Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 14:55
Osons le protectionnisme

Mondialisation libérale ou protectionnisme solidaire, il faut choisir !

 

Le libre-échange est une idéologie réactionnaire qui enchaîne les peuples au capitalisme financier et productiviste de notre époque. Nous lui opposons une voie progressiste permettant à la souveraineté populaire d’engager une transformation radicale de notre modèle économique et social. Notre protectionnisme n’est pas une fin en soi mais l’outil de la transition écosocialiste que nous proposons pour la France et l’Europe. C’est un levier puissant pour garantir des droits sociaux élevés et surmonter la crise écologique.

 

Cet ouvrage reprend la bannière, trop délaissée par la gauche, de l’affrontement avec le dogme libre-échangiste et la construction libérale de l’Europe, que la signature du Grand Marché Transatlantique est censée couronner. Il est temps d’en sortir ! 

 

Cette contribution pose les jalons d’un autre modèle d’échange international, en avançant des mesures concrètes pour une gauche ambitieuse et crédible.

 

- Boris Bilia, haut fonctionnaire et statisticien-économiste, responsable du secteur Argumentaires du Parti de Gauche, coauteur du Manifeste pour une Révolution fiscale et du Manuel citoyen d’économie.  

- Sandro Poli, doctorant en économie est coprésident de la commission Économie du Parti de Gauche et coauteur du Manuel citoyen d’économie.

 

Le livre est disponible  ICI

 

 

- Débat : osons le protectionnisme ! Quelles armes face au libre échange ?

Avec François Ruffin (journaliste, il crée le journal d'extrême-gauche Fakir), Susan Georges (ex vice-présidente d'Attac France) et Martine Billard (co-présidente du Parti de Gauche)

Sur le même sujet, lire aussi :

- Qu’est-ce que le protectionnisme ?

Partager cet article
Repost0
3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 16:42
Le Capital au XXIe siècle

Sources : Le Parti de Gauche Midi-Pyrénées

Une véritable spectroscopie des inégalités de revenus et de patrimoines depuis plus de deux siècles.

 

Le livre de Thomas Piketty  "Le capital au XXIème siècle" (972 pages) dépasse de très loin toutes les études antérieures émanant d’organismes officiels, de travaux universitaires ponctuels.

  • Sommaire du livre en CLIQUANT  ICI
     
  • L’introduction est disponible en ligne en CLIQUANT  ICI
     

- Présentation

Il s’agit du travail le plus important qui n’ait jamais été réalisé sur cette question. Il a réuni une quinzaine de chercheurs de différentes nationalités et étudie le phénomène des inégalités non seulement en France mais dans plusieurs pays.

 

En outre, l’étude de cette inégalité de revenu et de patrimoines est abordée aussi du point de vue historique sur une période d’au moins deux siècles. Il a fallu franchir un nombre d’obstacles considérables pour réunir une telle somme de données et de les confronter les unes aux autres

 

Même si cet ouvrage prétend énoncer deux lois régissant le système capitaliste, portant sur le rapport entre le revenu national et le stock de capital, ces lois sont plus des procédés de calcul permettant des comparaisons homogènes sur de longues périodes, plutôt que des lois bâties sur un édifice théorique.

 

Il ne s’agit pas d’un ouvrage de théorie économique mais d’une publication plutôt de caractère pragmatique et statistique. Cela évidemment n’empêche pas l’auteur d’avancer des explications sur l’origine et le développement de ces inégalités. Piketty n’est en rien un successeur de Marx auteur du fameux Capital d’abord parce qu’il n’est pas marxiste et d’autre part parce qu’il ne possède pas la puissance théorisation de Marx. Il ne faut donc pas demander à cet ouvrage ce qu’il n’est pas. Il n’en reste pas moins vrai que malgré les faiblesses théoriques, c’est maintenant devenu un ouvrage incontournable pour quiconque s’intéresse sérieusement au phénomène d’inégalités de revenus et de patrimoines.

