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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 10:02
La vie des rochelais au quotidien et les "Risques industriels"

 

- Risques industriels

Les débats récents sur le développement du grand port maritime ou de l'industrie locale telle que Rhodia, autour d'activités polluantes et dangereuses ne sont pas récents (177 morts dans l'explosion de l'usine Vandier "le Verdun rochelais"). Mais ont échappé aux habitants et aux riverains jusqu'au réveil douloureux de quelques vaillantes associations. Dominée par quelques décideurs très impliqués dans les agro carburants, le lobby pétrolier et l'univers céréalier, notre économie locale se transforme dangereusement, et massacre notre littoral et menace les populations.


Nous pensons que La Rochelle a vocation à développer des activités d'avenir dont les risques seraient moindres et maîtrisés

 

Pour l'existant, nous agirons pour la mise en place d’un plan de prévention multi-sites des risques technologiques (transport des matières dangereuses, Zones SEVESO) de Port Neuf à Laleu-La Pallice le recul des cuves d’hydrocarbures[1], proches des habitations, et la réduction des risques à la charge de l’industriel et nous agirons pour que l'intérêt et la sauvegarde des populations riveraines soient prioritaires et que la réduction des dangers à la source soit la règle, dans le même sens nous  impulserons l'utilisation de techniques industrielles non polluantes (eau en circuit fermé et recyclées......).

 

 

- A l'avenir

  • Nous ferons inscrire dans le SCOT l’interdiction d’implantation de nouvelles usines à risques classées SEVESO.
  • Nous nous opposerons à l'installation de projets industriels venant compromettre les productions locales (par exemple les métiers de la mer qui  vivent par un milieu naturel préservé) ;
  • Nous refuserons l'implantation de sociétés intervenant dans la chaîne de fabrication des agrocarburants ;
  • Nous refuserons que La Rochelle et la CDA soient une terre d'asile pour les industries utilisant notre territoire pour spéculer sur le marché carbone ;
  • Nous veillerons à ce que l'industriel ne doit pas exonéré de ses obligations de sûreté de son installation  et de ses abords ;
  • Nous soutiendrons toutes les initiatives d'accueil, développement et recherche sur les éco industries.

 

Note :

[1] Sur Picoty

L'implantation des cuves est sur le domaine maritime public gégé par le Grand Port Maritime de La Rochelle/Pallice dans le cadre d'une (AOT) Autorisation d’Occupation Temporaire.

Les articles L. 2122-6 et L. 2122-9 du code de la propriété des personnes publiques définissent l’autorisation d’occupation temporaire du domaine public comme un instrument juridique qui permet à l’Etat d’accorder à un tiers un droit réel sur son domaine afin que ce dernier construise un ouvrage qu’il exploite ou qu’il loue à l’Etat.

A l’issue du titre d’occupation, les ouvrages, constructions et installations de caractère immobilier existant sur la dépendance domaniale occupée doivent être démolis, soit par le titulaire de l’autorisation, soit à ses frais, à moins que leur maintien en l’état n’ait été prévu expressément par le titre d’occupation ou que l’autorité compétente ne renonce en tout ou partie à leur démolition.

Les ouvrages, constructions et installations de caractère immobilier dont le maintien à l’issue du titre d’occupation a été accepté deviennent de plein droit et gratuitement la propriété de l’Etat.

Le cocontractant de la personne publique assure la maîtrise d’ouvrage des travaux à réaliser.

Loi d’orientation pour la sécurité intérieure (LOPSI) du 29 août 2002, codifiée à l’article L. 2122-15 du code de la propriété des personnes publiques (LOA/AOT) :
Cet instrument juridique permet à l’Etat de conclure avec le titulaire d’une autorisation temporaire d’occupation du domaine public un bail portant sur des bâtiments à construire par le cocontractant et comportant une option permettant à l’Etat d’acquérir, à terme, les ouvrages édifiés.

Ce dispositif est prévu pour les besoins de la justice, de la police nationale, de la gendarmerie, des armées ou des services du ministère de la défense. Le cocontractant de la personne publique assure la maîtrise d’ouvrage des travaux à réaliser.

- Lisez bien tout l'argumentaire juridique de recours est dans les articles de l'AOT, comme celui de Picoty sera à terme le 31/12/2015 : A l’issue du titre d’occupation, les ouvrages, constructions et installations de caractère immobilier existant sur la dépendance domaniale occupée doivent être démolis, soit par le titulaire de l’autorisation, soit à ses frais, à moins que leur maintien en l’état n’ait été prévu expressément par le titre d’occupation ou que l’autorité compétente ne renonce en tout ou partie à leur démolition.Donc Picoty ayant en principe intégré l'amortissement du prix de revient des cuves, il aura que lesfrais de démolitions à sa charge.

 

Pour en savoir plus :

- 177 morts dans l’explosion de l’usine Vandier, "le Verdun rochelais"

- Lubrizol : cocktail d'une inspection déficiente et d'une déréglementation débridée

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 10:25
Les conditions de travail des pompiers, c'est l'intérêt général !

Élections Municipales 2014 !

Nous voilà à l'heure des choix !

 
Le discours ambiant est bien connu !
Il faut faire des choix et en période de "disette" budgétaire (notion déjà fortement contestable)..... on connait la suite !
 
Source : le Parti de Gauche 17 le, le 26 septembre 2013 mis à jour le 16 mars 2016

- Sauf qu'ils doivent être guidés par l'intérêt général !

  • Quel est l'intérêt général de financer l'agrandissement du Port des Minimes, si ce n'est que de servir les profits du lobby de l'industrie nautique dont l'un des principaux responsables est aujourd'hui candidat "socialiste" aux municipales.
  • Quel est l'intérêt général de financer le low-cost aérien (171000 € pour 2014) dont aucune étude sérieuse ne démontre la pertinence pour l'économie rochelaise ?
  • Quel est l'intérêt général d'assurer, via des délégations de services publics ou des PPP (partenariat public privé) une rente financière aux grands groupes comme DALKIA, Véolia, Urbaser, VINCI aux frais des contribuables ?

