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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 09:20
Martine Billard : « Il faut une grande clarification pour que le Front de gauche prenne son envol »

L’attitude du PCF, qui s’allie parfois au PS brouille la ligne politique !

 

INTERVIEW - La coprésidente du Parti de gauche pointe l’attitude du PCF, qui s’allie parfois au PS ce qui, à son sens, brouille la ligne politique…

Le Parti de gauche fait sa rentrée politique ce jeudi, avec ses « remue-méninges » de Grenoble (jusqu’à dimanche), dans un climat morose.

Aux municipales, le Front de gauche s’est désagrégé avec les alliances entre le PCF et le PS et les piques entre les deux partis se sont multipliés. Exténué, Jean-Luc Mélenchon a dressé un constat d’«échec» du Front de gauche, disant par ailleurs ne plus vouloir apparaître en première ligne. 20 Minutes fait le point sur le Parti de gauche, le Front de gauche et leur avenir avec Martine Billard, la coprésidente du PG.

 

Sources : 20 minutes.fr le 19/08/2014

- 20 minutes : Pour la première fois, PG et PCF font leur université d’été séparément… Un symbole du malaise actuel ?

Martine Billard : On a eu des difficultés, on s’y est pris un peu tard après les européennes. Mais c’est vrai que ce n’est pas seulement une histoire de timing, l’ambiance n’a pas été au beau fixe dernièrement. On a jugé qu’il serait plus productif qu’on se retrouve à la rentrée, le 6 septembre, pour discuter entre nous. Nous avons besoin de travailler, de voir où nous en sommes pour voir où nous voulons aller. Ce qui est sûr, c’est que nous ne voulons plus nous retrouver, à la veille d’une échéance électorale, dans la même situation qu'avant les municipales, sans clarté sur la ligne politique.

 

 

- 20 minutes : Jugez-vous comme Jean-Luc Mélenchon que le le Front de Gauche est "en échec" ?

Martine Billard : Par rapport aux objectifs que nous nous étions fixés, 2014 a été une mauvaise année. Nous n’avons pas progressé, nous n’avons pas élargi et approfondi le Front de gauche. Le manque d’unité d’expression politique du Front de gauche au niveau national a en effet fragilisé le mouvement. On ne peut pas critiquer le gouvernement, à juste titre, voter contre ses textes, à juste titre, et ensuite publier des déclarations qui appellent à l’union entre le PCF et le PS. Si aux municipales, ça n’avait été que quelques cas locaux… Mais 52% des listes du PCF étaient avec le PS… Le PCF est un parti historique, on savait quelles étaient ses habitudes mais on ne pensait pas qu’il repartirait sur les mêmes schémas. A Grenoble, à Rennes, nous avons été avec les écologistes, et ça a fonctionné.

 

 

- 20 minutes : Comment relancer le Front de gauche ?

Martine Billard : Le PCF doit lever son ambiguïté avec le PS pour redonner confiance à ses partenaires. Il faut une grande clarification pour que le Front de gauche prenne son envol. Nous ne voulons pas être la marge de manœuvre que le PC utilise seulement quand le PS ne veut plus de lui. On a l’impression d’être utilisé dans les négociations du PC avec le PS et on le voit en ce moment avec les sénatoriales. On ne peut pas construire une force avec une telle absence de confiance et un problème de ligne politique;

 

Et puis, il faut qu’on ouvre grand les portes du Front de gauche pour dépasser le cartel d’organisations que nous sommes actuellement. Il faut convaincre des militants de nous rejoindre et continuer à discuter, à travailler, avec des frondeurs du PS, avec EELV, avec le NPA, Nouvelle donne, tous ceux qui s’opposent à la politique du gouvernement, pour construire l’espoir d’une majorité alternative.

 

 

- 20 minutes : N’y a-t-il pas un problème de personnalité, avec un Jean Luc Mélenchon qui serait jugé trop clivant, qui aurait trop personnalisé ?

Martine Billard : Jean-Luc Mélenchon a été notre candidat à la présidentielle, la principale élection de la Ve République: qu’il le veuille ou non, cette élection polarise, personnalise. C’est le système français. Mais choisir un candidat à la présidentielle en espérant qu’il fasse un bon score, utiliser ce bon score pour ses petites affaires et le rejeter ensuite, ce n’est pas correct. Avec sa personnalité, Jean-Luc Mélenchon nous a beaucoup aidés à la construction du Front de gauche il y a cinq ans.

 

 

- 20 minutes : Comment vous analysez ces critiques ?

Martine Billard : Certains pensent qu'il tape trop fort sur le PS et préfèrent en faire une affaire de personnalité plutôt que de parler de réels désaccords politiques de fond. C’est moins un problème de personne que de ligne.

 

 

- 20 minutes : Mélenchon lui-même souhaite prendre du champ… Le PG peut-il survivre sans lui en première ligne ?

Martine Billard : Jean-Luc Mélenchon sera toujours là mais c’est vrai que nous voulons mettre en avant d’autres personnalités émergentes au Parti de gauche. C’est toujours difficile, on l’a déjà vu, les médias disent "c’est Jean-Luc Mélenchon ou personne". Nous avons une année 2015 sans échéance électorale qui va nous permettre de souffler un peu, de réorganiser nos forces et de relancer le travail théorique.

 

 

- 20 minutes : Le Parti de gauche peut-il survivre à une éventuelle fin du Front de gauche ?

Martine Billard : Nous sommes un vrai parti de militants, avec 12.000 adhérents, dont beaucoup de jeunes. Je ne suis donc pas inquiète pour l’avenir du PG qui est le seul à avoir réussi la synthèse des questions sociales, écologiques et institutionnelles.

 

 

- 20 minutes : Et pourtant, vous n’attirez pas les déçus de François Hollande…

Martine Billard : Ce n’est pas automatique! Les pays où la gauche de la gauche marche sont ceux où la crise sociale a été beaucoup plus importante qu’en France. Et je ne souhaite pas à mon pays une crise plus grave. Le PS français termine la mue que les autres PS européens ont terminée: s’aligner sur les politiques libérales. Alors les électeurs le vivent comme une trahison et leur réaction est pour l’instant le repli. Mais c’est vrai, on n’a pas réussi à entraîner les déçus de François Hollande. C’est l’enjeu de cette année.

 

Pour en savoir plus :

- Jean-Luc Melenchon : « Pour moi, la séquence (du FG) a été écrite entre deux européennes : on a fondé le FG pour les européennes de 2009 et à la suivante on passait devant le PS. Tout était en place. Tout ça a été planté pour une poignée de postes aux municipales», a-t-il déploré en faisant allusion aux accords conclus entre le PCF et le PS lors de la campagne pour les municipales.

 

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 08:29
Le Parti de Gauche : l’heure de la réflexion et des choix nouveaux

Sources :  Blog de Raoul Marc Jennar  le 18 août 2014

Le Parti de Gauche va se réunir pendant quatre jours à Grenoble. Ces « remue méninges » arrivent à point, après deux scrutins qui clôturent un cycle ouvert en 2009.

 

Le PG s’est créé comme un « parti creuset » dont la volonté était de contribuer au rassemblement de la gauche de gauche. Les divisions de celle-ci garantissaient son impuissance à offrir une alternative aux politiques néo-libérales imposées tantôt par la droite décomplexée, tantôt par cette droite complexée formée par le PS et ses alliés.

 

Le PG a voulu que se crée le Front de Gauche avec le PCF. Le succès des élections européennes de 2009 – qui montrait au NPA qu’il se trompait dans sa démarche solitaire, mais qui avait raison de se méfier du PCF – a créé une dynamique que le formidable résultat de Jean-Luc Mélenchon au premier tour des présidentielles a accentuée. Trois courants issus du NPA (Gauche unitaire, Gauche anticapitaliste et Convergences et alternatives), les Alternatifs et la FASE se sont rassemblés pour constituer la troisième composante du FdG, Ensemble.

 

Et tout s’est fracassé lorsque le PCF, pour les municipales, a fait le choix de s’allier avec un PS dont il prétend combattre les politiques. Le message du FdG s’est brouillé, sa crédibilité a fondu comme neige au soleil. Le résultat des municipales, puis des européennes fut à l’inverse des attentes suscitées par le premier tour des présidentielles. A l’heure où le PCF annonce la présence de son principal dirigeant à la prochaine université d’été du PS, il ne faut plus se voiler la face : le Front de Gauche est mort.

 

 

- Une faiblesse initiale

On ne s’est pas assez interrogé sur la différence entre le résultat du premier tour des présidentielles et celui du premier tour des législatives, en 2012.

 

Bien des électeurs de Jean Luc Mélenchon n’ont pas voté pour un candidat du Front de Gauche aux législatives lorsque celui-ci appartenait au PCF. Pourquoi ? Voilà la question qui fut esquivée et à laquelle il importe aujourd’hui de répondre.

 

Pour moi, la réponse est évidente. Au XXIe siècle, un défi nouveau s’inscrit dans les esprits : l’écologie. Les disciples de Marx ont occulté la pensée de celui-ci lorsqu’il affirmait que « le capitalisme exploite les hommes et la terre ». Ils n’ont retenu que l’exploitation des humains. Ils ont cru, avec la foi du religieux, dans les bienfaits sans limite des progrès scientifiques, oubliant totalement que ce qui importe, c’est l’usage qu’on fait de ces progrès. Le PCF porte la marque de son adhésion au programme nucléaire, de sa culture productiviste. Au nom d’une conception à court terme de la défense de l’emploi, il défend les industries d’armement au lieu d’encourager leur reconversion. Il défend des projets inutiles, coûteux et anti-écologiques comme celui de ND des Landes. Par contre, il multiplie les arguments de mauvaise foi pour démolir l’écosocialisme.

 

Pour des centaines de milliers de femmes et d’hommes qui ont une exigence égale à l’égard de la justice sociale et des exigences écologiques, il est impossible d’apporter leur soutien au PCF.

 

Si on ajoute que le PCF tient un discours ambigu sur le sujet capital de l’Union européenne, laissant entendre qu’on peut la réformer de l’intérieur, qu’une Europe sociale est possible dans le cadre institutionnel et légal actuel et qu’il n’adhère que timidement à l’exigence d’une VIe République restaurant la souveraineté populaire comme primat de la démocratie, on comprend le résultat misérable des européennes.

 

Il faut être conscient que pour un électorat en attente d’une véritable alternative, le Front de Gauche, avec le PCF en son sein, n’est pas la réponse.

 

Je l’écris avec une infinie tristesse. Parce que je ne confonds pas le PCF et les communistes. J’en connais beaucoup. Des militants d’un dévouement sans bornes, d’un engagement sans failles, d’un savoir faire étendu, qui ajoutent souvent une dimension culturelle très riche à l’engagement politique, qui gardent une vraie conscience de classe. Et qui sont aujourd’hui désolés et malheureux en voyant le mal qu’a fait la direction de leur parti au Front de Gauche en s’alliant dans de nombreux endroits avec le PS. J’en connais qui quittent actuellement le PCF parce que, me disent-ils, ils veulent rester fidèles à l’idéal communiste.

 

 

- Et maintenant ?

On ne change pas une structure de l’intérieur. Encore moins un parti politique. N’est-ce pas cette conviction qui explique le résultat du congrès de Tours  en 1920 ? Mais à quoi assistons-nous depuis tant d’années aussi bien au PS qu’au PCF ? Des militants de qualité, lucides, attachés aux objectifs au point de ne pas les sacrifier par des reniements, se sont épuisés et s’épuisent encore pour tenter d’ancrer leur parti dans la fidélité au socialisme. En vain. Des milliers d’heures de débats, de rencontres, de motions, pour rien. Car jamais, ni au PS, ni au PCF, ils n’ont été en capacité d’infléchir la ligne directrice du parti.

 

Beaucoup ont quitté le PCF à telle enseigne que le parti le plus nombreux de France demeure celui des anciens membres du PCF. En 2008, Jean Luc Mélenchon et ses amis ont tiré les conséquences de leur incapacité à changer le PS et l’ont quitté.