 

Après une première phase de publicité au moment de sa parution en septembre 2013, silence radio pendant six mois, et à ma connaissance, aucun débat sérieux de grande envergure à la hauteur des enjeux de cet ouvrage n’a eu lieu dans les grands médias, puis à partir de mars avril 2014 renouveau d’intérêt car le succès du livre aux USA est considérable du fait que le problème des inégalités devient central dans la bataille politique qui secoue les États-Unis suite notamment en conséquence la crise financière.

Partager cet article
Repost0
29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 11:35
Terres de Gauche - Abécédaire des radicalités concrètes

Cet abécédaire est une boîte à outils, pleine d’initiatives locales. C’est un ouvrage sûrement incomplet qui en appellera d’autres, mais déjà riche de radicalités concrètes, de réflexions pour l’action politique municipale de chaque jour. Ces matériaux ont été retenus par Gabriel Amard, secrétaire général de l’association La Gauche par l’exemple et Président de l’agglomération Les Lacs de l’Essonne, pour ce qui les démarque des gestions municipales « molles », fainéantes et capitulardes face à l’idéologie dominante de la doxa capitaliste.

 

Le déploiement des services publics, la défense de la laïcité, l’urgence écologique, la résistance aux agences de notation, la bataille pour l’égalité des droits doivent trouver des traductions en actes dans l’action municipale. Terres de Gauche est un premier étendard qui « claque » pour donner le signal du rassemblement à tous les résistants. Citoyens, militants associatifs, élus d’opposition comme de majorité, si vous avez le cœur à gauche, ne vous résignez pas, ne capitulez jamais, la gauche conquérante est de retour.

 

Terres de gauche, abécédaire des radicalités concrètes est réalisé à partir des textes de : Mathieu Agostini, Gabriel Amard, Paul Ariès, Vincent Assante, Léa Batoux, Nacer Benrajeb, Maryse Berger, Tony Bernard, Alain Berthault, Christine Binant, Philippe Bluteau, Jacky Bortoli, Damien Calvignac, Gilles Clément, Yannick Delord, Jean-Jacques Deluchey, Alain Divo, Sophie Duvauchelle, Laurent Escot, Daria Drissi, Bruno Fialho, Romain Jammes, Christophe Laluque, Anne-Marie Laurent, Yves Le Hen, Eduardo Meneses, Françoise Minetti, Corinne Morel-Darleux, Patrice Perdereau, Jean-Paul Pla, Emmanuel Poilane, Juliette Prados, Gilles Rémignard, Philippe Rio, Joseph Rossignol, Arnaud Thomas, Nathanaël Uhl.

ISBN : 978-2-36488-024-5 288 pages  I  Ft : 12 x 17 cm I  Prix public : 8 euros

 

Télécharger le bon de commande ICI

Partager cet article
Repost0
25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 16:30
Un livre au service du peuple : Jacques Généreux explique l’économie à tout le monde

- L’économie n’est pas seulement une affaire de spécialistes. C’est aussi l’affaire de l’ensemble des citoyens.
Dans la meilleure tradition de "l’Éducation populaire", Jacques Généreux a publié récemment un ouvrage pédagogique intitué : "Jacques Généreux explique l’économie à tout le monde".

 

Comme son titre l’indique, il ne s’agit pas ici d’un effet de style, cet ouvrage s’adresse à un large public. Élèves et enseignants des sections ES de lycée pourront aussi y trouver leur compte.

 

La distinction introductive entre économie positive qui décrit un certain nombre de faits économiques sur lesquels la quasi-totalité des économistes sont d’accord et économie normative consistant à interpréter et à trouver des solutions aux différents problèmes posés (chômage par exemple) sur lesquels peuvent diverger les différentes écoles d’économie clarifie, dès le départ, la manière d’aborder ce que l’on a coutume d’appeler "sciences économiques et sociales".

 

On peut, ICI  trouver une présentation et une table des matières du livre.

La revue Alternatives économiques, dans la présentation du livre, a tout à fait raison de dire, après lecture : "On en ressort bien armé pour comprendre les débats économiques du monde contemporain".

 

 

- On comprendra aussi d’autant mieux pourquoi "le plan Valls est une ânerie économique".

