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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 11:03
Les socialistes préparent l’omerta sur la vie des affaires

C'est aussi la fin de la liberté d'expression des salariés dans les entreprises qui est visée !

 

Le groupe PS a déposé sur le bureau de l'Assemblée Nationale le 16 juillet courant  une proposition de loi instaurant un délit de violation du secret des affaires. Même si ses concepteurs le démentent, cette réforme constituerait une menace sur le droit à l'information, aux lanceurs d'alerte et remettrait en cause la liberté d'expression des salariés sur et dans leur entreprise si chérement acquise.

 

Sources : extraits du blog  Sans langue de bois  par Gerard Karageorgis le 23 Juillet 2014

- C’est une proposition de loi liberticide que les députés du groupe PS ont déposée le 16 juillet 2014, sur le bureau de l’Assemblée nationale

Sous le prétexte de lutter conte l’espionnage dont les entreprises peuvent être victimes et de défendre leurs intérêts économiques, le texte, qui est une variante de la réforme envisagée par la droite sous Nicolas Sarkozy, constituerait, s’il était adopté – et même si ses auteurs s’en défendent –, une grave menace pour la liberté de la presse, et pour les lanceurs d’alerte ayant connaissance de dérives au sein d’un établissement industriel ou d’un groupe financier. Alors que dans le monde entier, de nombreuses grandes démocraties entérinent des législations progressistes pour accroître la transparence sur les questions d’intérêt public, la France avance, elle, à reculons, et protège le vieux capitalisme opaque qui est, de longue date, l’un de ses signes distinctifs.

 

Cet inquiétant projet visant à organiser l’omerta sur la vie des affaires n’est, certes, pas récent. Voilà des lustres que le patronat et les milieux financiers parisiens en rêvent. Faute d’obtenir la dépénalisation de la vie des affaires qu’ils ont longtemps espérée, ils ont fait de cette réforme visant à instaurer un délit de violation du secret des affaires l’un de leurs chevaux de bataille. Et sous le quinquennat précédent, celui de Nicolas Sarkozy, la croisade a bien failli aboutir. Comme l’a fréquemment chroniqué Mediapart dans "Une proposition de loi pour organiser l'omerta sur l'économie", un élu de l’UMP, Bernard Carayon, s’est longtemps fait remarquer en bataillant pour obtenir une telle loi sur le secret des affaires. Après avoir écrit un rapport en 2003, à la demande du premier ministre de l’époque, Jean-Pierre Raffarin, il a souvent mené campagne pour l’adoption de dispositions liberticides, protégeant les entreprises de la curiosité légitime des salariés, citoyens et donc des journalistes.

 

Et il a été à deux doigts d’y parvenir. Le 23 janvier 2012, l’Assemblée nationale a en effet voté, avec les seules voix des députés de l’UMP, une proposition de loi dont il avait pris l’initiative, avec le soutien du ministre de l’industrie de l’époque, Éric Besson, et qui avait pour objet d’instaurer un nouveau délit, celui de violation du secret des affaires. Rendant compte de cette délibération des députés, ma consœur de Mediapart en pointait tous les dangers. Elle signalait d’abord que la notion même de secret des affaires, telle qu’elle était définie dans la proposition de loi, était dangereusement extensive.

 

Ce secret des affaires était en effet ainsi défini : « Constituent des informations protégées relevant du secret des affaires d’une entreprise, quel que soit leur support, les procédés, objets, documents, données ou fichiers, de nature commerciale, industrielle, financière, scientifique, technique ou stratégique, ne présentant pas un caractère public, dont la divulgation non autorisée serait de nature à compromettre gravement les intérêts de cette entreprise en portant atteinte à son potentiel scientifique et technique, à ses positions stratégiques, à ses intérêts commerciaux ou financiers ou à sa capacité concurrentielle, et qui ont, en conséquence, fait l’objet de mesures de protection spécifiques destinées à informer de leur caractère confidentiel et à garantir celui-ci. » Pour mémoire, la proposition de loi de Bernard Carayon peut être téléchargée ICI ou consultée LA.

 

Du même coup, c’est le droit à l’information des citoyens qui s’en trouvait menacé.

