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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 15:44
Comment le traité transatlantique menace l’emploi et les droits sociaux

Source : %attac par Réseau Seattle to Brussels

  • En octobre 2013, le Réseau Seattle to Brussels (SB2) a publié un rapport très fourni sur le traitè transatlantique, accord de libre-échange entre les Etats-Unis et l’Union européenne en cours de négociation.
  • Titré « A Brave New Transatlantic Partnership » en référence au Brave New World – le Meilleur des mondes – d’Aldous Huxley, ce rapport revient en détail sur les différents aspects de cet accord transatlantique et sur les menaces qu’il représente pour les droits sociaux et l’emploi, l’environnement, l’agriculture, les droits civiques et la vie privée, la santé, la régulation financière et la démocratie.
  • Cet article, qui reprend le premier chapitre du rapport dédié à l’emploi et au droit du travail, détaille les menaces que font peser les négociations transatlantiques sur les droits sociaux. Avec, à l’appui, une comparaison très parlante avec l’accord de libre-échange nord-américain (ALENA ou NAFTA en anglais).

 

(article publié sur les Dessous de Bruxelles)

Cela a été dit et répété dans les grands médias : un accord de libre-échange entre l’Union européenne et les Etats-Unis devrait permettre aux deux puissances de part et d’autre de l’atlantique de sortir du marasme économique.

 

Dans son discours sur l’état de l’Union le 13 février 2013, le Président Obama annonçait : « nous allons lancer des négociations pour un vaste partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (PTCI) avec l’Union européenne – parce qu’un commerce atlantique libre et juste permettra de créer des millions d’emplois de qualité en Amérique ».

 

Des déclarations dont le commissaire européen au commerce Karel de Gucht s’est fait l’écho : « Pour l’Europe, les retombées de cet accord que nous essayons de conclure devraient être de l’ordre de 0,5 à 1% du PIB, avec à la clé des centaines de milliers d’emplois créés… Il apportera de nouveaux clients pour nos producteurs, des pièces moins chères pour nos producteurs et une plus grande concurrence qui rendront nos entreprises plus efficaces [1] »

 

Pourtant si on considère ces chiffres de plus près, on se rend compte que les retombées économiques du PTCI sont largement surestimées. En fait, non seulement ces promesses en termes de création de richesse et d’emploi ne seront probablement pas tenues, mais les politiques de protection sociale et le droit du travail, considérés comme des « barrières non-tarifaires » au commerce transatlantique, pourraient être sérieusement mis à mal avec l’adoption d’un tel accord.

 

- Des prévisions de création de richesse et d’emploi exagérées

Sur la foi d’études de think tanks financés par l’industrie, la commission européenne a annoncé que le PTCI pourrait créer deux millions d’emplois et augmenter le commerce transatlantique à hauteur de 120 milliards de dollars en cinq années [2]. Subventionné par plusieurs des plus importants acteurs de la finance (qui devraient tirer largement partie du PTCI) comme Deutsche Bank, BNP Paribas, Citigroup, Santander, Barclays, JP Morgan, le Centre for Economic Policy basé à Londres affirme que les gains pour l’économie européenne d’un accord transatlantique devrait se chiffrer à hauteur de 119 milliards d’euros par an, un gain audacieusement traduit par une augmentation de revenu de 545€ par an en moyenne pour une famille européenne de quatre membres [3].

 

Pour le professeur Clive George, senior economist de l’Université de Manchester, qui a réalisé pour la Commission européenne de nombreuses études d’impact des négociations commerciales, ces prévisions doivent être prises avec la plus grande précaution, considérant que « les modèles économiques sur lesquels ces estimations sont basées ont été décrits par plusieurs économistes de renom comme "extrêmement spéculatifs" [4] ». George note que nombreuses prévisions enthousiastes concernant les retombées économiques du PTCI évoquent une augmentation de croissance de 0,5%, prévision que l’étude d’impact de la Commission européenne qualifie elle-même d’« optimiste ». Selon cette étude, il est plus probable que l’augmentation soit de l’ordre de 0,1% (c’est-à-dire une augmentation inférieure à 0,01% par an sur une période de 10 ans). Cette augmentation, comme le professeur George le note, « est triviale, et la Commission européenne le sait [5] ».

