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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 17:28
De EELV aux députés Front de Gauche.... on en parle !

Loi ferroviaire, collectif budgétaire et autonomie des groupes parlementaires.... des sources de discussions !

 

Sources : blog de Martine Billard

En France et encore plus à gauche, il est de bon ton de rappeler qu'il n'y a pas de mandat impératif et que donc les parlementaires n'ont pas à dépendre de leur parti pour leurs votes au parlement. Il est indéniable que la Constitution rejette le mandat impératif. C'est positif car en cas d''évolution du parti auquel un député ou sénateur appartient contraire aux valeurs défendues au départ, il est sain de pouvoir voter différemment des consignes données.

 

En même temps, il est bien évident que les députés ne sont pas élus sur leur bonne bouille mais bien en quasi totalité parce qu'ils ont été présentés ou soutenus par un parti.

 

On peut donc espérer qu'il y ait un travail collectif entre le parti d'origine et le groupe parlementaire.

 

 

- Si je pose ce débat aujourd'hui, c'est suite à la loi sur la réforme ferroviaire.

J'ai été très étonnée de voir que tous les députés d'Europe Ecologie sans exception ont voté pour cette loi, pourtant exemple même d'une loi anti-écologique. En effet il s'agit d'anticiper le 4ème paquet ferroviaire européen qui généralise l'ouverture à la concurrence de tout le trafic ferroviaire. Ainsi le texte de loi du gouvernement prévoit bien que le SNCF est un service public ferroviaire mais qui participe du système ferroviaire ce qui en bon français signifie que à côté peuvent exister des sociétés privées. Or nous savons tous que l'ouverture à la concurrence de l'ensemble du service voyageur va déclencher une guerre des prix sur les quelques lignes rentables et que les pertes ainsi occasionnées par la baisse des tarifs sur ces lignes provoqueront, pour compenser, la fermeture des lignes considérées comme non rentables.

 

Comment les députés EELV justifieront-ils alors leur vote et ses conséquences dans la poursuite du démembrement de l'aménagement du territoire et dans l'augmentation de la circulation routière pour pallier à la disparition du rail ?

 

 

- Intriguée, je suis donc aller voir l'explication de vote.

C'est François de Rugy, le coprésident du groupe EELV, qui l'a prononcé. Entre autres propos, il a affirmé « Cette nouvelle structure garantit un haut niveau de service public ; elle préserve et renforce même le caractère public de notre système ferroviaire et elle est conforme au droit européen.... Les écologistes voteront pour ce projet de loi, texte nécessaire, responsable et prometteur.».

 

Là, je me frotte les yeux en me disant qu'il y a usurpation de dénomination car aucun écologiste de ce nom ne pouvait voter pour un tel démantèlement programmé du rail dans notre pays !

 

Renseignements pris auprès des militants de EELV, aucun débat ne semble avoir été organisé dans le parti pour discuter de cette loi et donc les députés ont pris leur décision tout seul. Je ne dis pas qu'il est possible que tous les textes de loi soient débattus dans les partis auxquels appartiennent les députés, mais celui-ci était d'importance et a donné lieu à plusieurs jours de grève des cheminots. Il apparaît donc de bon sens que les partis aient leur mot à dire sur le sujet.

 

 

- A ce propos, qu'en a-t-il été au Front de Gauche ?

Il n'y a pas de lien entre les 10 députés qui s'en réclament et le FdG en tant que tel. Nous avions bien essayé d'obtenir des rencontres programmées pour échanger sur les échéances parlementaires principales, mais nous nous sommes heurtés à un refus, toujours au nom de l'indépendance des parlementaires par rapport aux partis. Ils ont pourtant été élus grâce à notre soutien ! On peut imaginer que au moins les 7 députés du PCF ont des échanges avec la direction de leur parti, même si depuis 1993 ils sont eux aussi libres de leurs votes.

 

Sur la réforme ferroviaire, il est indéniable que nous étions nombreux à être un peu inquiet après certaines déclarations d'André Chassaigne, le président du groupe.

 

A commencer par certaines interventions en commission du développement durable « Nous approuvons les objectifs du projet de loi : apporter une réponse aux enjeux de qualité, de coût, de soutenabilité financière du service public, mais aussi de modernité sociale, dans l’intérêt des usagers, des salariés et des territoires. De même, nous apprécions que le ministre souhaite la constitution d’un groupe public ferroviaire fort. » ou « Il faut veiller à ce que certains amendements déposés par des collègues adeptes du libéralisme ne constituent pas des mèches lentes avec un bâton de dynamite au bout. Plusieurs de ceux présentés aujourd’hui peuvent créer des difficultés quant à l’acceptation future du texte. » ce qui laisse sous-entendre qu'à ce moment André Chassaigne s'apprête à adopter le texte. Puis vient sa question au 1er ministre le 17 juin « est-ce que vous vous engagez à ce qu’il puisse y avoir, durant cette discussion, des avancées qui permettent de faire en sorte que nous disposions d’un service public du fer capable de combattre les dysfonctionnements et de répondre aux besoins des usagers ? » suivie de son intervention dans le débat général qui annonçait « c’est en fonction des réponses que vous nous ferez – en particulier sur la question de l’employeur unique – que nous voterons ou non ce texte. ». Tout cela donnait l'impression qu'il suffisait de pas grand chose pour qu'André Chassaigne ne vote pas contre ce texte.

 

Heureusement au final les 10 députés du Front de Gauche ont voté contre cette réforme sinon nous aurions eu du mal à nous présenter devant les cheminots !

 

 

- La prochaine échéance est le vote mardi du collectif budgétaire.

Aucune inquiétude côté Front de Gauche, tous les députés voteront contre.