C'est ce qu'explique Jacques Généreux sur le plateau d’Europe 1 (voir la vidéo ci dessous)

Partager cet article
Repost0
16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 11:03
Crédit photo : Michel Soudais

Crédit photo : Michel Soudais

- L’auteur
François Cocq, 35 ans, est enseignant.
- Conseiller municipal délégué à Champigny-sur-Marne (94), il est secrétaire général du Parti de Gauche depuis mars 2013.
- Il avait auparavant en responsabilité au sein de ce même parti le secteur de l’éducation.
- Il est par ailleurs président de l’AGAUREPS-Prométhée (Association pour la Gauche Républicaine et Sociale-Prométhée), lieu de réflexion et d’échange pour faire vivre la nécessité de transformation issue du socialisme révolutionnaire avec l’exigence et l’universalisme républicains.

- Depuis septembre 2012, il tient un blog politique dont sont issus les articles qui figurent dans le présent recueil.

 

- La publication

- Avant-propos -

«Je ne suis pas le Président socialiste». Pour abrupte qu’ellesoit, la déclaration de François Hollande le 28 mars 2013 lors de son grand oral médiatique est un aveu savamment orchestré. Lui Président, il poursuit l’action qu’il a menée pendant plus d’une décennie à la tête du Parti socialiste (PS) et depuis 30 ans dans les arcanes de la rue de Solferino, siège du PS.

 

Après avoir progressivement renié l’héritage du mouvement progressiste et de l’humanisme radical, après s’être à dessein détaché des luttes et acquis de la classe ouvrière, François Hollande et les siens veulent faire de leur accession au pouvoir le grand bond par dessus le socialisme : redistribution, souveraineté populaire, droit du travail, retraites, protection sociale, services publics..., il n’est rien qui soit à l’abri de la remise en cause. Jusqu’au nom lui même, «socialiste», qui leur pose problème comme en atteste la déclaration présidentielle.... pour lire la suite...

Partager cet article
Repost0
11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 15:49
Hollande, La République pour cible

Alors que s’ouvrait en mai 2013 la deuxième année de son quinquennat, François Hollande proclamait l’entrée dans l’An II. Pari osé pour un Président que de se référer 220 ans après et de manière subliminale à l’An II de la République, celui de la Convention montagnarde.


Toute comparaison ne vaut que si elle s’appuie sur des faits. Or la mise en perspective joue le rôle d’un révélateur implacable des renoncements de François Hollande. Autorégulation contre maximum général, réforme fiscale contre emprunt forcé, loi de refondation scolaire contre plan d’instruction publique, acte III de la décentralisation contre unité de la Nation, Ve République contre Constitution de 1793…


L’An II, par un permanent aller-retour entre aujourd’hui et la République montagnarde, fait apparaître la rupture idéologique de la politique de François Hollande avec l’héritage du mouvement progressiste et de l’humanisme radical, en même temps qu’il nous invite à nous replonger dans les sources du socialisme révolutionnaire.

 

- Pour commander : ici

- François Cocq est secrétaire général du Parti de Gauche.

- Francis Daspe est président de la Commission nationale Éducation du Parti de Gauche.

Ils sont également membres fondateurs de l’AGAUREPS-Prométhée (Association pour la gauche républicaine et sociale-Prométhée) dont ils occupent les fonctions de président et secrétaire général.
Ils ont publié dans la même collecti
on, "L'école du peuple".

Partager cet article
Repost0
7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 12:18
En finir avec les idées fausses propagées par l'extrême droite

Pierre-Yves BULTEAU


Sur fond de crise économique et sociale persistante, l’extrême droite propage ses idées et désigne les boucs émissaires : « Il n’y a jamais eu autant d’étrangers en France », « Nous sommes envahis par l’islam qui veut détruire notre mode de vie », « Si les entreprises licencient, c’est à cause des travailleurs indiens et chinois qui acceptent des salaires de misère ». Mensonges et idées fausses sont mobilisés pour des promesses illusoires : « Renvoyons les étrangers chez eux, le chômage disparaîtra », « Réservons les logements sociaux aux Français », « Sortons de l’euro pour rétablir la santé économique de la France »

 

Ce livre entend rétablir la vérité. Il analyse plus de 70 de ces idées reçues diffusées par l’extrême droite et les réfute une à une en s’appuyant sur des données solides. Au-delà des faits, il dévoile un discours de propagande selon lequel l’égalité des êtres humains ne serait pas une chance mais une menace. Accessible à un grand public, cet ouvrage constitue un antidote indispensable au discours du Front national et de ses satellites. Il met en garde contre les tentations autoritaires et illusoires du « chacun chez soi » et du « chacun pour soi », et invite au choix d’une société d’égalité, de liberté et de fraternité pour tous.