 

On continue ? La liste serait longue des choix politiques rochelais qui servent des intérêts privés particuliers sous le couvert de l'intérêt général.

 

 

- Le service d'incendie et de secours, c'est l'intérêt général !
Aujourd'hui, les sapeurs pompiers rochelais
sont en lutte. Nous sommes solidaires !
Les bâtiments actuels, mis en service en 1972, arrivent à bout de souffle et, n'étant plus adaptés à l'évolution des risques il est urgent de trouver une solution pour la reconstruction rapide d'une nouvelle structure.


Le Service Départemental d'Incendie et de Secours (SDIS) de Charente Maritime a budgété les fonds nécessaires à la construction d'un nouveau centre de secours.

 

 

- Alors que revendiquent-ils ?
La mise à disposition, par la CDA, d'un terrain pour permettre la construction d'une nouvelle caserne.
Acquérir des terrains c'est donc une nécessité ! Et que l'on ne vienne pas nous dire qu'il n'y a rien de disponible du côté de Laleu ou de Lagord !


Il manque juste.... la volonté politique de la part de l'équipe municipale en place à la Mairie et de la CDA de la Rochelle !


Le Parti de Gauche considère que cette question doit être mise à l'ordre du jour des engagements à prendre et à tenir par une gauche rochelaise démontrant PAR LES ACTES qu'elle est capable par ses choix politiques de servir l'intérêt général !


Nous avons cette volonté et la manifestons déjà en appelant à signer massivement la pétition qu'ils ont mise en ligne !

 

La Rochelle le 26 septembre 2013

 

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Le dénouement ?

Ainsi donc, ce qui hier traînait depuis des années aurait été réglé en 48 heures !

Maxime Bono, Président de la CDA propose un terrain aux pompiers.

Si tel est le cas, qui s'en plaindra !

Cela valide et conforte le rôle essentiel des organisations syndicales et des citoyens dans la résolution des problèmes posés dans la vie de la Cité.

 

 

- Mais la vigilance n'en demeure pas moins nécessaire !

Combien d'engagements pris à la veille d'échéances électorales (qui plus est quand celui qui s'engage ne se présente plus aux affaires) ont été remisés dans les placards...... ?


Les promesses n'engagent que ceux qui y croient !
La vigilance reste donc de mise jusqu'à la réalisation concrète, d'autant que cela risque de se traduire par un gouffre financier !


En effet, on peut s'interroger sur la pertinence de la proposition faite par le Maire ! La parcelle de terrain étant gorgée d'eau, cela supposerait de gros travaux d'assèchement et de consolidation avant même de commencer à construire. Un jour ou un autre, si la caserne est bâtie là, ne risque t'elle pas de bouger.... et tout devrait être à refaire ?

 

Maxime Bono, ancien président de la CDA, maire de la Rochelle ne cherchait-il pas à se débarasser, à bon compte d'un terrain « difficile » sachant que c'est le SDIS (donc le département) qui assume le coût du bâti, et en tout ètat de cause..... le contribuable ?

 

 

- Aujourd'hui, c'est les conditions de travail de l'ensemble des pompiers du SDIS17 qui est à l'ordre du jour !
Est-ce que cela clôt pour autant le dossier des conditions de vie et de travail des combattants du feu sur l'ensemble du SDIS17 ?

 

Faut-il rappeler que depuis la loi de modernisation de la sécurité civile (du 13 août 2004), le président du Conseil d'Administration du SDIS (CASDIS) est désigné par le président du Conseil Général. En Charente Maritime, c'est donc la droite UMP qui assure la gestion du SDIS17 avec à sa tête Dominique Bussereau.


Certaines des décisions prises par le casdis (conseil d'administration du SDIS17) sont des plus obscures sans que cela ne soulève d'exigence particulière de la part des élus de l'opposition socialiste et PRG. Ainsi, sur le site internet du SDIS17 les derniers recueils dataient en 2013..... de 2008. Pourquoi ? Qu'ont-ils à cacher aux autres personnels d'incendie et aux citoyens ?

 

Logement, conditions de travail, emplois sont au coeur des problématiques et l'intérêt général nécessite d'y répondre. Ainsi, l'été, à Saint-Pierre d'Oléron, les saisonniers sont logés dans des locaux insalubres et la caserne ne compte plus que 17 pompiers là où voici 5 ans ils étaient 34, et où selon les normes en vigueur.... il en faudrait entre 32 et 48.

 


- Mais cela ne choque personne ni dans la majorité départementale UMP, ni dans "l'opposition" socialiste/PRG.
Comment s'en étonner sachant que deux propositions de loi sur l'engagement des sapeurs pompiers volontaires ont été déposées en 2011 au parlement (l'une par Pierre MOREL A L'HUISSIER député UMP et l'autre par ROLAND COURTEAU.


Elles organisent un véritable recul de société. Les exposés des motifs de ces deux textes entendent consacrer le principe selon lequel les sapeurs-pompiers volontaires sont des citoyens qui s'engagent librement au service de la communauté et ne peuvent, en conséquence, être qualifiés de « travailleurs » ni bénéficier du droit dutravail.


Elles s'inscrivent dans une stratégie d'ensemble visant à faire fonctionner le service public en ayant recours au caritatif, à l'associatif pour compenser les destructions d'emplois organisées, sous la majorité UMP d'hier dans le cadre de la RGPP etpoursuivie sous la majorité PS sous couvert de la MAP ex RGPP.