Et ma consœur le montrait également, en s’interrogeant sur les enquêtes que Mediapart n’aurait pas pu publier dans le passé, sans enfreindre la loi, si une telle législation répressive avait à l’époque existé. Au diable l’enquête sur le scandale Adidas-Crédit lyonnais ! À la poubelle, les enquêtes sur les ramifications luxembourgeoises du groupe Bolloré ! À la poubelle aussi, nos enquêtes sur toutes les dérives de ce qu’il est convenu d’appeler le « private equity », c’est-à-dire le secteur particulièrement opaque des fonds d’investissement qui spéculent sur le dos des PME non cotées ! Et à cette liste d’entreprises dont il serait devenu défendu de parler, il aurait fallu bien d’autres noms : Elf, Vivendi, BNP Paribas… Au diable, en somme, l’investigation économique indépendante qui, en France, n’est pourtant guère florissante…

 

 

- Les journalistes sommés d'être « de bons patriotes »

Les sanctions prévues par cette proposition de loi étaient en effet très lourdes. « Le fait de révéler à une personne non autorisée à en avoir connaissance, sans autorisation de l’entreprise (…) une information protégée relevant du secret des affaires (...) est puni d’une peine de trois ans d’emprisonnement et de 375.000 euros d’amende », prévoyait le texte. Et Bernard Carayon ne manquait jamais une occasion de rappeler que les journalistes devraient bientôt se dispenser d’être trop curieux. Dans un entretien au Nouvel Observateur, il faisait en effet valoir que « les professionnels de l'information [seraient] appelés à être aussi de bons patriotes »

 

Mais pendant un temps, on a pu penser que les choses allaient en rester là.

Pour le plus grand déplaisir de ces milieux d’affaires, mais pour la plus grande satisfaction des citoyens attachés à l’indispensable transparence sur les sujets d’intérêt public. L’élection présidentielle a, en effet, monopolisé toutes les attentions. Et le débat parlementaire autour de cette sulfureuse proposition n’a pas dépassé l’examen du texte en première lecture devant l’Assemblée.

 

Résultat : après l’élection présidentielle et l’accession de François Hollande à l’Assemblée, la réforme a paru définitivement enterrée. Cela semblait d’autant plus probable que, dans les mois précédent le scrutin, la proposition de Bernard Carayon avait déchaîné une vive polémique. Tous les syndicats de journalistes l’avaient dénoncé. Même l’Association des journalistes économiques et financiers (Ajef), qui n’est pourtant pas réputée pour être rebelle, avait dit son indignation par la bouche de son président, Serge Marti : « Il est à craindre que quelques scandales récents (Mediator, implants mammaires…) n'auraient pas éclaté avec une telle loi », s’était-il à juste titre insurgé.

 

Mais voilà ! En ce domaine comme en tant d’autres, il n’a pas fallu attendre beaucoup pour que les dirigeants socialistes tournent casaque. Dans le cas présent, c’est l’éphémère ministre des finances, Pierre Moscovici, qui s’est surtout distingué à Bercy pour son empressement à devancer les moindres désirs des milieux patronaux, qui a tombé le masque le premier. Dès le 1er octobre 2012, il a ainsi organisé au ministère des finances une première réunion interministérielle pour examiner la possibilité d’exhumer cette réforme en faveur du secret des affaires (Lire Moscovici exhume le secret des entreprises).

 

Pendant quelques temps, on a pu, cependant, rester incrédule, pensant que Pierre Moscovici conduisait de dérisoires intrigues pour essayer de séduire les milieux d’affaires mais que cela ne préjugeait en rien des intentions réelles du gouvernement.

 

Et pourtant si, tout est là ! Car depuis plusieurs mois, les choses se sont soudainement accélérées. Et les menaces sur le droit à l’information des citoyens se sont renforcées. D’abord, une très inquiétante jurisprudence a commencé à s’installer, venant consolider ce secret des affaires, avant même qu’il n’ait force de loi. Dans le courant du mois de mars 2014, le site marseillais d’information Tourmag (adhérent, comme Mediapart, du Spiil, le Syndicat de la Presse d'Information Indépendante en ligne) a ainsi été condamné par la Cour de cassation, pour avoir brisé le secret des affaires et révélé un plan social qui concernait 484 personnes et que comptait mettre en œuvre le tour opérateur TUI (groupe Nouvelles frontières). On peut se reporter aux informations sur ce sujet de nos confrères de Marsactu, également implanté à Marseille.

 

A l’époque, le Spiil avait très vivement réagi, dans un communiqué : « Depuis plusieurs années, la liberté d’expression et de l’information, garantie par la loi sur la presse de 1881, est mise en danger par des décisions de justice au plus haut niveau, celui de la Cour de cassation. Les incursions de droits spéciaux — protection de la vie privée, responsabilité civile (article 1382 du Code civil), par exemple — dans le droit de la presse se font de plus en plus fréquentes. Ce mouvement s’accélère. Ces derniers jours, Atlantico (écoutes Sarkozy) et Mediapart (affaire Bettencourt) ont été sanctionnés sur le fondement de la protection de la vie privée. Mais aussi il prend de l’ampleur. TourMaG, site de presse spécialisé dans l’actualité économique du secteur du tourisme, vient d’être condamné pour avoir publié des informations économiques et sociales incontestées concernant TUI, un opérateur économique majeur de ce secteur. Pour la première chambre civile de la Cour de cassation, il s’agirait d’une violation du Code du Travail et de la loi de 2004 pour la confiance dans l’économie numérique. Demain, quel autre droit spécial viendra ainsi fragiliser l’autonomie du droit de l’information ? »

 

Et puis au même moment, les partisans d’une réforme instaurant une chape de plomb sur les entreprises, pour les mettre à l’abri de toute curiosité, sont repartis à la charge. D’abord, comme Mediapart s'en est fait l'écho, la Commission européenne a mis au point dès le moins de novembre 2013 une proposition de directive européenne en ce sens. Pour mémoire, voici ce projet de directive qui peut être téléchargée ICI ou consultée LA.