 

Ce livre est édité par Les Editions de l’Atelier en partenariat avec l’Institut de recherches de la FSU, La Ligue des Droits de l’Homme, Union syndicale Solidaires, VO Editions ; avec le soutien de la CGT, FIDL, FSU, JOC, MRAP, UNEF, UNL.

 

- Pour commander : ici

Partager cet article
Repost0
5 juillet 2014 6 05 /07 /juillet /2014 10:18
Le grand marché transatlantique : les multinationales contre la démocratie (préface de J-L. Mélenchon)

Sources : le Parti de Gauche

Suite à la chute du mur de Berlin, l’Union européenne et les États-Unis sont en tractations en vue de créer un grand marché transatlantique.
Négocié sans publicité ni débat, ce projet exige de remanier en profondeur les lois, les institutions et les valeurs de nos sociétés. Basé sur la compétition économique et la marchandisation, ce projet renforce le pouvoir des multinationales face aux États qui vont se vendre en bradant nos protections sociales : soins de santé, pensions, conditions de travail, salaires, solidarités…
De plus, les accords transatlantiques menacent nos libertés civiles (droit à la vie privée, mouvements de contestation…), l’écologie et la démocratie.
Fait par et pour les multinationales, ce projet doit aboutir en 2015. Autrement dit, demain.
Respectivement anthropologue et politologue, Bruno Poncelet et Ricardo Cherenti travaillent en Belgique où ils publient régulièrement des articles sur le site www.econospheres.be
Jean-Luc Mélenchon, député européen GUE-NGL combat le grand marché transatlantique au Parlement européen depuis 2009. Il a interpellé à plusieurs reprises la Commission européenne. - See more at: http://www.lepartidegauche.fr/educpop/livre/le-grand-marche-transatlantique-les-multinationales-contre-la-democratie-preface-j-melenchon-28133#sthash.ELMon0Mo.dpuf

Suite à la chute du mur de Berlin, l’Union européenne et les États-Unis sont en tractations en vue de créer un grand marché transatlantique.
Négocié sans publicité ni débat, ce projet exige de remanier en profondeur les lois, les institutions et les valeurs de nos sociétés. Basé sur la compétition économique et la marchandisation, ce projet renforce le pouvoir des multinationales face aux États qui vont se vendre en bradant nos protections sociales : soins de santé, pensions, conditions de travail, salaires, solidarités…


De plus, les accords transatlantiques menacent nos libertés civiles (droit à la vie privée, mouvements de contestation…), l’écologie et la démocratie.
Fait par et pour les multinationales, ce projet doit aboutir en 2015. Autrement dit, demain.
Respectivement anthropologue et politologue, Bruno Poncelet et Ricardo Cherenti travaillent en Belgique où ils publient régulièrement des articles sur le site

 

- Pour commander : ici

Partager cet article
Repost0
4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 11:11
Le grand trafic néolibéral. Les lobbys en Europe

Dans Le Grand Trafic néolibéral, Gabriel Amard démonte la manière dont est née et surtout la façon dont fonctionne l’Europe austéritaire. Un « manuel de désobéissance européenne », voilà la nouvelle arme qu’il propose pour expliquer et lutter contre l’Europe des lobbys, pour débusquer les endroits où les intérêts particuliers se substituent à l’intérêt général.

 

Gabriel Amard a lutté pendant 25 ans, pour sortir les lobbys et la finance de la vie communale. Son combat le plus emblématique est sans nul doute celui contre les multinationales de l’eau, qu’il raconte dans La Guerre de l'eau, et L'eau n'a pas de prix. Pour toutes ses actions en faveur des biens communs du vivant, il s’est vu remettre un passeport de citoyenneté universelle à la Maison de l’UNESCO en mai 2013.