 

Une autre politique vis-à-vis de la fonction publique est urgente et nécessaire du « local au national ».
Le parti de Gauche est disponible pour en débattre.

 

Les conditions de travail des pompiers, c'est l'intérêt général !

- Septembre 2015.... rebondissement dans le dossier des locaux des sapeurs pompiers rochelais

En janvier 2015, Jean-François Fountaine, président de la Communauté d'agglomération et Maire de La Rochelle, rencontrait les soldats du feu et leur promettait qu'il étudiait la possibilité qu'une parcelle de l'ex-terrain militaire de Lagord puisse être mise à disposition pour construire un nouveau centre de secours pour l'agglomération de La Rochelle. Les interesés prenaient acte tout en restant vigilants....
 

 

- La vigilance s'imposait à juste titre !

Les pompiers expriment à nouveau leur mécontentement car ils pensaient que leur nouvelle caserne serait construite sur l'ancien site militaire de Lagord (l'actuelle, située dans le quartier de Mireuil, est totalement inadaptée et complètement vétuste), mais finalement un autre terrain est envisagé, de l'autre côté de la rocade...promesse ! promesse !.. la lutte continue pour que les promesses faites soient tenues et que le service public d'incendie et de secours aie enfin des locaux à la hauteur de ses besoins et missions !

 

 

- 30 octobre 2015.... les pompiers interpellent le président de la CDA en réunion pleinière

Ils sont en effet à nouveau venus ce soir exprimer leur mécontentement au président de la CDA J. F. Fountaine qui tergiverse dans l'attribution d'un terrain pour la réalisation d'une caserne digne de leurs missions !

  • Ci-dessous le communiqué de l'intersyndicale CGT - FA SDIS17 des personnels du service d'incendie et de secours de la Charente Maritime

- 15 mars 2016....

Epilogue, La polémique sur l'implantation de la future caserne des pompiers de La Rochelle a alimenté le débat pendant plusieurs mois. Un accord est intervenu et le lieu d'implantation définitivement décidé. Elle sera construite près du rond-point de Lagord en bord de rocade en partie sur un bassin d'orage..... Livraison en 2021 !

 

D'ici là espérons qu'un incident majeur n'arrivera pas sur le site Sevezo haut de La Pallice qui aurait pour conséquence d'impacter la caserne actuelle !

 

Pour en savoir plus :

- L'ouest de La Rochelle posé sur une bombe ?

- Manifestation à La Rochelle : pompiers et agents territoriaux agitent le Grand Pavois

- La Rochelle : les pompiers durcissent le ton contre Jean-François Fountaine

- La Rochelle : toujours pas de site pour les pompiers

- Caserne des pompiers de La Rochelle : Jean-François Fountaine met la pression

- La Rochelle : accord sur l'implantation de la nouvelle caserne des pompiers

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 12:37
L'ouest de La Rochelle posé sur une bombe ?
Appel aux rochelais à se mobiliser dans le cadre l'enquête publique du PPRT !
 
▶️ ▶️ La Rochelle : où trouve-t-on du nitrate d’ammonium, responsable présumé de l’explosion de Beyrouth, et l'interview de Raymond Bozier[6]
 
Source : le site du Comité Ouest17 du Parti de Gauche | mis à jour le 24/12/2020
Défense de l'environnement, des intérêts des populations, cohabitation entre industries et populations.... PICOTY, HOLCIM, GRATECAP, SEVESO.... LALEU - LA PALLICE, et au delà, LA ROCHELLE même sont au cœur d'un débat qui va franchir une nouvelle étape, avec l'enquête publique dans le cadre du PPRT (Plan de Prévention des Risques Technologiques).
La parole est donnée à Raymond BOZIER président de l'association RESPIRE
 
 
- Le Parti de Gauche : quel est votre combat ?
Raymond Bozier : D'avril à septembre à août 2009 l'air de La Pallice déjà passablement encombré de poussières générées par le port et les silos de la SICA, a été empuanti par des odeurs d'hydrocarbures. Malgré une pétition, des lettres recommandées à la préfecture et à la mairie, nous n'arrivions pas à savoir d'où provenait cette pollution et pourquoi.

 

L'ouest de La Rochelle posé sur une bombe ?

C'était silence radio du côté des pouvoirs publics et des industriels pétroliers. Notre mobilisation nous a permis de découvrir, avec stupéfaction, que l'industriel Picoty avait obtenu un permis de construire (accordé tacitement par la mairie) 4 cuves supplémentaires là où sont déjà stockés, à parfois moins de 30 mètres des maisons, 450 000m³ d'hydrocarbures [500 000 en 2020). Nous avons alors décidé de créer une association qui s'est intitulée Rassemblement d'Eco-citoyens pour Sensibiliser, Protéger et inciter au Respect de leur Environnement. Nous sommes donc attentifs aux questions environnementales, mais aussi au rôle des citoyens et des citoyennes dans la cité. J'ajoute qu'il nous a fallu saisir la Commission d'accès aux documents administratifs pour obtenir, plus d'un an après la réponse à notre question : la pollution de l'air d'avril à septembre 2009 avait été provoquée par un défaut sur une cuve de l'entreprise SDLP...

 

 

- Le Parti de Gauche : La Rochelle vivrait-elle sur une bombe sans le savoir ?

L'ouest de La Rochelle posé sur une bombe ?