 

Dans un même registre, le département d’étude d’impact du Parlement européen a critiqué la méthodologie de l’étude de la Commission concernant l’accord transatlantique, pour l’absence de « données quantitatives » nécessaires pour comprendre l’origine des résultats, pour « une évaluation insuffisante des risques et inconvénients » liés à l’accord et pour « l’absence de vérification quant à la crédibilité du modèle employé, qui semble basé sur un certain nombres d’hypothèses idéalisées [6] ».

 

Pour le journaliste Jens Berger, « les "crimes" commis au nom de l’économétrie ont autant à voir avec la science que la météorologie a à voir avec les entrailles de poulets chlorés (NdT : référence aux sorciers vaudous qui lisent l’avenir dans les entrailles de poulets). Des modèles économiques de plus en plus complexes se substituent à la logique et à la démarche scientifique, alors qu’ils sont ni logiques, ni scientifiques. Il sera toujours possible de trouver l’"institut" capable de produire les résultats désirés via ce type de modèles. [7] »

 

Pour prévoir les conséquences probables de nouvelles négociations commerciales, la méthode la plus fiable, si l’on en croit Clive George, consiste à considérer les précédentes expériences d’accords commerciaux [8]. Une méthode certes plus fiable... mais dont les résultats s’avèrent moins reluisants. Car si l’on s’intéresse de plus près aux retombées de l’accord de libre-échange nord-américain (ALENA ou NAFTA en anglais), qui comporte de nombreuses similitudes avec le PTCI, les résultats sont sans appel : les créations d’emploi ne sont pas au rendez-vous… C’est même le contraire !

 

- Accord de libre-échange nord-américain : un million d’emploi détruits aux Etats-Unis

Quand l’ALENA a été lancé en 1993, le Président Clinton promettait la création de plusieurs millions d’emploi, comme conséquence de l’augmentation du commerce avec le Canada et le Mexique. La chambre de commerce des Etats-Unis se vante que l’ALENA a permis de multiplier par 3,5 le commerce dans la région (à hauteur de 1200 milliards de dollars). Elle reconnaît cependant que les promesses de création d’emploi n’ont pas été au rendez-vous [9]. Selon une analyse de l’Economic Policy Institute (EPI), le nombre d’emploi créé aux Etats-Unis via l’augmentation des exportations ne compense pas les pertes d’emploi liées à l’exacerbation de la concurrence et l’importation de produits étrangers. Le nombre total d’emploi détruits est estimé à près d’un million (879 280 emplois détruits) – à comparer aux 20 millions d’emploi promis initialement [10].

 

Ce bilan provisoire ne prend pas en compte la pression à la baisse des salaires pour les travailleurs étatsuniens induite par l’ALENA, qui a contribué à leur stagnation relative depuis la moitié des années 1970. Selon le Centre for Research on Globalization, l’ALENA a permis aux entreprises étatsuniennes de mobiliser leurs fonds d’investissement pour mettre en place des unités de production le long de la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis (du fait des salaires, du droit du travail et des normes environnementales bien plus faibles côté mexicain), cependant que des usines fermaient aux Etats-Unis [11]. Cela a rendu possible des profits considérables pour les grandes entreprises, mais a conduit à une détérioration des conditions de travail de part et d’autres de la frontière. En conséquence, les travailleurs étatsuniens se sont vus imposés des baisses de salaires tandis que le chômage a augmenté, alors que les travailleurs mexicains se sont vus privés de leurs débouchés professionnels traditionnels et forcés de travailler dans des conditions proche de l’esclavage pour des entreprises étatsuniennes installées au Mexique [12]. Selon Jeff Faux, Président de l’EPI à Washington, « l’expérience [de l’ALENA] montre qu’un vaste accord de libre-échange […] qui ne donne pas autant la priorité au social et aux conditions de travail qu’à la protection des investisseurs et financiers n’est pas viable. [13] »