Dans Le Grand Trafic néolibéral, il démonte la manière dont est née et surtout la façon dont fonctionne l’Europe austéritaire. Un « manuel de désobéissance européenne », voilà la nouvelle arme qu’il propose pour expliquer et lutter contre l’Europe des lobbys, pour débusquer les endroits où les intérêts particuliers se substituent à l’intérêt général.


Cette clarification est plus que nécessaire au moment où les extrémistes et les intégristes de tous bords prospèrent sur la peur de l’Europe. Europe 2020, Politique agricole commune, TSCG, le militant du parti de gauche décrypte pour vous avec précision chaque recoin de la novelangue européenne. Il explore chacun des lieux de la domination des marchés, pour que le peuple s’en mêle, pour qu’une remise en cause de ce système puisse avoir lieu et plaide pour l’interdiction des lobbys.

 

- Pour commander : ici

 

Partager cet article
Repost0
12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 10:02
Au cinéma : la résistance par le vin !

Source : Le Parti de Gauche |

« Le monde actuel ne marche pas. Le modèle occidental est en faillite. La résistance s’impose, à commencer par le quotidien. »

C’est en ces termes très militants que le réalisateur Jonathan Nossiter a débuté la présentation de son film « Résistance Naturelle », lors de l’avant-première organisée en sa présence à Paris le 28 avril.

 

10 ans après le succès de « Mondovino » qui pointait les dangers de la mondialisation pour le vin en Europe, Nossiter met son « cinéma artisan » au service des viticulteurs qui tentent de sauver le vin en le réinventant de manière paysanne et écologique dans l’aventure du « vin naturel ». Il a filmé pour cela plusieurs vignerons italiens, « résistants malgré eux », devenus révolutionnaires sans le vouloir. Loin de toute démagogie, ceux-ci racontent comment, du Piémont au Chianti, ils ont essayé de redonner vie à la terre et aux vignes menacés de mort par des dizaines d’années de traitements chimiques et de standardisation marchande.

 

- Le sol comme bien public menacé.

Véritable intellectuel paysan, le vigneron Stefano Bellotti rappelle ainsi cette vérité matérialiste largement méconnue : 90 % de la vie organique sur terre se trouve dans le sol. Et, échantillons de terres à la main, il montre comment les pesticides ont tué les sols et atrophié la vigne. Les racines d’une vigne non bio ne descendent plus qu’à 60 cm dans la terre et n’ont plus qu’une centaine de mètres de racines secondaires. Les traitements ont ainsi fait perdre à la liane qu’est la vigne une grande capacité de sa puissance d’extraction minérale et organique des sols. Une richesse essentielle pour la qualité et la diversité du goût du raisin et du vin. Alors que les vignes cultivées de manière biologique et même bio-dynamiques puisent dans la terre jusqu’à 10 m et développent jusqu’à 5km de racines secondaires. Belloti montre aussi que les pesticides réduisent les capacités de photosynthèse de la plante et donc aussi sa capacité à absorber du CO2. Et il pointe les dangers d’eugénisme viticole induit par les semenciers de l’agro-business depuis que les vignes sont plantées en sélection clonale plutôt qu’en sélection massale, qui garantissait une diversité permanente. Non seulement tout cela a une conséquence sur le goût mais aussi sur la santé. Belloti montre qu’il y a une corrélation puissante entre les épidémies de cancers et l’usage intensif des pesticides, tant dans le temps que dans l’espace.


- L’agriculture, affaire de culture. Le vin, objet de civilisation.