 

Le PCF nous montre qu’il ne change pas. Il a choisi l’objectif qui consiste à sauver à tout prix ses élus locaux, régionaux, nationaux et européens et adopte à cette fin une stratégie à géométrie variable : avec le FdG s’il peut éviter qu’apparaisse sa véritable force (1,93% en 2007), avec le PS partout où il a des sièges à sauver. Et d’oublier que sa stratégie d’alliance avec le PS se traduit à chaque scrutin depuis 1981 par un recul de son influence et une perte d’élus. La lutte des places a remplacé la lutte des classes même si le seul résultat est qu’il y a de moins en moins de places sauvegardées. Sans que la participation du PCF à des exécutifs dominés par le PS ne parvienne à infléchir les choix de ce dernier.

 

 

- Il faut en prendre acte. Les choix actuels du PCF mettent fin aux raisons d’être du Front de Gauche. Il doit en assumer la responsabilité.

 

« Il faut pouvoir, parfois, être unitaire pour deux » va-t-on rétorquer. Mais à quoi sert une unité qui nous fait passer de 11,10 % en 2012 à 6,33 en 2014 ? L’unité n’est pas une fin en soi ; c’est un outil pour réaliser des objectifs. Il est manifeste que l’outil FdG n’est plus pertinent et qu’il faut trouver une autre forme d’unité de la gauche de gauche.

 

  • N’est-il pas temps de se rendre compte que les accords d’appareil, respectueux des logiques d’appareil, sont mortifères ?
  • N’est-il pas temps de se rendre compte que le peuple est fatigué des combines pour se réserver des mandats ?
  • N’est-il pas temps de se rendre compte que les gens attendent non plus des instructions venues d’en haut, mais d’être décideurs ?
  • N’est-il pas temps de se rendre compte qu’une dynamique pour une alternative de gauche ne peut plus naître de l’adhésion du grand nombre aux choix de quelques-uns ?
  • N’est-il pas temps de se rendre compte que la crédibilité d’un projet passe par la cohérence entre le dire et le faire ?

 

- Reprenons l’idée initiale du PG : un parti creuset.

Quel est son bilan ?

Sur le plan conceptuel, le PG laisse un double legs : l’écosocialisme et la VIe République : un projet de société et le cadre institutionnel dans lequel l’inscrire. C’est énorme. Nous sommes trop modestes, trop discrets et nous communiquons mal sur cet apport essentiel du PG au débat politique.

 

Sur le plan structurel, le PG a construit une organisation certes encore faible, mais présente sur l’ensemble du territoire national.

 

Le temps n’est-il pas venu de dépasser cette organisation ? De faire franchir au PG une nouvelle étape ? Celle de mettre cette organisation à la disposition d’un rassemblement plus large, ouvert à toutes celles et tous ceux, d’où qu’ils viennent, qui veulent porter ensemble le projet écosocialiste et la VIe République ?

 

N’est-il pas temps d’annoncer que le PG est prêt à se fondre dans un rassemblement beaucoup plus vaste pourvu que ses membres adhèrent à ce double projet et s’engagent à refuser tout compromis programmatique, toute alliance électorale (du local à l’Europe) avec des forces politiques qui adhèrent à ce que l’on combat ?

 

N’est-il pas temps de démontrer que la fin se trouve déjà dans les moyens et qu’on ne peut proposer une société qui donne le pouvoir au peuple si on n’est pas capable de le donner à ses propres adhérents ?

 

N’est-il pas temps de faire preuve de créativité et de rechercher tous ensemble des formes d’organisation où les décisions ne sont plus le fait d’états-majors parisiens, mais d’une délibération collective décentralisée ?

 

Telles sont les questions que je soumets à mes camarades dans l’espoir que nous en débattions à Grenoble. Tous ensemble.

 

 

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 15:50
Le Parti de Gauche solidaire avec la Palestine !

Sources : Groupe Palestine du Parti de Gauche par Ramzi Kebaili

 

Le Parti de Gauche salue les mobilisations partout en France en faveur du peuple Palestinien. Alors que les bombardements israéliens ont repris sur Gaza, Hollande et Valls continuent à se rendre complices de ces crimes de guerre en refusant d’agir concrètement pour la paix et la justice en Palestine par des sanctions contre Israël.

Toutes les poursuites judiciaires contre le mouvement de solidarité avec la Palestine doivent être levées, notamment contre notre camarade Alain Pojolat du NPA.

- See more at: http://www.lepartidegauche.fr/actualites/communique/solidarite-parti-gauche-avec-la-palestine-29516#sthash.arTaav91.dpuf

Le Parti de Gauche salue les mobilisations partout en France en faveur du peuple Palestinien. Alors que les bombardements israéliens ont repris sur Gaza, Hollande et Valls continuent à se rendre complices de ces crimes de guerre en refusant d’agir concrètement pour la paix et la justice en Palestine par des sanctions contre Israël.

 

Toutes les poursuites judiciaires contre le mouvement de solidarité avec la Palestine doivent être levées, notamment contre notre camarade Alain Pojolat du NPA.

Le Parti de Gauche salue les mobilisations partout en France en faveur du peuple Palestinien. Alors que les bombardements israéliens ont repris sur Gaza, Hollande et Valls continuent à se rendre complices de ces crimes de guerre en refusant d’agir concrètement pour la paix et la justice en Palestine par des sanctions contre Israël.

Toutes les poursuites judiciaires contre le mouvement de solidarité avec la Palestine doivent être levées, notamment contre notre camarade Alain Pojolat du NPA.
 

PG_MANIF_GAZA

A la manifestation parisienne du Samedi 9 Août, le Parti de Gauche était notamment représenté par ses secrétaires nationaux Alexis Corbière et Delphine Beauvois, ainsi que par Fethi Chouder maire-adjoint d’Aubervilliers.

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Le Parti de Gauche solidaire avec la Palestine !

A la manifestation parisienne du Samedi 9 Août, le Parti de Gauche était notamment représenté par ses secrétaires nationaux Alexis Corbière et Delphine Beauvois, ainsi que par Fethi Chouder maire-adjoint d’Aubervilliers.

 

 

 - Le Parti de Gauche appelle à la poursuite de la mobilisation et réaffirme son soutien aux revendications palestiniennes suivantes :

  • Levée immédiate du blocus de Gaza et démantèlement des colonies en Cisjordanie ;

  • Libération de tous les prisonniers palestiniens, et notamment de Marwan Bargouthi ;

  • Application de toutes les résolutions de l’ONU bafouées par Israël depuis 1948, notamment la résolution 194 sur le droit au retour des réfugiés ;

  • Reconnaissance d’un état palestinien souverain dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-est comme capitale ;

  • Soutien à la campagne "Boycott, Désinvestissements, Sanctions" pour contraindre Israël à se conformer au droit international ;

  • Rupture des accords d’association entre l’Union Européenne et Israël.

 

Pour en savoir plus :

- Mon dossier Palestine

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 16:00
cc Flickr PCF Bourges

cc Flickr PCF Bourges

Sources : regards.fr par Eric Coquerel Secrétaire national du Parti de Gauche I 17 juillet 2014

Conseiller régional et secrétaire national du Parti de gauche, Éric Coquerel estime illusoire de vouloir changer le Parti socialiste de l’intérieur. Pour lui, seul le "scénario Syriza" permettrait d’envisager un projet politique avec les socialistes dissidents.

 

Début juin, en conclusion du colloque des Socialistes affligés, Liêm Van Noc décrivait deux stratégies possibles pour les socialistes contestant la politique du gouvernement. En substance : celle de Marceau Pivert (leader de historique de l’aile gauche de la SFIO) consistant à peser à l’intérieur du PS pour changer sa ligne et, du coup, celle de la politique de François Hollande, et celle de Syriza qui impose de construire du neuf à côté et en confrontation avec le PS pour lui contester sa domination sur la gauche.

 

La première hypothèse suppose que le PS est transformable de l’intérieur. Nous serions donc finalement face à un parti social-démocrate somme toute "classique", kidnappé un temps par son courant le plus droitier, mais qu’un congrès pourrait remettre dans le bon sens, celui de la transformation sociale… Avec toute la force de persuasion que lui donnent ses convictions, Gérard Filoche pousse la logique jusqu’au bout : la ligne Valls qui gouverne est celle qui a obtenu 5 % aux primaires, elle est donc minoritaire. De facto, on peut considérer le PS comme potentiellement opposé à cette politique libérale. Il suffirait donc que ses parlementaires se réveillent pour, unis au FDG et à EELV, renverser la table à l’Assemblée et imposer un changement de gouvernement et de politique à Hollande. Mathématiquement c’est vrai, politiquement c’est autre chose. Je vais y venir.

 

 

- Contre l’ambigüité

Mais avant, voyons les conséquences de cette illusion, parce qu’il s’agit bien d’une illusion. Ceux qui l’entretiennent – au PS, on le voit, mais aussi jusqu’au sein du FDG – en reviennent du coup, c’est logique, à remettre au goût du jour la stratégie de Front unique : favoriser des modifications de rapport de force interne au PS nécessite de continuer à s’adresser à lui en tant que tel, à l’inclure dans le mécanisme d’alliance possible de toute la gauche.

 

Cela a évidemment un coût politique : pour beaucoup de nos concitoyens, à qui déjà les medias rabâchent à longueur de journée que c’est LA gauche qui gouverne, tout ce beau monde est dans le même camp, celui d’une gauche assimilée à une politique d’austérité qui fait la part belle aux actionnaires contre les salariés et qu’en réalité, plus rien ne sépare de la droite sauf que, elle, phénomène aggravant, avait promis autre chose ! Ils perçoivent bien qu’il en est qui râlent, mais au final, la photo de famille réunit tout le monde. Du coup, tout ça est envoyé à la poubelle, surtout en s’abstenant. Bref, toute ambigüité de ce type retarde, au mieux, annihile, au pire, la solution "Syriza", au profit de l’impossible victoire politique d’un nouveau Pivert…

 

 

- Le PS, loin d’Épinay

Pourquoi impossible ? Parce qu’avant Valls, il y a eu Hollande et que lui a bien gagné la primaire. Et en face de lui, hormis Montebourg, on ne peut pas dire que les autres s’étaient positionnés sur un programme très différent que celui du futur président de la République. Parce qu’avant Hollande candidat puis président de la République, il y a eu Hollande premier secrétaire, partisan du TCE puis du Traité de Lisbonne. Bref, parce que depuis des années – on va dire l’orée du XXIe siècle –, nous n’avons plus à faire à un parti socialiste, ni même social-démocrate, mais à un parti franchement devenu, comme ses homologies européens, social-libéral.

 

Le PS, sa ligne, ses ministres, ses cadres dirigeants, son cœur, sa composition sociologique même, n’est plus celui du congrès d’Épinay, ni de mai 81, ni même de la gauche plurielle de 1997, mais est bien plus proche du New Labour des années Blair. Il n’est plus le parti du compromis entre le capital et le travail une fois un rapport de force établi, il est devenu une des variantes politique de la promotion de la "société de marché". Une conversion qu’il a d’ailleurs annoncée très clairement en 2008 dans sa nouvelle déclaration de principe. Il faut lire les textes parfois. C’est désormais un parti que le lien grandissant entre affaires publiques et intérêts privés, le cours des actions et les bienfaits du libre-échange mondialisé influent bien plus que des grèves de salariés et des revendications syndicales.

 

Le symptôme indique une transformation structurelle et non conjoncturelle : en un mot, le PS a changé de nature. Tout comme, pour la SFIO de la fin de la 4e République, le poids et les intérêts de la politique coloniale comptaient bien plus que les valeurs internationalistes et la solidarité avec les peuples opprimés. Doit-on pour autant rejeter tout ce qui porte l’étiquette PS ? Non, ce serait injuste pour des milliers de militants et d’élus de terrain sincères et malheureux. Surtout, ce ne serait pas à la hauteur d’une période qui impose de ne pas gaspiller les énergies militantes réellement de gauche. Après tout, bien des militants et dirigeants de la défunte SFIO ont été utiles pour construire le nouveau parti d’Épinay – on remarquera qu’il a fallu pour cela faire disparaître la SFIO…

 

 

- Pas question d’appoint

Mais une autre nécessité s’impose progressivement. Il nous reste peu de temps pour rebondir et bâtir une force porteuse d’un projet politique à même de remettre la société, ou tout au moins une partie importante de la société, en mouvement. Il y a donc urgence pour savoir sur quelles forces, sur quelles personnalités on peut compter. Autrement dit, si l’heure est encore à l’écoute et au débat avec tous les socialistes dissidents, qu’ils soient affligés, frondeurs, énervés… il faut qu’ils entendent aussi que les mots ne suffiront plus longtemps tant la politique gouvernementale se radicalise et impose des choix clairs.