 

 

- De fausses garanties pour la presse

Et puis, sans attendre que cette directive aboutisse, un groupe de travail informel s’est constitué peu après, autour de Jean-Jacques Urvoas, président socialiste de la commission des lois à l’Assemblée nationale, pour élaborer une nouvelle proposition de loi, transposant sans attendre le futur texte européen.

C’est donc ce groupe de travail qui a fini par accoucher de la nouvelle proposition de loi sur le bureau de l’Assemblée. Cette proposition de loi peut être téléchargée ICI ou consultée LA.

 

Preuve que ce n’est pas une initiative solitaire, elle porte la signature de son principal concepteur, Jean-Jacques Urvoas mais aussi celle de Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l’Assemblée, de Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du Parti socialiste, ou encore de Pierre Moscivici. Traduisons : le danger d’une nouvelle loi liberticide s’est brutalement rapproché.

 

Dans l’exposé des motifs, les signataires s’appliquent certes à rassurer et prétendent que le secret des affaires sera juste une protection pour sauvegarder les intérêts économiques ou technologiques des entreprises, mais ne pèsera pas sur le droit à l’information des citoyens. Ils soulignent que le secret des affaires ne sera pas opposable «  à toute personne dénonçant une infraction, à l’image des journalistes ou des lanceurs d’alerte ». « Avec ces nouvelles dispositions législatives, la dénonciation de violation de la loi demeurerait possible et rien ne s’opposerait au dévoilement d’un scandale tel que celui du Mediator, les médias ne risqueraient aucune condamnation. Comme l’a parfaitement établi la Cour européenne des droits de l’Homme, la presse joue un rôle fondamental dans notre vie démocratique, ce texte n’y changera rien », explique l’exposé des motifs.

 

Mais on comprend sans peine que cette garantie n’en est pas une, pour de très nombreuses raisons.

D’abord, pour les journalistes qui conduisent des investigations économiques, la recherche d’informations ne se limite évidemment pas à celles qui ont trait à des infractions pénales. Il y a ainsi beaucoup d’informations qui sont à l’évidence d’intérêt public tout en portant sur des faits qui ne sont entachés d'aucune illégalité mais que la direction d’une entreprise souhaite cachée. Comme dans l’affaire Tourmag, la préparation d’un plan social entre précisément dans ce cas de figure : les journalistes pourraient-ils donc être poursuivis pour violation du secret des affaires s’ils révèlent une information de cette nature ? Même interrogation : la presse pourrait-elle toujours dévoiler les généreux plans de stock-options ou autres golden parachute que les figures connues du CAC 40 s’octroient périodiquement et qui choquent à bon droit l’opinion ? Si certaines de ces rémunérations font l’objet d’obligations légales de transparence, ce n’est pas le cas pour toutes…

 

En clair, une loi instaurant un secret des affaires aurait pour effet d’installer progressivement une jurisprudence interdisant, de facto, à la presse de faire son office.

 

 

 

 

 

 

Et pour les lanceurs d’alertes, l’effet serait tout aussi dissuasif. Car pour beaucoup d’entre eux, qui alertent la presse, ils n’ont pas toujours connaissance du caractère délictueux des faits qu’ils veulent dénoncer. Ou alors, ils n’ont connaissance que d’une partie de ces faits, sans savoir précisément l’incrimination pénale dont ces faits pourraient faire l’objet. Avec une loi sur le secret des affaires, ils seraient donc vivement conviés, par prudence, à se taire.

 

La loi risquerait de jouer un rôle d’inhibition d’autant plus fort que la proposition socialiste prévoit aussi des sanction très lourdes, en cas d’infraction. « Le fait pour quiconque de prendre connaissance ou de révéler sans autorisation, ou de détourner toute information protégée au titre du secret des affaires au sens de l’article L. 151-1 du code de commerce, est puni de 3 ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende. La peine est portée à 7 ans d’emprisonnement et 750 000 euros d’amende lorsque l’infraction est de nature à porter atteinte à la souveraineté, à la sécurité ou aux intérêts économiques essentiels de la France », édicte-t-elle.

