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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 09:10
Le PDG de Veolia est un menteur et un hors la loi

Monsieur Antoine Frérot est un hors la loi qui continue de menacer et de violer la liberté de familles démunies victimes aujourd'hui encore de coupures d'eau illégales. Monsieur Antoine Frérot est un menteur qui fait honte au service public de l'"eau bien commun" pour augmenter les profits de sa multinationale sur le dos des français en les menaçant d'augmenter le prix de l'eau.

 

Sources : Marée Citoyenne (blog citoyen)

Depuis plus deux années la Fondation France Libertés defend les victimes de coupures d'eau par Véolia qui foule aux pieds la loi et se comporte comme une société voyou.

 

Non content de laisser les pratiques illégales se perpétuer au sein de son entreprise, Monsieur Antoine Frérot fait son lobbying pour obtenir une modification de la loi et une augmentation de prix de l'eau lui permettant d'accroitre ses bénéfices sur le service public de l'eau.

 

Monsieur Antoine Frérot est prêt à mentir effrontément pour arriver à ses fins comme en témoigne ple dernier article paru dans le Figaro la 18 août dernier.

 

Le PDG de Veolia veut nous faire croire que sa multinationale respecte la loi ce qui est faux comme en témoigne les nombreuses victimes qui nous appellent à l'aide chaque semaine. Monsieur Frérot ne peut ignorer cette réalité car nous traitons tous ces cas directement avec la direction générale de son service client et que nous avons encore actuellement un cas en jugement devant le Tribunal de Puteaux.

 

Ensuite, il veut nous faire croire que sa multinationale n'a pas de possibilité de recouvrer les impayés ce qui est faux et cela lui a été rappelé par les différents jugements qui ont vu Véolia condamné depuis deux années. Il n'a  plus le droit de privé d'eau les personnes qui ne peuvent payer mais il s'en moque.

 

Il nous parle d'une augmentation des impayés en donnant des chiffres fantaisistes invérifiables. C'est la même VEOLIA qui refuse de partager les données des impayés aux associations et aux fédérations d'élus pour nous empêcher d'analyser la réalité de la situation. Comme à son habitude, VEOLIA prône l'opacité pour faire pression sur les médias et les élus et éviter toute transparence de l'information sur le service public de l'eau.

 

Si VEOLIA ne veut pas mettre en œuvre le service public de l'eau dans l'intérêt général mais à son profit, demandons aux élus de dénoncer les contrats de délégation de service public et mettons en œuvre le service public de l'eau par le public comme c'est le cas à Paris ou les coupures d'eau n'existent pas.

 

  • Monsieur Antoine Frérot est un hors la loi qui continue de menacer et de violer la liberté de familles démunies victimes aujourd'hui encore de coupures d'eau illégales.

  • Monsieur Antoine Frérot est un menteur qui fait honte au service public de l'"eau bien commun" pour augmenter les profits de sa multinationale sur le dos des français en les menaçant d'augmenter le prix de l'eau. 

 

Nous ne pouvons plus vivre dans un pays ou une multinationale se moque de la loi et profite de l'absence de transparence de l'information pour tenter d'augmenter ses profits.

 

Comme nous avons pu le faire de vive voix en juin dernier, nous appelons le Président François Hollande à rappeler à l'ordre VEOLIA pour que le service public de l'eau ne soit plus la proie de cette entreprise voyou.

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 08:04
VEOLIA veut créer un « Google » des données sur l’eau

Avec le projet FLUKS, Veolia veut utiliser les données des régies publiques pour devenir le leader mondial de la valorisation des données des services d’eau. Première étape avant de tenter de s’approprier l’ensemble des données publiques sur l’eau, ce qui représenterait un danger majeur pour la démocratie.

 

Source : Les eaux glacées du calcul égoïste par Marc Laimé le 09/04/2015

En tirant profit du besoin de partager l’information entre les régies, Veolia va créer une nouvelle place de marché en semi « open data » sur internet, qualifié "d’agrégateur des connaissances d’exploitation".