 

Pas question, par exemple, de jouer la force d’appoint extérieure au service d’une primaire interne au PS en vue de 2017. Il faut des actes de rupture, vite. Car ils avaient dit « vous allez voir ce que vous allez voir » pour le budget correctif de l’État et on n’a rien vu. Ils ont donné rendez-vous pour celui de la sécurité sociale… On verra, mais on n’est pas optimiste. On veut même bien considérer le vote du collectif budgétaire à l’automne comme la dernière session de rattrapage.

 

Mais il leur faut désormais passer du statut de râleurs inutiles, et au final handicapants par leur ambigüité contagieuse, à celui de "socialistes opposants" avec qui on peut refonder l’avenir. Nous n’avons plus le temps d’être patients.

 

Sur le même sujet lire aussi :

- par Eric Coquerel Secrétaire national du Parti de Gauche : l'automne sera décisif

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 10:14
Réforme territoriale  : Face au redécoupage permanent, un référendum s'impose !

François Hollande a annoncé au détour d’une interview le 6 mai au matin qu’il envisageait de supprimer les départements et de diviser par deux le nombre de régions. Il a dit qu’« il faut aller vite sur les réformes de notre territoire ».

Nous sommes aujourd'hui dans le vif du sujet !

 

Source : Le Parti de Gauche  par Claire Mazin

Pourquoi ce projet tout à coup si urgent n’a jamais été évoqué pendant la campagne présidentielle ? Et, pourquoi François Hollande a-t-il annoncé lors de ces vœux aux corréziens le 18 janvier 2014 qu’il était contre la suppression des départements ?

 

Ce projet de réforme territoriale n’est qu’un artifice de plus et parmi d’autres du PS agonisant au pouvoir pour obéir à Bruxelles. Il ne s’agit pourtant pas de sujets anecdotiques. Contrairement à ce que semble penser François Hollande, il ne s’agit pas là que d’un exercice de tracé sur une carte. L’organisation du territoire est un des éléments du pacte républicain. La revoir en profondeur à ce point c’est donc remettre en cause ce pacte. La précipitation du président de la République est le symptôme de la poursuite de ses attaques contre la République, de son mépris pour la démocratie et la souveraineté populaire et du diktat auquel il se plie de la Commission européenne, pro-régions et austéritaire.

 

- L’organisation territoriale est un pacte républicain

Les Départements ont été créés au moment de la Révolution Française, en novembre 1789. C’était la traduction d’une volonté politique forte pour valoriser l’appartenance à un ensemble national. Les départements étaient dirigés par une assemblée, composée de citoyens élus. Cette organisation a permis d’homogénéiser l’organisation territoriale, tout en conservant une administration locale. Ainsi, ont été supprimées les particularités des provinces d’Ancien Régime, considérées comme étant uniquement le reflet des privilèges de l’aristocratie locale.

 

A l’inverse, les Régions ont été créées beaucoup plus récemment, en 1955. Les régions de programme permettent la mise en œuvre décentralisée des plans nationaux, et ne sont pas dotées de représentants élus. Les Régions deviennent des établissements publics en 1972, toujours administrées par le préfet, représentant de l’Etat. Ce n’est qu’avec la loi de 1982 que les Régions sont gouvernées par des élus.

 

La création des départements est profondément politique, et n’a rien ni d’aléatoire, ni d’anodin. S’appuyer sur les régions comme structure principale de l’organisation territoriale et supprimer les départements c’est donc à la fois rayer cet héritage et avec lui un des fondements de la République.

 

- Un projet bidouillé, hors des réalités

Le projet de suppression des départements et d’agrandissement des régions, est justifié par un souci de lisibilité et d’économies. Deux arguments autant fallacieux que dangereux.

 

- La lisibilité d’abord.

C’est l’argument toujours invoqué à côté de la simplification pour masquer la suppression des services publics. En effet, induire que la suppression des départements rendra plus lisible l’action publique c’est considérer que les citoyens aujourd’hui ne comprennent pas ce que font les conseils généraux. Mais c’est faux, la majorité des personnes interrogées dans les récents sondages savent que les départements s’occupent d’action sociale et de routes, les deux principales compétences de ces collectivités locales avec les collèges.

 

C’est en fait pour répondre à la Commission européenne que l’on propose de telles mesures : celle-ci pousse à la régionalisation, pour affaiblir l’échelon étatique, et bénéficier ainsi de liens directs avec les Régions dans les Etats membres. Avec pour objectif d’asseoir encore davantage ses orientations libérales. Tout cela au prix d’une flambée des régionalismes encouragés par cette politique européenne et par l’anxiété induite par le tricotage et détricotage permanents des organisations territoriale. L’exemple de la Catalogne, de la montée en puissance de la Ligue du Nord en Italie ou la manifestation des indépendantistes bretons réclamant le rattachement de la Loire Atlantique à la région Bretagne au lendemain des annonces du Président de la République témoignent de ce danger pour l’unité des Etats et de la République en France.

 

- Les économies ensuite.

La suppression des départements et la fusion des régions seraient sources d’économies. Mais pourtant les départements sont aujourd’hui en charge du RSA, de la protection maternelle et infantile, de l’aide sociale à l’enfance, des pompiers, du recrutement des assistantes maternelles, de l’entretien des routes et des collèges…

 

Soit on considère que ces missions seront toujours assurées, que ce soit par les régions ou par un organisme de l’Etat et dans ces cas-là l’argument des économies est fallacieux. Soit les économies auront bien lieu, mais en sacrifiant les services publics existants aujourd’hui, par la suppression du lien de proximité que constituent les départements et incarné notamment par les travailleurs sociaux et les agents de terrain, soit en privatisant une partie de leurs missions, comme par exemple l’accompagnement des personnes âgées ou des personnes handicapées, accentuant les inégalités sociales d’accès aux soins et à la prise en charge. Et dans ce cas, l’argument est particulièrement dangereux.

 

Enfin, quelle ironie que cette argument d’économies quelques mois après l’adoption d’une loi qui consacre les Métropoles, échelon territorial en doublon des communes et inscrit dans une politique de concurrence entre territoires particulièrement coûteuse.

 

- Absence de consultation des français

Enfin, ce projet a été présenté, en trois phrases par le Premier Ministre et le Président de la République avec à chaque fois une insistance particulière sur la nécessité d’aller très vite. Aucune consultation des français n’est prévue sur ces sujets. Pourtant, ils n’ont pas voté un tel programme puisque cette réforme vient d’être sortie du chapeau. Pourtant, cela constituerait des changements profonds de leurs rapports à la puissance publique et des institutions qui font société et République. A ceux qui demandent un référendum, le ministre de l’Intérieur répond que cela n’est pas possible, que cela serait contreproductif car les français ne répondent en général pas vraiment à la question qui leur est posée.

 

C’est un nouveau mépris du peuple qui « n’aurait pas compris », auprès de qui « il faut faire de la pédagogie » et autres sornettes maintes fois entendues depuis le référendum sur la Constitution Européenne de 2005.

 

En fait, ils ont peur, car les français ont très bien compris et rejetteraient ce bidouillage. Ils ont peur d’une telle souveraineté populaire car le maître aujourd’hui, de Valls et Hollande, celui à qui ils rendent des comptes, et qui soutient ce projet, n’est pas le peuple français, mais la Commission et la Banque Centrale européennes. Comme des petits enfants qui ont peur de se faire taper sur les doigts en cas de fausse note, ils préfèrent éviter de poser la question, et inscrivent ainsi leur action dans la dynamique austéritaire de l’Union Européenne actuelle.

 

- Sur le même sujet, lire aussi :

- François Hollande sacrifie la république pour brutaliser les citoyens

- La nouvelle réforme territoriale: Une soumission au diktat européen

- Après les Départements, les communes

- Fusion des Régions. Claudy Lebreton réclame un référendum

- Réforme territoriale: La République tombe à l’eau

- Réaction du président de l'Assemblée des Département de France face à la nouvelle carte territoriale

- Chambardement social et territorial : Hollande aux ordres de Bruxelles

- La réforme territoriale n'engendrera pas d'économies, selon Moody's

- Intervention de Marc Dolez au Sénat lors de la discussion sur ce sujet : Soumettre à référendum le projet de loi relatif à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales

- Réforme territoriale: l'Assemblée dit "non" au réferendum

- Raoul Marc Jennar : Réforme territoriale : les raisons de la refuser

- Qui dit vrai ?

La reforme territoriale est devenue obligatoire par "contrainte budgétaire" et économies escomptées (voir document ci-dessous), au moins là c'est clair ! Même si selon l'agence Moody's, la réforme territoriale n'engendrera pas d'économies !

 

Et si la vrai raison était ailleurs ?

- soumission aux injonctions de Bruxelles..... ça on le sait ;

- on sait aussi que les "super régions" seront dotées de "super pouvoirs" avec possibilité de légiférer pour être encore plus "compétitives" face aux autres régions européennes et à la mondialisation ;

- et en matière d'amélioration, il y en a déjà qui considérent que le SMIC aurait dû rester régional, d'autres encore qu'il faut un SMIC régional pour sauver l'économie française....

Réforme territoriale  : Face au redécoupage permanent, un référendum s'impose !
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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 14:29
Non au maintient ou rétablissement d'octrois pour accéder aux Iles de Ré et Oléron

Source : site du Parti de Gauche de Charente Maritime

- Le Comité OUEST17 du Parti de Gauche se prononce pour la gratuité des ponts et des accès aux îles Oléron et Ré

 

Indépendamment des problèmes de transports et d’accès aux Iles de Ré et Oléron, d'environnement, sur lesquels il conviendra de travailler, pour le Parti de Gauche :

  • la continuité territoriale entre Ré, Oléron et le continent doivent être garantie gratuitement ;
  • la sélection par l'argent ne saurait être retenue ;
  • les octrois ont été supprimés par la loi n° 379 du 2 juillet 1943, nous ne les laisserons pas être rétablis sous un autre prétexte ;

 

Si des prises de positions politiques (J.F. FOUNTAINE, vice Président de la CDA, et S. ROYAL, Présidente de la Région Poitou Charentes), semblent indiquer que des lignes sont entrain de bouger.


Il n'en demeure pas moins vrai que le pont étant payé, sa gratuité doit être assurée et que le pont d'Oléron ne saurait changer de statut.

Non au maintient ou rétablissement d'octrois pour accéder aux Iles de Ré et Oléron

C'est pour poursuivre ce combat que le Comité Ouest17 du Parti de Gauche, réuni le 10 juillet 2013 prends la position suivante :

  • Au nom de l'égalité des droits entre les citoyens, des principes de liberté de circulation sur le territoire et de la non-sélection par l'argent, le Comité défend la gratuité des ponts et des accès aux îles Oléron et Ré ;
  • Considère que c’est à la puissance publique d’assumer l’entretien des voies publiques, le maintien des digues et du littoral.
  • L'intérêt général devant primer sur l'intérêt particulier, les questions de transports doivent être appréhendées dans un schéma global d’aménagement du territoire. C’est pourquoi, en même temps que la gratuité, le Comité défend un développement et un schéma global et cohérent du service public du transport.
  • Le Comité défend en particulier une politique volontariste et cohérente de transports en commun entre les îles et sur tout le territoire.
  • Aussi, le Comité s’engage et milite avec les organisations politiques, associatives, syndicales et citoyennes pour la gratuité et la mise en oeuvre de moyens publics de transport collectif à la place du tout routier et sans rupture de charge entre les différents modes de transport.

 

La Rochelle le 11 juillet 2013

 

Note : (Source Sud-Ouest)

Le péage du pont d'Oléron, une saga juridique

  • Ce n’est pas la première fois que le Conseil d’État va se pencher sur le viaduc. En 1979, un arrêt fracassant avait instauré la gratuité du péage.

Dans quelques semaines, le Conseil d'État va s'emparer de la question du péage du viaduc d'Oléron (1). Une nouvelle fois. La plus haute juridiction administrative a déjà eu à traiter de la gratuité, ou non, de ce pont inauguré en juin 1966, il y a tout juste cinquante ans.