 

Côté EELV, qu'en sera-t-il ? Aucun de leurs amendements significatifs, notamment ceux encadrant le CICE, n'a été adopté. Après l'annonce de la « sous-estimation » de 700 000 euros sur son patrimoine par le ministre Jean-Marie Le Guen, chargé des relations avec le parlement, appeler le peuple français à faire des sacrifices relève de l'indécence la plus totale. Dans ces conditions, les députés devraient encore plus suivre la recommandation de leur parti et ne pas voter pour le collectif budgétaire. Mais à ce jour, il est plus vraisemblable que certains votent pour pendant que d'autres s'abstiendront.

 

Le nombre de ceux qui oseront ainsi tenir tête au gouvernement aura un fort impact politique car cela dessinera le camp de ceux qui rejettent l'austérité dans ce pays.

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 09:12
Notre projet en vue de la construction d’un « Front du peuple »

vendredi 20 juin 2014.

Source : le blog de Jean-Luc Mélenchon "Chaud le moment chaud !"
 

Les trois réunions de conseils nationaux ce week-end portent loin. Elle tendent à constituer un nouveau paysage dans la gauche politique. Les Verts ont donné la consigne de ne pas voter le collectif budgétaire du gouvernement, c’est-à-dire l’inepte pacte de responsabilité. Quand on vote contre le budget, qu’est on, sinon dans l’opposition ? Ainsi, d’un seul coup, quels que soient, pour finir, la réalité et le nombre des votes négatifs des députés Verts, l’opposition de gauche s’élargit d’un parti supplémentaire. Il y a trois mois, ce parti était membre du gouvernement….

 

Le conseil national du PCF a produit un texte qui m’a enchanté. En effet, il approfondit la convergence sur le fond doctrinal avec les thèses du Parti de Gauche. Dans un moment où nombreux sont ceux qui prennent un malin plaisir à souligner les divergences et à essayer d’envenimer les débats, cette convergence est un bien précieux. Lors du dernier congrès communiste, les délégués ont déjà adopté la thèse de la « révolution citoyenne ». Je n’en reprends pas ici la description. Mais je crois que je peux rappeler ceci : il ne s’agit pas de nommer sans le dire l’ancienne idée de « révolution socialiste ». Il s’agit d’autre chose. Le mot nomme le processus qui met en mouvement pour « prendre le pouvoir dans tous les domaines du quotidien » un acteur nouveau. Cet acteur, c’est la population urbanisée, ou vivant en mode urbain, en condition salariale ou précarisée ou durablement sans emploi, pauvre ou incluse dans le circuit du système. Une telle révolution se donne pour objectif et pour méthode la démocratie partout et jusqu’au bout, au service du bien de tous. A noter que ce processus se dote de ses propres organes d’action : le comité citoyen ou l’assemblée citoyenne. A ne pas confondre avec une assemblée de base du Front de gauche. En effet, il s’agit ici d’une assemblée de tous, quelles que soient les opinions, quels que soient les votes, en vue d’une appropriation collective d’un problème a régler. Nommer cet acteur est décisif. Il s’agit du « peuple », concept qui inclut le salariat mais ne s’y réduit pas puisqu’il intègre tous ceux que la condition urbaine met en situation d’interdépendance.

 

Je demande qu’on me pardonne ce résumé abrupt et somme toute assez abstrait. Mais sans doute nombre de mes lecteurs qui suivent mes réflexions sur ce thème y retrouveront un écho de leur propres analyses. Le concept de peuple fut âprement discuté, et je fus copieusement affublé de l’étiquette de populiste pour cela. L’idée de « Front du peuple » se déduit de cette description. Elle ne nie pas la centralité du conflit pour le partage de la richesse ni la place singulière de la lutte en entreprise sur ce terrain. Elle en élargit le domaine d’application à l’ensemble des questions de la vie commune, que l’on soit salarié ou pas. Ce qui importe ici c’est le mode de vie et la relation d’interdépendance étroite entre individu à travers, par exemple, les prestations communes des services publics, ou de l’extension du domaine de l’interconnexion des individus entre eux. Le « Front du peuple » est donc un mot d’ordre pour tous et en tous lieux. Il unit dans un même mouvement la participation politique traditionnelle des partis mais aussi des syndicats, des associations, des secteurs informels, mais surtout des comités et assemblées de citoyens librement associés dans l’action. On est loin de la formule du « Front populaire », traditionnellement réduit à un cartel d’organisations politiques. Une convergence sur un tel espace idéologique est, à mes yeux, essentielle. Plus nous parlerons la même langue, plus nous avancerons facilement ensemble pour comprendre et agir. C’est par la compréhension commune que l’action commune se renforce le plus vite et le plus profondément. Il est encourageant que, sans concertation préalable, nos deux résolutions de Conseil national s’achèvent par la même référence au « Front du peuple ».

Notre projet en vue de la construction d’un « Front du peuple »

C’est pourquoi je veux rappeler comment notre texte conclut : « Voici notre conviction : le pire de la crise ne serait pas les ravages qu’elle provoque. Le pire serait que nous renoncions à en tirer le moyen de faire naître un monde nouveau, libéré des causes des malheurs du présent. Le Parti de Gauche tiendra son poste de combat. Il se donne les moyens de son développement autonome. Mais il sait que rien n’est possible sans que naisse une union large de tous ceux qui ont compris le danger et le besoin d’en finir avec la politique austéritaire. Et bien davantage encore, rien n’est possible sans qu’un Front du peuple ne se lève pour congédier l’oligarchie, préparer les « jours heureux » et avancer vers l’écosocialisme, seul horizon viable de l’humanité. ».

 

Ce projet d’une action en vue de la construction d’un « Front du peuple » nécessite sans aucun doute bien des discussions pour en approfondir le sens, les voies et les moyens. Je n’y viens pas à cet instant. J’aurais pourtant bien envie de montrer comment nos marches politico-sociales, et notamment celle du 1er décembre contre l’augmentation de la TVA et pour la révolution fiscale, en ont déjà dessiné les contours. Je ne viens à présent que sur un point. La question de cette construction politique et celle du rapport du Front de Gauche aux dissidents socialistes et Verts. La réunion de mes amis en Conseil national, m’a rendu le service que j’en attendais : y voir plus clair. Un point en particulier m’a frappé. Quelque chose que je n’avais pas vu, du fait de mon implication personnelle dans les discussions avec les partenaires institutionnels de la gauche.

