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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 10:16
Quels sont les pays qui ont reconnu l'État palestinien

Observez les pays en gris : quel était leur point commun en 2014 ?

 

La France va reconnaître l'État de Palestine en septembre 2025 à l'ONU[0], onze ans avant l'annonce d'Emmanuel Macron, l'Assemblée nationale[1] et le Sénat[2], avaient adopté une proposition de résolution visant à reconnaître l’État de Palestine

 

 

Sources : LE NOUVEL Observateur | mis à jour le 23/09/2025

- Pays reconnaissant la Palestine (en vert), cliquez  ICI

 

Reconnaissance internationale de l'État de Palestine

 

 

En avril 2014, le nouveau gouvernement suédois, de centre gauche, annonçait qu’il allait reconnaitre la Palestine comme État souverain de plein exercice[3]. Ce sera le premier pays membre de l’UE européen à le faire (certains pays actuellement membres l’ont reconnue, mais avant d’intégrer l’Union).

 

La carte des pays reconnaissant la Palestine (en vert) est frappante : les pays qui ne le font pas (en gris) sont, dans leur majorité écrasante, les pays occidentaux.

 

Pour le premier ministre social-démocrate Stefan Lofven, seule la reconnaissance mutuelle des deux Etats, Israël et Palestine, permettra d’aboutir à une coexistence pacifique. Et les pays doivent donner l’exemple en les reconnaissant tous les deux.

 

 

- Les pays qui ne reconnaissent pas Israël. En rose clair, ceux qui sont revenus sur leur reconnaissance, cliquez  ICI

Plusieurs pays ne reconnaissent toujours pas Israël, essentiellement dans le monde musulman.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- Le lundi 22 septembre 2025, la France reconnaît enfin l'État de Palestine

Après presque deux ans de guerre et génocide dans la bande de Gaza, le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie ont, le 21 septembre 2025, reconnu l’État de Palestine et ont être suivis par la France et d’autres pays le 22 septembre, à New York[4].

 

🔴 Le point sur les pays qui ont reconnu l'état de Palestine en 2024 et 2025

 

ÉTATS

DATE

Barbade 19 avr. 2024
Jamaïque 23 avr. 2024
Trinité-et-Tobago 2 mai 2024
Bahamas 7 mai 2024
Espagne 28 mai 2024
Irlande 28 mai 2024
Norvège 28 mai 2024
Slovénie 4 Juin 2024
Arménie 21 juin 2024
Mexique 5 février 2025
Australie 21 septembre 2025
Canada 21 septembre 2025
Portugal 21 septembre 2025
Royaume-Uni 21 septembre 2025
Andorre 22 septembre 2025
Belgique 22 septembre 2025
France 22 septembre 2025
Luxembourg 22 septembre 2025 
Malte 22 septembre 2025
Saint-Marin 22 septembre 2025

Pour accéder à l'intégrale depuis 1988

cliquez 👉 ICI 

 

 

🔴 Quels sont les pays qui ne reconnaissent pas l’État de Palestine[5] ? 
Au moins 46 pays actuellement : les États-Unis et Israël en premier lieu. Le gouvernement de Benjamin Netanyahu rejette totalement l’idée d’un Etat palestinien et, en 2024, le Parlement israélien a voté une résolution contre sa création.

  • Également des pays alliés de l’un et/ou de l’autre : comme le Japon, la Corée du Sud ou Singapour, en Asie, le Cameroun, en Afrique, le Panama, en Amérique latine, et la plupart des pays d’Océanie.
  • Le continent européen est le plus divisé, pratiquement à moitié-moitié. Jusqu’aux années 2010, les seuls pays reconnaissant l’Etat de Palestine étaient, outre la Turquie, ceux de l’ancien bloc soviétique. Mais certains, comme la Hongrie et la République tchèque, considèrent aujourd’hui ne pas avoir fait de reconnaissance bilatérale. 
  • Jusqu’au début de la guerre à Gaza, l’Europe de l’ouest et du nord était unanime sur la non-reconnaissance, exception faite de la Suède depuis 2014. Mais en 2024, Norvège, Espagne, Irlande et Slovénie ont suivi la voie de Stockholm, avant le Royaume-Uni dimanche. A l’inverse, l’Italie ou l’Allemagne ne l’envisagent pas.

 

Notes :

[0La France va reconnaître l'État de Palestine en septembre 2025 à l'ONU

[12 décembre 2014 l'Assemblée nationale avait adopté une proposition de résolution visant à reconnaître l’État de Palestine, par 339 voix pour et 151 contre

[2] Propositions de résolution : Texte n° 32 (2014-2015) adopté par le Sénat le 11 décembre 2014

[3] La Suède va reconnaître l'« État de Palestine »

[4Le 22 septembre 2025 la France reconnaît l'État de Palestine : la liste des pays qui l'ont déjà fait

[5Quels sont les pays qui ne reconnaissent pas l’État de Palestine ? 

 

Pour en savoir plus :

- Royaume-Uni : vote symbolique pour la reconnaissance de la Palestine

- Le Parlement espagnol va-t-il reconnaître l'Etat de Palestine?

- Espagne : le parlement reconnaît l’Etat de Palestine

- Le Parlement irlandais vote pour la reconnaissance l'Etat palestinien

- Le Vatican reconnaît la Palestine comme un État dans un texte officiel

- Grèce : le Parlement vote en faveur de la reconnaissance de la Palestine

- 18 juillet 2024 : " la France exprime sa consternation à la suite de l’adoption par la Knesset d’une résolution rejetant la perspective d’établissement d’un État palestinien, en contradiction avec les résolutions adoptées au Conseil de sécurité des Nations unies "

 

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 23:43
 La colonie de Gush Etzion. Wikimedia Commons, 2004.

La colonie de Gush Etzion. Wikimedia Commons, 2004.

Le rapport de François Dubuisson, professeur de droit international à l’Université libre de Bruxelles vise, par l’obtention de mesures concrètes de contrainte, à la fin de la colonisation et de l’occupation du territoire palestinien. Il constitue l’étude juridique de la campagne européenne Made in illegality lancée par des associations belges. Le texte montre concrètement comment l’Union européenne s’est jusqu’ici largement abstenue de remplir ses obligations relatives au respect du droit international dont elle se fait pourtant le porte-parole ailleurs.

 

Sources :  OrientXXI par Françoise Feugas

Vingt ans de politique israélienne d’installation de colonies de peuplement à Jérusalem-Est, en Cisjordanie et à Gaza aboutissent à ce qu’à l’heure actuelle, on dénombre entre 500 000 et 650 000 colons dans plus de 150 implantations selon le rapport 2012 du Secrétaire général des Nations unies[1]. L’Union européenne (UE) entretient par ailleurs avec Israël des relations économiques privilégiées, régies par un «  accord d’association  » qui accorde des tarifs douaniers préférentiels aux produits israéliens, dont une part importante provient des colonies. Le rapport de François Dubuisson dénonce cette situation en démontrant que l’UE et ses États membres ont l’obligation de faire respecter le droit international et ne pas reconnaître ou encourager de quelque manière que ce soit les violations d'obligations découlant de normes fondamentales de ce même droit international.

 

 

- Transgression initiale

La colonisation est en soi illégale en droit international. La Quatrième Convention de Genève précise que «  la Puissance occupante ne pourra procéder à la déportation ou au transfert d’une partie de sa propre population civile dans le territoire occupé par elle.  » À partir de cette transgression initiale, Dubuisson détaille une cascade d’autres violations qui découlent d’une politique d’appropriation des terres palestiniennes, de l’accaparement des ressources naturelles – notamment de l'eau — au seul bénéfice des colons, des routes et zones réservées à leur usage, et enfin la construction du mur qui empiète dans la majeure partie de son tracé sur le territoire palestinien en confisquant d’innombrables terres cultivables et de ressources naturelles. L’ensemble de ce qui apparaît désormais comme un système colonial et discriminatoire privant les Palestiniens de la plupart de leurs droits fondamentaux est consolidé par l’établissement de régimes juridiques distincts qui bafouent également la prohibition de la ségrégation énoncée par la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale du 21 décembre 1965.

 

Ces violations du droit international commises par Israël relèvent de normes dites «  impératives  » et d’obligations erga omnes  à l’égard de tous  »). Une norme impérative est une norme acceptée et reconnue par la communauté internationale des États dans son ensemble et à laquelle aucune dérogation n’est permise. Les règles fondamentales du droit international humanitaire et des droits humains, les interdictions relatives à la discrimination raciale et le respect du droit à l'autodétermination relèvent de ces normes impératives qu’Israël viole en permanence par sa politique de colonisation.

 

 

- Une inflexion positive

La forme que ces obligations doivent prendre exclut des relations bi ou multilatérales qui seraient de nature à entraîner une certaine reconnaissance des activités liées à la colonisation ou à apporter aide ou assistance au maintien des colonies. En clair, le refus de l’importation des produits en provenance des colonies ou d’opérateurs dont les activités sont liées aux colonies, mais également l’adoption de mesures appropriées à l’égard des entreprises européennes afin qu’elles ne mènent pas d’activités qui soient de nature à contribuer à l’entreprise coloniale.

 

Par le passé, l’Union européenne a, dans le cadre de certains programmes de coopération ou de recherche, octroyé des financements à des entreprises israéliennes (comme par exemple Ahava, qui a pu bénéficier de plus d’un million d’euros pour des programmes de recherche). Interpellée par des députés européens, la Commission européenne a fini par rectifier sa position en 2012, et cette affaire a conduit à l’adoption de «  Lignes directrices  » en juillet 2013 (avec mise en œuvre au 1er janvier 2014), qui se veulent conformes à l’obligation de non-reconnaissance par l’Union de la souveraineté d’Israël sur les territoires occupés depuis 1967. Elles s’appliquent à toutes les formes d’aides européennes. Dans le domaine commercial, la Commission ne reconnaît plus désormais que les certificats de conformité des produits alimentaires issus du «  territoire de l’État d’Israël  », à l’exclusion du Golan, de Jérusalem-Est, de Gaza et de la Cisjordanie, et en conséquence les produits non conformes sont interdits à l’importation.

 

Dans le domaine financier, la Norvège, la Suède, le Luxembourg ont d’ores et déjà adopté des mesures d’exclusion de banques et d’entreprises israéliennes concernant des fonds gouvernementaux. La coopération universitaire est également touchée, l’Espagne ayant par exemple interdit à l’université d’Ariel, installée en Cisjordanie, l’accès à un concours d’architecture. Le gouvernement allemand a annoncé qu’il allait limiter l’octroi de subventions et le renouvellement d’accords de coopération scientifique aux entités non situées sur les territoires occupés.

 

 

- La mère de toutes les batailles

Mais, outre qu’il y a loin de la coupe aux lèvres, la bataille juridique sans doute la plus ancienne et la plus dure à mener – notamment pour défaut de contrôle efficace sur l’origine des produits — concerne l’entrée sur le marché européen de nombreux produits israéliens à tarif préférentiel. Dubuisson en fait l’historique et rappelle qu’elle a jusque ici porté exclusivement sur l’application ou non de ce tarif préférentiel, mais pas à l’importation elle-même. Le débat intra-européen sur l’étiquetage des produits qui permettrait de séparer le bon grain de l’ivraie en n’appliquant pas les tarifs préférentiels aux produits des colonies est une fausse piste, dit-il : il faut en interdire purement et simplement l’importation. Rien ne s’y oppose juridiquement, en dépit même du sacro-saint principe de libre-échange ardemment défendu par la Commission européenne. C’est «  la mère de toutes les batailles  ».

 

Aux sceptiques qui doutent de l’efficacité d’une pression citoyenne européenne, le texte répond que les outils juridiques existent et que les luttes sur le terrain du droit international peuvent être gagnées. Preuves à l’appui.

Françoise Feugas
 
 
Note :

[1] Les colonies de peuplement israéliennes dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et le Golan syrien occupé, A/67/375, 12 septembre 2012.

 

Pour en savoir plus :

- Mon dossier Palestine

- Le projet de canal mer Morte-mer Rouge

- un site contient qui une très bonne carte de la Cisjordanie avec tout les colonies et le nombre d'habitant

- Connivence entre l’Occident et Israël pour le nettoyage ethnique de la Palestine

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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 09:06
Israël : Racisme anti-Africains "Fier d'être racistes..."

Document réalisé en 2012 par David Sheen et Max Blumenthal : à l'origine ce court documentaire répondait à une commande de la section New York Times Docs, mais la chaîne n'a pas souhaité le diffuser...
" Le gouvernement israélien incite à la haine et à la violence, non seulement contre les Palestiniens depuis des décennies, mais également contre les immigrants africains. Racistes déchaînés, envahissant la rue, traitant de sales nègres ceux qui osent ne pas approuver...."

Pour en savoir plus :

- Mon dossier Palestine

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14 septembre 2014 7 14 /09 /septembre /2014 22:30
16/18 septembre 1982... le " massacre évitable " de Sabra et Chatila

Le 16 décembre 1982, l’Assemblée générale des Nations unies adopte une résolution par 123 voix pour, 0 contre et 22 abstentions décidant que ce " massacre est un acte de génocide. "[1]

 

 

L'échange se passe à Jérusalem il y a trente ans jour pour jour. Morris Draper, ambassadeur itinérant du président Ronald Reagan au Proche-Orient, rappelle à ses interlocuteurs israéliens la " position fondamentale " des Etats-Unis : " Nous n'avons pas pensé que vous deviez entrer. Vous auriez dû rester en dehors. "

Réponse d'Ariel Sharon, ministre israélien de la défense : " Que vous l'ayez pensé ou pas… Quand l'existence et la sécurité sont en jeu, tout est de notre responsabilité, on ne laissera jamais personne d'autre décider pour nous. "

 

 

Sources : Le Monde.fr Proche Orient | mis à jour le 27/09/2024

- Nous sommes le 17 septembre 1982, la réunion entre Américains et Israéliens a commencé à 12h30.

Le premier ministre, Menahem Begin, en est absent. Avec Ariel Sharon, Yitzhak Shamir, le ministre des affaires étrangères, et de hauts responsables des services de sécurité rencontrent l'ambassadeur Draper. L'échange précité est tiré d'une série de cinq documents (datés des 15, 16, 17, 18 et 20 septembre 1982) auxquels Seth Anziska, chercheur américain de l'université Columbia, a eu accès dans des archives israéliennes, et sur lesquels il fonde un article paru dans le New York Times, ce lundi 17 septembre, sous le titre " Un massacre évitable ". Mis en ligne par le quotidien américain, ces documents, en hébreu et anglais, jettent une lumière crue sur la politique libanaise de Washington à cette époque et sur la relation américano-israélienne.

 

 

- Entre 800 et 2000 morts ou disparus

Ce 17 septembre, Morris Draper est soumis, surtout de la part d'Ariel Sharon, à une pression peu usuelle : " M. Draper, vous craignez d'être soupçonné d'être de mèche avec nous ? Niez-le et on le niera. " Car au moment où cet échange a lieu, un massacre, qui va entrer dans l'histoire, est déjà en cours : celui des civils palestiniens des camps de Sabra et Chatila[1][2], à Beyrouth. Au total, entre 800 et 2 000 personnes seront exécutées ou vont disparaître. Des femmes sont violées, des enfants et des vieillards abattus, des hommes emportés vers des destinations inconnues. Commencé le 16, le massacre est mené par des phalangistes chrétiens et des miliciens des Forces libanaises, alliés de l'armée israélienne depuis le début de son invasion du Liban, le 6 juin.

 

Jusqu'à peu auparavant, Ariel Sharon a cru avoir triomphé. Les bombardements des grandes villes (Beyrouth, Tyr, Sidon…) ont abouti, le 1er septembre, au retrait de la capitale libanaise des groupes armés de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), dont l'éradication était l'objectif israélien. Les Américains ont supervisé ce retrait et donné à l'OLP des garanties que les populations palestiniennes seront protégées. De plus, Israël a vu son principal allié, le phalangiste chrétien Béchir Gemayel, être élu président de l'Etat libanais fin août. Mais, le 14 septembre, il est assassiné. Dans la nuit, le chef d'état-major israélien rencontre les chefs chrétiens à Beyrouth. Le matin du 15, contrevenant au cessez-le-feu, Tsahal envahit la ville. Le 16, les miliciens chrétiens entrent dans les camps palestiniens. La nuit, l'aviation israélienne éclairera les lieux pour les aider.

 

Ce 17, lorsque l'envoyé spécial américain rencontre ses interlocuteurs, le massacre est donc en cours. Que savent précisément les deux parties sur ce qui advient dans les camps ? Rien n'est avéré. Mais les Israéliens savent que les phalangistes y sont entrés, et, au moins depuis la veille au soir, leurs propres sources les ont informés d'éventuelles " tueries ". Ils n'en disent mot.

 

 

- Qui donc va les en empêcher ?

Rapportée par les historiens, une rencontre, très pénible, avait déjà eu lieu la veille au soir. Morris Draper, accompagné de l'ambassadeur américain à Tel-Aviv, Sam Lewis, fait face à Ariel Sharon, au chef d'état-major israélien, Rafael Eitan, et au chef du renseignement militaire, le général Yehoshua Saguy (orthographié " Sagi " dans les documents). Washington et " les Libanais " demandent que Tsahal se retire de Beyrouth, rappelle l'Américain. Les " terroristes " sont toujours là, rétorque Ariel Sharon, " 2 000 à 3 000, on a même leurs noms ". Dès lors, qui va s'occuper des camps ?, demandent les Israéliens. Lorsque Morris Draper évoque " l'armée et les forces de sécurité libanaises ", le général Saguy exige que " les Phalanges aussi " soient de la partie. Draper s'y oppose. Et qui donc va les en empêcher ? ", demandera le général israélien.

 

  • De fait, le patron du renseignement de Tsahal sait que les phalangistes y sont déjà. Mais la réunion-clé du lendemain, le 17, se déroulera comme si personne n'en avait connaissance. L'ambassadeur Draper y réitère l'exigence américaine que Tsahal montre des signes, même symboliques, de retrait de Beyrouth : " Israël ne devrait pas donner l'impression d'occuper une capitale arabe. (…) "
  • Sharon : Qui va s'occuper de ces 2 000 terroristes ? C'est aussi votre intérêt. Qui va les attraper ? Bon, Fakhani, Sabra, Chatila, à notre avis, ils sont, disons 1 000, peut-être 500. On sait qu'ils y sont, bien équipés, armés et tout. Et vous voudriez qu'on se retire ? "… Draper insiste ; les Israéliens demandent à se consulter entre eux. A leur retour, ils acceptent le principe d'un retrait de Beyrouth, mais une fois passé Roch Hachana, le nouvel an juif, soit 48 heures plus tard.
  • Draper, pressé de conclure : " Le plan sera mis en œuvre sous 48 heures, telle est la politique. "

 

- " Il n'en restera aucun "

Sharon préfère ne pas laisser d'ambiguïté : " Bon, alors, Fakhani, Sabra, Chatila, Bourj el-Barajneh… " Il nomme les lieux où, entre-temps, devra se mener la traque aux " terroristes ".

  • Draper : " Des gens hostiles diront que Tsahal reste à Beyrouth pour permettre aux Libanais de tuer les Palestiniens dans les camps. "
  • Sharon : " Alors on va les tuer, nous. Il n'en restera aucun. Vous ne sauverez pas (…) ces groupes du terrorisme international. "
  • Draper : " Nous ne sommes intéressés à sauver aucun de ces gens. "
  • Sharon : " Si vous ne voulez pas que les Libanais les tuent, nous les tuerons. "
  • L'ambassadeur Draper réitère alors la " position du gouvernement : on veut que vous partiez. Laissez faire les Libanais ". Le retrait israélien débutera trois jours plus tard.

 

Ce vendredi 17 verra le pire du massacre. Il n'y avait dans les deux camps ni 2 000, ni 1 000, ni 500 " terroristes " : les forces de l'OLP avaient bel et bien évacué Beyrouth. Après une seconde nuit de terreur, les phalangistes se retirent le samedi matin. Informé par son émissaire, l'ambassadeur Draper écrit à Ariel Sharon : " C'est horrible. J'ai un représentant dans les camps qui compte les corps. Vous devriez avoir honte. " Le président Reagan tancera le premier ministre, Menahem Begin, en des termes d'une inhabituelle virulence.