 

- Des secteurs entiers menacés de restructuration

Malgré ses modélisations optimistes, l’étude d’impact de la commission européenne évoque tout de même, comme conséquence de l’augmentation du commerce avec les Etats-Unis, qu’« un choc initial est à prévoir dans les secteurs les plus exposés, et qui devrait conduire à leur restructuration ». Par exemple, des secteurs comme « les producteurs de viande, d’engrais, de bioéthanol et de sucre » seront menacés par « les avantages compétitifs de l’industrie étatsunienne vis-à-vis de ses homologues européens et les conséquences négatives à prévoir pour l’industrie européenne [14] ».

 

Selon l’étude, la production de machines électriques et d’équipements de transport, ainsi que le secteur métallurgique et ceux du bois et du papier, des services d’affaire, de la communication, des services personnels [15]. Comme le conclut l’étude d’impact, « il pourrait y avoir des coûts d’ajustement substantiels et prolongés. Il est clair que même si la main-d’œuvre a la possibilité d’affluer dans les secteurs où la demande augmente, il y aura des secteurs où les pertes d’emploi seront importantes et où les travailleurs pourront plus difficilement se reconvertir dans les secteurs en expansion, en particulier à cause de l’inadéquation de leurs compétences [16] ». Atténuer de telles conséquences supposerait de prendre en compte des mesures sociales préventives ; mais aucune mesure de ce type n’est prévue ni dans l’étude d’impact, ni dans le mandat de négociation. Au contraire, la commission considère que les revenus générés par l’accord seront suffisants pour les Etats pour gérer eux-mêmes les dégâts [17].

 

Il y a pourtant un risque que des régions entières de l’Union européenne soient amenées à payer la facture sociale de la signature d’un tel accord transatlantique, ce qui pourrait accroître encore davantage la fracture entre les Etats riches et pauvres de l’UE – entre son centre et sa périphérie [18] : les secteurs où les Etats-Unis sont le plus compétitifs à l’exportation sont précisément ceux où les pays de la périphérie ont des intérêts « défensifs » – comme l’agriculture. L’intégration dans l’Union européenne (et l’adoption de l’euro) a déjà eu pour conséquence une désindustrialisation partielle des pays méditerranéens [19]. Dans la période actuelle, les politiques macro-économiques devraient se donner pour objectif de protéger les citoyens européens plutôt que de les exposer à la compétition internationale.

 

- La course au moins-disant social : moins de droits, plus d’obligations pour les travailleurs

A travers l’harmonisation des normes et règles entre les deux puissances transatlantiques, il se pourrait que le droit du travail soit lui aussi remis en cause. Les Etats-Unis ont catégoriquement refusé de ratifier certaines des normes les plus élémentaires en matière de droit du travail, dans le cadre de l’organisation internationale du travail (OIT), y compris les conventions sur la liberté d’association et de pratiques syndicales. Dans le même temps, les récentes attaques de la commission européenne sur les salaires, dans le cadre de la crise de l’euro, démontrent les dispositions particulièrement menaçantes de l’UE à l’égard des normes en matière de travail [20]. Le PTCI pourrait servir d’instrument pour réformer la législation du travail en Europe, et l’« harmoniser » avec celle des Etats-Unis. Celle-ci comprend par exemple une disposition anti-syndicale tristement célèbre, sous une dénomination trompeuse (The Right To Work), qui restreint systématiquement la liberté des employés de s’associer – avec des conséquences désastreuses pour leurs droits [21].

 

Selon la fédération syndicale AFL-CIO, la législation étatsunienne a contribué à une course au moins-disant social en termes de salaires, de normes de santé et de sécurité, à mesure que les états étaient mis en compétition pour attirer les capitaux [22]. Lorsque la commission européenne annonce qu’elle souhaite faire l’inventaire de la législation du travail de sorte à « réduire le risque de voir l’investissement étatsunien diminuer en Europe au bénéfice d’autres régions du monde [23] », il y a fort à craindre que la compétition entre les Etats membres de l’Union européenne soit exacerbée par la signature d’un accord transatlantique. Après tout, la législation du travail européenne n’a-t-elle pas été identifiée comme « mesure non-tarifaire » qui ferait obstacle au commerce transatlantique [24] ?