 

Veolia Eau France est déjà le leader du marché en volume de données susceptibles d’être diffusées. L’entreprise a dès lors la capacité d’élaborer, par exemple, des comparateurs sur les pertes en eau des différents réseaux, grâce à la fiabilité et à la quantité de ses propres données.

 

Ce leadership peut être promu sur Internet, où Veolia a l’ambition de devenir la référence incontournable sur le plan mondial de ce nouveau segment de marché.

 

L’entreprise espère neutraliser les premiers rapprochements initiés sur le même thème par Eau de Paris et la nouvelle régie de Nice-Métropole, adhérents du réseau France Eau Publique, créé en 2012.

 

Pour Alain Franchi, missionné par Antoine Frérot, P-DG de Veolia Environnement pour restructurer Veolia Eau France, la filiale historique du groupe en nette perte de vitesse depuis quelques années : « Les réinternalisations sont massives. La montée en puissance des agglomérations va accélérer ce phénomène. La délégation de service public (DSP) décline et se meurt. Dès lors, il convient de privilégier une organisation reposant sur des métiers de spécialité. »

 

Une nouvelle holding, « Nova », a été conçue pour porter des activités spécialisées, sur une base de « métiers » et non plus d’implantations géographiques. Le projet doit permettre d’atteindre une taille critique suffisante permettant de s’adapter à la baisse des prix du marché.

 

En effet, le prix de l’eau a diminué de -28 % en moyenne. Il convient donc d’élargir l’offre des prestations spécialisées à des marchés autres que ceux de l’eau et de l’assainissement. Ce qui implique de créer une entité managériale capable de choisir les projets, le nombre de « capsules » qui vont être créées à cet effet étant défini en fonction des besoins.

 

Le projet s’est appuyé sur le constat du bouleversement de l’économie engendré par Internet. Ce processus s’est accéléré au cours des cinq dernières années, transformant les relations entre les entreprises et les clients institutionnels.

 

Par ailleurs « l’open data » commence à bouleverser l’économie de la donnée, en incitant tous les acteurs à les diffuser librement.

 

L’entreprise a constaté que le savoir-faire de Veolia Eau France est de moins en moins valorisé dans les appels d’offres de DSP, qui privilégient fréquemment l’offre la moins coûteuse. Le phénomène de retour en régie plaide lui aussi en faveur de la mutualisation des savoir faire.

 

Par ailleurs le système d’exploitation de Veolia Eau France a vieilli. C’est le cas en particulier de l’application « Lerne ». Bien qu’étant un outil éprouvé, le « reporting » repose sur des tableaux Excel, ce qui n’est plus satisfaisant aujourd’hui.

 

Veolia Eau France a toujours disposé de structures susceptibles d’être utilisées en cas de besoin. Ces sociétés étaient identifiées par le sigle « CLIG » (Compagnie locale d’investissement et de gestion), et adaptées aux besoins de l’entreprise.

 

Dans le cadre du projet FLUKS, l’entreprise a décidé d’utiliser Clig 29, filiale à 100 % de VE-CGE. À terme, cette entité serait rebaptisée « Nova Veolia » et deviendra la holding de l’ensemble des « capsules » créées ultérieurement. Elle portera, au nom de VE-CGE, le lien capitalistique avec toutes les sociétés qui lui seront rattachées. « Nova Veolia » n’a pas vocation à accueillir du personnel. Les capsules seront donc des filiales de « Nova Veolia », elle-même détenue à 100 % par Veolia Eau-Compagnie Générale des Eaux SCA.

 

 

- Nouveau partenariat VEOLIA – BRGM

Dans un registre voisin, un nouvel accord de partenariat entre Veolia et le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) a également été rendu public le 2 avril 2015.

 

Un premier accord de recherche avait été conclu entre les deux partenaires en 2007. Il avait favorisé la réalisation de plusieurs projets, notamment sur l’utilisation des eaux usées pour recharger les nappes.

 

Le sol a des capacités épuratrices naturelles qui peuvent compléter les processus de traitement opérés dans les stations d’épuration. L’infiltration d’eaux usées traitées peut être envisagée pour recharger de manière artificielle les nappes. Cela peut aussi contribuer à lutter contre l’intrusion d’eau salée dans les nappes littorales. Simulations numériques, expérimentations in situ sur un bassin d’infiltration d’eaux usées traitées, observations sur une colonne de sol reconstitué ont ainsi été au programme des collaborations passées.