 

 

- " Partiellement responsable "

Dans ses Mémoires, le secrétaire d'Etat, George Shultz, sera le plus sévère : Les Israéliens ont dit qu'ils entraient dans Beyrouth (…) pour éviter un bain de sang, il s'avère qu'ils l'ont facilité et peut-être même suscité. " Pour avoir fait confiance à leurs alliés, écrira-t-il, " le résultat brutal aura été que nous sommes partiellement responsables " de ce massacre.

 

En conclusion de son article, Seth Anziska écrit : " La leçon est claire : parfois un proche allié agit à l'inverse des intérêts et des valeurs américaines. Echouer à exercer la puissance américaine pour les défendre peut avoir des conséquences désastreuses. " L'important, explique-t-il au Monde, n'est pas que les Israéliens aient " délibérément trompé " les Américains, selon l'expression qu'utilisera le sous-secrétaire d'Etat Lawrence Eagleburger, ou qu'ils l'aient fait par conviction. " L'essentiel tient en la faiblesse diplomatique face à leurs intimidations et aux reculades successives de l'ambassadeur Draper ", qui finit par céder sur l'essentiel.

 

Obnubilé par son objectif de voir les Israéliens se retirer de Beyrouth, l'ambassadeur accrédite comme réel un fait non avéré – la présence de "terroristes" supposément restés par milliers dans les camps – et accorde à son allié 48 heures de présence supplémentaire dans la ville. " En résumé, il finit par dire aux Israéliens : ' Bon, allez-y, tuez les terroristes, et vous partirez ensuite. ' Là est la faillite diplomatique américaine. "

 

Notes :

[1Sabra et Chatila : Israéliens et phalangistes génocident les Palestiniens

[2Massacre de Sabra et Chatila

 

Pour en savoir plus :

- Le conflit du Sud-Liban de 1978 se produit du 14 au 21 mars 1978 lorsque l'armée israélienne envahit une partie du Liban du Sud.

-

 

16/18 septembre 1982... le " massacre évitable " de Sabra et Chatila
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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 18:05

De nombreux Palestiniens considèrent le récent cessez-le-feu entre "Israël" et les Palestiniens comme une victoire de la résistance. Pour les observateurs extérieurs, cette réponse peut paraître assez déroutante.

Comment un peuple peut-il crier victoire quand 2.145 de ces concitoyens, dont une majorité de civils et le nombre sidérant de 578 enfants, ont perdu la vie sous les bombardements israéliens ?

Est-ce que cette idée de "victoire" servirait simplement le Hamas qui capitaliserait sur un cessez-le-feu qui lui convient très bien, afin d'augmenter sa popularité ?

Est-ce la réponse irrationnelle d'un peuple traumatisé par des années de siège et par certains des bombardements des zones civiles les plus intenses jamais vus dans l'histoire, à la fin de 50 jours d'enfer sur terre ?

Ou est-ce plus que cela ?

 

Source : The International Solidarity Movement   par Tariq Shadid     le 3 septembre 2014[1]

- "Gaza toujours debout regarde vers Jérusalem", par le peintre palestinien Imad Abu Ishyhiya

La victoire à la Pyrrhus de Gaza est une leçon pour l'occupant
Tout d'abord, nous devons comprendre qu'on ne peut pas juger l'humeur d'aujourd'hui à l’aune des seuls deux derniers mois, mais dans le contexte d'une longue histoire de lutte contre l'injustice et l'occupation. Ce n'est pas la première fois que Gaza est soumise à des atrocités de masse, ni la première fois dans l'histoire qu'"Israël" a impitoyablement lâché sa puissance militaire sur le peuple palestinien dans son ensemble.

Plus d'un million d'habitants de Gaza, sur environ 1,8 million, ne sont pas originaires de Gaza mais ont été violemment expulsés des autres parties de Palestine en 1948, l'année de la Nakba. Ceci veut dire que la majorité de la population est constituée de réfugiés et de leurs descendants qui ont emporté avec eux le fardeau du déplacement involontaire et de l'exil. Ce continuum d'injustice et de lutte joue un rôle important dans la façon dont les Palestiniens ont tendance à voir et à répondre à la tragédie et à la violence.

Depuis plus de 6 ans et demi, la population vit sous un siège imposé par Israël, encore aggravé par la fermeture de la frontière de Rafah par l'Egypte. En mars 2008, les frappes aériennes et les bombardements par "Israël" ont volé la vie à 110 Palestiniens, dont la moitié de civils, et ce massacre a été suivi en décembre de la même année par la tristement célèbre attaque israélienne massive sur Gaza de fin 2008/début 2009, qui a duré 22 jours, et a tué plus de 1400 Palestiniens.

Le blocus ininterrompu a exposé les Palestiniens de Gaza à la pauvreté, aux mauvaises conditions d'hygiène, aux pénuries de médicaments et de nourriture et à une paralysie de la vie ordinaire éprouvante à cause des longues périodes où voyager est impossible, des coupures d'électricité et des pénuries d'eau. Gaza a réussi à tenir en creusant un impressionnant réseaux de tunnels de contrebande vers l'Egypte, ce qui a permis de contourner certaines des restrictions imposées par le blocus. Malgré des tentatives égyptiennes répétées de désorganiser l'entrée de la contrebande par la destruction de centaines de tunnels, de nouveaux ont été creusés en permanence, ce qui est typique de la détermination presque légendaire des Palestiniens à survivre dans les pires conditions.

En plus de cette situation désespérée de siège et de privations continus, ce n'était qu'une question de temps avant un autre épisode de violence israélienne contre le territoire, et la plupart des habitants de Gaza en étaient parfaitement conscients.

Cependant, ce qui a surpris à la fois amis et ennemis, ce fut la capacité à contre-attaquer devant les envahisseurs sionistes affichée par le Hamas et les autres factions de guérilla de la résistance palestinienne. "Israël", qui s'attendait peut-être à une promenade de santé, a rencontré au contraire une résistance farouche, avec des stratégies défensives rusées et fermement résolue à repousser son invasion violente.

Alors qu'en Occident les médias et les hommes politiques ont tenu à se faire l'écho des porte-parole israéliens dans leurs descriptions et leurs reportages trompeurs sur les hostilités, les réseaux sociaux ont joué un jeu essentiel dans la transmission de la vérité aux masses à travers le monde. Bien qu'il ait arrosé avec d'importantes sommes d'argent des milliers d'étudiants sionistes pour contrer cette vague des réseaux sociaux, "Israël" n'a pu empêcher que l'amère vérité sur les meurtres génocidaires d'enfants perpétrés par ses forces parvienne aux foules, dans le monde entier. Le résultat fut le déploiement sans précédent, dans les rues des capitales du monde entier, d'énormes manifestations rassemblant des milliers de participants, dont la plus grande manifestation pro-Palestine jamais vue à Londres, avec plus de 150.000 manifestants dans les rues.

 

Londres, 9 août 2014

Londres, 9 août 2014

Les médias occidentaux majoritairement pro-israéliens ont bien tenté de minimiser cette puissante réponse populaire en limitant fortement la couverture des événements, mais encore une fois, les réseaux sociaux pro-palestiniens en masse, à travers le monde, ont réussi à faire échouer leurs ardentes et honteuses tentatives d'étouffer les informations. Finalement, il s'est avéré impossible pour les organisations des droits de l'homme de garder le silence, ne serait-ce que pour garder un peu de crédibilité aux yeux des foules de la communauté mondiale, ce qui a conduit a une ample condamnation des atrocités inimaginables perpétrées par les forces de l'entité sioniste contre la population civile palestinienne.


Il ne peut y avoir aucun doute à ce sujet : "Israël", par son attaque sur Gaza pendant l'été 2014, a subi sa plus grande défaite de relations publiques de toute son histoire. Il s'est tenu, démasqué, devant le monde, dans tout son racisme, sa violence impitoyable contre des civils, son mépris désinvolte de la vie humaine non juive et son ciblage délibéré des femmes et des enfants comme premiers objectifs de son attaque sanguinaire. Ce fut la détermination des Palestiniens à tenir bon qui a gagné le cœur de la majorité de la communauté mondiale, en dépit des efforts massifs des grands médias affiliés au sionisme de dépeindre les Palestiniens comme des terroristes qui méritent d'être anéantis. Apparemment, les peuples du monde n'ont pu être trompés au point de croire que les petits enfants dont les corps déchiquetés gisaient dans les rues de Gaza étaient les forces terribles du terrorisme qu'"Israël" prétendait combattre et vaincre.

Bien sûr, les nouvelles du cessez-le-feu ont provoqué l'euphorie dans tout Gaza, où la population est descendue danser et applaudir dans les rues. Il ne faut pas beaucoup d'imagination pour réaliser ce que ressentent des gens après 50 jours de peur pour leurs vies, sachant qu'ils n'ont nulle part où se mettre à l'abri des missiles et mortiers meurtriers qui peuvent leur pleuvoir dessus à n'importe quel moment, y compris pendant leur sommeil. Pourtant, le sentiment généralisé de victoire qu'ont ressenti les Palestiniens, dans et hors de Gaza. n'a pas pu échapper aux observateurs.

Comme résumé ci-dessus, l'histoire de ce peuple résilient, les épreuves terribles et les carnages dont il a déjà été témoin au cours de son existence, la réponse puissante et solidaire des citoyens ordinaires du monde avec leurs souffrances, et le soulagement après 50 jours d'angoisse, de stress et de chagrin, tout a contribué à ce sentiment de victoire.

 

 

- Pourtant, il y a plus
Cette victoire palestinienne à la Pyrrhus a montré à l'occupant israélien que sa puissance militaire écrasante ne lui permet pas de choisir l'objectif qu'il veut atteindre et de considérer que c'est un acquis. Elle a montré à l'armée sioniste que la résistance palestinienne est devenue une force avec laquelle il faut compter, même en dépit du matériel militaire illimité qu'elle a sa disposition grâce à ses bienfaiteurs américains. Elle a montré aux forces qui s'allient à "Israël" qu'il n'est pas aussi facile qu'elles le pensaient de diaboliser les Palestiniens, et que la majorité de la population mondiale sait parfaitement qu'"Israël" n'est pas la victime mais l'agresseur, et un agresseur terriblement assoiffé de sang.

Avant l'opération "Bordure génocidaire", de nombreux citoyens dans le monde n'étaient pas conscients de la poussée idéologique du suprématisme ethnique israélien. Maintenant, ces mêmes personnes auparavant désorientées ont pris conscience du fait que toute cette violence découle d'une idéologie raciste connue sous le nom de sionisme, ils se sont aventurés à creuser dans son histoire pour la première fois de leur vie, et ils ont découvert des faits choquants.

Lorsque Abu Abayda, le porte-parole du Hamas, est intervenu pour s'adresser aux médias palestiniens et arabes par un discours sur le cessez-le-feu le 27 août, il a clairement dit que ce n'était pas un discours de victoire, car le véritable discours de victoire serait un jour prononcé depuis la mosquée Al-Aqsa. Certes nous en sommes peut-être loin, peut-être est-ce un rêve, mais cette remarque montre que la résistance n'est pas prête à revendiquer une véritable victoire tant que ses objectifs ultimes ne seront pas atteints. Ceci doit être clairement compris tant comme un message de ténacité que de pragmatisme réaliste.

Alors allez-y, émerveillez-vous sur les raisons pour lesquelles les Palestiniens répondent comme ils le font : ils sont plus réalistes que ce que vous seriez enclins à penser. Nous Palestiniens réalisons tous que cette victoire est au mieux une victoire à la Pyrrhus. Nous ne sommes pas aveugles devant les destructions de masse causées par la maléfique entité sioniste, comme semblent l'être les médias et les hommes politiques mondiaux. Pourtant, sous un siège étouffant mis en place par un ennemi affamé de terre, raciste et aveuglément violent, nous sommes bien conscients de nos options.

Notre réalisme, c'est que nous savons qu'il faudra beaucoup de ces victoires à la Pyrrhus avant que nous soyons en mesure de parvenir à la libération. Notre réalisme, c'est aussi que notre seule alternative actuelle aux victoires à la Pyrrhus, dans le cadre actuel, est la défaite. La défaite est un dénouement tout à fait inacceptable, et la reddition ne sera jamais une option à envisager. C'est du réalisme de ces faits bruts que la résistance est née, et notre volonté à résister, de génération en génération, ne connaît donc aucune limite.

 

A la Pyrrhus ou non, la Palestine a gagné cette victoire, et continuera jusqu'à ce qu'elle remporte celle avec un grand V.

 

Note :

[1] Article en anglais publié le 28 août 2014 Traduction : MR pour ISM

 

Pour en savoir plus :

- Mon dossier Palestine

- Israël se l'avoue : fin de la récréation!!

- Des soldats du renseignement israélien dénoncent les « abus » contre les Palestiniens

- Entretien avec Dominique Vidal - Le point sur l’intervention israélienne dans la bande de Gaza

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 09:09
Israël : une cure d'austérité pour éponger le coût de la guerre

Sources :  Le Monde.fr

Cinquante jours, 2 143 morts côté palestinien, 71 côté israélien... La guerre menée cet été dans la bande de Gaza a provoqué un lourd bilan humain mais aussi un coût important pour l'armée israélienne : 2,5 milliards de dollars (1,9 milliard d'euros), a révélé le ministre de la défense israélien, Moshe Yaalon, mardi 2 septembre.

 

« Les dépenses de l'opération "Bordure protectrice" – dépenses militaires, les dépenses directes – s'élèvent à plus de 9 milliards de shekels. Nous avons attaqué plus de 6 000 cibles, plus de 5 000 d'entre elles via les forces aériennes et quelque 900 à partir de la terre et de la mer. »

 

 

- Encore 2 000 « projectiles » dans la bande de GAZA

Mais, malgré l'envergure de l'opération, il a reconnu que les activistes de Gaza, visés par l'opération israélienne lancée le 8 juillet, disposaient encore d'un arsenal non négligeable.

 

« Les organisations terroristes dans la bande de Gaza – le Hamas, le Jihad islamique et d'autres groupes – avaient 10 000 projectiles au début de l'opération "Bordure protectrice". Aujourd'hui, ils en ont environ un cinquième, mais ça fait encore 2 000 projectiles. »

 

 

- Le prix de la guerre hors conséquences humaines et le coût du boycott d'Israël

Moshe Yaalon a précisé que chaque interception de roquette palestinienne par le système de défense « Dôme de fer » coûtait 100 000 dollars (environ 76 000 euros).

 

Le gouvernement israélien a approuvé dimanche une cure d'austérité pour éponger le coût de la guerre, sauf pour le ministère de la défense, épargné par les coupes budgétaires.

 

 

 

 

Commentaire :

Ce sera la double peine pour les salariés notamment d'origine arabe.  En effet, en 2012, le revenu mensuel d’un israélien (employé municipal) d’origine Ashkenaze était de 42 % supérieur à la moyenne, pour un séfarade, de 9 % supérieur à la moyenne et pour un arabe israélien inférieur de 34 % [1] !

 

Notes :

- Lire notre reportage à Gaza : « Nous sommes revenus au point de départ »

- Lire notre décryptage : Le « Dôme de fer », pièce maîtresse d'Israël contre les tirs

[1] Salaires des patrons israéliens : 42 fois le salaire moyen

 

Pour en savoir plus :

- Mon dossier Palestine

- Israêl pratique des coupes sombres dans les dépenses sociales et de santé

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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 22:55
Israël s'accapare une vaste portion de territoire en Cisjordanie

Israël attise les braises encore rouges en semant le grain d'un futur conflit... !
Israël veut éviter la paix à tout prix... parce que la paix ce serait deux États... et elle ne veut pas d'État palestinien sous ses fenêtres.

 

 

Moins d’une semaine après avoir accepté un cessez-le-feu à Gaza, Israël a annoncé dimanche sa décision de s’approprier 400 hectares de terres en Cisjordanie, en représailles à l’un des évènements déclencheurs de la guerre.

Israël a décidé de déclarer propriété de l’Etat israélien ces 400 hectares proches de la colonie de Gva’ot, dans les environs de Bethléem, en réaction au meurtre de trois jeunes Israéliens en juin dans le secteur, a indiqué l’armée dans un communiqué.

Les parties concernées ont 45 jours pour faire appel, a-t-elle précisé. Il s’agit d’une décision qui revient à une confiscation "sans précédent" par son ampleur depuis les années 1980, s’est alarmée l’organisation anticolonisation "La Paix maintenant", les responsables palestiniens décriant pour leur part un nouvel affront israélien.

 

 

Sources :  Ledauphine.com | mis à jour le 22/03/2024

- C’est la première annonce du genre rendue publique depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza, le 8 juillet.

La guerre a parachevé un cycle de violences israélo-palestiniennes provoquées par l’enlèvement, le 12 juin, de trois adolescents près de Gush Etzion, un bloc de colonies situé en zone entièrement sous contrôle israélien à une dizaine de kilomètres au sud de Bethléem. Gva’ot fait partie de Gush Etzion.

 

Les trois étudiants d’écoles religieuses ont été retrouvés morts le 30 juin. Israël a attribué leur meurtre au Hamas, l’organisation islamiste qui contrôle la bande de Gaza et qui est aussi présente en Cisjordanie. Le Hamas nie et dit que, si des membres du Hamas sont impliqués, lui-même n’a jamais été informé de leur projet.

 

La poursuite de la colonisation (la construction d’habitations civiles dans les territoires occupés ou annexés par Israël depuis 1967) est largement considérée comme une entrave majeure aux efforts déployés depuis des décennies pour résoudre le conflit israélo-palestinien. Sous le Premier ministre Benjamin Netanyahu depuis 2009, le nombre d’unités (logements ou maisons) construites est passé de 1 500 ou 1 800 les années précédentes à 2 000 ou 2 500, dit "la Paix maintenant". Le mouvement s’est par ailleurs propagé vers l’est et l’intérieur de la Cisjordanie, selon Hagit Ofran, une responsable de l’association israélienne qui milite pour la fin du conflit israélo-palestinien.

 

La décision annoncée dimanche «ne fera que détériorer encore davantage la situation», a déploré Nabil Abou Roudeina, porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas, rappelant que la communauté internationale considérait comme illégales les colonies en territoire occupé.

 

 

La colonie de Gva'ot, proche de l'endroit où se trouvent les 400 hectares que s'approprie Israël.

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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 15:16
#JewsAndArabsRefuseToBeEnemies

#JewsAndArabsRefuseToBeEnemies

C'est une erreur bien sur... un sens étriqué de ce qu'est le peuple Sémite : Sémite, Hébreu, Israélite, Juif, Sioniste, Israélien..., ces mots ont une longue histoire et des significations parfois voisines. Dans le langage courant, ils sont souvent utilisés l'un pour l'autre, ce qui peut être à l'origine de contresens ou de malentendus. En outre, le mot "juif" a une double signification, membre du peuple juif et adepte de la religion judaïque. Ceci contribue à rendre encore plus délicate la distinction entre les mots marquant l'hostilité ou l'opposition, comme antisémite, judéophobe, anti-juif, antisioniste, anti-israélien...

 

Sources :  Lathéisme - L'homme debout
- Sémite :

Personne appartenant à un des peuples originaires d’Asie occidentale (ancienne Mésopotamie et du Moyen-Orient), que la tradition fait descendre de Sem, fils de Noé, et qui ont parlé ou parlent les langues dites sémitiques (l'hébreu, l'arabe, l'araméen, le babylonien, l'assyrien, et l'amharique). Le terme "sémite" désigne plus particulièrement les peuples et les tribus bibliques ainsi que leurs descendants actuels, incluant aussi bien les Hébreux que les Arabes. Il n’est donc pas synonyme de juif. Ce mot est tombé en désuétude.


- Hébreu (selon la tradition juive, de l'hébreu ivri, dérivé de Eber, descendant de Sem qui était le fils de Noé, ou de ever, "au-delà" [du fleuve Euphrate]) :

Personne appartenant au peuple des Hébreux. La Bible nomme Hébreux les tribus sémitiques semi-nomades qui vivaient en Syrie depuis le XIXe ou XVIIIe siècle avant JC et qui, après avoir traversé l'Euphrate, se sont installées en terre de Canaan (la Palestine) sous la conduite d'Abraham. Cet épisode est relaté par la Genèse, Chapitre XII. Ceux qui plus tard s'installèrent en Egypte avec Joseph furent contraints à l'esclavage (L'Exil) jusqu'à ce que Moïse les libère et les amène sur la Terre Promise.