 

Beaucoup me mettent en garde : les regroupements de groupes et partis politiques ne sont pas l’essentiel à cette heure. Il existe une lame de fond de rejet de tout ce qui touche à « la politique ». L’activité de ceux qui veulent tourner la page de ce système ne doit surtout pas donner l’impression de résumer sa préoccupation à la préparation d’élections et aux alliances qui vont avec. J’entends ce message et je crois qu’il touche juste. Surtout si l’on tient compte du fait que les « dissidents » socialistes et Verts sont pour l’instant plus forts en mots qu’en actes. Ils ne sont donc ni le centre du monde ni « les nouveaux héros de la lutte des classes », comme le disait Pierre Laurent à propos de Kerviel. Beaucoup d’entre eux veulent surtout négocier des corrections à l’intérieur de la trajectoire définie par le gouvernement. Non, le cœur du moment est dans l’action de combat et dans les luttes à épauler et conforter autant qu’on le peut. C’est là qu’est le moteur du Front du peuple que nous voulons faire émerger. Et c’est là que va se jouer l’année qui vient. Le message venu du terrain est clair : on ne répond pas à l’écœurement général pour la scène politique en donnant l’impression d’ajouter des épisodes à la farce ! Que les dissidents de toutes sortes fassent mieux que grogner et se plaindre. Qu’ils agissent, qu’ils rompent les rangs, qu’ils renoncent aux arrangements politiciens. C’est l’urgence. Tout doit être fait pour les y aider. Mais c’est à l’aide aux luttes de terrain qu’il faut s’appliquer. Plus le front social sera actif, plus la scène politique sera ébranlée. L’un commande l’autre à cette heure.

Jean-Luc Mélenchon

 

-  Pour compléter la réflexion, l'analyse, le débat sur l'avenir du Front de Gauche, lire aussi :

- par Cédric Clérin l'Humanité.fr : Passer du Front de gauche au front du peuple

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 20:20
Réflexions pour le Front de gauche

Source : Médiapart le blog de Roger Martelli  le 30 mai 2014

- 1. La gauche dans son ensemble est au plus bas.

Elle vient d’enregistrer son plus bas pourcentage en suffrages exprimés depuis 1936, toutes élections confondues. La gauche de gauche est elle aussi mal en point : le total du Front de Gauche (FDG) et de l’extrême gauche (8 %) est le plus modeste en scrutin européen, un des trois plus faibles toutes élections confondues (pour le total PCF-extrême gauche). Pendant des décennies, le PCF a reculé sans que nul, à la gauche du PS, ne se montre en état de récupérer ce qu’il a perdu. Entre 1997 et 2008, l’extrême gauche trotskisante a fait une percée non négligeable. Elle s’effondre aujourd’hui, sans que le FDG récupère ce qu’elle perd.

 

 

- 2. Nous avons affaire à une crise politique qui est en même temps une crise de la politique.

Non pas de la politique en général, mais de la politique dans sa forme instituée. Les partis dits de gouvernement sont pénalisés par le recul de l’État, qui les rend incapables de répondre à la demande sociale « d’en bas ». De façon plus générale, le fonctionnement vertical des partis contredit le désir de délibération et de décision directe des individus. Il ne parvient plus à maîtriser le rapport complexe du social et du politique. Désormais, la reconstruction des cadres mêmes de la démocratie et la relance politique doivent se penser en même temps, selon des logiques voisines, à partir des mêmes exigences

 

 

- 3. Il n’y a donc pas de solution purement partisane à la crise politique actuelle.

Inutile d’envisager un parti central, au cœur d’une galaxie étendue, comme le PCF y parvint pendant quelques décennies ; mais un front de partis, fût-il élargi, ne suffit pas non plus. Le contact entre formations politiques est utile ; il n’est pas « la » solution. S’il faut reconstruire, c’est dans deux directions : associer à la construction de projets et d’initiative politique des forces et des individus qui ne sont pas dans le champ étroitement partisan ; bâtir des formes de fonctionnement collectif selon des modèles coopératifs, en réseaux, qui contredisent la tendance forte à confondre centralité et verticalité hiérarchique.

 

 

- 4. Le champ de cette reconstruction n’est pas « toute la gauche ».

Non pas qu’il faille renoncer au dualisme gauche-droite constitutif de la politique française. Non pas qu’il faille cesser de viser des majorités, pas simplement ponctuelles, mais autour de projets transformateurs globaux. Mais cette majorité ne se formera pas en dehors de médiations de plus ou moins longue durée. Depuis que le PCF a cessé d’être « central » à gauche, cette médiation est celle de la formation d’un pôle transformateur, ancré immédiatement dans le refus de la méthode sociale-libérale. La gauche existe encore. Il n’y a pas deux gauches hermétiquement fermées l’une à l’autre. Mais la gauche est polarisée entre la tentation de l’adaptation et de l’accommodement d’un côté, et de l’autre côté la propension à la rupture et au dépassement. Le second pôle est trop faible : il faut le conforter.

 

La structuration de ce pôle n’est pas une fin en soi. Mais si on ne s’y attelle pas de façon spécifique, hors élection et à l’occasion des élections, la gauche tout entière restera en panne. Il ne faut plus reproduire la cacophonie des municipales. Ce qui fit naguère la force de la stratégie d’union de la gauche tenait à deux choses en même temps : le PCF était à 20 % et il proposait la formule de l’union de la gauche partout. Pour assurer la présence d’un pôle transformateur (aujourd’hui minoritaire à gauche), il faut l’affirmer de façon cohérente, si possible à toutes les élections. Si des ajustements concrets doivent se faire, ils se font sur la base d’une orientation commune, valable sur la durée et opiniâtrement suivie.