À l'instar des opposants actuels de l'AGPIO (Association pour la gratuité du pont de l'île d'Oléron) qui ont réussi à faire capoter à deux reprises la consultation des électeurs, une association avait multiplié les recours dans les années 1970. Elle s'appelait le Cadiob, comme Comité d'action et de défense des intérêts de l'île d'Oléron et Bourcefranc, et demandait la « gratuité du passage pour les Oléronnais » soumis aux tarifs communs.

L'association avait saisi le Conseil d'État qui lui avait donné satisfaction dans un arrêt fracassant rendu le 16 février 1979. Il avait annulé un jugement du tribunal administratif de Poitiers de 1976 et un arrêté préfectoral de 1974 qui fixait les taxes de péage sur le pont.

  • Cinq mois de gratuité

Les juges avaient considéré que la délibération du Conseil général instituant le péage en 1966 était illégale car elle violait une loi de 1880 qui stipulait qu'« il ne sera plus construit de pont à péage sur les routes nationales et départementales », ce qui était le cas du viaduc reliant deux nationales. Il avait fallu attendre près de trois semaines et la notification de la décision au préfet, pour que les barrières tombent, le 5 mars 1979.

Alors président du Conseil général, Josy Moinet avait fait part de son inquiétude concernant « l'équilibre de la régie des passages d'eau, assuré par les excédents d'Oléron qui comblent les déficits de Ré ». Et de craindre une augmentation des impôts de « 4 à 5 % ». Quant au projet de créer un pont pour relier l'île de Ré au continent, il paraissait condamné.

C'est finalement le gouvernement de Raymond Barre qui était venu à la rescousse du Département, via un projet de loi instituant une redevance « à titre exceptionnel » en raison « de l'utilité, des dimensions et du coût d'un ouvrage. » Ainsi que la possibilité d'instaurer la gratuité ou des tarifs préférentiels pour une catégorie d'usagers. « La redevance ne pourra qu'être limitée dans son taux et dans le temps » avait protesté M. d'Abzac, maire de Dolus et membre du Cadiob, en invoquant « l'égalité des citoyens devant les charges publiques ».

  • Le Conseil d'État aussi en 1982

La loi avait été votée par l'Assemblée nationale le 29 juin. Alors sénateur, Josy Moinet avait proposé de créer un service public d'État prenant en compte le transport des personnes et des marchandises entre le continent et l'île. Amendement refusé par le gouvernement.

Quelques jours plus tard, nouveau rebondissement. Une soixantaine de députés de gauche, dont Roland Beix, Philippe Marchand et Michel Crépeau, avaient saisi le Conseil constitutionnel pour contester la régularité de la loi. Parce que « la constitution oblige l'État à assurer la libre circulation des personnes et des biens sur son territoire ». Le recours avait été rejeté.

Le Conseil général avait rétabli le péage fin juillet 1979 par 37 voix contre 4, ainsi que la gratuité pour les insulaires. Les opposants s'étaient à nouveau tournés devant les juges administratifs. Mais tant en première instance (en 1980) que devant le Conseil d'État en 1982, ils n'avaient cette fois pas été suivis. Le péage a été supprimé par le Département le 2 mars 1991.

 

 

Pour en savoir plus :

- A G P I O : Association pour la gratuité du pont de l'île d'oléron

- Pétition à Monsieur le Président de la Communauté de Communes de l'Ile d'Oléron: maintenez la gratuité du pont d'Oléron

- Pont d’Oléron : polémique sur le retour du péage

- Péage d'Oléron : "Un système déloyal et archaïque pour gratter du fric" le 19/03/2016

- Péage d’Oléron : Consultés par leur Maire, les habitants de Dolus esquissent un premier avis

- Péage du pont d’Oléron : du Conseil d’Etat au Conseil constitutionnel

- La gratuité, un projet de société : Rôle pilote des villes moyennes

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 11:46

Présenté par : le Parti de Gauche  avec sa Télé de Gauche et Raoul Marc-Jennard

 

-  La brochure éducative du Parti de Gauche à votre disposition en téléchargement ICI

Formation sur le Grand Marché Transatlantique en deux parties
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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 09:57
Faisons des élections européennes un referendum sur le Grand Marché Transatlantique !

Le 23 mai 2014, Jean-Luc Mélenchon était l'invité du journal de 20h00 de TF1. Il a appelé à faire des élections européennes un véritable référendum contre le Grand Marché Transatlantique et a réaffirmé son opposition à ce projet contre lequel il lutte depuis six ans.

 

 

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 19:03
Adresse du Parti de Gauche au conseil fédéral d’EELV

Source : le Secrétariat National du Parti de Gauche

- La décision de votre exécutif de sortir du gouvernement est pour nous un acte de première importance.

 

En effet, les élections municipales des 23 et 30 mars 2014 ont été marquées par une sanction d’ampleur contre les listes gouvernementales conduites par le PS et la perte de nombreuses mairies à gauche, avec ses conséquences sur les pertes des conseils d’intercommunalités et celle prévisible à venir du Sénat. Ces élections municipales ont confirmé les enseignements de ces derniers mois. En mettant ses pas dans la politique d’austérité de Nicolas Sarkozy, François Hollande a profondément désorienté le « peuple de gauche ».

 

En reculant face aux manifestations de la réaction tant sur l’écotaxe que la loi famille ou le droit de vote des résidents étrangers aux élections locales, il a renforcé la droite. Le gouvernement sortant s’est aussi entêté sur le projet d’aéroport de Notre-­Dame-­des‐Landes et a montré des signes de tergiversations tant sur la sortie du nucléaire (par exemple avec le report de la fermeture de Fessenheim) que sur le refus des gaz et huiles de schiste. Battu dans les urnes par la droite et alors que l’extrême‐droite progresse, , il a pour seule réponse de nommer Manuel Valls à Matignon. Or on ne peut ignorer le profil de Manuel Valls : social libéral assumé depuis des années en matière économique et sociale, il se double d’une pratique autoritaire et sécuritaire du pouvoir. Nous n’oublierons pas ses propos et ses mesures sur l’immigration et les Roms, là aussi dans le droit fil de son prédécesseur au Ministère de l’intérieur, M. Guéant. Nous n’avions pas voté pour la politique conduite par M. Ayrault, nous avons encore moins voté pour celle, sans aucun doute pire, que nous prépare M. Valls à Matignon sur décision de François Hollande.

 

Comme nous, vous avez présenté un projet autonome à l’élection présidentielle. Comme nous, vous avez appelé à battre Nicolas Sarkozy et nous faisons dès lors partie des ayant droits de la victoire de François Hollande. Puis nous avons fait un choix différent : vous à l’intérieur du gouvernement et de la majorité présidentielle, dans l’espoir d’y peser, nous à l’extérieur dans la volonté de construire une alternative. Aujourd’hui nous convergeons dans l’idée qu’il n’est pas possible de peser à l’intérieur de ce gouvernement. La question qui est posée à nos deux formations politiques est donc la même : comment être utiles ? Comment peser sur le cours des événements ? Comment construire les rapports de forces, les alliances, qui permettront à nos idées d’accéder pour de bon au pouvoir ? Nous n’avons pas l’intention de rester spectateurs, surtout que nous savons vous et nous que la catastrophe écologique qui s’avance appelle un changement radical de nos modes de production, de consommation et d’échange.

 

Chacun de notre côté nous nous sommes opposés à la politique de l’offre avancée par le président Hollande. Cette politique a un double défaut. En premier lieu elle est productiviste et consumériste puisqu’elle ne part pas des besoins de la population mais de ce que l’on veut lui faire acheter quelle qu’en soit l’utilité et le coût environnemental. Ensuite, alors que nous savons que la question centrale est l’accaparement toujours plus grand des richesses du pays par un capital improductif, au lieu de lutter contre l’évasion fiscale et les paradis fiscaux, elle fait reposer la responsabilité de la crise sur le travail. C’est une inversion fondamentale des valeurs de gauche. Enfin au nom de cette politique, en baissant les cotisations sociales et en imposant une purge aux dépenses publiques, le gouvernement détruit progressivement la protection sociale et les mécanismes de solidarité sur lesquelles reposaient la République depuis la Libération et le programme du CNR (Conseil national de la Résistance) et réduit les investissements publics nécessaires à la reconversion écologique du pays. Ce faisant, c’est l’intérêt général et ce qui reste du « bien vivre » solidaire qu’il saccage.

 

C’est ce constat et cette critique commune de la politique menée par François Hollande, qui nous a amenés à conduire près de 100 listes ensemble aux municipales. Elles ont fait la preuve de leur efficacité avec une moyenne de 15,80 % sur le plan national. Surtout, en « prenant » la mairie de Grenoble grâce, pour reprendre l’expression d’Eric Piolle, à une « vague verte, rouge et citoyenne », nous venons de démontrer qu’unis nous pouvons concrètement être majoritaires à gauche, éviter l’arrivée de la droite pour le cas de Grenoble, et proposer une autre politique à nos concitoyens. Aujourd’hui nous vous le disons clairement : voilà l’exemple que nous vous proposons de suivre pour l’année à venir. C’est aussi ce que nous proposerons à l’ensemble de nos partenaires du Front de Gauche car il s’agit pour nous d’additionner les forces de gauche qui refusent l’austérité et le productivisme et non de les soustraire. Il s’agit d’une proposition d’autant plus sérieuse qu’elle seule peut nous permettre d’éviter le retour de la droite au pouvoir voire le danger de l’extrême droite. Car de recul en recul, c’est à cela que conduit la politique de FrançoisHollande.

 

Votre départ du gouvernement rend donc possible un autre scénario. Nous souhaitons construire une convergence entre EELV et le Front de Gauche. Sur ce socle, nul doute que nous pourrons élargir rapidement à d’autres forces ou composantes, notamment aux socialistes critiques. C’est nécessaire, c’est crédible et c’est utile. D’autant plus qu’une telle démarche ne reposerait pas seulement sur notre positionnement vis à vis du gouvernement mais sur des points essentiels que nous pensons partager : le partage des richesses, la relance de l’activité (et non de la croissance du PIB) par l’écologie, et la 6 ème République pour sortir du présidentialisme monarchique. Entre l’écologie politique que vous défendez et l’écosocialisme sur lequel nous proposons de refonder programmatiquement la gauche, nous avons matière à avancer plus encore ensemble. Nous ajoutons pour notre part la désobéissance à l’actuelle Union Européenne pour refonder une autre Europe. Nous connaissons nos importantes différences sur cette dernière question, mais cela ne doit pas nous empêcher d’en discuter ensemble et d’envisager un rapprochement entre le FDG et EELV, notamment à partir de notre refus commun du GMT (Grand Marché Transatlantique). Sur d’autres questions, il est possible que nous nous rejoignions immédiatement.

 

Vous avez à plusieurs reprises exprimé votre désaccord avec le pacte de responsabilité, or le remaniement a pour objectif de l’appliquer grâce à « un gouvernement de combat ». Demain vous vous prononcerez peut-­‐être en cohérence contre la confiance à un gouvernement qui a pour objectif central l’accentuation de la baisse des dépenses publiques et la poursuite des aides indifférenciées aux entreprises sans critères sociaux ni environnementaux et sans contreparties. La majorité des confédérations syndicales sont d’ailleurs en désaccord.

 

Le 12 avril nous serons dans la rue à Paris pour dire « Maintenant ça suffit ! Contre l’austérité, pour l’égalité et le partage des richesses ».Nous vous invitons à y participer, ajoutant ainsi vos mots d’ordre et vos couleurs à l’appel unitaire de 200 personnalités dont de nombreux responsables syndicaux, associatifs, politiques… (Marche 12 avril.org). Un collectif du « ras-le-bol antiproductiviste » appelle déjà à rejoindre la marche du 12 avril.

 

Les élections départementales et régionales de 2015 représentent une formidable occasion d’avancer conjointement. Le scrutin à la proportionnelle, dont comme vous nous réclamons la généralisation et qui est en vigueur aux régionales, nous en donne notamment l’occasion. Nous sommes dès lors prêts à proposer à nos partenaires du Front de Gauche d’entrer en discussion sur ce qui pourrait constituer un programme commun pour les Régionales de 2015. Les rapprochements fréquents entre nos groupes et nos militants dans les régions contre les grands projets inutiles imposés quant à l’aménagement du territoire, sur la planification écologique, les transports, le refus de partenariats publics/privés, les relocalisations et circuits courts de l’industrie ou de l’agriculture paysanne au sein des AMAP, ou sur le refus du Grand Marché Transatlantique (GMT) en démontrent la possibilité. Comme à Grenoble, nous serions alors en capacité de placer nos listes en tête de la gauche et de diriger des régions..