A partir du VIe siècle avant JC, ils se désignent comme les Judéens d'où dérive le mot "juif".
Dans les évangiles, les Hébreux sont les Juifs de Palestine qui parlent l'araméen.
 

L'hébreu est aussi la langue, d'origine sémitique, de l'ancien peuple d'Israël (de la Bible Hébraïque) ainsi que la langue officielle de l'Etat actuel d'Israël.


- Israélite :

Descendant du peuple d'Israël formé par les douze fils de Jacob dont l'histoire, décrite dans la Bible, commence à la sortie d'Égypte avec Moïse. Après le schisme qui suivit le règne du roi Salomon, le terme "israélite" (du royaume d'Israël) s'oppose à "judéen" (du royaume de Judée) d'où dérive le mot "juif". De nos jours, "israélite" est souvent utilisé comme euphémisme pour éviter d'employer le mot "juif".


- Juif (de l'hébreu Yehoudi, habitant de Judée, l'un des deux royaumes rivaux après le schisme du royaume d'Israël) :

Personne appartenant à la communauté du "peuple juif", descendant des Hébreux ou de ceux "qui les ont ralliés" au cours des époques. Bien qu'il se confonde parfois avec le sens d'appartenance religieuse, le mot "juif" a plutôt une signification d'appartenance ethnique. La grande majorité des Juifs se considèrent comme formant un peuple unique et membres d'une nation disséminée dans les pays du monde (Diaspora).


Dans la pratique moderne, le terme "juif" inclut à la fois l'individu qui pratique le judaïsme et l'individu qui, même sans pratiquer cette religion, s'identifie comme juif en vertu de son héritage familial et culturel.


Longtemps considérés comme déicides par les chrétiens, les Juifs ont été, très souvent au cours de l'histoire, victimes de brimades, de discriminations, de pogroms (émeutes antisémites) et de persécutions... L'antisémitisme a atteint son point culminant dans la première moitié du XXe avec le racisme anti-juif des nazis et leur entreprise d'extermination, un génocide appelé Shoah ("catastrophe" en hébreu), qui a provoqué la mort de 5 à 6 millions de personnes selon les estimations des historiens.


- Sioniste (de l'hébreu sion, l'une des collines de Jérusalem) partisan du sionisme.

Le sionisme est un mouvement né à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, visant à la création d'un Etat juif indépendant en Palestine. Il s'est développé sous la pression de l'antisémitisme et des pogroms d'Europe centrale, mais aussi à cause du choc provoqué par l'affaire Dreyfus.
Plus politique que religieux, le sionisme trouve cependant son inspiration dans le sentiment mystique de l'avènement messianique (voir Messie) et du retour du peuple juif sur la Terre Promise. Le sionisme, dont Theodor Herzl fut le principal organisateur (premier congrès à Bâle en 1897), rencontra des oppositions au sein même de la Diaspora juive, mais devint l'espoir pour les communautés persécutées d'Europe orientale. La déclaration Balfour, en 1917, permit la création d'un Foyer juif en Palestine. Il fut à l'origine de la création de l'État d'Israël en 1948.



- Israélien :

Habitant de l'Etat (actuel) d'Israël.
 

 
Sémites
¦
¦
V
------------------------------------------------
¦                       ¦                       ¦
    Arabes            Hébreux         Assyriens...
¦
¦
V
------------------
¦                ¦
¦                ¦
Israélites    /   Juifs   

 

 

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 09:23
L’alliance entre le complexe militaro-industriel américain et le lobby sioniste

"Cette conjonction d’une immense institution militaire et d’une grande industrie de l’armement est nouvelle dans l’expérience américaine. Son influence totale, économique, politique, spirituelle même, est ressentie dans chaque ville, dans chaque Parlement d’Etat, dans chaque bureau du Gouvernement fédéral. (...) Dans les assemblées du gouvernement, nous devons donc nous garder de toute influence injustifiée, qu’elle ait ou non été sollicitée, exercée par le complexe militaro-industriel. Le risque potentiel d’une désastreuse ascension d’un pouvoir illégitime existe et persistera. Nous ne devons jamais laisser le poids de cette combinaison mettre en danger nos libertés et nos processus démocratiques. Nous ne devrions jamais rien prendre pour argent comptant. Seule une communauté de citoyens prompts à la réaction et bien informés pourra imposer un véritable entrelacement de l’énorme machinerie industrielle et militaire de la défense avec nos méthodes et nos buts pacifiques, de telle sorte que sécurité et liberté puissent prospérer ensemble". Tiré du discours d'adieu du Président Einsenhower prononcé le 17 janvier 1961 face au danger représenté par le complexe militaro-industriel.

 

Sources : Le Grand Soir par Mizaanoun le 9 août 2014 - Mis à jour le 18-09-2014

- Le chaos planifié dans le monde arabe et ce qu’il cache derrière

Généralement les observateurs qui analysent objectivement tous les bouleversements qui tourmentent les peuples du Monde Arabe d’Orient comme du Maghreb, ont tendance à expliquer ce chaos, qui secoue aussi tant d’autres régions dans le monde, par l’échec supposé des politiques contradictoires, incohérentes et aberrantes des États-Unis. Cependant les évidences irréfutables conduisent à une toute autre vérité. Le chaos et la déstabilisation sont précisément le but recherché et le résultat constitue bel et bien une réussite et non un échec de ces politiques. Toutes ces politiques sont conçues par ceux-là mêmes à qui bénéficient toutes ces guerres, ces interventions militaires et ces conflits provoqués et minutieusement préparés. Bien que les politiques des Etats-Unis soient irrationnelles et contradictoires, pour le maintien de la paix mondiale, ou même du point de vue des intérêts de leurs simples nationaux, elles restent, avec certitude, une manne pour les bénéficiaires économiquement et géopolitiquement des guerres et des conflagrations internationales, c’est-à-dire le complexe militaro-industriel et les défenseurs à outrance et très actifs sionistes du « Grand Israël ». Faut-il signaler que les citoyens sionistes aux E.U constituent la communauté la plus nombreuse par rapport au reste de tous les autres pays du monde. Ils constituent 2% de l’ensemble, soit 7 millions de personnes et ils contrôlent l’essentiel de toute l’économie et particulièrement les finances, l’appareil de guerre et ses considérables ramifications, et, pour Ende toute la politique étrangère de l’Empire.

 

 

- La chute du Mur de Berlin, il y a vingt-cinq ans, a été la meilleure occasion pour semer le chaos dans le monde.

La raison qui a donné naissance et développement considérable de l’appareil militaire durant la « Guerre Froide » était pour faire face à la menace communiste. Mais la chute du Mur qui avait été célébrée par les populations au sein de l’empire, comme une fin du militarisme et l’aube des « grands bénéfices de la paix » en pensant à la nouvelle orientation des considérables dépenses du Pentagone, ce qui devrait permettre de se tourner vers les besoins sociaux urgents et non militaires, des besoins considérables urgents, s’est vite évanouie. En voici quelques échantillons sur la situation sociale aux E.U en 2011 tiré du livre : « La fin du dollar » de l’auteure suisse Myret Zaki : « Quarante-cinq millions d’Américains ont perdu leur logement, 20% de la population est sorti du circuit économique et ne consomme plus et un tiers d’États américains sont en quasi faillite. Plus personne n’investit de fonds propres dans ce pays. Tout repose uniquement sur la dette. »

L’alliance entre le complexe militaro-industriel américain et le lobby sioniste

Et quelles dettes ! Le gouvernement fédéral à lui seul et du 16 octobre 2013 jusqu’au 7 février, le plafond de sa dette a été porté à 16 700 milliards de dollars. Le précédent plafond a été immédiatement dépassé. Des dettes auxquelles s’ajoutent les autres dettes publiques des 50 états, ce qui dépasse à l’heure actuelle plus de 200.000 milliards de dollars. Il n’y a plus aucun étalon bien ou produit pour mesurer la couverture et la valeur du dollar. Il n’y a plus rien d’autre que le paramètre militaire.

 

Et malgré tout cela les tenants de cette alliance entre le Complexe Militaro-industriel et le Lobby sionistes continuent leurs activités comme si de rien n’était.

 

 

 

 

 

Donc au moment où la majorité des habitants se réjouissaient à la perspective des imminents « bénéfices de la paix », les puissants bénéficiaires, à travers les grandes affaires créés par l’expansion, des dépenses militaires-sécuritaires, se sont sentis, eux, menacés. À partir de là, il n’y a plus rien de surprenant que ces forces aux influences considérables aient rapidement mobilisé leurs immenses moyens pour neutraliser cette « menace de la paix ».

 

Afin de faire taire toutes ces voix qui exigeaient les dividendes de la paix, les bénéficiaires de la guerre et du militarisme, avaient commencé à définir méthodiquement des nouvelles « sources de menace » de la post-guerre froide dans un contexte plus ample du nouveau monde multipolaire qui va beaucoup plus loin que la traditionnelle « menace soviétique » du monde bipolaire de la guerre froide. Et ainsi la « menace communiste » de l’époque soviétique, a été remplacée par la « menace » des « états voyous » ou « états faillis » de l’islam radical et du « terrorisme global » qui doivent fonctionner comme les nouveaux ennemis.

 

Un mémorandum du Pentagone (de la fin des années 90) avait déjà décrit comment on va éliminer sept pays en cinq ans, avait reconnu le général Wesley Clark lors d’une interview donnée à l’organisation Democracy Now, le 02/11/2007.

Ces pays sont : l’Irak, la Syrie, le Liban, la Libye, la Somalie, le Soudan pour finir avec l’Iran. Tous ces pays sont déjà ravagés et en état de désintégration générale, sauf l’Iran qui se tient encore debout malgré la série d’assassinats de ses savants et les innombrables tentatives en cours de déstabilisation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- Le NIC à la manoeuvre pour redessiner le monde

 D’autre part le Conseil National de l'Intelligence (NIC sigles en anglais), une de ces centrales d’espionnage basé à Washington, qui a de son côté présenté son rapport « Global Trends 2030 : Alternative Worlds » (décembre 2012) avait prévu 15 autres pays destinés à échouer et devenir des états faillis jusqu’à 2030.

 

Dans la liste sont cités nommément, l’Afghanistan, le Pakistan, le Bengladesh, le Tchad, le Niger, le Nigéria, la Mali, le Kenya, le Burundi, l’Éthiopie, le Rouanda, la Somalie, la R.D du Congo, le Malawi, le Haïti et le Yémen.

 

 

 

 

 

Alors que dans un antérieur rapport, publié au début du second mandat de Bush, en 2005, le même conseil avait prévu de convertir le Pakistan en « État failli » en 2015 en provoquant une guerre civile, une « Talibanisation » totale, suivie d’une lutte pour le contrôle des armes nucléaires de ce pays.

 

L’intention du NCI envers le Pakistan est de lui faire subir un destin semblable à celui de la Yougoslavie.

 

 

 

 

L’intention du NCI envers le Pakistan est de lui faire subir un destin semblable à celui de la Yougoslavie. D’un grand pays uni et consolidé avec une paix, une justice sociale totale et un progrès constant, en un pays dépecé en sept états après une décennie de « guerres civiles » sous le patronage des EU, de l’OTAN et les pays adhérents à cette organisation militaire, l’instrument de guerre par excellence et unique dans le monde, après l’effondrement de l’Union Soviétique et la disparition du Pacte de Varsovie, d’une aussi effrayante envergure. 

 

Dans le même rapport (Global Trends 2030 : Alternative Worlds)au même moment où on insiste explicitement, que tous les « états faillis » vont servir inévitablement de base pour les extrémistes religieux ou politiques, le rapport (page 143) reconnait que de fait, les EU et ses alliés, depuis les années soixante, avaient appuyé de forme clandestine toutes ces mêmes organisations comme un moyen préliminaire pour déstabiliser ces nations-états séculaires et souverains comme le Pakistan et l’Afghanistan.

 

Le statut d’un « état failli » du genre de la Yougoslavie ou de la Somalie, comme on va le voir encore plus loin, avec plus de détails et précisions, n’est pas le résultat fatal de divisions sociales internes, mais un objectif stratégique obtenu à travers des opérations clandestines, gérées fondamentalement par les agents secrets dépendants des ambassades US infiltrés dans tous les pays du monde comme corps diplomatiques. Dans les années soixante ces opérations de déstabilisation des pays en Amérique Latine et en Afrique étaient flagrante. Une de ces opérations clandestines est celle qui a été menée au Chili en 1973 et a fini par l’assassinat direct et télévisé, le 11 septembre du président élu au suffrage universelle, Salvador Allende. Il a été pratiquement tué sous les bombes lancées par l’aviation militaire sous les ordres du général traître Augusto Pinochet, qui ont visé le palais présidentiel « Palacio de la Moneda » à Santiago de Chili, la capitale du pays. L'opération était directement préparée et supervisée par les services de la CIA, le président US, de l’époque, Richard Nixon et son fameux ministre des affaires étrangères, le sioniste notoire, Henry Kissinger. Dear Henry comme, l’appelaient les intimes est toujours vivant et a affirmé à plusieurs reprises dans ses livres, conférences et déclarations sa fierté d’avoir suggéré au président Nixon l’assassinat de Salvador Allende. Et ce n’était pas le seul crime dans cette région du monde l’Amérique Latine ou dans le reste du monde où il est à l’origine d’installations au pouvoir de presque tous les dictateurs et les violentes éliminations d’hommes politiques nationalistes, à cette époque de l’histoire dans les années 70. Les plus récentes liquidations physiques de chefs d’état semblables sont ceux de la Libye et de l’Irak.

 

Selon la « Fund For Peace » installée à Washington, dont le but officiel, serait la promotion de « la Sécurité Durable à partir de recherches et d’études approfondies » publie chaque année une « Indication sur les états appelés ou poussés à échouer ou à faire faillite », basée sur une évaluation des risques, a identifié, pas moins, de 33 de ces pays. Tous ces pays sont condamnés par les experts de la guerre de Washington à la faillite pour ouvrir le chemin à l’intervention militaire.

 

Ça serait un pléonasme de dire que jamais il n’est fait mention de l’histoire d’Al Qaeda comme recours des services secrets des E.U et son rôle évident dans la création des divisions, des factions autonomistes et finalement la déstabilisation générale au Moyen Orient, en Asie Centrale et en Afrique subsaharienne.

 

 

- La Syrie et l'Irak ?

Dans les deux cas qui sont en cours en ce moment en Syrie et en Irak, dans un pays comme dans l’autre, avec les groupes d’Ansar en Syrie et « Daach, EIIS ou ISIS devenu, avec la prise de la ville de Mossoul, au nord de l’Irak, un Califat depuis quelques semaines », les choses ne peuvent pas être plus évidentes. Ce Califat aurait pu être anéanti en moins de deux heures par les F15, F16, F35 stationnés au Koweït ou sur les porte-avions qui naviguent, juste en face, dans mer du Golfe persique, ce qui prouve la duplicité des EU.

 

Obama serait en train d’utiliser ce groupe comme un revolver pointé sur la nuque de Nuri Al Maliki (premier ministre irakien) qui serait trop proche de l’Iran et en plus il aurait refusé de signer un Accord sur un Statut juridictionnel spécial pour les 30.000 Marines qu’Obama voulait faire stationner d’une manière permanente en Irak. « Un nombre croissant de législateurs US et des alliés arabes des EU comme « l’Arabie Saoudite » et « les Emirats Arabes Unis » voulait que la Maison Blanche retire tout appui à Al Maliki. Certains d’entre eux usent de toutes d’arguments et de pressions pour un changement à la tête du gouvernement de Bagdad pour permettre une quelconque aide pour une apparente stabilisation de l’Irak, selon des diplomates US et arabes » (rapporté par le Wall Street journal sous le titre : « U.S Signals Iraq’s Maliki Should Go ». Pour ce qui est des groupes Ansar en Syrie, ils sont armés et soutenus à travers la Turquie d’Erdogan par les mêmes E.U, leurs alliés occidentaux et les oligarchies du Golfe dont encore une fois « l’Arabie Saoudite, les Emirats et le Qatar ».

 

Enfin de compte la stratégie des EU. OTAN-Israël concernant l’Irak et la Syrie, est le dépècement de ces pays. Pour l’Irak, au moins, en trois états « indépendants » impuissants, certainement ennemis l’un de l’autre. Pour l’Irak il est prévu la formation d’un état sunnite, un autre chiite et un troisième kurde. (Ce dernier existe déjà depuis 1991 grâce au concours direct et sur place des experts militaires israéliens et des E.U.) Et la Syrie serait aussi répartie en plusieurs états, « Alaouite », Sunnite et Druze.

 

 

- La haute sphère militaire avait publiquement présenté la plus grande partie de son évaluation du monde postérieur à la guerre froide.

Le général Carl Vuno, le chef de l’état-major des forces armées US, par exemple, avait affirmé devant le Congrès en mai 1989 : « beaucoup plus compliquée [que n’importe quel danger qu’aurait pu constituer l’Union Soviétique] est la menace qui est en train de se développer dans le reste du monde... Dans ce monde de plus en plus multipolaire, nous faisons face à des multiples menaces venant des pays et d’acteurs qui deviennent militairement et politiquement de plus en plus agressifs[1]. »

 

Le général Colin Powell, qui était à l’époque Président de l’État-Major Conjoint, avait réitéré le même argument et avait soutenu de son côté devant le comité du Sénat que malgré la disparition de l’Union Soviétique, les Etats-Unis ont besoin de continuer leur renforcement militaire pour faire face à ses nouvelles et nombreuses obligations. « Avec tous les défis qu’affronte notre nation, il est, pour moi, impossible de croire à la démobilisation ou à la réduction les moyens militaires. C’est chose probable dans le futur lointain mais pas pour le moment. Le vrai « bénéfice de la paix est la paix en elle-même...La paix n’est possible qu’en conservant la force[2] » Au moment où les plus hauts responsables militaires, qui se présentent souvent dans leurs uniformes solennels et extravagants, se plaçaient publiquement au centre des groupes pour plaider contre toute tentative de réduction du complexe militaro-industriel dont l’expansion de ses dimensions est sans arrêt grandissante. Les militaristes civils qui travaillaient directement au Pentagone ou sont proches de lui et les faucons des « Think Tanks » (les réservoirs de réflexions) se trouvent en train de tirer sur les ficelles de derrière les coulisses.

 

Ces faucons de l’époque ont des noms comme : Dick Cheney, ministre de la défense puis vice-président sous Bush II, Paul D. Wolfowitz, Zalmay Khalilzadah, Lewis « Scooter » Libby. Ce groupe de personnes et leurs coreligionnaires et collaborateurs (comme Richard Perle, Douglas Feith, Michael Ladeen, Elliot Abrams, Donald Rumsfeld, William Kristol, John Bolton et beaucoup d’autres) travaillaient activement ensemble pour éviter les réductions postérieures à la Guerre Froide. « Nous craignions que les populations allaient dire : « À présent nous devons ramener nos troupes à la maison et ainsi nous allions abandonner notre position en Europe » se souvenait, lors d’une interview, Paul Wolfwitz. Faut-il souligner que de tous ces noms, seuls Zalmay Khalilzadah, qui est d’origine afghane, Donald Rumsfeld qui sera le ministre de Défense sous Bush II, et John Bolton qui est un extrémiste de droite très proche du sionisme ou chrétien-sioniste, tous les autres sont des noms d’authentiques et des plus virulents sionistes parmi ceux qui sont disposés à précipiter le monde entier dans l’apocalypse totale au profit du « Grand Israël. » Les membres du commandement militaire qui était souvent, affiliés au Pentagone ou à l’Administration Bush (père) collaboraient en même temps et étroitement avec une série de groupes patriotards de réflexions et de pressions tels qu’American Enterprise, le Projet du Nouveau Siècle Américain, l’Institut juif pour les Affaires de Sécurité Nationale (JINSA). Ce dernier s’est créé pour servir aussi bien le lobby de l’armement que le lobby du « Grand Israël ». Une vue rapide sur les registres des membres de ces réservoirs de réflexions militaristes, leurs affiliations, leurs sources de financements, leurs structures institutionnelles permet de découvrir qu’ils ne sont créés que pour servir essentiellement de façades afin de dissimuler le commerce incestueux et la relation politique entre le Pentagone, ses principaux fournisseurs, les hauts gradés militaires, le lobby du « Grand Israël » et d’autres organisations de ligne aussi dure à l’intérieur comme à l’extérieur du gouvernement.