 

Ainsi, ce ne sont pas seulement des centaines de milliers d’emplois qui sont menacés dans les nombreux secteurs qui seront affectés par la baisse des tarifs douaniers entre l’Union européenne et les Etats-Unis ; mais aussi le droit des européens à travailler dans des conditions dignes, à s’organiser et à se défendre dans une Europe frappée de plein fouet par l’austérité et le chômage.

Traduit par Frédéric Lemaire pour les Dessous de Bruxelles

 

  • Lire sur le même sujet :

- Un partenariat transatlantique pour le meilleur des mondes

 

  • Notes :

[1De Gucht, K. A European Perspective on Transatlantic Free Trade. SPEECH/13/178, delivered at the European Conference at Harvard Kennedy School,. 2 March 2013.

[2European Commission. Independent study outlines benefits of EU-US trade agreement. Memo/13/211. 12 March 2013.

[3Centre for Economic Policy Research (2013). Reducing Transatlantic Barriers to Trade and Investment - An Economic Assessment. Final Project Report. London.

[4George, C. and Kirkpatrick, C. (2006) Methodological issues in the impact assessment of trade policy : experience from the European Commission’s Sustainability Impact Assessment (SIA) programme. Impact Assessment and Project Appraisal. 24 (4). pp. 325-334.

[5George, C. What’s really driving the EU-US trade deal  ? 8th July 2013.

[6European Parliament Impact Assessment Unit (2013). Initial appraisal of a European commission Impact Assessment. European Commission proposal to authorise the opening of negotiations on a Transatlantic Trade and Investment Partnership between the European Union and United States of America.

[7Berger, J.Freihandelsstudie – Scharlatanerie im pseudowissen- schaftlichen Gewand, 18 June 2013 (Translated from German).

[8George, C. and Kirkpatrick, C. (2006).Op Cit.

[9The US Chamber of Commerce (2013). NAFTA Triumphant – Assessing Two Decades of Gains in Trade, Growth and Jobs. p. 9.

[10Economic Policy Institute (EPI) (2003). NAFTA – Related Job Losses Have Piled Up Since 1993.

[11Centre for Research on Globalization (2010) The North American Free Trade Agreement (NAFTA) Resulted in Increasing Unemployment in the US. Montreal. Canada.

[12Ibid.

[13Faux J. (2011) NAFTA at Seven : Its Impact on Workers in All Three Nations. Washington D.C.

[14European Commission (2013) Impact Assessment Report on the future of EU-US trade relations. pp 37-38.

[15Ibid.

[16] bid. p. 53.

[17Ibid.p. 47.

[18EuroMemo Group (2013). The deepening crisis in the European Union : The need for a fundamental change.

[19Ibid.

[20For an overview of the attacks on social rights in the context of the European review of economic and fiscal policy, to see example here : opinion/120319

[21Greenhouse, S. ‘States seek laws to curb power of unions’. The New York Times. 3 January, 2011.

[22See AFL-CIO’s page : State-Legislative-Battles/Ongoing-State-Legislative-Attacks/ Right-to-Work-for-Less  ; and Deakin, S. and Reed, H. (2000). ‘The contested meaning of labour market flexibility’. Social Law and Policy. Oxford.

[23European Commission (2013). Impact Assessment of TTIP. p. 52.

[24Ecorys (2012). ANNEXES – Non-tariff measures in EU-US trade and investment – An economic analysis. Final Report. The Netherlands. p. 45.

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 13:38
Armement des polices municipales... pour le Parti de Gauche, c'est NON !

Source :  le Parti de gauche de Charente Maritime  la Rochelle le 03-05-2010 | modifié le 23-11-2019

- Un précédent grave pour la Charente Maritime !