Nossiter2 Nossiter montre bien cependant que ces travailleurs de la terre se gardent la plupart du temps de toute illusion naturaliste ou environnementaliste. Belloti explique ainsi que l’agriculture est avant tout une affaire de culture. Pour lui la production d’un vin est une création qui allie la puissance de la nature et l’imagination de l’homme. Une conception qui fait fortement écho à la défense du vin comme « objet de civilisation » développée par Jean-Luc Mélenchon en campagne européenne dans son discours de Montpellier le 21 mai dernier. Et, en adepte cachée de l’éco-socialisme, la vignerone toscane Giovanna Tiezzi vante la remise en phase des temps historiques de l’humanité et du temps biologique de l’éco-systéme. Très durs envers les régulations libérales qui ont tenu les appellations contrôlées à l’écart de toute exigence écologique, ils n’en concluent pas moins que les appellations doivent redevenir un bien commun. En particulier en Italie où elles ont été construites de manière largement mercantiles dans les années 1970, à la différence de la France où elles résultent de 100 ans de régulations culturelles et sociales collectives

 

- La responsabilité accablante de l’Union européenne.

En guise de conclusion, le film ne manque pas de pointer la responsabilité accablante de l’Union européenne dans ce désastre. Le vigneron Corrado Dottori rappelle que l’Europe a pris le contrôle total de deux dimensions essentielles de la société : la monnaie et l’alimentation via l’agriculture. Le film pointe que l’Union européenne a mis les lois et pouvoirs au service du seul marché en matière agricole. Et qu’à travers l’hygiénisme mercantile promu dans l’alimentation, l’Europe vise aussi à contrôler les comportements humains jusque dans l’intimité de chacun. Une réflexion qui n’est pas sans rappeler la critique du « nouvel ordre globalitaire » qui selon Jean-Luc Mélenchon impose les normes marchandes dans toutes les dimensions de la vie.

 

- Le vin et la révolution.

Fortement critique, le film n’en est pas moins optimiste et joyeux, les nombreux vins dégustés aidant. Belloti explique ainsi qu’on peut faire revivre une terre en 6 ans en la convertissant en bio. Et ces paysans résistants donnent un exemple de liberté et d’audace qui peut inspirer tous les domaines. Nossiter décrit ainsi le vigneron Belloti : "quelqu’un qui n’a peur de personne, qui s’exprime avec une liberté sauvage et dont chacune des expressions de la pensée a un sens éthique et politique, tourné vers la collectivité". Une invitation à l’action collective qui n’est pas sans rappeler l’appel lancé en 1905 par Jean Jaurés aux vignerons du Languedoc devant la cave de Maraussan : « Paysans, ne demeurez pas à l’écart. Mettez ensemble vos volontés, et, dans la cuve de la République, préparez le vin de la Révolution sociale ! » Un appel aussi relayé le 22 mai dernier par Jean-Luc Mélenchon avec les vignerons de Montagnac qui craignent les dangers du grand marché transatlantique pour le vin .

 

Nota :

« Résistance naturelle », un film de Jonathan Nossiter, dans 60 salles en France à partir du 18 juin.

 
 

- Jean-Luc Mélenchon, le vin et le bio.....

Dans cette vidéo, le vin est abordé en tant qu'objet de civilisation. Jean-Luc Mélenchon et les différents intervenants expliquent en quoi l’élaboration des normes viticoles a fait l’objet d’une lutte sociale. Le film montre ensuite que ces normes sont aujourd’hui menacées par le projet de Grand Marché Transatlantique. Enfin, la nécessaire transition écologique de l’agriculture est défendue à travers l’exemple de vignerons bio.

 

Vous trouverez dans cette vidéos des interventions (par ordre d’apparition) de :
- Jean-Luc Mélenchon, député européen
- Serge Azaïs, viticuteur coopérateur à Montagnac (Languedoc)
- René Morenao, Président de la cave coopérative de Montagnac (Languedoc)
- Jonathan Nossiter, cinéaste artisan
- Jean-Pierre Frick, vigneron bio (Alsace)
- Claude Buchot, vigneron bio (Jura)
- Valentin Morel, vigneron bio (Jura)

La responsabilité accablante de l’Union européenne.