 

- Une action soigneusement calculée pour redessiner un monde, postérieur à la Guerre Froide, comme un monde encore plus « dangereux »

Par conséquent, il faut concevoir une nouvelle « Stratégie de Sécurité Nationale » pour les États-Unis. Ce groupe de planificateurs militaires et les Think Tanks militaristes, ont produit un nouveau document géopolitique militaire dans la période immédiatement postérieure à la chute de l’Union Soviétique, qui sera connu sous la dénomination « Defense Planning Guidance » ou « Stratégie de Défense de la décennie 1990 ». Ce document qui a été présenté par la Maison Blanche, au début des années 1990, au Congrès, était concentré sur les « points de conflits prévisibles dans le Tiers-Monde » comme de nouvelles sources d’attention pour le pouvoir militaire des États-Unis à l’ère postérieure à la Guerre Froide : « dans cette nouvelle ère, nous croyons fermement que notre pouvoir militaire restera impérieusement essentiel pour l’équilibre global...avec des grandes probabilités de demandes de l’intervention de nos forces armées, qui n’implique plus l’Union Soviétique, mais dans le Tiers-Monde où il est nécessaire de nouvelles conceptions géopolitiques importantes ».

 

Pour répondre aux « embrasements dans les régions vitales », la situation requiert une stratégie de « dissuasion spécifique », une stratégie militaire qui « pourrait contrôler et étouffer les conflits régionaux ou locaux dans le Tiers-Monde rapidement, comme un éclair, et, avec l’efficacité d’un balayage scanner avant que ça nous échappe d’entre les mains. Dans le monde postérieur à la Guerre Froide il y a de multiples sources de menaces, c’est pourquoi les EU doivent être bien préparés pour ces guerres de « basses ou moyennes intensités ». Basse ou moyenne intensité ça n’a rien à voir avec le niveau potentiel du feu et de violence, sinon ça se réfère à l’échelle géographique en comparaison avec une guerre régionale totale ou mondiale susceptible de perturber le commerce et paralyser les marchés internationaux.

 

La « Stratégie de Défense pour les années 1990 » concernait aussi le maintien et l’ampliation de la « profondeur stratégique » des EU, selon l’expression utilisée par Dick Cheney, ministre de la défense à l’époque. « Profondeur stratégique » résonnait à géopolitique, ce qui signifie qu’à la suite de la chute du Mur de Berlin, les EU devaient étendre leur présence global, en termes de bases militaires, centres d’écoutes ou d’espionnage et de technologie militaire dans des régions qui étaient dans le passé, soit, neutres soit sous influence de l’Union Soviétique. Depuis les bases militaires se sont multipliées. Une liste non exhaustive de ces bases militaires des forces armées des États-Unis d’Amérique dans le monde, hors du territoire métropolitain, au début du XXIe siècle situe leur nombre à plus de 737 bases. Suite à des programmes de réorganisation (notamment BRAC 2005), certaines bases ont été fermées mais beaucoup de nouvelles ont été installées dans d’autres pays et régions du monde. En Allemagne par exemple elles sont plus de 25 et par ordre alphabétique, elles se trouvent en Arabie Saoudite, au Bahreïn, au Qatar, aux Emirats Arabes Unis en Belgique, en Corée du Sud, à Cuba (la fameuse base de Guantanamo), à Djibouti, en Espagne, en Grèce, à Groenland, en Island, en Italie, Japon, au Kosovo, au Kirghizistan, aux Pays-Bas, au Portugal, au Royaume Uni, en Turquie, en Territoires d’Outre-Mer américains, en Territoire Britannique de l’Océan Indien etc. On n’a pas de confirmations officielles, mais tout porte à croire que des bases se sont installées dans les pays de l’Europe de l’est, comme la Tchéquie, la Roumanie, la Bulgarie, la Hongrie, et surtout la Pologne.

 

- Quant à la question de l’espionnage global, le nombre des centres d’écoutes a pris des ampleurs considérables.

Il n’y a pas uniquement la CIA ou le FBI, mais plus de seize Centres d’espionnage, comme l’a révélé Edward Snowden au sujet de la National Security Agency (NSA). Un espionnage total y compris des plus proches alliés des E.U, comme l’Allemagne ou la France. Selon le quotidien allemand Der Spiegel dans un rapport basé sur les révélations du même Edward Snowden, plusieurs gouvernants d’Amérique Latine ouvertement alignés sur la politique US ont fait eux-aussi l’objet d’écoute comme c’est le cas d’Alvaro Uribe, l’ex-président de Colombie, Alan Garcia l’ex-président du Pérou entre autres. Le journal allemand rapporte que la Chancelière Angela Merkel Chancelière Angela Merkel elle-même, est classée dans la liste des « TOP TEN » sur les 122 présidents du monde entier constamment sous surveillance ou sur table d’écoute. Der Spiegel a informé que le téléphone de Merkel était sur table d’écoute de la NSA durant plus de dix ans.

 

De cette manière, toutes les prophéties auto-accomplies, est une évidence indiscutable : ayant d’abord planifié (et postérieurement créé) le monde postérieur à la guerre froide comme un monde plein de « foyers d’instabilités qui menacent les intérêts nationaux des EU », les puissants bénéficiaires des dépenses du Pentagone ont réussi à maintenir le niveau de ces dépenses militaires à celui qui était durant la Guerre Froide avec un excédent considérable. Les partisans du militarisme perpétuel agissaient avec une extrême rapidité afin de garantir que l’effondrement [de l’Union Soviétique] n’affecte en rien le budget du Pentagone ou notre position stratégique sur toute la planète « que nous avions gagné au nom de l’anticommunisme », affirmaient-ils.

 

Afin d’affiner les lignes de la « Stratégie de Sécurité Nationale » dans le monde postérieur à la Guerre Froide, les stratèges militaires us américains nécessitaient les prétextes et les arguments qui consistaient toujours à l’invention ou la fabrication des ennemis avec tous les détails nécessaires. Les adjudicataires des dividendes de la guerre eux-mêmes trouvent parfois, par définition, les « ennemis et menaces externes » et « décident unilatéralement quelles actions dans le monde peuvent être considérées comme terrorisme », ou cataloguant arbitrairement certains pays comme « soutenant le terrorisme » comme l’avait précisé Bill Christison, ancien conseiller de la CIA [3].

 

Non seulement mais, par leurs politiques insidieuses et perfides, les EU incitent à des frictions internationales, qui provoquent inévitablement la haine et la violence, ce qui justifient la guerre et la destruction. Ce qui enchaîne, en réaction, de nouveaux actes de terreur et de violence et ainsi se déclenche un cercle vicieux infernal. Bien entendu, derrière la force qui pousse à toute cette funeste stratégie de mise en exécution de la guerre et du terrorisme, il y a le maintien des grands dividendes du business des armes. Le regretté Gore Vidal avait caractérisé satiriquement cette scélérate et criminelle nécessité pour ceux à qui profite la guerre et le militarisme de proposer constamment des nouvelles menaces et ennemis présumés comme le « Club de l’ennemi du mois : chaque mois nous nous confrontons à un terrible ennemi que nous devons attaquer avant qu’il ne nous détruise »[4].

 

Une petite guerre par ici, une autre par-là, une guerre de « basse intensité » dans un pays X, et une guerre de « moyenne intensité » dans un pays Y, avec des scénarios des plus cyniques de « guerres contrôlées ». Toutes ces stratégies et manipulations sont dans le but de maintenir les assignations financières militaires qui fluent vers le complexe militaro-industriel sans pour autant aller jusqu’à provoquer un grand conflit ou un conflit mondial qui paralyserait complètement toutes les activités commerciales du monde.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans ce contexte, l’effondrement de l’Union Soviétique, la menace « des bénéfices de la paix » pour les intérêts du complexe militaro-industriel et le consécutif appétit des bénéficiaires des dividendes de guerre, de substituer, la « menace communiste » de la Guerre Froide, la réaction du gouvernement des EU aux attaques du 09/11, dans lesquelles il y a tout de suite vu une grande occasion pour les guerres et les agressions, ne devrait pas avoir été une surprise pour tout observateur familiarisé avec les vicieuses exigences du militarisme. Les attaques aussi effrayantes qu’elles soient n’ont pas été vues comme un délit, mais bien comme une « déclaration de guerre » contre les EU. Une fois ainsi établi que les EU étaient été entrés en guerre, la propagande militaire et les agressions impérialistes vont se mettre à agir en conséquence. Comme l’avait qualifié Chalmers Johnson, la tragédie du 11/09 « va servir de manne qui est tombée du ciel sur une Administration Bush II, une administration décidée à élever au plus haut possible la rampe des budgets militaires [5]» Les virtuoses des guerres décidées par les EU avaient déjà signalé les gouvernements « non amis » des EU, comme l’Iran, l’Irak, la Syrie, la Libye et la Corée du Nord et les ont qualifiés de gouvernements canailles ou gouvernements échoués, et, en plus des gouvernements qui soutiennent le terrorisme. Ces pays, selon ses seigneurs de la guerre de Washington et non de Kaboul, nécessitent de toute urgence « des changements de régime » Cependant, avant les attaques du 11/09, les étiquettes de diabolisation n’était apparemment pas suffisantes pour convaincre l’opinion publique usaméricaine pour appuyer les guerres sélectives du gouvernement US. La tragédie du 11/09 avait donc servi de précieux prétexte dont avaient besoin les militaristes pour mettre en pratique ces guerres et par la suite le changement de régime en Irak. Un changement qui va être suivi par d’autres similaires dans les nombreux pays du monde ou les gouvernements étaient considérés des gouvernements « non amis » des USA.

 

De la même manière que les bénéficiaires des dividendes des guerres, le complexe militaro-industriel de sécurité, voit dans la paix et la stabilité des facteurs hostiles à leurs intérêts internationaux. Les partisans sionistes actifs du « grand Israël » ont aussi toujours perçu la paix entre Israël et ses voisins palestiniens ou arabes, comme un très dangereux obstacle sur la voie de leur objectif qui consiste à contrôler toute la « terre promise » avec toutes ses extensions aux dépens de tous les pays de la région. La raison de cette appréhension de la paix c’est que, en vertu des résolutions des Nations Unies, la paix signifierait le retour d’Israël aux frontières antérieures à 1967, c’est-à-dire le retrait de la rive est du Jourdain (Cisjordanie) et de Gaza. Et comme les défenseurs du « grand Israël » ne sont pas disposés à se retirer de ces territoires « libérés » et non occupés, ils sont envahis par une peur de tout apaisement, ce qui les pousse continuellement à saborder tout effort de négociations en vue d’atteindre la paix.

 

Et ainsi ses secteurs, voient de la même manière la guerre et l’agitation (Ou comme le disait David Ben Gourion, un des principaux fondateurs de l’état d’Israël, une « atmosphère révolutionnaire ») des occasions propices à l’expulsion des palestiniens, à la redistribution géographique de la région et à l’expansion du territoire du Grand-Israël. « Ce qui est inconcevable en temps normal. Ben Gourion affirmait « tout est possible en temps de troubles. Et si en ce grand moment, l’opportunité n’est pas saisie, tout est perdu. C’est tout un monde qui est perdu[6]. » Faisant écho d’un malicieux sentiment similaire – la dissolution et la fragmentation des états arabes en un mosaïque de groupes ethniques n’est possible qu’en temps de guerre et de convulsion socio-politiques – le faucon notoire et criminel de guerre, Ariel Sharon avait affirmé le 24 mars 1988 « que si le soulèvement palestinien continue, Israël serait obligé de faire la guerre à tous ses voisins arabes. La guerre – ajouta-t-il – crée « les circonstances » pour l’élimination de tout le peuple palestinien de Cisjordanie, de Gaza et aussi tous ceux qui se trouvent à l’intérieur même d’Israël. » Les palestiniens qu’on appelle de 48. C’est-à-dire de 1948, la date de la création de l’état sioniste. L’idée que la guerre « est propice aux circonstances favorables » à l’élimination des palestiniens des territoires occupés, se base sur la certitude que les Etats-Unis approuvent l’idée et ainsi apportent leur appui à l’extension du colonialisme sioniste en cas où la guerre envisagée est déclenchée. L’expectative en tout cas n’est ni extravagante ni inhabituelle, tout comme les bénéficiaires de la guerre et des dépenses militaires qui contemplent avec intérêt l’idée. Au fait, avec beaucoup de plaisir, non seulement pour le bien « d’Israël ou du peuple juif », sinon pour leurs propres sinistres buts, de l’alliance de fait, entre le complexe militaro-industriel et le lobby du Grand Israël.

 

En base des intérêts de tous ces puissants groupes d’intérêts convergents vers le besoin d’allumer les guerres et provoquer les convulsions politiques au Moyen Orient, s’est forgée une puissante alliance fatidique ou impie. La puissante machine de guerre usaméricaine, est à présent complétée par les capacités des relations publiques presque incomparables de la ligne dure du lobby pro-israélien aux EU. La convergence ou interdépendance des intérêts du complexe militaro-industriel et ceux du sionisme actif dans les guerres et les déstabilisations politiques au Moyen Orient, se trouve au centre du cycle perpétuel de la violence dans la région.
 

 

- L’alliance entre le complexe militaro-industriel et le lobby d’Israël est de fait extra-officielle.

Elle s’est forgée subtilement à travers un réseau complexe des puissants Think Tanks militaristes comme l’American Enterprise Institue, le Projet pour le Nouveau siècle Américain, le Comité des Affaires Publiques des Etats-Unis et Israël, (l’AIPAC), le Middle East Media Research Institute, l’Institut Washington pour la Politique du Proche Orient, Middle East Forum, el Institut National pour la Politique Publique, l’Institut Juif des Affaires de Sécurité National, le Centre Politique de Sécurité etc.

 

Dans la période directement postérieure à la Guerre Froide, ces Think Tanks militaristes et leurs éléments agissants de la ligne dure à l’intérieur comme à l’extérieur du gouvernement avaient publié une série de documents sur la politique qui, clairement et avec force, plaidait pour des plans sur les changements des frontières, des changements démographiques et des changements de régimes au Moyen Orient. Par exemple en 1996 un influent Think Tank israélien, l’Institut des Etudes Stratégiques et Politiques avancées, a appuyé et publié un document politique intitulé « Un coup propre : Une nouvelle stratégie pour s’assurer l’ère » affirmant que le premier ministre Benjamin Netanyahu « doit » faire un arrêt définitif au « Processus d’Oslo et réaffirmer la revendication d’Israël sur la Rive Occidentale (du Jourdain ou la Cisjordanie) et Gaza. Et a présenté un plan par lequel « Israël » « donnera forme à son environnement stratégique, commençant par un renversement de Saddam Hussein et l’installation d’une monarchie hachémite à Bagdad, afin de servir comme un premier pas vers l’élimination de tous les gouvernements anti-israéliens comme la Syrie, le Liban etc. [7]»

 

Dans une «  Lettre ouverte au Président » (Clinton à l’époque), datée du 19 février 1998, des faucons de Think-Tanks et des personnes situées idéologiquement dans la ligne dure, représentant le complexe militaro-industriel et le lobby du « Grand Israël », recommandèrent, une stratégie politique et militaire globale pour aussi « renverser Saddam Hussein et son régime. » Parmi les signataires de cette lettre on trouve des noms comme : Elliott Abrams, Richard Armitage, John Bolton, Douglas Feith, Paul Wolfowitz, David Wurmer, Dov Zakheim, Richard Perle, Donald Rumsfeld, William Kristol, Joshua Muravchik, Leon Wieseltier, et l’ex sénateur au Congrès Stephen Solarz [8].

 

En septembre 2000, un autre groupe de réflexion militariste, nommé Projet pour le Nouveau Siècle Américain, (PNAC), a publié un rapport intitulé : « Reconstruisons les défenses de l'Amérique : Stratégie, Forces et Ressources pour un Nouveau Siècle », pour promouvoir explicitement un rôle impérial des Forces Armées US dans le monde. Il est dit, par exemple, « Les États-Unis des décennies 60, ont essayé de jouer un rôle plus permanent pour la sécurité régionale du Golfe Persique. Pour autant que le conflit non résolu de l’Irak avait fourni une justification immédiate, la nécessité d’une présence substantielle des forces usaméricaines dans le Golfe transcendant la question du régime de Saddam Hussein.  » Les prometteurs de ce rapport incluaient, Richard Cheney, Donald Rumsfeld, Paul Wolfowitz, Lewis Libby et William Kristol. Ce dernier a directement collaboré à la rédaction du rapport [9].

 

L’influent « Institut juif des Affaires de Sécurité National (JINSA) » de son côté émet de temps en temps des déclarations et des documents politiques qui plaident avec force pour « des changements de régime » au Moyen Orient. Son assistant Michael Ledeen, ancien collaborateur des services secrets américains, israélien et italiens, qui écrit aussi des articles pour la Jewish World Review (revue juive mondiale), et fut l’un des membres fondateurs du Jewish Institute for National Security Affairs (JINSA) qui était conseiller extra officiel dans l’Administration Bush sur les sujets du Moyen Orient, avait ouvertement plaidé pour une prochaine « guerre totale », précisant que les E.U devaient accroitre leur politique de « changement de régime » en Irak et dans d’autres pays de la région, comme l’Iran et la Syrie. « Dans son fervent appui à la ligne dure, en faveur des colonisations, à la politique antiPalestinienne du style du parti du Likoud en Israël, la JINSA avait aussi recommandé impérativement, que le changement de régime en Irak, devrait être seulement le commencement d’une cascade de renversements à effet dominos, dans tout le Moyen Orient[10]. »

 

Conclusion, l’évidence accablante (et irréfutable) du chaos qui ravage le Moyen Orient, l’Afrique du Nord et l’Europe de l’est, [comme l’Ukraine, et, avant la Géorgie et de nombreux autres états de cette région] n’est pas dû à des « erreurs » dans la politique des EU et leurs alliés. Mais c’est bien le résultat de ces politiques préméditées et soigneusement conçues et qui sont prêchées par cette alliance impie entre le complexe militaro-industriel de sécurité et le lobby d’Israël dans le monde postérieur à la Guerre Froide.

 

Un article du 26 juillet 2014, du journaliste Marc Bassets, publié par le quotidien EL PAIS espagnol sous le titre : Les turbulences globales mettent en évidence les limites du pouvoir des E.U. il est écrit : « Les conflits de Gaza, Syrie, Irak et l’Ukraine ainsi que les tensions dans tout le sud-est asiatique constitue le théâtre l’extraordinaire instabilité mondiale »(...) Strobe Talbott, président du laboratoire des idées (Thinks Tank) Brooking Institut, lui détecte, selon l’article, des « signes inquiétants et préoccupants qui rappellent l’été de 1914, qui a vu le déclenchement de la Première Guerre Mondiale. » Et toujours dans le même article, l’auteur d’ajouter : « Le quotidien The Wall Street Journal, affirme, la semaine dernière (fin de juillet 2014), que l’ampleur de l’instabilité actuelle n’a jamais été vue depuis les années 70  ». (...) Par contre Danielle Pletka, vice-présidente pour la politique extérieure et de défense du laboratoire des idées des conservateurs, l’American Enterprise Institute, elle « ne voit pas d’analogie avec la décennie des années 70. Mais regardant plus loin, ça lui rappelle plutôt, dit-elle, l’époque d’entre-guerres des années 30 et les années antérieures à la Première Guerre Mondiale, 1913-1914 ».

 

- Bref les sismographes de Washington registrent des signaux préoccupants. Peu de présidents des E.U, dans les dernières décennies ont eu à affronter une série similaire de crises, causées directement par les USA eux-mêmes. L’habituel est que le président US –en tant que chef du monde libre, comme se disait dans des temps lointains, essaye de modeler le monde à son goût, non l’inverse.