 

 

- 5. La gauche de gauche française n’a pas disparu, comme elle l’a fait un moment en Italie.

Mais elle est en panne. Quatre traits, à mes yeux, contribuent à la pénaliser : la « peur de gagner », le jeu de la concurrence partisane, l’art de mettre en évidence les sujets qui fâchent, la propension à identifier modernisation et renoncement.

 

  • La « peur de gagner » : chaque fois que l’occasion se présente de prolonger électoralement une dynamique sociopolitique, la gauche de gauche s’emballe et échoue. En 1995, le grand mouvement de novembre-décembre bouscule un paysage politique qui semblait totalement bouché à gauche. Peu après, le PCF choisit la gauche plurielle et la LCR l’enfermement avec LO : à l’arrivée le PC est laminé et l’extrême gauche confortée mais isolée. En 2005, la victoire du Non ouvre un espace formidable à l’affirmation électorale d’un vote de gauche franchement en rupture avec les recentrages de vingt ans. La LCR fait la moue, le PC croit qu’il est le mieux placé : à l’arrivée, les comités antilibéraux explosent et la gauche de gauche est cruellement affaiblie. En 2012, le FDG fait une percée remarquée à la présidentielle. Qu’en est-il aujourd’hui ?

 

  • Le jeu de la concurrence partisane : au mieux, la gauche de gauche sait faire des cartels ; mais un cartel ne fait pas nécessairement « mouvement ». Chaque organisation tient d’abord à son existence : tout se passe comme si le commun (le cartel) n’était accepté que dès l’instant où il servait les intérêts du particulier (le parti). En pratique, chacun est plus ou moins persuadé qu’il est « le mieux placé pour… ». Autant dire que les autres sont moins bien placés pour… Dès lors, dans un cartel, chacun observe l’autre, comme en attente de la faille du partenaire. Au départ, on a des tête-à-tête ; à l’arrivée, on bute sur des face-à-face.

 

  • La passion des sujets qui fâchent. Globalement la gauche de gauche se caractérise par des traits de communauté majeurs : la critique des ajustements « sociaux-libéraux », le refus de la mondialisation financière, la conviction que le développement économe des capacités humaines vaut beaucoup mieux que la concurrence libre et non faussée, le désir d’avancer vers une démocratie d’implication… Mais dès qu’on semble parvenu à un consensus, on s’ingénie à trouver la ligne de clivage qui montre que l’entente est factice. En 2005-2006, la convergence antilibérale fait la preuve de sa force face au PS recentré ? La LCR se met alors à théoriser sur la différence jugée fondamentale et discriminante entre les « antilibéraux » et les « anticapitalistes ». On s’accorde, à la gauche de la gauche, sur la prééminence de la question des droits ? On se débrouille pour s’écharper sur le voile ou sur le post-colonialisme. En quelques années, on a pris l’habitude de penser ensemble les combats locaux, nationaux, européens, planétaires ? C’était trop beau : voilà que renaissent les débats sanglants entre « européistes » et « souverainistes », comme on s’égorgeait naguère entre « fédéralistes » et « confédéralistes », ou entre « girondins » et « jacobins ». À la gauche de la gauche, on aime bien se trouver des ennemis irréductibles dans son propre camp. L’ennemi le plus pernicieux, c’est celui qui vous ressemble le plus.

 

  • La confusion du mouvement et du renoncement. Dans la gauche de gauche, les jours heureux sont volontiers derrière nous. Du temps de la grande Union soviétique, du CNR, de l’État-providence, du keynésianisme, de l’unité jacobine, du jauressisme, de l’union de la gauche… Chacun choisit ses jours heureux. Mais ils sont dans le passé. Si le PS est fustigé, c’est parce qu’il tourne le dos au passé. Tant de renoncements ont été menés au nom de la « modernité » (souvenez-vous de « Vive la crise ! ») que l’on finit par identifier désir de bouger et capitulation devant le capital. Cette méfiance peut se comprendre ; il n’en reste pas moins qu’elle est mortifère. En fait, il faudrait dénigrer le PS parce qu’il tourne le dos à l’avenir. Et pour cela, s’il faut cultiver la mémoire du combat ouvrier et démocratique, il ne faut surtout pas la rejouer sur le même registre. Aimer son passé, ce n’est pas le répéter. Le FDG n’est pas identifié à de la novation : c’est dommage. Y remédier se travaille.

 

-  Pour compléter la réflexion, l'analyse, le débat sur l'avenir du Front de Gauche, lire aussi :

- Par : Gros travail d'introspection qui attend le Front de gauche

- Par François Delapierre, Secrétaire national du Parti de Gauche : Agir pour Reconstruire

- Initiative citoyenne : Appel pour un nouveau départ du Front de gauche

- Débat l'Humanité.fr : Après le choc des européennes, quel type de rassemblement à gauche ?

- Sur le blog Eric Durand : APPEL NATIONAL pour des assises du FRONT de GAUCHE

- Par Eric DURAND : Élections européennes : FN, une victoire par défaut !

- Par Myriam Martin : Du Front de gauche au front commun anti-austérité

- Par Raoul Marc Jennar : Sauver la gauche, ce n’est pas sauver le PS !

- Par Samy Johsua : Gauche, gauche…et gauche

- Par Brice Errandonea pour "Ensemble" : Souveraineté nationale ou souveraineté populaire ?

- Par Eric FAssin :  La gauche, avec ou contre le PS ?

- Par Corinne Morel-Darleux : Réflexions post-européennes en 7 citations...

- Par Eric Coquerel, Secrétaire National du Parti de Gauche : Refondations

- Par Robert Duguet : Résistance ou collaboration, il faut choisir !

