards pour les collectivités locales auquel s'ajoute de nombreuses dépenses annexes.
Et une affirmation : globalement, la SNCF coûte moins cher que les accidents de la route[
16].

 

En ce qui concerne les transports urbains, il convient de souligner que les recettes tarifaires ne constituent en moyenne que 20% des besoins en matière de financement des transports publics,  19% à La Rochelle.

 

Quelles mesures envisager ?
  • augmentation du "versement transport" (VT) de 1,7%[21] à 1,8%  ;
  • le report modal permet de réduire les coûts des dépenses de voiries (actuellement l’automobile en milieu urbain mobilise 80 à 90% des budgets publics consacrés aux déplacements) ;
  • économies liées à l'abandon du diesel pour le méthane issu des déchets humains (comme à Oslo ou Stockolm) et pourquoi pas ménagers ;
  • économie liée au coût de la DSP à Veolia Transport Transdev ;
  • économie liée au coût de la production, du contrôle, de la gestion des titres de transport ;
  • action sur le montant de la DGF (dotation globale de fonctionnement), le remboursement par l'État des sommes dues, et la répartition de nouvelles recettes fiscales (suppression de la zone franche[23]) ;
  • taxer les parkings des hypermarchés pour limiter le développement des grandes surfaces. Une telle taxe, assise sur les surfaces de stationnements des entreprises tertiaires et des commerces de plus de 2 500 m², n’est pas une utopie. Elle existe déjà en Ile-de-France et contribue à financer les transports publics. - See more at: http://www.urbislemag.fr/comment-la-france-a-tue-ses-villes-billet-356-urbis-le-mag.html#sthash.9q5LLaoZ.dpuf
    taxer les parkings des hypermarchés pour limiter le développement des grandes surfaces. Une telle taxe, assise sur les surfaces de stationnements des entreprises tertiaires et des commerces de plus de 2 500 m², n’est pas une utopie. Elle existe déjà en Ile-de-France et contribue à financer les transports publics[22].

- d'autres ressources sont possibles par des économies à dégager par :

  • le non subventionnement public direct ou indirect de l’aérien (171 000€ en 2013) [4] ;
  • la non participation au financement de la A831 qui n’est d’aucun intérêt pour la desserte de La Rochelle ;
  • le rejet de tout montage financier associé à un PPP, (Partenariat Public Privé) qui se traduit en fait par la privatisation d’un ouvrage public et, dans ce cadre, la non participation financière publique à la LGV Tours-Bordeaux (9M€ prévus), etc...

 

 

- Une politique des transports qui ignore la RN 137 saturée et devient un véritable cauchemar n'en est pas une !

Selon une étude menée en 2012 par l'INSEE les résidents de la région Poitou-Charentes sont ceux qui utilisent le plus leur voiture pour se rendre à leur travail.
Le véhicule (voiture, fourgonnette, camion) concerne près de 82 % des trajets domicile-travail : ce mode de déplacement est en hausse de 1,2 % depuis 2007. Le Poitou-Charentes est donc en tête des régions, et devance la Province de 5 %.

 

Il convient de partir du constat que 63% des Français utilisent leur voiture personnelle pour se rendre au travail, contre 18% qui ont recours aux transports en commun, selon une autre étude publiée le 6 juillet 2015.[12]

 

La Rochelle, sa zone périurbaine n'est pas épargnée par ce phénoméne, notamment avec la RN 137 qui ne doit pas se transformer en autoroute urbaine (45 000 véhicules par jour en 2004)[5]...... et 65 OOO en 2014[13].

 

En effet, avec ses ses 65 000 véhicules par jour entre Aytré et Périgny, la rocade rochelaise est la plus fréquentée des routes du département une enquête réalisée en 2011 révèlant qu'un tiers des automobilistes circulant à La Rochelle viennent de l'extérieur de l'agglomération. Les bretelles d'accés du boulevard Sautel (64 000 véhicules/jour) et de Périgny/Villeneuve-les-Salines (65 000 véhicules/jour) sont saturées.