Ainsi, la ville de Rochefort-sur-Mer, par vote unanime de la gauche à la droite en Conseil municipal, a pris la décision de franchir le pas en armant sa police municipale. Certes modestement, 4 au départ...... mais les élus n'ont pas fixé de nombre plafond ! C'est un pas de plus vers une police municipale qui tend à remplacer ou compenser la police nationale et la réduction de ses effectifs, en remplissant des missions qui relèvent de l'État et de son pouvoir de police.

 

Quand d'un côté l'État sarkozyste décide de supprimer 10 000 fonctionnaires de Police nationale d'ici 2012, une telle décision d'une municipalité de gauche est une forme de caution à la politique de la droite de désengagement de l'État dans tous les domaines, y compris de la sécurité des citoyens, et ce au lieu de la combattre et d'exiger une police nationale de proximité aux effectifs suffisants.

 

 

- Soyons clairs, le maire n'a pas vocation à tout faire.

Il n'a pas la responsabilité de la sécurité urbaine qui reste une fonction régalienne de l'État. Ainsi, armer les polices municipales, c’est créer les conditions pour pouvoir leur confier des "missions à risques" actuellement dévolues à la Police Nationale.

 

Dés lors, on assiste à un glissement généralisé vers la privatisation de la fonction publique. Les polices municipales font le travail de la police nationale, et bientôt on verra les mairies embaucher des entreprises privées de sécurité pour, ponctuellement, faire tout ou partie de la police Municipale !

 

 

- La dérive est dangereuse, le Parti de Gauche la condamne !

  • A quand des policiers municipaux la nuit pour patrouiller, ... à la place de la Police nationale ?
  • A quand des policiers municipaux chargés de missions de police judiciaire ou pour assurer le " maintien de l'ordre[1] " ?

Et à La Rochelle ?

La Mairie et son Maire PS ont jusqu'à présent refusé d'armer les policiers municipaux et demandent une police nationale de proximité (il est vrai de manière peu combative, bien discrète, peu citoyenne).... ! Vont-ils commenter la décision de Rochefort ? Approuver ? Désapprouver ? S'engouffrer dans la brèche ?

La gauche ne doit pas aller dans le même sens (inefficace) que des Maires de droite en région parisienne ou ailleurs qui se prennent pour des shérifs!!!

 

 

- Armer la police municipale.... le choix fait par J.F. Fountaine et sa majorité

Élu en 2014, J.F. Fountaine n'aura mis que 4 ans pour, sans débat public contradictoire, s'engouffrer dans une démarche sécuritaire afin de s'attirer les voix de la droite.

 

C'est Pierre Robin élu en charge de la sécurité qui lançait le sujet en Octobre 2014 à l'occasion du débat sur le renforcement des effectifs la police municipale :

« Une augmentation de l'effectif a hauteur d'une dizaine de fonctionnaires permettrait d'être plus présent sur des secteurs festifs comme le centre-ville, la cour du Temple, la rue Saint-Nicolas mais il est important de dire que la municipalité tient à ce que les policiers municipaux soient bien présents partout (2) dans la ville qui est relativement étendue », poursuit Pierre Robin.

 

En clair, début 2015, une brigade de nuit, armée et formée pour cela, pourrait être mise en place avec un service entre 23 heures et 3 heures.

Mise sur pied en avril 2017, l'armement de la brigade de nuit n'est intervenu qu'en juillet 2017 et ne se justifie toujours pas... sauf pour des raisons politiciennes. A ranger au rayon des investissements inutiles.

 

La vigilance citoyenne pour éviter la généralisation de l'armement.

 

 

- Critiquer oui ! Mais quelles solutions ?

Pour le Parti de Gauche, il s'agit de faire l'opposé de ce qui est réalisé aujourd'hui !

  • D'abord arrêter les suppressions d'emplois opérationnels dans la Police Nationale !
  • Ensuite, pour lutter contre la délinquance, il faut que les policiers reviennent sur le terrain et en nombre !