 

De surcroît, les contrevenants pourraient être passibles de « l’interdiction des droits civiques, civils et de famille », de « l’interdiction, suivant les modalités prévues par l’article 131-27 du code pénal, soit d’exercer une fonction publique ou d’exercer l’activité professionnelle ou sociale dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de laquelle l’infraction a été commise, soit d’exercer une profession commerciale ou industrielle, de diriger, d’administrer, de gérer ou de contrôler à un titre quelconque, directement ou indirectement, pour son propre compte ou pour le compte d’autrui, une entreprise commerciale ou industrielle ou une société commerciale. »

Les socialistes préparent l’omerta sur la vie des affaires

 

- Tollé parmi les syndicats de journalistes

Avec un tel arsenal répressif, on comprend qu’un potentiel lanceur d’alertes y regarderait à deux fois avant de jouer son rôle citoyen. La décision du groupe socialiste de reprendre à son compte la proposition de loi que le Medef avait dictée à l’UMP, à quelques petites variantes qui ne changent pas grand-chose, est donc d’autant plus stupéfiante que dans le même temps, la grande loi promise par François Hollande pendant sa campagne présidentielle sur le secret des sources des journalistes – et offrant un statut protecteur aux lanceurs d’alertes – est sans cesse différée (Lire : "la loi sur le secret des sources des journalistes est de nouveau reportée"). Alors que le projet de loi devait être examiné le 16 janvier, le débat a été repoussé au 14 mai avant d’être de nouveau différé sine die.

 

Dès le premier report, en janvier, les syndicats de journalistes avaient fait part de leurs très vives inquiétudes. Le SNJ s’était dit « surpris et choqué » (on peut lire son communiqué ICI). De son côté, le SNJ-CGT avait interpellé « le gouvernement pour connaître les raisons inavouées (inavouables ?) à ce jour, de cette décision aussi soudaine qu’intolérable et qui constitue un très grave retour en arrière malgré les engagements au plus haut sommet de l’État ».

 

Quelles raisons inavouables ?

Sans doute sont-elles aujourd’hui un peu plus transparentes : contre le droit à l’information des citoyens, les dirigeants socialistes semblent privilégier l’omerta souvent défendue par les entreprises. Et ce choix est d’autant plus préoccupant que le capitalisme français est, parmi les grandes démocraties, l’un des plus opaques; et le journalisme d’investigation sur les entreprises est sans doute, en France, l’une des formes de journalisme parmi les plus sous-développées.

 

 

- Que l’on veuille bien examiner en effet les règles de fonctionnements du capitalisme français.

Il a importé du modèle anglo-saxon tout ce qui a trait à l’enrichissements des mandataires sociaux (stock-options…) et les principales règles de gouvernance, et surtout celles du profit pour l’actionnaire (« share holder value ») Toutes les règles… mais pas celles de la transparence, auxquelles les marchés financiers accordent beaucoup d'importance. Sur ce plan, les milieux d’affaires parisiens ont gardé les règles d’opacité qui étaient la marque du vieux capitalisme français, truffé de passe-droits et de conflits d’intérêts. Le secret des affaires, s’il devait être instauré, viendrait donc conforter ces mauvais penchants.

 

Et dans cette culture française assez peu démocratique, celle de la monarchie républicaine, la presse a souvent été placée dans une situation de dépendance, croquée qu’elle a été, titre après titre, par les grands oligarques du système parisien. Et le résultat est celui que l’on sait : alors qu’il existe une forte tradition de journalisme d’investigation économique dans la plupart des grands pays anglo-saxons, la France ne peut pas en dire autant. L’enquête en économie est peu fréquente ; et les journaux économiques se limitent, le plus souvent, a être une presse de « services » et très peu – ou pas du tout – d’investigation.

 

Le résultat,  c’est qu’il est difficile de pratiquer l’investigation. Et que l’on s’y expose souvent à de très fortes rétorsions. Si peux m’autoriser à citer ma propre expérience, voici ce dont je peux moi-même témoigner : pour avoir conduit une longue et difficile enquête prémonitoire sur les Caisses d’épargne, j’ai été mis en examen douze fois en 2009 (comme Edwy Plenel en sa qualité de directeur de la publication), avant de gagner cette confrontation judiciaire et de faire condamner la banque pour poursuites abusives. Si une loi sur le secret des affaires avait alors existé, sans doute aurais-je été à l’époque condamné à ce titre, car j’avais révélé de nombreux faits sur la banque, qui n’étaient pas illégaux, mais qui ont conduit à la crise gravissime de la banque.