 

Cela fait beaucoup de choses que nous pourrions faire ensemble ! Pour en discuter concrètement, nous vous proposons une rencontre rapide entre nos deux organisations. Si nous faisons preuve d’audace et de volontarisme, nous sommes certains que nous pouvons ouvrir ensemble une autre voie pour la gauche et le pays, une voie écologique et sociale.

Paris le 03 avril 2014

Hollande.

Votre départ du gouvernement rend donc possible un autre scénario. Nous souhaitons construire une convergence entre EELV et le Front de Gauche. Sur ce socle, nul doute que nous pourrons élargir rapidement à d’autres forces ou composantes, notamment aux socialistes critiques. C’est nécessaire, c’est crédible et c’est utile. D’autant plus qu’une telle démarche ne reposerait pas seulement sur notre positionnement vis à vis du gouvernement mais sur des points essentiels que nous pensons partager : le partage des richesses, la relance de l’activité (et non de la croissance du PIB) par l’écologie, et la 6 ème République pour sortir du présidentialisme monarchique. Entre l’écologie politique que vous défendez et l’écosocialisme sur lequel nous proposons de refonder programmatiquement la gauche, nous avons matière à avancer plus encore ensemble. Nous ajoutons pour notre part la désobéissance à l’actuelle Union Européenne pour refonder une autre Europe. Nous connaissons nos importantes différences sur cette dernière question, mais cela ne doit pas nous empêcher d’en discuter ensemble et d’envisager un rapprochement entre le FDG et EELV, notamment à partir de notre refus commun du GMT. Sur d’autres questions, il est possible que nous nous rejoignions immédiatement.

Vous avez à plusieurs reprises exprimé votre désaccord avec le pacte de responsabilité, or le remaniement a pour objectif de l’appliquer grâce à « un gouvernement de combat ». Demain vous vous prononcerez peut-­‐être en cohérence contre la confiance à un gouvernement qui a pour objectif central l’accentuation de la baisse des dépenses publiques et la poursuite des aides indifférenciées aux entreprises sans critères sociaux ni environnementaux et sans contreparties. La majorité des confédérations syndicales sont d’ailleurs en désaccord.

Le 12 avril nous serons dans la rue à Paris pour dire « Maintenant ça suffit ! Contre l’austérité, pour l’égalité et le partage des richesses ».Nous vous invitons à y participer, ajoutant ainsi vos mots d’ordre et vos couleurs à l’appel unitaire de 200 personnalités dont de nombreux responsables syndicaux, associatifs, politiques… (marche12avril.org). Un collectif du « ras‐le‐bol antiproductiviste » appelle déjà à rejoindre la marche du 12 avril.

Les élections départementales et régionales de 2015 représentent une formidable occasion d’avancer conjointement. Le scrutin à la proportionnelle, dont comme vous nous réclamons la généralisation et qui est en vigueur aux régionales, nous en donne notamment l’occasion. Nous sommes dès lors prêts à proposer à nos partenaires du Front de Gauche d’entrer en discussion sur ce qui pourrait constituer un programme commun pour les Régionales de 2015. Les rapprochements fréquents entre nos groupes et nos militants dans les régions contre les grands projets inutiles imposés quant à l’aménagement du territoire, sur la planification écologique, les transports, le refus de partenariats publics/privés, les relocalisations et circuits courts de l’industrie ou de l’agriculture paysanne au sein des AMAP, ou sur le refus du Grand Marché Transatlantique (GMT) en démontrent la possibilité. Comme à Grenoble, nous serions alors en capacité de placer nos listes en tête de la gauche et de diriger des régions..

Cela fait beaucoup de choses que nous pourrions faire ensemble ! Pour en discuter concrètement, nous vous proposons une rencontre rapide entre nos deux organisations. Si nous faisons preuve d’audace et de volontarisme, nous sommes certains que nous pouvons ouvrir ensemble une autre voie pour la gauche et le pays, une voie écologique et sociale.

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Hollande.

Votre départ du gouvernement rend donc possible un autre scénario. Nous souhaitons construire une convergence entre EELV et le Front de Gauche. Sur ce socle, nul doute que nous pourrons élargir rapidement à d’autres forces ou composantes, notamment aux socialistes critiques. C’est nécessaire, c’est crédible et c’est utile. D’autant plus qu’une telle démarche ne reposerait pas seulement sur notre positionnement vis à vis du gouvernement mais sur des points essentiels que nous pensons partager : le partage des richesses, la relance de l’activité (et non de la croissance du PIB) par l’écologie, et la 6 ème République pour sortir du présidentialisme monarchique. Entre l’écologie politique que vous défendez et l’écosocialisme sur lequel nous proposons de refonder programmatiquement la gauche, nous avons matière à avancer plus encore ensemble. Nous ajoutons pour notre part la désobéissance à l’actuelle Union Européenne pour refonder une autre Europe. Nous connaissons nos importantes différences sur cette dernière question, mais cela ne doit pas nous empêcher d’en discuter ensemble et d’envisager un rapprochement entre le FDG et EELV, notamment à partir de notre refus commun du GMT. Sur d’autres questions, il est possible que nous nous rejoignions immédiatement.

Vous avez à plusieurs reprises exprimé votre désaccord avec le pacte de responsabilité, or le remaniement a pour objectif de l’appliquer grâce à « un gouvernement de combat ». Demain vous vous prononcerez peut-­‐être en cohérence contre la confiance à un gouvernement qui a pour objectif central l’accentuation de la baisse des dépenses publiques et la poursuite des aides indifférenciées aux entreprises sans critères sociaux ni environnementaux et sans contreparties. La majorité des confédérations syndicales sont d’ailleurs en désaccord.

Le 12 avril nous serons dans la rue à Paris pour dire « Maintenant ça suffit ! Contre l’austérité, pour l’égalité et le partage des richesses ».Nous vous invitons à y participer, ajoutant ainsi vos mots d’ordre et vos couleurs à l’appel unitaire de 200 personnalités dont de nombreux responsables syndicaux, associatifs, politiques… (marche12avril.org). Un collectif du « ras‐le‐bol antiproductiviste » appelle déjà à rejoindre la marche du 12 avril.

Les élections départementales et régionales de 2015 représentent une formidable occasion d’avancer conjointement. Le scrutin à la proportionnelle, dont comme vous nous réclamons la généralisation et qui est en vigueur aux régionales, nous en donne notamment l’occasion. Nous sommes dès lors prêts à proposer à nos partenaires du Front de Gauche d’entrer en discussion sur ce qui pourrait constituer un programme commun pour les Régionales de 2015. Les rapprochements fréquents entre nos groupes et nos militants dans les régions contre les grands projets inutiles imposés quant à l’aménagement du territoire, sur la planification écologique, les transports, le refus de partenariats publics/privés, les relocalisations et circuits courts de l’industrie ou de l’agriculture paysanne au sein des AMAP, ou sur le refus du Grand Marché Transatlantique (GMT) en démontrent la possibilité. Comme à Grenoble, nous serions alors en capacité de placer nos listes en tête de la gauche et de diriger des régions..

Cela fait beaucoup de choses que nous pourrions faire ensemble ! Pour en discuter concrètement, nous vous proposons une rencontre rapide entre nos deux organisations. Si nous faisons preuve d’audace et de volontarisme, nous sommes certains que nous pouvons ouvrir ensemble une autre voie pour la gauche et le pays, une voie écologique et sociale.

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 14:03
Avec Duflot, c’est la hausse des loyers, à toute Alur !

Mardi 4 Mars 2014
Source : le Parti de Gauche Jeanne Bouyat et Mathilde Panot

La loi Duflot pour l’Accès au Logement et un Urbanisme Rénové (Alur), adoptée ce 20 février 2014, est vendue par le gouvernement comme une loi équilibrée et répondant avant tout à un « impératif de justice sociale ». Or cette loi adopte un parti pris très clair pour les propriétaires au détriment des locataires et des plus précaires déjà fortement touchés par la crise du logement.

 

-La situation insupportable du logement en France

10 millions de personnes subissent aujourd’hui la crise du logement en France selon la Fondation Abbé Pierre. Parmi elles, on compte 3,5 millions de mal-logés, 3,8 millions qui souffrent de précarité énergétique et environ 141 500 qui dorment dans la rue. Ce nombre a augmenté de moitié en 10 ans. La spéculation foncière, elle, bat son plein : les loyers des HLM et du parc locatif privé ont respectivement augmenté de 29% et 44,2% des dix dernières années, et les prix à l’achat ont plus que doublé ! De plus les expulsions locatives ne donnent pas lieu à des relogements dans presque deux tiers des cas (70% en île de France par exemple !) tandis que le nombre de logements vacants a doublé en 35 ans (7% du parc de logements ordinaires). La course effrénée aux profits, a ainsi permis aux sociétés immobilières d’engranger 340 milliards ces trente dernières années !

 

Pourtant la loi Alur, malgré l’objectif affiché de « réguler les dysfonctionnements du marché », ne permettra pas d’encadrer ce marché immobilier ni de garantir un accès au logement digne pour tous.

 

La mesure phare de la loi est la mise en place d’un système d’encadrement des loyers, une promesse de campagne du président Hollande. Des observatoires des loyers fixeront un loyer médian de référence spécifique à l’aire géographique. Les loyers devront alors être compris dans une fourchette allant de - 30% du loyer de référence à une majoration de + 20% de celui-ci.

 

Ce système ne permet pas de faire baisser les loyers ni de lutter efficacement contre leur hausse. En effet, le système ne joue pas sur les niveaux des loyers mais sur les écarts : il se contente d’interdire les trop grandes différences de loyers : si le niveau est très élevé partout, comme c’est le cas en région parisienne ou dans certaines grandes villes, son effet est nul !

 

De plus, la loi permet aux bailleurs de faire sauter ce maigre verrou avec « un complément de loyer exceptionnel » à la suite de travaux d’aménagement ou si le logement présente des «caractéristiques, notamment de localisation ou de confort» particulières. Cette terminologie floue permet une grande latitude pour les bailleurs et vide donc de son contenu cette mesure déjà faible.

 

Mais la réalité est pire ! Comme le dénonce la plate-forme des mouvements sociaux et la Fondation Abbé Pierre : le système impose une spirale inflationniste par le bas, en encadrant à la hausse les loyers les moins chers d’une zone donnée, touchant donc les plus précaires tandis que seuls les loyers les plus chers donnée seront eux limités. Un effet d’aubaine pour ceux qui avaient déjà les moyens de payer un loyer cher.

 

De plus aucun critère écologique (qualité du bâti, performance énergétique) n’est inscrit dans le processus d’évaluation des loyers prévu par la loi. Or poser des critères écologiques pour évaluer des loyers est une mesure sociale et écologique : ils inciteraient les propriétaires à rénover les passoires énergétiques, qui généralement concernant les ménages les plus précaires, et les charges énergétiques pour les locataires seraient ainsi moins élevées.

 

-La garantie universelle du logement (GUL) : encore une manipulation

La loi crée également une garantie universelle des loyers, initialement obligatoire et qui, sous l’action de lobbying des propriétaires est à présent facultative.

 

Elle permet d’indemniser pendant 18 mois les bailleurs en cas d’impayés de loyers sans qu’ils n’aient à exiger de caution des locataires. D’après le gouvernement, elle est censée favoriser la mise en location de logements vacants, donner accès au logement à des personnes aux revenus modestes, et empêcher les expulsions locatives. En pratique, cette fausse sécurité sociale du logement va à l’encontre totale de ces objectifs. Elle ne permettra pas l’accès aux logements des étudiants et des précaires puisque la GUL n’est accordée que si le locataire dispose de revenu au moins égal au double du montant du loyer !

 

De plus, alors qu’elle pourra indemniser les propriétaires à hauteur du loyer médian de référence dans le cas général, elle est censée couvrir jusqu’au loyer majoré pour les étudiants et précaires pour faciliter leur accès au parc locatif. Mais en créant une situation particulière pour les plus défavorisés, cette mesure aboutit seulement à ce que ces étudiants et précaires paient des loyers plus chers (et les étudiants doivent en plus avancer une caution !). En outre, les expulsions sont toujours possibles à l’issue de la période de garantie…

 

Enfin, en devenant facultative, la mutualisation des risques est abandonnée puisque seuls les propriétaires anticipant un risque important d’impayés, choisiront d’y adhérer. Financée par l’impôt et les fonds d’Action logement, le dispositif sécurise ainsi la rente du capital immobilier des propriétaires en les couvrant par les ressources des collectivités publiques.