 

Les flux de circulation routière sont identifiés :

  • La Rochelle/Rochefort en 2004 : 15 000 véhicules d'agglomération à agglomération[5].
  • La Rochelle/Marans par Usseau : 12000 véhicules par jour[6]
  • Plus de 10 000 voitures en provenance des cantons de La Jarrie et Aigrefeuille se rendent chaque jour à La Rochelle

Quelques propositions pour mieux se déplacer à La Rochelle dans un environnement de plus en plus mobile

Dans ce cadre, il convient d’impulser la concrétisation d’une alternative réelle à la route se traduisant notamment par :

  • les point d'arrêt d'Aigrefeuille le Thou et La Jarrie ayant été ouverts en 2016[15], il convient de procéder mise en place d’un véritable cadencement ferroviaire sur les trajets La Rochelle/Rochefort ; La Rochelle/Niort (ouverture de point d’arrêt à Aytré Gare [7]) ;
  • l'accélération de la réalisation de La Rochelle/Marans[8] (ouverture de points d’arrêt à Dompierre-sur-Mer, Sainte-Soulle et Perigny) et le développement des dessertes La Rochelle/Nantes ;
  • la desserte de la zone industrielle de Perigny dans le cadre d’un futur Tramway, ou en utilisant les infrastructures ferroviaire existantes pour une liaison TER ou Tram /Train, voir trolleybus ou tramway (voir étude de choix modal)[9].

- et aussi la prise en compte de la spécificité de la desserte de l'Ile de Ré

Faut-il rappeler que le pont de Ré supporte 16 500 véhicules/jour en moyenne journalière annuelle, cette valeur dépassant les 28 000 véhicules/jour lors des journées d’été les plus chargées[10] en croissance constante avec 3,347 millions de véhicules qui ont ainsi franchi le péage en 2017, soit +0,6 % par rapport à 2016[17].

La question d'une alternative au tout routier est posée avec force.

Dés lors, celle-ci ne peut se concevoir que dans une logique d'intégration au "grand La Rochelle" et de continuité modale au départ de la Gare de la Rochelle.

En effet, il n’y a pas d’autre dossier plus important pour l’avenir de l’Ile de Ré que celui des transports collectifs car de sa bonne résolution dépendra l’évolution des problèmes d’emploi, de démographie, d’écoles, de nuisances et de pollution, de qualité de vie aussi pour tous, résidents principaux, semi-permanents, secondaires, résidents rochelais ou touristes, en lien avec la question de la RN137.

Des propositions pertinentes existent, notamment pour une desserte en site propre : Ile de Ré : Aménagement du territoire et transports en commun. Ces propositions sont d'autant plus pertinentes que les infrastructures ferroviaires d'approche existent (emprises et plate-forme), dispositif rendu possible, en créant des passerelles piétonnes et cyclistes en encorbellement, sous le tablier.

Ce n'est pas le plan 2019–2024 annoncé le 10 juin 2018 qui améliorera la gestion des flux[18] et constituera une alternative au tout routier.

 


- Parler transport à La Rochelle, c'est aussi agir pour réduire les flux de fret routier

Quelques propositions pour mieux se déplacer à La Rochelle dans un environnement de plus en plus mobile

En effet, la route Nationale 10 concentre l’un des plus forts taux de poids lourds en Europe, la RN 137 qui en est l'une des branches a vu passer près de 4 550 camions par jour en 2014[14].

 

Faut-il rappeler que le Grenelle de l'environnement avait déclaré d'utilité publique le report modal de la route vers le rail, le fluvial et le maritime. Cela est resté sans suite. Le transport, premier émetteur de GES en France (le second dans le monde), doit être au centre de l'action publique contre le réchauffement climatique. Cela suppose de sortir de la logique de marché et de rentabilité.


On estime à 50 km la distance de transport par camion ­ ou par tracteur qu'on ne peut pas réduire. Mais au-delà, sur les moyennes et longues distances, on n'a plus besoin de camions. Sauf que ça revient moins cher aux multinationales de stocker leurs marchandises dans les bennes des camions et de les faire tourner sur les routes. Pendant ce temps, 11 000 km de voies ferrées sont menacées par la réforme ferroviaire.

 

En la matière, une véritable volonté politique doit donc se manifester pour :

  • diminuer les circulations de fret routier au profit du ferroviaire en imposant des contraintes environnementales sévères aux industriels pour leurs approvisionnements ou l’expédition de leurs produits [11] ;
  •  réaliser concrétement le contournement ferroviaire de La Rochelle, et dans l’attente, obtenir la remise à niveau de la voie actuelle.
  • mettre en étude des solutions innovantes pour les dessertes terminales urbaines à intégrer dans une réflexion globale sur la circulation à La Rochelle, mais qui pose des questions, par exemple :

- quelle plateforme mutualisée ou hub extramuros ?