 

Et cette « judiciarisation » du travail journalistique est constante. Pour ne parler que de la période récente, j’ai encore fait l’objet voici quelques semaines de deux plaintes en diffamation, initiée par la Société nationale immobilière (SNI – filiale de la Caisse des dépôts), et par son président André Yché, visant pas moins de six articles apportant de nombreuses révélations sur les dérives du premier bailleur social français. Dans le contexte présent, je sais que Mediapart et moi-même pourrons lors du procès apporter les preuves nombreuses du sérieux de nos enquêtes en même temps de leur bonne foi. Mais avec une loi sur le secret des affaires, nous irions tout droit vers une condamnation, aussi séreuse que soient nos enquêtes.

 

Voici l’effet pernicieux auquel cette loi pourrait conduire, si un jour elle devait être adoptée : elle renforcerait encore davantage l’opacité du capitalisme français et l’anémie de la presse économique. De tous les grands pays, la France est déjà celui qui avait déjà la conception la plus extensive du « secret défense », auquel se heurte périodiquement la justice, quand elle cherche à faire le jour sur des contrats de corruption ; elle va maintenant avancer en éclaireur pour organiser le secret des affaires. C’est, en somme, une proposition de loi très dangereuse pour les libertés publiques et le droit de savoir des citoyens, qui est pourtant un droit fondamental, garanti par la Déclaration des droits de l’homme.

http://www.priceminister.com/offer/buy/54165877/L-Affaire-Clavaud-Livre.html

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- C'est aussi la fin de la liberté d'expression des salariés dans les entreprises qui est visée !

Le respect de la citoyenneté et des libertés à l’entreprise est une condition essentielle d’efficacité économique et de développement. C’est un combat permanent qu’il convient de poursuivre avec détermination et ce à quoi s'emploie la CGT (notamment) sur les lieux de travail.

 

Ainsi, en 1986, un ouvrier des usines Dunlop de Montluçon était licencié pour avoir dénoncé ses conditions de travail, dans une interview donnée au journal « L’Humanité ».

 

C’était le début de "L'affaire CLAVAUD" qui devenant un enjeu national, allait marquer un tournant essentiel dans la reconnaissance et la défense des libertés à l’entreprise.

 

Après deux ans de procédure, la Cour de cassation confirmait la réintégration d’Alain CLAVAUD, premier exemple de retour à son emploi d’un salarié non titulaire d’un mandat syndical ou électif.

 

  • Le 31 décembre 1992, la loi posait enfin le principe de protection des libertés individuelles et collectives à l’entreprise.

 

La proposition de loi liberticide que les députés du groupe PS ont déposée le 16 juillet 2014, sur le bureau de l’Assemblée nationale rappelle avec force que les entraves à la liberté d’expression, la négation des droits de la personne au nom de la compétitivité n’ont pas disparu. Bien au contraire, le parti socialiste, les pouvoirs publics donnent l’exemple du mépris de l’individu et du recul des droits sociaux.... car ce sont aussi les salariés et leurs syndicats que l'on veut faire taire !

 

Comme le soulignait la CGT, le respect de la citoyenneté et des libertés à l’entreprise est une condition essentielle d’efficacité économique et de développement. C’est un combat à poursuivre avec détermination.

 

Pour en savoir plus, lire aussi :

- Mon dossier Loi Macron

- Une proposition de loi pour organiser l'omerta sur l'économie

- L'assemblée nationale vote l'omerta sur les entreprises

- Moscovici exhume le « secret des entreprises »

- Secret des affaires: un projet de directive organise l'omerta

- Les députés introduisent le "secret des affaires" dans la loi

- Macron pour le « secret des affaires » exemple HSBC swiss leaks

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 19:30
LIBÉRONS Mumia Abu Jamal !
Mumia, arrêté le 8 décembre 1981 : 35 ans de lutte contre l'injustice

 

Il y a 35 ans, jour pour jour, le mercredi 9 décembre 1981, le journaliste afro-américain, Mumia Abu Jamal, était arrêté à Philadelphie. Accusé d'avoir tué un policier alors qu'il était lui-même entre la vie et la mort, Mumia n'aura jamais droit à un procès juste. Après trente années passées dans le couloir de la mort, la mobilisation continue de par le monde pour exiger sa libération.


Jacky Hortaut, animateur du collectif des soutiens français "Libérons Mumia !" raconte. Engagé depuis 20 ans aux côtés du journaliste qu'il a rencontré plusieurs fois en prison, Jacky Hortaut explique en quoi le combat pour Mumia, aujourd'hui atteint d'une hépatite C non soignée, est utile pour dénoncer un scandale qui touche des milliers de prisonniers américains et des millions de personnes dans le monde, y compris en France.

 

Source : le blog de Mumia Abu Jamal mis à jour le 2016-12-09

- Connaissez-vous Mumia Abu Jamal ?