Ces policiers, appelés « proximiers », sont chargés de sillonner les rues, à pied, à VTT, ou en voiture, pour maintenir une présence apaisante et préventive ou au besoin jouer du bâton de la répression, une police républicaine, déchargée de la "culture du résultat et du chiffre".

 

En définitive, il s'agit de réaffecter un maximum de policiers dans les quartiers, au plus près des habitants et de leurs problèmes quotidiens. Tout le territoire doit être couvert, y compris la nuit !

 

Selon des spécialistes éminents, il y a deux problèmes à combattre : l'insécurité réelle que l'on peut estimer et maîtriser avec les techniques en vigueur, et le "sentiment d'insécurité" toujours difficile à apprécier, qui a été trop longtemps ignoré et qu'il convient aujourd'hui de prendre en compte. C'est tout à la fois une question de communication, d'écoute et de présence, donc de moyens humains.

 

Certes le Parti de Gauche est bien conscient que la police nationale ne peut pas tout, qu'elle n'est qu'un maillon dans une longue chaîne de partenaires sociaux.

 

Mais sous le régime de la droite sarkozyste ce sont tous les maillons qui sont affaiblis les uns après les autres, privés des moyens de leur activité ! Et ce n'est pas une police municipale, même renforcée et qui plus est armée qui permettra d'y faire face ni à Rochefort-sur-Mer, ni ailleurs, même pas à St Tropez !

 

Note :

[1Castaner favorable à "associer" le secteur privé en matière de sécurité

 

Pour en savoir plus :

- Faut-il nationaliser les polices municipales ? Face-à-face

- Police municipale armée : Fouras arme ses policiers, pas Tonnay-Charente

- Sécurité à La Rochelle : des caméras et des armes

- Charente-Maritime : vers une brigade de nuit armée à La Rochelle

- La Rochelle : la police municipale de nuit est désormais armée

- « Pourquoi il ne faut pas armer les policiers municipaux »

- Réponse au courrier de Gil Avérous sur l’armement policier en LBD et armes à feu à Châteauroux

Castaner favorable à "associer" le secteur privé en matière de sécurité

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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 11:06
Vidéo surveillance, La Rochelle ne doit pas mettre les doigts dans l'engrenage !

COMMUNIQUE du COMITE OUEST17 du PARTI de GAUCHE

 

Source : le site du Comité Ouest17 du Parti de Gauche le 06/03/2010 | mis à jour le 13-06-2015

A en croire le journal « Sud-Ouest » du 22 février dernier, Monsieur Bono Maire de La Rochelle aurait, lors de l'Assemblée générale du Comité de quartier Saint-Nicolas, annoncé son intention de mettre en place, sur ce quartier, des caméras de vidéo surveillance.

 

Si le cabinet du Maire fait aujourd'hui savoir, que « Mr Bono n'est pas favorable aux vidéos surveillance dans l'espace public et qu'a cette assemblée générale, il a évoqué, la possibilité de mettre des caméras sur l'espace commercial de la zone des Minimes, pour la protection des biens matériels », il n'en demeure pas moins vrai que le PS, bien que s'étant opposé dans son livre noir sur les libertés à la vidéo surveillance, en a soutenu ce dispositif à Paris, et que, voulu ou pas, le débat est lancé à La Rochelle.

 

 

- Le Parti de Gauche n'acceptera pas, ni aujourd'hui, ni demain que la municipalité de La Rochelle mette les doigts dans l'engrenage.

Le Parti de Gauche dénonce la politique de Nicolas Sarkozy qui consiste à supprimer de manière drastique les fonctionnaires et à les remplacer par des caméras (10 000 emplois en moins dans la police et la gendarmerie d’ici 2011), et estime que la ville de La Rochelle a besoin d'une véritable police de proximité, de moyens accrus affectés aux actions de prévention et de médiation qui font d'ailleurs déjà leurs preuves à La Rochelle, et non de vidéo surveillance.