En guise de conclusion, le film ne manque pas de pointer la responsabilité accablante de l’Union européenne dans ce désastre. Le vigneron Corrado Dottori rappelle que l’Europe a pris le contrôle total de deux dimensions essentielles de la société : la monnaie et l’alimentation via l’agriculture. Le film pointe que l’Union européenne a mis les lois et pouvoirs au service du seul marché en matière agricole. Et qu’à travers l’hygiénisme mercantile promu dans l’alimentation, l’Europe vise aussi à contrôler les comportements humains jusque dans l’intimité de chacun. Une réflexion qui n’est pas sans rappeler la critique du « nouvel ordre globalitaire » qui selon Jean-Luc Mélenchon impose les normes marchandes dans toutes les dimensions de la vie.

Le vin et la révolution.

Fortement critique, le film n’en est pas moins optimiste et joyeux, les nombreux vins dégustés aidant. Belloti explique ainsi qu’on peut faire revivre une terre en 6 ans en la convertissant en bio. Et ces paysans résistants donnent un exemple de liberté et d’audace qui peut inspirer tous les domaines. Nossiter décrit ainsi le vigneron Belloti : "quelqu’un qui n’a peur de personne, qui s’exprime avec une liberté sauvage et dont chacune des expressions de la pensée a un sens éthique et politique, tourné vers la collectivité". Une invitation à l’action collective qui n’est pas sans rappeler l’appel lancé en 1905 par Jean Jaurés aux vignerons du Languedoc devant la cave de Maraussan : « Paysans, ne demeurez pas à l’écart. Mettez ensemble vos volontés, et, dans la cuve de la République, préparez le vin de la Révolution sociale ! » Un appel aussi relayé le 22 mai dernier par Jean-Luc Mélenchon avec les vignerons de Montagnac qui craignent les dangers du grand marché transatlantique pour le vin .

 

Laurent Maffeïs

« Résistance naturelle », un film de Jonathan Nossiter, dans 60 salles en France à partir
du 18 juin.

- See more at: http://www.lepartidegauche.fr/actualites/actualite/au-cinema-la-resistance-par-le-vin-28515#sthash.KsZ0rmtH.dpuf

 

L’agriculture, affaire de culture. Le vin, objet de civilisation.

Nossiter2 Nossiter montre bien cependant que ces travailleurs de la terre se gardent la plupart du temps de toute illusion naturaliste ou environnementaliste. Belloti explique ainsi que l’agriculture est avant tout une affaire de culture. Pour lui la production d’un vin est une création qui allie la puissance de la nature et l’imagination de l’homme. Une conception qui fait fortement écho à la défense du vin comme « objet de civilisation » développée par Jean-Luc Mélenchon en campagne européenne dans son discours de Montpellier le 22 mai dernier. Et, en adepte cachée de l’éco-socialisme, la vignerone toscane Giovanna Tiezzi vante la remise en phase des temps historiques de l’humanité et du temps biologique de l’éco-systéme. Très durs envers les régulations libérales qui ont tenu les appellations contrôlées à l’écart de toute exigence écologique, ils n’en concluent pas moins que les appellations doivent redevenir un bien commun. En particulier en Italie où elles ont été construites de manière largement mercantiles dans les années 1970, à la différence de la France où elles résultent de 100 ans de régulations culturelles et sociales collectives.

La responsabilité accablante de l’Union européenne.

- See more at: http://www.lepartidegauche.fr/actualites/actualite/au-cinema-la-resistance-par-le-vin-28515#sthash.KsZ0rmtH.dpuf

Partager cet article
Repost0
19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 10:55

culture.JPG

Partager cet article
Repost0
24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 17:11

L’Humain d’abord était le programme du Front de Gauche et de son candidat commun, Jean-Luc Mélenchon, pour l’élection présidentielle puis les élections législatives de 2012.

Diffusé en librairie au prix de 2 euros dans la collection Librio, il s’est vendu à plus de 300 000 exemplaires.

 

Afin d’amplifier encore sa diffusion il est désormais disponible gratuitement en version numérique.

N’hésitez pas à le faire circuler.

 

 

- Pour ligne en ligne ou télécharger le programme, cliquez ICI

ou ci-dessous

 L’Humain d’abord » – Le programme du Front de Gauche
Partager cet article
Repost0
27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 13:16
François Delapierre : La bombe de la dette étudiante

François Delapierre est secrétaire national du Parti de Gauche, chargé de la bataille idéologique et du programme.