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 22:40
Au soir des élections européennes : communiqué de la liste Front de Gauche Ouest et de Jean Luc Mélenchon

Source : site de campagne du Front de Gauche circonscription Ouest

Le score du FDG bien qu’en légère progression, est décevant et reste en dessous des possibilités ouvertes par la campagne des présidentielles.

 

Ce scrutin des européennes est à nouveau marqué par une abstention importante. Tout a été fait pour qu’il en soit ainsi, un gouvernement aux abonnés absents dans cette campagne, des médias relayant l’idée que quoi qu’il arrive l’abstention sera forte, et le FN deviendra la première force politique, et une campagne pour le moins atone.

 

Cette abstention qui touche toutes les catégories de la population est d’abord le signe d’un rejet des formes actuelles de la délégation de pouvoir, nos concitoyens considérant que de toute façon, les élus ne tiennent pas compte de leur avis. L’expérience du référendum qui a conduit au rejet du Traité constitutionnel européen aussitôt resservi au congrès et voté par une majorité de parlementaires leur donne en partie  raison. Notre faiblesse a été à cette occasion de ne pas porter un nouveau projet de constitution européenne basé sur la coopération entre les peuples et non sur le principe de concurrence libre et non faussée.

 

Le rejet des politiques en place, à l’échelle européenne et nationale, s’est largement exprimé. Le PS, seul aujourd’hui à gouverner, avec moins de 15%, subit une défaite cinglante qui contribue à délégitimer l’orientation de François Hollande et Manuel Valls. Le FN fait un score important y compris dans notre circonscription jusqu’alors préservée. La droite se refait une santé, EELV est en recul par rapport à son score de 2009. Les politiques d’austérité menées depuis plusieurs années provoquent des replis idéologiques et le FN apparait comme un recours aux yeux de nombreux concitoyens.

 

Mais relativisons ces résultats. Que représente le score de chacun quand il y a une telle abstention ?

 

Dans ce contexte le Font de Gauche conserverait 4 élus, en égalisant ou améliorant légèrement son score de 2009.

 

Avec la candidature de Myriam Martin dans l’Ouest, le Front de Gauche a mené une campagne unitaire, dynamique, multipliant les réunions publiques et les rencontres avec  les femmes et les hommes de cette grande région marquée comme d’autres par les fermetures d’entreprise, les plans de licenciements,  les difficultés économiques et sociales, les dégâts écologiques provoqués notamment par l’agriculture productiviste,  mais aussi par les luttes que toutes et tous  mènent pour construire d’autres solutions.

 

Avec tous les élus  soutenus par le Parti de la Gauche Européenne, dont le groupe GUE se renforce au Parlement européen, nous continuerons de mener des luttes pour plus de démocratie,  de justice sociale,  d’égalité, pour la transition écologique,  et pour la coopération entre les peuples européens et les peuples du monde : en commençant par exiger  le rejet de la directive européenne des travailleurs détachés, et la fin de l’indépendance de la banque centrale européenne.

 

Myriam Martin – Xavier Compain – Sylvie Mamet – Patrice Boutin – Marie Claude Robin – Alain Bergeot Candidats du Front de Gauche dans la circonscription Ouest

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Le 26 mai 2014, Jean-Luc Mélenchon tenait une conférence de presse suite aux résultats des européennes.

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 09:33
Élections européennes, l'intégralité de la liste Front de Gauche pour l'OUEST !

- Les 18 candidat(s) de la liste européenne du Front de Gauche pour l'Ouest  ICI

- Le tract de lancement de la campagne est en piéce jointe ou à télécharger ICI

 

 

 

 

 

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 11:26

80 000 ou 100 000 personnes à la marche pour dire "Maintenant Çà Suffit" à François Hollande ! Peu importe..... c'est un IMMENSE SUCCÈS !


L'opposition de gauche est dans la rue !

 

Avec le 12 avril.... l'opposition de gauche et l'alternative politique se construisent pas à pas !
Avec le 12 avril.... l'opposition de gauche et l'alternative politique se construisent pas à pas !

JL Mélenchon souriant avec le socialiste Liem Hoang Ngoc (membre du bureau national du PS), Eric Coquerel du PG, Philippe Poutou du NPA,....

 

Avec le 12 avril.... l'opposition de gauche et l'alternative politique se construisent pas à pas !
Avec le 12 avril.... l'opposition de gauche et l'alternative politique se construisent pas à pas !
Avec le 12 avril.... l'opposition de gauche et l'alternative politique se construisent pas à pas !

JL Mélenchon du PG avec le socialiste Liem Hoang Ngoc (membre du bureau national du PS), Alexis Tsipras membre de SYRIZA, candidat de la gauche européenne à la présidence de la Commission européenne, Pierre Laurent du PCF...

Avec le 12 avril.... l'opposition de gauche et l'alternative politique se construisent pas à pas !

et des militants EELV.....
L'opposition de gauche et l'alternative politique se construisent pas à pas !

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Déclaration du Parti de Gauche

La gauche ? Elle était aujourd'hui dans la rue

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 09:27
APPEL NATIONAL pour des assises du FRONT de GAUCHE

L’Appel

 

Appel national pour des Assises du Front de Gauche

Les désaccords stratégiques qui ont divisé le Front de Gauche lors de ces élections municipales ont pesé très lourd dans la difficulté à rendre lisible, pour le plus grand nombre, le message que nous portons.

 

Pourtant, le Front de Gauche, autonome et conquérant, avec 11,7% retrouve la part d’électeurs et d’électrices qui a voté en faveur de Jean-Luc Mélenchon lors de l’élection présidentielle de 2012.

 

Dès lors, il est absolument éclatant qu’un Front de Gauche uni dans une stratégie nationale de conquête, débarrassé du brouillage entretenu par ceux qui ont fait le choix de s’allier dès le premier tour aux candidats qui soutiennent ce gouvernement, notamment dans les grandes villes, aurait permis un score national bien plus conséquent.