 

Ce n'est pas parce que Nicolas Sarkozy, sans doute inspiré par la Grande‐Bretagne où sont implantés 25 millions de caméra contre un million en France actuellement, envisage d’en parsemer le territoire national, que la municipalité de La Rochelle doit tomber dans le piège de l'illusion du sécuritaire.

 

 

- La vidéo surveillance : un dispositif coûteux et inefficace !

Dans de nombreuses villes de France, des plans d'installation de caméras se mettent en place. A Paris, un nouveau dispositif de vidéo surveillance est en cours visant l'installation de plus de 1200 caméras pour un coût de 45 millions d'euros en investissement induisant une sous traitance du pouvoir régalien de sécurité à des sociétés privées.... la privatisation de la police est en marche. STOP !

 

 

- Les deniers des contribuables rochelais qui financent les services de l'État, doivent être utilisés à d'autres fins.

Le Parti de Gauche souligne qu'aucune étude sérieuse ne démontre l'efficacité de cette technique contre la délinquance. L'exemple britannique révèle, au contraire, que l'implantation d'un réseau serré de caméra ne fait pas baisser les chiffres de la délinquance.

En fait, la vidéo surveillance déplace la délinquance dans d'autres aires géographiques.

 

 

- La vidéo surveillance : une attaque inacceptable contre les libertés publiques !

Le Parti de Gauche demande également l'arrêt de cette politique qui menace les libertés publiques. Le droit à l'anonymat dans la ville à La Rochelle comme ailleurs doit être respecté !

 

Face à la montée de la contestation sociale contre sa politique, le gouvernement cherche à détourner l'attention de la question sociale pour lui substituer la question sécuritaire. La vidéo surveillance fait partie d'un ensemble de mesures dont l'objectif est également de renforcer le contrôle social.

 

C'est inacceptable.

Nos libertés doivent être défendues par toutes et par tous !

 

 

- C'est pourquoi le Parti de Gauche :

  • rejette le projet de loi LOPSIE 2 qui prévoie, en matière de vidéo surveillance, que toute personne morale, pourra, sur l'espace public, implanter de la vidéo surveillance ;
  • invite le premier magistrat de La Rochelle à renoncer définitivement à tout projet de ce type ;
  • s'associera à toutes initiatives unitaires contre la vidéo surveillance, afin qu'une grande campagne d'éducation populaire contribue à la sensibilisation des citoyens contre la vidéo surveillance, pour le respect des libertés et contre les velléités de démantèlement de nos services publics.

La Rochelle le 06 mars 2010

 

Pour en savoir plus :

Mon dossier Vidéo-surveillance

- La Rochelle (17) : la vidéoprotection arrive sur le vieux port

- LDH : Video-surveillance : Lettre ouverte au Maire de La Rochelle

- Réponse du Maire de La Rochelle à la section LDH

- Lettre de la section LDH La Rochelle au Maire de La Rochelle, Maxime Bono

- La Cour des comptes enterre la vidéosurveillance

- Parti de Gauche : Villes sous surveillance

- l'Angleterre abandonne la vidéo surveillance

- Parti de Gauche : La vidéosurveillance, une attaque inacceptable contre nos libertés !

- 22-02-2010 lancement "d'une étude préalable" pour la mise en place de la vidéo surveillance à La Rochelle

- Laurent Mucchielli : "La vidéosurveillance ne résout pas la délinquance... elle la déplace"

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Rédacteur

  • Pour une Révolution citoyenne par les urnes
  • Retraité SNCF, engagé politiquement depuis l'âge de 15 ans, militant du PCF de 1971 à 2008, adhérent au Parti de Gauche et à la France Insoumise depuis leur création, syndicaliste CGT, conseiller Prud'homme depuis 1978.
  • Retraité SNCF, engagé politiquement depuis l'âge de 15 ans, militant du PCF de 1971 à 2008, adhérent au Parti de Gauche et à la France Insoumise depuis leur création, syndicaliste CGT, conseiller Prud'homme depuis 1978.

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