Raymond Bozier : Il y a aujourd'hui sur Port Neuf et La Pallice, dans un périmètre plutôt restreint, cinq sites classés Seveso seuil haut : Rhodia, Gratecap, Envirocat/Sisp, Picoty et Sdlp. Ce n'est pas rien. Aujourd'hui l'accent est mis sur les dépôts d'hydrocarbures Picoty/Sdlp, mais nous n'oublions pas, par exemple, que GRATECAP stocke de l'ammonitrate, le produit industriel qui a produit les dégâts que l'on sait à AZF Toulouse, mais aussi tout dernièrement à West au TEXAS. Pour ce qui concerne l'entreprise Gratecap le PPRT a écarté le risque d'explosion, si tel n'avait pas été le cas il aurait fallu exproprier un nombre important de maisons et la Sirène, voire même la crèche implantée boulevard Denfert-Rochereau n'auraient pas pu être implantées. Ne nous reste donc plus qu'à espérer qu'aucune étincelle ne viendra jamais perturber l'activité de Gratecap...

 

Pour ce qui concerne les dépôts pétroliers oui il y a un danger extrême de surpression liée aux cuves stockant de l'essence. Dans le projet de PPRT la préfecture se satisfait d'avoir fait reculer le risque en transférant les essences stockés chez Picoty dans les quatre nouvelles cuves en cours de construction, cuves qui seront dotées d'une double coque. Certes, mais il n'empêche que les essences stockées sur le site SDLP (très proches et faisant partie du même PPRT), elles, ne sont pas protégées par des doubles coques. Si ça saute chez SDLP ce sont les deux dépôts qui seront touchés avec des effets terribles sur l'habitat.

L'ouest de La Rochelle posé sur une bombe ?

Dernièrement le maire de La Rochelle, soutien constant des intérêts de l'industriel Picoty (il serait intéressant de savoir pour quelle raison, un maire préfère soutenir un industriel pétrolier plutôt que ses administrés pollués et menacés par ce dernier ?), le maire donc a déclaré dans une interview à Sud-Ouest, sans jamais citer les quartiers de Laleu et de La Pallice, qu'il ne laisserait pas de bombe à retardement à son successeur. Comment peut-il oser dire cela sachant ce qu'il sait de la réalité, les pompiers déclarant eux-mêmes que "...s'il y a une déflagration majeure.... le centre de secours actuel (celui de Mireuil) peut-être impacté et il faut qu'on soit sauvegardé » ?

 

 

- Le Parti de Gauche : Qui est responsable de quoi ?

Raymond Bozier : La loi Bachelot qui a conduit, suite à AZF, à la mise en place des PPRT indique qu'il faut réparer les erreurs du passé. A La Rochelle les erreurs du passé sont particulièrement lourdes. Les industriels pétroliers portent la première responsabilité. Ce sont eux qui en 1974 puis en 1989 sont venus s'installer sous les fenêtres des habitants. Jamais ils n'auraient dû s'approcher si près des maisons. Il y avait d'autres terrains plus à distance de l'habitat. En second lieu l'Etat et les collectivités locales ont été complices des industriels, ce sont eux qui ont donné les autorisations, sans jamais consulter les populations ni s'inquiéter de la proximité des stockages avec l'habitat. Les habitants quant à eux ne sont responsables de rien. Il est scandaleux d'entendre dire ici ou là que les m_bonohabitants n'avaient qu'à pas à faire construire près des cuves. C'est faux, les maisons étaient là bien avant, nous l'avons démontré maintes et maintes fois. D'autre part, les industriels, l'Etat et les collectivités n'ont jamais informé les populations qui ont toujours été mises devant le fait accompli. Et il est probable que sans la pollution d'avril à septembre 2009, nous aurions découvert, comme en 1989, les quatre nouvelles cuves de Picoty seulement après leur sortie de terre.

 

 

- Les autorités sont-elle défaillantes ?

L'ouest de La Rochelle posé sur une bombe ?

Raymond Bozier : Je viens déjà de répondre à cette question. J'ajoute cependant que nous sommes désolés de constater que la majorité des élus au conseil municipal de La Rochelle a voté sans hésiter en faveur du projet de PPRT présenté par la préfecture. Il est même ahurissant de constater que la majorité des élus du Parti communiste soient devenus d'une certaine manière des soutiens des pétroliers rochelais, c'est sans doute une première dans l'histoire de ce parti... Fort heureusement il y a tout de même eu 11 voix contre : Europe écologie les verts, deux élus communistes, le Modem et le directeur de Léa nature.

 

 

- Le Parti de Gauche : Quelle issue pour en sortir ?

Raymond Bozier : RESPIRE a réussi à arracher à la préfecture une deuxième étude sur le recul des cuves. L'Ineris a été chargée de cette étude. D'après elle, il serait tout à fait possible de supprimer toute zone de délaissement (les gens peuvent partir et alors leur bien est acheté par la collectivité, ou rester, mais alors ils doivent bunkériser leur maison...) en enlevant sept cuves de chez Picoty. Ce serait un progrès. Malheureusement le projet de PPRT ne retient pas cette solution au prétexte que le coût, estimé par l'industriel, serait largement supérieur à celui des mesures foncières. C'est un comble, l'Etat dont le rôle premier est d'assurer la sécurité des citoyens se défausse au prétexte du coût trop élevé de la mise en sécurité des riverains !. Le fric (comprendre le budget de l'Etat et la défense des intérêts de l'industriel qui se réfugie derrière le défaut majeur de la loi Bachelot : à savoir qu'il peut refuser des travaux permettant de réduire le risque dès lors qu'ils ne sont pas, pour lui, économiquement acceptables) prime tout...

 

RESPIRE s'appuie sur la deuxième étude Ineris.

Nous demandons un recul des cuves et l'installation d'une zone tampon du côté de l'industriel Picoty.

C'est possible, puisque ce dernier dispose de terrains (chose qu'on nous a cachée pendant longtemps, le maire de La Rochelle ayant même argumenté un jour qu'on ne trouvait pas des terrains comme ça...) sur le site de La Pallice pour installer ses nouvelles cuves.



 

 

 

 


 

 

 

- Le Parti de Gauche : une enquête publique va avoir lieu : pourquoi ? Quels espoirs pour vous ?