 

-En savoir plus

Après la crise des subprimes de 2008, une nouvelle bulle financière se prépare à exploser : celle de la dette étudiante. Elle est le fruit pourri de la marchandisation, rampante ou assumée, de l’université. Alors que le temps des études devrait être celui d’une émancipation intellectuelle et sociale, il devient le sas d’entrée dans une prison pour dette.

 

Au Québec, en Grande-Bretagne, au Portugal, en Tunisie… étudiants et jeunes précarisés se sont mobilisés contre la dégradation des diplômes et la déqualification des diplômés. C’est un bras de fer planétaire aux enjeux immenses pour toute la société. Déjà, l’université française est minée par cette nouvelle contradiction du capitalisme.

 

- Par : François Delapierre

Éditions : Les Editions Bruno Leprince

Date de parution : 7 mars 2013

Pages : 76

Disponibilité : chez l'éditeur Les Editions Bruno Leprince

Format : 120 x 170 mm

Prix papier TTC : 3 €

 

 

-La bombe supérieure : l'explosion politique et économique de l'endettement étudiant

Précariat diplômé, qualification dégradée, créance pourries...une nouvelle contradiction menace le capitalisme de notre époque. Conférence de François Delapierre, le mardi 20 novembre, à l'usine.

Partager cet article
Repost0

Rédacteur

  • Pour une Révolution citoyenne par les urnes
  • Retraité SNCF, engagé politiquement depuis l'âge de 15 ans, militant du PCF de 1971 à 2008, adhérent au Parti de Gauche et à la France Insoumise depuis leur création, syndicaliste CGT, conseiller Prud'homme depuis 1978.
  • Retraité SNCF, engagé politiquement depuis l'âge de 15 ans, militant du PCF de 1971 à 2008, adhérent au Parti de Gauche et à la France Insoumise depuis leur création, syndicaliste CGT, conseiller Prud'homme depuis 1978.

La France insoumise

-Pour une MAJORITÉ POPULAIRE, renforcer la France insoumise pour GAGNER !

🔴  La France insoumise et ses 75 députés sont au service des Françaises et des Français face à l'inflation et l'accaparement des richesses par l'oligarchie.

✅ La dissolution, nous y sommes prêts ! 
Avec la #Nupes, la France Insoumise propose l’alternative 


📌 Retrouvez notre stratégie et les axes de travail pour, ensemble, faire gagner le peuple, la France insoumise... ✍️ cliquez ci-dessous 👇

 

POUR UNE MAJORITÉ POPULAIRE Renforcer la France insoumise pour gagner !

 

-N'attendez pas la consigne !

✅ Pour rejoindre la France insoumise et AGIR ENSEMBLE pour GAGNER : cliquez ci-dessous 👇

 

La France insoumise

 

- La chaîne télé de Jean Luc Melenchon : cliquez ci-dessous 👇

 

- Le blog de Jean Luc Melenchon : cliquez ci-dessous 👇

Jean-Luc Mélenchon le blog

 

Recherche

La France insoumise à l'Assemblée Nationale

 Pour accéder au site : cliquez ci-dessous 👇

Sur les réseaux sociaux  :

Facebook  - Twitter

Le JOURNAL L'INSOUMISSION

✍️ cliquez ci-dessous 👇

L'Insoumission

 

✅ S'inscrire à la Newsletter 👇

 

 

Le site du Parti de Gauche

 Pour accéder au site : cliquez ci-dessous 👇

 

Manifeste pour l'Ecosocialisme

 Pour accéder au site : cliquez ci-dessous 👇

 

Mouvement pour la 6e République

 Pour accéder au site : cliquez ci-dessous 👇

 

Des outils pour combattre le FN et l'idéologie d'extrême droite française

🔴  Observatoire de l’extrême droite de l'Insoumission

 Pour accéder au site (cliquez ci-dessous) 👇

Observatoire de l’extrême droite l'insoumission

 

 Pour accéder au site (cliquez ci-dessous) 👇


🔴  et aussi : Observatoire national pour « mettre sous surveillance » l’extrême droite

 Pour accéder au site (cliquez ci-dessous) 👇