 

- De son côté, le faucon bien célèbre dans la politique extérieur, John McCain, vient de déclarer dans une entrevue à la CNN, qu’il n’a jamais vu un monde « tant agité ». Et pourtant, il joué un rôle de premier plan dans toutes les déstabilisations actuelles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notes

Toutes les informations et détails venus dans ce texte sont tirés de lectures d’articles lus sur les sites internet www.rebelion.org, www.counterpunch.com, (Article de M. Isamel Hussein-Zadeh) le quotidien électronique www.elpais.com, le livre de l’auteure suisse Myret Zaki « La fin du dollar » et d’autres sources déjà citées tout au long de l’article.

[1] Cité dans Sheila Ryan, «projection de puissance au Moyen-Orient," dans le potentiel de la démocratie, sous la direction de Greg Bates (Monroe, Maine: Common Courage Press, 1991), p. 47.

[2] Ibid., P. 46.

[3] Le projet de loi Christison, "Les politiques étrangères désastreuses des États-Unis," Counterpunch org (9 mai 2002), <http://www.counterpunch.org/christison0806.html>.

[4] Gore Vidal, guerre perpétuelle pour la paix perpétuelle: Comment nous en sommes arrivés à être si détestés (New York: Bouche de presse / Nation Books de Tonnerre, 2002), pp 20-1..

[5] Chalmers Johnson, The Sorrows of Empire (New York, NY: Metropolitan Books, 2004), p. 64.

[6] Cité dans Stephen J. Sniegoski, "La guerre en Irak: Conçu en Israël," < http://vho.org/tr/2003/3/Sniegoski285-298.html >.

[7] Ibid. - [8] Ibid. - [9] Ibid.

[10] William D. Hartung, Combien faites-vous de la guerre, Papa? (New York: Nation Books, 2003), p.109.

 

Pour en savoir plus sur les intentions américaines

- Les plans de Washington pour une nouvelle guerre mondiale, par Patrick Martin

- Une 3e Guerre mondiale est possible, selon l'ex-chancelier allemand Helmut Schmidt

- Une troisième Guerre Mondiale peut-elle éclater en Europe ?

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 09:51
Israël, ce grand ennemi des juifs

«On voudrait parfois être cannibale, moins pour le plaisir de dévorer tel ou tel que pour celui de le vomir» Cioran. Journal d'information d'Oran

 

Sources :  Le Quotidien d'ORAN - par Khatir Soltana Jeudi 14 Août 2014

- La planète entière est témoin de la sauvagerie et la barbarie de l'État d'Israël.

Depuis sa création, cet État artificiel ne cesse de susciter la réprobation et le désaveu des esprits justes à travers le monde. Aveuglés par leur mégalomanie, les sionistes demeurent insensibles aux appels à la raison. Nourris par leur arrogance, les sionistes demeurent autistes face à la répulsion qu'ils provoquent. Lancés dans leur fantasme de toute puissance, les sionistes ne réalisent même pas qu'ils sont devenus les dignes successeurs des nazis, leurs bourreaux d'hier.

 

De victimes en criminels, voilà l'itinéraire et le destin des sionistes. Voilà ce que retiendra l'histoire.

 

 

 

 

 

 

- Que peut espérer Tsahal de ses assauts en visant sciemment de civils palestinien ?

En se comportant de la sorte, l'État sioniste ne fait que renforcer la résistance du peuple palestinien et n'obtiendra jamais sa reddition. Il faut dire que les sionistes n'ont rien appris de l'histoire du colonialisme, n'ont rien retenu de la tragédie qu'a vécue les juifs.

 

L'État sioniste pousse la perversion à l'extrême en tentant l'amalgame entre antisémitisme et antisionisme (être contre le sionisme c'être contre les juifs) mais le monde n'est pas dupe, à commencer par de nombreux juifs à travers le monde qui manifestent en faveur des palestiniens et contre l'état hébreu. Le comble de la perversité manipulatrice c'est de voir, en France par exemple, des intellectuels sionistes autoproclamés traiter d'autres juifs de traitres parce qu'ils ne soutiennent pas ou plus l'état d'Israël. Souvenons-nous des attaques ignobles qu'a subi Stephan Hessel suite à la publication de son manifeste humaniste Indignez-vous. Il faut dire que l'indignation est une notion aussi étrangère qu'incompréhensive aux esprits pervers, car la capacité de s'indigner suppose un minimum d'empathie et c'est exactement ce qui fait défaut chez les sionistes.

 

En procédant avec sa sournoiserie légendaire, l'État d'Israël ne s'attire pas seulement la colère des juifs pacifistes mais joue un jeu dangereux en faisant d'eux de victimes potentiels. En voulant à tout prix faire du sionisme une continuité du judaïsme, Israël court le risque de réduire le judaïsme au sionisme. Il s'agit de faire d'une doctrine une foi, d'un racisme un idéal et c'est en cela qu'Israël (comme état et comme projet) est le grand ennemi des juifs. On ne sème pas impunément la haine sans en récolter les fruits infects.

 

Les juifs, et le reste du monde, ont bien compris le danger de l'entreprise sioniste dans ses divers desseins qui véhiculent certains automatismes comme :

  • Quand on critique Israël on critique les juifs ;
  • Quand on est pro palestinien (et par extension pro arabe et /ou pro musulman) on est fatalement anti Israël ;
  • Toute résistance au projet sioniste de colonisation et d'extension est assimilée au terrorisme.

 

- En résumé le sionisme vise à généraliser l'idée "qu'être juif c'est être sioniste".

Sauf, au risque de nous répéter, tous les juifs n'adhèrent pas au sionisme et encore moins au mythe du peuple élu. Ce sont ces juifs là qui inquiètent Israël. Ce sont ces juifs là qui sont menacés par l'idéologie israélienne.

 

L'effet pervers de l'œuvre sioniste consistera à réveiller les préjugés antisémites les plus archaïques, à créditer les réflexes judéo phobes les plus enfouis. Et c'est là que réside la hantise des juifs antisionistes.

 

 

 

 

 

Outre les palestiniens, les autres victimes de la barbarie israélienne ce sont tous les juifs opposés au sionisme à travers le monde.

 

Par réflexe masochiste faisant preuve d'une haine de soi manifeste, le sionisme cultive et récoltera (un jour ou l'autre) ce qu'il prétend combattre : la haine. La haine des autres et surtout la haine des siens.

 

Pour en savoir plus :

- Mon dossier Palestine

- 327 survivants de la Shoah (ou leurs survivants) répondent à la publicité d'Elie Wisel (dans le New York Time) comparant le Hamas aux Nazis. Ils accusent Israël d'un massacre continu du peuple palestinien et appellent au boycott.

- Les liens de la famille Netanyahu avec l'extrême droite européenne

 

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 22:46
29&amp;30 août..... nouveaux rendez vous de Mobilisation à La Rochelle avec SOS GAZA Palestine Solidarité

En ce 19 août ou nous commémorons l'insurrection parisienne pour se libérer du joug allemand, il ne saurait venir à l'idée de refuser le droit aux palestiniens de résister et de se battre contre l'occupation illégale et illégitime de la Palestine.
 


- Mais le prix à payer de la liberté est lourd pour les palestiniens et la solidarité internationale s'impose plus que jamais !

La seule centrale électrique de Gaza est détruite, conséquences : plus d'eau potable, plus d’assainissement, plus de réfrigération, plus d'hygiène, le choléra fait son apparition..... il faut que cela cesse !
  • solidarité pour venir en aide aux victimes les plus fragiles des frappes à l'aveugle de l'armée israélienne : les enfants.

Signez et faites signer la pétition pour que LA ROCHELLE soit solidaire des enfants martyrs de GAZA en leur faisant une place dans nos hôpitaux !

 

 

- Avec le Collectif La Rochelle Palestine Solidarité je vous appelle à poursuivre et amplifier la mobilisation :

- en se retrouvant tous les SAMEDI, Place de l'Hôtel de ville de La ROCHELLE à 17H00.

- en participant à la MOBILISATION RÉGIONALE : VENDREDI 29 et SAMEDI 30 Août à l'occasion de l'Université d'été du PS (dés 11h le vendredi 29 rendez vous gare de La Rochelle)

A cette occasion nous interpellerons les élus, les ministres présents afin :

  • qu'ils s'engagent et agissent afin que la France entre en action pour la reconnaissance des droits des palestiniens pour une paix juste et durable en Palestine ;
  • qu'ils prennent une initiative diplomatique et sanitaire urgente en direction des enfants de GAZA pour leur faire une place dans tous nos hôpitaux !

 

Pour en savoir plus :

- Mon dossier Palestine

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 22:45
Pétition pour que LA ROCHELLE soit solidaire des enfants martyrs de GAZA : faisons leur une place dans nos hôpitaux !

- Intervention du Collectif La Rochelle Palestine Solidarité auprés de la direction de l'Hôpital de La Rochelle

Collectif La Rochelle Palestine Solidarité - 99, rue Nicolas Gargot - 17000 La Rochelle

à
Monsieur le Président du Conseil
d’Administration du Centre Hospitalier de La Rochelle,
Monsieur le Directeur du Centre Hospitalier,


La Rochelle le 24/07/2014
Monsieur le Président, Monsieur le Directeur

Les associations et organisations, membres du Collectif La Rochelle Palestine Solidarité, s’adressent à vous dans le contexte dramatique de la situation du peuple Palestinien à GAZA. Le bilan humain de trois semaines de combat est horrible : plus de 700 morts et plus de 3000 blessés, le bilan s’alourdissant chaque jour.


Les hôpitaux, parfois bombardés sont saturés, des blessés agonisent dans les couloirs, les blocs opératoires sont saturés, les médicaments font défaut.


Nous souhaiterions que l’hôpital de La Rochelle accueillît quelques blessés Palestiniens, dans un geste humanitaire qui honorerait notre agglomération et son centre hospitalier.


C'est au travers d’une démarche auprès de Médecins Sans Frontière ou de représentants de la Croix Rouge que pourrait se dérouler cette opération. Nous sommes prêts à apporter tout notre concours à sa réalisation.


Persuadés que nous pouvons compter sur l’humanisme de votre Administration, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président, Monsieur le Directeur, l’expression de notre entière considération.


Collectif Rochelais Palestine Solidarité


Collectif La Rochelle Palestine Solidarité est composé : MOUVEMENT DE LA PAIX, CNID, AFPS, AFASA, AFP, CUBA SI 17, FAL 17, ATTAC 17, CCFD, CIMADE, LDH, CGT, PG, PCF, ENSEMBLE, NPA, EELV… ainsi que de nombreux citoyens n’appartenant pas à une association, ni à un parti politique.

 

 

- La pétition de soutien à l'initiative

Plus d'un mois de bombardements aveugles sur GAZA, plus de 2000 morts et des milliers de blessés qui sont majoritairement des femmes et des enfants.

Du fait du blocus, les médicaments n'entrent plus à GAZA, les hôpitaux manquent de tout et sont directement sous le feu des bombes et obus.

 

La Rochelle belle et rebelle a toujours été solidaire.

Nous, soussignés, en appelons au directeur du centre hospitalier rochelais, au président du conseil de surveillance pour qu'ils prennent les dispositions nécessaires à l’accueil d'enfants de GAZA, leur prodiguer les soins afin qu'ils survivent dans les meilleures conditions possibles à la barbarie des hommes.

 

Pour signer la pétition, c'est....  ICI

 

 

- Soigner les enfants.... oui, mais d'abord les écacuer de Gaza !

Pétition pour que LA ROCHELLE soit solidaire des enfants martyrs de GAZA : faisons leur une place dans nos hôpitaux !

L'association la Voix de l'Enfant est à l'initiative d'une pétition pour l'ouverture d'un corridor humanitaire afin d'évacuer les enfants de la Bande de Gaza...... SOUTENONS LA !

 

Plus de 400 enfants palestiniens ont été tués sous les bombardements et, de jour en jour, ce nombre ne cesse d’augmenter.

 

Afin d'évacuer les enfants de cet enfer, la Voix De l’Enfant, Fédération de 80 associations, ayant pour but « l’écoute et la défense de tout enfant en détresse, quel qu’il soit où qu’il soit » appelle chacune et chacun à se mobiliser et à signer cette pétition pour obtenir du Président de la République, Monsieur François Hollande, ainsi que de l’ensemble des responsables de l’Union Européenne et des Nations-Unies, l’application du droit d’ingérence humanitaire permettant d’ouvrir un corridor humanitaire pour les enfants et les mamans gazaouïs.

 

Un couloir humanitaire sécurisé par une force militaire internationale est devenu, face à l’ampleur des massacres, la seule solution possible dans la région. Il permettrait de secourir et d’évacuer les nombreux enfants blessés ou non de la Bande de Gaza mais aussi d’acheminer médicaments et aliments de premières nécessités.

 

 

Pour signer la pétition, c'est....  ICI

 

Pour en savoir plus :

- Mon dossier Palestine

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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 20:03
Juif au milieu des manifestations « pro palestiniennes »

Rédigé pour Médiapart qui n'en a pas voulu

 

Sources :  Un article de Serge Grossvak - 14 aout 2014

- Je hais la guerre. Je hais l’injustice.

Ces haines de l’inhumain m’ont été insufflées familialement comme une conséquence de l’angoisse, la lourde angoisse sans doute consubstantielle de toute identité juive. Le poids de la Shoa, mais ce n’est pas uniquement cela. Il faut regarder du côté des siècles d’enfermement paria au cœur des shtettl. Ce qui passe sans mot est quelques fois plus lourd que le sommet de l’iceberg clamé. Ce que les nationalistes sionistes ne peuvent pas, ne veulent pas voir, c’est la racine profondément juive, profondément angoissée, qui me porte à être du combat de la justice pour la Palestine, pour la paix.

 

Je suis de ce combat de longue date. J’ai été des manifestations « pro palestinienne ». C’est ainsi que les nomment les médias « grands » avec une évidence sans nuage. Moi, j’y vais pour la paix et pour que le droit soit appliqué, que les ignobles souffrances soient abrégées. J’y vais pour de l’humain et me voici présenté comme guerrier d’un camp belliqueux. Le poids des mots, des mots complices, et la légèreté de l’éthique journalistique, la légèreté de la liberté de la presse grande. Avec quelle facilité, quelle insouciance les habits de la propagande sont revêtus !

 

Il y a ce mot « pro palestinien », il y a ces longues phrases… Me voici manifestant, encore une fois, contre cette vulgaire et sordide guerre de conquête territoriale. Une guerre dans la banalité du 19e siècle qu’au sortir des horreurs de la seconde guerre mondiale on avait rêvé proscrire. Une guerre comme notre Europe dominante du 18 siècle avait imaginé l’interdire par le droit. Cette guerre que poursuit Israël à des fins d’extension territoriale est une excroissance tardive de la barbarie des temps anciens. Elle est une porte ouverte vers la régression, régression accompagnée des armes les plus puissamment destructrices et sanguinaires. Dans le sang versé coule le désastre de l’intelligence. Il m’est insupportable d’en être complice.

 

Je manifeste, et d’autres choses. J’y manifeste comme juif, parce que je sens au fond de moi que cette identité est présente, comme une « évidence » ainsi que le disait Hannah Arendt. Parce que pour moi être juif, à l’égal de toute identité particulière relève toujours de l’irraisonné, de l’inconscient. Mais parce que progressiste cette identité singulière ne retranche pas de la commune identité humaine, au contraire. Cette identité se bâtit dans la liberté, dans l’égalité, dans la fraternité. C’est dans cet espoir que sont venus mes aïeux, et que d’autres sont venus d‘autres horizons. Venus en France pour être et pouvoir sourire.

 

 

- J’y manifeste comme juif et le proclame. Toujours.

Et cette fois je l’ai affiché comme jamais, avec une grosse pancarte indiquant « je suis juif ». C’était juste insupportable cette accusation ignoble d’antisémitisme ! C’était étouffant cette manipulation de la peur dans la communauté juive, les messages diffusés de danger à se présenter avec une kippa (un « Kappeleur » , dans ma mémoire familiale). C’était juste une horreur que de voir ainsi insultés, bafoués, des jeunes révoltés du sort sanglant fait à un peuple dominé. J’ai voulu faire un geste. J’ai voulu casser cette folie manipulatrice et je me suis pointé avec ma pancarte, ma grande pancarte bien visible au cœur des manifestants. Ils m’ont vu. Les manifestants m’ont vu. Les journalistes qui le voulaient ont vu. Je savais ce geste sans risque (les menaces de mort, sur ma personne et sur mon fils, c’est de la Ldj qu’elles ont émané).

 

Je savais pouvoir venir en toute sérénité, mais ce que j’y ai vécu m’émeut encore. C’était tellement incroyable ! Cette jeunesse, mais pas seulement, qui venait, qui me souriait, qui me tendait la main, qui se photographiait à mes côtés pour le tweeter. Et ces personnes, ces jeunes, cette grand mère, cet imam, ces tellement nombreux que je dirais centaines me disent « merci ». Au début je n’avais pas compris ce merci. Je protestais ne pas mériter de merci particulier parce que nous avions le même mérite à être présents. Nous défendions ensemble de l’humanité. Je n’avais pas compris. Je n’avais pas compris. Ce « merci » disait quelque chose de terrible. Ce « merci » ne disait pas « merci d’être solidaire ». Il disait « merci de laver cette infamie », « merci d’alléger cette douleur de l’opprobre jetée avec constance. » Merde ce que j’ai été long à comprendre ! Et pourtant maintenant je recolle les morceaux d’évidence. Quelle terrible poison notre société est en train de diffuser ! Je repense à ces poumons clamant staccato ces simples mots « nous ne sommes pas antisémites », « nous ne sommes pas antisémites », « nous ne sommes pas antisémites ». Ils étaient devant la statue de la place de la République lors de la manifestation interdite. Ils étaient jeunes, beaucoup de jeunes filles. « Nous ne sommes pas antisémite »…

 

J ‘avais été surpris du besoin de cette clameur. Comme j’avais été surpris et indigné lorsque j’avais perçu de Homar et de Sylvain la voix qui s’étranglait devant le juge du Tribunal de Pontoise à devoir expliquer le sens de notre commune action de boycott. Ils n’étaient pas antisémites. Etres salis dans leur honneur par une accusation dégueulasse. Je ne mesurais pas, moi qui suis juif et qui méprisais ces crétins qui m’avaient réuni dans le même panier de justice. Je ne mesurais pas la blessure infligée. Bien sûr que je ne suis pas antisémite ! Et quels fieffés tarés menteurs osaient chier leur venin avec leurs accusations iniques. Leurs insultes ne m’affectaient pas, mes amis si.

 

 

- Mesurent-ils, ceux qui laissent colporter ces avanies, le poison qu’ils diffusent pour l’avenir ?

Homar, Sylvain et toutes ces chères personnes venues partager un signe d’humanité, ce sont eux les remparts contre la menace raciste et violente que toute crise porte dans ses bagages. C’est avec eux que le racisme antisémite doit être combattu.

 

Lorsque, pendant la seconde guerre mondiale, l’ordre bourgeois et banalement aveugle se mis en action contre les juifs à Paris, il y avait ma mère. Ma mère était toute enfant et ne comprenait pas le sens de cette étoile cousue toute neuve. Les autorités ont appliqué leur autorité, avec foi ou avec leur « banale » inhumanité. Et il y eu cette femme inconnue croisée dans la rue qui embrassa ma mère désignant cette étoile. Magnifique et définitif cadeau . Et il y eu ces simples enseignants de l’école de la rue Beaurepère, là, juste à côté de la place de la République du « nous ne sommes pas antisémite », « nous ne… ». Leur « petit » voyage scolaire vers la zone libre, 30 enfants sauvés, avec leur famille. Cette histoire, mon histoire, que j’ai besoin de dire et redire, que mes proches savent par cœur. Cette histoire où la fraternité et la vie sont venues du simple peuple. Ce même simple peuple qui aujourd’hui montre sa grandeur au cœur des manifestations. Ces belles personnes que sont Homar et Sylvain, je les croise dans tous les combats d’humanité, de justice, de main tendue. Ces belles personnes qui partagent une photo ont l’idéal si fort chevillé au corps que ni la tension de la guerre, ni la vue des images d’horreur infligées, ni le traitement de mépris du quotidien palestinien, ni la lâche soumission de notre gouvernement, ni l’insulte jeté à leur face où le mot paix clamé par leur bouche est maquillé en menace de violence, ni les campagnes de désignation en sous hommes, ne parviennent à faire abandonner la difficile et digne exigence d’humanité.