 

Ainsi le Front de Gauche aurait pu devenir, à l’issue de ce scrutin, le pôle de rassemblement de toute la gauche de rupture, et ce d’autant plus que lorsque l’alliance avec les écologistes s’est nouée autour de véritables contenus, 15% d’électeurs et d’électrices ont répondu présents.

 

L’heure n’est pas aux règlements de comptes, mais bien au sursaut. Notre ligne d’horizon est validée par les faits : le Front de Gauche est la stratégie pour conquérir le pouvoir.

 

L’exemple de Syriza indique bien que seul un Front de Gauche autonome, nourri de la dynamique citoyenne, définitivement détaché des stratégies à géométrie variable, pourra s’ancrer durablement et aller à la rencontre des abstentionnistes.

 

Nous militant-es -ou non- des partis membres du Front de Gauche, appelons immédiatement à l’organisation nationale d’Assises du Front de Gauche. Il nous faut ouvrir en grand nos portes et nos fenêtres, adopter une feuille de route pour les trois années à venir et préparer la relève de toute la gauche sociale, écologiste et républicaine.

 

Le succès prévisible de la Marche du 12 avril doit servir de point d’appui à la mobilisation pour la tenue rapide des Assises du Front de Gauche.

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- Pour se connecter au site original : ICI

- Pour signer l'appel : ICI

- Pour voir les signataires de l'appel : ICI

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 11:53

Le 30 mars 2014, Jean-Luc Mélenchon tenait une conférence de presse sur le deuxième tour des élections municipales. Il a vu dans le résultat une sanction de la politique du gouvernement et a dénoncé le sectarisme du PS dans des villes comme Toulouse. Jean-Luc Mélenchon a appelé à construire "une nouvelle gauche, capable d'être majoritaire dans notre pays". Il a souligné l'excellent résultat de la liste PG-EELV à Grenoble, dans lequel il a vu "une magnifique leçon de choses" qui apportait "une grande espérance" et "un vent frais". Jean-Luc Mélenchon a enfin appelé les élus socialistes à rompre les rangs et à rejoindre l'opposition de gauche à la politique du gouvernement.

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 10:35
Municipales 2014 • Tour d'horizon, chiffres clés et analyse
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Source : Laurent Maffeïs et le Pôle argumentaire du Parti de Gauche

- Pas vu à la télé !  Nos résultats à retenir :

  • 11,43% pour nos 600 listes autonomes
  • 308 de nos listes font plus de 10 % (316 pour le FN)
  • 15,31% pour nos 82 listes avec EELV contre 9,69 % pour les listes où EELV se présentait seul.

 

- Abstention record : une insurrection civique froide

Avec 38,6% l’abstention atteint son record historique pour des élections municipales. Cela dément ceux qui prétendaient que cette élection était avant tout locale et non concernée par la situation nationale. Les renoncements de Hollande et le contexte d’affaires nauséabondes ont nourri la défiance face aux urnes. L’analyse géographique de cette abstention le confirme fortement. L’abstention fait des ravages dans les quartiers populaires, notamment de nombreuses villes de banlieues où elle progresse de plus de 5 points par rapport à 2008 comme à Stains ou Vaulx-en-Velin. L’abstention progresse plus fortement là où le PS réalisait ses meilleurs scores que dans des fiefs de droite. A Paris, par exemple, l’abstention est stable ou recule par rapport à 2008 dans les arrondissements de droite (notamment 1er, 8ème et 16ème) et elle progresse dans ceux de gauche (18, 19, 20ème). L’électorat de droite s’est donc plus fortement mobilisé. On observe le même recul de l’abstention lié à une forte mobilisation à droite dans les villes choisies par le FN comme vitrines (Fréjus, Forbach, Béziers).

 

- Lourde sanction contre les listes gouvernementales
Le PS subit une forte sanction qui avait été très largement sous-estimée par les sondages. Les 12 ministres PS qui étaient candidats sont tous fortement en recul. Sept d’entre eux étaient élus dés le 1er tour en 2008 et sont cette fois-ci en ballotage. Le PS s’effondre y compris dans des villes où il avait toujours résisté. C’est par exemple le cas à Niort qui bascule à droite dés le 1er tour après 60 ans de gestion PS. Autre symbole de l’impasse dans laquelle Hollande a engagé le PS, dans la plus ancienne ville socialiste du pays, Commentry dans l’Allier, qui avait élu le 1er maire socialiste de France en 1882, la liste PS arrive 3ème, devancée par la droite et une liste autonome de gauche soutenue par le PG qui réalise 25%. Le PS perd aussi dés le 1er tour la très symbolique ville de Florange. A Hayange voisine, siège des hauts fourneaux liquidés d’Arcelor Mittal, le maire sortant PS arrive 3ème et le FN passe en tête. La preuve que le 1er moteur de développement du FN se trouve bien dans la politique du gouvernement. Même effondrement dans des villes que le PS prétendait prendre à la droite comme Marseille. Avec 20% des voix, les listes marseillaises du PS dégringolent par rapport à la présidentielle (28% pour Hollande) et encore plus par rapport à la municipale de 2008 (39% au 1er tour) en dépit d’une alliance avec EELV. Idem à Perpignan où le PS allié au PCF sombre à 11% là où Hollande réalisait 28%. Quelles que soient les alliances nouées par le PS, nul part il n’échappe à cette lourde sanction des listes liées au gouvernement. Y compris à Paris où la légère avance de la droite au 1er tour inflige un lourd camouflet aux sondeurs.

 

- La droite en reconquête
Forte de la mobilisation des électeurs des quartiers bourgeois et de la démobilisation des quartiers populaires la droite progresse fortement par rapport à 2008. Elle prend même une série de villes de plus de 20 000 habitants au PS dés le 1er tour (Niort, Dôle, Arras, Chalon sur Saône, Talence, Clamart, L’Hay les roses, Epinay sur Seine, Poissy). Cette progression de la droite est cependant contrariée dans certaines communes par la poussée du FN.