 

- Sans volonté politique, le gouvernement préfère la communication

Si la loi contient marginalement quelques mesures positives (encadrement des honoraires des agences immobilières, plafonnement des tarifs des syndics, réforme du système d’attribution pour simplifier les demandes de logements sociaux), elles ne sont clairement pas à la hauteur des enjeux et manquent de volonté politique. D’autant que pour lutter efficacement contre les logements vides, le gouvernement aurait dû exiger leur réquisition. Cécile Duflot avait annoncé en novembre 2012 devant l’Assemblée nationale prendre des mesures dans ce sens. Il n’en est rien: 7% du parc locatif ordinaire est vacant, et sur les 100 000 logements repérés en Ile-de-France, aucun ont été réquisitionnés. Les dispositions actuelles incitent même à la spéculation : moitié moins des logements seront concernés par la taxe sur les logements vacants et la hausse des loyers sera facilitée si le logement n’est pas occupé les 24 derniers mois. Laisser vide son bien immobilier pour en augmenter le prix, il fallait l’inventer !

 

- La loi Alur est donc une vaste fumisterie, du sparadrap contre le mal logement !

Plutôt qu’un encadrement des loyers, le Parti de Gauche propose un système de blocage par une loi qui impose la baisse immédiate et générale de l’ensemble des loyers, et notamment un gel des loyers HLM. La question du logement est un axe prioritaire du programme l’ « Humain d’abord ». L’urgence actuelle ne peut se contenter de mesures anecdotiques voire contreproductives. Osons la réquisition, la préemption locative et la taxation de logements vides, pour lutter contre la spéculation immobilière. Il faut mettre un terme à cette marchandisation, l’accès au logement pour toutes et tous est un droit ! C’est aussi un devoir d’un gouvernement responsable.

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-   Le point de vue du DAL

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 10:35
Municipales 2014 • Tour d'horizon, chiffres clés et analyse

Le 2nd tour des élections municipales a confirmé, voire amplifié toutes les caractéristiques du 1er tour.

 

Sources : Laurent Maffeïs et le Pôle argumentaire du PG
- Une abstention populaire
Un nouveau record historique d’abstention est atteint lors de ce second tour avec 36,3% contre 34,08% pour le précédent record atteint en 2008. La composante populaire de l’abstention s’accentue encore lors de ce second tour. Elle recule par exemple à Paris par rapport à 2008, en particulier dans les arrondissements les plus bourgeois (7,8, 15,16ème). Mais elle explose dans les villes populaires de banlieue, particulièrement celles détenues par le PS, pour dépasser 55% par exemple à Evry, Villiers-le-Bel, Roubaix ou Trappes. Dans ces communes qui avaient voté autour de 70% pour François Hollande aux présidentielles, la politique du gouvernement a réussi à dégoûter une large majorité des électeurs.

 

Un autre symptôme de l’approfondissement de la crise politique est l’atomisation du paysage politique dans 986 triangulaires et 207 quadrangulaires, là aussi un record historique. Elles traduisent la défiance des électeurs face aux partis dominants en crise qui ont vu se multiplier les dissidents capables de se maintenir au second tour.

 

 

- Un désastre pour le PS
Le PS perd 162 villes de plus de 10 000 habitants en métropole et outre-mer. Il perd 10 villes de plus de 100 000 habitants. Il faut remonter à 1972 pour retrouver un niveau aussi faible du PS dans le paysage municipal. Hollande a ainsi achevé de ruiner l’implantation municipale du PS construite dans la foulée du congrès d’Epinay et du programme commun. Le PS perd des bastions historiques comme Limoges, détenue depuis un siècle, ou Nevers, détenue depuis un demi-siècle. Trois ministres (Moscovici, Guillaume Garot et François Lamy) qui se présentaient sur des listes PS largement sortantes font lourdement perdre la gauche. Signe de la défiance face au PS, plusieurs dissidents socialistes terrassent les listes sortantes soutenues par le PS à Dunkerque, La Rochelle ou Montpellier.

 

Et même là où le PS sauve de justesse des villes comme Paris, Lyon, Lille ou Strasbourg, il va perdre la majorité dans les communautés urbaines et futures métropoles. Là où le PCF n’avait pas assumé clairement une ligne d’opposition de gauche, il est emporté avec le PS par la vague du désastre. Par exemple à Bobigny, au Blanc Mesnil ou à Villejuif, le PC perd au profit de la droite alors qu’il avait fait liste commune avec le PS dés le 1er tour. Et là où le PS avait refusé par sectarisme toute fusion avec nos listes, il perd souvent avec une marge inférieure à notre score du 1er tour. C’est le cas à Toulouse où l’alliance PS-PCF perd la ville avec 4,1 points d’écart avec la droite au 2nd tour, là où notre liste autonome avait obtenu 5,1% au 1er tour.

 

 

- La droite gagne mais reste en crise
La droite atteint son plus haut niveau de conquêtes aux municipales depuis 1947. Elle contrôle désormais 60 % des villes de plus de 10 000 habitants contre 44 % à l’issue des précédentes municipales. Cette percée n’est cependant pas homogène au profit de l’UMP mais se fait souvent en faveur de l’UDI (Nancy, Amiens, Laval, Bobigny) et du Modem (Pau). Loin d’atténuer la crise de la droite, cette victoire marque donc la réémergence d’un centre droit puissant sur le plan électoral. Une nouvelle d’autant plus mauvaise pour l’UMP que Modem et UDI ont d’ores et déjà annoncé qu’ils feraient des listes distinctes de l’UMP aux européennes.

 

En ayant littéralement dissout le peuple dans l’abstention, la politique de Hollande permet même à la droite de s’ancrer dans des départements jusque là largement dominés par la gauche. C’est le cas en Seine Saint Denis, département régulièrement le plus à gauche de France aux élections nationales, où la droite contrôle désormais 50% des villes de plus de 10 000 habitants alors que la gauche en contrôlait jusqu’ici 70%. Cette percée de la droite en banlieue a d’ailleurs été ouvertement aidée par Marine Le Pen. Dans des terres où l’implantation du FN est faible, elle a délibérément opéré des jonctions avec des responsables de droite conformément à la stratégie du FN de conquête du leadership de la droite. Ce fut par exemple le cas à Villeneuve Saint Georges ou à Sevran en Seine Saint Denis.

 

 

- Des conquêtes FN en trompe l’œil
Le FN conquiert 11 villes de plus de 9 000 habitants, mais seulement deux avec plus de 50 %. Hayange n’est par exemple conquise qu’avec 34%. La plupart du temps le FN a surfé sur la crise de la droite pour conquérir ces villes dans ces triangulaires ou quadrangulaires où la droite était lourdement divisée. Ces conquêtes servent néanmoins au FN à masquer son absence de progression au second tour dans la majorité des villes où il se maintenait. Il ne progresse ainsi que quand il est en situation de conquête et pas dans la plupart des triangulaires. Les deux vice-présidents du FN et bras droit de Marine Le Pen, Florian Philippot et Louis Alliot échouent d’ailleurs à Forbach et Perpignan, tout comme les 2 députés FN, Gilbert Collard et Marion Maréchal-Le Pen qui ne parviennent pas à capitaliser leur implantation dans le Gard et le Vaucluse. Quant à l’argument selon lequel le FN aurait contribué à faire reculer l’abstention là où il est fort, il est très diversement vérifié. La perspective de victoire du FN a en effet suscité un regain de mobilisation d’électeurs de droite radicalisés à Fréjus ou Toulon mais elle a aussi mobilisé des abstentionnistes pour empêcher la victoire du FN comme à Avignon.

 

 

- Progression des listes d’opposition de gauche

A l’issue du 1er tour, voici comment se sont réparties nos 308 listes ayant obtenu plus de 10% : 67 ont gagné au 1er tour, 82 ont eu des élus dés le 1er tour dans une ville gagnée par d’autres que nous, 25 ont fusionné avec des listes PS en tête, 13 se se sont retirées sans fusionner et 121 se sont maintenues au second tour.


Ces 121 listes d’opposition de gauche maintenues au second tour enregistrent un résultat de 27,64%, en progression de 5 points par rapport au 1er tour où elles avaient réalisé 22,47% en moyenne. Cette progression marque le succès massif de la stratégie d’autonomie conquérante que nous avons défendue.

 

Quelques progressions éclatantes de nos listes maintenues :

  • Grenoble : notre liste EELV-PG obtient 40% contre 26% pour la liste PS-PCF qui avait refusé de fusionner. Nous progressons de 7 000 voix et 11 points.
  • Paris 20ème arrondissement : avec 13,6% Danielle Simonet parvient à être élue conseillère de Paris en progressant de 3,3 points et 2 000 voix.
  • Evry : dans la ville de Manuel Valls, la liste FDG progresse de 3 points et obtient 18% au second tour.
  • Trappes : la liste FDG passe de 16 à 18% en se maintenant face à la liste du ministre PS Benoit Hamon
  • Châteauroux : la liste FDG passe de 10 à 13%, et passe devant le FN
  • Nîmes : la liste FDG-EELV passe devant le PS, qui était pourtant en tête de la gauche au 1er tour. Elle progresse de 1 000 voix ce qui lui permet de passer de 12 à 15%, tandis que la liste PS perd 230 voix et passe de 15 à 14%.
  • Carmaux : dans la ville de Jaurés, la liste maintenue du FDG voit son nombre de voix progresser de 25%, et passe de 27 à 33%
  • Lyon : nos 2 listes maintenues progressent, dans le 1er en emportant l’arrondissement et dans le 4ème en passant de 10 à 15%
  • Sevran : la liste FDG maintenue passe de 24 à 31%
  • à Bouguenais à côté de Nantes, au cœur de la mobilisation contre Notre Dame des Landes, notre liste d’opposition de gauche passe de 21 à 27%
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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 14:36
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2014 : construisons un projet municipal pour combattre l'austérité !


La Rochelle le 25-02-2014

Source : http://17.lepartidegauche.fr

A en croire nombre de commentateurs politiques, de candidats soutenus ou pas par la majorité politique en place, les élections municipales de 2014 ne seraient pas une élection nationale !


Débattre de la politique du gouvernement ne serait pas à l'ordre du jour !

L'examen des conséquences budgétaires de cette politique au niveau local serait un « autre débat ».... les rochelais se contentant d'une gestion « à la papa », de quelques promesses « sociétales », de l'engagement de les « consulter avant de faire », de les « écouter »..... sans réel pouvoir de décision.


Il suffirait de mettre quelques champs de légumes bio entre les cuves de Picoty pour qu'ils voient « la ville en rose » !


Que nenni ! 
2014 sera une nouvelle année de gestion austéritaire de La Rochelle dans le cadre de la politique Hollande Ayrault. 
Car sur décision du gouvernement, les collectivités locales (régions, départements, communes) vont devoir renoncer à 1,5 milliard d'euros de dotations en 2014, ce qui, pour les communes, correspond à une perte de rien moins que 840 millions, soit en moyenne, l'équivalent de 12 euros par an et par habitant.

Pour La Rochelle, l'évolution de la DGF (Dotation Globale de Fonctionnement) en € est de :


2009 2010 2011 2012
- 120 520,00 € - 186 858,00 € - 386 342,00 €

- 226 245,00 €

Dans le même temps le gouvernement impose de nouvelles compétences sans en transférer les moyens (ex : réforme des rythmes scolaires soit selon M. Bono(1) 70 postes à financer, soit au minimum 530 000 € en 2014 pour une application initialement prévue en 2013).

Oui, le projet de budget 2014 de La Rochelle est frappé du sceau de l'austérité gouvernementale ! 

Il suffit de lire l'introduction « ELEMENTS DE CONTEXTE » pages 2-3-4 du projet de budget 2014 présenté en séance du Conseil Municipal de La Rochelle le 16 décembre 2013 pour se convaincre du contraire.


Notre adversaire, du local au national, c'est la finance et ceux qui la servent.

 

ENSEMBLE, nous construisons un projet municipal pour combattre l'austérité en diminuant le "coût de la ville" !