 

Comme en chaque période critique pour notre pays, pour notre République, pour notre espoir, ce sont eux, comme toujours les manants, les moins que rien, qui portent tout.

 

 

 

 

Serge Grossvakle

 

Pour en savoir plus :

- Mon dossier Palestine

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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 12:30
Résolutions de l’ONU non respectées par Israël... quel État pourrait se permettre un tel palmarès en toute impunité ?

De 1947 à nos jours...

75 ans de violation du droit international et des résolutions de l’ONU[2]

 

Par sa politique de colonisation, Israël porte atteinte au droit à l'autodétermination du peuple palestinien.

 

 

Sources : Eric DURAND | mis à jour le 21/11/2025

 - Assemblée générale (ayant alors fonction d’organe décisionnaire)

1 - Résolution 181 (29 novembre 1947). Adoption du plan de partage : la Palestine est divisée en deux Etats indépendants, l’un arabe, l’autre juif, et Jérusalem est placée sous administration des Nations unies.

 

2 - Résolution 194 (11 décembre 1948). Les réfugiés qui le souhaitent doivent pouvoir « rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et vivre en paix avec leurs voisins »  ; les autres doivent être indemnisés de leurs biens « à titre de compensation ». Création de la commission de conciliation des Nations unies pour la Palestine.

 

3 - Résolution 302 (8 décembre 1949). Création de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA).

 

4Résolution du 30 décembre 2022. L'Assemblée générale de l'ONU appelle Israël à mettre fin aux colonies et demande à la Cour internationale de Justice (CIJ) de se pencher sur la question de l’occupation israélienne de territoires palestiniens (la France s'abstient[1]).

 


 - Conseil de sécurité

1 - Résolution 236 (11 juin 1967). Au lendemain de la guerre de juin 1967, le Conseil de sécurité exige un cessez-le-feu et un arrêt immédiat de toutes les activités militaires dans le conflit opposant l’Egypte, la Jordanie et la Syrie à Israël.

 

2 - Résolution 237 (14 juin 1967). Le Conseil de sécurité demande à Israël d’assurer « la sûreté, le bien-être et la sécurité des habitants des zones où des opérations militaires ont eu lieu » et de faciliter le retour des réfugiés.

 

3 - Résolution 242 (22 novembre 1967). Le Conseil de sécurité condamne l’« acquisition de territoire par la guerre » et demande le « retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés ». Il affirme « l’inviolabilité territoriale et l’indépendance politique » de chaque Etat de la région.

 

4 - Résolution 250 (27 avril 1968). Israël est invité à ne pas organiser le défilé militaire prévu à Jérusalem le 2 mai 1968 considérant que cela aggraverait les « tensions dans la région ».

 

5 - Résolution 251 (2 mai 1968). Le Conseil de sécurité déplore la tenue du défilé militaire de Jérusalem « au mépris » de la résolution 250.

 

6 - Résolution 252 (21 mai 1968). Le Conseil de sécurité déclare « non valides » les mesures prises par Israël, y compris l’« expropriation de terres et de biens immobiliers », qui visent à « modifier le statut de Jérusalem », et demande à celui-ci de s’abstenir de prendre de telles mesures.

 

7 - Résolution 267 (3 juillet 1969). Le Conseil de sécurité censure « toutes les mesures prises [par Israël] pour modifier le statut de Jérusalem ».

 

8 - Résolution 340 (25 octobre 1973). A la suite de la guerre de Ramadan ou de Kippour, création de la deuxième Force d’urgence des Nations unies (FUNU-II) qui vise à « superviser le cessez-le-feu entre les forces égyptiennes et israéliennes » et à assurer le « redéploiement » de ces mêmes forces.

 

9 - Résolution 446 (22 mars 1979). Le Conseil de sécurité exige l’arrêt des « pratiques israéliennes visant à établir des colonies de peuplement dans les territoires palestiniens et autres territoires arabes occupés depuis 1967 », déclare que ces pratiques « n’ont aucune validité en droit » et demande à Israël de respecter la convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre.

 

10 - Résolution 468 (8 mai 1980). Le Conseil de sécurité déclare « illégales » les expulsions à l’étranger de notables palestiniens de Hébron et de Halhoul par les autorités militaires israéliennes et demande à Israël de les annuler.

 

11 - Résolution 476 (30 juin 1980). Le Conseil de sécurité déclare «  nulle et non avenue » la décision d'Israël de modifier le statut de Jérusalem. En effet l'assemblée législative d'Israël vient de voter la loi de Jérusalem. Cette loi institue Jérusalem comme capitale « une et indivisible » de l'État d'Israël.

 

12 - Résolution 478 (20 août 1980)Le Conseil de sécurité demande à Israël de mettre fin à l'occupation de Jérusalem. Elle demande aussi de mettre fin aux modifications du caractère juridique et géographique de la ville. Cette résolution fait suite au non-respect par Israël de la résolution 476 du 30 juin 1980. Une décision condamnant la loi de Jérusalem votée par la Knesset la même année.

 

13 - Résolution 592 (8 décembre 1986). Le Conseil de sécurité rappelle que la convention de Genève relative à la protection des civils en temps de guerre « est applicable aux territoires palestiniens et autres territoires arabes occupés par Israël depuis 1967 ». Il condamne « l’armée israélienne qui, ayant ouvert le feu, a tué ou blessé des étudiants » de l’université Bir Zeit.

 

14 - Résolution 605 (22 décembre 1987). Après le déclenchement de la première Intifada, le Conseil de sécurité condamne les pratiques d’Israël « qui violent les droits de l’homme du peuple palestinien dans les territoires occupés, en particulier le fait que l’armée israélienne a ouvert le feu, tuant ou blessant des civils palestiniens ».

 

15 - Résolution 607 (5 janvier 1988). Israël doit « s’abstenir d’expulser des civils palestiniens des territoires occupés » et respecter les obligations que lui impose la convention de Genève.

 

16 - Résolution 608 (14 janvier 1988). Le Conseil de sécurité demande à Israël « d’annuler l’ordre d’expulsion des civils palestiniens et d’assurer le retour immédiat et en toute sécurité » de tous ceux déjà expulsés.

 

17 - Résolution 636 (6 juillet 1989). Le Conseil de sécurité demande à Israël, en conformité avec ses précédentes résolutions et avec la convention de Genève, de « cesser immédiatement d’expulser d’autres civils palestiniens » et d’assurer le retour en toute sécurité de ceux déjà expulsés.

 

18 - Résolution 641 (30 août 1989). Le Conseil de sécurité « déplore qu’Israël, puissance occupante, continue d’expulser des civils palestiniens » et lui demande d’assurer le retour de tous les expulsés.

 

19 - Résolution 672 (12 octobre 1990). Après les violences de l’esplanade des Mosquées - le mont du Temple, le Conseil de sécurité condamne « les actes de violence commis par les forces de sécurité israéliennes » à Al-Haram Al-Charif et dans d’autres lieux saints de Jérusalem et demande à Israël de « s’acquitter scrupuleusement des obligations juridiques et des responsabilités qui lui incombent » vis-à-vis des civils des territoires occupés.

 

20 - Résolution 673 (24 octobre 1990). Le Conseil de sécurité condamne le refus d’Israël d’appliquer la résolution 672.

 

21 - Résolution 681 (20 décembre 1990). Israël est sommé d’appliquer la convention de Genève.

 

22 - Résolution 694 (24 mai 1991). Le Conseil de sécurité déclare que l’expulsion de quatre nouveaux civils palestiniens en mai 1991 par les forces israéliennes constitue une violation de la convention de Genève.

 

23 - Résolution 799 (18 décembre 1992). Le Conseil de sécurité condamne les quatre cents expulsions de décembre 1992, soulignant qu’elle est contraire aux obligations internationales imposées à Israël par la convention de Genève. Le Conseil réaffirme l’indépendance et l’intégrité territoriale du Liban.

 

24 - Résolution 904 (18 mars 1994). A la suite du massacre de la mosquée de Hébron, le Conseil de sécurité demande à Israël de prendre les mesures nécessaires « afin de prévenir des actes de violence illégaux de la part des colons israéliens » envers les civils palestiniens.

 

25 - Résolution 1322 (7 octobre 2000). A la suite du début de la seconde Intifada, le Conseil de sécurité déplore les violences et condamne le « recours à la force excessif contre les Palestiniens ». Il demande à Israël de respecter ses obligations relatives à la convention de Genève.

 

26 - Résolution 1397 (12 mars 2002). Le Conseil de sécurité demande la « cessation immédiate de tous les actes de violence, y compris tous les actes de terreur et toutes provocations, incitations et destructions », et réclame la coopération des Israéliens et des Palestiniens visant à la reprise des négociations.

 

27 - Résolution 1402 (30 mars 2002). Après la réoccupation totale de la Cisjordanie, le Conseil de sécurité demande un cessez-le-feu immédiat et le « retrait des troupes israéliennes des villes palestiniennes ».

 

28 - Résolution 1405 (19 avril 2002). Le Conseil de sécurité déclare qu’« il est urgent que les organismes médicaux et humanitaires aient accès à la population civile palestinienne ».

 

29 - Résolution 1435 (24 septembre 2002). Le Conseil de sécurité exige « le retrait rapide des forces d’occupation israéliennes des villes palestiniennes ». Il demande à l’Autorité palestinienne de « faire traduire en justice les auteurs d’actes terroristes ».

 

30 - Résolution 1515 (19 novembre 2003). Le Conseil de sécurité se déclare « attaché à la vision d’une région dans laquelle deux Etats, Israël et la Palestine, vivent côte à côte, à l’intérieur de frontières sûres et reconnues », et demande en conséquence aux parties en conflit de s’acquitter des obligations relatives à la « feuille de route » du Quartet.

 

31 - Résolution 1544 (19 mai 2004). Le Conseil de sécurité demande qu’Israël respecte « les obligations que lui impose le droit humanitaire international » et « l’obligation qui lui est faite de ne pas se livrer aux destructions d’habitations ».

 

32 - Résolution 1850 (16 décembre 2008). Le Conseil de sécurité soutient le processus d’Annapolis, et demande aux parties de « s’abstenir de toute mesure susceptible d’entamer la confiance » et de ne pas « remettre en cause l’issue des négociations ».

 

33 - Résolution 1860 (8 janvier 2009). Après l’incursion de l’armée israélienne dans la bande de Gaza, le Conseil de sécurité exige « l’instauration immédiate d’un cessez-le-feu durable et pleinement respecté menant au retrait total des forces israéliennes de la bande de Gaza ». Il demande de ne pas entraver l’entrée des organisations médicales dans Gaza et d’empêcher le trafic illégal d’armes.

 

34 - Résolution 2334 (23 décembre 2016). Le Conseil de sécurité de l’ONU adopte une résolution condamnant la colonisation israélienne constituant une sanction contre la promotion décomplexée de la colonisation par la droite israélienne
Cette résolution a recueilli quatorze voix en sa faveur, passant grâce à l’abstention américaine ; une décision historique qui a suscité la réprobation d’Israël.

 

35 - Résolution.... (18 septembre 2024). L’Assemblée générale des Nations Unies a adopté à une écrasante majorité une résolution exigeant la fin de l’occupation de la Palestine par Israël dans les douze prochains mois[3].

 

La communauté internationale acceptera t-elle encore longtemps que sa crédibilité soit remise en cause sans réagir ?

C'est pourtant l'une des causes de la situation au Moyen Orient !

 

 

 

 

 

Notes :

[1L'Assemblée générale de l'ONU demande à La Haye de se pencher sur l'occupation d'Israël en Palestine

[2] Israël – 75 ans de violation du droit international et des résolutions de l’ONU

[318 septembre 2024 : L’Assemblée générale des Nations Unies a adopté mercredi à une écrasante majorité une résolution exigeant la fin de l’occupation de la Palestine par Israël dans les douze prochains mois. Détail du vote : La résolution a été adoptée par 124 voix pour, 14 contre, 43 abstentions

 

Pour en savoir plus :

- Israël, l'éternel dissident international

- La perception qu'Israël a de l'ONU

- Israël. Cinquante ans d’impunité (Monde diplomatique)

- La Palestine en cartes, citations, faits et chiffres.

- L'AUSTRALIE RENONCE À RECONNAÎTRE JÉRUSALEM-OUEST COMME CAPITALE D'ISRAËL

- Cisjordanie : Israël va légaliser neuf colonies

- TRIBUNAL DE LA HAYE : JUSQU’À QUAND ISRAËL ÉCHAPPERA-T-IL AU DROIT INTERNATIONAL ?

- L’ONU considère que les colonies israéliennes relèvent du crime de guerre

- Par 143 voix pour, 9 contre, et 25 abstentions, l’Assemblée générale de l’ONU soutient à une large majorité la demande d’adhésion de la Palestine à l’organisation internationale. Cette résolution n’a toutefois qu’un caractère symbolique, en raison du veto américain au Conseil de sécurité

- 18 juillet 2024 : " la France exprime sa consternation à la suite de l’adoption par la Knesset d’une résolution rejetant la perspective d’établissement d’un État palestinien, en contradiction avec les résolutions adoptées au Conseil de sécurité des Nations unies "

- 19 juillet 2024 : La Cour internationale de justice, plus haute juridiction de l'ONU, a estimé vendredi 19 juillet que l'occupation par Israël de territoires palestiniens depuis 1967 était « illégale », ajoutant qu'elle devait cesser « le plus rapidement possible ».

- 3 décembre 2024, l’Onu adopte une résolution pour la création d’un État palestinien

-  Le 16 septembre 2025 : La commission d'enquête de l'ONU conclut qu'Israël commet bien un #génocide à #Gaza à votre disposition  Le rapport de la commission

Un crime collectif commis avec la complicité de la France et de 62 autres pays, indique l’ONU dans le rapport A/80/492 sur la complicité de génocide 👉 Traduction en Français

 

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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 09:30
L'historien israélien Zeev Sternhell « ne voit pas la fin » de la guerre à Gaza sans accord global

 

Né en Pologne en 1935, Zeev Sternhell a vécu enfant les horreurs de la seconde guerre mondiale, qui l'ont conduit à se réfugier en France. Après-guerre, il a choisi de prendre la nationalité israélienne. Devenu historien, il s'est spécialisé dans l'histoire du fascisme et la montée du nationalisme en France. Considéré comme la « conscience de la gauche d'Israël », il pose un regard désabusé sur la situation politique de son pays. Pour Zeev Sternhell, la guerre en cours à Gaza n'est qu'une conséquence logique de l'échec des accords d'Oslo.

 

Sources :  M Proche-Orient  - propos recueillis par Hélène Sallon Le Monde.fr le 08.08.2014

- LeMonde.fr : Quel est votre sentiment sur le conflit qui oppose actuellement Israël aux factions armées palestiniennes dans la bande de Gaza ?

Zeev Sternhell : Si les choses s'étaient passées normalement, Gaza aurait dû être évacuée au moment des accords d'Oslo[2] en 1993 et devenir une partie intégrale du futur Etat palestinien. C'est ce qui se serait passé si les accords d'Oslo avaient été mis en œuvre tels qu'ils avaient été pensés par Itzhak Rabin [assassiné le 4 novembre 1995 par l'extrémiste de droite Yigal Amir] et Shimon Pérès – bien que ce dernier soit un opportuniste qui, pour des raisons obscures, est considéré comme un grand homme. Si ces accords avaient été appliqués, les colonies juives de Gaza, entre 6 000 et 8 000 âmes à l'époque, auraient été évacuées. Cela aurait été un formidable signal pour mettre fin à la colonisation.

 

Tout se serait passé différemment car l'évacuation aurait eu lieu dans le cadre d'un accord entre l'Organisation de libération de la Palestine (OLP, de Yasser Arafat) et Israël. Et non pas unilatéralement, comme l'a fait le premier ministre Ariel Sharon en 2005. Le but de son directeur de cabinet de l'époque, Dov Weissglass, était de mettre fin à toute discussion entre Israéliens et Palestiniens : on quitte Gaza parce que c'est une épine dans le pied et qu'il faut une division entière de l'armée pour protéger les colons.

 

C'est dans ce contexte que le Hamas s'empare de la bande de Gaza par un coup de force en 2007[3]. Ce mouvement, qui ne reconnaît pas Israël, en fait la base de son projet de reconquête palestinienne. A ses yeux, le Fatah et son chef, Yasser Arafat, sont des traîtres pour avoir signé les accords d'Oslo. Depuis ce moment-là, le Hamas est en guerre contre Israël. Celle qui a cours actuellement est désastreuse à tous les égards et on n'en voit pas la fin.

 

 

- LeMonde.fr : Que faut-il faire ?

Zeev Sternhell : Il faut profiter de l'énorme fossé entre nos moyens et ceux du Hamas, qui restent des moyens primitifs par rapport à notre armée hypermoderne et superpuissante, pour lancer l'idée d'un accord global. Pas quelque chose qui nous oblige dans six mois ou deux-trois ans à revenir à Gaza. Mais c'est précisément ce que notre gouvernement, qui est le plus à droite qui ait existé en Israël, ne veut pas. La droite israélienne ferait passer Mme Le Pen et le Front national pour une bande de gauchistes à côté d'elle.

 

Le gouvernement Nétanyahou n'a pas voulu négocier avec Abou Mazen [le président palestinien, Mahmoud Abbas], alors que, Dieu nous est témoin, lui voulait négocier. Nous avons grandement contribué à l'échec des négociations menées par le secrétaire d'Etat américain John Kerry, entre novembre et avril 2014, et nous retrouvons finalement face à un gouvernement de réconciliation palestinien. Et que fait le premier ministre Benyamin Nétanyahou ? Au lieu de saisir cette occasion, il explique que ce gouvernement palestinien est un nouveau danger et qu'Abou Mazen ne veut rien entendre.

 

Puis est arrivé le kidnapping de trois jeunes israéliens. Il a été vite clair que le Hamas n'était pas responsable et qu'une de ses cellules locales a agi de son propre chef. Mais pour Nétanyahou, c'était l'occasion d'incriminer le Hamas, de lancer une opération pour intimider Mahmoud Abbas et la population palestinienne et de montrer ses muscles. Il a fait ratisser la Cisjordanie et arrêter les militants du Hamas libérés en échange de Gilad Shalit. Tout cela au prétexte de retrouver les trois adolescents enlevés alors que, dès le lendemain, la police savait qu'ils n'étaient plus en vie.

 

De son côté, le Hamas a commencé à tirer des roquettes et ça a été l'escalade vers un conflit dont personne ne voulait. Ce qui se passe est un désastre à tous égards. Il est vrai que le Hamas utilise des écoles, des hôpitaux, des mosquées pour entreposer et lancer ses roquettes. Mais nous répondons par des bombardements qui ne peuvent que toucher la population civile, même si ce n'en est pas l'intention.

 

Maintenant que le premier ministre Nétanyahou s'est empêtré dans une situation dont il ne sait pas comment sortir, il avance l'idée de démilitarisation [de la bande de Gaza]. Lever le blocus sur la bande de Gaza est une mesure décente et politiquement payante, car cela montrerait à la population de Gaza, qui n'est pas toute gagnée au Hamas, qu'il est payant d'abandonner le terrorisme. Je pense que Nétanyahou pourrait accepter une mesure pareille car cela assurerait sa survie politique jusqu'aux prochaines élections. Il est en mauvaise posture.

 

 

- LeMonde.fr : Que veut Benyamin Nétanyahou ?

Zeev Sternhell : Nétanyahou veut éviter la création d'un Etat palestinien viable[4]. C'est son objectif historique et il le fait de différentes façons. Il refuse de négocier avec Abou Mazen et l'Autorité palestinienne. C'est dans ce cadre que s'inscrit sa demande que les Palestiniens reconnaissent Israël comme Etat juif. En quoi est-ce leur problème ? C'est une exigence que nous n'avons jamais présenté par le passé. On dit bien Etat d'Israël ou Israël. Il n'a jamais été question d'Etat juif. Cela revient à obliger les Palestiniens à reconnaître que les juifs sont propriétaires de cette terre qui leur appartient par l'histoire et à reconnaître leur défaite historique en 1948. Si l'Etat est juif, il n'est donc pas arabe.