Mumia Abu-Jamal est né le 24 avril 1954. Né Wesley Cook, Mumia choisira ce prénom swahili au lycée, sous l’influence d’un enseignant d’origine kenyane. Il y ajoutera “Abu-Jamal” à la naissance de son premier fils, Jamal. A l’âge de 14 ans, Mumia est arrêté et battu pour avoir protesté contre un meeting du candidat ultraraciste George Wallace, à Philadelphie. Peu après, il est fiché par le FBI pour avoir voulu rebaptiser son lycée “Malcolm X”.

 

En 1969, le jeune homme est chargé de l’information à la section de Philadelphie du Black Panther Party. Le FBI le considère comme l’une des personnes “à surveiller et interner en cas d’alerte nationale”.

Il est l’une des cibles du Cointelpro (programme d’infiltration et de contre-espionnage) dont seront victimes Leonard Peltier et d’autres membres de l’Américan Indian Movement et des Black Panthers.

 

Devenu journaliste de radio apprécié, lauréat de plusieurs prix, Mumia est surnommé “la voix des sans-voix” pour sa critique de la corruption de la police et des dirigeants politiques locaux. Depuis 1978, il dénonce la violente répression qui frappe la communauté MOVE et, en 1981 suit le procès de son fondateur, John Africa, qui sera acquitté des charges fabriquées contre lui. Le soutien de Mumia à MOVE exaspère les politiques et la police de Philadelphie et lui vaut le renvoi d’une des stations de radio où il exerce. Pour faire vivre sa famille, Mumia est contraint de travailler comme taxi de nuit.

 

Aux premières heures du 9 décembre 1981, Mumia Abu-Jamal est grièvement blessé lors d’une fusillade dans le quartier sud de la ville, où il vient de déposer un client. Arrêté, il est accusé du meurtre d’un policier, Daniel Faulkner, tué dans cette fusillade. Malgré ses dénégations, malgré son absence d’antécédents judiciaires, une enquête inéquitable (expertises balistiques inexistantes, balles non identifiables, absence de relevé d’empreintes, zone des faits non sécurisée, tests non effectués, etc.) conclut à la culpabilité de Mumia. Témoins menacés, subornés, écartés, rapports de police contradictoires, violations de ses droits, mèneront, en juillet 1982, à la condamnation à mort de cet opposant politique gênant sous la pression d’un juge recordman de la sentence… Mumia est “le coupable idéal”.

 

- Sa situation judiciaire..... pour en savoir plus....

- Le Collectif françai pour sa libération.... pour en savoir plus....

- La lutte pour sa libération.... pour en savoir plus....

- Les moyens financiers de l'action... pour en savoir plus....

- Signer les pétitions pour la libération de Mumia... pour en savoir plus....

 

 

ENSEMBLE, SAUVONS LE !

LIBÉRONS Mumia Abu Jamal !
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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 13:38
Armement des polices municipales... pour le Parti de Gauche, c'est NON !

Source :  le Parti de gauche de Charente Maritime  la Rochelle le 03-05-2010 | modifié le 23-11-2019

- Un précédent grave pour la Charente Maritime !

Ainsi, la ville de Rochefort-sur-Mer, par vote unanime de la gauche à la droite en Conseil municipal, a pris la décision de franchir le pas en armant sa police municipale. Certes modestement, 4 au départ...... mais les élus n'ont pas fixé de nombre plafond ! C'est un pas de plus vers une police municipale qui tend à remplacer ou compenser la police nationale et la réduction de ses effectifs, en remplissant des missions qui relèvent de l'État et de son pouvoir de police.

 

Quand d'un côté l'État sarkozyste décide de supprimer 10 000 fonctionnaires de Police nationale d'ici 2012, une telle décision d'une municipalité de gauche est une forme de caution à la politique de la droite de désengagement de l'État dans tous les domaines, y compris de la sécurité des citoyens, et ce au lieu de la combattre et d'exiger une police nationale de proximité aux effectifs suffisants.

 

 

- Soyons clairs, le maire n'a pas vocation à tout faire.

Il n'a pas la responsabilité de la sécurité urbaine qui reste une fonction régalienne de l'État. Ainsi, armer les polices municipales, c’est créer les conditions pour pouvoir leur confier des "missions à risques" actuellement dévolues à la Police Nationale.

 

Dés lors, on assiste à un glissement généralisé vers la privatisation de la fonction publique. Les polices municipales font le travail de la police nationale, et bientôt on verra les mairies embaucher des entreprises privées de sécurité pour, ponctuellement, faire tout ou partie de la police Municipale !

 

 

- La dérive est dangereuse, le Parti de Gauche la condamne !

  • A quand des policiers municipaux la nuit pour patrouiller, ... à la place de la Police nationale ?
  • A quand des policiers municipaux chargés de missions de police judiciaire ou pour assurer le " maintien de l'ordre[1] " ?