 

- La poussée relative du FN
Elle n’est pourtant pas aussi massive et historique que les médias l’ont présentée. Epousant parfaitement la stratégie de communication du FN, toute l’attention des médias s’est focalisée sur 5 villes vitrines pour le FN. Omniprésentes sur les écrans depuis des semaines (29% de temps d’antenne FN sur France 3, 43% sur BFM-TV), ces villes ont tellement été assignées au vote FN que cette médiatisation en forme de propagande a eu un effet auto-réalisateur sur l’électorat de droite. Ramené au vote dans l’ensemble du pays, les résultats des listes FN ne représentent cependant que 4,78% des voix exprimées. L’essentiel de la dynamique FN dans ses villes vitrines provient d’ailleurs d’un vase communicant entre les votes de droite et ceux d’extrême droite. A Fréjus par exemple, là où la droite rassemblait 62% au 1er tour sur une seule liste en 2008, elle ne regroupe que 42% éclatés sur 3 listes cette fois-ci. Des électeurs de droite ont basculé vers le FN. Ce vase communicant est encore plus fort à Forbach où la droite faisait 63% en 2008 et s’effondre à 31% cette fois-ci, alors que le FN, qui était absent en 2008, obtient 35%. Le FN poursuit ainsi sa stratégie de conquête du leadership de la droite. Elle n’est pas encore achevée comme le montre l’exemple marseillais. Même s’il dépasse celui de Marine Le Pen à la présidentielle, le score réalisé par le FN (23%) n’a rien d’historique dans la ville comparés aux 22% réalisés aux municipales de 1995 et aux 28% réalisés par l’extrême droite aux présidentielles de 1988 et 2002. Et le fait que le FN puisse se maintenir au 2nd tour dans tous les secteurs de la ville n’est pas non plus une nouveauté historique puisque c’était déjà le cas en 1989 et 1995.

 

- Naufrage du "tous derrière le PS" face au FN
Quant à Hénin-Beaumont le FN y est surtout fort des faiblesses de la gauche. Le choix du PCF d’abandonner au dernier moment la stratégie du Front de Gauche pour se ranger derrière un PS discrédité a porté le coup de grâce. Rappelons qu’à l’inverse, quand le Front de Gauche était représenté avec force par la candidature de Jean-Luc Mélenchon au même endroit aux législatives, le FN n’avait pas réussi à remporter l’élection. Cette responsabilité du PCF est d’autant plus lourde que le Front de Gauche était passé devant le PS aux législatives sur la ville d’Hénin-Beaumont en réalisant 21% contre 16% au candidat PS. Cette stratégie funeste du rassemblement derrière le PS a malheureusement aussi été appliquée par le PCF à Perpignan avec le même échec cuisant puisque la liste PS-PC passe de 24 à 11 % entre 2008 et 2014.

 

Pas vu à la télé  !

- Les résultats comparés du Front de Gauche et du FN

Le lepénisme médiatique ne déforme pas seulement la réalité du FN. Il conduit aussi à rendre invisibles les résultats du Front de Gauche. La comparaison des résultats effectifs des deux forces au 1er tour des municipales est à ce titre édifiante.
• En terme de listes présentées, nous sommes parvenus à dépasser les 600 listes alors que le FN n’atteignait que 594, loin des 700 annoncées à l’automne.
• Si l’on regarde les listes ayant franchi les 10%, c’est le cas de 308 de nos listes autonomes portant la stratégie du Front de Gauche et de 316 pour le FN. Aucun média n’a pourtant mentionné cette performance très similaire.
• Enfin en terme d’élus, le FN est largement distancé avec 473 élus au 1er tour contre 2 036 pour le Front de Gauche. Et le FN ne gagne qu’une commune au 1er tour contre 67 pour le Front de Gauche.

 

- Percée des listes autonomes d’opposition de gauche
Le principal fait politique occulté par les médias à l’issue de ce premier tour est la percée des listes de gauche autonomes du PS conformément à la stratégie défendue dans tout le pays par le Parti de Gauche. Avec un résultat de 11,43% nos plus de 600 listes autonomes consolident le score de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle. Nos listes pâtissent aussi de l’abstention, notamment dans les plus grandes villes (Paris, Toulouse, Marseille) mais moins fortement que le reste de la gauche. A Evry dans la ville de Manuel Valls, la liste Front de Gauche dépasse les 15% en dépit des plus de 60% d’abstention. Parmi ces bons résultats des listes autonomes, on peut signaler plusieurs têtes de listes PG qui dépassent les 10%. Tony Bernard, le président de La Gauche par l’exemple, l’emporte au 1er tour à Chateldon (63) et le maire de Grabels (34) René Revol réalise 49,97 % dés le 1er tour. Au Lude, siège des usines Candia dans la Sarthe, pour la 1ère fois de l’histoire de la ville une liste de gauche conduite par notre camarade syndicaliste de Candia Patrick Corvaisier atteint 31% contre le maire UMP. A Guéret, la liste conduite par David Gipoulou dépasse les 15%. A Paris, la liste de Danielle Simonnet réalise 10,36 % dans le 20ème arrondissement.

 

Pas vu à la télé  !

- Gros succès des listes autonomes avec EELV

L’autre fait politique prometteur passé sous silence par les médias est le succès de nos listes communes avec Europe Ecologie les Verts. Présentes dans 82 villes, elles enregistrent un résultat de 15,31%. La dynamique de ces listes est spécifique car on ne la retrouve pas aussi fortes dans les 95 listes où EELV se présentait seule et où elle n’obtient que 9,69%. La percée la plus remarquable de cette nouvelle alliance de gauche a eu lieu à Grenoble où la liste EELV-PG réalise 29% contre 25% pour le PS, là où la liste des Verts ne réalisait que 15% en 2008. Cette nouvelle dynamique d’alliance à gauche s’observe aussi dans des dizaines d’autres villes. Dans 25 villes des alliances d’EELV avec le Front de Gauche ou le Parti de Gauche ont ainsi dépassé les 15% comme à Arcueil, Poitiers, Viry-Châtillon, Dieppe, Montlouis sur Loir, Vierzon, La Ciotat, Lannion, Cachan, Le Pré Saint Gervais, Palaiseau, Guérande, Saint-Egrève, Saint-Girons, Villeurbanne, Aubenas, Fouquières-lès-Lens ou Istres.