(1) Voir propos M. Bono à Sud Ouest

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 12:25

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La Région Ile-de-France vient de se prononcer pour l'arrêt des négociations sur le "partenariat transatlantique de commerce et d'investissement" (TTIP) dit "grand marché transatlantique".

 

-  Sur proposition de motion déposée par le groupe Front de Gauche - Parti de Gauche et Alternatifs et rejoints par EELV, la Région Île-de-France devient zone hors TTIP.


-  Voilà un exemple qui pourrait être, en Poitou-Charentes, mais aussi au niveau local par la présentation d'une motion en conseil municipal de La Rochelle, l'expression d'un positionnement de Gauche !


-  En tout état de cause, la preuve est faite qu'une majorité politique alternative au PS est possible !

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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 17:11

L’Humain d’abord était le programme du Front de Gauche et de son candidat commun, Jean-Luc Mélenchon, pour l’élection présidentielle puis les élections législatives de 2012.

Diffusé en librairie au prix de 2 euros dans la collection Librio, il s’est vendu à plus de 300 000 exemplaires.

 

Afin d’amplifier encore sa diffusion il est désormais disponible gratuitement en version numérique.

N’hésitez pas à le faire circuler.

 

 

- Pour ligne en ligne ou télécharger le programme, cliquez ICI

ou ci-dessous

 L’Humain d’abord » – Le programme du Front de Gauche
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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 21:03
Hôpital de La Rochelle : la solution est politique et pas dans les sacrifices !

Personnel et usagers, tous unis..... RESISTANCE !

 

Source : le site du Comité Ouest17 du Parti de Gauche le 18 juin 2013
A en croire Maxime Bono , maire de la Rochelle et président du Conseil de surveillance de l'hôpital, (face aux personnels réunis dans la cour de la Mairie lundi 17 juin), la solution serait entre « investir pour assurer l'avenir, moderniser, mettre en conformité l'hôpital ou..... satisfaire les revendications du personnel ».


Ainsi, le personnel devrait "prendre ses responsabilités", modérer ses exigences, accepter de faire quelques sacrifices, et de l'autre côté on modérerait les investissements sans toucher à ce qui est urgent.

 

En fait, cela permettrait de continuer à gérer la misère de l'enveloppe budgétaire votée par le parlement, de poursuivre l'activité dans le cadre de la loi «Hôpital, patients, Santé et Territoires» (HSP) dite «loi Bachelot», mais aussi de la mise en œuvre de la tarification à l'activité dite T2A......

Modernisation contre emplois, travail gratuit, RTT.... ! Voilà le deal inacceptable proposé aux représentants du personnel !

 

 

- Les personnels ne doivent pas tomber dans ce piège !
Quand bien même cette proposition permettrait-elle de solutionner le budget 2013, face à l'enfoncement de la France dans l'austérité, face à la poursuite de la RGPP appelée aujourd'hui MAP ("Révision Générale des Politiques Publiques » mises en œuvre depuis 2007 par Sarkozy et poursuivie par Hollande/Ayault sous le nom de « Modernisation de l'Action Publique »), le problème serait à nouveau posé en 2014, en 2015, etc...
 
 

- La solution n'est donc pas là ! Elle n'est pas comptable.... elle est politique !
D'ailleurs le directeur de l'hôpital Alain Michel, ne disait-il pas lui même dans
Sud-Ouest du 17 mai 2013a :

 

  • " Rattrapé par le contexte national... Comme la plupart des administrations de l'État, les hôpitaux sont donc priés de faire des économies. De fait, les enveloppes allouées à l'hôpital Saint-Louis sont plus légères en 2013. Il manquera ainsi un million d'euros de dotation globale par rapport à l'année dernière.
  • « On nous obligeait déjà à faire des économies, mais elles étaient compensées par une enveloppe particulière », explique Alain Michel, qui doit aussi faire face à la baisse des tarifications (0,84 %), soit 1,2 million d'euros en moins à prévoir dans les caisses de l'hôpital. À cela s'ajoutent 400 000 euros à verser au titre du coefficient prudentiel, sorte de contribution des établissements à la constitution d'une réserve, « mais de l'argent qu'on ne revoit jamais », regrette le directeur général, sans oublier le reclassement du personnel (1,8 million d'euros).
  • Fin 2012, les recettes de l'hôpital se montaient ainsi à 255,4 millions d'euros, pour des dépenses de 254,4 millions d'euros, l'excédent ayant permis de réaliser plusieurs opérations. En 2013, les deux courbes risquent de se croiser. « Si on ne prend pas de mesures, on file vers le déficit »....

 

C'est pourquoi, pour le Parti de Gauche - Convergences&Alternatives - Les Alternatifs - la FASE - Gauche Unitaire et République et Socialisme (membres du Front de Gauche), le problème étant global, il faut mettre une autre

politique hospitalière en place sur les bases suivantes :

 

  • que la dette du système hospitalier liée à une politique de santé calamiteuse et aux conséquences absurdes de la tarification à l'activité soit déclarée illégitime et reprise par l'État ;
  • sortir d'urgence de la logique de marchandisation du système de santé imposée par le traité de Lisbonne et appliquée à la fois par la droite et la gauche libérale, qui nous mène à une dégradation déjà entamée de la santé publique ;
  • abroger la loi Bachelot HPST (Hôpital Patients Santé et Territoire) et la loi de 2003 ayant institué la tarification à l'activité et la convergence tarifaire entre établissements publics et privés hospitaliers (T2A), qui conduisent à asphyxier l'hôpital public ;
  • le maire de La Rochelle (Maxime Bono), Président du Conseil de Surveillance de l'Hôpital, et l'ensemble des représentants de la CDA doivent s'opposer à la politique mise en œuvre au sein de l'hôpital de La Rochelle et se placer aux côtés des personnels.

 

Pour le parti de Gauche, le Président du Conseil de surveillance de l'hôpital et les représentants de la CDA doivent envoyer un signal fort au gouvernement en S'OPPOSANT au budget austéritaire de l'hôpital !

Les moyens existent d'une autre politique hospitalière :
  • 30 milliards d'exonérations des cotisations patronales, pesant sur la dette de l'État ;
  • 1 milliard de non-déclarations des maladies et accidents liés au travail ;
  • 172 milliards de niches fiscales et sociales ;
  • 20 milliards de fraudes patronales... ;
  • 75 milliards avec la mise place d'une cotisation sociale sur les revenus financiers des entreprises.

ACTION SYNDICALE, ACTION POLITIQUE, on ne lâche rien !
Personnel et usagers, tous unis..... RESISTANCE !


Pour en savoir sur le conflit de l'hôpital :
- Hôpital de la Rochelle : NON à la saignée... une autre politique est possible ;

 

et aussi :

  • Communiqué du Parti de gauche : "A La Rochelle comme ailleurs, quand on est de gauche.... on défend l'Hôpital public !" voir ci dessous :

  • Communiqué de Cing membres du Front de Gauche de Charente Maritime (Parti de Gauche – Convergences&Alternatives – Les Alternatifs – FASE – Gauche Unitaire) qui expriment leur soutien aux personnels de l'hôpital de La Rochelle en lutte voir ci dessous :
  • Communiqué du Parti de gauche : "Hôpital de la Rochelle : NON à la saignée... une autre politique est possible." voir ci dessous :
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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 20:46
Hôpital de la Rochelle : NON à la saignée... une autre politique est possible.
Source : le site du Comité Ouest17 du Parti de Gauche le : 3 juin 2013
De réforme hospitalière, en réforme de la gouvernance, de la tarification à l'acte (T2A) à la Révision Générale des Politiques Publiques, c'est la même politique, hier, initiée sous la droite, qui est aujourd'hui poursuivie par le parti solférinien (PS) et ses alliés, avec les mêmes conséquences pour les personnels (qu'ils soient soignants ou pas), ainsi que pour les usagers du service public hospitalier.
  • Hier, il fallait maîtriser les budgets, aujourd'hui, il faut être « rentable » !

 


- Investir ou maintenir l'emploi ?

Les technocrates aux manettes de la gestion hospitalière ont fait le choix de casser l'emploi dans un centre hospitalier déjà en sous-effectifs.

Le Comité OUEST17 du Parti de Gauche condamne cette politique qui conduit salariés de la santé et patients dans le mur.

Aujourd'hui, il faudrait sacrifier 5 jours de RTT (1/2 H de travail gratuit par jour), 70 emplois, etc... pour continuer à moderniser l'Hôpital de La Rochelle et demain.... les congés annuels?

Le personnel est en lutte pour s'y opposer.

 


- Le Parti de Gauche leur apporte tout son soutien et se tient à leur disposition.

Une autre politique est possible.
- Il faut d'urgence sortir de la logique de marchandisation du système de santé imposée par le traité de Lisbonne et appliquée de la droite à la gauche libérale, qui nous mène à une dégradation déjà entamée de la santé des plus démunis. Le financement n'est pas un problème, le manque de moyens, si ! Nous savons qu'une population en meilleure santé, grâce à la prévention et à un accès aux soins optimum et égalitaire cela « rapporte » gros ! En mieux-être, en bonheur, et donc en dynamisme, avec des effets induits sur l'économie. Une meilleure santé pour tous, c'est créateur de richesses ;

 

- Nous proposons également d'abroger la loi Bachelot HPST (Hôpital Patients Santé et Territoire) et la loi de 2003 ayant institué la tarification à l'activité et la convergence tarifaire entre établissements publics et privés hospitaliers qui ont conduit à asphyxier l'hôpital public. Les ARS (Agences régionales de santé) n'ont d'autre but que d'imposer autoritairement la limitation des dépenses. Nous mettrons fin aux fermetures et démantèlements d'hôpitaux, de maternités, de centres de soins et d'IVG. La tarification à l'activité (T2A) ne permet ni de consacrer du temps aux consultations, ni de valoriser les actes non médicaux, pourtant essentiels : actes infirmiers, psychologues, assistants sociaux notamment.

Tout ceci est ambitieux, créateur de mieux-être et d'emplois utiles au service des populations.

 

Pour en savoir plus :

- Hôpital de La Rochelle : la solution est politique et pas dans les sacrifices !

- Communiqué du Bureau de Jean-Luc Mélenchon "L’hôpital public en danger"

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 11:00
Quel lien entre : le ferroviaire à Bruxelles... et le service des Pompes funèbres et du Crématorium à La Rochelle ?

La même politique de casse est à l'œuvre... et seul le Front de Gauche résiste !

 

Sources : le site du Comité Ouest17 du Parti de Gauche  La Rochelle le 3/12/2011 modifié le 13/12/2011

- Ainsi, à Bruxelles

Le Parlement européen a voté en faveur d'une poursuite de la libéralisation (privatisation) du transport ferroviaire (lire). Les eurodéputés de droite et socialistes français ont voté en faveur de ce texte qui prévoit la séparation de la gestion du réseau de son exploitation ; les députés français d'EELV (Europe Écologie les Verts) se sont abstenus sur un projet pourtant largement combattu par les syndicats.

  • Seule la GUE où siègent les élus du Front de Gauche a voté contre
 

- Ainsi à La Rochelle...

Sous prétexte que le cadre juridique actuel serait "trop pénalisant" face à un durcissement de la concurrence, la municipalité veut, malgré l'opposition de la CGT, transformer le service des Pompes Funèbres en SPL, (Société Publique Locale) de droit privé, assujettie essentiellement au Code du Commerce. Ce nouveau mode de gestion met notamment à mal la règle de la séparation de l'Ordonnateur et du Comptable, règle de transparence des comptes publics.

 


- Se soumettre aux règles de la concurrence, le même discourt et la même politique de La Rochelle à Bruxelles !

Quelles sont donc les contraintes d'aujourd'hui qui légitimeraient ce changement au nom d'une plus grande souplesse et d'une modernisation de la gestion des services publics ?

  • Les règles qui régissent les marchés publics sont-elles si lourdes ? ne sont-elles pas justement les garants de la transparence ?

  • Les services municipaux rochelais n'ont-ils pas une réputation d'excellence ?

  • Les pompes funèbres sont bien un service public rendu aux usagers et non un commerce... qui a fait la preuve auprès de la population de sa fiabilité pour tous, même face à la concurrence.

  • Les régies publiques directes ne savent-elles pas être efficaces, réactives et sûres ?

  • Cette société privée source de profit, se ferait au détriment des usagers et au bénéfice de qui ?