L'ouest de La Rochelle posé sur une bombe ?

Raymond Bozier : L'enquête publique fait partie du processus normal d'élaboration du PPRT. Elle se tiendra du 30 septembre au 30 octobre. A la suite de cela le commissaire enquêteur aura un mois pour rendre son rapport et la préfète, ou le préfet, un an pour produire un arrêté instituant le PPRT. Nous appelons les Rochelais et les Rochelaises à se rendre à la mairie de Laleu ou à utiliser internet pour s'exprimer sur ce sujet et faire les remarques qu'ils, ou elles, jugeront utiles. En allant sur le site de RESPIRE, vous trouverez en première page le lien vers l'enquête publique qui vous donnera tous les détails (horaires, lieux, lien vers le site officiel internet....).

 

  • Je profite également de cette tribune pour appeler à la solidarité concrète avec RESPIRE. Nous allons engager des frais d'avocat pour contester l'installation des 4 nouvelles cuves Picoty et très probablement le PPRT une fois qu'il sera arrêté. Les frais d'avocat sont très élevés et nous ne disposons que des seules ressources de nos adhérents. La ville de La Rochelle a systématiquement rejeté nos demandes de subvention...

 

  • Nous avons besoin de vous !
    Soutenez-nous en adhérant ou en versant une participation, si modeste soit-elle
    (modalités en ligne). Nous vous en remercions par avance.

 

Mobilisons-nous pour obtenir le recul des cuves et participons à

l'enquête publique sur le projet de PPRT !

 

 

 

 

 

 
- Vous pouvez participer à l'enquête publique :
- soit directement par internet sur le site de la Préfecture ;

 

 

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- 4 Août 2020, le nitrate d'ammonium fait exploser Beyrouth et ravive l'inquiétude rochelaise

Présenté comme l'origine des explosions dévastatrices à Beyrouth[1], le nitrate d'ammonium est, en France et dans le monde, principalement employé comme engrais «azoté» pour un usage agricole. En France, stocké sur différents sites[2], il est à l'origine de la catastrophe d'AZF[3] de triste mémoire.

 

▶️ Sur La Rochelle/La Palice des entreprises travaillent avec ce produit explosif (voir l'image ci-dessous). Et si, en 2013, l'ouest de La Rochelle était posé sur une bombe…..... cela reste vrai aujourd'hui.

 

L'ouest de La Rochelle posé sur une bombe ?

- En France aussi, nous ne sommes pas à l’abri d’un autre AZF ou Lubrizol[4]

Pratiquer l’austérité budgétaire, supprimer les postes d’agents publics tels les postes d’inspecteurs des installations classées est contraire à l’intérêt général. Entre 2009 et 2018, 12 % des effectifs du ministère de la transition écologique ont été supprimés.

 

Par manque de moyens, seulement un tiers des 44 000 sites industriels français les plus dangereux sont contrôlés tous les ans, et le nombre des visites d’inspection a diminué de 36 % en dix ans.

 

 

- L'Etat doit changer de politique

Elle doit en effet, tout à la fois se doter des moyens humains nécessaires au contrôle des installations et, comme le propose la France insoumise[5], s'engager résolument dans une planification de la bifurcation écologique visant à retrouver notre souveraineté agricole et alimentaire ce qui nécessite :

  • de créer des chèques alimentaires pour les 30 % les plus pauvres fléchés vers des produits locaux et écologiques ;
  • de réorienter les aides publiques pour développer l’agriculture écologique et paysanne ;
  • la mise en oeuvre d'une loi foncière pour faciliter l’installation de nouveaux paysans et arrêter l’artificialisation des sols ;
  • d'instaurer des prix planchers pour garantir un revenu agricole décent et des coefficients multiplicateurs limitant les marges de la grande distribution et des intermédiaires...

et donc, ine fine de diminuer, voire supprimer la consommation de nitrate d'ammonium.

 

 

- L'association RESPIRE La Rochelle interpelle le Préfet 

L'ouest de La Rochelle posé sur une bombe ?

Monsieur le Préfet,

L’incendie de Lubrizol à Rouen et tout dernièrement l’explosion dramatique à Beyrouth, nous interpellent. Depuis 2009, date de sa création, notre association n’a cessé de dénoncer la dangerosité que représentent, à La Rochelle, la forte proximité entre l’habitat et les sites Seveso, la primauté de l’intérêt économique (le rapport de la commission d’enquête du Sénat parle de complaisance de L’État vis-à-vis des industriels Seveso), la faible représentation des riverains dans les CSS, etc... (Pour lire la suite et télécharger le document, cliquez ICI).

 

 

 

- [6] L'interview de Raymond Bozier président de l’association RESPIRE La Rochelle qui appréhende une catastrophe comme celle de Beyrouth[7]

 

« Il faut agir maintenant »

 

Le président de l’association Respire (Rassemblement d’écocitoyens pour sensibiliser, protéger et inciter au respect de leur environnement), Raymond Bozier, porte la voix des habitants de la Pallice et de Laleu, jusqu’à Port Neuf, tous voisins de sites Seveso. L’explosion survenue à Beyrouth le 4 août dernier interpelle l’association.

 

 

-  Redoutez-vous une catastrophe comme celle qui a eu lieu au Liban, à La Rochelle  ?

Raymond Bozier : À La Rochelle, il y a deux sites Seveso qui stockent du nitrate d’ammonium, comme c’était le cas dans l’usine qui a explosé à Beyrouth : Borealis, classée en seuil haut, et Poitou-Charentes Engrais, classée en seuil bas. Ces deux entreprises sont mitoyennes. On estime ainsi qu’il y a, au minimum, 6250 tonnes de nitrate d’ammonium stockées sur quelques centaines de mètres. Nous n’avons aucune idée des quantités exactes. Mais à titre de comparaison, 2700 tonnes de ce produit étaient stockées sur le site qui a explosé au Liban. À la Pallice, le problème est qu’il y a à la fois des activités industrielles et des gens qui vivent juste à côté. Le jour où il y a un accident, c’est clairement mortel.