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 09:45
Déclaration du Front de Gauche de La Rochelle et mon positionnement !

« Déclaration du Front de Gauche de La Rochelle

La liste du Front De Gauche La Rochelle Rebelle Humaine et Solidaire a recueilli 1005 voix .
Nous remercions les électeurs qui ont choisi la liste anti-austérité porteuse des valeurs humanistes et rebelles.

Ces élections montrent que le parti des abstentionnistes a encore gagné et que le parti de la haine ne cesse d’avancer. Notre démocratie est malade, rongée par le bipartisme, rongée par l’application des politiques libérales à La Rochelle comme en France.

Les électeurs qui ont voté pour notre liste sont libres et feront leur propre choix pour le deuxième tour.

Quoi qu’il arrive nous continuerons à défendre nos idées, à lutter avec les rochelais pour une ville plus égalitaire, plus solidaire, à lutter contre l’austérité. Nous serons avec vous pour gagner le transport collectif gratuit, des logements sociaux de qualité, pour lutter contre les expulsions locatives… »

-----------------------

Pour ma part, membre du Parti de Gauche et candidat sur la liste "La Rochelle 2014 VERTE et OUVERTE" au premier tour, co-élaborateur du programme de la campagne, je ne peux rejoindre ni soutenir Jean François FOUNTAINE qui ne porte aucune des valeurs de gauche auquel je suis attaché, même s'il s'engage sur certains points programmatiques essentiels aux yeux des rochelais et qui me tiennent à coeur.

 

Je ne me retrouve pas non plus dans la liste portée par Anne Laure JAUMOUILLIÉ, qui n'a pas de programme en rupture avec les politiques d'austérité mises en oeuvre du national au local.

 

Son programme, vague et plus subliminal que concret ne correspond a aucune des attentes qui sont les miennes que ce soit sur les questions liées à la cohabitation d'industries ou sites classés SEVESO avec les riverains, à la politique vis à vis du coût de la ville (eau potable, logement, services publics, etc.......).

 

C'est pour l'ensemble de ces raisons que je soutiens l'appel du Front de Gauche pour le second tour qui laisse les électeurs libres de leur propre choix.

 

La Rochelle le 24 mars 2014

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 23:49
Résultats 1er tour des élections municipales La Rochelle
Résultats 1er tour des élections municipales La Rochelle
Pour obtenir les résultats par bureaux de vote, cliquez... ICI
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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 17:04
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APPEL AU RASSEMBLEMENT !

Il ne doit pas y avoir deux listes porteuses du même programme à la gauche du PS sur la Rochelle au premier tour des élections municipales !

 

En effet, le PG, le NPA, des communistes FdG, des syndicalistes, etc... se sont engagés dans une démarche d’assemblées citoyennes, ont mis en débat des propositions novatrices en rupture avec les politiques austéritaires, ont élaboré un document politique "NON A L’AUSTÉRITÉ PRENONS LE POUVOIR" dont chacun reconnaît le sérieux et la pertinence.

 

Lors de l’Assemblée citoyenne du 11 janvier, le représentant d’EELV a notifié l’accord quasi total d’EELV avec les travaux et propositions de l’Assemblée Citoyenne et a proposé un accord politique resté sans suite. Aujourd’hui EELV renouvelle publiquement sa proposition d’accord pour le premier tour des élections municipales afin de "regrouper nos forces et de faire liste commune comme cela s’est fait à Poitiers ou Rennes".

 

L’heure n’est pas au replis identitaire et partisan ! L’heure est au rassemblement dés le premier tour, des forces de gauche en toute indépendance du parti socialiste pour combattre les conséquences locales des retombées de la politique austéritaire menée par le gouvernement, et contribuer à jeter les bases, à partir des réalités locales, de la construction d’une nouvelle majorité politique à gauche en alternative au social libéralisme.

 

Pour notre part nous mettrons tout en œuvre pour ne pas ajouter de la confusion à la situation locale déjà particulièrement compliquée ce qui alimente l’abstention, le vote d’extrême droite. La Rochelle ne doit pas être livrée à nos adversaires de classe !

 

Dans ce cadre, nous appelons toutes les rochelaises et les rochelais attachés aux valeurs de la gauche de transformation sociale à ne pas céder à la facilité de la division artificielle et à œuvrer, au premier tour, pour la construction d’une liste unitaire indépendante et, au second tour, agir pour le rassemblement, faire échec à la droite et à l’extrême droite et mettre en œuvre tout ou partie de notre programme !

 

PREMIERS SIGNATAIRES :

Eric DURAND membre du Parti de Gauche ; René BLANCHEMANCHE ; Henri MOULINIER ; Eric PERRIN membre du PG ; Stéphane BEAUPOUX EELV ; Patricia TOUCAS ; Marianne KLOSS membre du PG ; Raymond BOZIER, écrivain, acteur du mouvement associatif ; Daniel ARNAUDIN, retraité ; Françoise ENET ; Myriam BERNARD, militante associative ; Patrick RICHARD membre du PG ; Patrick JOB membre du PG ; Fabrice HAUVUY membre du PG ; Charles CHASSON membre du PG ;

 

Pour signer l’appel : <edurand4@free.fr> ;<rene.blanchemanche@gmail.com>

 

Lire aussi :
- Élections municipales La ROCHELLE : en politique 5 et 5 ne font pas 10 !

- La preuve par BERGERAC sans caricature ni mépris !

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