  • Quant aux agents, ils relèveraient du droit privé, les futurs recrutements ne dépendraient plus du statut de la fonction publique territoriale.

 

- Le même discours et la même politique de démantèlement des statuts et garanties collectives sont mises en œuvre de La Rochelle à Bruxelles !

Aujourd'hui les pompes funèbres, et demain quels services feront l'objet d'une privatisation déguisée : l'eau, les restaurants scolaires, .... ?

 

La Commission consultative des services publics locaux de La Rochelle réunie le 2 décembre a voté en faveur du projet présenté par la municipalité.

  • Les représentants du P.S. et du P.R.G. ont voté POUR, avec 3 autres membres, sur ce projet qui rencontre une opposition syndicale forte.

  • Seul l'élu du Front de Gauche (communiste) a voté contre.

Le dossier sera soumis au vote du conseil municipal de La Rochelle le 12 Décembre ! Chacun devra prendre ses responsabilités !

 

- Le Conseil Municipal de La Rochelle vote la privatisation des Pompes Funèbres

  • Seuls les élus du Front de Gauche (communistes) ont voté contre.

Quel lien entre : le ferroviaire à Bruxelles... et le service des Pompes funèbres et du Crématorium à La Rochelle ?

- Ci dessous l'intégralité de la délibération municipale

 

- Alors quel choix et quelle leçon en tirer ?

Tout d'abord le Parti de Gauche condamne cette décision, apporte son soutien aux personnels municipaux qui s'opposent à ce projet, et se déclare solidaire des usagers qui pourraient, à juste titre, manifester leur opposition.

  • Car le choix politique n'est pas entre le libéralisme de droite et la sociale démocratie de gauche ;

  • Car le choix n'est pas entre les pro ou les anti-parachutés locaux qui in fine... sont partisans de la même politique à La Rochelle comme à Bruxelles.

Le choix se situe dans l'acceptation ou la rupture avec les thèses libérales, avec la soumission à la loi du 'marché'.
La France, La Rochelle n'ont pas trop de service public. Au contraire !


Le Front de Gauche à Bruxelles, comme à La Rochelle fait le choix de défendre et de soustraire les services publics à la loi de l'argent (voir page 9 du programme "L'humain d'abord").

 

C'est cette volonté politique qui est portée par son candidat aux élections présidentielles et le sera par ses candidats aux législatives.

 

Pour en savoir plus :

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 12:44
PICOTY LALEU : il faut garantir les intérêts des riverains !
COMMUNIQUE du COMITE OUEST17 du PARTI de GAUCHE
 
Après avoir été invités à rencontrer les responsables de l'association Respire qui rassemble les citoyens des quartiers Laleu et La Pallice militant pour sensibiliser, protéger et inciter au respect de leur environnement et pour défendre leur sécurité, le cadre de vie de leurs quartiers, nous avons débattu des questions brulantes nées de l'implantation de nouvelles cuves de carburants à Laleu/La Pallice et avons décidé ce qui suit :
  • Le PG est opposé à l'installation de nouvelles cuves à proximité d'habitations ;
  • souhaite agir pour que la réduction des dangers à la source soit la règle, pour que la loi n°2003-699 de juillet 2003 dite loi « Bachelot » relative à la prévention des risques technologiques et naturels et à la réparation des dommages soit remplacée et pour optimiser la sécurité de tous ;
  • Il faut redéfinir les responsabilités et clarifier durablement la question du financement des risques industriels et technologiques ;
  • Pour le Parti de Gauche, les industriels ne doivent pas être exonérés de leurs obligations de sûreté de leurs installations et l'indemnisation des riverains doit être complète et préalable.

 

La Rochelle le 11 septembre 2011

 

Pour en savoir plus :

- mon dossier Picoty

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 21:03
BLAYAIS - CIVAUX...... Il faut sortir du nucléaire !

La Rochelle.... Blaye : 110 km, La Rochelle..... Civaux : 130 km

 

Source : le site du Comité Ouest17 du Parti de Gauche le : 5 juillet 2011 | mis à jour le 5 novembre 2015

- Le nucléaire est une des préoccupations majeures des Français.

Début mai, deux mois après la catastrophe de Fukushima, la CUB avait, sans succés, demandé au préfet de la Gironde une extension du périmètre particulier d'intervention (PPI), qui prévoit des mesures d'information et de secours des citoyens en cas d'incident à la centrale, mais qui ne couvre qu'un rayon de 10 km autour du site nucléaire du Blayais. De fait, le million d'habitant de l'agglomération de Bordeaux, distant d'une quarantaine de km, est exclu du PPI.

 

C'est dans ce contexte que la Communauté Urbaine de Bordeaux a adopté une motion réclamant «la fermeture progressive et le démantèlement de la centrale du Blayais, à commencer par le réacteur n°1 qui a trente ans».

 

 

- Cette décision satisfait pleinement le Parti de Gauche.

Au niveau européen, les choses bougent à minima !

Suite à la catastrophe de Fukushima, le Parti de Gauche avait interpellé le Conseil de l'Europe "compte-t-il enfin protéger l'intérêt général des citoyens et des citoyennes européens et travailler à l'élaboration d'un plan de sortie du nucléaire ?...", et la commission "Sortir du nucléaire est un impératif...".

 

Les gouvernants de l'UE ont-ils tiré toutes les conséquences de la catastrophe qui a frappé le Japon ?

Hélas, il n'en est rien ! Certes, un accord a été trouvé à l'échelon européen. Il a tout pour rassurer la France, qui ne voulait surtout pas se voir imposer des critères de sécurité trop contraignants.

 

Selon cet accord minimal - qui augure mal d'une gouvernance mondiale du nucléaire civil - les vérifications seront effectuées sur la base du volontariat dans les 14 pays de l'Union concernés, le risque terroriste ne sera pas pris en compte, et la décision éventuelle de fermer une centrale sera du seul ressort national.

 

On voit bien que seuls les peuples peuvent faire avancer les décisions.... après l'Allemagne et la Suisse, l'Italie !


Ainsi, le non des italiens au nucléaire par voie référendaire est un nouveau coup porté à l'atome, L'Allemagne ayant décidé le 30 mai de fermer ses derniers réacteurs en 2022, devenant la première grande puissance industrielle à renoncer au nucléaire depuis Fukushima. La Suisse avait annoncé quelques jours plus tôt sa sortie progressive du nucléaire d'ici à 2034.

 

 

- Et en France... on se contente de vérifier !

Comme les 17 autres centrales nucléaires françaises en activité, le Blayais (Gironde) et Civaux (Vienne) devront rapidement se soumettre à des tests de sécurité.

 

Partout en France, il s'agira, en théorie, de tirer les enseignements de la catastrophe de Fukushima, tragédie toujours en cours, et pour de longs mois encore. Ces deux centrales devront sacrifier à deux procédures distinctes : les « stress tests » européens et l'évaluation complémentaire de sécurité.

 

L'évaluation franco-française devra être bouclée le 15 novembre. EDF a l'obligation de transmettre au préalable à l'ASN (Autorité de Sureté Nucléaire) un rapport sur chacune de ses centrales.

 

 

- L'électricien a-t-il des raisons de s'inquiéter ?

  • la situation de la centrale du Blayais est sujette à question !

Cette centrale a connu plusieurs incidents, très mineurs, mais en 1999 lors de la tempête Martin, la centrale ayant été construite trop basse, le site a été inondé (il aurait fallut la surélever par rapport au niveau du fleuve, ce qui aurait entrainer des surcouts). On a frôlé la catastrophe, l'incident majeur (sous-sols inondés par la crue venue du large, elle apparaissait comme un îlot au milieu du marais submergé).

 

Certes, selon l'ASN «Un ensemble de mesures ont été prises avec le retour d'expérience de 1999 notamment la surélévation de la digue de protection, le réexamen de toutes les installations électriques et l'organisation interne sur le site».

 

Mais la seule route d'accès au site nucléaire, sur la rive droite de l'estuaire, n'a pas varié de profil depuis douze ans. Dans les mêmes conditions, la centrale pourrait rester inaccessible plusieurs heures. Et si la prochaine tempête est plus violente ?

 

Or, l'audit insiste sur la « gestion opérationnelle des situations accidentelles » et sur le cumul de plusieurs facteurs d'accident. Comment ne pas penser à une perte du système de refroidissement d'un réacteur combinée à l'impossibilité pour les secours de se rendre sur les lieux ?

 

  • la situation de la centrale du Civaux en risque de panne sèche !

La situation se présente différemment dans la centrale de Civaux, qui n'est pas confrontée au risque estuarien.

 

Le risque de crue venue de l'amont devra en revanche être examiné. Située prêt de Poitiers, sur le bassin de la Vienne, pour l'heure, c'est plutôt le manque d'eau qui inquiète à Civaux. Pour assurer son fonctionnement et en particulier le refroidissement de ces réacteurs, la centrale de Civaux prélève de l'eau dans la Vienne.

 

Au 1er juin 2011, le débit mesuré à Cubord (c'est la station de Cubord qui fait office de station débitmétrique de référence pour le suivi du fonctionnement de la Centrale) est de 15,6 m3/s et celui à Lussac-les-Châteaux est de 19,5 m3/s. Ces valeurs sont très en deçà des valeurs moyennes observées à cette époque de l'année, et même inférieures aux valeurs historiques minimales. Il faut 12 m3/s. pour maintenir les deux réacteurs en fonctionnement.

 

 

- La Charente Maritime épargnée par le risque nucléaire ?

Il n'en est rien ! voir carte

- La Rochelle est à 110 km de la Centrale du Blayais et à 130 km de celle de Civaux.
- Saintes et Royan sont à 50 km (à vol d'oiseau) de la centrale du Blayais.
 
Si un incident semblable à celui de Fukushima s'y produisait, les habitants de Jonzac, Montendre, Mirambeau, Pauillac, Saint-Laurent de Médoc et Blaye seraient évacués (rayon de 30 km).
 

La centrale de Blaye a été mise en service entre 1980 et 1983. Elle est désormais âgée de 30 ans ce qui est la durée d'exploitation initialement prévue, pourtant son arrêt n'est pas a l'ordre du jour et des investissements supplémentaires sont envisagés pour prolonger sa vie de quelques dizaines d'années en injectant 2,4 milliards d'euros !

 

 

- Sortir du nucléaire : il faudra que le débat ait lieu !
Il est grand temps en France, de poser clairement le débat et de prévoir un réel plan de sortie du nucléaire.

 

Un moratoire sur la construction semble un minimum. Un engagement fort vers les énergies renouvelables un axe indispensable pour remplacer petit à petit l'électricité nucléaire par de l'électricité renouvelable.

 

Le gouvernement reste sourd et s'enferme dans un discours réducteur qui clame que la sûreté en France est meilleure qu'ailleurs, que nous ne risquons rien, et que plus que jamais l'avenir est atomique ! L'état continue à miser sur le nucléaire en prévoyant de nouvelles centrales, des milliards pour prolonger la vie des centrales actuelles? autant d'investissements qui pourraient dès aujourd'hui servir au réel développement d'énergies alternatives et renouvelables.

 

 

- Le Parti de Gauche, exige :

  • un moratoire sur l'énergie nucléaire (EPR de Flamanville en construction) ;
  • un referendum pour que la nation se prononce sur la politique énergétique qu'elle souhaite voir mise en œuvre ;
  • la mise en place d'un service public de l'énergie, l'abolition du précariat social, facteur de risque au travers de la sous-traitance en cascade ;
  • un plan de sortie définitive du nucléaire ;
  • un plan de gestion des déchets et de démantèlement des centrales existantes ;
  • l'abolition de toutes les usages militaires du nucléaire ;
  • le développement des énergies renouvelables.

 

Pour en savoir plus :

- mon dossier nucléaire

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  • Retraité SNCF, engagé politiquement depuis l'âge de 15 ans, militant du PCF de 1971 à 2008, adhérent au Parti de Gauche et à la France Insoumise depuis leur création, ex secrétaire de syndicat, d'Union locale et conseiller Prud'homme CGT  de 1978 à 2022.
  • Retraité SNCF, engagé politiquement depuis l'âge de 15 ans, militant du PCF de 1971 à 2008, adhérent au Parti de Gauche et à la France Insoumise depuis leur création, ex secrétaire de syndicat, d'Union locale et conseiller Prud'homme CGT de 1978 à 2022.

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