 

 

-  Mais si on se fie à l’État, ces endroits sont sécurisés….

Raymond Bozier : C’est toujours pareil, si on écoute l’État, il ne se passera jamais rien. À Lubrizol (l’incendie survenu à Rouen), le risque était aussi soit-disant infime. Ici, ils tiennent le même discours. Mais nous, en tant que citoyens, on est dans la réalité et on voit bien qu’un jour, il peut se produire quelque chose de grave. Les multiples incendies qui surviennent, entre autres, peuvent en être l’une des causes. On réclame depuis longtemps d’avoir une vision d’ensemble de tous ces sites et un plan global de prévention.

 

 

-  Vous craignez un effet domino ?

Raymond Bozier : Tout à fait. La trop forte proximité entre les sites Seveso, qui vont de Port Neuf à la Pallice, est à nos yeux un vrai souci. S’il y a une explosion de nitrate d’ammonium sur l’un des deux sites qui en stockent, il est évident que les autres dépôts de liquides inflammables, tels que les dépôts carburants de l’usine Picoty, par exemple, vont être touchés. Tout le quartier peut alors exploser.

 

 

-  Qu’attendez-vous des pouvoirs publics, des industriels, et des collectivités territoriales ?

Raymond Bozier : D’abord, nous reprochons à ces acteurs d’avoir instauré entre eux une certaine connivence. À Respire, nous sommes persuadés qu’un certain nombre d’activités peuvent être délocalisées très rapidement en zones hors urbaines. Ce genre de sites n’a plus rien à faire dans un port à côté d’habitations. C’est le cas pour Borealis et Poitou-Charentes Engrais. Quand on veut, on peut. Il faudrait faire comme avec la pyrotechnie, où les sites qui en stockent sont à l’écart des habitations. Arrêtons d’attendre qu’une catastrophe se produise. Il faut agir maintenant, de manière à ce qu’il y ait le moins de conséquences pour les populations, mais aussi pour les personnes qui travaillent sur les sites. Quant aux autres sites, il faut réfléchir à ne plus accroître leur quantité de stockage, et pourquoi pas, les réduire lorsque cela est possible. Cessons d’implanter des sites ICPE et Seveso sur ce secteur, il est saturé.

 

 

-  Pensez-vous que les choses vont évoluer tel que vous le souhaitez dans les années à venir ?

Raymond Bozier : Non, malheureusement, je ne suis pas du tout optimiste concernant l’avenir. Tous les exemples d’incidents qui surviennent nous prouvent que rien ne change. On espère simplement que, la prochaine fois, ce ne sera pas notre tour. Car, s’il y a une explosion, ce n’est pas uniquement les quartiers de la Pallice ou de Port Neuf qui seront touchés. Mais toute la ville de La Rochelle voire plus loin encore.

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 21:03
BLAYAIS - CIVAUX...... Il faut sortir du nucléaire !

La Rochelle.... Blaye : 110 km, La Rochelle..... Civaux : 130 km

 

Source : le site du Comité Ouest17 du Parti de Gauche le : 5 juillet 2011 | mis à jour le 5 novembre 2015

- Le nucléaire est une des préoccupations majeures des Français.

Début mai, deux mois après la catastrophe de Fukushima, la CUB avait, sans succés, demandé au préfet de la Gironde une extension du périmètre particulier d'intervention (PPI), qui prévoit des mesures d'information et de secours des citoyens en cas d'incident à la centrale, mais qui ne couvre qu'un rayon de 10 km autour du site nucléaire du Blayais. De fait, le million d'habitant de l'agglomération de Bordeaux, distant d'une quarantaine de km, est exclu du PPI.

 

C'est dans ce contexte que la Communauté Urbaine de Bordeaux a adopté une motion réclamant «la fermeture progressive et le démantèlement de la centrale du Blayais, à commencer par le réacteur n°1 qui a trente ans».

 

 

- Cette décision satisfait pleinement le Parti de Gauche.

Au niveau européen, les choses bougent à minima !

Suite à la catastrophe de Fukushima, le Parti de Gauche avait interpellé le Conseil de l'Europe "compte-t-il enfin protéger l'intérêt général des citoyens et des citoyennes européens et travailler à l'élaboration d'un plan de sortie du nucléaire ?...", et la commission "Sortir du nucléaire est un impératif...".

 

Les gouvernants de l'UE ont-ils tiré toutes les conséquences de la catastrophe qui a frappé le Japon ?

Hélas, il n'en est rien ! Certes, un accord a été trouvé à l'échelon européen. Il a tout pour rassurer la France, qui ne voulait surtout pas se voir imposer des critères de sécurité trop contraignants.

 

Selon cet accord minimal - qui augure mal d'une gouvernance mondiale du nucléaire civil - les vérifications seront effectuées sur la base du volontariat dans les 14 pays de l'Union concernés, le risque terroriste ne sera pas pris en compte, et la décision éventuelle de fermer une centrale sera du seul ressort national.

 

On voit bien que seuls les peuples peuvent faire avancer les décisions.... après l'Allemagne et la Suisse, l'Italie !


Ainsi, le non des italiens au nucléaire par voie référendaire est un nouveau coup porté à l'atome, L'Allemagne ayant décidé le 30 mai de fermer ses derniers réacteurs en 2022, devenant la première grande puissance industrielle à renoncer au nucléaire depuis Fukushima. La Suisse avait annoncé quelques jours plus tôt sa sortie progressive du nucléaire d'ici à 2034.