Et à La Rochelle ?

La Mairie et son Maire PS ont jusqu'à présent refusé d'armer les policiers municipaux et demandent une police nationale de proximité (il est vrai de manière peu combative, bien discrète, peu citoyenne).... ! Vont-ils commenter la décision de Rochefort ? Approuver ? Désapprouver ? S'engouffrer dans la brèche ?

La gauche ne doit pas aller dans le même sens (inefficace) que des Maires de droite en région parisienne ou ailleurs qui se prennent pour des shérifs!!!

 

 

- Armer la police municipale.... le choix fait par J.F. Fountaine et sa majorité

Élu en 2014, J.F. Fountaine n'aura mis que 4 ans pour, sans débat public contradictoire, s'engouffrer dans une démarche sécuritaire afin de s'attirer les voix de la droite.

 

C'est Pierre Robin élu en charge de la sécurité qui lançait le sujet en Octobre 2014 à l'occasion du débat sur le renforcement des effectifs la police municipale :

« Une augmentation de l'effectif a hauteur d'une dizaine de fonctionnaires permettrait d'être plus présent sur des secteurs festifs comme le centre-ville, la cour du Temple, la rue Saint-Nicolas mais il est important de dire que la municipalité tient à ce que les policiers municipaux soient bien présents partout (2) dans la ville qui est relativement étendue », poursuit Pierre Robin.

 

En clair, début 2015, une brigade de nuit, armée et formée pour cela, pourrait être mise en place avec un service entre 23 heures et 3 heures.

Mise sur pied en avril 2017, l'armement de la brigade de nuit n'est intervenu qu'en juillet 2017 et ne se justifie toujours pas... sauf pour des raisons politiciennes. A ranger au rayon des investissements inutiles.

 

La vigilance citoyenne pour éviter la généralisation de l'armement.

 

 

- Critiquer oui ! Mais quelles solutions ?

Pour le Parti de Gauche, il s'agit de faire l'opposé de ce qui est réalisé aujourd'hui !

  • D'abord arrêter les suppressions d'emplois opérationnels dans la Police Nationale !
  • Ensuite, pour lutter contre la délinquance, il faut que les policiers reviennent sur le terrain et en nombre !

Ces policiers, appelés « proximiers », sont chargés de sillonner les rues, à pied, à VTT, ou en voiture, pour maintenir une présence apaisante et préventive ou au besoin jouer du bâton de la répression, une police républicaine, déchargée de la "culture du résultat et du chiffre".

 

En définitive, il s'agit de réaffecter un maximum de policiers dans les quartiers, au plus près des habitants et de leurs problèmes quotidiens. Tout le territoire doit être couvert, y compris la nuit !

 

Selon des spécialistes éminents, il y a deux problèmes à combattre : l'insécurité réelle que l'on peut estimer et maîtriser avec les techniques en vigueur, et le "sentiment d'insécurité" toujours difficile à apprécier, qui a été trop longtemps ignoré et qu'il convient aujourd'hui de prendre en compte. C'est tout à la fois une question de communication, d'écoute et de présence, donc de moyens humains.

 

Certes le Parti de Gauche est bien conscient que la police nationale ne peut pas tout, qu'elle n'est qu'un maillon dans une longue chaîne de partenaires sociaux.

 

Mais sous le régime de la droite sarkozyste ce sont tous les maillons qui sont affaiblis les uns après les autres, privés des moyens de leur activité ! Et ce n'est pas une police municipale, même renforcée et qui plus est armée qui permettra d'y faire face ni à Rochefort-sur-Mer, ni ailleurs, même pas à St Tropez !

 

Note :

[1Castaner favorable à "associer" le secteur privé en matière de sécurité

 

Pour en savoir plus :

- Faut-il nationaliser les polices municipales ? Face-à-face

- Police municipale armée : Fouras arme ses policiers, pas Tonnay-Charente

- Sécurité à La Rochelle : des caméras et des armes

- Charente-Maritime : vers une brigade de nuit armée à La Rochelle

- La Rochelle : la police municipale de nuit est désormais armée

- « Pourquoi il ne faut pas armer les policiers municipaux »

- Réponse au courrier de Gil Avérous sur l’armement policier en LBD et armes à feu à Châteauroux

Castaner favorable à "associer" le secteur privé en matière de sécurité

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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 11:06
Vidéo surveillance, La Rochelle ne doit pas mettre les doigts dans l'engrenage !

COMMUNIQUE du COMITE OUEST17 du PARTI de GAUCHE

 

Source : le site du Comité Ouest17 du Parti de Gauche le 06/03/2010 | mis à jour le 13-06-2015

A en croire le journal « Sud-Ouest » du 22 février dernier, Monsieur Bono Maire de La Rochelle aurait, lors de l'Assemblée générale du Comité de quartier Saint-Nicolas, annoncé son intention de mettre en place, sur ce quartier, des caméras de vidéo surveillance.