- comment intégrer un tel dispositif dans une recherche de désaturation de la RN137 ?

- Ne pourrait-on réfléchir à un pôle public de desserte terminale qui permettrait d'imposer des règles plus contraignantes aux transports traditionnels.... etc....

 

Je terminerai par une affirmation qui n'est pas une conclusion : une telle politique de transfert modale est totalement incompatible avec la réalisation de la A831 qui n'aurait comme d'autre conséquence que de renforcer les flux routiers et d'aggraver les problèmes de circulation, notamment sur la RN11 et la RN137.

 

 

 

 

 

 

Notes

[1] INSEE : n° 319 juin 2012 : Maintenir le dynamisme rochelais face aux enjeux de la périurbanisation

[2] INSEE : Une augmentation des déplacements imputable à la périurbanisation et à la concentration des emplois...

[3] Comme à : Compiegne - Châteauroux - Aubagne – Gaillac - Castres/Mazamet...

[4] Aéroport de La Rochelle : la ligne vers Paris ferme

[5] Les déplacements entre La Rochelle et Rochefort en quelques chiffres

[6] APS Etude de trafic

 

[7] plus de 10 000 voitures en provenance des cantons de La Jarrie et Aigrefeuille se rendent chaque jour à La Rochelle

[8] Marans, ville de 4 750 habitants, se situe à 23 kilomètres de La Rochelle, au nord de l’Aunis. Environ 70 % des actifs travaillent sur le territoire de la Communauté d’agglomération de La Rochelle.

[9] http://pastel.archives-ouvertes.fr/docs/00/83/48/19/PDF/TH2011PEST1133_complete.pdf

[10] Le Schéma Routier Départemental 2010/2030

[11] Holcim La Pallice : 1,3 million de tonne autorisée par arrêté préfectoral du 6 décembre 2010 limité en premier temps à 500 000T soit 300 camions par jour.

[12] La région dans laquelle on utilise le plus la voiture pour aller travailler est...

[13] Circulation en Charente-Maritime : la rocade de La Rochelle en tête du trafic

[14] - La rocade rochelaise ne désemplit pas

[15] La Rochelle – Niort : deux nouvelles haltes ferroviaires en Aunis

[16] La SNCF coûte moins cher que les accidents de la route

[17Pour ses 30 ans, le pont de l’île de Ré doit-il changer ?

[18] Circulation et bouchons dans l’île de Ré : un plan 2019–2024 censé améliorer les flux

[19] Agglomération de La Rochelle : nouvelles routes, nouveaux aménagements

[20] Noéés force de propositions pour juguler le prix du foncier à la Rochelle

[21] Versement de transport

[22] Taxer les parkings des hypermarchés et zones commerciales pour favoriser les commerces de proximité et réduire la pollution

[23http://larochelle-rebelle.blogspot.com/2010/02/la-rochelle-sous-le-beton-le-paradis.html

[24] Flux domicile-travail : quelles sont les zones les plus dynamiques en Nouvelle-Aquitaine ?

 

Document annexe :

- le SCOT de la CDA de La Rochelle

- Les rochelais investissent le débat sur la mobilité

- Les élus communautaires ont voté hier soir la création d’une halte ferroviaire à La Jarrie

- Un nouveau réseau urbain pour La Rochelle en 2017

- Charente-Maritime : le top 5 des routes les plus fréquentées

- La Rochelle : un boulevard vers le pays d’Aunis

 

Pour en savoir plus :

- Niort : Les transports publics seront gratuits en 2017

- Le transport scolaire toujours plus à la charge des familles

- Transport scolaire, leur gratuité promise pour 2017

- «Au-delà de 50 km de transport, on n'a plus besoin de camions»

- Pontevedra en Espagne : la première ville sans voiture

- Le bus gratuit affiche des résultats épatants à Dunkerque  et gratuité des bus à Dunkerque : "Du pouvoir d'achat, un droit à la mobilité pour tous, et un enjeu environnemental"

- Des bus gratuits circuleront dans l'agglomération de Dinan (Côtes-d'Armor), à compter du 1er décembre 2018

- L'Allemagne envisage la gratuité des transports en commun en ville

- Transports en commun : Le coût des transports publics à travers le monde

- Paris : Hidalgo réfléchit à la gratuité des transports en commun

- Transports publics : la gratuité conditionnée à l’offre et à la structuration des réseaux

- La gratuité, un projet de société : Rôle pilote des villes moyennes

Les achats, deuxième motif de déplacement en France

 

- Prisonniers de la mobilité : " L’idéologie dominante s’appuie sur des notions si communément admises qu’elles finissent par se dispenser de toute mise en perspective. Tel est le cas de la « mobilité ». A première vue, le terme rassemble sous la bannière du bon sens les traits saillants d’une époque où tout bouge, tout change, tout se déplace. Analyser ce qu’il recouvre comme on épluche un oignon révèle pourtant bien des surprises."