 

Cinq sujets thématiques majeurs font l’objet du nouvel accord :

  • réhabilitation de sites contaminés,
  • « mines urbaines » et valorisation des matières minérales,
  • ressources secondaires dont les métaux et terres rares,
  • promotion des solutions de réutilisation de l’eau en réinjection de nappes ou stockage souterrain,
  • gestion des ressources hydrogéologiques complexes.

 

Le partenariat doit permettre de réaliser des études conjointes, de développer de nouveaux concepts, ou encore de tester des produits en France ou à l’étranger.

 

Noter ici que très discrètement, l’an dernier, le BRGM et l’ONEMA ont créé le pôle INSIDE, qui s’occupe précisément des données sur l’eau, après le scandale de l'ONEMA

 

 

- Un enjeu colossal

La question des données publiques sur l’eau françaises avait brutalement fait irruption avec le scandale de l’ONEMA, révélant des enjeux jusque là cachés : le risque de marchandisation des données sur l'eau, que nous avions alors dénoncé, nous heurtant à l’incrédulité, non pas générale, mais soigneusement attisée par ceux qui y avaient intérêt…

 

Depuis, l’audition d’une quinzaine d’experts données de l’ONEMA par le groupe opérationnel Levraut avait confirmé l’ampleur du désastre : des données ni fiables, ni interopérables, et parfois même… irrécupérables…

 

Ensuite un audit conduit par l’AFNOR, dont les conclusions ont suscité un violent conflit entre l’équipe de l’AFNOR et celles de la DEB, des Agences et de l’ONEMA, est venu compléter le tableau du désastre.

 

Dans le même temps, il faut se souvenir que c’est Pascal Berteaud, ex-directeur de l’eau durant la décennie 2000, « inventeur » de l’ONEMA, qui, après l’avoir préparé au cabinet de NKM jusqu’en 2010, a assuré, en sa qualité de directeur de l’Institut géographique national (IGN), à partir de 2010, la transcription en droit français de la directive INSPIRE qui, pour faire simple, promeut la mise à disposition du public de toutes les données environnementales.

 

En apparence, en apparence seulement, l'IGN aurait freiné des quatre fers pour préserver son business des ravages de « l’open data ».

 

En réalité VEOLIA, (encore), a participé et participe toujours à plusieurs programmes de RD dans le domaine de l’eau et de l’environnement mis en oeuvre par l’IGN.

 

Pour faire simple il s’agit, tout en captant les flux croissants de données qui sont mis à disposition du public, comme en attestent par exemple les annonces récentes de l’OIEau, s’agissant de stations de mesure de la qualité des eaux continentales, ou des masses d'eau de transition, de construire step by step une gigantesque place de marché sur laquelle, à terme, les drones que VEOLIA utilise déjà dans des campagnes de relevés topographiques et hydrologiques alimenteront en continu les solutions progicielles que l’entreprise développe discrètement (voir le Grand Nancy…), et qui seront dans un avenir proche les outils incontournables de la gestion des petit et grand cycle de l’eau…

 

  • Les lecteurs d’Eaux glacées n’en seront pas surpris.
  • Tout cela n’intéresse strictement personne, … à part nous et eux.
  • Bienvenue dans le monde du Data Worldwide Water Consortium.
  • Quand les filiales dédiées seront placées en bourse, cassez vos tirelires…
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Rédacteur

  • Pour une Révolution citoyenne par les urnes
  • Retraité SNCF, engagé politiquement depuis l'âge de 15 ans, militant du PCF de 1971 à 2008, adhérent au Parti de Gauche et à la France Insoumise depuis leur création, syndicaliste CGT, conseiller Prud'homme depuis 1978.
  • Retraité SNCF, engagé politiquement depuis l'âge de 15 ans, militant du PCF de 1971 à 2008, adhérent au Parti de Gauche et à la France Insoumise depuis leur création, syndicaliste CGT, conseiller Prud'homme depuis 1978.

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