 

Certains, comme le président Reuven Rivlin, pensent qu'on pourrait un jour annexer la Cisjordanie et donner la citoyenneté israélienne à tous les habitants juifs et arabes dans un même Etat. Ils sont très peu nombreux. Mais pour la droite dure, l'annexion n'implique pas l'octroi de la citoyenneté à tous du Jourdain à la mer. Cela revient à un Etat d'apartheid.

 

  • Nétanyahou, lui, veut empêcher la création d'un Etat palestinien, sans créer un apartheid mais en gérant une situation coloniale qui ne dit pas son nom. Du fait de son idéologie et du jeu politique interne, il ne peut pas accepter l'idée de deux Etats vivant sur une base égalitaire. Il ne peut pas accepter que les droits de l'homme soient des droits universels qui s'appliquent aux autres. Pour lui et les siens, les droits historiques sont supérieurs aux droits naturels. Même le centre de l'échiquier politique n'est pas vraiment acquis à cette idée.

 

 

- LeMonde.fr : Pensez-vous que la solution des deux Etats n'est plus envisageable dans le contexte actuel ?

Zeev Sternhell : J'ai peur de dire que c'est fichu et que par la force des choses, on va en arriver à un Etat binational. Comment faire pour que ce ne soit ni un Etat d'apartheid, ni une guerre civile permanente ? C'est pour ça que je m'accroche toujours à la solution des deux Etats. La véritable forme de coexistence, ce sont deux Etats voisins, avec une union économique et douanière, et une coopération sur les dossiers importants.

 

La question est de savoir si nous, Israéliens et Palestiniens, acceptons l'état de fait créé en 1948-1949, et les frontières de 1949 ? Et est-ce que les Palestiniens sont prêts à abandonner tout espoir d'un retour en Israël, car cette revendication signifie la destruction de l'Etat d'Israël ? Après, il ne reste que des problèmes solvables et non existentiels.

 

 

- LeMonde.fr : Observez-vous une droitisation de l'opinion publique israélienne ?

Zeev Sternhell : Au début de la première guerre mondiale, en France et en Allemagne, 95 % de la population était favorable à la guerre. En situation de guerre, les opinions sont patriotiques et soutiennent leur gouvernement. En Israël aussi.

 

Le phénomène de droitisation remonte toutefois à plusieurs dizaines d'années, depuis 1967 exactement. Le nationalisme exacerbé est le fruit de la colonisation, qui pourrit notre société. Les jeunes hommes qui font la guerre à Gaza sont nés après Oslo. Toute leur expérience en tant que soldat est celle d'une armée dont le but est de contrôler la population des territoires occupés et de favoriser la colonisation juive en Cisjordanie. Quand je compare avec ma génération, c'est terrible.

 

La droitisation se traduit aussi par une perte de respect pour la vie humaine. Même les pertes israéliennes ont été moins durement ressenties au cours de cette guerre.

 

 

- LeMonde.fr : On dit souvent que le camp de la paix a disparu en Israël.

Zeev Sternhell : Les gens sont là, mais ne sont pas organisés. Ils sont démoralisés et ont le sentiment de ne servir à rien, de ne pas avoir de véritable influence. C'est la raison pour laquelle les manifestations n'attirent pas plus de quelques milliers de personnes, alors qu'en 1982, après le choc de Sabra et Chatila au Liban, il y avait eu des centaines de milliers de manifestants.

 

 

- LeMonde.fr : N'y a-t-il pas au sein de la classe politique israélienne une personnalité ou un courant qui puisse apporter une solution politique ?

Zeev Sternhell : Personne aujourd'hui n'a la solution et c'est un drame. Nous n'avons pas d'élite politique, pas de leadership. La politique n'attire pas les gens bien. C'est dû en partie au système politique, en partie au fait que les gens qui se présentent aux primaires dépendent des apparatchiks du parti et que le monde offre tellement de possibilités pour les talents de s'exprimer différemment… La politique est une « via dolorosa », qui n'en finit pas. Lors de la création de l'Etat d'Israël, beaucoup de gens bien allaient vers la politique car c'était un cadre où l'on pouvait réussir et avancer...

 

Notes :

[1] Lire son portrait (en édition abonnés) : Zeev Sternhell, une passion française

[2] Lire notre sélection d'archives (en édition abonnés) : 13 septembre 1993 : Accords d'Oslo

[3] Elections législatives 2006 : Le Hamas obtient la majorité absolue]

[4] Lire l'analyse : Benyamin Nétanyahou à nouveau dans le piège de Gaza

 

Pour en savoir plus :

- Mon dossier Palestine

- Israël a-t-il perdu la guerre ? Entretien avec l’historien israélien Shlomo Sand

- Gaza : sans levée du blocus, les espoirs de paix sont faibles, par James Rawley, coordinateur des opérations humanitaires de l'ONU dans la bande de Gaza

- La Paix, c'est la levée du blocus et la fin de l'occupation israélienne, et basta !

- Dossier : Oslo, 20 ans après

Alors que la trêve fragile est prolongée, les négociations piétinent, notamment à cause de la question du blocus, Zeev Sternhell[1] présente sa vision de la situation et des solutions à mettre en œuvre.

Excellent article qui permet un éclairage différent et ouvre des perspectives et ce malgré un titre des plus pessimistes et oublie le rapport de force international qui peut évoluer positivement et faire bouger les lignes !

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 07:58
Info ou Intox ? Un lobby israélo-américain &quot;aurait&quot; financé François Hollande pour battre Martine Aubry lors des primaires du PS

Si cela s'avérait exact, quelles conséquences sur la politique étrangère de la France ?

 

Un homme d'affaires américain dévoué à la cause sioniste affirme que François Hollande avait reçu de l'argent via son organisation lors des primaires socialistes de 2011.

 

Sources : PANAMZA le 28.02.2014 à 19h12 par Hicham HAMZA

Le 4 décembre 2013, le site d'un hebdomadaire de la communauté juive californienne, dénommé The Jewish Journal, a publié un article détonnant -et jusqu’alors passé inaperçu- à propos de l'activisme pro-israélien en France.

 

Intitulé "Pouvoir juif (sic) and French concerns over the nuclear deal", le papier de Rob Eshman postule l'idée suivante: la position intransigeante de Paris envers Téhéran -sur la question nucléaire- s'expliquerait partiellement par le lobbying efficace et discrètement pratiqué par ELNET (European Leadership Network), une organisation sioniste fondée en 2007. Son président et cofondateur, Larry Hochberg, est un entrepreneur américain qui, après avoir fait fortune dans le commerce des jouets et des vêtements sportifs, s'est investi dans la cause pro-israélienne en rejoignant l'AIPAC (groupe de pression auprès des parlementaires) et en dirigeant l'association des "amis des forces de défense d'Israël" (FIDF). Comme il le confia lors d'un entretien antérieur, sa prise de conscience envers le sort du "peuple juif" daterait de la guerre des Six-Jours de 1967.

 

Larry Hochberg, à droite de l'image, lors d'un dîner annuel du FIDF

 

Interrogé par The Jewish Journal, Larry Hochberg se vanta ainsi, sans vouloir donner des détails spécifiques, d'avoir influencé -avec succès- des dirigeants européens et notamment français. Il expliqua que la position française sur l'Iran, largement alignée sur celle de Tel Aviv, n'était "pas accidentelle": selon lui, elle trouvait son origine dans la proximité cultivée par ELNET-France (fondée en 2010) avec l'Élysée.

 

 

Après avoir relaté le mode de financement des antennes européennes d'ELNET (500 000 dollars destinés aux programmes "éducatifs", le reste collecté sur place auprès des "contributeurs" locaux) et estimé à 1,5 million de dollars l'ensemble de la somme annuelle collectée par des donateurs pro-israéliens à destination des candidats en France, Larry Hochberg confia incidemment un exemple inattendu, rapporté de la sorte par son interviewer: 

Les donateurs pro-israéliens ont donné un tiers de l'argent pour aider Hollande à battre Martine Aubry lors des primaires.

 

Aubry ? Il est vrai que la maire de Lille et rivale de François Hollande au second tour des primaires avait alors mauvaise presse auprès des faiseurs d'opinion pro-israéliens. À l'inverse, Hollande bénéficiait, depuis plusieurs années, d'une image relativement favorable aux yeux de la mouvance sioniste hexagonale.

 

 

- Lobbying dans l'ombre

Pour démontrer l'influence de son organisation auprès du chef de l'État, Hochberg précisa également que le directeur exécutif d'ELNET-France, dénommé Pour démontrer l'influence de son organisation auprès du chef de l'État, Hochberg précisa également que le Arié Bensemhoun, avait accompagné Hollande lors de sa visite officielle en Israël, en novembre dernier. Un séjour au cours duquel le Président français s'était déclaré prêt à entonner "un chant d'amour pour Israël et pour ses dirigeants" comme l'avait révélé Panamza.

 

 

Hochberg et Bensemhoun font également tandem pour expliquer leur volonté de rapprocher l'État hébreu et l'Union européenne comme en témoigne cette interview croisée des deux hommes, réalisée en juin 2012.

 

 

Ex-candidat malheureux à la présidence du CRIF, le dentiste toulousain Arié Bensemhoun avait songé, dès 2010, à "s'inspirer des méthodes" de l'AIPAC comme il confia à ses camarades lors d'un entretien interne. Au lendemain de la mort de l'ex-Premier ministre israélien Ariel Sharon, l'homme avait également exprimé en des termes méprisants sa vision de la société palestinienne.

Info ou Intox ? Un lobby israélo-américain &quot;aurait&quot; financé François Hollande pour battre Martine Aubry lors des primaires du PS

Il convient ici de souligner que Roger Cukiermann, président du CRIF, est également membre du conseil d'administration d'ELNET-France comme en témoigne l'en-tête d’une lettre officielle que s'est procuré Panamza.

 

Info ou Intox ? Un lobby israélo-américain &quot;aurait&quot; financé François Hollande pour battre Martine Aubry lors des primaires du PS

Qu'en est-il des fonds collectés par François Hollande en 2011? Une enquête du Parisien, publiée fin 2012 et consacrée au financement des primaires socialistes, soulignait leur relative opacité. Voici ce que rapporta également le Lab d'Europe 1 à propos de François Hollande :

"Il est le seul à avoir respecté la règle initiale du PS : 50 000€ de dotation. Normal, celui qui allait devenir chef de l’Etat quelques mois plus tard n’a pas eu besoin de coup de pouce de Solférino, fort qu’il était d’un important réseau de récolte de donsFrançois Hollande a fait une campagne des primaires très dépensière pour un budget total largement supérieur à celui de ses concurrents : 730 000 euros".

 

ELNET (également co-dirigée par Raanan Eliaz un ancien collaborateur Ariel Sharon) peut-elle encore avoir une influence sur les prochaines échéances électorales de l'Hexagone? Rappelons ici un fait important : loi du 11-10-2013 - relative à la transparence de la vie publique- fixe à 7500 euros par personne, par parti et par an le montant maximum d'un don.

 

Il n'est pas exclu que des donateurs pro-israéliens, réunis ou fédérés via ELNET-France, puissent, sur le modèle américain de l'AIPAC cher à Bensemhoun, tenter de donner un coup de pouce aux candidats des prochaines élections (surtout européennes) en échange d'un engagement public envers l'État hébreu. En juin 2013, ELNET-France avait déjà organisé le discret voyage en Israël et dans les Territoires palestiniens d'élus Europe Ecologie-Les Verts.

 

En toute logique, le Parti socialiste est aussi dans leur ligne de mire: ceci pourrait expliquer la présence d'Arié Bensemhoun aux côtés de Manuel Valls, hier soir au dîner du CRIF Midi-Pyrénées.

 

Si la participation du Toulousain semble évidente, il n'en va pas de même pour celle de Pierre Dassas, président d'ELNET-France: l'homme aux cheveux blancs est visible sur cette photographie capturée hier soir (deuxième rangée, à gauche de l'image). Bensemhoun apparaît, quant à lui, à la droite de Valls.

 

Info ou Intox ? Un lobby israélo-américain &quot;aurait&quot; financé François Hollande pour battre Martine Aubry lors des primaires du PS

Pierre Dassas est cet homme particulièrement discret qui a organisé -en avril 2012- le "Congrès des amis d'Israël", soirée de célébration de l'État hébreu dans laquelle l'auteur de ces lignes s'était glissé. Le but de l’évènement: faire signer aux élus présents (parmi lesquels Manuel Valls, alors député-maire d'Évry) la "Charte des amis d'Israël", un document ultra-sioniste si l'on en juge par le ton lyrique de son texte.

 

Info ou Intox ? Un lobby israélo-américain &quot;aurait&quot; financé François Hollande pour battre Martine Aubry lors des primaires du PS

Nulle surprise quand on sait que l'un des conseillers d'ELNET, dénommé Steven Rosen, est connu outre-Atlantique pour avoir été soupçonné par les autorités fédérales d'avoir espionné les coulisses du pouvoir américain au profit d'Israël.

 

Manuel Valls, un ministre en charge des cultes qui a déclaré son "engagement absolu pour Israël", n'a pas incommodé ses hôtes, hier soir à Toulouse. Son discours,consultable sur le site de la préfecture de Haute-Garonne, témoigne, si besoin est, de son rapport singulier aux représentants de la communauté juive et/ou sioniste. Sortant du cadre de son texte, l'homme a également tenu, une nouvelle fois, à rendre hommage à la mémoire d'Ilan Halimi, victime du " gang des barbares" tout en passant sous silence le calvaire parallèle de Saïd Bourarach, victime -en 2010- d'extrémistes juifs toujours impunis à ce jour (Panamza reviendra prochainement sur le dernier rebondissement judiciaire et ambïgu de l'affaire).

 

- Omerta

- À ce stade, vous pourriez vous interroger : comment se fait-il que les grands médias de la presse écrite et audiovisuelle ne nous aient jamais relaté -en détail- l'existence et les activités d'ELNET en France depuis 2010 ?

 

Hormis la paresse intellectuelle des uns et l'indifférence des autres, une troisième explication peut être avancée : la compromission.

 

- De nombreux journalistes ont participé à des voyages en Israël qui ont été financés par ELNET :

  • Ainsi, en décembre 2012 et novembre 2013, le lobby sioniste a convié Alain Frachon (Le Monde), Christine Ockrent (France Culture), Jean-Dominique Merchet (Marianne) et bien d'autres titulaires de la carte de presse (Le Figaro, Libération, Le Nouvel Observateur, Le Point, L'Express, RFI, BFM TVà venir -sur place- découvrir les enjeux stratégiques du régime israélien (Iran, Hezbollah, Syrie).
  • Il en va de même auprès de chercheurs universitaires : Gilles Kepel, Thèrese Delpech, Justin Vaïsse et Bruno Tertrais collaborent ainsi aux journées du " dialogue stratégique France-Israël" co-organisées (en partenariat avec le ministère de la Défense) par ELNET.

 

- Bref : contrairement aux apparences, le CRIF ne constitue pas nécessairement le seul bras armé du lobby pro-israélien en France. Discrètement, un nouveau venu dénommé ELNET ambitionne d'influencer la donne du jeu politique.

  • À vous, cher lecteur, de déjouer l'omerta des grands médias à ce sujet et de faire passer l'info.

 

--------------------------------------

 

Un article qui fait débat et pose questions qui n'ont pas été "creusées"

 

 

- Pour les INFOS D'ALMANAR le témoignage-clé a été censuré.

"..... Particulièrement relayé sur les réseaux sociaux et les sites participatifs, le scoop de Panamza publiè le 28 février 2011 et réactualisé avait, par contre, été totalement passé sous silence par l'ensemble des grands médias de la presse écrite, web et audiovisuelle. Aucun journaliste installé dans un organe de presse reconnu n'avait rédigé un papier sur le sujet, ne serait-ce que pour en contester la validité. Pour paraphraser une ancienne citation de Laurent Joffrin, les principaux médias hexagonaux ont visiblement « choisi la tactique de l'édredon, pariant sur la gêne générale et sur l'amnésie de l'opinion. Le refus de l'omerta est la réponse logique à cette tentative »......."

 

--------------------------------------------

 

- Pour ce qui me concerne

 

Si cela se révèlait extact, cela pourrait expliquer pour partie le revirement de la politique de la France au Moyen Orient et notamment vis à vis de la Palestine et de son peuple.

  • Le sujet est suffisamment grave pour qu'il nécessite une enquête approfondie.
  • La France ne saurait définir sa politique en fonction des cabinets occultes, groupes de pressions et généreux donateurs.

 

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 16:28
La solidarité avec le peuple palestinien à la sauce du gouvernement algérien

 L'Algérie, le gaz et Israël...

 

À première vue, l’information a de quoi surprendre. Mais elle émane du très sérieux Observatoire italien, « La lettre confidentielle de l’Adriatique et de la Baltique ». Autant dire une source sûre, car ce genre de publication économique -dont l’abonnement ou le prix à l’article est conséquent- est avant tout destiné aux experts et aux investisseurs. Les informations qui y sont publiées relèvent en effet de « l’intelligence économique » et, à ce titre, sont passées au crible de la vérification avant d’être diffusées.

 
- De quoi s’agit-il donc ?
D’après un article publié le 31 juillet dernier par l’Observatoire italien, l’Algérie commencerait à livrer du gaz à Israël à compter du 1er août. Bien sûr, pas directement, mais via l’Égypte dont les gazoducs d’Al-Arish, dans le nord-Sinaï, alimentent Israël. Le contrat prévoit l’importation par l’Égypte d’environ 500 millions de m3 de gaz algérien par jour, grâce à un financement des Émirats Arabes Unis.
 
 
http://tlaxcala-int.org/upload/gal_8685.jpg
Le gazoduc sous-marin d'El Arish à Ashqelon récupère au passage le gaz volé par Israël aux Gazaouis
 
Après la visite éclair du maréchal Al-Sissi à Alger, le 25 juin dernier, des fuites concernant ce contrat gazier à des prix préférentiels -la moitié du prix du marché- avaient commencé à circuler. Auparavant, début mai, une source haut placée au ministère égyptien de l’Énergie avait indiqué que l’Algérie avait accepté d’envoyer en urgence six livraisons de gaz naturel liquéfié (GNL) à l’Égypte et qu’un accord entre l’Egyptian Natural Gas Holding Company serait signé avec le groupe public algérien Sonatrach. L’Égypte, dont les relations avec le Qatar sont au plus bas, doit importer 400 millions de mètres cubes de gaz naturel par jour pour faire fonctionner ses centrales électriques durant la délicate période estivale. Le surplus de gaz algérien serait donc livré à Israël, selon différentes sources rapportées par le journal égyptien Al-Osbou’ et le quotidien algérien Al-Chorouk.
 
Mais pour comprendre la nature réelle de ce contrat, il est nécessaire de se plonger dans les réseaux de corruption qui ont la mainmise sur les contrats gaziers entre l’Égypte et Israël. La convention de livraison de gaz à Israël par l’Égypte remonte à 2005, et avait été suspendue par le président Mohamed Morsi, peu après son élection, dans le cadre d’un programme de lutte contre la corruption. Ce contrat, unique en son genre, portait sur la livraison de 1,7 milliards de m3 de gaz naturel pendant 20 ans. Et à un prix défiant toute concurrence ! À savoir entre 70 cents et 1,5 dollar par million de BTU (l’unité anglaise de mesure de la quantité de l’élévation de la température de un degré Fahrenheit à pression atmosphérique constante) ; et pour un prix de revient pour la compagnie israélienne de 2,5 dollars exemptés d’impôts de la part de l’Égypte. C’est le contrat de corruption le plus important d’Égypte, le prix le plus bas du marché tournant autour de 8 à 10 dollars le million de BTU ! Avec un manque à gagner pour l’Égypte estimé entre 500 million et 1,8 milliards de dollars, selon des experts internationaux.
 
http://tlaxcala-int.org/upload/gal_8686.jpg
 
Il existait d’ailleurs un précédent à ce type de contrat. En 2000, la société israélienne Egyptian Mediterranean Gas (EMG) avait été créée spécialement, par Hussein Salem et Yossi Maiman, le magnat israélien de l’énergie. Tous deux sont des ex-agents secrets de leurs pays respectifs ! Ce contrat, d’une durée de 25 ans, avait été signé sous la supervision de Sameh Fahmy, ministre égyptien du Pétrole entre 1999 et 2011. Arrêté pour son rôle dans l’affaire peu de temps après le soulèvement de janvier 2011, l’ex-ministre a été condamné à 15 ans de prison en juin 2012 tandis que son comparse égyptien, Hussein Salem, l’a été à la même peine mais par contumace, et n’a jamais été extradé. Ils ont été laissés en liberté et leur procès est actuellement en révision.
 