 

 

- Et en France... on se contente de vérifier !

Comme les 17 autres centrales nucléaires françaises en activité, le Blayais (Gironde) et Civaux (Vienne) devront rapidement se soumettre à des tests de sécurité.

 

Partout en France, il s'agira, en théorie, de tirer les enseignements de la catastrophe de Fukushima, tragédie toujours en cours, et pour de longs mois encore. Ces deux centrales devront sacrifier à deux procédures distinctes : les « stress tests » européens et l'évaluation complémentaire de sécurité.

 

L'évaluation franco-française devra être bouclée le 15 novembre. EDF a l'obligation de transmettre au préalable à l'ASN (Autorité de Sureté Nucléaire) un rapport sur chacune de ses centrales.

 

 

- L'électricien a-t-il des raisons de s'inquiéter ?

  • la situation de la centrale du Blayais est sujette à question !

Cette centrale a connu plusieurs incidents, très mineurs, mais en 1999 lors de la tempête Martin, la centrale ayant été construite trop basse, le site a été inondé (il aurait fallut la surélever par rapport au niveau du fleuve, ce qui aurait entrainer des surcouts). On a frôlé la catastrophe, l'incident majeur (sous-sols inondés par la crue venue du large, elle apparaissait comme un îlot au milieu du marais submergé).

 

Certes, selon l'ASN «Un ensemble de mesures ont été prises avec le retour d'expérience de 1999 notamment la surélévation de la digue de protection, le réexamen de toutes les installations électriques et l'organisation interne sur le site».

 

Mais la seule route d'accès au site nucléaire, sur la rive droite de l'estuaire, n'a pas varié de profil depuis douze ans. Dans les mêmes conditions, la centrale pourrait rester inaccessible plusieurs heures. Et si la prochaine tempête est plus violente ?

 

Or, l'audit insiste sur la « gestion opérationnelle des situations accidentelles » et sur le cumul de plusieurs facteurs d'accident. Comment ne pas penser à une perte du système de refroidissement d'un réacteur combinée à l'impossibilité pour les secours de se rendre sur les lieux ?

 

  • la situation de la centrale du Civaux en risque de panne sèche !

La situation se présente différemment dans la centrale de Civaux, qui n'est pas confrontée au risque estuarien.

 

Le risque de crue venue de l'amont devra en revanche être examiné. Située prêt de Poitiers, sur le bassin de la Vienne, pour l'heure, c'est plutôt le manque d'eau qui inquiète à Civaux. Pour assurer son fonctionnement et en particulier le refroidissement de ces réacteurs, la centrale de Civaux prélève de l'eau dans la Vienne.

 

Au 1er juin 2011, le débit mesuré à Cubord (c'est la station de Cubord qui fait office de station débitmétrique de référence pour le suivi du fonctionnement de la Centrale) est de 15,6 m3/s et celui à Lussac-les-Châteaux est de 19,5 m3/s. Ces valeurs sont très en deçà des valeurs moyennes observées à cette époque de l'année, et même inférieures aux valeurs historiques minimales. Il faut 12 m3/s. pour maintenir les deux réacteurs en fonctionnement.

 

 

- La Charente Maritime épargnée par le risque nucléaire ?

Il n'en est rien ! voir carte

- La Rochelle est à 110 km de la Centrale du Blayais et à 130 km de celle de Civaux.
- Saintes et Royan sont à 50 km (à vol d'oiseau) de la centrale du Blayais.
 
Si un incident semblable à celui de Fukushima s'y produisait, les habitants de Jonzac, Montendre, Mirambeau, Pauillac, Saint-Laurent de Médoc et Blaye seraient évacués (rayon de 30 km).
 

La centrale de Blaye a été mise en service entre 1980 et 1983. Elle est désormais âgée de 30 ans ce qui est la durée d'exploitation initialement prévue, pourtant son arrêt n'est pas a l'ordre du jour et des investissements supplémentaires sont envisagés pour prolonger sa vie de quelques dizaines d'années en injectant 2,4 milliards d'euros !

 

 

- Sortir du nucléaire : il faudra que le débat ait lieu !
Il est grand temps en France, de poser clairement le débat et de prévoir un réel plan de sortie du nucléaire.

 

Un moratoire sur la construction semble un minimum. Un engagement fort vers les énergies renouvelables un axe indispensable pour remplacer petit à petit l'électricité nucléaire par de l'électricité renouvelable.

 

Le gouvernement reste sourd et s'enferme dans un discours réducteur qui clame que la sûreté en France est meilleure qu'ailleurs, que nous ne risquons rien, et que plus que jamais l'avenir est atomique ! L'état continue à miser sur le nucléaire en prévoyant de nouvelles centrales, des milliards pour prolonger la vie des centrales actuelles? autant d'investissements qui pourraient dès aujourd'hui servir au réel développement d'énergies alternatives et renouvelables.

 

 

- Le Parti de Gauche, exige :

  • un moratoire sur l'énergie nucléaire (EPR de Flamanville en construction) ;
  • un referendum pour que la nation se prononce sur la politique énergétique qu'elle souhaite voir mise en œuvre ;
  • la mise en place d'un service public de l'énergie, l'abolition du précariat social, facteur de risque au travers de la sous-traitance en cascade ;
  • un plan de sortie définitive du nucléaire ;
  • un plan de gestion des déchets et de démantèlement des centrales existantes ;
  • l'abolition de toutes les usages militaires du nucléaire ;
  • le développement des énergies renouvelables.

 

Pour en savoir plus :

- mon dossier nucléaire

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 21:14
Pour le Parti de Gauche, HOLCIM à La Pallice ? NON !

HOLCIM agit contre l'emploi.... et contre le cadre de vie !