 

- Sécurité routière :

- La mortalité routière est une mortalité de classe !

Sécurité routière : quand le libéralisme tue

- données de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière pour 2016

- Davantage de morts au sein des classes populaires : Des accidents de la route pas si accidentels

http://www.sudouest.fr/2015/11/03/charente-maritime-le-top-5-des-routes-les-plus-frequentees-2174450-1391.php#xtor=RSS-10521769

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Les villes qui ont sauté le pas de la gratuitè... et celles ou elle est à l'étude

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 22:54
Première Victoire contre Ryanair en Charente Maritime !
La Rochelle le 18 décembre 2010
Le 12 décembre, le Parti de Gauche interpellait l'ensemble des Conseillers Généraux de Charente Maritime pour leur demander de s'opposer au financement d'une ligne Ryanair " La Rochelle-Porto ".
 

Le 17 décembre, le Conseil Général a refusé cette subvention à Ryanair, évitant ainsi une nouvelle ponction dans les poches des contribuables Charentais Maritimes.

 

Le Parti de Gauche s'en félicite constatant qu'au sein même de l'institution, d'autres voix commencent à s'élever contre cet « argent public donné » à une compagnie low-cost.

 

 

-

Il ne faut pas s'arrêter au milieu du gué !

- C'est d'autant plus vrai que la somme de 190 000 € a été inscrite au budget primitif 2011 pour soutenir les actions de promotion des lignes vers l'Angleterre, l'Irlande, la Belgique et la Norvège, qui en fait vont à nouveau tomber dans l'escarcelle de Ryanair ;
- c'est d'autant plus vrai que la CDA de la Rochelle ne se prononcera sur le dossier qu'en janvier prochain.
 

Le Parti de Gauche va s'adresser aux élus de la CDA de La Rochelle pour leur demander de renoncer eux aussi à dilapider les fonds publics.

 

 

Cette entreprise low-cost qui ne respecte pas les lois de la République doit être privée des deniers des contribuables.

 

 

-

Ce dossier démontre bien que l'on peut mettre en échec l'utilisation libérale des fonds publics.

Le Conseil Général doit être au service collectif de la population, il doit veiller à assurer à chacun l'égalité d'accès aux droits sociaux, à l'enseignement la connaissance, la culture, aux transports, au travail et aux loisirs, mais ne doit pas être au service de la rentabilité financière d'entreprises privées.

 

Le Parti de Gauche entend bien en faire un sujet de débat à l'occasion des échéances électorales cantonales de 2011 et, dans ce cadre, propose notamment :

  • Chaque aide et subvention sera justifiée et accessible à partir du site internet du Conseil Général.ttribution sur la base de critères économiques, sociaux, environnementaux clairement établis et contrôlés au service de l'intérêt général, leur agestion transparente des fonds publicsla mise en oeuvre d'une
  • le développement des services publics départementaux en lien avec les compétences du conseil général et en cohérence avec les autres intervenants publics, plaçant les intérêts humains au cœur des politiques. Par exemple en matière de transport les financements iront en priorité au développement des moyens collectifs publics les moins polluants

 

La Coordination Départementale
du Parti de Gauche de Charente-Maritime

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 22:14
STOP ! Ryanair ne doit plus s'enrichir sur le dos des contribuables de Charente-Maritime
La Rochelle le 12-12-2010
Le modèle économique de Ryanair repose sur le non-respect des règlements nationaux et communautaires, sur le dumping social et fiscal et, au bout du compte, sur le financement par le pillage des fonds publics aux frais des contribuables.

 

 

- En « grattant » un peu que découvre-t-on ?

Par exemple, que sur Marseille : la compagnie dirigée par le très médiatisé Michael O'Leary ne paie aucune taxe parafiscale (taxe professionnelle, taxes d'apprentissage et de formation professionnelle)....