 

Si le cabinet du Maire fait aujourd'hui savoir, que « Mr Bono n'est pas favorable aux vidéos surveillance dans l'espace public et qu'a cette assemblée générale, il a évoqué, la possibilité de mettre des caméras sur l'espace commercial de la zone des Minimes, pour la protection des biens matériels », il n'en demeure pas moins vrai que le PS, bien que s'étant opposé dans son livre noir sur les libertés à la vidéo surveillance, en a soutenu ce dispositif à Paris, et que, voulu ou pas, le débat est lancé à La Rochelle.

 

 

- Le Parti de Gauche n'acceptera pas, ni aujourd'hui, ni demain que la municipalité de La Rochelle mette les doigts dans l'engrenage.

Le Parti de Gauche dénonce la politique de Nicolas Sarkozy qui consiste à supprimer de manière drastique les fonctionnaires et à les remplacer par des caméras (10 000 emplois en moins dans la police et la gendarmerie d’ici 2011), et estime que la ville de La Rochelle a besoin d'une véritable police de proximité, de moyens accrus affectés aux actions de prévention et de médiation qui font d'ailleurs déjà leurs preuves à La Rochelle, et non de vidéo surveillance.

 

Ce n'est pas parce que Nicolas Sarkozy, sans doute inspiré par la Grande‐Bretagne où sont implantés 25 millions de caméra contre un million en France actuellement, envisage d’en parsemer le territoire national, que la municipalité de La Rochelle doit tomber dans le piège de l'illusion du sécuritaire.

 

 

- La vidéo surveillance : un dispositif coûteux et inefficace !

Dans de nombreuses villes de France, des plans d'installation de caméras se mettent en place. A Paris, un nouveau dispositif de vidéo surveillance est en cours visant l'installation de plus de 1200 caméras pour un coût de 45 millions d'euros en investissement induisant une sous traitance du pouvoir régalien de sécurité à des sociétés privées.... la privatisation de la police est en marche. STOP !

 

 

- Les deniers des contribuables rochelais qui financent les services de l'État, doivent être utilisés à d'autres fins.

Le Parti de Gauche souligne qu'aucune étude sérieuse ne démontre l'efficacité de cette technique contre la délinquance. L'exemple britannique révèle, au contraire, que l'implantation d'un réseau serré de caméra ne fait pas baisser les chiffres de la délinquance.

En fait, la vidéo surveillance déplace la délinquance dans d'autres aires géographiques.

 

 

- La vidéo surveillance : une attaque inacceptable contre les libertés publiques !

Le Parti de Gauche demande également l'arrêt de cette politique qui menace les libertés publiques. Le droit à l'anonymat dans la ville à La Rochelle comme ailleurs doit être respecté !

 

Face à la montée de la contestation sociale contre sa politique, le gouvernement cherche à détourner l'attention de la question sociale pour lui substituer la question sécuritaire. La vidéo surveillance fait partie d'un ensemble de mesures dont l'objectif est également de renforcer le contrôle social.

 

C'est inacceptable.

Nos libertés doivent être défendues par toutes et par tous !

 

 

- C'est pourquoi le Parti de Gauche :

  • rejette le projet de loi LOPSIE 2 qui prévoie, en matière de vidéo surveillance, que toute personne morale, pourra, sur l'espace public, implanter de la vidéo surveillance ;
  • invite le premier magistrat de La Rochelle à renoncer définitivement à tout projet de ce type ;
  • s'associera à toutes initiatives unitaires contre la vidéo surveillance, afin qu'une grande campagne d'éducation populaire contribue à la sensibilisation des citoyens contre la vidéo surveillance, pour le respect des libertés et contre les velléités de démantèlement de nos services publics.

La Rochelle le 06 mars 2010

 

Pour en savoir plus :

Mon dossier Vidéo-surveillance

- La Rochelle (17) : la vidéoprotection arrive sur le vieux port

- LDH : Video-surveillance : Lettre ouverte au Maire de La Rochelle

- Réponse du Maire de La Rochelle à la section LDH

- Lettre de la section LDH La Rochelle au Maire de La Rochelle, Maxime Bono

- La Cour des comptes enterre la vidéosurveillance

- Parti de Gauche : Villes sous surveillance

- l'Angleterre abandonne la vidéo surveillance

- Parti de Gauche : La vidéosurveillance, une attaque inacceptable contre nos libertés !

- 22-02-2010 lancement "d'une étude préalable" pour la mise en place de la vidéo surveillance à La Rochelle

- Laurent Mucchielli : "La vidéosurveillance ne résout pas la délinquance... elle la déplace"

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