Après le coup d’État du maréchal Al-Sissi, en juillet 2013, et son élection à la présidence de la République un an après, il semblerait donc que les autorités égyptiennes aient décidé de reprendre les livraisons de gaz naturel en direction d’Israël. Mais elles se sont retrouvées confrontée à un problème de taille : l’insuffisance de la production de gaz égyptien, doublée de l’arrêt des livraisons du Qatar pour cause de cessation de paiement, a plongé l’Égypte dans la pénurie énergétique. Résultat : de graves difficultés à approvisionner son marché interne. Depuis 2011, les Égyptiens sont en effet quotidiennement plongés dans le noir. Et cette année, les entreprises de production se voient même dans l’obligation de stopper une fois par jour leurs machines durant cinq heures. C’est dire l’urgence !

Autre difficulté de taille : des plaintes ont été déposées contre l’Égypte devant la Banque Mondiale et des tribunaux internationaux pour rupture de contrat. EMG réclame 8 milliards de dollars et le géant espagnol de l’énergie, Union Fenosa demande 6 milliards de dollars. Par-dessus le marché, l’Égypte s’est déjà endettée à hauteur de 6 milliards pour le gaz qu’elle a acheté à des compagnies pour son usage intérieur. Au total, la dette et les engagements de l’Égypte pourraient se monter à 20 milliards de dollars. Ce qui pourrait potentiellement entraîner la banqueroute de l’Égypte, selon l’analyste des énergies Mika Minio-Paluello.

Bref, une sérieuse épée de Damoclès qui explique pourquoi l’Égypte cherche aujourd’hui à se tirer de ce « mauvais pas » en tentant de poursuivre ses livraisons. Précisons qu’à l’époque de sa signature, ce contrat avait été supervisé par les USA qui le considèrent comme une garantie de l’arrimage de l’Égypte à Israël. Interviewé par Al-Jazeera, Edward Walker, l’ex-ambassadeur US en Égypte, expliquait : « C’est le genre d’accord qui aidait à cimenter le traité [de paix] israélo-égyptien et c’est pourquoi nous avons toujours été très positifs à son sujet sans entrer dans le côté corruption de la chose ». Et d’ajouter, concernant justement l’aspect corruption du contrat : « Cela se ramène toujours à ceci : est-ce que ça suffit au bénéficiaire pour arroser tout le monde ? Et je pense que la réponse est oui, et c’est pour cela que tout a commencé et qu’on a pu surmonter les problèmes politiques ». En clair, cela signifie que ce sont les réseaux de corruption présents au sein des États - appelés « l’État profond »- qui déterminent l’orientation politique et économique de ces derniers. En l’occurrence, la nature de leurs relations avec Israël. Il ne faut donc pas s’étonner du manque de fermeté de la plupart des pays arabes concernant l’agression israélienne de Gaza !


Dès lors, même si l’Algérie officielle se défend de livrer du gaz à Israël, il n’est pas exclu que des « hommes de l’ombre » activent pour une normalisation des relations économiques entre les deux pays, à défaut d’une normalisation diplomatique au grand jour. Avec, évidemment, la bénédiction du nouvel allié régional, à savoir les USA !
 
http://tlaxcala-int.org/upload/gal_8687.jpg
Fraternellement réunis à la 166ème session du Comité militaire de l'OTAN à Bruxelles, des généraux algériens, égyptiens et israéliens côte à côte (janvier 2012)

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 11:23
Palestine : il y a un choc, mais il n’est ni religieux ni culturel. Il est politique.

Les chrétiens de Palestine : « Le Hamas nous protège »

 

 

Tranchant sur le pessimisme ambiant, Michel Sabbah ancien patriarche latin de Jérusalem, 77 ans, veut toujours croire à la cohabitation harmonieuse avec l’islam. Un entretien réalisé en 2010 qui reste pleinement d'actualité.

 

 

Sources : "Lavie.fr" par Laurent Grzybowski le 01/04/2010

 - Lavie.fr : Quelle est la situation des chrétiens de Palestine ?
Elle est la même que pour tous les Arabes de Palestine. Chrétiens ou musulmans, nous faisons partie d’un même peuple, d’une même culture, d’une même histoire. Un peuple qui est en conflit avec un autre peuple. Un peuple occupé militairement qui n’a pas besoin de compassion, mais de justice. Dans un contexte politique très tendu, nous essayons de faire face au même défi. Qu’est-ce qu’être chrétien ? C’est être envoyé à une société, à un monde que nous n’avons pas choisi parce qu’il nous est donné. Notre vocation est donc d’être chrétien dans une société arabe et majoritairement musulmane. C’est une expérience que nous connaissons bien, nous avons plusieurs siècles d’histoire commune derrière nous.

 

 

- Lavie.fr : Pourtant, aujourd’hui, on parle de persécutions antichrétiennes...
Des incidents individuels entre musulmans et chrétiens peuvent parfois prendre une dimension communautaire. Dans ce cas, il existe des médiateurs, des familles reconnues pour leur sagesse et leur autorité, capables de régler les conflits. Mais je peux en témoigner, en Palestine, cela n’est jamais allé plus loin. Aucun massacre, aucun attentat contre les églises, aucune persécution ouvertement antichrétienne. Même à Gaza, les chrétiens sont protégés par le Hamas, souvent présenté comme une organisation terroriste.

 

 

- Lavie.fr : Est-ce la même chose en Irak ?
Non, là-bas les chrétiens sont victimes de la violence et sont tués parce qu’ils sont chrétiens. Mais il s’agit de motivations politiques, pas religieuses. Les extrémistes espèrent ainsi déstabiliser le pays. Beaucoup de sunnites ou de chiites sont tués pour les mêmes raisons. Il ne sert à rien d’accuser l’islam de tous les maux. Travailler à la paix et à la justice, en Irak comme ailleurs, est le meilleur moyen d’éviter un exode massif des chrétiens d’Orient. Un problème politique doit trouver une solution politique.

 

 

- Lavie.fr : Que répondez-vous à ceux qui défendent l’idée d’un choc des civilisations ?
Il y a un choc, mais il n’est ni religieux ni culturel. Il est politique. L’Occident traite l’Orient, et ceux qui y habitent, qu’ils soient chrétiens ou musulmans, comme des mineurs. Tant qu’il y aura ce rapport de dominant à dominé, on ne sortira pas de la spirale de la violence. Les racines du terrorisme mondial sont là. L’Orient n’est pas libre de son destin, il est soumis à la domination occidentale. Le problème, ce n’est pas l’islam ; c’est la confrontation entre l’Orient et l’Occident. Le colonialisme historique a cédé la place à un autre colonialisme, plus larvé, mais non moins réel.

 

 

- Lavie.fr : Vous n’avez donc pas peur de l’expansion de l’islam ?
C’est un fantasme alimenté par ceux qui ne comprennent pas l’Orient en général, et l’islam en particulier. Tant que les Palestiniens se sentiront opprimés, tous les musulmans du monde se sentiront solidaires avec eux et pourront causer des perturbations à l’intérieur des sociétés où ils vivent. Il faut mettre fin à ce rapport du fort au faible entre l’Occident et le monde musulman, et mener des actions d’éducation à la citoyenneté, au respect de l’autre. Développons une culture de coexistence active, apprenons à nous connaître, à vivre et à agir ensemble.

 

Pour en savoir plus :

- Mon dossier Palestine

- Palestine, débat entre un député et un sioniste à la BBC : "les juifs ont toujours été protégés par les musulmans"

 

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 09:15
Gaza : 6 raisons de NE PAS être solidaire (explications pour les RÉFUTER)
On l'entend souvent : "Ce conflit existe depuis si longtemps, ces gens ne peuvent tout simplement pas vivre ensemble.", "Les Palestiniens ont aussi recours à la violence avec leurs tirs de roquette, cela aussi doit être condamné", "Israël a quand même le droit de se défendre", "Nous ne pouvons rien faire concrètement". Qu'en est-il vraiment ?

 

 

Sources : "tous ensemble pour la santé" par Marc BOTENGA l le 27 juillet 2014

 - 1. "Ce conflit existe depuis si longtemps, ces gens ne peuvent tout simplement pas vivre ensemble."

Le 'conflit' traîne en effet depuis longtemps. En 1948, la fondation de l'Etat israélien s'est accompagnée de l'expulsion de 800.000 Palestiniens et de la destruction de plus de 400 villages arabes à l'intérieur de ses frontières. L'historien israélien Ilan Pappé a écrit un livre: "Le nettoyage ethnique de la Palestine." Après la Guerre des Six-Jours de 1967 qui a commencé avec une offensive israélienne sur l'Egypte, Israël s'est accaparé jusqu'à 78% de la Palestine historique.

http://www.amazon.fr/nettoyage-ethnique-Palestine-Ilan-Papp%C3%A9/dp/2213633967

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Tout cela n'appartient pas au passé. L'écrivain israélien Gideon Levy déclare: "1948 est toujours là. 1948 vit encore dans les camps de réfugiés. 1948 appelle encore une solution" et "Israël fait précisément la même chose maintenant… déshumaniser les Palestiniens où c'est possible, et procéder à un nettoyage ethnique quand c'est possible. 1948 n'est pas terminé. Et ne le sera pas avant longtemps encore." Aujourd'hui, la politique israélienne n'a pas changé : alors qu'Israël s'efforce d'expulser les derniers Palestiniens de Jérusalem-Est au moyen d’une politique ciblée, il ne se passe presque pas un mois sans qu'Israël n’annonce "de nouvelles colonies" quelque part. Gaza, qui en termes de longueur correspond grosso modo à la distance entre Bruxelles et Anvers, subit depuis 2007 déjà un embargo israélien étouffant et se fait maintenant bombarder pour la troisième fois en 6 ans. Près de 2 millions de gens se retrouvent piégés comme des rats dans leur trou. Israël a construit un mur contre les Palestiniens et les Palestiniens se voient refuser le droit de retourner dans leur patrie d'origine.

 

 

- 2. "Les Palestiniens ont aussi recours à la violence avec leurs tirs de roquette, cela aussi doit être condamné"

Tandis que 35 des 37 victimes israéliennes sont des soldats, près de 78% des 690 victimes (NDLR : chiffre dépassé aujourd'hui) palestiniennes sont des civils, et ce malgré qu'Israël dispose des armements parmi les plus sophistiqués au monde. Que les Palestiniens résistent à l'occupation les armes à la main n'est pas une surprise. L'écrivain israélienne Amira Hass met le doigt sur la question: "Qui sème l'étranglement, le blocus et l'isolation récolte des tirs de roquette." Il y a deux ans, Leilä Shaid, représentante de l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP), constatait déjà que la stratégie pacifique des Palestiniens a échoué : Israël n'a jamais cessé sa politique de colonisation.

 

Gideon Levy remarque : "Les vingt premières années de l'occupation se sont passées dans le calme, et nous [Israël] n’avons pas levé le petit doigt pour y mettre fin. Au lieu de cela, profitant du silence, nous avons développé une gigantesque et criminelle entreprise de colonisation." Ce n'est qu'après ces vingt premières années d'occupation et de violence, de nettoyage ethnique et d'oppression que les Palestiniens ont commencé à réagir violemment, mais, demande Levy, que se serait-il passé si les Palestiniens n'avaient pas tiré de roquettes sur Israël ? "Est-ce qu'Israël aurait levé l'embargo sur Gaza ? Foutaises. Si les habitants de Gaza étaient restés calmes, comme Israël l'aurait voulu, leur cause aurait sombré dans l’oubli. Personne n'aurait même songé au sort de la population de Gaza s'ils n'avaient pas usé de violence.

 

Au final, est-ce qu'on se pose suffisamment  la question de pourquoi des roquettes sont tirées ? On peut dire beaucoup de choses sur les Palestiniens, mais ce ne sont pas idiots. Les roquettes qui sont actuellement tirées depuis Gaza causent des dégâts mineurs. Personne à Gaza ne s’imagine que ces tirs puissent mettre à genoux une puissance militaire comme Israël. Par ces roquettes, les Palestiniens essaient avant tout de poser un acte politique

 

 

- 3. "Israël a quand même le droit de se défendre"

Se défendre contre qui, demande Hanan Asrawi, membre du Comité exécutif de l'OLP: "Contre des civils innocents? Plus de 80 enfants ont été mis en pièces. C'est cela, la légitime défense?" Dans une guerre, l'argument de légitime défense pourrait être recevable, mais l'écrivain belge Inge Neefs, qui a longtemps vécu à Gaza, souligne : "Nous ne pouvons pas parler d'une guerre ou d'un conflit s'il ne s'agit pas de deux parties belligérantes équivalentes. Il s'agit ici d'une oppression structurelle et systématique intégrée dans l'occupation militaire d'un peuple. Les Palestiniens, avec leurs combattants de la résistance, ne disposent pas de la même force militaire qu'Israël : les Palestiniens n'ont pas de marine, pas d’armée de terre, pas d'armée tout court."

 

La question est naturellement de savoir si Israël a le droit de se défendre : les Palestiniens n'ont-ils pas ce même droit ? 

D'après le droit international aussi, tout n'est pas si clair. Le professeur américain Norman Findkelstein déclare : "Le droit international interdit à une force d’occupation d'user de violence pour réprimer la lutte pour l'autodétermination, alors qu’il n’est pas interdit à un peuple qui se bat pour son autodétermination d’user de violence. Dans un Avis consultatif de 2004, la Cour internationale de justice a stipulé que les droits du peuple palestinien englobent "le droit à l'autodétermination" et que "Israël est tenu de respecter le droit à l'autodétermination du peuple palestinien". 

 

 

- 4. "Le Hamas est responsable de la mort de beaucoup de victimes civiles car il utilise la population comme bouclier humain"

Le fait que plus de 80% de toutes les victimes du côté palestinien soient des civils serait de la faute du Hamas qui se cache parmi les civils. Le journaliste britanique Richard Seymour a dressé une liste. Si on en croit la propagande israélienne, le Hamas se cacherait "dans l'hôpital Al Wafa, l'hôpital Al Aqsa, sur la plage où des enfants jouaient au football, dans le jardin de Muhammad Hamad (75 ans), dans les zones résidentielles de Shujaya, dans les quartiers de Zaytoun et Toffah, à Rafah et Khan Younis, dans la maison de la famille Qassan, dans la maison du poète Othman Hussein, dans le petit village de Khuzaa, dans les milliers de maisons endommagées ou détruites, dans les 84 écoles et les 23 centres médicaux, dans un café où des habitants de Gaza suivaient la Coupe du Monde, dans les ambulances qui tâchaient de secourir des blessés, dans les 24 cadavres gisant sous les décombres, dans la jeune femme aux tongs roses étendue sur le trottoir, abattue alors qu'elle fuyait, dans deux frères de 8 et 4 ans qui se retrouvent dans l'unité des grands brûlés à Al Shifa, dans le petit garçon dont les parties du corps ont été emportées par son père dans un sac plastique, dans une vieille dame, gisant dans une mare de sang sur le sol de pierre."

 

Dans The Independant, Mark Steel le résume de façon sarcastique, le Hamas serait coupable parce que: "Ils placent des civils dans des lieux qui sont des cibles. Ces cibles semblent être toutes les zones bâties de Gaza, et c'est vrai que les Palestiniens n’ont qu’à s’en prendre qu’à eux-mêmes, en s'obstinant à vouloir habiter dans des zones bâties." Même sur la plage, écrit Steel, Israël a tout fait pour limiter le nombre d'enfants tués à quatre: "La plage était sans conteste une cible militaire légitime, des photos de surveillance ont dû montrer une série de châteaux miniatures, tous édifiés à une vitesse inquiétante avec un seau et une pelle, pour devenir des forteresses constituant une menace terrifiante, alors que pouvait faire une armée rationnelle sinon tuer là quelques enfants?" 

 

 

- 5. "Nous ne pouvons rien faire concrètement"

Des actions concrètes peuvent vraiment faire la différence. D'une part, il y a le soutien humanitaire dont des organisations d'aide médicale à Gaza ont un besoin urgent. L'union of Heath Work Committees (UHWC), l'organisation partenaire de M3M à Gaza, s’efforce coûte que coûte de continuer à faire tourner l'hôpital Al-Awda, au nord de la bande de Gaza. Dans les situations d'urgence, l'hôpital Al-Awda est considéré comme un hôpital de première ligne. D'autant plus car il offre des services gratuits pendant ce genre de crises dans une région d'environ 335.000 habitants. Vu la situation actuelle, UHWC explique que les réserves limitées de médicaments et de combustibles de l'hôpital sont pour ainsi dire épuisées. Médecin pour le Tiers Monde a donc lancé un appel aux dons financiers.

 

 

- 6. "Manifester contre Israël ici ne fera aucune différence là-bas"

L'attaque israélienne ne serait pas possible sans le soutien que le pays reçoit directement et indirectement de l'Europe et donc aussi de la Belgique. L'Union européenne est le principal partenaire économique d'Israël, et a fait d'Israël, par le biais d’un accord d'association, un quasi Etat-membre et a permis à Israël de s'enrôler dans le programme horizon 2020, un instrument financier de 80 milliards d'euros, que l'Union européenne met à disposition pour promouvoir la recherche et la technologie. Dans ce cadre, la collaboration avec les grandes firmes militaires comme Israël Aerospace Industries (IAI), productrice des tristement célèbres drones qui survolent et bombardent Gaza, est réelle. Les liens européens et le défaut de réglementation contraignante dans les relations avec Israël font aussi que l'entreprise européenne de sécurité G4S, également active en Belgique, est devenu l'un des plus gros fournisseurs en technologie et en services de sécurité d’Israël (y compris dans les colonies illégales).

 

Israël craint les sanctions européennes comme la peste, mais alors que l'UE et la Belgique se remuent en prenant des sanctions contre (voire même une intervention militaire) la Syrie, la Russie, l’Iran, la Lybie, le Mali et d'autres ebcore, il n'y a aucune sanction significative prise à l’encontre d’Israël. C’est là que la pression d'un large mouvement de base peut faire la différence. Sous le titre "Palestine occupée, Dexia impliquée", une vaste plateforme de 85 organisations dont l'organisation de solidarité intal, a mené campagne sur le financement des colonies illégales par la banque Dexia, partiellement détenue par l'Etat, et a ainsi obligé notamment son ancien président Jean-Luc Dehaene à prendre position.

 

Autour de Gaza aussi, il y a moyen de faire bouger les choses. Nous demandons à nos politiques de choisir leur camp. Ils ne doivent plus se cacher derrière l'Europe, mais au contraire s’élever en faveur d’une autre politique européenne. Au parlement fédéral, Dirk Vandermaelen (sp.a), Benoit Hellings (Ecolo) et Wouter De Vriendt (Groen) notamment se montrent très critiques à l’égard de la politique belge. Raoul Hedebouw (PTB) a demandé sans détour que la Belgique réclame une suspension de l'Accord d'association avec Israël. Au parlement bruxellois, le docteur Claire Geeraets (PTB) a demandé sous les applaudissements de Zoé Genot (Ecolo) une suspension de la coopération économique entre la Belgique et Israël et une interdiction pour les entreprises bruxelloises de faire affaire avec Israël tant que le droit international ne sera pas respecté. Des actions et des campagnes réussies ici peuvent, via la politique belge et européenne, faire pression sur Israël et donc contribuer à la justice dans la région. 
 

Note :

Les textes traduits l'ont été avec l'outil Google de traduction en ligne. En cas de doute se rapprocher du texte original.

 

Pour en savoir plus :

- Mon dossier Palestine

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