 

Des salariés navigants irlandais, écossais, français ou d'autres pays d'Europe, dont certains vivent en France, font leur travail en tout ou partie au départ de la métropole (de Marseille en particulier). Leur entreprise contourne les lois et les règlements français et européens. Qu'ont fait la Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC), l'Urssaf et l'inspection du travail pour faire rentrer Rayanair 'dans le rang' ?

 

Si le manque à gagner est, par définition, difficilement chiffrable, ce sont selon certaines estimations des centaines de milliers d'euros, voire des millions qui n'entrent pas dans les caisses des organismes sociaux ou des collectivités locales.

STOP ! Ryanair ne doit plus s'enrichir sur le dos des contribuables de Charente-Maritime

À l'échelle du continent européen, Ryanair toucherait 650 millions d'euros d'aides pour un résultat net de 400 millions : « Si le droit européen s'appliquait, toutes ces aides devraient être remboursées ».

 

Le Parti de Gauche est le seul a refuser de dérouler le tapis rouge à un homme aux pratiques antisociales (personnel sous-payé aux contrats variables, hôtesses devant faire le ménage, etc.), méprisantes pour les voyageurs (après avoir envisagé de faire payer la place au poids du passager, il étudie les toilettes payantes!...) et limites pour la sécurité (obligation de prendre une quantité minimum de Kérosène afin de voler plus léger et donc de faire des économies).

 

La logique Rayanair est une aberration économique, sociale, écologique et politique aux retombées économiques contestables et contestées (ne sont pas comptées les aides accordées par les collectivités locales).

 

 

- Mais que font nos hommes politiques locaux ?

Aucun d'entre eux, de droite comme de gauche ne devrait être favorable à l'attribution d'une subvention à cette compagnie Low Cost :
- celui qui prône une économie de marché libre et non faussée ne peut proposer le versement d'une subvention à une compagnie privée quelconque ;
- celui qui souhaite préserver l'intérêt des travailleurs ne peut accepter que l'on encourage une compagnie qui pratique le dumping social ;
- celui qui défend le citoyen à travers la préservation de l'environnement ne peut accepter que l'on « favorise financièrement » l'avion au détriment d'autres moyens de transport bien moins polluants ?
 

Et pourtant, de la l'UMP de Bussereau au Parti Socialiste en passant par le P.R.G. et qui encore... ils sont tous d'accord pour financer Ryanair aux frais de la collectivité.

  • Ainsi, la CCI de La Rochelle aurait, rien qu'en 2006, versé 2,2 millions d'euros à Ryanair ! Combien les autres années ?
  • Combien les contribuables de la CDA de La Rochelle ont-ils mis dans la caisse de Ryanair ces dernières années ?... Rien que pour 2009 ce serait 190 000 € !

 

Aujourd'hui, fort du chantage qu'il a exercé sur les élus locaux qui ont accepté de faire son jeu, Ryanair, sous prétexte d'ouverture d'une nouvelle ligne sur Porto, demande 269 000 € au Conseil Général et 56 000 € auprès de la CDA de La Rochelle.

 

Ce n'est ni 269 000 €, ni 190 000 € et encore moins 56 000 € qui doivent être attribués à Ryanair alors que Rayanair a été mise en examen par un juge d'Aix-en-Provence, pour «travail dissimulé», «emploi illicite de personnels navigants» et «prêt illicite de main-d'œuvre».

STOP ! Ryanair ne doit plus s'enrichir sur le dos des contribuables de Charente-Maritime

 - L'heure n'est pas à discuter du montant de la subvention !

Le Parti de Gauche dit CA SUFFIT ! Comme pour  Vatry en novembre dernier, il exige que les vannes de l'argent publique vers cette entreprise privée soient fermées.

Les élus doivent faire preuve de courage politique !

 

Les décideurs publics doivent exiger l'application de la législation française à tous les personnels des compagnies low-cost basées en France et l'arrêt total des interventions financières des collectivités envers les compagnies qui persistent à mépriser la législation sociale et fiscale française.

C'est en ce sens, que le Parti de Gauche interpelle ce jour l'ensemble des conseillers généraux de la Charente Maritime (voir ci-dessous).

 

Le Parti de Gauche entend mettre cette question de l'utilisation des fonds publics au cœur de la campagne des élections cantonales de 2011.

 

La coordination du Parti de Gauche de Charente Maritime

 

 

- Lettre ouverte aux conseillers généraux du 17

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