 

Source : site du Parti de Gauche de Charente Maritime La Rochelle le 11-01-2011 mis à jour le 03-04-2020

- 1 - La logique d'HOLCIM et autres cimentiers

HOLCIM[1] en France, c'est malgré la crise qui fait chuter les consommations de ciment, une guerre ouverte avec ses concurrents Lafarge, Vicat Calcia (filiale de l'italien Italcementi),.... préparant la sortie de crise pour être en position dominante...

 

- L'implantation à La Rochelle Pallice n'est pas due au hasard !

. C'est en 2008 que les rochelais et rétais entendent parler pour la première fois d'HOLCIM à La Pallice.
. Aujourd'hui HOLCIM affirme vouloir produire entre 500 000 et 600 000 tonnes de ciments par an et créer 22 emplois sur l'anse Saint- Marc qu'en est-il en réalité ?
+ 22 emplois en + ici dont combien en mutation interne ?
+ 22 emplois ici et combien en moins demain dans les autres cimenteries du Poitou/Charentes (AIRVAULT dans le 79 : 145 emplois - BUSSAC-FORET dans le 17 : 117 emplois - LA COURONNE dans le 16 : 130 emplois)......

 

- Les ports sont les têtes de pont de la guerre des cimentiers

Les installation du type de celle qu'HOLCIM veut installer à La Pallice constituent, le bout de la chaîne de production d'une cimenterie, sa partie la moins coûteuse (le broyage, l'assemblage, l'expédition).
Les centres de broyage qui s'implantent dans les ports irriguent le territoire en ciment, au détriment des usines et installations existantes.

 

- Importer du clinker pour contourner le protocole de Kyoto et courir après le travail à bas prix.
Le clinker importé n'est pas soumis aux dispositions du protocole de Kyoto ce qui permet aux cimentiers d'engranger de confortables profits à travers la revente de leurs certificats d'émission de carbone.
Le ciment issu de clinker importé devient ainsi « compétitif » vu le cout du travail des pays d'origine.
 
Alors que les implantations locales permettent de limiter les couts de transports et les nuisances qui s'y attachent..... les investissements de maintenance dans les cimenteries sont revus à la baisse, l'outil de travail vieillit, les menaces de fermetures d'unités de production se profilent chez Lafarge et ailleurs.
Entre 1999 et 2008, les importations de clinker (qui sert de base à l'élaboration du ciment) ont été multipliées par six, et aujourd'hui, elles représentent près de 20% de la consommation annuelle de ciment dans l'Hexagone.
 
- HOLCIM défends l'environnement...... au Maroc (unité de Settat) [2] !

L'entretien donné par Dominique Drouet, président du directoire de HOLCIM Maroc, à J.E. HERRADI du quotidien marocain l'Economiste est édifiant :
« question : Vous avez privilégié le transport des matériaux par train[
3]. Est-ce pour des questions de coût ? Ou pour préserver l'environnement ? - réponse : Il y a un peu de cela, mais notre souci majeur demeure aussi la préservation de l'environnement.... HOLCIM a, certes, aménagé des routes, amené eau et électricité, mais il lui faut aussi éviter la pollution sonore et également celle que peut provoquer une activité de transport par camions. Le transport ferroviaire, c'est connu, n'est pas polluant. En plus, les nombreux va-et-vient des camions peuvent détériorer la route qui vient d'être construite au profit des habitants de la région. Holcim a toujours veillé à la sauvegarde de l'environnement et à sa préservation. »

 

Mais, pour les habitants de Laleu et La Pallice, de Rivedoux c'est des craintes justifiées sur l'impact esthétique du site, les poussières générées par l'activité, les nuisances sonores induites, les risques de pollution atmosphérique, voire de rejets de particules, et la circulation 300 camions par jour.... alors que le rail dessert le port... et qu'un projet de contournement ferroviaire de La Pallice est dans les cartons, mais n'est pas financé !

Le combat des résidents est légitime, le Parti de Gauche le soutient !

 

 

- 2 - Les élus majoritairement disqualifiés

- Si les municipalités et les élus locaux se flattent de pouvoir coucher sur leur bilan municipal la création de telle ou telle « activité économique » (Commune de La Rochelle : avis favorable (délibération du 26 avril 2010)....

 

- Si les directions des ports accueillent à bras ouverts ces activités qui augmentent leur trafic (+ 6 à 10% prévu pour la Pallice)....c'est, dans ce dossier, une politique a courte vue, faisant fi des enjeux économiques réels, des intérêts des populations, de leur environnement, des règles et procédures qui les protègent.

 

Certains vont même jusqu'à vouloir nous faire croire qu'ils ignoraient tout..... alors qu'ils font partie des cabinets feutrés du quarteron des « décideurs » (conseil de surveillance du Port de La Pallice notamment).

 

Pourtant d'autres font le choix de dire non (Commune de Rivedoux : avis défavorable (délibération du 30 avril 2010)....

Rien ne justifie l'implantation d'HOLCIM à La Pallice !
 
 

- Pour le Parti de Gauche :

- l'intérêt des populations ne doit pas être considéré comme secondaire, elles doivent, dés l'apparition de projets, être associées à la concertation ;

- l'installation d'activités industrielles à proximité de secteurs résidentiels doit être limitée à des domaines non polluants et non à risques ;

- la casse du maillage territorial de l'industrie du ciment et de l'emploi qui s'y attache au profit d'importations doit être combattue, un plan de modernisation des unités de production existantes négocié ;

- le contournement du protocole de Kyoto sur l'environnement doit être dénoncé et combattu ;

- le tout routier banni, les décideurs doivent imposer que le rail soit prépondérant

- le financement du contournement ferroviaire de La Pallice doit être accéléré.

 

  • Communiqué de presse : "Le Parti de Gauche dit non à Holcim"

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